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 [TP] Le journal de Jonathan Robbins

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Fantaisie

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Féminin Bélier Messages : 633
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MessageSujet: [TP] Le journal de Jonathan Robbins   Mar 11 Mar - 14:29

Hey ! Voilà une rédaction sur le thème de l'utopie (encore). La première version (ici) n'avait pas convenu à ma prof (certes, elle était très légèrement hors-sujet, mais bon voilà…), donc finalement j'ai rendu ça :

À la veille de l'expérience qui transformera à jamais ma vie et celle de ma chère famille, ainsi que, je l'espère, de ceux que nous côtoieront bientôt comme nos frères, je veux commencer à tenir un journal afin de rendre compte des difficultés, des joies et des progrès que le Ciel nous enverra dans cette entreprise. Nul doute qu'elle sera finalement aussi couronnée de succès que mon cœur le souhaite.
Jonathan Robbins, 1962.

Samedi 11 Septembre :  Voilà trois jours que nous remontons le fleuve. Susan et les filles ne cessent de s'extasier devant les merveilles que nous offre la forêt vierge. Elles sont de plus en plus impatientes d'arriver. Je dois avouer que moi aussi, j'ai peine à contenir mon excitation. À la seule pensée de ma mission parmi les hommes bons et simples avec lesquels nous allons vivre, mon cœur s'emplit d'allégresse. Mon prédécesseur m'a fait savoir dans sa dernière lettre que les villageois se montraient assez peu intéressés par la parole qu'il leur apportait, mais qu'ils étaient par ailleurs de très bonnes gens. De très bonnes gens qui vivent de ce que le Ciel leur prodigue, en bonne entente dans la plus parfaite des fraternités. Ils connaissent, m'a-t-il écrit, tout de la nature qui les entoure et leur offre un refuge à nul autre pareil. Il ne leur manque que la grâce divine, et cette lumière, c'est moi qui en suis le porteur, et qui en éclairerai ce refuge qui sera alors débarrassé de son obscurité latente, pour n'être plus que perfection pour ses fervents occupants. Car j'y parviendrai, moi, j'en fais le serment devant Dieu.

Dimanche 12 Septembre : Enfin nous y sommes. La première journée fut longue et rude, mais remplie de satisfactions. Je tenais à arriver un dimanche, jour du Seigneur, une belle augure qui ne nous aura certes pas déçu. Le temps était splendide. Les villageois (s'il faut qualifier de village l'ensemble hétéroclite de huttes qu'habitent nos hôtes) nous ont fait bon accueil. Même s'il a fallu un peu de temps pour qu'ils osent venir à nous, malgré les incitations de David, le missionnaire qui me cède la place. Les enfants sont les plus curieux, bien-sûr. Peut-être devrais-je commencer avec eux. Déjà Mary et Judith sont-elles entraînées dans quelques-uns de leurs jeux, mais jamais trop loin de Susan. Elles ne sont pas encore totalement en confiance, je le vois bien, et c'est certes normal qu'elles gardent leurs distances. Tout cela viendra à son heure, et Susan, toujours inquiète, m'approuve sur ce point. Notre installation dans la maison de David, la nôtre à présent, s'est déroulée pour le mieux. Le confort est certes spartiate, mais nous nous en accommoderons fort bien. Pour l'heure, je n'aspire qu'à un peu de repos, et je suis certain que Dieu nous accordera demain une journée aussi favorable.

Mercredi 15 Septembre : À peine arrivé et voilà que déjà je néglige mon journal. Non sans quelques raisons toutefois. Nos débuts dans la communauté ne sont pas faciles, et j'étais le soir trop épuisé pour écrire. La langue est la plus terrible des barrières. David m'en a bien enseigné quelque mots avant de nous quitter lundi matin, mais elle est si dissemblable de la notre qu'il m'a été impossible de les retenir. Un vieil homme de la tribu consent à m'enseigner les rudiments de leur langage. Mais ne sachant lui-même que peu de mots du mien, nos leçons sont plus que laborieuses. Le jour où je pourrai leur parler enfin de Dieu n'est pas encore venu. Mais il viendra, je m'y attelle et ma persévérance est aussi grande que ma foi. Susan est assez désemparée. Je crois qu'elle réalisait encore moins que moi l'ampleur de notre tâche. Elle prie longuement Dieu de nous accorder le succès. Les filles aussi sont perturbées par les activités de leurs frères indigènes. Il faut dire qu'ils sont libres d'aller et venir sans cesse, nus le plus souvent, et leurs parents, qui les chérissent pourtant, je n'en doute pas, les laissent grimper aux arbres ou dans les pirogues, ou aider leurs aînés à fabriquer des flèches à l'aide de grandes machettes. Ils semblent inconscients du danger qui les entoure. Penser que ces pauvres petits êtres ne sont même pas baptisés me déchire le cœur. Mais je ne perds pas espoir pourtant, ce ne sont que les trois premiers jours, et je ne doute pas que les prochains verront déjà les contrariétés se disperser, puisque Dieu le veut.

Vendredi 24 Septembre : Cela fera bientôt deux semaines que nous nous sommes installés. Je n'ai pas jugé nécessaire de rendre compte jour pour jour de notre existence ici tant les changements sont lents, mais je ne diffère pas plus longtemps le plaisir d'écrire que les choses s'arrangent pour nous. Je commence à savoir communiquer, très sommairement, avec nos frères païens. Ce midi, il a fallu rompre le jeûne du vendredi pour partager avec eux un repas de viande. Les filles ont cependant boudé la chair de singe, plus par dégoût que par ferveur chrétienne, à mon avis. C'est pourtant délicieux, en réalité, une fois que l'on s'est fait à l'idée. Il n'est pas encore question de Dieu avec nos hôtes, je serai bien en peine d'exprimer la seule idée de religion avec le peu de vocabulaire que j'ai déjà acquis. Nous faisons en sorte néanmoins de prier régulièrement et ouvertement devant notre maison afin de les préparer à cette idée. Et, bien-sûr, d'attirer les bonnes grâces de Dieu sur notre noble entreprise.

Dimanche 26 Septembre : Je suis allé aujourd'hui à la chasse avec deux hommes de la tribu. Je serai bien en peine d'écrire ici leurs noms, et ils rient chaque fois que je me risque à les prononcer. Ce peuple rit d'ailleurs beaucoup, et c'est un ravissement que cette insouciante hilarité. Mary et Judith n'aiment rien tant que rire avec les enfants, même si elles restent souvent à l'écart de leurs jeux, d'autant que leur mère, ma chère Susan, leur fait la classe une heure ou deux chaque jour (sauf le dimanche, bien entendu). Mais voilà que je m'écarte de mon sujet. J'ai donc accompagné ces deux braves hommes à la chasse au singe. Ils sont impressionnants de discrétion. Leurs pieds trouvent les endroits où nulle feuille ne se froisse. Leurs arcs se tendent sans un craquement. Leur langue même se mue en sifflement pour être moins audible. Je ne les ai pas suivis longtemps, je n'ai pas leur silence et Dieu a donné aux singes de bonnes oreilles.

Dimanche 10 Octobre : Voilà un mois que nous sommes là. Le temps s'écoule sans passer, rien ne change sauf peut-être ma connaissance de ce peuple qui nous est si étranger. Je pense connaître tout ce qui se mange actuellement dans la région, puisqu'on nous invite de temps en temps à partager un repas, quelques mots de plus et la plupart des visages. Je commence à discerner les individus dans des traits qui me paraissaient il y a peu tous semblables. Leurs noms en revanche restent difficilement prononçables. Je dois dire que ce peuple que j'imaginais un peu frustre m'impressionne : ils vivent dans une harmonie que rien ne vient troubler. Ils semblent une grande famille, qui partage tout. La nourriture est abondante, grâce à la forêt et à la rivière, aussi nulle querelle ne surgit-elle autour des feux de cuisine. La confiance et la fraternité règne. Un mois, et jamais la moindre voix haussée avec colère. Lorsqu'enfin Dieu portera son regard sur ces hommes, et qu'ils le lui rendront avec ferveur, je n'aurai pour eux plus la moindre crainte, ni pour leur bonheur, ni pour leur salut.

Dimanche 17 Octobre : La vie suit paisiblement son cours. Mon vocabulaire s'étoffe de jour en jour, même si je reste très loin du compte. Il y a quelque chose dans leur grammaire qui m'échappait. Alors je me suis penché sur la question avec mon professeur. Et j'ai pris conscience de deux choses incroyables. Tout d'abord, ils n'ont pas de temps. Pas de passé. Pas de futur. Ils vivent au présent. Ils ont des souvenirs, bien sûr, et les racontent parfois, et c'est comme si les temps passés étaient encore là, présents, comme si les aïeux qu'ils évoquent alors étaient juste là. Vivants. C'est incroyable cette culture que je découvre au fur et à mesure que ma compréhension de leur langue s'affine. De plus, un autre fait m'a enfin frappé aujourd'hui : ils n'ont pas de nombres. Ces gens ne comptent pas. Ils cueillent un peu de fleurs. Ou beaucoup. Ils mangent quelques poissons. Ou des tas. Peu leur importe combien, tant que tout le monde a suffisamment. Les mères se fichent de savoir si elles ont deux enfants, ou cinq. Elles les nomment, les connaissent, et les aiment. Et c'est bien assez.

Jeudi 21 Octobre : Un enfant est né ce matin. Je voulais le bénir au moins, à défaut de baptême. On ne m'a pas laissé le voir. J'ai appris à cette occasion un nouveau mot. « Étranger ».

Dimanche 24 Octobre : Il ne sera pas facile d'emmener nos frères indigènes vers la lumière du Seigneur. J'ai abordé le sujet de la religion avec le vieil homme qui m'enseigne leur langue. Son visage s'est fermé dès l'instant où il a compris de quoi je l'entretenais. J'ai tenté de discuter, mais les mots m'ont trop vite manqué. De sa réponse, je n'ai compris que la dernière phrase, que je retranscris approximativement : « Ton Dieu est un étranger. On a pas besoin des étrangers. ». J'ai préféré ne pas insister, et l'affaire a été semble-t-il aussitôt oubliée. Pas pour moi, bien-sûr, que Dieu m'en préserve.

Lundi premier Novembre : Nous avons célébré en famille la Toussaint, et le souvenir de mes ancêtres m'a redonné courage. La foi les a sauvés, et bientôt elle sauvera la tribu que je me dois de convertir. Au plus vite : une vieille femme est morte aujourd'hui. Je n'ai pas vu les rites païens qui lui ont certainement rendu hommage en l'arrachant au paradis, mais l'atmosphère était des plus funèbres. Je suis fermement résolu à ne plus laisser une seule de leurs âmes se perdre.

Dimanche 7 Novembre : La situation est en train de virer à la catastrophe. Depuis mardi, la colère monte, une colère sauvage dont je n'avais jusqu'alors jamais soupçonné l'existence. J'ai eu ce jour-là le malheur de parler de Dieu le Père à quelques enfants que j'avais pris à part. Grave erreur. Ils n'ont certainement pas compris plus que leurs aînés les bienfaits que je leur prodiguais ce faisant. Et leurs parents n'ont certes pas apprécié le fait que « l'Étranger dise des mensonges bizarres sur un espèce de monstre géant » à leur progéniture. Mon insistance le lendemain, et le surlendemain auprès des adultes n'a bien-entendu en rien fait retomber la tension. Les trois jours suivants, j'ai tenté différentes approches, sans autre résultat que de me heurter à une opposition sans cesse plus obstinée. Samedi soir fut le théâtre de ma première dispute avec ma femme. Elle craignait pour notre sécurité, celle de nos filles. Elle traitait nos hôtes de sauvages, et  même pire. Elle voulait rentrer. Mais je suis résolu à ne pas les abandonner. Je n'ai pas dormi de la nuit. Les filles pleuraient dans leurs lits. Nous n'avons pas quitté la maison de la journée, nous consacrant à la prière. Dehors, les villageois vaquent à leurs occupations, et les rires retentissent comme à l'ordinaire. Seuls quelques regards soupçonneux se dirigent de temps à autre vers notre maison. Je m'y sens bien seul.

Mardi 9 Novembre : Nous sommes maintenant sans cesse surveillés. Chaque personne à qui je m'adresse est sur la défensive. Je ne peux m'entretenir sereinement qu'avec le vieil homme qui me sert de professeur. Nous avons eu une longue discussion. Je ne peux pas tout en retranscrire, et je veux y réfléchir avant d'en dire quoi que ce soit.

Lundi premier Décembre : Me voilà enfin, après trois semaines, avec les idées suffisamment claires pour reprendre ce journal. J'ai fait parvenir une lettre à ceux qui nous ont envoyé ici. Un bateau arrivera demain. Susan refuse de rester un instant de plus, arguant que je me bats pour une cause perdue. Elle a absolument raison. Le peuple à qui je m'enorgueillissais d'apporter la Lumière Divine n'en veut pas. N'en a pas besoin, tout simplement. Ces gens ont tout pour être heureux et n'aspirent qu'à ça. Peu leur importe un hypothétique paradis céleste, peu leur importe un hypothétique dieu. Ils n'ont rien à apprendre de moi, et je n'ai rien à leur offrir de mieux que ce qu'ils ont eux-même construit. En revanche, moi, j'ai beaucoup à apprendre d'eux. Le monde entier à beaucoup à apprendre d'eux.
Un bateau arrivera demain. Je n'y monterai pas. Susan s'en va avec les filles. Je sais qu'elle ne me pardonnera jamais. Mais eux, eux m'ont déjà pardonné. Ils veulent bien que je reste un peu. Et je préfère mille fois rester ici, et apprendre leur langue et leur vie, plutôt que de retourner à la vie citadine recluse et à un Dieu que l'on vénère aveuglément et que l'on veut imposer à tous. À un Dieu qui offre un paradis de contraintes et renie la diversité. À un dieu dont je commence très sérieusement à remettre en cause l'existence. Deux mois et demi leur ont suffit pour changer un homme, quand tous les dieux du Monde ne les changerait pas, eux. Du moins je l'espère. J'espère que jamais on ne leur retirera le bonheur qu'ils ont trouvé, là, loin de tout et proches d'eux-même. Je devrais peut-être partir, et couper tout ce qui les lie à ce qui se proclame « Civilisation » avec toute la prétention dont elle est capable. Je devrais peut-être partir mais je ne peux pas. Avant, il faut que je comprenne. Avant, il faut que j'apprenne à vivre en harmonie avec ceux qui m'accueillent sans retenue ni rancune. Avant, ils faut que nous nous comprenions, enfin.
Alors je reste. Pour trois mois, peut-être, ou pour un an, ou même plus. Qu'importe : ici, on ne compte pas.


Alors ?
Petite remarque : en fait, ce peuple et ce missionnaire, je les ai pas vraiment inventés. Je vous invite à regarder mon commentaire ci-dessous (le troisième) pour plus de détails… Wink

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(Pierre Dac)


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Meredith Epiolari

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MessageSujet: Re: [TP] Le journal de Jonathan Robbins   Mar 11 Mar - 15:48

Personnellement, je préfère cette version à celle d'avant même si la notion d'utopie est plus floue mais c'est justement intéressant puisque contrairement à l'autre texte, tu pars d'abord d'un point de vue plus négatif avant d'arriver à l'utopie au lieu de créer une utopie qui devient contre-utopie :) 
Le concept de l'étranger qui débarque et cherche à imposer sa religion est très intéressant. Je sors d'une séquence de français sur l'altérité alors je peux te dire que j'en ai lu des textes de ce genre ^^
La réflexion sur la religion est peut-être un peu osée mais elle m'a bien plu :) 

J'aurais peut-être placé l'histoire un peu plus tôt (les années 1960 c'est là où nos parents sont nés ^^), quelque chose comme 1850-60 ?
Et sinon, mon coup de cœur dans ce texte est la réflexion sur les nombres. Je l'ai trouvée immédiatement géniale (dans le sens "qui vient d'un génie") et c'est pour ça qu'en lisant la dernière phrase j'étais complètement aux anges *.*
Bref, bravo pour ce très bon texte :la:
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Midnight
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MessageSujet: Re: [TP] Le journal de Jonathan Robbins   Mar 11 Mar - 16:35

Comme Meredith, j'ai vraiment préféré ce texte-ci !
Et la fin est géniale !
Mais j'espère pour toi que ta prof est pas trop catho... :P
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Fantaisie

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MessageSujet: Re: [TP] Le journal de Jonathan Robbins   Mer 12 Mar - 10:43

Déjà, merci beaucoup pour vos com' ! Wink
Je ne saurais pas vraiment "classer" mes deux textes, comme ils sont très différents, mais je crois que j'ai préféré écrire celui-ci. (AUTO-CONTRADICTION  :starwars: )
Comme tu dis Meredith, j'ai trouvé mieux de prendre les choses comme ça, pour parvenir à l'utopie. Même si je voyais plus ça comme une sorte de "choc des utopies" : d'un côté, la vie des villageois, de l'autre, la volonté de les évangéliser du missionnaire. La deuxième s'effaçant devant la première.
^^ Désolée de te replonger dans tes cours, Meredith…  Rolling Eyes 
Ah mais qu'est-ce que voulez-vous mes braves gens, je suis une athée convaincue…  Twisted Evil Et je crois que sur ce point, je suis tranquille avec ma prof.
Eh bien en fait, pour écrire ce texte je me suis basée sur un documentaire vu sur Arte il y a quelques mois. Et ce missionnaire, là, il existe vraiment, et le peuple amazonien qui n'a ni nombres, ni passé, ni futur aussi ! D'ailleurs ça a révolutionné notre conception du langage humain. Parce que le leur n'est pas "récursif". Sisi.  fou Le gars est effectivement devenu athée, et il a étudié leur langue, malgré une opposition vive des éminents linguistes qui veulent pas lâcher le morceau, au lien d'accepter d'avoir un peu tort, la connerie humaine qu'est-ce que voulez-vous… Enfin bref, si vous avez le temps et l'occasion de voir ce doc (et si ça vous intéresse surtout ^^) je vous le conseille vivement. Tout ça pour dire que je me suis librement inspirée de cette histoire, et que le gars ayant à vu de nez dans les soixante ans, je placerais même mon histoire 10 ans avant sa date réelle. Comme quoi tout ça n'est pas si loin. Tremblez pauvres mortels.
Donc, pour les nombres idem, je n'ai rien inventé, tout le mérite revient à ce peuple amazonien. :)
Mais j'aime bien ma dernière phrase aussi, merci. *sort*
Encore merci, je suis vraiment contente d'avoir pu transcrire cette histoire que j'ai trouvé géniale (à ma sauce et en mode très très condensée… ^^), et que le résultat vous ai plu… Wink
(et je viens de me dire que j'aurais sans doute dû préciser tout ça avant…  :P ) (EDIT : c'est fait  cheers )

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Midnight
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MessageSujet: Re: [TP] Le journal de Jonathan Robbins   Mer 12 Mar - 10:49

Je te dis ça parce que l'année dernière j'avais une prof très très catho qui m'aurait tuée si j'avais fait ça ! :P
Vive l'athéisme !
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Fantaisie

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MessageSujet: Re: [TP] Le journal de Jonathan Robbins   Mer 12 Mar - 10:53

Ah dur… Comment j'aurais trop eu du mal…
Et vive l'école laïque ! Wink

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Meredith Epiolari

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MessageSujet: Re: [TP] Le journal de Jonathan Robbins   Mer 12 Mar - 11:08

Mid est dans un collège privé  :rire: 
Wahou, très impressionnant de penser qu'il y a encore 60 ans les gens voulaient toujours évangéliser les "sauvages" d'Amérique du Sud O.o Ils ont jamais du faire de séquence de français sur l'altérité et la colonisation eux... (hoche la tête gravement) Non, jamais.
En tout cas, tu as très bien recyclé ce reportage, félicitations :)
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Fantaisie

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MessageSujet: Re: [TP] Le journal de Jonathan Robbins   Mer 12 Mar - 11:35

Fichtre non.... :'(
N'est-ce pas. Et moins de soixante ans. Plutôt 40... ><'
Merci ! :-)

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MessageSujet: Re: [TP] Le journal de Jonathan Robbins   

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[TP] Le journal de Jonathan Robbins
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