Encre Nocturne
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 Texte abstrait -Le noël d'arnolf

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Yggdarsil
Roi des Koalas
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Masculin Taureau Messages : 504
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MessageSujet: Texte abstrait -Le noël d'arnolf   Dim 8 Sep 2013 - 18:24

Et si on faisait comme la peinture abstraite, mais avec un texte?  Chacun pourrait y voir ce qu'il veut...
C'est en partant de cette interrogation, et alors que j'étais à court d'inspiration, que j'ai rédigé ce texte. En fait, j'ai fait plus que de l'abstrait, j'ai fait un gribouillis, avec notre monde, le réel, en fond, parce que vous ne comprenez rien, vous avez tous un scarabée qui danse... moi aussi.
Alors j'ai écrit ça:

Le noël d'Arnolf

Les parcmètres s'envolèrent
Les contraventions suivirent.
Arnolf contempla ce magnifique ballet dans le lever de soleil, à présent a midi, tandis que les voitures devenaient blanches. Un feu d'artifice éclaira la nuit.
« Déjà noël, pensa-t-il ». Il s'en fallu d'un cheveu, la veille, pour qu'il ne tombe dans le gouffre de l'insouciance. « Il n'y a pourtant pas de honte à chercher le sens de la vie, renchérit sa mère, le tout, c'est de ne pas abuser ». Abuser de quoi ? Je n'en savais rien. Peut-être que lui-même l'avait vécu mais ne s'en souvenait pas. « Laisse tomber, dit son père, il ne comprend rien ».
Arnolf recula et regarda vers son père.
Il brûlait de rage et lui dit qu'il comprenait tout, mais que eux ne lui expliquait jamais rien.
« Tu vois, lui-dis je, le rien et le tout, c'est relatif ». Il regarda son père pendant quatorze secondes avant de partir dans sa chambre. Dans sa chambre, il y avait des lutins, des chevaux, des elfes et des guerriers. Les guerriers, à droite, en train de déverser lestement des pièces d'or à travers leur armure, s'accroupirent lorsqu'il entra dans la chambre. Un réservoir d'eau passa par la fenêtre.
« Mince, il pleut, se dit-il, je vais prendre ma douche ». Il se pencha dans la fenêtre et sauta dans la baignoire.
La baignoire protesta.
-Non, dit-elle, les parapluies sont sec !
-Mais qu'est-ce que tu raconte, lui dit arnolf, regarde, il pleut !
-ah oui !
Elle obtempéra.
Elle avait encore du mal à savoir que les parapluies se mouillait quand il pleuvait. Lui, il l'avait découvert il y a deux ans. La baignoire avait vingt ans pourtant.
En prenant sa douche, il se demanda si les salopettes se mouillaient quand il pleuvait, et si oui, comment elles faisaient. « Comme les parapluies, lui aurai répondu son père ». Mais son père ne comprenait rien. Tout ce qu'il lui avait expliqué, il n'en avait jamais rien tiré.
Au fond de son ventre, ou de ses poumons, il ne savait pas trop, se cachai un petit scarabée vert émeraude, qui avait des reflets au soleil qu'il empruntait parfois. Bref, ce scarabée vert dansais, dansais dans ses poumons, ou son ventre, il ne savait pas trop, et le papa lui, ne comprenait jamais rien. Chez sa maman, c'était une abeille qui rajoutait plein de mot inutiles.
Lui, il n'avait rien.
Est-ce que c'est ça le cœur ? Se demanda-t-il.
Non, il en était sûr. Son cœur, il l'avait vu en cour de science. La prof l'avait pris pendant qu'il dormait la veille et l'avait accroché au dessin. Il avait pût le voir, puis il l'a colorié. Avec du rose, du vert, du bleu et du jaune, bref, plein de belles couleurs. Puis il avait repris son cœur.
Le lendemain, quand il sortit de la douche, l'éléphant lui rappela que la gâteau était prêt. Alors arnolf prît le gateau, le posa sur le rebord de la fenêtre et plongea sa tête dedans.
Enfin ! Il pouvait voir de nouveau le monde.
Bien plus tard, il releva la tête, et, apaisé, se leva pour contempler le ciel. Il vit passer les lutins, qui dansaient joyeusement sur l'air de sa tête.
Il lui annoncèrent la météo et le mauvais temps aussi, on ne sait jamais. Il leur expliqua son problème de salopettes, mais les lutins se contentèrent de continuer à danser sur l'air de sa tête, comme d'habitude. Ils ne lui répondaient jamais. Une fois, il leur avait dit : C'est tres grossier ce que vous faites là !
Ils lui avaient répondu : Bien sûr ! Mais nous sommes les plus heureux ainsi.
Ce jour là il fût persuadé que les lutins ne tiendraient pas leur promesses.
Il descendit dans la basse-cour voir le chameaudaire, un animal avec deux bosses, dont une entre un et deux. Il se l'était fait en se cognant contre le palmier de mamie.
-Au galop, chez mamie, s'il te plait, lui-dit-il.
Le chameaudaire s'envola vers le ciel puis alla chez la campagne, qui demanda à arnolf de faire la bise de sa part à sa mamie.
Arnolf ne savait pas que sa mamie était aussi la mamie de la campagne mais il dit d'accord, quand même. Durant le trajet, il mangea une crêpe au citron, salua les ritournelles, qui s'en allaient vers le sud, avec les chemins sans pierres, puis fit un bout de trajet avec la radio. Il n'aimait pas la radio, mais il n'osait jamais le lui dire. Elle disait très souvent qu'il y avait des ralentissements et des accidents, mais, juché là-haut dans le ciel sur la bosse entière de son chameaudaire, il ne voyait jamais rien. Peut-être qu'elle aussi avait une abeille dans le ventre, ou le poumon, il ne savait jamais. Quand le cerf-volant passa, il sût qu'il était temps de descendre et sauta du chameaudaire (depuis qu'il avait eu sa bosse entre un et deux, il ne voulait jamais se poser dans le jardin de mamie, de peur de se cogner encore une fois contre le palmier.)
Mais arnolf n'avait pas peur du palmier. Il plana, puis atterrit sur la pelouse. La palmier lui tendit la main et il la salua.
Mamie ouvrit la porte et le salua aussi. Elle lui proposa du sel pour se laver les mains. Il accepta et, une fois qu'elle lui mit du sel avec un peu d'huile d'olive, pour relever, comme elle disait, il se lava les mains. Ensuite, elle amena le sac de linge salle et tout le monde le mangea gaiement, même le sol et les assiettes. Puis, elle proposa d'aller au cinéma. Il alla dans la salle de cinéma et déposa ses chaussures. Il s'installa dans la fusée et partit pour la lune. Sa mamie ramassa un bout de fromage et le mit dans son panier. Lui, il sautais, sautais, de plus en plus haut. Les lutins lui avaient dit que sur la lune on sautait tres haut, alors il faisait ça, et ça marchait. Quand il vit le monsieur de la rue, il lui donna des graines, mais il vit que lui aussi avait une fusée.
-Ça alors, vous êtes riches ?
-Bah, on est content que dans le bonheur.
Arnolf sourit. Lui, il avait tout compris. Lui non plus, il n'avait rien dans le ventre, d'ailleurs il le disait souvent. Sa mamie, elle, elle avait le bout de fromage, c'est pour ça qu'elle dormait.
Au revoir, dit arnolf, je dois m'en aller, ma mamie dort, maintenant.
-A la prochaine, dit l'homme de la rue.
Alors arnolf appela son chameaudaire et s'envola vers chez lui.
« Regarde ce que je te rapporte, lui dit arnolf, et il lui montra le bout de fromage » Le chameaudaire le dégusta pendant le trajet. Puis, il atterit dans la basse-cour.
Arnolf donna les graines qui lui restait au poules, puis alla voir le feu rouge pour lui raconter sa journée.
Tres satisfait, le feu rouge passa au vert et les automobilistes purent passer.
Puis il rentra chez lui, en passant par la fenêtre entre sa chambre et la salle de bain.
Il mit le gâteau dans le placard puis s'endormit sur la mousse du lit.
Mince, se dit-il, j'ai oublié de saluer mamie de la part de la campagne. « Oh, ça va, j'irai demain, se dit-il ».
Alors que le soleil commençai à le gagner, il se rendit compte de quelque chose : Si la campagne avait aussi la même mamie que lui... alors la campagne était... sa sœur !?


Invité : Mais, mais.... C'est n'importe quoi!
Yggdarsil: C'est le but Wink

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Il est des gens qui sont là. Comme ça. En vrai. Et d'autres dont la présence est un mensonge. Une illusion. Efficace, quand elle trompe tout le monde. Ridicule, quand elle ne trompe que son porteur. -Lyonel Trouillot, Kannjawou

Proverbe Nocturnien : Wû Horör, wees qsüj gnü ubo wik s'wee kleesee kvieiir wâ krefüzâ d'wi kraork...

orgie de .-.
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http://vocaroo.com/i/s1fCLpFwvSv0


#TextedeYgg
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Kawet

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Féminin Sagittaire Messages : 2153
Date d'inscription : 16/09/2012
Localisation : Ici
Humeur : Itseu djok ?

MessageSujet: Re: Texte abstrait -Le noël d'arnolf   Dim 8 Sep 2013 - 19:09

Mais si, mon petit Yggdarsil... je t'assure, un peu de bière de cacahuètes ne peut que te faire du bien... *tend un tonneau a Ygg en souriant gentiment*

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Merci Maw' :D:
 



Aide à l'orthographe ici Wink
Quand vous êtes connecté, n'oubliez pas la chat-box !! (n'est-ce pas, Invité :p )


BE AN ALCOHOLIC HORSE, ADULATE WHALE, FUCK THE REST :la: 
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