Encre Nocturne
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 Piano hanté

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Yggdarsil
Roi des Koalas
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Masculin Taureau Messages : 503
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MessageSujet: Piano hanté   Jeu 29 Aoû 2013 - 11:21

Fraîchement de retour avec une nouvelle nouvelle (haha) qui fait peur... Enfin... Je sais pas...
Je l'ai fait sur le coup parce que j'avais envie d'écrire et que j'étais inspiré. Donc Mesieumédème les chasseurs de Fôtes, vous aurez peut-être du boulot au niveau de la conjugaison au passé simple... (Passé simple+Verbe du troisième groupe+Première personne= Yggdarsil écrit puis efface puis récrit puis ré-efface puis re-récrit le verbe conjugué parce qu'il hésite)
Mais foin des préliminaires (J'adore cette phrase), levons le rideau!

Charlesking Town.
Une ville pratiquement morte.
Il y a longtemps que je voulais y retourner, mais à présent que je me trouvais devant ce sinistre panneau, avec écrit en-dessous : « N'accueille pas les touristes », encore plus détruit que durant mon enfance, j'hésitais.
C'était une de ces cités minières qui avaient prospéré à l'époque de la ruée vers l'or. Puis, les filons se vidant autant que la nappe phréatique qui alimentait le puits, le village a été pratiquement abandonné. Les maisons sont tombées en ruines.
Sauf une. La pancarte du saloon se dressait encore, bien qu'il n'y avait plus aucune affiche dessus depuis belle lurette.
Et cela faisait cinq minutes qu'il me tentait.
Enfant, tout le monde disait qu'il était hanté. Même les parents, qui, je pense, avait eu cette idée afin que nous jouions autre part qu'ici.
Little Wood, mon village natal, n'était à cette époque qu'à deux kilomètres des ruines.
Mais je regarde de nouveau le bâtiment au bord de la grand rue.
Je pris mon courage a deux mains et entrai.
Plus je m'approchai du Saloon, plus des souvenirs me revenaient. Le jour où Jerry avait insulté mon père. On était là en face des portes à battants, en train de s'insulter mutuellement de mauviette, quand la bagarre explosa et qu'il m'avait lancé : « Ton père c'est qu'un clochard ! ».
Mon père est intervenu. Il nous a séparé.
Deux mois plus tard, il mourra en tombant au fond du puits asséché. Il rentrait de loin, il était saoul.
On a retrouvé sur lui du Whisky pur malt. Le cadavre remonté, le père de Jerry a pris la bouteille et l'a vidé de moitié, en disant : « Il l'aura pas eu celle-là ! ». Puis il passa la bouteille à son fils, qui était en train de contempler la fissure du crâne de mon père : « Tiens, c'est bon pour toi, ça ». Jerry bût deux gorgée, puis rendit la bouteille à son père avant de se mettre à vomir. Sur le cadavre de mon père. Et le sien qui ajoutait « Brave gosse, va ».
Mais à présent je venais d'arriver devant la porte à double battant. Je regardais le parvis. Ce même parvis où l'on s'est battu tout les deux.
Ce jour ou mon père m'empêcha de foutre une raclée à celui qui vomirait sur son cadavre deux mois plus tard.
Je chassais les larmes du coin de mes yeux et rentrai dans ce damné saloon.
Il y avait là ce qui aurait dût être un bar à alcool, dans lequel ne se trouvait à présent plus que des morceaux de verres difformes et des piles poussiéreuses de tasses en céramique. Des morceaux de chaises cassées parsemaient la salle d'un bout à l'autre. La table au milieu avait encore des couverts mis en places.
Mais je m'intéressai bien plus au piano au fond, à gauche. Je m'approchai. C'était un piano droit, d'un blanc nacré, ouvert, avec un clavier noir. Un très vieux piano, donc.
Je tapotais dessus.
À ma grande horreur, un air de Ragtime s'enclencha. Les touches jouaient toute seules.
Puis mon horreur se transforma en éclat de rire. Ainsi, javais réveillé le mécanisme d'un piano mécanique, en suspension depuis des années !
Je me moquai bien de ma propre peur, avant d'avoir le regard attiré par un cahier orange posé dessus. Son titre : Partitions et chansons.
Je le saisis et l'ouvris. Il y avait là des partitions sous-titrées de chanson, toutes plus déprimantes les une que les autres :
« C'était un escargot noir, noir, noir,
qu'on a mis dans un tiroir, noir, noir,
qu'on a sorti en Amérique
pour chasser les moustiques
qui piquaient l'escargot blanc, blanc, blanc.
L'escargot noir tellement triste
Rentra dans sa maison.
Comme il ne voulu sortir,
Il mourût dedans [...] »
Une autre me piqua le cœur :
« C'était un vieux clodo,
Y'en a qui s'battaient pour ça !
Et comme le disais le vieux Jo,
Il mourra ivre mort un soir.
Il avait beau avoir bon cœur,
c'était un vieux clodo,
Il n'lui arriva qu'des malheurs
On lui r'mettait le chapeau.
Un jour qu'il était saoul,
il tomba dans un puis,
Il pût y boire tout son soûl,
avant le paradis ! »
Je me sentais personnellement concerné par celle-ci.
Sauf que mon père ne trouva pas à boire dans le puis.
« Et il n'était pas un clochard », me dis-je.
Mais la phrase « Y'en a qui s'battaient pour ça ! » me persuadais que ces paroles n'avait pas été écrites par hasard.
Alors que je lisais une troisième qui parlait de pendre tout les prisonniers, la musique s'arrêta. Je m'étais, sans m'en rendre compte, déplacé vers l'opposé de la salle pour avoir la lumière de l'unique fenêtre.
Je revins vers le piano et cherchai la manivelle.
En vain : Ni derrière, ni sur les côté, ni même en dessous. Peut-être dedans ? Je soulevai le couvercle du piano et regardai à l'intérieur.
Le système d'un piano normal.
Le doute me pris. Comment faisait-il pour fonctionner ?
Je regardais fixement le siège en face du piano. Je me sentais épié.
Je refermai le clapet.
Je reculai pour prendre le cahier orange que j'avais laissé sur le rebord de la fenêtre : si je partais, ce serais avec lui.
Le siège en face du piano se déplaça. Des tasses empilées du bar tombèrent et se brisèrent par terre. Une planche de parquet grinça. Pris par la peur, je m'enfuis par l'escalier à ma droite. J’accédai à un étage mieux éclairé que le ré-de-chaussée. Je regardai l'escalier fixement. Je marchai à reculons vers la fenêtre la plus proche.
Soudain, je trébuche sur quelque chose.
Je regardai derrière moi.
Un cadavre.
Des cheveux très blonds, d'à peu près mon âge. Il était frais. Il n'avait aucun marque de blessure : mort de crise cardiaque, sans doute. Il avait une feuille et un stylo dans la main. Je la pris et la lût.
Il y avait des paroles en dessous d'un partition.
« C'était un homme invisible, que personne ne voyait...
Il avait la vie triste et... »
Je regardais la partition. C'était le morceau de musique que le piano jouait tout à l'heure.
Je lus le reste des paroles : ...habitait un saloon hanté ».
Mon cœur cogna sourdement dans ma poitrine. Je dévisageai le corps inerte en face de moi.
Soudain, je reconnus l'homme :
Jerry.
C'était lui, avec bien des années de plus.
L'escalier grinça.
J'hésitai.
Le sentiment de vengeance se mêlait au désir de fuite.
Finalement, la colère emportant sur la peur, je pris le cadavre, lassant tomber le cahier orange et la feuille, et le balançai par le fenêtre, brisant la vitre de ce fait.
Je m'apaisai, ma colère enfin évacuée, celle que j'avais contenu le jour où il avait vomi sur mon père : le balancer dans le vide.
J'entendis un bruit de feuilles qu'on déchire derrière moi.
Je me retournai : le cahier orange était déchiré en deux.
La feuille voletait dans la salle.
Il me sembla entendre un petit murmure disant :
-T'a bien fait.
Je sentis une main se poser sur mon épaule.
Je criai aussi fort que je le pouvais.
Pris de panique, je sautai par la même fenêtre ou j'avais balancé le cadavre.
J'eu le temps d'apercevoir l'endroit où j'allai atterrir :
Le puis vide.
Je sentis une dernière fois l'air caresser mes bras, mon visage...
Avant de quitter ce monde.


-Mon fils, enfin tu viens à moi ! Depuis le temps que je t'attendais !



Et non ce n'est pas à mettre dans la section creepypasta, merci de ne pas poster que ça devrait y être, et comme dirais le Capitaine Haddock: Allez donc voir la définition, Moules à gaufre! Scolopendre!



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Il est des gens qui sont là. Comme ça. En vrai. Et d'autres dont la présence est un mensonge. Une illusion. Efficace, quand elle trompe tout le monde. Ridicule, quand elle ne trompe que son porteur. -Lyonel Trouillot, Kannjawou

Proverbe Nocturnien : Wû Horör, wees qsüj gnü ubo wik s'wee kleesee kvieiir wâ krefüzâ d'wi kraork...

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Temiro(le cube)
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MessageSujet: Re: Piano hanté   Jeu 29 Aoû 2013 - 12:51

"Elle est où la morale dans cette histoire" dit le petit cube plein d’innocence.


Nan plus sérieusement ton histoire fait des guilis dans le dos, mais pas au point de faire peur, car j'ai plus l'impression que l'histoire tourne autour du passé du personnage principale que sur le saloon hanté. Tu écris très bien par contre.
Aussi tu devrais mettre un peu plus de suspens dans les moments où il découvre que le piano n'a pas de mécanisme par exemple en mettant une description plus longue ou en mettant les sentiments du personnage.

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Le bordel doit être en nous, pas entre nous

Invité a encore frappé !!!

"La bouse de vache est plus utile que les dogmes, on peut en faire de l'engrais."
Victor Hugo


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Yggdarsil
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MessageSujet: Re: Piano hanté   Ven 30 Aoû 2013 - 9:50

J'avais longuement hésité, en fait, a mettre la petite note a la fin... Mais c'est vrai qu'un texte fait a la va-vite ne sera jamais d'une qualité appréciable... Je le retoucherai peut-être, si j'ai le temps (Parce que mes textes en retard s'entassent... j'en ai 4 ou 5 dont un en suspension, le temps de finir les autres, plus trois projets...).
En tout cas, merci d'avoir été franc! Je voulais faire vite, j'ai appris que ça ne valait rien! Merci!

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Orelian

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MessageSujet: Re: Piano hanté   Lun 2 Sep 2013 - 21:16

Pour un texte écrit à la va-vite, je le trouve plutôt sympathique ^^

L'histoire est originale je trouve, bien qu'elle se déroule dans une ville fantôme (d'ailleurs, j'ai bien ressenti ce vide d'humanité tout au long). Cependant, il est vrai que cela bascule plus dans un récit de souvenirs que dans une histoire fantastique/terrifiante, et je pense aussi que tu aurais dû plus développer de côté, par rapport à l'autre ^^

Sinon, j'ai trouvé que les chansons concordaient parfaitement au thème et étaient très bien écrites.

Donc dans l'ensemble j'ai beaucoup aimé :D

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Tous mes textes sont sous copyright (me demander pour une utilisation quelconque).
Je demande à ce qu'ils ne soient pas modifiés directement par les chasseurs de fautes.
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MessageSujet: Re: Piano hanté   Mer 4 Sep 2013 - 21:15

Je suis assez d'accord avec témiro tu aurais pu accentué certains passages pour donner plus de suspens à ton histoire :)

Mais j'aime beaucoup quand même et après quelques retouches, il sera très bien :)
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MessageSujet: Re: Piano hanté   Jeu 5 Sep 2013 - 10:59

Purée de pommes de terre aux brocolis, ce que j'aime tes nouvelles Œuf-Ail-Persil-Yaourt blanc ! Moi j'trouve que l'atmosphère tient bien en haleine, avec une tension présente tout le long du texte, la description du début qui est précise et bien menée (j'en aurais peut-être préféré un peu plus même ?). Mais bon, on peut toujours faire plus de suspens, mais moi j'trouve ça bien comme c'est. Bref, j'parle pour rien dire mais j'ai pas beaucoup de remarque. J'ai relevé quelques fautes quand même sinon : - les parents qui (...) avaient* eu cette idée, mon courage à* deux mains, il nous a séparés*, vidée*, gorgées*, aurait dû*, j'*avais, chansons*, un puits*, persuadait*,n'avaient* pas été écrites, tous*, t'as* bien fait.
Voilà, voilà ^^.
En tout cas, j'ai beaucoup aimé ton texte.
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Yggdarsil
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MessageSujet: Re: Piano hanté   Ven 6 Sep 2013 - 10:28

Merci Dys Wink
Le texte attendra pour être retouché, hélas...
Je travaille sur des trames complexes pour mes histoire, plus "Histoire vraie", dont la trame n'est pas encore finie, et j'attends encore un livre que devrait me rendre un ami, pour commencer un fan fic. il me faut encore rédiger le volume de physique magique du journal d'H et deux-trois affaires secrètes, dont un texte sur lequel je sèche beaucoup. C'est des surprises, je ne vous dirait rien, mais je voulais vous expliquer combien je suis débordé...

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