Encre Nocturne
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 Scalus-Ex [-12]

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MessageSujet: Scalus-Ex [-12]   Jeu 7 Aoû 2014 - 20:27

Cela faisait beaucoup de temps (quelque mois) que je n'avait pas posté d'écrits sur le forum, je viens d'entamer une longue nouvelle de SF, je pense que j'ai mieux fait que mes précédents écrits (notamment à cause de la précipitation) en espérant ne pas répéter mes erreurs  :) :

Dans l'espace flottait un débris spatial. Il voyageait à toute vitesse dans le vide, et il dégageait une lumière peu commune pour un déchet banal. En effet, une lumière forte et bleutée émanait des côtés informes de l'objet. Il perçait le ciel tel une météorite. Il ne venait pas de ce monde. Il était quasiment sûr qu'il venait d'une planète extraterrestre ou d'un recoin extrêmement éloigné de l'espace. Cependant s’il fut envoyé délibérément sur la Terre, la civilisation qui l'envoya devrait être déjà éteinte...

"Vaisseau Scalus-Ex. 7h30, levez-vous." La voix claire et simple du Grand Ordinateur criait cela tous les matins. Tout le monde se levait en même temps, par soucis de productivité et d'efficacité. C'est comme ça que raisonnent les machines. Je me levais de ma couchette et je restais quelques minutes à observer le paysage. Au-delà du hublot, on apercevait Titan, grande lune de Jupiter. Elle était si grande que l'on aurait pu sans mal, y mettre deux lunes. Le vide spatial s'étendait de partout. Il était autour de nous, autour du vaisseau. On se sentait oppressés, mal à l'aise, comme si quelque chose se tapissait dans l'ombre pour surgir au moment le plus propice.  Mais le vaisseau était vraiment grand. Il disposait du plus grand confort technologique. Des ternacytes - qui sentaient toujours bon - , des domots, qui étaient très pratiques pour scanner le terrain ou encore des Machines à ADN, qui étaient très utiles pour augmenter sa résistance au froid ou à la chaleur par exemple. Les dortoirs étaient disposés un peu à l'écart du bâtiment flottant, ils formaient un long couloir, attaché à l'arrière du vaisseau. Ensuite il y avait les labos, situés dans les cales souterraines. Le restaurant et les bâtiments de commandement étaient au centre de l'hexagone, forme assumée du véhicule spatial. Après avoir observé pendant de longues minutes l'espace, je me dirigeai vers le resto (comme on le surnommait), en chemin, je croisai quelques copains de travail:
"Hey, ça va ? me demanda une personne de couleur noire, qui s'appelait Mickel.
-Ouais, réveil un peu dur ce matin, j'ai hâte de savoir ce que je vais faire aujourd'hui, lui repondis-je un peu ironique.
-Moi j'dois filer aux moteurs, petit problème à régler, à tout à l'heure ! "
Je le saluai d'un bref signe de la tête et je me hâtai vers ma destination. Beaucoup de personnes sortaient et rentraient par de nombreuses portes qui se fermaient d'un petit cliquetis. C'était devenu une habitude, on n'y faisait plus attention mais je me souviens que le premier jour, lors de mon arrivée sur le vaisseau, j'avais été frappé par ce bruit étrange aux yeux des personnes normales. Un bruit presque irréel, artificiel. Les couloirs qui traversaient de long en large le bâtiment était grands, très grands. Le blanc immaculé des parois et du sol contrastait avec l'obscurité noire de l'espace. Ils étaient de forme circulaire, vu de coupe, et présentaient à intervalles régulières des ouvertures carrées. Quand j'arrivai devant la porte du Restaurant, je présentai ma carte, où quelques informations primordiales étaient inscrites en lettres noires et propres :
"Joseph Cullivan
Capitaine n°2 du SCALUS-EX
Naissance le 12-08-2090 à Archoré     "
La porte s'ouvrit dans un mouvement elliptique et laissa apparaître au bout de quelques secondes, une vaste salle éclairée par des néons bleus. De larges bancs marchaient le long de la salle, disparaissant ou apparaissant comme par magie. A l'extrême gauche de la pièce, un large banquet tenu par des robots qui servaient la nourriture aux retardataires. Oui j'étais en retard ce matin. Et cela était déjà suffisamment grave. Pour être au maximum de notre rentabilité, il fallait que nous ayons une hygiène de vie impeccable et des horaires digne d'un métronome. Nous étions les marionnettes, bien réglées, mais je me demandais où était passé le monsieur qui les faisait bouger. Peut-être sommes-nous des automates auxquels on aurait programmé tout, absolument tout même leur mort. En d'autres mots, le destin pouvait frapper à n'importe quel moment, et ce malgré toutes les études scientifiques au monde.
Je pris le plat que me passait l'androïde et je choisis le menu que je voulais manger ; peu après, un laser matérialisa les aliments à partir du néant. Il les faisait apparaître couche par couche, un peu à la manière d'une imprimante 3D qui n'aurait pas besoin qu'on la recharge et qui pourrait fournir de la nourriture illimitée. Je m'assis près du groupe des H2, j'en faisais partie, c'était une sorte de "club" un peu élitiste , qui rassemblait les officiers supérieurs. Grâce à mon grade, élevé, je pouvais discuter tranquillement avec le commandant du vaisseau. Il était grand, doté d'une veste qui lui seyait à merveille et d'une petite barbe qui donnait une légère impression de sagesse et de quiétude. Sur son veston, il portait quelques médailles et sur l'épaule, l'insigne de commandant qui était doré et se présentait comme une étoile à 10 branches. Malheureusement, ce qu'il dégageait était plus factice que jamais. En effet, il aimait le pouvoir, il appréciait pouvoir se sentir comme étant la personne la plus importante du vaisseau. Cet orgueil, il le transmettait dans sa façon de travailler, lui seul prenait les décisions, mais il avait le plus de responsabilités. C'était lui qui portait le lourd fardeau, mais il le portait avec une légèreté prodigieuse, comme si tous les soucis, tous les ennuis s'étaient envolés un instant. Il m'adressa la parole d'un ton vif et clair:
"Bonjour Joseph, à ce que je vois, vous ne vous êtes pas très bien réveillé ce matin, me dit-il en faisant référence aux chaussons que je portais ce matin-là par inadvertance.
-Ah euh oui, désolé j'ai mal dormi cette nuit et ....
-Vous n'avez pas à vous excuser, mon cher ami ! Discutons un peu ensemble de ce qui se passe ici, me coupa le commandant.
-Ok, alors on va bientôt atteindre notre objectif hein ? Sirius n’est pas loin, on doit juste prendre des clichés et s'en aller.
-Pas tout à fait.
-Il y aurait des choses auxquelles je ne serais pas informé ?
-Il faut que vous sachiez Joseph, qu'il va falloir poser le pied sur cette foutue planète pour faire des analyses préliminaires. Ils veulent exploiter cet astre comme ils ont fait pour les autres, en commençant par la Lune puis Mars et... nous voilà à quelques millions de kilomètres de notre but.
-Je ne comprends pas, dans mon contrat aucune clause n'indiquait que je devrais poser le pied sur Sirius. J'ai signé pour prendre des photos et revenir sur Terre c'est tout. C'est absurde. Vous n'allez quand même pas faire ça ?
-Les ordres sont les ordres, surtout quand ils proviennent du gouvernement.
-Pourquoi vouloir recruter les gens de cette manière ? Ils n'auraient pas pu le dire dès le début et laisser les volontaires se présenter ?
-Personne n'aurait accepté cette entreprise, car elle est périlleuse et incertaine, le risque de mourir pour rien est non-négligeable. Aussi cela a permis d'instaurer un vrai climat de confiance et de sécurité, si les gens ne savent pas, ils ne peuvent pas se révolter. Vous savez les mutineries et toutes ces choses dans le genre.
-Vous agissez en dictateur de cette manière.
-Ce n'est pas le moyen qui compte mais le résultat."
Il esquissa un bref sourire: il semblait rire de mes remarques plus que de les prendre au sérieux. Je décidai donc de me taire, de continuer mon travail mais non sans oublier cette petite conversation. L'idée de pouvoir un jour,  se révolter contre le Gouvernement germait dans mon esprit. Les idées sont de ces choses indisidieuses qui ne disparaissent qu'après être réalisées. Il fallait donc faire une révolte. Au moment le plus propice, un discours enragé enflammerait la poudrière qu'était l'équipage du Scalus-Ex. Cependant ce moment arriverait dans quelques mois...
Quelques jours plus tard, je redevenais un membre d'équipage normal: obéissant et docile. L'esprit malléable comme du caoutchouc. Cet aspect-là de mon esprit était une facade, derrière cette façade fragile, se tenait des idées fortes et grandes qui ne demandaient qu'à être diffusées dans tout l'espace. Cette ambiguïté de mon âme me causait de grands maux. Je passais des nuits entières à débattre lequel de ces deux côtés m'habitait le plus. Chaque jour, chaque minute, je penchais un peu plus vers la liberté. Cette liberté si difficile à cerner, qui nous échappe. Le poids de l'espoir de voir un jour un monde libéré de toute oppression, s'accentuait chaque jour. Je le sentais, à l'intérieur de mon corps. Il me faisait penser à un parasite, un parasite qui mangeait les vieilles conceptions et les remplaçait par des nouvelles.
En tant que Capitaine, je m'occupais du déplacement du vaisseau. Je supervisais les différents pilotes. Ils étaient assis sur des tables et des chaises qui lévitaient. Cela semblait presque de la magie, il était facilement imaginable que ces objets furent ensorcelés par des sorciers mais la magie n'avait pas de place dans notre société, seule la science comptait, la science, la science. Quel beau mot pour désigner tant de choses, tant d'injustices et tant de haine. Ah la technologie au service de la politique, la plus grande erreur humaine. La technologie doit être séparée d'un quelconque pouvoir, elle doit servir à faire avancer l'humanité, pas à la faire sombrer dans des guerres qui ont déjà tué des millions de gens. Des écrans-hologrammes interactifs projetaient une myriade d'informations. Les personnes qui composaient mon équipe étaient très compétentes, elles avaient plusieurs années d'expérience dans le pilotage de véhicules spatiaux. Avec une précision quasi-mécanique, je dirigeais d'une main de fer ma section. Je semblais un peu dur, sévère, mais ceci n'est que les apparences et il ne faut jamais se fier aux apparences. J’étais une des pièces maîtresses du vaisseau, un des piliers sur lesquels reposait la maison. Je demandai alors aux pilotes :
« Vitesse de fusion atteinte ?
-Oui… Commandant, me répondit un pilote du nom de Jake, dans un profond sentiment de soumission »
Je me levai et criai à toutes les personnes présentes :
« Maintenez le cap et la vitesse de croisière ! Si il y a quoi que ce soit venez dans mon bureau »
Je me sentais puissant, tout simplement. Puissant sur le vaisseau, puissant car j’avais un peu le droit de vie et de mort sur l’équipage sauf le Capitaine bien-sûr. Des sensations que j’avais déjà éprouvées lors de mes missions antérieures. Ah la soif de pouvoir et la domination, ce qui fait tourner le monde. Le maître et le soumis, dans ce cas-là, j’étais plus le premier. Mais cet état d’esprit est malsain, malsain car il corrompt, il corrompt la raison et tout ce qu’il y a de bon. Les décisions en sont profondément bouleversées. La domination conduit tôt ou tard à la perte. Plus passent les jours, plus elle s’enracine et devient omniprésente. Elle occupe tout l’espace du cerveau, de sorte que l’on ne fait plus la différence entre le mal et le bien. Concepts très relatifs selon de quel point de vue on se place. Cette corruption atteint aussi le cœur, les émotions se durcissent dans un élan négatif. Mais les idées, elles, ne succombent à aucune tentation. Elles restent, là, à constituer la seule voie de rédemption.



Correction de Jack Vessalius

je penses -> je pense
que raisonne les machines -> raisonnent
2 lunes -> deux lunes
me demandai une personne -> me demande
lui répondis-je -> répondit
en autres mots -> en d'autres mots
comme si [...] se fussent envolés -> étaient
que je portai ce matin-là -> portais (imparfait ici)
je décidais donc de me taire -> décidai (passé simple ici)
un discours enragé enflammerais la poudrière -> enflammerait
cette facade fragile -> façade
ces deux côtés m'habitais le plus -> habitait
un parasite qui mangeais -> mangeait
ceci ne sont que les apparences -> n'est
une des pièces maîtresses
sur lesquels reposaient la maison -> reposait
me répondis -> répondit
Des sensations que j'avais déjà éprouvée -> éprouvées
   


Dernière édition par lolo7433 le Sam 16 Aoû 2014 - 11:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Scalus-Ex [-12]   Jeu 14 Aoû 2014 - 0:27

La suite:

Le soir, je me couchais, fatigué par la longue journée de travail. Je n’exerçais pas un travail physique mais il fatiguait l’esprit, et l’esprit commande le corps. Cela veut dire que mon corps était fatigué même si je n’avais pas bougé de mon fauteuil. Et puis il y avait un couvre-feu, à 21h, tout le monde devait être couché sauf si une situation d’urgence l’empêchait. Le lendemain, nous nous levions au son de l’Ordinateur. Je lisais de temps en temps des livres d’histoire qui relataient la Planète Terre d’avant, d’avant la Guerre et de tous ses ravages. Mon préféré était : « Chroniques de l’Ancien Monde », il était vieux, la tranche abimée par le temps et les intempéries, et il contait ce qu’était le monde où nous aurions pu vivre si nous étions nés cent ans auparavant. Un extrait m’avait particulièrement marqué :
« En cette époque, la Terre était en paix. Des conflits survenaient certes mais ils étaient mineurs. Tous les scientifiques du monde tendaient vers un effort commun pour faire avancer la technologie et l’éthique. Cependant, la Planète commença à basculer vers un sombre avenir : le réchauffement climatique s’accroissait d’année en année, les catastrophes naturelles se firent plus courantes – à un tel point que les habitants construisirent des habitations souterraines, et la surpopulation était un facteur essentiel à la propagation des épidémies. Le seul moyen de s’en sortir était la science, ils avaient prévus au début du siècle que les océans allaient monter du fait de la fonte des glaciers. Nous en voyons les résultats. Mais le paroxysme de cette situation fut l’attaque nucléaire de Sharkamalas, qui nous plongea dans un film d’anticipation, un sombre film d’anticipation »
Je ne savais pas qui c’est qui avait écrit ce livre mais il devait sans aucun doute connaître ce qu’il racontait. A chaque fois que je le lisais, je m’imaginais ce monde, à la fois si proche et si lointain. Cette solution qui avait été effacée par la guerre. Et cette Terre, qu’elle devait être belle ! Rien à voir avec celle où nous vivons, dévastée et détruite. Je n’en parlais à personne. C’était mon petit secret à moi, et je l’enfouissais au plus profond de moi-même, recouvert de mes factices convictions envers le Régime qui me servaient de facade. Dans ce bâtiment volant, je ne fréquentais que peu de monde. A part le club qui était plus un passe-temps qu’autre chose, je restais dans ma chambre à étudier, lire et me détendre. Au fait je ne vous ai pas décrit ma chambre : c’était un petit carré de huit mètres de côté qui possédait une armoire, un petit lit et un bureau. L’uniformisation de tous avait obligé aux concepteurs de construire des pièces identiques. Cependant malgré cette faible activité sociale en dehors du travail, je m’entendais bien avec une personne en particulier. Elle s’appelait Anna et travaillait dans les serres qui fournissaient la nourriture. Je me rappelle que la première fois que je l’avais rencontrée, je l’avais regardée dans les yeux intensément, comme si je voulais sonder son esprit en un seul regard. Elle était plutôt grande, jeune et possédait des cheveux blonds qui lui tombaient derrière elle. Je l’avais vue par là, dans les couloirs, passant furtivement, et je l’avais abordée :
« Bonjour, comment vous vous appelez ?
-Les gens de votre grade devraient le savoir non ? Je m’appelle Anna, mais tout le monde ici me dénomme An’. Et vous quel est votre petit nom ? Ah excusez-moi, j’ai affaire à Joseph Cullivan, le grand Joseph Cullivan…
-Vous avez un problème avec l’ordre on dirait.
-Ce n’est pas l’ordre qui m’énerve mais les petits prétentieux dans votre genre qui se donnent un air supérieur.
-Je donne cette impression, vraiment ? Si nous continuons à discuter, vous vous apercevrez que je ne suis pas comme vous le pensez
»
Je l’observai quelques secondes, son visage, ses yeux et sa belle bouche fine, puis je me détournai et elle continua à marcher d’un pas fort bruyant. La difficulté de la première discussion était normale, les ouvriers et les simples membres ne se mélangeaient pas avec les hauts-gradés du vaisseau. Nous étions séparés, séparés sur le plan économique, culturel et politique. En effet la forteresse volante avait « deux » chefs. Le premier était celui avec qui nous avons fait connaissance auparavant, le second, était une sorte de représentant du « peuple ». Il pouvait faire transmettre les doléances de l’équipage au Commandant. Bien-sûr, seul celui-ci décidait si telle ou telle décision était appliquée, mais dans certains cas, il fallait mieux écouter le peuple, car sinon, l’on risquait des troubles. La partie haute du véhicule était réservée à la hiérarchie – c’est-à-dire moi et les autres officiers – tandis que celle basse, servait au reste de l’équipage. Et les personnes qui vivaient dans la partie basse, profitaient de la plus belle promiscuité, d’une hygiène mémorable et d’un confort plus que spartiate. Mais ils étaient habitués, et ce qui comptait c’était de faire marcher le vaisseau, travailler pour que tout aille bien. Tout le monde avait envie de revenir à la maison sain et sauf.



Correction de Jack Vessalius

si nous serions nés -> étions
100 ans -> cent
8 m -> huit mètres
si nous continuerons -> continuons
nous étions séparées -> séparés
la partie haute du véhicule était réservé -> réservée
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Lacie Baskerville
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MessageSujet: Re: Scalus-Ex [-12]   Sam 16 Aoû 2014 - 10:49

Moi ce que j'aime bien est qu'on apprend au fut et à mesure des dialogues, des explications, etc., es nouvelles informations sur le monde dont tu plantes le décor. je suis pas fan de SF en général mais là je demande à voir. Tu insuffles bien cet espèce de fond de révolte, peut-être dans la suite verra-t-on plus le peuple, ou bien d'autres personnes dans le même centre de travail y songer.
J'espère par contre que là ce n'est pas la fin, sinon on reste sur notre fin... :la:

Il faut que tu mettes une balise à ton texte conformément aux règles ! Les deux premiers posts pour moi valent une balise [TP], à toi de voir selon la suite.

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MessageSujet: Re: Scalus-Ex [-12]   Sam 16 Aoû 2014 - 11:24

Merci pour la correction et le commentaire. Je compte bien sûr continuer l'histoire, dévelloper les intrigues et j'ai prévu quelque chose pour la fin.
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Lacie Baskerville
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MessageSujet: Re: Scalus-Ex [-12]   Sam 16 Aoû 2014 - 12:05

Pas de souci Wink
Par contre je viens de m'apercevoir que j'ai malencontreusement transformé une bonne écriture en faux :
"des guerres qui ont déjà tué des millions de gens -> tués" -> non c'était bien "tué" car le COD est après le verbe. j'ai remis correctement et j'ai enlevé la ligne dans le cadre. N'hésite pas à vérifier les autres lignes du cadre et te reporter au texte pour vérifier le reste.
bonne continuation pour cette nouvelle Wink

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MessageSujet: Re: Scalus-Ex [-12]   Dim 17 Aoû 2014 - 0:13

La suite (on l'espère sans fautes d'ortho) :
La relation avec Anna se renforçait de jour en jour, depuis ce moment où nous nous étions rencontrés, elle n'avait cessé de croître tel un arbre poussant au gré des expériences et des sensations. Cependant ce n'était qu'une relation amicale, très forte certes, mais nous étions amis, juste amis. Mais être ami avec quelqu'un signifie déjà beaucoup, car cela veut dire qu'on peut faire confiance. On peut faire confiance et arrêter de calculer ses coups, de peser ses mots et jouer la comédie. Bientôt, j'allais répandre mon message, dans tout le vaisseau, la colombe apporterait la bonne nouvelle. Et alors, tout changerait, l'homme deviendrait enfin libre dans ce vaisseau, défait de toutes barrières. Je ne fréquentais plus trop mes anciens copains, les hauts-gradés, si bien qu'un jour, le Commandant me dit à part:
"A quoi vous jouez Joseph, vous mélanger avec eux, ce sont de vulgaires ouvriers. Je suis très déçu par votre attitude, je ne pensais pas que vous pouviez descendre aussi bas.
-J'ai le droit d'avoir le choix de mes fréquentations, non ? Ou alors nous ne sommes pas libres comme on voudrait le faire croire.
-Vous savez très bien que pour les simples membres, non, ils ne sont pas libres et vous non plus. Et moi aussi je suis soumis à une hiérarchie.
-Mais l'officier le plus important ici c'est vous, en d'autres termes vous pouvez faire ce que vous voulez, du moment que vous remplissez le contrat"

Il me regarda d'un regard carnassier, ses petits yeux noirs semblaient vouloir me déchiqueter. Puis il se retourna et partit silencieusement. Il avait des soupçons envers moi et ce n'était pas la meilleure des manières pour entamer une révolte. J'aurais dû me faire discret, car à ce moment-là, il savait que je parlais régulièrement aux membres d'en-Bas. Je devais mettre mon plan à exécution rapidement. Le soir, je passais des heures à élaborer mon stratagème, tel un général se préparant à une grande bataille, une grande bataille pour la vérité. Car la vérité c'est la liberté, la liberté d'information. Et je regardais au loin, dans le vide interstellaire, peuplé de planètes et d'étoiles qui se reflétaient sur le hublot. Je divaguais et observais cette immensité sombre. Et je n'entendais rien, juste le silence, le bruit de mon souffle entrecoupé. L'espace était si beau, une beauté incomparable, qui ne s'expliquait pas, une beauté inconsciente et mystérieuse. Il semblait exercer une attraction sur nous tous, un tourbillon de sensations qui nous déstabilisait. Même les coeurs les plus endurcis s'arrêtaient quelques instants pour voir, voir ce spectacle de nébuleuses et ce ballet d'étoiles.
Il fallait que je parle à Anna de mes projets pour ce monde et pour cet équipage, absolument, c'était capital pour que je puisse réussir.  Un jour, je la vis déambulant dans la bibliothèque et je la pris par la main, l'emportant au calme, dans un endroit calme et sûr. Elle s'apprêta à parler mais je lui mis doucement ma main sur sa bouche et j'entamai la conversation:
"Il faut que je te dise quelque chose: je veux renverser les dirigeants de ce vaisseau et du monde. Je sais que tu me prendras pour un fou ou un illuminé mais il faut absolument que nous nous révoltions. Ce n'est plus une question d'obéissance, l'obéissance est un concept inventé pour dominer et lier les hommes à de lourdes chaînes en fer. Il faut se libérer de ces chaînes, ces chaînes qui nous entravent et qui nous empêchent de voir le monde. Il faut sauver l'homme, car il est plongé dans la corruption et la dictature. "
Elle enleva alors ma main et me répondit avec vivacité :
"Tu aurais dû le dire tout de suite !"

Elle me sourit et nous nous séparâmes au bout de quelques minutes de marche. Nous nous quittâmes mais nous savions que nous allions nous retrouver le lendemain, je pris le chemin de la chambre de pilotage. Je faisais toujours mon travail d'une main de fer pour bien me faire voir du Commandant et du gouvernement, mais désormais, je devrais en faire encore plus pour prouver ma fidélité à ce poste. Nous avions bien avancé, il ne manquait plus que cinq années-lumière à franchir avant d'arriver aux abords de Sirius. Il n'avait eu aucun problème jusqu'à maintenant excepté un petit incident technique au milieu du voyage. Je me plaisais à ce métier car il était un rôle clé dans la hiérarchie de l'équipage. Lors de mes longues journées de travail, je pouvais m'imaginer ces millions d'étoiles que nous traversions à chaque seconde, sans s'en rendre compte. En effet, tout cela m'était très familier, au point de ne plus y faire attention. La technologie du vaisseau était très avancée mais bizarrement aucun être humain de cette époque ne la trouvait complexe. Peut-être à cause du fait que quand nous sommes habitués à quelque chose, nous nous posons moins de questions car nous possédions déjà la connaissance.
Pour organiser mon coup, il fallait que j'aie l'appui des équipes d'armement, et des gardes des réserves. Je devais les convaincre à la seule force de ma voix et de mon esprit. Je devais entrer en résonance avec eux, en symbiose, comprendre leurs doutes pour mieux les effacer. Malgré cela, je savais que les idées n'avaient pas de barrières et qu'elles se répandaient très rapidement. Mais j'avais besoin de les rattacher à quelque chose, et ce quelque chose c'était moi. Car sans la présence d'un grand leader, un mouvement n'est rien. Tout se construit autour d'une personne mais non point comme dans une dictature, le chef n'aspire pas à devenir le plus puissant, il aspire à des causes infiniment plus nobles.
Une fois, je passai devant l'armurerie et je ne pus m'empêcher d'entrer. Il fallait que je me dépêche à présenter mon projet, doux euphémisme à ce que j'appelais une "révolution de sang". Car du sang allait couler, les conventions allaient éclater et la douce brise de l'humanité allait s'engouffrer dans les coeurs asséchés. Je m'avançai alors vers un grand homme, aux cheveux bruns et aux yeux clairs, qui s'appelait Dack, il dirigeait les deux équipes d'armement présentes ici. Il ne me vit que lorsque je m'approchai de lui, il leva la tête et me regarda d'un air interloqué, je lui chuchota:
"Je dois vous parler de quelque chose de très important, faites partir toutes les personnes présentes dans cette pièce, je vous expliquerais".

Après quelques secondes, je l'entendis parler à une femme, qui était assise sur une chaise, à polir le fût de son fusil, et à un homme, jeune, qui se tenait debout:
"Claire, Michael, vous pouvez me laisser quelques minutes avec cet homme ?"

Il me désignait par un nom commun mais tout le monde savait qui j'étais. Aussi, cette escapade ne passerait pas inaperçue aux yeux de la direction. Elle devait me trouver de plus en plus bizarre, traînant dans les couloirs, discutant avec des ouvriers... Après qu'ils furent partis, Dack ouvrit sa grande bouche et prononça ces paroles :
"Qu'est-ce qui vous amène ici, Capitaine Cullivan ?
-Epargnez-moi les politesses, je suis venu ici pour une affaire très importante, même capitale pour l'avenir de notre joyeuse entreprise. Je voudrais que vous nous aidiez à organiser une mutinerie sur le vaisseau. Vous avez les armes, et c'est ce qui importe. Je veux changer ce monde et les hommes qui l'habitent. Révolutionner la pensée humaine. C'est un devoir, un devoir pour la survie de l'humanité. Un peuple sans armes n'est rien. Ce qui signifie que notre projet est soumis à votre choix.  
-Je ne comprends pas, vraiment. Pourquoi vouloir renverser le pouvoir alors que nous sommes en paix. Vous voulez provoquer une quatrième guerre mondiale ? Et puis nous sommes attaqués dans nos colonies orientales par les Ferts, ce n'est vraiment pas le moment...
-Le pouvoir est corrompu, et les hommes politiques aussi. Il ne reste rien de la démocratie et des valeurs fondamentales de l'être humain. Tout a été détruit. Ce que vous voyez n'est qu'une façade, une façade pour cacher la véritable face du monde. Les aveugles n'arriveront jamais à changer quoi que ce soit. Mais les idées oui. La révolte n'est qu'un prétexte pour un but, rendre le monde et ses citoyens libres, détruire le sceau du mensonge et du pouvoir. Vous parlez des Ferts, et bien ce sont eux qui les ont créés, pour empêcher la population de se réveiller. Cela n'a rien de révolutionnaire, regardez les dictateurs d'il y a deux siècles, la même tactique a été employée et continue de servir. "

Je lui fis voir une courte vidéo qui montrait des agents de la CIRB, installer des micros et des petites caméras dans une maison, implanter dans les oreilles des gens des nano-puces qui permettaient de les observer en permanence. Dack parut s'effondrer à la vue de ce document. Il semblait bouleversé, déboussolé, il ne savait plus qui croire. Il était assis, là, par terre, méditant sur sa condition et celle du monde. Il n'émettait plus aucun bruit. Ses yeux étaient vides, dépourvus de vie, j'eus peur qu'il fasse un arrêt cardiaque, mais ce n'était que la gravité de la situation qui l'avait assommé. Après quelques minutes, il se releva et me dit:
"Oui, je vais vous aider".


Correction de Jack Vessalius

A quoi vous jouez Joseph, vous mélangez avec eux -> mélanger
que vous pouviez descendere -> descendre
ses petits yeux noirs semblait -> semblaient
que je parlait -> parlais
mon plan à éxecution -> exécution
cette immesité sombre -> immensité
qui ne s'explique pas -> expliquait (texte au passé !)
un tourbillon de sensations qui nous déstabilisait
je a vit -> vis
je la prit -> prit
dans un encroit -> endroit
il faut que je te dises -> dise
l'obéissance est un concepet -> concept
il faut se libérer ces chaînes -> de ces chaînes
nous nous separâmes -> séparâmes
je prit le chemin -> pris (attention faute récurrente Wink )
Je faisais toujours mon travail d'une main de fer pour bien se faire voir -> me faire voir
nous avions bien avancés -> avancé
5 -> cinq (on met les nombres en lettres sauf dates, adresses, horaires divers etc.)
années lumières -> années-lumière (règle ortho A LA CON :la:)
y faire attenttion -> attention
de cet époque -> cette
"Peut-être à cause du fait que quand nous sommes habitués à quelque chose, nous nous posons moins de questions car nous possédions déjà la connaissance. " -> cf mon commentaire en-dessous.
il fallait que j'aille l'appui -> j'aie
je savais que les idées n'avait -> n'avaient
Mais j'avais besoin de les rattacher à quelque chose, et ce quelque chose c'est moi. -> était
Car sans la présence d'un grand leader, un mouvement n'est rien. Tout se construit autour d'une personne mais non point comme dans une dictature, le chef n'aspire pas à devenir le plus puissant, il aspire à des causes infiniment plus nobles. -> cf mon commentaire en - dessous
et je ne pu -> je ne pus
les coeurs assechés -> asséchés
je m'avancai -> avançai
je vous expliquerais -> expliquerai
j'e l'entendis -> je l'entendis
tous le monde -> tout
Epargnez moi -> Epargnez-moi
je veut changer -> veux
vôtre choix -> votre
4ème -> quatrième
une facade -> façade
ce sont eux qui les ont crées -> créés
d'il y à -> a
je lui fit -> fis
par-terre -> par terre
j'eu peur -> j'eus
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Lacie Baskerville
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MessageSujet: Re: Scalus-Ex [-12]   Dim 17 Aoû 2014 - 10:41

Attention, selon moi un correcteur orthographique basique tel que Word pourrait éliminer 1/5 des fautes à vue de nez.
Je reviens sur les deux phrases litigieuses dans mon cadre de correction
""Peut-être à cause du fait que quand nous sommes habitués à quelque chose, nous nous posons moins de questions car nous possédions déjà la connaissance. " Il faut que tu uniformises les temps de la phrase, à la fois c'est une phrase de vérité générale mais en même temps ton texte est au passé alors je ne sais pas quoi te suggérer, mais tu ne peux pas mélanger Wink
"Car sans la présence d'un grand leader, un mouvement n'est rien. Tout se construit autour d'une personne mais non point comme dans une dictature, le chef n'aspire pas à devenir le plus puissant, il aspire à des causes infiniment plus nobles." -> la toute la phrase est bien au présent, mais vu que le texte est au passé ça m'a un peu gêné, ceci dit je ne sais pas ce que tu en penses et je te laisse laisser ou corriger.
_______________________
Globalement je trouve cette préparation de révolution rapide, un peu trop à découvert voire à la limite de l'invraisemblable. Etant moi-même féru d'histoire révolutionnaire, les grands mouvements de masse sont certes souvent très brutaux et rapide, mais là on manque d'explication sur la situation du pays en toile de fond, de tensions sociales isolées. Et l'officier qui lancer cela tout seul m'a gêné.
Je n'aime pas non plus le lyrisme larmoyant du capitaine Sullivan mais c'est mon ressenti à mwa :-3

Mais j'attends la suite pour voir !

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MessageSujet: Re: Scalus-Ex [-12]   Dim 17 Aoû 2014 - 12:31

C'est vrai que ce qui revient souvent dans mes écrits, c'est que certains passages manquent de détails. Mais aussi c'est dû au fait que je ne savais pas trop comment aborder la partie "révolte". C'est vrai que cette préparation est à découvert mais en même temps, il a peu de temps devant lui, il sait qu'on le soupçonne et qu'il ne pourra plus tenir très longtemps. Merci pour la correc :).
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MessageSujet: Re: Scalus-Ex [-12]   

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Scalus-Ex [-12]
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