Encre Nocturne
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 Libertalia[TP]

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MessageSujet: Libertalia[TP]   Dim 2 Mar 2014 - 21:41

Bon je n'ai pas posté depuis très très longtemps alors qu'est-ce qui ma donner envie de réecrire ?  Tout simplement un jeu: Cinejeu, où il faut faire son film de A à Z en passant par le scénario et l'affiche...
Je viens donc poster une première partie du scénario d'un film nommé Libertalia. C'est un peu "test" pour voir si je peux continuer à faire ça:

"Libertalia, république de la liberté et de la démocratie."  

Ils répetèrent cette phrase solennellement, tous alignés tels des murs de cartes. Ils obéissaient aux moeurs, sans fléchir ni flancher. Ce rituel sacré se répétait tous les matins à 8h00 dans la République très spéciale de Libertalia. Le gouvernement était démocratique en facade mais la dictature et la terreur regnaient dans le coeur des gens. L'observation et l'espionnage des citoyens étaient monnaie courante pour le pouvoir en place, ou plutôt pour le dictateur en place.  

Marc venait de se réveiller, à demi hébété, il se dirigea vers la salle de bain pour faire sa toilette matinale. Ayant fini ce geste quotidien, il s'habilla et fit son déjeuner. L'appartement de Marc était plutôt petit, il ne possédait aucune décoration particulière et rentrait dans la norme imposée par le régime. Le soleil commençait à émerger et il partit pour son travail. Son métier consistait à aider le gouvernement à démasquer les opposants politiques sur internet. Quand il fut arrivé, il salua ses collègues et son chef de section. Ensuite, un responsable lui donna l'emploi du temps de la journée:  



"Bon aujourd'hui ce n'est pas très chargé, il faut inspecter un site qui m'a l'air suspect et qui serrait susceptible d'être en lien avec la Résistance.  

- Ok, il n'y a rien d'autre ?  

- Non.  

- A tout à l'heure ! lui répondit Marc "  

Ensuite il s'assit a son bureau et commença son investigation. Ce site web, ou plutôt ce forum était à première vue inoffensif : fréquenté par des adultes responsables et fidèles au régime. Mais ce n'était que la pointe de l'iceberg, dans le fond, certains utilisateurs exprimaient une opinion assez extrémiste, la liberté de la presse et les libertés individuelles... Il essaya de déceler la personnalité de ces personnes: étaient-ce de vrais terroristes ou simplement des blagueurs sans aucun intérêt ? Il en conclut que l'on avait poussé un peu loin la répression, allant jusqu'à analyser le moindre mot banni du vocabulaire de Libertalia. Ces derniers temps de crise, ce qui passait le mieux c'était l'ordre, le rapport de force exercé par le pouvoir en place pour impressionner et rassurer les gens.  

Et ils avaient peur des Résistants: "Des personnes qui n'ont plus leur tête !" disaient la plupart d'entre eux, et ils les comparaient à des terroristes, des produits non-finis de la société. La sonnerie de midi retentit tel la sirène de l'alerte Attentat: forte et terriblement longue. Tous se ruèrent vers la cantine commune. Marc s'assit aux côtés de Michael, un collègue qui s'occupait de tout ce qui touche à l'informatique. Il se parlèrent, racontant la matinée qui venait de s'écouler:  

"Alors ça va ? demanda Marc  

- Oui très bien, sauf que ce matin un sale hacker terroriste a obtenu des informations sur plusieurs affaires d'État.  

- Ah ces Résistants, la pourriture de la société, il faut les éliminer de notre République, affirma t-il.

- Le président, y a que ça qui a du bon. Sinon toi ça bosse bien du côté de ton secteur ?  

- Boh, je suis allé voir un forum qui était suspect, j'ai pas trouver de traces liées à tu-sais-quoi.  

- Bon j'te laisse"  

Il s'en alla et Marc resta quelques minutes à réfléchir. Les yeux rivés sur le vide, il se demanda s'il devrait faire ce sale boulot toute sa vie. Traquer, traquer, traquer. Sa vie se résumait à ce mot désormais, il n'y avait plus aucun sens. Il se leva, poussa la porte et se dirigea vers son bureau. Du courrier traînait sur le meuble, dont une lettre. Elle fut ouverte puis Marc la lut tranquillement, attentivement, en prenant son temps:  

" A Mr Marc xxxx  

Cher Marc,  

Tu ne me connais peut-être pas mais je suis une vieille connaissance. Je voudrais te faire part de quelque chose: tu est surveillé. Ton appartement est bourré de micro caméras qui te filment en permanence et qui écoutent tes conversations.  

Je sais, c'est difficile de croire un inconnu mais vérifie s'il te plaît par toi même. Si tu veux nous pouvons nous rencontrer à la Place A-5T à 23h00.  

Cordialement,  

Un bienfaiteur inconnu,"  

Ce fut un déchaînement dans sa tête. Lui, surveillé ? Alors qu'il était le premier à clamer son appartenance et sa fidélité à la République ! Il prit à la légère ce que ce mystérieux personnage lui avait dit. Le soir venu, quand il fut rentré, il cassa une lampe. A sa grande stupeur il découvrit une caméra de quelques millimètres, à peine visible à l’œil nu. Une pensée lui traversa l'esprit: "Cet homme avait raison, je suis observé et de très près on dirait !". Il décida alors d'aller à sa rencontre, après tout il serait aussi en sécurité dehors que dans son appartement.  

Il y avait un couvre-feu à 8h00. Il existait dans les lois, les textes juridiques, mais n'était pas appliqué. La lune luisait faiblement à cette époque de l'année, les rayons se dissipaient doucement... Il arriva sur la place, il n'y avait personne. Il attendit quelques minutes et vit arriver quelqu'un. Il s'approcha de cette forme ténébreuse est entendit un petit chuchotement: "Suis moi". Sans réfléchir, ni se poser de questions, il le suivit. Enfin ils arrivèrent dans une petite ruelle vide, et il s'adressa subitement à Marc alors que celui ci allait commencer la conversation:  

"Vous m'avez écouté alors.  

- Ce n'est pas très dur de vous croire après avoir découvert un micro dans mon appartement...  

- Ce n'est rien ça, ils savent tout sur vous de l'enfance à aujourd'hui. Dites-moi, avez vous des parents ?  

-Oui mais maintenant ils sont morts.  

-Ils n'étaient pas vos vrais parents biologiques.  

-Comment ça ?  

-On peut se tutoyer ?  

-Oui.

-Donc je reprends, tes parents ont été à la tête du mouvement de la Résistance et pour éviter que leur fils reprenne le flambeau (tu vois ce que je veux dire), ils t'ont donné une fausse identité avec de faux parents dès tout petit.  

[Manque une réplique de Marc]

-Oh tu n'as pas besoin de croire, la vérité viendras d'elle même"  

Il présenta alors un document où apparaissait le nom des parents adoptifs de Marc avec à côté le nom de ses vrais parents. Effaré, troublé, tel était le mot. En une soirée, les fondements de sa pensée s'étaient effondrés. Désormais il ne restait que lui, cette personne qui lui avait fait prendre conscience de sa vie.  



Il fut emmené par le résistant au QG de la Résistance. L'entrée était était cachée dans une maison ordinaire. En fait il était situé dans les souterrains, étendant son réseau de tunnels à travers toute la ville. Il y avait beaucoup de monde qui sortait, rentrait, soignait les blessés, supervisait les opérations de sabotage... Tout ce vacarme donna mal à la tête à Marc. Il y a 5 h il était dans un des bâtiments du gouvernement, maintenant il fraternisait avec l'ennemi. Il entra dans le bureau du Chef de la Résistance, il était en train d'écrire ou d'annoter quelque chose sur un carnet. Il leva les yeux et le fusilla du regard. Il fit ensuite ensuite un léger sourire pour exprimer sa satisfaction. L'air était pesante, chargé de cendres, le ventilateur tournait à plein régime et faisait un bruit de réacteur d'avion.  

"C'est toi le fils de Ernesto et de Maria.  

-C'est qui ? Mes parents ?  

-Bien sûr, triple idiot ! Non j'rigole, alors pas trop dur ces révélations accablantes ?  

-Je suis... bouleversé, je n'ai pas de mot pour ça.  

-Ici on appelles ça le Syndrome de la reconnaissance, quand une personne est attaqué dans les plus profonds recoins de son âme, elle est confuse, se sent changée et transformée.  

- L'idée que vous n'êtes pas des terroristes mais des héros me déchire la tête.  

-Ça viendra, ça viendra. répondit-il"  

Marc se dit qu'il avait l'air sympa le Chef de la Résistance, rien à voir avec la propagande du régime qui le présentait comme un débauché, un irresponsable, un....  


Correction de Rimi (The Great):
 
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MessageSujet: Re: Libertalia[TP]   Lun 10 Mar 2014 - 17:01

up :-D: 
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Midnight
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MessageSujet: Re: Libertalia[TP]   Lun 10 Mar 2014 - 17:48

Hum... Je crois avoir lu quelque part que les "faux" commentaires pour faire remonter un texte étaient interdits... Je me trompe ? Un conseil : poste la suite, tu ramèneras plus de monde !
Et si tu veux un avis sur ton texte, il est plutôt bien, je trouve ! Et désolée pour ce manque de constructivité...
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Meredith Epiolari

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MessageSujet: Re: Libertalia[TP]   Sam 24 Mai 2014 - 13:26

Bon alors, l'histoire en elle-même est intéressante quoi que assez classique mais je trouve que ton point faible est que tes dialogues sont très plats.
- Salut, ça va ?
- Ouais et toi ?
On peut utiliser ce types de dialogues en écriture pour dénoncer la banalité d'une situation mais je trouve que ça ne correspond pas trop à ton histoire.

Ensuite, on s'attend à en savoir plus sur ce régime que l'on devine totalitaire. D'accord, Marc est filmé. Mais quoi d'autre ? Comment les habitants de Libertalia sont-ils privés de liberté ? On ne sait même quoi contre quoi doit lutter la Résistance, quelles sont les idées du régime que déjà il se trouve enrôlé ! Désolée de dire ça mais ça me fait penser à une mauvaise copie de 1984...

Enfin, je ne sais pas si tu voulais faire une suite mais la fin est carrément ratée, tu devrais terminer sur une phrase qui provoque plus de suspense...

Niveau détails :
- Tu as oublié une réplique de Marc dans sa conversation avec l'inconnu
- L'inconnu tutoie Marc dans la lettre puis lui demande par la suite s'il peut le tutoyer après l'avoir vouvoyé
- "vos vrais parents biologiques", ça créé une redondance

Je sais que mon commentaire est un peu dur, je t'encourage malgré tout à tâcher d’étoffer car il est évident que tu sais raconter une histoire. Bonne chance :la:
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MessageSujet: Re: Libertalia[TP]   

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Libertalia[TP]
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