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 Le temps d'un chat [TP]

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La Lapine Cornue
Divine cerfette et ses lapins multicolores
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Féminin Balance Messages : 4801
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MessageSujet: Le temps d'un chat [TP]   Mar 17 Juin - 11:08



Deuxième histoire, pour ma série Solitudes fou (il s'agit d'une histoire indépendante, non d'une suite) What a Face 

Texte 1 : L'Errant
Texte 3 : Comptine funèbre


Musique associée :




Solitudes
ou
Le temps d'un chat



Chaque solitude dissimule une histoire. Alliage complexe de souvenirs, de dilemmes, et d'attentes.
Chaque solitude est différente, mais toutes sont à double tranchant
.



  Un bruit.
  Un bruit presque imperceptible dans le brouhaha de la forêt nocturne, un trottinement léger sur l'humus et les feuilles mortes.
  A quelques mètres de là, un silencieux frémissement.
  Une bulle de silence semble se former. A moins que la forêt entière retienne son souffle ?
  Une formidable détente, comme un élastique étiré au maximum puis sauvagement relâché. Le trottinement s'éteint lorsque le craquement retentit, celui des mâchoires brisant le crâne fragile.
  Le meurtrier se lèche les babines avec délectation. Un peu plus, et ce misérable rongeur se croyait chez lui. Quand le chat dort, les souris dansent, dit le dicton. Sauf qu'un chat ne dort jamais, jamais complètement, et surtout pas celui-ci.
  Il n'a pas vraiment faim, mais le rongeur peu discret a agacé son oreille gauche en passant près de lui. Or un chat – un chat digne de ce nom – n'aime pas être dérangé.  
  Il dépèce le rongeur et en extirpe soigneusement les meilleurs morceaux. Puis le chasseur lève la tête, balaie les sous-bois obscurs de son regard jaune, et abandonne le cadavre aux insectes.
  C'est l'heure de l'aube.
  Le félin observe froidement les troncs autour de lui, les analyse consciencieusement. Silence, efficacité et prudence sont les maîtres mots d'un chat, il le sait. Une fois choisi l'heureux arbre qui aura le privilège de sentir ses griffes, il se ramasse sur lui-même et bondit. Dans un silence total, il s'élève avec aisance et souplesse. Tout en grimpant, il ne peut s'empêcher de suivre du regard un écureuil, agile petite bête – et délicieuse de surcroît – dans des branches voisines. Son arrière-train le démange, ses prunelles deviennent fentes. Mais non. Ce n'est pas son objectif, et puis il n'a pas faim. Il est malin. Cet écureuil qu'il ne mange pas aujourd'hui, il lui laisse magnanimement le droit de se reproduire, afin de le nourrir davantage l'an prochain.
  Une fois arrivé sur les toutes dernières branches de l'arbre, il s'assoit délicatement sur l'écorce humide et fixe la ligne dorée à l'horizon. Tandis que le soleil se lève doucement, nimbant la moindre branchette d'une aura orangée, il étire ses muscles fourbus et exécute une impeccable toilette. Les habitudes, que voulez-vous…
  Il n'est pas très beau, c'est vrai. Les puces ne le laissent pas en paix, la gale en a fait sa victime l'an dernier ; son pelage commence tout juste à reprendre l'avantage. Il a de petites pattes de chat d'appartement, mais cela est dû à sa naissance ; de toute manière, il chasse tout aussi bien, peut-être même mieux. Il est maigre, ses côtes bossellent sa peau. Il fait attention à ne pas manger trop, car il est conscient qu'il ne faut pas dépasser un certain poids, si l'on veut être aussi silencieux qu'un rêve même dans les feuilles mortes et craquantes.
  On dit que les chats ne font rien de leurs journées. Ce n'est pas vrai, en tout cas pas pour lui – se maintenir en vie est plus difficile qu'on pourrait le croire – mais il est certain qu'ils aiment avoir le temps. Avoir le temps de penser, au passé, au présent et au futur, même si, de vous à moi, les chats évitent de penser au futur, car ils sont plus sages que les hommes.
  Ainsi, chaque matin, entre deux étirements, notre chat pense au passé. Il fut un temps où il était bien nourri. Trop bien nourri. Son ventre obèse ballotait lorsqu'il se hasardait à sauter, ce qui avait le don de l'agacer. Il lui était impossible d'arrêter de manger. Après tout, grignoter trompe l'ennui, les hommes le savent bien eux aussi, non ?
  Une larve, une larve obèse et poilue, voilà ce qu'il était.
  Le soleil est complètement levé, à présent, et réduit les prunelles félines à deux têtes d'épingles. Il bâille avec nonchalance, faussement tranquille, se laisse couler le long de sa branche, et bondit. Atterri sur une branche plus basse d'un mètre, il se ramasse à nouveau et bondit encore, encore plus bas.
  Il n'y a que les chats d'appartement qui descendent d'un arbre en s'agrippant au tronc. Lui a appris à voler.
  De branche en branche, il traverse les mètres et chute, chute de plus en plus bas, les pattes écartées, les yeux immenses, attentif au moindre détail.
  Voilà ce qu'il est devenu. Une lame acérée, qui fait siffler le vent et transperce les êtres. Une boule de nerfs noueuse, aux muscles d'acier qui roulent sous sa peau lorsqu'il bondit, aux crocs de diamant qui broient les os de ses victimes, aux griffes de fer qui écorchent les arbres aussi bien que les proies.
  Il l'a compris en apprenant à survivre : chez les chats comme partout, il y a ceux qui portent ce nom de naissance, et ceux qui le méritent. Aujourd'hui, après avoir connu le goût métallique du sang chaud, le bruit d'un os brisé et le couinement de la proie qui souffre, il mérite enfin son titre de chat. Il a aussi découvert la faim, ce monstre blotti au creux de son ventre, autrefois endormi, réveillé par la forêt, qui lui agrippe les viscères de ses mains crochues. En permanence, ou presque. Mais ce n'est pas cher payé pour avoir appris à chasser, et à voler.

  Un bruit. Une voiture approche. Le chat s'aplatit au sol, disparaît dans les tâches fauve et or des feuilles mortes. Il ne côtoie plus les hommes, depuis longtemps. Mais l'hiver arrive, et il a besoin de toutes les graisses disponibles. Alors, l'échine ondulante comme celle d'un serpent, il se glisse entre les racines et les pierres et va rejoindre la lisière de la forêt.
  L'aire d'autoroute est habituellement déserte en cette saison. Mais une petite voiture verte y est pourtant garée. Le chat se cache sous un banc en bois, le nez au ras du sol, et observe.
  La portière s'entrouvre.
  Un homme, non, une femme. Âgée et en surpoids, note le chat. Visage ridé comme une vieille pomme. Ladite vieille pomme déclenche soudain un imperceptible déclic dans la mémoire du chat, dont les pupilles se réduisent à deux fentes.
  La grand-mère s’assoit sur le banc le plus proche ; elle n’est plus qu’à quelques mètres de l’observateur tapi sous sa table de pique-nique. Les yeux troubles balaient la forêt, puis s’arrêtent sur le sol, pesants, chargés, pleins de quelque chose de visqueux et de lourd qui se complaît dans l’ombre de la prunelle. Quelque chose que le chat ne peut nommer mais qu’il reconnaît, pour l’avoir déjà vu… et dans le même regard !
  Saisi, il se dresse sur la pointe de ses petites pattes, cherchant, étudiant, analysant le moindre geste, la moindre ride, jusqu’à en arriver à la conclusion tragique.
  C’est bien elle.
  Leur première rencontre, il s’en souvient encore : une silhouette immense qui le couvait de sa grande ombre, lui petite boule duveteuse blotti dans la vieille main ridée. La voix lui déplut dès le premier mot qu’elle prononça ; il faut dire que pour lui, ce n’était qu’un babillage sans fin qui alignait d’interminables phrases incompréhensibles.
  En un mot, elle l’avait vite fatigué, cette vieille dame.
  Mais un chat –  il ne s’était pas encore changé en une larve obèse et poilue – sait s’adapter pour survivre.
  Très vite, il avait appris les codes de sa nouvelle vie, et compris les moindres mots de la grand-mère.
  Ils avaient vécu seuls, ou presque. La vieille dame n’avait pas beaucoup d’amis ; la plupart étaient morts, il l’avait bien compris. Des plus jeunes (sa progéniture, certainement, voire la progéniture de sa progéniture, avait compris le chat) lui rendaient parfois visite, ce dont il avait horreur car alors la maison se remplissait de cris, de joie et d’exubérance. Lui n’avait rien contre la joie, en revanche, comme tous les chats, il était allergique à l’exubérance, et passait la journée caché sous un fauteuil – assez inconfortable comme position. Pas ses meilleurs souvenirs.
  Il était le seul interlocuteur de la vieille dame (son seul auditeur, pourrait-on dire), enfin, le seul qui l’écoutait vraiment. Petit à petit, il s’habituait à ses intonations, à sa voix, et comprenait de mieux en mieux.
  Elle lui racontait sa vie, sa vie d’avant et celle d’aujourd’hui, et lui disait combien elle aimait lorsqu’il dormait auprès d’elle. Elle avait peur de mourir car elle savait qu’alors ce seraient ses petits-enfants qui hériteraient de lui, or elle avait bien compris qu’il les avait en horreur.
  Lui écoutait, le regard fixé dans le sien, laissant les mots gonfler entre eux et combler l’espace qui les séparait. Puis elle l’embrassait. Il supportait, faisait contre mauvaise fortune bon cœur, parce que c’était donnant-donnant, il l’avait bien compris. Tendresse en échange d’hébergement.
  Il la considérait un peu comme sa nourrice, sachant qu’elle endossait volontiers le rôle de bonne à tout faire lorsqu’il oubliait les bonnes manières et salissait la maison.

  Toute la première partie de sa vie tenait en ces deux mots : écoute et douceur.


  Il revient à l’instant présent ; son regard reprend sa lucidité d’acier.
  S’approcher ?
  Rester ici ?
  Rejoindre la forêt ?
  Avant d’avoir pu trancher, ses pattes le poussent en avant. Quelques instants plus tard, il se retrouve aux pieds de sa nourrice, en train de miauler comme un chaton.
   – Bonjour, minou, sourit-elle.
  Quel idiot. Vite, faire demi-tour.
   – Tu as faim ?
  Trop tard.
  De toute manière, elle ne l’a pas reconnu. Il doit être vraiment affreux.
  Un miaulement pour acquiescer. Sa voix est rauque, cela fait longtemps qu’il ne s’en est pas servi ; pas besoin de parler quand on est seul.
  Quoique. La grand-mère parle-t-elle toute seule, à présent ? Ou s’est-elle trouvé une autre larve ?
  –  Tiens, un peu de pain.
  Comme c’est gentil. Pas de hamburger ? Non. La mamie mange light et bio, il s’en souvient.
  Il hésite un moment, puis accepte l’offrande avec l’air méprisant d’un dieu insatisfait.
  –  Tu n’es pas très beau, toi, dis donc. Tu as dû en voir des vertes et des pas mûres…
  Ça va. Pas la peine d’en rajouter. Il a gagné son statut de chat libre, même si ça lui en a coûté parfois. Ce n’est pas la pitié qu’il recherche. Ce qu’il veut, c’est calmer un peu le monstre qui lui tord le ventre, fraîchement réveillé.
  –  J’avais un matou comme toi dans le temps. Ce n’était pas exactement la même corpulence, mais…
  Non, ça, c’est sûr, et heureusement qu’elle le remarque, sinon il en aurait été vexé.
  –  Il était si gentil… Il m’écoutait pendant des heures…
  Tout juste, et d’ailleurs il n’a pas spécialement envie de recommencer, surtout si elle ne fait que lui ressasser les trois dernières années. Il aime écouter pour apprendre, pas pour radoter.
  Son regard se trouble, elle respire fort ; pourvu qu’elle ne se mette pas à pleurer.
  Trop tard.
  Elle se met à parler vite, trop vite, il ne comprend pas tout, surtout lorsqu’elle mélange gémissement et reniflement. Un chat n’aime pas être dépassé par les évènements, et il le signale en grognant tout bas.
  Sa famille ne s'inquiète pas pour elle. Elle est moderne, en pleine forme et n'a besoin de personne pour vivre dans sa petite maison aux volets roses. En effet, matériellement, elle n'a aucun problème. Mais le chat déduit de son amertume que ce n'est pas le côté matériel qui cloche. Elle ne tarde pas à le lui confirmer quelques instants plus tard, perdue dans son monologue. Ses enfants viennent de déménager loin d'elle et ne viendront plus animer sa maison toutes les semaines. Elle ne passera plus la semaine dans l'attente de ce jour, à préparer ses fameuses pâtisseries, ou plutôt elle les mangera seule, attablée dans la petite cuisine. Sans même un chat à qui faire lécher les plats ou goûter la crème.
  Elle est bavarde, cette mamie, elle radote beaucoup, elle n'a jamais compris le chat comme lui la comprenait. Epuisante à la longue. Mais elle est aussi pleine de mélancolie et même si le chat le reconnaît de mauvaise grâce, il admet qu'elle a un cœur d'or.
  Il sait bien qu'elle a besoin de lui. Elle a toujours eu besoin de lui.

  Il en a fait la découverte ce fameux soir où, sortant la poubelle, elle avait oublié de refermer la porte derrière elle. Le chaton curieux en avait profité.
  Pendant quelques heures, le craquement des feuilles avait remplacé le bruissement des tapis, l'écorce tendre avait transcendé l'éclat dur des meubles cirés, et la caresse du vent avait éclipsé celle des vieilles mains ridées. Quelques heures d'effroi, de sursauts aux bruits ignobles et étranges perçant l'air glacé de la nuit, d'errements perdus entre les troncs sombres et de miaulements déchirants. Quelques heures d'une effrayante liberté.
  Le lendemain matin, le soleil complice avait attiré son regard sur le toit étincelant de la maison au loin, et après une longue marche qui lui meurtrit les pattes, il refaisait connaissance avec le vieux paillasson piquant. Grelottant, assis devant cette porte immense dont la cime semblait se fondre dans le bleu du ciel, il avait miaulé à en rendre l'âme. La grand-mère lui avait ouvert. Elle avait les yeux rouges et les traits tirés.
  Il avait dû subir baisers et câlins un bon moment avant de pouvoir se remplir le ventre.
  Depuis, il n'avait plus jamais tenté de sortir. De toute manière, elle n'avait plus laissé la porte ouverte. Ils avaient eu aussi peur l'un que l'autre.

  La grand-mère a cessé de parler. Elle observe les sous-bois d'un air sombre, ce qui rappelle au chat qu'elle ne l'a toujours pas reconnu. Il finit le morceau de pain lentement, pour se donner le temps de réfléchir.
  Il peut toujours miauler, ronronner, se frotter contre ses chevilles. Il se rappellera sûrement comment faire. Peut-être alors le reconnaîtra-t-elle. Il aura droit à une de ces avalanches de câlins qu'il apprécie moyennement (tout est affaire de mesure ; disons qu'il n'en supporte pas plus de trois d'affilée, mais cela elle s'en souvient peut-être), puis ce sera le retour à la maison dans cette machine verte infernale, qu'il a en horreur mais qu'il a appris à supporter. Jusque-là, rien de particulièrement agréable. Après, il y a encore un peut-être : peut-être le laissera-t-elle vagabonder à présent ; à moins qu'elle ne l'enferme et qu'il ne puisse plus jamais sortir. C'est un risque à prendre. Un risque contre quelques avantages : de la nourriture tous les matins et tous les soirs, des coussins moelleux, un corps chaud contre lequel se blottir pendant la nuit, de nouveaux mots à écouter pendant des heures et une tendresse qui peut s'approcher de celle d'une mère-chat.
  Soit.
  Deuxième choix : échanger un dernier regard, faire volte-face et s'enfoncer dans la forêt. Net et sans bavures, sans peut-être, à part celui de savoir s'il passera ce nouvel hiver – mais il aime cette incertitude-là.
  Il relève le regard et détaille les traits du visage de la grand-mère.
  Ronronner ? Se lever ?
  Rester ? Disparaître ?
  Il pourrait endormir le monstre qui lui tiraille les boyaux chaque jour, dormir tout son soûl, reprendre du poil de la bête et se reconnaître à nouveau dans le miroir de l'eau.

  Le goût de la pâtée contre celui du sang. Le craquement des croquettes contre celui des os de moineau. La douceur de la soie contre le moelleux de la mousse. Le parfum des tissus contre l'odeur douceâtre de l'humus. La course après la balle jaune plutôt que derrière les rongeurs puants. Les câlins contre la solitude, les hauts murs contre les arbres immenses, le plafond contre le ciel.

  Un chat n'aime pas les dilemmes.
  Il échange un regard avec la vieille dame, se lèche les babines. Puis il se lève lentement, et fait demi-tour.  
  Elle le suit de son regard trouble jusqu'à ce que la petite silhouette fauve disparaisse dans les sous-bois.

  Elle a besoin de lui. Mais lui n'a plus besoin d'elle…




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Je sais ce que je suis. Et je sais ce que je ne suis pas.
:corn3:
Je suis un chaos de rêves et de couleurs,
je suis un Cerf divin chimérique,
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Et toi, qui es-tu ?

Fais un pas vers moi, j'en ferai un vers toi. Et peut-être un jour serons-nous face à face...

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Dernière édition par Cornedor le Dim 28 Fév - 14:33, édité 12 fois
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Serpent
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MessageSujet: Re: Le temps d'un chat [TP]   Mar 17 Juin - 11:41

Ce texte est vraiment bien écrit. :) La manière dont tu rends compte des impressions du chat est aussi crue que ses proies et on se sent aller à côté de lui, dans son histoire. Tu dois vraiment avoir une bonne connaissance de ces jolies bestioles pour pouvoir créer un truc comme ça! :D
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Tom

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MessageSujet: Re: Le temps d'un chat [TP]   Mer 18 Juin - 14:22

Ok. J'ai le cœur brisé, Cornedor, sache-le ^^
Pendant tout le truc j'ai espéré en me disant oui, mais même si il préfère la liberté, il va revenir pour la dame, vu qu'elle est gentille et tout... et non !
Enfin, ça colle parfaitement à l'esprit des chats et c'est un texte chouette :)

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Le mouton oui ou non a-t-il mangé la fleur ?

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Meredith Epiolari

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MessageSujet: Re: Le temps d'un chat [TP]   Mer 18 Juin - 17:08

Moi j'espérais qu'il allait laisser tomber la dame, mieux vaut être loup famélique que chien dodu ! :la:
Oui, bon, ce n'est pas très gentil pour la dame mais... elle est trop sentimentale, voilà Wink

En tout cas, ton texte est super bien écrit, je trouve que ce passage est particulièrement bien travaillé :

Cornedor a écrit:
Le goût de la pâtée contre celui du sang. Le craquement des croquettes contre celui des os de moineau. La douceur de la soie contre le moelleux de la mousse. Le parfum des tissus contre l'odeur douceâtre de l'humus. La course après la balle jaune plutôt que derrière les rongeurs puants. Les câlins contre la solitude, les hauts murs contre les arbres immenses, le plafond contre le ciel.

Par contre je crois que tu as oublié un mot dans cette phrase :

Cornedor a écrit:
Net et sans bavures, sans peut-être, à part celui de savoir s'il passera ce nouvel hiver – mais il aime cette incertitude-là.

Bref, chouette texte, ponds-nous en plein d'autres :la:
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La Lapine Cornue
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MessageSujet: Re: Le temps d'un chat [TP]   Jeu 19 Juin - 11:20

Merci à tous pour vos gentils commentaires :la:

Serpent : l'avantage d'écrire du point de vue d'un chat, c'est que je peux laisser libre cours à ma cruauté naturelle mais toujours refoulée  Twisted Evil (et que même si mes parents trouvent ça glauque ou noir, ils s'inquiètent moins pour ma santé mentale vu que les chats sont des sadiques, contrairement à moi bien sûr...  Angel )

Tom : moi aussi T__T mais ça aurait fait trop happy end, et puis délibérer autant pour un happy end, ç'aurait été décevant pour les lecteurs je pense...  :( 

Meredith : merci beaucoup ^^ et non je n'ai pas oublié de mot, c'est juste que le peut-être doit être en italique normalement...  :P



Pour ceux qui n'auraient pas lu l'autre nouvelle associée mais qui auraient aimé celle-ci, je vous conseille gravement d'aller lire "L'Errant", le lien est dans ma signature :la:

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Meredith Epiolari

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MessageSujet: Re: Le temps d'un chat [TP]   Jeu 19 Juin - 13:24

Dans ce cas, le celui se rapporte à quoi ?  😕 

Je vous recommande vivement l'errant, c'est une chouette nouvelle ! :la:
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Lullaby

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MessageSujet: Re: Le temps d'un chat [TP]   Ven 20 Juin - 17:19

J'aime tes histoires de chat *bave*
j'adore ton style d'écriture et j'ai toujours pas de critiques à formuler
Continue comme ça ^^

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Lullaby, la [fonction au choix : proxénète, mendiante, distributrice de biscuits périmés, apprentie chimiste, etc] aux multiples talents !

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Sang d'encre

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MessageSujet: Re: Le temps d'un chat [TP]   Sam 28 Juin - 13:15

Bravo ^^ C'est une chouette suite !
Toujours aussi nulle en commentaire Wink

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Nulle en commentaire, cela n'échappera pas à l'habitude !
Mes derniers poèmes :
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Le chef d'oeuvre de l'Homme c'est de durer - Goethe
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Les bras des hommes leur servent surtout à se dégager - Giraudoux (Ondine)
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige - Charles Baudelaire (Correspondance)
L'enfer, c'est les Autres - Jean-Paul Sartre (Huis clos)
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La Lapine Cornue
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MessageSujet: Re: Le temps d'un chat [TP]   Sam 5 Juil - 17:14

Meredith : le celui se rapporte au "peut-être" ; il veut dire que le fait qu'il survive à l'hiver est incertain ^^
Lulla : Merci cute *lui tend une serviette*

Floflo : Techniquement ce n'est pas une suite :P mais je comprends ce que tu veux dire. (Effectivement :P) merci beaucoup !


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Casabianca

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MessageSujet: Re: Le temps d'un chat [TP]   Mar 8 Juil - 14:58

J'ai déjà commenté l'errant hier je n'avais rien à dire, et c'est encore le cas avec cette nouvelle... nouvelle ? xD

Rien à redire, c'est génial et tu as un style d'écriture sublime ^^

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La Lapine Cornue
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MessageSujet: Re: Le temps d'un chat [TP]   Mar 8 Juil - 21:25

Citation :
tu as un style d'écriture sublime
*BLAM* -petite cuillère s'il vous plaît ! -


Rha là là, marre de remercier, vous pourriez pas être méchants ? Evil or Very Mad
Nooon, je rigole, merkiii cute infiniment pour tous vos gentils com's cute et jamais j'en aurai marre de dire merci :la:

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Tiunterof
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MessageSujet: Re: Le temps d'un chat [TP]   Sam 13 Sep - 18:51

Wouaw, je me demande pourquoi je n'ai pas lu tes textes plutôt, ils sont tous géniaux ! Mais celui-là est particulièrement émouvant, et puis tout est tellement bien décrit, j'adore vraiment ton style ! :la:

Bon par contre mon mépris pour le chat ne fait que s'accentuer encore plus avec cette nouvelle.
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La Lapine Cornue
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MessageSujet: Re: Le temps d'un chat [TP]   Sam 13 Sep - 22:45

Merci Tiun cute

J'avoue que là j'en avais un peu marre de faire des fins heureuses x)) Je voulais justement mettre l'accent sur cette liberté du chat, liberté qu'il choisit de conserver malgré la faim et la solitude... Bref, souviens-toi de la nouvelle associée, L'Errant, où le chat revenait vers sa maîtresse, elle est plus positive celle-là :-p

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je suis une lapine en chocolat aux larmes caramel.
Et toi, qui es-tu ?

Fais un pas vers moi, j'en ferai un vers toi. Et peut-être un jour serons-nous face à face...

***
Cap' d'aller lire ?

→ Venez fouiller dans mes écrits... Y'en a pour tous les goûts ! :corn2:

.[/center]
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Lacie Baskerville
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MessageSujet: Re: Le temps d'un chat [TP]   Dim 14 Sep - 1:40

[quote="Cornedor"]
Citation :


Rha là là, marre de remercier, vous pourriez pas être méchants ? Evil or Very Mad
cerf divin de malheur tu écris comme tes pieds de la merde en barre

Je te rendrais tous les services que tu veux vu comment tes écrits sont géniaux... Oups, pas fait exprès :D

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JE SUIS LE BRUIT ET LA FUREUR,
LE TUMULTE ET LE FRACAS

Quand Lacie passe, les fautes trépassent...

Invité règnera bientôt sur le forum !

"Prosternez-vous devant moi, vils manants !" Sharon Rainsworth
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CDONDPPLN

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Masculin Capricorne Messages : 34
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MessageSujet: Re: Le temps d'un chat [TP]   Dim 4 Jan - 13:32

Bonjour,

J'adore ce texte. Pas de confusion ici, on sait tout de suite que c'est un chat. Tu retranscris bien ces impressions, c'est très bien fait. J'aime beaucoup.

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Cordialement,
Le Membre sans Pseudo
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MessageSujet: Re: Le temps d'un chat [TP]   

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Le temps d'un chat [TP]
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