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 Le feu de l'esprit

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Phidias

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MessageSujet: Le feu de l'esprit   Lun 2 Déc 2013 - 0:07

Voici un des mes poèmes le plus long, j'ai aussi mis énormément de temps à l'écrire (pour vous dire, je l'ai commencé pendant les vacances de la Toussaint...). En fait, c'est la première partie d'un grand poème sur le feu  qui regroupera d'autres formes poétiques différentes, je posterai sûrement le reste sous peu. Je compte bien l'améliorer encore, c'est pour ça que tout vos commentaires seront encore plus bienvenus xD. En attendant, bonne lecture :)

Le feu, en grand et beau seigneur,
Se plaît à étendre un empire
Sous l'égide de sa lueur
Parfois lâche, parfois satire

Ses fines et brûlantes gerbes
Sautent, tels des éclats râleurs,
Sur une fontaine des superbes,
Arborée de tendres candeurs

Flammes, flottez avec tendresse
Dans la grâce de vos haillons,
Qui étouffent chaque vieillesse
Avec splendeur, par vos rayons

Tapis dans cet ocre frivole,
Esquisse d'une simple geôle,
Elles câlinent en leur sein
Un âtre masqué de serein

Ô feu, tu offres tes trésors
A celui qui traîna son corps
Dans la campagne cruelle,
Brisant le sol de sa truelle

Brille pour clamer le retour
Du marin sur la terre aimée.
Glas de l'envie, vague d'amour,
Face à cette digue abîmée

Tes bras aux regards amoureux
Tentent de câliner le sombre
En plissant leurs membres fiévreux,
Las et fébriles face à l'ombre

On croirait entendre des fables
Fleurir gaiement sur tes lambeaux,
Couler de tes sages rameaux
Tant de morales agréables

Arbre, mêlé de branches rieuses,
Comme agité de vents discrets,
Déhanchant ses courbes charmeuses,
Feuilles parsemées de secrets

Ta robe se meut avec désir
Autour des bûches enlacées,
Ravivées par le beau plaisir
De tes aurores effacées

Le vide dandine sa nappe,
Crépite de joie à ce bal,
Tant lui plaît que son ombre happe
L'ocre de ce monstre brutal

Le mirifique de tes charmes
Trône en des espaces béants,
Où grésillent les grands vacarmes,
Complaintes venues des néants

Va courir sur la pauvre plaine,
Dévore sa brillante peau,
Nourri toi de la vieille reine
Qu'est la nature en ton flambeau

Brille pour punir le fauteur
Aux temps des frasques médiévales
Et repaît sa frêle maigreur
En tes néons, chairs animales

Grand fantôme rougeoyant,
Engeôlé dans l'ocre saillant,
Brûlant son sang mélancolique,
Chatoiement apocalyptique

Dormira ta froide carcasse,
Quand meurt le souffle de la nuit
Dans les débris de ta menace
Torturés au glas de minuit

------------------------------------------------------------------------------------------------
Naître dans un chou.
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Phidias

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MessageSujet: Re: Le feu de l'esprit   Sam 28 Déc 2013 - 23:47

Pitié un petit commentaire, c'est Noël après tout ! What a Face 

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Kaze_Jiyu

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MessageSujet: Re: Le feu de l'esprit   Dim 29 Déc 2013 - 14:29

Dieu que c'est long x) Mais c'est très bien écrit, un délice à lire :)

A priori, je n'ai pas vraiment de quoi critiquer. Les rimes sont bien faites, aucune expression n'alourdit le texte. La musicalité n'est pas extraordinaire mais est néanmoins présente, donc rien à redire là-dessus non plus.

Tu emploies beaucoup d'images complexes comme je les aime :P Cependant, ton texte demande du coup pas mal d'attention pour être bien compris. J'ai pas vraiment le temps de m'attarder dessus pour le moment, mais j'essaierai de l'analyse en profondeur sous peu Wink

Le seul petit élément que je pourrais relever pour l'instant serait la fin. C'est pas qu'elle est mauvaise, c'est juste qu'elle ne dégage pas l'atmosphère d'une fin. Je sais pas si tu vois ce que je veux dire... Je pense que la fin d'un poème doit clore celui-ci en beauté, et laisser une impression particulière chez le lecteur. Oui, c'est assez subjectif et un peu compliqué à décrire :/

Citation :
Glas de l'envie, vague d'amour.
J'apprécie beaucoup ce vers :)

Enfin bref, c'est du bon boulot, bravo à toi ! Wink
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Phidias

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MessageSujet: Re: Le feu de l'esprit   Dim 29 Déc 2013 - 23:40

Merci beaucoup Kaze ! Il faut dire c'est le poème qui m'a demandé le plus d'efforts et de patience.

Pour la fin, même si à mon sens c'est plutôt un détail, tu as entièrement raison. C'est vrai qu'il plane une certaine frustration juste après la lecture (enfin, c'est comme ça que je le vois). En me risquant à une analyse, je crois bien que c'est la forme descriptive de la strophe finale qui rend cette fin un peu plate, j’essaierai d'arranger ça.

Quant à ton analyse je serais très curieux de la voir, pour voir si j'ai bien réussi à me faire comprendre (ce qui n'est pas très souvent le cas). Enfin si tu es toujours partant(e), je vais forcer personne, hein :p.


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Kaze_Jiyu

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MessageSujet: Re: Le feu de l'esprit   Lun 30 Déc 2013 - 14:41

Oui, ça se voit qu'il a demandé beaucoup de travail :)

Là j'ai pas vraiment le temps pour une analyse poussée (j'ai des amis à la maison) mais j'te ferai ça mardi soir, promis Wink
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Phidias

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MessageSujet: Re: Le feu de l'esprit   Mar 31 Déc 2013 - 15:00

Ok :)

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Kaze_Jiyu

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MessageSujet: Re: Le feu de l'esprit   Mer 1 Jan 2014 - 16:36

Aller, c'est parti ! Par contre, un truc qui va m'énerver c'est cette **** ponctuation ! Je ne sais pas où se terminent les phrases !! è_é

@Phidias a écrit:
Le feu, en grand et beau seigneur,
Se plaît à étendre un empire
Sous l'égide de sa lueur
Parfois lâche, parfois satire
Bon, alors là je pense que tu dis simplement que tant qu'il le peut un incendie va continuer de s'étendre et de brûler de plus en plus. Par contre, je ne sais pas trop si les adjectifs "lâche" et "satire" se réfèrent à la lueur ou au feu. La première possibilité me semble la plus plausible. À partir de là, j'arrive assez bien à me représenter une lueur (ou un feu) lâche, mais une lueur satire ? Je dois avouer que je sèche déjà xD Si tu parles du feu, ça pourrait être par rapport au crépitements des flammes, qui évoqueraient un rire railleur. Ou alors tu pourrais vouloir dire qu'il consument tout, implacable, et qu'il dédaigne les petites créatures qu'il croise sur son chemin. Ou encore ça pourrait être en lien avec la satire, les œuvres où l'on critique les travers des gens. Enfin bref, plein de possibilités et je n'arrive pas à trancher. Ça commence bien...

@Phidias a écrit:
Ses fines et brûlantes gerbes
Sautent, tels des éclats râleurs,
Sur une fontaine des superbes,
Arborée de tendres candeurs
Le début est facile : les gerbes représentent évidemment les flammes. Par contre le troisième vers est plus complexe.... Une "fontaine des suberbes". L'image est très belle, mais je vois pas trop ce qu'elle représente. Quand tu parles d'une fontaine, je vois ce coulis, ce flot de couleurs et de lumière qui traverse les flammes et qui fait que le feu chatoie. Par contre, une superbe désigne, si je ne me trompe pas, l'arrogance. Tu voudrais donc dire que le feu est orgueilleux ? À moins que la fontaine des superbes ne soit la cible du feu comme pourrait l'indiquer le verbe "sauter sur" ?
Je nage dans le doute, et du coup je n'ai fichtrement aucune idée de ce que pourraient être ces "tendres candeurs".


@Phidias a écrit:
Flammes, flottez avec tendresse
Dans la grâce de vos haillons,
Qui étouffent chaque vieillesse
Avec splendeur, par vos rayons
Bon... Que représente donc ces haillons ? Ça pourrait être plein de choses, que j'ai la flemme d'épiloguer x)

@Phidias a écrit:
Tapis dans cet ocre frivole,
Esquisse d'une simple geôle,
Elles câlinent en leur sein
Un âtre masqué de serein
Au vu des accords, je suppose que les deux premiers vers réfèrent à l'âtre. L'expression est jolie, mais n'est pas très dure à comprendre ici : tu parles évidemment du foyer.

@Phidias a écrit:
Ô feu, tu offres tes trésors
A celui qui traîna son corps
Dans la campagne cruelle,
Brisant le sol de sa truelle
Quand tu parles des trésors offert par le feu, je suppose que tu évoques la fertilisation du sol par les cendres, d'où l'évocation de la truelle et, par la même, de l'agriculteur

@Phidias a écrit:
Brille pour clamer le retour
Du marin sur la terre aimée.
Glas de l'envie, vague d'amour,
Face à cette digue abîmée
Peut-être que ce n'est qu'une image, mais ici je ne vois qu'un feu brillant au sommet d'un phare pour guider les marins rentrant au port. Le "glas de l'envie" pourrait donc évoquer la fin de l'absence et de l'envie incoercible de voir l'être aimé qu'elle provoque. La "vague de l'amour" serait ainsi le bonheur et l'effusion d'amour lors des retrouvailles.
En revanche, une digue abîmée ? Je suppose que ce sont le glas et la vague qui lui font face, la digue abîmée représenterait donc la fin de quelque chose ? J'aurais bien dit le voyage, l'absence, la souffrance, mais une digue est généralement associée à ce qui retient, qui contrôle, donc je sais pas trop ... Et puis "abîmée" évoque l'usure, la vieillesse, comme si la digue, présente depuis très longtemps avait fini par céder.


@Phidias a écrit:
Tes bras aux regards amoureux
Tentent de câliner le sombre
En plissant leurs membres fiévreux,
Las et fébriles face à l'ombre
On dirait qu'il y a une opposition entre les deux premiers vers et les suivants. Les premiers semblent faire allusion à une union entre le feu/la lumière et l'obscurité, tandis que les derniers paraissent affirmer que les ténèbres prédominent et que le feu est faible en réalité. Je sais pas pourquoi, mais ça m'évoque irrésistiblement une métaphore amoureuse...

@Phidias a écrit:
On croirait entendre des fables
Fleurir gaiement sur tes lambeaux,
Couler de tes sages rameaux
Tant de morales agréables
Je vois pas trop ce que tu entends par "rameaux". Tu parles des flammes ?
Sinon, le reste du verset semble dire qu'une fois l'incendie terminé on en tire des contes et des morales. Pourtant, au vu du verset suivant on pourrait penser que tu as d'un coup cessé de t'adresser au feu pour apostropher un arbre, ce qui rendrait l'évocation de "rameaux" plus cohérente. En ce sens, tu ne parlerais pas d'un incendie qui s'achève mais de la mort d'un arbre


@Phidias a écrit:
Arbre, mêlé de branches rieuses,
Comme agité de vents discrets,
Déhanchant ses courbes charmeuses,
Feuilles parsemées de secrets
Pourquoi chercher loin ? Tu décris délicieusement un arbre.

@Phidias a écrit:
Ta robe se meut avec désir
Autour des bûches enlacées,
Ravivées par le beau plaisir
De tes aurores effacées
Bon bah voilà, l'arbre se consume. (Oui, j'écris de moins en moins à chaque fois, et alors ? xD)

@Phidias a écrit:
Le vide dandine sa nappe,
Crépite de joie à ce bal,
Tant lui plaît que son ombre happe
L'ocre de ce monstre brutal
Alors déjà le verbe dandiner signifie "secouer son corps". Donc est-ce qu'il est mal utilisé, ou est-ce que la nappe désigne le corps du vide ? J'en sais rien, et j'ai pas envie de me prendre la tête là-dessus x) La nappe pourrait désigner plein de choses, mais puisque tu parles d'ombre par la suite je suppose qu'il s'agit du linge. Ainsi on pourrait penser qu'on vient de lancer une couverture sur le foyer pour tenter de l'étouffer. Le "vide" me pose problème, j'arrive vraiment pas à savoir à quoi tu fais référence.

@Phidias a écrit:
Le mirifique de tes charmes
Trône en des espaces béants,
Où grésillent les grands vacarmes,
Complaintes venues des néants
Le "mirifique", Dieu, que j'aime ce mot :DMoi je l'utilise avec sincérité, sans arrière-pensée, mais il est parfois usité avec ironie. Apparemment, il semblerait que ce n'est pas le cas ici.
Une idée me vient. Par "vide" et "trous béants" tu pourrais évoquer les bulles d'air, de résine et d'eau qui font que le bois crépite quand il brûle.


@Phidias a écrit:
Va courir sur la pauvre plaine,
Dévore sa brillante peau,
Nourri toi de la vieille reine
Qu'est la nature en ton flambeau
Là c'est clair : tu invites le feu à se répandre sur la plaine. Je m'interroge néanmoins sur ce que tu entends par "la nature en ton flambeau".

@Phidias a écrit:
Brille pour punir le fauteur
Aux temps des frasques médiévales
Et repaît sa frêle maigreur
En tes néons, chairs animales
Ici tu évoques évidemment les bûchers dressés au Moyen-Âge pour punir les pécheurs.

@Phidias a écrit:
Grand fantôme rougeoyant,
Engeôlé dans l'ocre saillant,
Brûlant son sang mélancolique,
Chatoiement apocalyptique

Tu parles des flammes qui sont inéluctablement liées au foyer.

@Phidias a écrit:
Dormira ta froide carcasse,
Quand meurt le souffle de la nuit
Dans les débris de ta menace
Torturés au glas de minuit
Et c'est la fin de l'auguste feu quand le vent n'est plus là pour l'attiser...


Wahou, terminé /o/ Moui, je me suis un peu essoufflé sur la fin :PBref, tout ce pavé pour dire qu'il y a plein de zones d'ombre et d'éléments que je n'ai pas réussi à cerner. Et j'adore ça ! Certains passages peuvent être interprétés de multiples façons selon la compréhension du lecteur, et je trouve ça super.

Un super poème, bien écrit et mystérieux à souhait. Encore une fois : bravo Wink
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MessageSujet: Re: Le feu de l'esprit   Jeu 2 Jan 2014 - 19:47

Dieu que c'est beau *.*
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Phidias

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MessageSujet: Re: Le feu de l'esprit   Ven 3 Jan 2014 - 17:01

Désolé pour l'attente un peu plus longue que prévue :)Bon, j'ai enlevé les passages que tu avais parfaitement compris :). Alors ton interprétation me révèle quelque chose sur cette poésie (et plus généralement sur ma façon d'écrire), je ne suis pas assez clair! C'est vrai j'extrapole trop, donc il faudra que j'essai d'être un peu plus compréhensible à l'avenir 👽. De toute façon , je trouve ce poème très bien mais c'est plus un travail de bricoleur que de poète que j'ai fait là, c'est plutôt fouillis dans l'agencement général, on saute du coq à l'âne.

@Phidias a écrit:
Le feu, en grand et beau seigneur,
Se plaît à étendre un empire
Sous l'égide de sa lueur
Parfois lâche, parfois satire

Bon, alors là je pense que tu dis simplement que tant qu'il le peut un incendie va continuer de s'étendre et de brûler de plus en plus. Par contre, je ne sais pas trop si les adjectifs "lâche" et "satire" se réfèrent à la lueur ou au feu. La première possibilité me semble la plus plausible. À partir de là, j'arrive assez bien à me représenter une lueur (ou un feu) lâche, mais une lueur satire ? Je dois avouer que je sèche déjà xD Si tu parles du feu, ça pourrait être par rapport au crépitements des flammes, qui évoqueraient un rire railleur. Ou alors tu pourrais vouloir dire qu'il consument tout, implacable, et qu'il dédaigne les petites créatures qu'il croise sur son chemin. Ou encore ça pourrait être en lien avec la satire, les œuvres où l'on critique les travers des gens. Enfin bref, plein de possibilités et je n'arrive pas à trancher. Ça commence bien...

Alors là, l'adjectif "lâche" se rapporte effectivement à la "lueur". Quant à la satire, ce n'est pas une "lueur satire" (ce qui ne veut rien dire), c'est que la lueur EST satire, une sorte de caricature en fait car la lueur semble toujours vouloir aller plus loin mais finit toujours par s'arrêter de progresser (enfin ça je pense pas que c'était devinable...).

@Phidias a écrit:
Ses fines et brûlantes gerbes
Sautent, tels des éclats râleurs,
Sur une fontaine des superbes,
Arborée de tendres candeurs

plus complexe.... Une "fontaine des suberbes". L'image est très belle, mais je vois pas trop ce qu'elle représente. Quand tu parles d'une fontaine, je vois ce coulis, ce flot de couleurs et de lumière qui traverse les flammes et qui fait que le feu chatoie. Par contre, une superbe désigne, si je ne me trompe pas, l'arrogance. Tu voudrais donc dire que le feu est orgueilleux ? À moins que la fontaine des superbes ne soit la cible du feu comme pourrait l'indiquer le verbe "sauter sur" ?
Je nage dans le doute, et du coup je n'ai fichtrement aucune idée de ce que pourraient être ces "tendres candeurs".


Ici c'est une comparaison entre le feu et une fontaine (une fontaine circulaire avec bassin, pas une fontaine ou l'eau tombe comme dans une cascade si tu vois ce que je veux dire). J'avais effectivement utilisé "superbes" pour signifier l'orgueil (c'est vrai, une fontaine c'est très beau, ça se tient immobile de façon hautaine mais ça produit toujours des petits clapotis pour rappeler que c'est là). après je n'avais pas franchement pensé transposer cet aspect "orgueilleux" pour le feu, je  voulais juste faire la comparaison physique et sonore.

@Phidias a écrit:
Flammes, flottez avec tendresse
Dans la grâce de vos haillons,
Qui étouffent chaque vieillesse
Avec splendeur, par vos rayons
Bon... Que représente donc ces haillons ? Ça pourrait être plein de choses, que j'ai la flemme d'épiloguer x)

Personnellement, je trouve que les flammes ressemblent à des haillons (en lambeaux hein :)) qui voltigent, légèrement soufflés vers le haut par une brise :).

@Phidias a écrit:
Ô feu, tu offres tes trésors
A celui qui traîna son corps
Dans la campagne cruelle,
Brisant le sol de sa truelle

Quand tu parles des trésors offert par le feu, je suppose que tu évoques la fertilisation du sol par les cendres, d'où l'évocation de la truelle et, par la même, de l'agriculteur

Non, là je parlais du feu réchauffant les paysans le soir après une dure journée


@Phidias a écrit:
Tes bras aux regards amoureux
Tentent de câliner le sombre
En plissant leurs membres fiévreux,
Las et fébriles face à l'ombre

On dirait qu'il y a une opposition entre les deux premiers vers et les suivants. Les premiers semblent faire allusion à une union entre le feu/la lumière et l'obscurité, tandis que les derniers paraissent affirmer que les ténèbres prédominent et que le feu est faible en réalité. Je sais pas pourquoi, mais ça m'évoque irrésistiblement une métaphore amoureuse...

Non, ici je décrivais encore les flammes qui semblent se plisser et vouloir aller plus haut pour attraper quelque chose, en l'occurrence le néant.

@Phidias a écrit:
On croirait entendre des fables
Fleurir gaiement sur tes lambeaux,
Couler de tes sages rameaux
Tant de morales agréables

Je vois pas trop ce que tu entends par "rameaux". Tu parles des flammes ?
Sinon, le reste du verset semble dire qu'une fois l'incendie terminé on en tire des contes et des morales. Pourtant, au vu du verset suivant on pourrait penser que tu as d'un coup cessé de t'adresser au feu pour apostropher un arbre, ce qui rendrait l'évocation de "rameaux" plus cohérente. En ce sens, tu ne parlerais pas d'un incendie qui s'achève mais de la mort d'un arbre


Pourquoi pas, ça aurait pu être ça! Mais c'est beaucoup plus simple, je parlais des multiples histoires qu'on pouvait s'imaginer en regardant un feu dont la forme changeante (comme un nuage d'ailleurs ) peut toujours évoquer quelque chose à celui qui la regarde (à condition qu'il ait un minimum d'imagination hein Wink)  

@Phidias a écrit:
Ta robe se meut avec désir
Autour des bûches enlacées,
Ravivées par le beau plaisir
De tes aurores effacées

Bon bah voilà, l'arbre se consume. (Oui, j'écris de moins en moins à chaque fois, et alors ? xD)

Ah dommage, j'avais aussi essayé de faire une métaphore amoureuse ici mais apparemment ce n'est pas si visible que ça.

@Phidias a écrit:
Le vide dandine sa nappe,
Crépite de joie à ce bal,
Tant lui plaît que son ombre happe
L'ocre de ce monstre brutal

Alors déjà le verbe dandiner signifie "secouer son corps". Donc est-ce qu'il est mal utilisé, ou est-ce que la nappe désigne le corps du vide ? J'en sais rien, et j'ai pas envie de me prendre la tête là-dessus x) La nappe pourrait désigner plein de choses, mais puisque tu parles d'ombre par la suite je suppose qu'il s'agit du linge. Ainsi on pourrait penser qu'on vient de lancer une couverture sur le foyer pour tenter de l'étouffer. Le "vide" me pose problème, j'arrive vraiment pas à savoir à quoi tu fais référence.

Mon dieu! ce n'est pas la peine de te rendre malade pour le mot nappe :)ta première interprétation était plutôt juste. Il est vrai que j'ai plutôt mal utilisé le mot nappe en ce qui concerne le sens , mais j'ai trouvé qu'il convenait à merveille pour ce qui est de l'aspect poétique (ben voila c'était la petite justification moisie :)) .

@Phidias a écrit:
Le mirifique de tes charmes
Trône en des espaces béants,
Où grésillent les grands vacarmes,
Complaintes venues des néants

Le "mirifique", Dieu, que j'aime ce mot :DMoi je l'utilise avec sincérité, sans arrière-pensée, mais il est parfois usité avec ironie. Apparemment, il semblerait que ce n'est pas le cas ici.
Une idée me vient. Par "vide" et "trous béants" tu pourrais évoquer les bulles d'air, de résine et d'eau qui font que le bois crépite quand il brûle.


Là, j'essayais de montrer à quel point la beauté du feu éclipse tout ce qui se trouve à côté.

@Phidias a écrit:
Va courir sur la pauvre plaine,
Dévore sa brillante peau,
Nourri toi de la vieille reine
Qu'est la nature en ton flambeau

Là c'est clair : tu invites le feu à se répandre sur la plaine. Je m'interroge néanmoins sur ce que tu entends par "la nature en ton flambeau".

Alors cette strophe est plutôt cynique , oui "j'invite le à se répandre sur le plaine" mais c'est pour dire que le feu dévore même les choses les plus fragiles et belles. Il n'y a aucun second sens quand je dis "flambeau", je parle juste des flammes :)

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MessageSujet: Re: Le feu de l'esprit   Ven 3 Jan 2014 - 17:06

Merci Axer  :D !

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MessageSujet: Re: Le feu de l'esprit   Ven 3 Jan 2014 - 17:56

Les images sont bien choisies et bien assemblées, ce qui donne un tout cohérent et super poétique! :D Félicitations!

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:serpent:

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MessageSujet: Re: Le feu de l'esprit   Ven 3 Jan 2014 - 18:00

Merci beaucoup Ailée 👽

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