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Encre Nocturne   

Je pars... (Texte 1) [-16]

Phoenix | Publié ven 13 Oct 2017 - 19:47

Voici un petit texte écrit sur la route… J’espère qu’il vous plaira…  Bonne lecture.

Librement inspiré d’histoires personnelles …

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Je pars… (1)


Ça y est… J’ai pris ma décision. Ce soir je pars. Je pars loin, je m’en vais vers d’autres horizons. Je sais qu’ils ne seront pas forcément plus cléments mais je veux partir. Abandonner ma vie, laisser de côté les peines du passé pour avancer dans la lumière. On n’a qu’une seule vie ; et je ne veux pas la gâcher. Alors en avant et hasta la vista !


Mes quelques affaires dans mon sac, mes chaussures à mes pieds, un manteau et me voilà sur la route. Il fait nuit, mes yeux s’habituent tranquillement à l’obscurité. Je marche sur le bord de la route, laissant mes pensées vagabonder en paix, seules choses me raccrochant encore à mon passé : les souvenirs.


Je suis seul dans la nuit et je marche. Je marche vers mon destin


J’ai des rêves plein la tête, des envies qui me turlupinent depuis toujours et je m’en approche à petits pas. Je le sens. Le chemin sera long et difficile mais je m’accrocherai. Oh oui ! je vais m’accrocher et je vaincrai. Je vaincrai mes démons, j’apprendrai à vivre avec mon passé ; les erreurs me donneront la force d’avancer et les moments de bonheur me soutiendront dans les moments difficiles. Je peux le faire, je veux le faire ! 


Je suis seul dans la nuit et je marche. Je marche vers mon destin


Je ne croise pas de voiture ni d’animaux. C’est comme si la nature avait choisi de me laisser seul pour le début de mon périple vers on ne sait où. Des pans de ma vie défilent devant mes yeux ; je les revois comme si c’était hier. Ça me serre le cœur, tous ces bons moments que j’ai passés et au final j’ai fini par tout foutre en l’air…


Je suis seul dans la nuit et je marche. Je marche vers mon destin


Un souvenir douloureux me met un coup au moral. Je m’arrête et m’effondre à genoux sur la route. Comment ai-je pu faire une chose pareille ? Pourquoi ai-je fait cela ? Comment vais-je pouvoir vivre avec ça ? Les larmes descendent le long de mes joues, inondant mon visage pâle et fatigué par ces années de doute et de faiblesse. Je me relève tant bien que mal et je reprends mon chemin.


Je suis seul dans la nuit et je marche. Je marche vers mon destin.


Alors j’ai continué. Je ne voyais plus rien, le torrent de mes yeux ayant libre cours sur mon visage… Mon départ me semblait loin et mon passé cavalait à toute vitesse ; il allait bientôt me rattraper et m’engloutir ; pour de bon cette fois. J’avais tenté de le fuir et manifestement j’avais échoué. Cette constatation me stoppa net. Mon cerveau se mit à bouillonner, je n’y comprenais plus rien. Mes idées devenaient floues… Je ne me sentis pas bien. J’allai m’appuyer à un arbre sur le bas-côté et vomis mes tripes. J’avais perdu ;encore un fois. Mes jambes me lâchèrent et mon corps alla s’étaler dans l’herbe humide. Étendu sur le dos, incapable d’un seul mouvement ; je laissai mes yeux se plonger dans le néant du ciel étoilé.


Des lumières au milieu d’un noir profond. Comme un signe dans les ténèbres. Mais oui, c’était ça ! Même dans les moments les plus sombres, il y a toujours une petite lueur ! Je venais de comprendre. Pourquoi partir loin pour retrouver la lumière ? Alors que je venais de me rendre compte que la lumière, c’était moi. L’herbe est toujours plus verte ailleurs comme on dit mais ce n’est pas toujours vrai… Et dans mon cas, l’herbe était assez verte chez moi. Je devais juste aller la regarder en enlevant le voile que j’avais sur les yeux.


Ma poitrine se regonfla d’un air frais et neuf. Cela faisait bien longtemps que je ne m’étais pas sentie aussi bien. Depuis que tout avait commencé en fait… Mais aujourd’hui l’avenir s’offrait à moi et j’allais aller le chercher. J’allais réveiller ma chance et construire ma vie. Ma vie, la mienne ; ma seule vie. Ici et maintenant elle commençait ; sur ce bord de route perdu sans rien autour. Juste la nature, calme en osmose avec elle-même ; comme quand on voit le jour. 


Je me levai doucement pour reprendre ma route et rentrer tranquillement vers mon chez moi.


Je suis seul dans la nuit et je marche. Je marche vers mon destin


Une renaissance, un nouveau départ dans une même vie. Cette fois, la nature accompagne mon retour, par moment, un bruit vient troubler le calme ambiant de la nuit.

Là-bas dans le lointain, une lumière perce le manteau nocturne ; celle de ma terre qui m’appelle. Je vois le monde sous un œil nouveau. Je me sens bien, je me sens prêt à tout affronter. Je suis moi !

Je suis seul dans la nuit et je marche. Je marche vers mon destin

Je passe la porte de ma maison. Je suis revenu.


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Pour toi qui doute, souviens toi que tu es ton seul guide. Pour toi qui pars, n’oublie jamais d’où tu viens. Pour toi qui est revenu, sois le bienvenu.

(Début de correction par Chouette)


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