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Encre Nocturne   

Eos, le guerrier-mage sombre. [-18] Partie 2

Tindarius | Publié mar 20 Fév - 9:52:00

« Comme il est beau et séduisant. Il est si mystérieux... Et semble à la fois fragile et inébranlable. » Pensa Talia en observant le guerrier. Elle se surprit à le dévorer du regard. Ses yeux mordorés mêlés d'éclats argentés qui semblaient être les différentes portes permettant d'accéder à son âme. Ses cheveux couleur bois de rose avec des mèches plus sombre étaient coupés mi-long s'arrêtant au milieu de sa nuque. Ils étaient en batailles et formaient plusieurs épis. Son corps était musclé mais pas comme ceux qui pratiquaient avec excès la musculation. Il était bien plus fin comme le corps des félins agiles, rapides et mortels. Il avait une parfaite maîtrise de son corps, elle le voyait souvent effectuer des acrobaties impressionnantes ou encore exécuter avec une rapidité inhumaine certains mouvements, ceux-ci rendraient bien des elfes jaloux de ses connaissances martiales.

Ses jambes étaient quant à elles destinées à lui permettre d'esquiver avec une inconcevable célérité mais également pour courir ou plus simplement danser à la perfection. Talia le voyait Éos était un chasseur-né ses déplacements étaient totalement furtifs, de plus les forêts elles-mêmes semblaient l'accepter voir même l'aimer comme si il était un elfe sylvestre. Mais ce dont Talia était la plus désireuse était ses sourires si précieux et rares. Ils le rendait totalement irrésistible tel un dieu. Il ne se rendait sans doute pas compte à quel point son apparence était un piège à femme. Son air rude et indomptable mais également ses petits moments de faiblesse quant-il se remémorait d'anciens souvenirs étaient totalement charmant pour la plupart des femmes. Ses sourires étaient en eux-mêmes une arme car ils faisaient fondre le cœur de Talia qui se languissait de la douceur de son étreinte.

Éos revint alors près de l'elfe avec un visage sérieux avant de lui serrer la main.

Éos soupira ne sachant que répondre après tout elle se livrait à lui il ne pouvait donc pas l'abandonner d'autant plus que quelque chose se développait en lui en sa présence comme une sorte de chaleur réconfortante ainsi que le désir de la protéger.

Éos éclata de rire sachant très bien que même si la situation était sérieuse à ce point il ferait tout ce que voudrait l'elfe.

Respirant l'odeur des cheveux de l'elfe, celle-ci lui fit penser à l'odeur du chèvre-feuille mêlé à une douce senteur de rose qui fit se rappeler à Éos le jardin de sa maison ainsi que celle de sa mère toujours occupée à jardiner ou a prendre soin de ses rosiers.

L'elfe somnolait dans les bras du guerrier mais cela ne l'empêcha pas de ressentir une importante soif d'amour. Mais elle se retenait sachant qu'au moindre geste de trop Éos disparaîtrait à jamais. Elle se jura silencieusement en sombrant dans un profond sommeil que un jour le guerrier serait à elle et que plus jamais il ne souffrirait. Elle le considérait déjà comme son chevalier et amoureux si seulement cela pouvait être officiel... Il allait falloir être patiente.

Éos entendant la calme respiration de Talia comprit qu'elle s'était assoupit, souriant il la prit dans ses bras pour la transporter, elle était aussi légère qu'une plume alors il n'eut aucun mal à se déplacer même en forêt. Il marcha pendant plusieurs heures dans un forêt luxuriante accompagné par une légère brise qui le chatouillait et semblait vouloir jouer avec ses cheveux. Il finit par trouver un vieux chêne centenaire fendu qui formait une cavité naturelle parfaite pour s'abriter. Déposant délicatement Talia sur ses fourrures Éos fit attention à ne pas la réveiller. Une fois celle-ci bien installée il prépara un feu avec des brindilles récoltées sur le chemin et fit un stock de bois assez conséquent pour pouvoir les réchauffer une nuit entière. La douce lumière et chaleur produite se répandit dans l'arbre qui conserva celle-ci enveloppant Éos et Talia dans un écrin de chaleur. Éos posa seulement après avoir une dernière fois vérifié les alentours ses propres affaires sortant de quoi faire un ragoût. Carottes ,viandes, choux et poireaux. Éos admirait la détermination de l'elfe, rien ne l'avait obligé à sauver le nain et lui-même. Son courage et sa force ne faisait aucun doute. Après tout elle avait quand même vaincu le spectre qu’Éos n'avait que réussit à blesser. Il ajouta du romarin ainsi que de la menthe en pensant que après tout ce qu'il s'était passé il n'avait même pas essayé de la comprendre. Il s'en voulait beaucoup de ne pas reconnaître ses sentiments, sur ce qu'elle aimait, ses centres d'intérêts, ou encore ses activités favorites...

Il la contempla longuement. Ses longs cheveux d'un vert clair étaient étendus autour de sa tête formant comme une auréole d'algues. Ils étaient légèrement ondulés tel des vagues en perpétuelles mouvements. Avec l'apaisement du rêve n'apparaissait pas une guerrière endurcie mais une femme belle comme le Soleil ou la Lune, sa peau d'albâtre se montrait par petites touches en dehors des fourrures. Ses jambes longilignes traduisaient aisément son entraînement intense mais également d'après Éos la pratique quasi quotidienne de danses. Ses formes étaient bien développées mais sans excès, bien que Éos s'avoua que ses seins étaient sans aucun doutes les plus gros qu'il est touchés jusque là...

Elle portait une cotte de maille elfique qui la protégeait de la plupart des attaques magiques et était gravée de délicates runes elfiques censées renforcer l'agilité de son possesseur. Mais pour autant la cotte de maille ne dissimulait en rien les formes divines de Talia au contraire elle les accentuait comme si l'armure elle-même avait pour but de charmer autrui. Une jupe grise striée de rayures noires ainsi que des jambières en cuir et des bottes doublées de fourrures complétaient la tenue offrant vitesse et protection.

Talia se réveilla lentement se frottant ses yeux encore endormi, elle sentit l'odeur délicieuse du ragoût qui raviva une faim aiguisée par la marche et la sieste. Salivant elle s'approcha du feu pour mieux sentir le fumet du plat entrain de mijoter. Elle remarqua alors Éos qui somnolait près de la sortie de l'arbre. Il avait les épées au clair comme prêt à découper toute personne passant à côté de lui.

Celui ne broncha pas et s'installa le plus confortablement possible sur le sol se couvrant des fourrures qui le chatouillèrent au nez, elles avaient l'odeur de Talia... Il s'endormit ainsi calmé par la douceur et la sérénité du vieil arbre pendant que l'elfe montait la garde. Il tomba ainsi dans de la déesse du sommeil et put aisément se reposer.


Soudainement, Éos ouvrit ses yeux, la lumière d'un éclat de Soleil chaleureux l'éblouit, son corps absorbant les rayon du Soleil se réchauffa graduellement. Sortant de l'arbre il remarqua que le ciel était dépourvu de touts nuage apparaissant dans un bleu clair qui réconforta le guerrier. Cela allait être une bonne journée.

Autour de lui la forêt s'étendait comme à l'infini telle une vague verdoyante auquel seul quelques rares feuilles de couleur orangé et jaune troublait le vert éclatant des arbres qui ne semblaient pas être touchés par le climat rude du nord. L'herbe jouait avec le vent créant une mélodie qui apaisa l'esprit du guerrier qui profita de la sérénité qui régnait dans cette forêt. Les fleurs émettaient un parfum enivrant qui rappela à Éos son enfance quant-il s'occupait de son jardin avec sa mère.

Soudain il entendit un chant léger et mélodieux qu'il décida de suivre pour en trouver la source. Le guerrier était tout près, il entendait clairement le chant au point qu'il crut reconnaître une chanson de son enfance. Une berceuse que sa mère lui chantait les soires où les loups hurlaient à la Lune et où les ombres s'allongeaient prenant des aspects menaçants. Sortant des broussailles et des ronces il découvrit une petite cascade qui tombait dans un petit lac à l'eau limpide et claire. Autour du lac s'épanouissaient de nombreuses fleurs blanche avec des nervures violette que Éos n'avait jusqu'alors jamais vu. Et au centre de la scène se tenait une femme qui lui tournait le dos, elle était nue et profitait de l'éclat du Soleil pour se réchauffer assise sur un rocher immergé dans le lac.

Souriant il avança à pas de loup pour surprendre l'elfe, glissant presque sur les fleurs et l'herbe comme si il flottait dans les airs. Il retira discrètement sa tunique en cuir et plongea dans le lac dans l'idée de jaillir devant elle pour l'effrayer.

Atteignant la pierre il changea d'avis et décida d'attaquer par derrière. Sortant discrètement de l'eau, Talia absorbée par sa toilette ne le remarqua pas continuant de chanter. Éos fut attiré par la nuque découverte de l'elfe comme si il désirait s'abreuver du sang coulant dans celui-ci. L'envie de sang le prit si soudainement... Il n'arrivait plus à contrôler ses gestes. C'est à ce moment là que Talia se retourna vers lui en souriant, elle savait qu'il viendrait. Enlaçant le guerrier elle l'embrassa passionnément.

Ils firent alors l'amour sur ce rocher qui leur semblait alors avoir la douceur et le confort d'un lit.

Il ne pouvait se défaire de ce goût, celui du sang... Et quant-il se réveilla... Talia gisait à terre, une flaque de sang près de son cou.

Il avait passé le bracelet d'argent qui appartenait à la banshee... Il comprit alors... L'objet était maudit transformant en mort-vivant toute personne le portant. Quel imbécile il était d'avoir gardé cela sur lui sans consulter au préalable un mage. Alors il hurla à plein poumons faisant fuir les oiseaux et la faune locale. Son cri partit dans les aigus fendant même des pierres. Des larmes perlaient sur ses joues se mêlant au sang elfique de Talia qui s'écoulait de la commissure de ses lèvres. Était-elle vraiment morte ? Ou allait-elle renaître en mort-vivant comme lui ?

Éos n'en savait rien, il était complètement déboussolé. Mais il se rappela alors qu'il se trouvait dans une forêt elfique et que les guérisseurs elfes avaient une excellente réputation, peut-être pourront-ils la sauver ? La prenant dans ses bras il se mit à courir, de plus en plus vite pour le salut de l'âme de Talia puisse qu'il était trop tard pour la sienne. Bientôt il arriva à l'orée du domaine des elfes de cette forêt. Il fut alors accompagné par des éclaireurs qui avisant l'elfe qu'il transportait le laissait passer pour partir immédiatement informer leur chef. Le guidant pour qu'il ne se perde pas toujours dans un silence uniquement troublé par les bruits de la forêt et la respiration de plus en plus faible de l'elfe. Ils arrivèrent alors devant le chef des elfes qui du haut de son trône gravé fait dans du marbre blanc les vit arriver de loin. Il se leva alors et alla directement examiner Talia. Tout en s'entretenant avec ses gardes qui désignèrent Éos puis Talia en expliquant ce qu'ils avaient vu.

Le chef s'approcha du vampire et releva la tête de celui-ci pour le regarder droit dans les yeux. Un échange silencieux se fit entre les deux hommes. Le visage soulagé du guerrier parla pour lui à la fin de ses longues secondes sans mots. Le guérisseur allait tout faire pour sauver Talia de la mort.

Se concentrant brièvement il fit apparaître des filaments de mana pur d'un blanc éclatant de ses doigts. Il les relia lentement entre eux en murmurant des paroles elfiques que Eos ne put comprendre. Il recréa ainsi l'ensemble du réseau de vaisseaux sanguin pour pouvoir ainsi voir où le problème se situait véritablement. Il constata que les effets les plus visibles étaient ceux se situant près du cou de la victime bien évidemment... Mais ce n'était pas ce qui le préoccupait. Non le plus étrange était que l'intérieur du corps de l'elfe semblait gelé comme si ses organes étaient fait de glace et non de chaire, de plus son sang semblait se transformer n'ayant plus une parfaite couleur rouge mais plutôt violette.

Une main forte mais pleine de compassion se posa sur l'épaule du guerrier. Se retournant Éos constata que les elfes eux aussi avaient versés der larmes et entonnaient mêmes des chants funèbres en l'honneur de Talia. Le chef et roi de cette forêt et de ses habitants quant-a lui était peiné et souffrait de la perte d'une compatriote après tout les efforts fournis pour la sauver, elle était l'une des leurs après tout...

Éos s'agenouilla devant le corps de l'elfe pour qui il avait des sentiments très fort, il l'aimait, il avait fallu qu'elle meurt pour qu'il sent rende compte. Il lui caressa doucement les cheveux, respirant une dernière fois sa délicieuse odeur. Il lui transmit ensuite en secret une partie de son propre sang espérant l'impossible. Restant prostré de longues heures sans plus de résultat que de s'occasionner de terribles courbatures. Délicatement il prit la tête de Talia entre ses bras et lui offrit un dernier baiser dans lequel il déversa toute sa tristesse, sa colère et sa peur de la perdre mais également tous les souvenirs qu'ils avaient créés ensemble.

Les funérailles eurent lieux une heure après le dernier baiser d’Éos. Ayant paré d'un linceul gris Talia chaque elfe passa près de son corps allongé sous un vénérable frêne qui semblait lui-même fredonner une mélopée funèbre en l'honneur de la mort de Talia. Ses feuilles et ses branches s’agitaient créant avec le vent un spectacle de couleurs dansantes qui apaisa les esprits. Tous déposèrent une fleur et bientôt le linceul fut décoré d'une centaines de fleurs toutes différentes les unes des autres. Quand ce fut le tour d’Éos celui-ci déposa une rose blanche qu'il baisa avant de la mettre entre les mains de l'elfe. Tout comme elle cette rose venait à peine d'éclore mais promettait d'être aussi pure et belle que l'aurore.

Les elfes lui proposèrent de rester pour la veillée funéraire. Il accepta aussitôt s’asseyant sur un banc en bois, il resta là à attendre la nuit sans rien dire contemplant le vide et les ténèbres.Uns à uns les elfes quittèrent leurs places laissant méditer Éos qui se laissa finalement sombrer dans un sommeil tourmenté.

Il manqua ainsi un spectacle d'une rareté incroyable. Naissant du cœur de la défunte elfe une étoile argentée s'éleva pour aller voir Éos et apaiser ses rêves, celui-ci fut enfin paisible. Alors l'étoile s'enfonça dans le crâne de Talia l'irradiant de chaleur et de vie. Petit à petit le sang de celle-ci se mit à couler dans ses veines et ses organes comme son cœur se remirent à fonctionner. Elle ouvrit alors ses yeux. Ils avaient changés, ses iris étaient d'un rouge écarlate et ses pupilles semblaient presque translucides. Talia vit Éos qui dormait près d'elle, rejetant ce qu'elle prenait comme une couverture, elle chancela vers lui et finit par tomber dans ses bras s'endormant avec lui dans un sommeil profond et réparateur.

Soudain Éos se réveilla en sentant une présence sur lui. Il s’écarquilla les yeux de stupeur. Talia ! C'était Talia ! Il sentait son cœur qui battait tranquillement l'apaisant mais surtout le rendit fou de bonheur.

Un temps passa...

Les yeux emperlés de larmes de joie Éos embrassa l'elfe avec passion. Elle rendit son baiser avec une ardeur qui fit comprendre à Éos qu'il ne rêvait définitivement pas. Elle lança sa langue agile à la conquête de la bouche du guerrier explorant totalement celle-ci. Comme si les dieux fêtaient leurs retrouvailles les cieux illuminèrent de milliers de feux argentés, les étoiles semblaient formées une rivière d'argent coulant dans les rivages du temps et suivant le cours du fleuve de l’Éternité.

Talia posa ses doigts sur la bouche d’Éos l'empêchant de parler, le contemplant longuement avec des yeux remplient d'un amour qui semblait infini au vampire.

Éos pour la première depuis dix ans accepta une ordre et d'aimer quelqu'un. Mais d'abord il retira le bracelet maudit le détruisant pour que plus jamais il ne transforme personne en mort-vivant. Prenant Talia dans ses bras et d'un bond extraordinairement puissant se propulsa dans les airs et la nuit. Talia rigolait de plaisir et de joie. Se stabilisant il posa Talia dans le vide utilisant sa magie pour permettre à celle-ci de flotter doucement dans l'air nocturne. Il l'invita alors à danser et d'une torsion de buste la salua avec autant d'égards qu'un seigneur pour sa dame de cœur. Alors leur valse solitaire commença sous le regard bienveillant de la Lune et le chant des cigales et le murmure du vent faisant voler leurs cheveux. Ils restèrent l'un contre l'autre jusqu'aux premières heures de l'aurore où enfin épuisés ils redescendirent parmi les mortels, s'endormant sur le banc.

Quand les elfes virent le couple rire et s'embrasser au matin en prenant un petit déjeuner rapide ils n'en crurent pas leurs yeux. Pourtant tout était bien réel. Alors ils rependirent la nouvelle du miracle de Talia qu'ils croyaient avec justesse morte. Le roi lui-même se déplaça et constata la véracité des propos tenu par ses concitoyens. Cependant... Il arrêta son regard sur les yeux de Talia... Il s'étrangla à moitié en voyant leurs couleurs et ce qu'elles annonçaient... Des gouttes de sueurs liées à la peur se formèrent sur son corps paralysé, son visage n'était plus qu'un masque stupéfait et angoissé par le danger que représentait cette... Créature pour son peuple.

Éos ne pouvant nier sa responsabilité leva ses mains en signe d'apaisement, montrant ainsi qu'il ne leur voulait pas de mal.

Le chef reprenant de l'aplomb essaya de chercher dans ses souvenirs ce qui pourrait être la cause du retour de Talia mais rien ne lui vint...

Tantôt volant et tantôt courant les deux amants vampiriques traversèrent tout le nord à la recherche d'ennemis déchirant et transperçant de leurs lames nombres de bêtes et monstres nordiques s'amusant à tendre embuscades sur embuscades aux marchands d'esclaves qui périrent gelés pour les avoir cherchés dans le froid hivernale. Ils détruisirent même un campement de bandits qui avaient vécu de pillages et rapts. Ils clouèrent leur chef sur une immense croix de glace servant d'avertissement aux autres groupes de scélérats sévissant dans la région du nord se nommant Adnorizar ce qui signifiait «  l'étoile du nord » en langage nordique.

Ils traversèrent après cela des régions plus clémentes en redescendant vers le Sud, de vastes régions sauvages où l'Homme n'était que très peu présent. Des animaux extraordinaires les regardèrent de loin et certains les approchèrent sans craintes comme des licornes qui se lièrent d'amitié avec Talia ou encore une étrange bête mêlant le corps d'un scorpion géant avec celui d'une abeille qui tourna autour d’Éos jusqu'à ce que celui-ci lui offre une partie de son mana alors satisfaite la bête repartie dans son antre mais le guerrier savait que la moindre provocation aurait signifié son arrêt de mort.

Sans trêve, ils parcoururent des territoires plus ou moins hostiles qui leur donnèrent plus d'une fois du fil à retordre. Ils firent de nombreux massacres de monstres les laissant épuisés et sans défenses faces aux autres dangers et plusieurs fois ils durent enchaîner de dures batailles qui les endurcirent. Heureusement leurs pouvoirs vampiriques leurs permettaient de récupérer plus rapidement en s'abreuvant de sang. Ils durent plusieurs fois également éliminer de percepteurs de primes venue les arrêter pour le comptes de marchands d'esclaves et amis des bandits qu'ils avaient vaincus. C'est en partie à cause d'eux qu'ils étaient redescendues vers le Sud.

Enfin après plusieurs semaines de voyages dans les terres ils virent au loin les fumées caractéristiques d'un village ou au moins d'une présence humaine ce qui les rassura ils pourront enfin se reposer dans un vrai lit.

Ce village était une petite bourgade de trois cent habitants dont l'activité principale était l'exploitation de mines de charbon, de plomb et cuivre. L'air était devenue épaisse et grisâtres par la utilisation excessives de charbon pour alimenter l'industrie du village et même les lumières utilisaient le charbon comme combustible de même que les bains publiques et autres installation sanitaires. Le plomb avait contaminé l'eau rendant encore plus de gens malades et le pire était les enfants toussant et crachant comme des perdues du sang coulant de long de leurs bouches. Ce village, Éos ne lui donnait pas plus de trois générations avant que les pauvres travaillant dans les mines ne disparaissent tous emportés par la maladie.

Se couvrant la bouche et le nez de foulards ou de mouchoirs les rares habitants aisés évoluaient dans cet environnement de clair-obscure dans un futile espoir de trouver une occupation quelconque ou en quête d'aphrodisiaques capable de calmer momentanément leur toux dévorante.

Avisant une taverne sale et couverte de poussière de charbon Éos et Talia entrèrent réchauffés instantanément par un feu alimenté par du charbon. La foule contribuait grandement à cette chaleur également. S’asseyant près du bar sur de grands tabourets ils patientèrent attendant le gérant de la taverne. Celui-ci avisant leur présence se dirigea vers eux leur prenant leur commande avant de les servir avec diligence et de repartir.

Les mains d’Éos étaient actuellement très occupées. L'une tenant son verre d'alcool ambré tandis que l'autre était soudée à la main de Talia. Mais lentement et inconsciemment sa main se détacha de la main de l'elfe pour descendre sur sa cuisse qu'il caressa avant d'être encore plus audacieux et de glisser vers ses fesses. L'elfe vampirique le regarda droit dans les yeux rougissant légèrement, ses joues prenant une belle couleur rosée qui amusa le guerrier qui continua. L'elfe ne pouvant se retenir entre-ouvrit ses cuisses pour que le vampire la caresse d'avantages et continu son exploration. Celui-ci jeta un coup d’œil aux soiffards mais ceux-ci n'avaient rien remarqués comme le gérant occupé à remplir des verres et nettoyer ceux-ci à l'aide d'un chiffon d'une propreté douteuse. La plus parts des habitués avaient leurs yeux rivés sur leurs verres d'alcool plongés dans de sombres pensées interrompues par des crises de toux intermittentes.

Avec un sourire éclatant Éos montra une clé en cuivre à Talia, il avait en effet réservé une chambre ici pendant qu'elle achetait le nécessaire pour survivre dans les terres sauvages.

D'un mouvement du poignet Éos ouvrit la porte qui céda en grinçant de protestation. Invitant Talia à entrer il referma la porte la verrouillant pour ne pas être dérangé par des clients trop portés sur la boisson.

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