Encre Nocturne
Bonjour !

Il est conseillé de s'inscrire ou se connecter afin d'avoir accès à l'intégralité des messages du forum.


Entrez dans une dimension littéraire dont le territoire est infini et partagez vos écrits avec les autres internautes !
 
AccueilAccueil  PublicationsPublications  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 IMAGINATION

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage
House

avatar

Masculin Capricorne Messages : 138
Date d'inscription : 03/11/2013
Localisation : Princeton
Humeur : A la morgue

MessageSujet: Re: IMAGINATION   Sam 8 Fév - 16:08

Kawet a écrit:

Par contre, heu… Mettre dans les creepy, comme l'autre, me semblerait plus adapté, non ? x)

Justement non. Va voir la creepy et tu comprendras qu'elle est bien mieux dans longue nouvelle =P

Merci beaucoup en tout cas =D

------------------------------------------------------------------------------------------------
http://www.youtube.com/watch?v=0_zPdM15CxM"
Revenir en haut Aller en bas
http://www.youtube.com/channel/UC7PveZ8DjBVr80gyhQbOY8A
Midnight
Mangeuse d'enfants
avatar

Féminin Capricorne Messages : 535
Date d'inscription : 15/01/2014
Localisation : L'astéroïde B613
Humeur : Flivoreuse

MessageSujet: Re: IMAGINATION   Sam 8 Fév - 16:50

Warg. Tu as raison Kawet, c'est la seule chose à dire.
Revenir en haut Aller en bas
House

avatar

Masculin Capricorne Messages : 138
Date d'inscription : 03/11/2013
Localisation : Princeton
Humeur : A la morgue

MessageSujet: Re: IMAGINATION   Sam 8 Fév - 17:10

C'est… Gentil ? Du coup ? ^^'

------------------------------------------------------------------------------------------------
http://www.youtube.com/watch?v=0_zPdM15CxM"
Revenir en haut Aller en bas
http://www.youtube.com/channel/UC7PveZ8DjBVr80gyhQbOY8A
Midnight
Mangeuse d'enfants
avatar

Féminin Capricorne Messages : 535
Date d'inscription : 15/01/2014
Localisation : L'astéroïde B613
Humeur : Flivoreuse

MessageSujet: Re: IMAGINATION   Sam 8 Fév - 23:24

Ben oui !
Revenir en haut Aller en bas
Ariart

avatar

Masculin Bélier Messages : 183
Date d'inscription : 02/01/2014
Localisation : Là où je m'y attend le moins

MessageSujet: Re: IMAGINATION   Dim 9 Fév - 0:15

J'ai été aspiré dans ton histoire, comme Kawet et Midnight. Vraiment, c'est génial :) !

------------------------------------------------------------------------------------------------
L'Homme n'a pas de mémoire. Il est mémoire.

De moi.
Revenir en haut Aller en bas
http://www.le-dogme-des-ombres.fr/
House

avatar

Masculin Capricorne Messages : 138
Date d'inscription : 03/11/2013
Localisation : Princeton
Humeur : A la morgue

MessageSujet: Re: IMAGINATION   Dim 9 Fév - 20:50

Edition revue et corrigée :

Je suis allé à un vide-grenier hier. Il était là. Sur l’étalage d’un homme que je ne regardais même pas, subjugué par ce qui se trouvait devant mes yeux. Je l’avais désintégré ! Alors pourquoi ? Comment ? Je ne sais pas…
Au souvenir de sa destruction s’ajoutait la perte de mon ami, encore vive au fond de moi, même après tant de mois ; c’est peut-être pour cela que l’attraction qu’il exerçait sur moi fut d’autant plus forte à ce moment-là. Toujours est-il que j’y cédai : Je l’achetai et rentrai chez moi. Là je l’ouvris. La première chose que je remarquai fut les lettres qui s’y trouvaient. Lire les premiers mots de ces dernières me suffit à comprendre d’où provenait leur lueur si familière. Mais comment était-ce possible ? Je les avais détruites en même temps que cette chose affreuse !
Encore aujourd’hui, je me remémore sans peine les enchaînements désastreux qui me conduisirent aux malheurs il y a maintenant de ça un an…


J’étais en 3e. Alors que je m'apprêtais à sortir de cours, une personne m'attrapa violemment et me tira contre un pan de mur avant de parler d’une voix totalement saccadée par le souffle bruyant et rapide que produisaient ses poumons en manque d’oxygène. Comme si ce qu'elle s'apprêtait à proférer allait être ses dernières paroles, elle parla rapidement :
« - Robin ? C'est toi ? Mince ! Je pensais que c'était Calvin ! Peu importe, j’ai plus beaucoup de temps ! Tiens ! Prends ça ! Donne-le-lui vite et ne le lis surtout pas ! »
Cette personne, c'était Mathéo. Un ami de Calvin. C’était quelqu’un d’assez réservé avec qui je n'avais jamais eu l'envie de parler. De plus, il y avait quelque chose de bizarre dans ses yeux au moment où il me parlait. Il avait l’air terrifié, il regardait de tous les côtés sans cesse. Comme si le monde allait l’égorger sans crier gare.
Il partit en courant vers la sortie, ne me laissant ni le temps de penser ni même de refuser quoi que ce soit. Je restais donc inerte, les bras ballants, un sac à mes pieds. Le temps de retrouver un éclair de conscience, je me baissai pour le récupérer. Ne prêtant guère attention à une situation qui aurait dû m'interpeller plus qu'elle ne le fit à ce moment-là, je me dirigeai à mon tour vers la sortie.
A peine étais-je sorti du collège que ma curiosité prit le dessus. Je jetai donc un œil au contenu du sac que Mathéo me donnait 30 secondes auparavant. J’y trouvai ce qui ressemblait à une lettre et un livre de couleur bleu ciel. Un livre bleu sur lequel était écrit en lettres capitales blanches "IMAGINATION". Alors que je m’apprêtais à l'ouvrir pour le lire, mon meilleur ami Calvin vint à ma rencontre, engageant la conversation rapidement :
« - Dis ! Robin ! T’aurais pas croisé Mathéo par hasard ? Il devait me donner quelque chose tout à l'heure… Surtout que je le trouve bizarre ces derniers temps…
- Bah justement, y'a pas 2 minutes, il m'a donné ça pour toi en disant que… »
Avant que je ne puisse terminer ma phrase, il m'arracha le livre et la lettre des mains et s'en alla d'un pas assuré. Je tentai de le héler, mais il continua sa route sans même avoir eu l’air de m’entendre.
M'interrogeant sur le caractère de cet événement qui sortait de l'ordinaire, je rentrai chez moi rapidement. Je mangeai, me lavai et m'endormis rapidement sans repenser à la nature de ce qui venait d'arriver.

Le lendemain, alors que je pensais tous les événements de la veille terminés et croyais que tout était redevenu on ne peut plus normal, je m’étonnai de l’absence de Mathéo, et encore plus de celle de Calvin, que je savais ne pas avoir l’habitude de rater des cours, même quand il était au plus mal de sa forme. Ne m’interrogeant pas plus à ce propos, je me concentrai sur le cours.
C’est après manger pendant le cours de français de 14h à 15h que l’on annonça la terrible nouvelle. Le directeur arriva dans la salle, libéra le professeur. L’incompréhension se lisait dans les yeux de mes camardes. Et sans doute dans les miens aussi.
« - Votre camarade Mathéo est mort hier soir, nous n’en savons pas plus pour l’instant ».
Tous les visages devinrent sombres.

Encore choqué par l’annonce de la nouvelle et totalement désorienté, qui plus est à cause de ce qu’il s’était passé la veille, je me dirigeai vers la sortie du collège sans grande conviction.
Il se passa exactement la même chose qu’hier. Les seules différences étaient que ce fut Calvin. Mon meilleur ami. Et qu’il me donna deux lettres au lieu d’une. En plus de ce fameux livre.
« - Robin ? C'est toi ? J’ai plus beaucoup de temps ! Tiens ! Prends ça ! Ne les lis pas avant d’être rentré chez toi ! Et ne touche pas au livre, débarrasse-t-en ! »
Il partit en courant vers la sortie. De la même manière que Mathéo. Je commençais à avoir peur. La dernière chose que j’eus envie de faire en sortant fut de lire ces lettres. Ce que je ne fis pas. Peut-être aurais-je dû. Peut-être cela aurait changé quelque chose. Je ne sais pas.
Je rentrai donc chez moi, mon esprit au point mort. Je ne mangeai pas, ne me lavai pas et sombrai dans un sommeil de plomb. Tel un mort dans sa tombe.

Au petit matin, vers 7 heures et demi, je mangeais mon petit déjeuner sans une once de plaisir, l’esprit ailleurs. La tête vide, j’allai en cours en espérant que Calvin serait revenu.
Ce n’était pas le cas.
Cela devenait plus qu’inquiétant. D’abord Mathéo… Et Calvin ? Qu’allait-il lui arriver ? Quel était ce livre ? Et les lettres ? Et les lettres ! J’aurais dû les lire avant…
Toutes ces réflexions m’épuisèrent et après manger, en cours de latin, je m’assoupis et sombrai dans un demi-sommeil. Je me souviens encore plus ou moins du rêve que je fis.
Il y avait la brume. Puis un corps pendu par une corde à une potence. Alors que je m’approchais lentement de ce pendule morbide, le corps se tourna vers moi, comme mû par une force d’outre-tombe. Et c’est alors que je le vis. Et je criai :
« - CALVIIIIIN !! »
Et le directeur venait juste de finir sa phrase :
« - … mort de votre ami Calvin. Je suis désolé. Comprenez bien que… »
Tout le monde se tourna alors vers moi, inquiet. Le directeur me dévisagea :
« - Robin, calmez-vous, je comprends votre bouleversement mais contrôlez-vous s’il vous… »
Je perçus sa phrase comme au ralenti, n’essayant même pas de la comprendre, je me rendis compte que j’étais trempé, que mon cœur battait la chamade ; j’attrapai mon sac et me précipitai à l’extérieur en direction de ma maison. Ne tenant nullement compte des cris de protestations que j’entendais derrière moi, et alors que j’étais en train de courir pour arriver le plus vite possible chez moi, je pensais :
« Je dois absolument lire ces lettres, je dois absolument les lire, je dois comprendre ce qu’il se passe, je DOIS savoir »

Arrivé devant ma porte, je tournai fébrilement la clé dans la serrure, manquant de m’écorcher les doigts. Une fois à l’intérieur, et sans même prendre le temps de refermer la porte derrière moi, je me précipitai dans ma chambre. Là, je soulevai à la vitesse de la lumière toutes les feuilles qui reposaient sur mon bureau, à leur plus grand désarroi. Après avoir mis une vingtaine de bouts de papier au tapis, je trouvai les fameuses lettres. Je décidai, sans vraiment prendre le temps d’y réfléchir, de commencer par celle de Mathéo.
Les ayant de nouveau en ma possession, voici exactement ce que je lus il y a un an :

Cela fait maintenant une semaine que j’ai commencé ce livre trouvé au détour d’un étalage de romans d’occasions. J’ai décidé de coucher par écrit des observations sur ce dernier. Il y a tout d’abord deux choses : La première est que j’ai trouvé d’étranges papiers au début du livre. De simples feuilles sur lesquelles étaient écrits de courts textes, en différentes langues, et que le temps avait rendues illisibles ; je les ai jetées. La seconde chose est que j’ai l’impression qu’il a une incidence sur moi. Sur ma manière d’envisager les choses en fait. C’est-à-dire que depuis que je l’ai commencé, j’ai chaque jour un peu plus peur de ce qui m’entoure. Je n’ai pas encore compris pourquoi, mais je suis déterminé à le terminer pour en percer le secret.
Ca y est. Je comprends enfin ce qu’il m’arrive. C’est comme si la lecture du livre exacerbait l’imagination de quiconque le lisait. Je m’explique : Prenez une table. Habituellement, lorsque vous regardez la table, ce n’est rien d’autre qu’une table. Or, lorsque l’on lit les écrits de ce livre, la table n’est plus vraiment table. C’est une table qui est capable de se métamorphoser, de se mouvoir, de parler, d’interagir avec les autres objets et les autres êtres vivants. En somme, notre esprit lui donne vie. Je vais continuer à lire ce livre pour voir jusqu’où est capable d’aller ma propre imagination.
C’est mauvais. Je n’aurais jamais dû continuer ainsi. Mon imagination s’empare de ma raison et me pousse de plus en plus vers la folie. L’imagination amène vers quelque chose de déraisonnable pour le quotidien. L’imagination poussée à l’extrême fait remonter du plus profond de nous les choses qui nous terrifient le plus. Si quelqu’un a peur des araignées, alors la table dont je parlais se métamorphosera en araignée. C’est comme si le danger était omniprésent ; dans la rue, chez soi, au collège. Chaque chose que l’on voit devient une menace. Le pouvoir de l’imagination sur la peur est affolant. Ce livre est dangereux, je dois arrêter de le lire.
Je n’ai pas réussi. Ce livre est hypnotisant. Une fois que l’on s’est rendu compte de son pouvoir, bien que l’on sache vers où cela nous mène, on ne peut s’empêcher de le continuer. Je ne comprends pas. Je ne veux plus comprendre. Je veux juste arrêter d’avoir peur et d’imaginer le mal partout ! Il faut que quelqu’un empêche ce livre de faire d’autres victimes. Je ne suis sûrement pas la première ni la dernière. Et je ne peux m’empêcher d’imaginer mon suicide de toutes les façons possibles et inimaginables. Je vais te donner cette lettre Calvin. Avec le livre. Je sais que tu sauras quoi faire. Brûle-le, déchire-le, mais surtout, ne le lis pas.
Adieu.


Voilà ce qu’avait tenu à dire Mathéo à Calvin. Je regardais à présent le livre autrement. J’étais dégoûté par l’horreur de ce qu’il avait fait subir à Mathéo et mon ami. Pire, j’étais même attiré par ce bleu. Ce bleu ciel. Et ces lettres… comme des nuages de bonheur. Mais je ne devais pas céder, en tout cas pas avant de lire la seconde lettre.
Le texte était plus précipité que celui de Mathéo. Moins réfléchi, beaucoup plus paniqué. Comme écrit dans l’urgence. La lettre m’était adressée. Comme elle l’avait été pour Calvin. Voici ce dont mon meilleur ami avait voulu m’avertir :

Robin ? Je vais m’adresser à toi directement. Ecoute, tout ce qu’a dit Mathéo est vrai. Ce livre est dangereux. Quand tu le commences, tu ne t’arrêtes plus. En un après-midi j’ai découvert les affreux tourments dans lesquels il te plonge. Et crois-moi, si je pouvais faire marche arrière, ce serait sans hésiter. Je t’écris ce message au prix d’un énorme effort de concentration car je sais qu’à peine aurais-je posé ce stylo que cela recommencera. Je t’amènerai cette lettre, celle de Mathéo et le livre demain à la sortie. Encore une fois, ce sera très difficile pour moi mais tu dois détruire ce livre. Il ne me laissera jamais le détruire. Lorsque je m’approche de lui avec la ferme intention d’en finir, une sorte de flash se produit et je tremble tellement que toute manipulation est impossible. Je m’en remets donc à toi. Trouve le courage de faire quelque chose. Je ne sais pas… Brûle-le, déchire-le, mais surtout, ne le lis pas.
Adieu.


C’en était terminé de mon ami. De rage, et c’est sans doute cela qui me sauva à cette époque, je saisis le livre ainsi que les lettres de mes amis, et, après avoir pris la corbeille à papier de ma chambre que j’avais vidée la veille, j’entrepris de déchirer chacune de ses pages, encore et encore, tout en pleurant à chaudes larmes. Après avoir fini mon massacre, et ce dernier ne suffisant sûrement pas à ma rancœur, je pris le récipient métallique puis me dirigeai vers la cuisine. Là, je trouvai ce que mon cœur demandait : une allumette. Je la grattai.
Flamme.
En un instant, tout partit en fumée. Ma tristesse aussi. Mais simplement quelques minutes, tout au plus quelques heures. Ensuite je me remis à penser à Calvin… Et ce jusqu’à aujourd’hui.


Pourquoi le livre m’a-t-il laissé le brûler à cette époque ? Sans doute parce que cela servait ses desseins. Il me laissait le détruire pour mieux renaître, pour mieux me détruire à son tour.
Et aujourd’hui je suis dans ma chambre. Au milieu de toutes les choses qui me plaisent le plus au monde. Et… Je ne peux pas m’empêcher de penser à mettre un terme à mon existence. Parce que j’ai moi aussi succombé, j’ai moi aussi lu ce livre et j’ai moi aussi compris son terrible pouvoir.
Le pire dans tout ça doit être le fait que tous mes souvenirs concernant cet événement viennent d’être consignés par écrit à cause de cette main que je regarde sans avoir le courage d’arrêter. Que je regarde comme si elle était douée d’une volonté propre. Comme si un lien la reliait à mon esprit et l’obligeait à transcrire l’exactitude de mes pensées ainsi que la brume sombre entourant mon passé. Certes, ça fait carrément cliché. Mais après tout, peut-être que les écrivains n’ont pas tort de mettre en scène des personnages tels que moi. Ca fonctionne pour eux ; je ferais sans doute un très bon sujet d’écriture.
Mais là c’est moi qui écris. Enfin ma main. Puisqu’elle est douée de l’indépendance. Et finalement, j’en arrive à penser que ce n’est pas plus mal qu’elle écrive. Au moins, je ne sombrerai pas dans l’oubli. Enfin si, peut-être. Sans doute même. Mais on ne sait jamais, quelqu’un trouvera probablement un jour le moyen d’en terminer avec ce livre. Quoique non. Mais peu importe, c’est une lettre d’adieu. Et il n’y a pas de place pour l’espoir lorsque l’on dit adieu.
Je m’adresse donc pathétiquement à la prochaine personne qui aura peut-être ces écrits entre les mains. Je vous en conjure, si un jour vous rencontrez ce livre et que ce dernier contient cette lettre :
Brûlez-le, déchirez-le, mais surtout, ne le lisez pas.
Adieu.



Ils l’avaient prévenu pour le livre, maintenant il était trop tard.
Sa main lâcha le stylo. Ce dernier chut au sol. Lui non. Il se leva lentement et fit sans aucun doute les mêmes gestes que ses amis avant lui. Il alla chercher une chaise dans la cuisine puis une corde d’escalade dans le grenier. Ensuite il fit un nœud coulant, comme on en voit dans les westerns spaghettis. Avant de se diriger vers la chaise pour effectuer son dernier geste. Il prit un récipient et y déchira sa lettre, celle de Mathéo et enfin celle de son meilleur ami qu’il allait bientôt rejoindre. Puis il prit le livre entre ses mains et le regarda longuement. Il le fixa une dernière fois, lui, le berceau de tous ses malheurs : IMAGINATION. Bleu et blanc, de bien belles couleurs, évocatrices de joie et d’espoir. Tout ce qu’il n’avait plus et tout ce qu’il n’aura jamais trouvé entre ces pages. Il entreprit de le déchirer une seconde fois. Il savait que le livre le laisserait faire. Le livre savait qu’il renaîtrait ailleurs pour tourmenter quelqu’un d’autre, son travail ici était terminé ; tout comme la besogne de Robin se termina. Il réussit à attacher la corde à sa mezzanine. Il positionna le récipient en dessous de la corde. Puis il prit la chaise, la décala légèrement par rapport au contenant des lettres, de sorte que si un objet s’échappait de sa main droite, il tomberait à l’intérieur. Il prit une boite d’allumette. Il monta sur la chaise. Il passa la corde à son cou. Il gratta une allumette qu’il tint ensuite dans sa main droite puis donna un coup dans la chaise. L’allumette chuta, tomba ; entraînée par la gravité, elle atterrit dans le mélange des peurs de chacun et dans l’IMAGINATION.
Flamme.

------------------------------------------------------------------------------------------------
http://www.youtube.com/watch?v=0_zPdM15CxM"
Revenir en haut Aller en bas
http://www.youtube.com/channel/UC7PveZ8DjBVr80gyhQbOY8A
House

avatar

Masculin Capricorne Messages : 138
Date d'inscription : 03/11/2013
Localisation : Princeton
Humeur : A la morgue

MessageSujet: Re: IMAGINATION   Dim 9 Fév - 22:13

Ariart a écrit:
J'ai été aspiré dans ton histoire, comme Kawet et Midnight. Vraiment, c'est génial :)!

Merci Ari !! =D

------------------------------------------------------------------------------------------------
http://www.youtube.com/watch?v=0_zPdM15CxM"
Revenir en haut Aller en bas
http://www.youtube.com/channel/UC7PveZ8DjBVr80gyhQbOY8A
House

avatar

Masculin Capricorne Messages : 138
Date d'inscription : 03/11/2013
Localisation : Princeton
Humeur : A la morgue

MessageSujet: Re: IMAGINATION   Lun 10 Fév - 19:20

EDITION DEFINITIVE

Ceci est une édition revue et corrigée. Après avoir pris en compte toutes les critiques de mon entourage proche et les vôtres, je vous livre la version définitive, celle qui sera probablement envoyé pour le concours de nouvelle de ma librairie. J'espère pouvoir vous faire honneur en gagnant un petit pris, gros gros bisous les amis ! Et si vous voulez la commenter encore une fois, y'a pas de soucis, ça me fait plaisir ! Je vous aime bande de patates ! Merci à tous !


Spoiler:
 

------------------------------------------------------------------------------------------------
http://www.youtube.com/watch?v=0_zPdM15CxM"
Revenir en haut Aller en bas
http://www.youtube.com/channel/UC7PveZ8DjBVr80gyhQbOY8A
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: IMAGINATION   

Revenir en haut Aller en bas
 
IMAGINATION
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Encre Nocturne :: Écrits :: Écrits courts :: Nouvelles-
Sauter vers: