Encre Nocturne
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 Pod [TP]

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MessageSujet: Pod [TP]   Lun 8 Déc 2014 - 20:27

Le début d'une nouvelle de SF :

Je m'étais connecté à mon pod. Je naviguais parmi les méandres de l'interface, du réseau. Avec lui je pouvais parler avec mes amis, aller au restaurant, regarder la télé ou tout simplement travailler. Il avait amené dans ma vie tout ce que je recherchais : l'ordre et la stabilité. Ce système avait été mis en place il y à peine 20 ans. C'était une vaste toile par laquelle toute personne vivant sur ce globe était connectée. Sans pod, on ne pouvait pas acheter ni vendre. Il fallait se le faire implanter sous l'oreille. Je me rappelle du jour où on m'implanta le pod. J'étais entré dans la clinique du spécialiste Brown qui s'était fait complice de ce système de fichage. Il y avait une grande salle d'attente, toute blanche et resplendissante. Sur les côtés, il y avait de larges baies vitrées qui laissaient entrer la lumière naturelle, et des plantes vertes agrémentaient le tout. De nombreux sièges étaient pourvus mais de nombreux étaient à pourvoir aussi. Je voyais des personnes de tout âge, de toute nationalité, assis là, attendant qu'on vienne les appeler. Le plafond possédait un large lampadaire mais qui ne servait à rien en ce moment, car nous étions le jour. Cependant je sentais une atmosphère aseptisée, dépouillée. L'odeur de chlore mélangée à celle des vapeurs des médicaments chatouillait mon nez. Mes yeux étaient éblouis par cette clinique éclatante de beauté. Je m'assis à un petit siège, situé au fond. Deux personnes étaient à côté de moi : une personne âgée qui semblait avoir dépassé l'âge des Dinosaures ainsi qu'un jeune, bien habillé, qui ne faisait rien et regardait le vide. Je parlai à la personne âgée:

"Alors cela ne vous est pas trop dur de venir ici et de vous faire injecter ce truc ?
-Oh vous savez, dit-elle en me regardant les yeux, j'en ai connu des époques troublées mais celle-là est la pire assurément. Toute cette technologie ne sert à rien, c'est juste pour flatter nos yeux.
-Hé papy, faudrait peut-être penser à mettre tes lunettes et à regarder le monde actuel. La technologie c'est ce qu'il y a de mieux. On peut tout faire avec. Je sais pas ce qu'on ferait sans.
-Je préfère une société sans technologie qu'un système qui s'écroule avec des choses inutiles
".

L'homme se détourna du jeune, l'air de dire qu'il n'avait pas raison et je pris un magazine. Il y avait de nombreuses choses : des ragots, des informations et aussi des interviews. Le magazine était remarquablement bien construit: beau en apparence, avec une belle maquette. Le temps s'écoulait comme les mauvaises actions d'un brigand. On n'entendait plus le son des oiseaux au loin, ceux-ci avaient laissé place aux nanotechnologies. Une voix forte m'éreinta mes oreilles : c'était l'assistante qui poussait mon nom d'une force lascive. Elle devait faire ça chaque jour : casser l'audition aux gens pour qu'ils reviennent s'acheter un sonotone. Je me levai et marchai en direction du cabinet du docteur. Je regardais le sol, timide, j'évitais de croiser des mauvais regards.
Le docteur Brown était beaucoup moins imposant que je ne me l'imaginais : il devait faire 1m70 de hauteur. Ses larges sourcils soulignaient l'arcade de son front. Il avait une petite moustache et de belles lunettes noires qui lui donnaient un attrait certain. Il me vit et prononça ces paroles:

"C'est pour le MDMF ?
-Oui, c'est pour ça.
-Ok, alors d'abord rapprochez-vous de moi.
-Pourquoi ?
-Rapprochez-vous je vous prie
".

Il me regarda d'un air introspectif, son visage me fixait. Il avait dans les mains, quelque chose qui avait la forme d'une seringue mais je ne saurais dire quelle était la véritable nature de l'objet. Mon cœur stressait : il battait très vite, il avait peur d'une multitude de choses. Je ne savais pas à quoi rimait de mettre cette puce, les implications sur ma vie passée, présente et future. J'étais dans le doute et pourtant je m'étais lancé dans le tourbillon de la masse. J'avais été emporté par ce tourbillon qui ramenait toutes les brebis égarées à l'abattoir. En ce jour, Brown était l'arme qui allait tuer, ou plutôt pucer ses bêtes. Je m'approchai de lui. L'infirmière me regardait d'un air radieux : sa belle bouche brillait au coin de son visage et ses doux yeux transformaient la peur en une joie irraisonnée. Mes membres se réchauffaient : ils vivaient au pas de ma conscience. Il ne restait plus que quelques centimètres pour atteindre ma cible. Je n'avais plus de force : je m'effondrai dans le bras du docteur. Quelques instants, je restais comme cela, immobile. Je ne sentais que les larges épaules de l'homme ainsi que son cou fraîchement parfumé. Je sentais l'air pur du cabinet: il s'engouffrait dans mes narines et ressortait par autre part.
Une sensation douloureuse m'envahit, elle surgit d'un coup, telle une tempête se déclarant à l'improviste dans la mer. J'avais très mal : le mal était parti de mon bras gauche pour ensuite se propager à tout mon corps. Je ne pouvais faire autre chose que penser à ma blessure. Des fourmis venaient et s'en allaient rendant la sensation encore plus dérangeante. Mon souffle était entrecoupé de longues séquences de tiraillements, de suintement horribles provenant du plus profond de l'âme. J'avais envie de mourir tellement que la douleur était immense. Aussi, je n'entendais et ne voyais plus rien : mes sens étaient troublés et moi aussi. La pièce devint noire, les bruits se firent lointains. Mon corps s'endormit et mon corps avec.
Je me réveillais dans mon appartement, qui était située sur la Garden Prit. Je sentais le doux tissu des lits et la beauté des coussins en alchidoine. Mes yeux se relevèrent, il faisait nuit. Dehors, passaient des astrovoitures et des panneaux publicitaires. Les lumières de la ville déployaient tout leur attrait. C'était un mélange coloré de rouge, de vert, de jaune, de bleu et de noir. Un son relaxant était diffusé dans tout l'espace. Il m'aida à me faire reprendre mes esprits et à penser à ce qu'il s'était passé avant que je n'arrive ici. Je me levai, enfilai les chaussons qui étaient exactement à la même place que d'habitude et me dirigeai vers la cuisine. Là, je me servis un jus d'orange, pour pouvoir reprendre des forces.

Je m'assis sur un tabouret et je me mis à réfléchir. Je me rappelais de m'être fait implanter le pod mais ce que j'ignorais c'était pourquoi je me rappelais encore de l'opération et de tous les détails qui allaient avec. J'étais sûr qu'ils devaient effacer mes souvenirs après mon opération pour que je ne puisse me rappeler qu'un être me surveillait constamment, ici, sur cette planète. Peut-être était-ce mon voisin, peut-être était-ce un policier mais qu'importe. Tous mes déplacements étaient surveillés, chaque action suspecte était détectée. Ce pod avait des apparences séductrices mais en fin de compte, ce n'était qu'un instrument pour nous asservir tous. On pouvait tout faire avec mais notre vie était contrôlée de A à Z. Ils auraient pu me faire tomber malade à cause de ce pod, car je n'en doute pas qu'il y avait dans cet appareil des mécanismes capables de modifier l'équilibre d'un être humain.

Je me regardai dans la glace, je n'avais pas changé : j'étais toujours un bel homme, trentenaire, avec les cheveux bruns et les yeux clairs. J'étais habillé d'un beau pyjama de nuit : gris et luisant. Mon visage n'avait aucune espèce de blessure si ce n'est que une petite entaille sous l'oreille. Elle était refermée et était de forme circulaire. Elle devait faire environ 5mm de diamètre et était logée juste sous l'appareil auditif par souci de discrétion. Quand je la vis la première fois, cela me fit une drôle d'impression. Je passai ma main le long de mes hanches, de mes côtes puis j'arrivai au point sensible : mes mains caressèrent le pod. Implanté sous la peau, il avait une texture plutôt moelleuse et agréable. Il était discret et personne ne pouvait s'en rendre compte si ce n'est le créateur du système en personne. Ce qui faisait que personne ne pouvait savoir qui était fiché. De plus à cela, s'ajoutait l'effaçage certain des souvenirs. Si je m'étais réveillé dans mon appartement c'est qu'ils avaient voulu effacer mes souvenirs et ensuite me faire continuer ma vie comme si de rien n'était.




CORRECTION (merci d'en prendre connaissance) :
 

.
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Mister O

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MessageSujet: Re: Pod [TP]   Mer 10 Déc 2014 - 18:52

Salut !

Alors j'ai beaucoup aimé ce texte. J'ai tout de suite pensé à 1984, mais en plus poussé ^^

Cependant, attention à la fin : c'est trop brutal. Tu aurais pu mieux décrire tout ça. On passe d'un début détaillé à une fin ... Assez brutale, en fait.

Enfin, je dirais sur la forme que quelquefois tu fais des maladresses. Un exemple :
Citation :
J'avais très mal: le mal était parti de mon bras gauche pour ensuite se propager à tout mon corps.

Répétition :p C'est pas beau !

Mais bref, pas mal dans l'ensemble sinon.

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Petit, petit, petit ! Vient voir Tonton O fou


tonimage
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MessageSujet: Re: Pod [TP]   Sam 13 Déc 2014 - 11:09

J'ai bien aimé ce début de nouvelle, elle s'annonce prometteuse ; et l'univers aussi ^^
Comme O l'a relevé, tu as fait quelques erreurs sur la forme, qui cassent parfois l'immersion dans le texte. En voici quelques-unes :

"Le plafond possédait un large lampadaire mais qui ne servait à rien en ce moment, car nous étions le jour. " <- Je ne sais pas vraiment si cela se dit mais ça sonne bizarre, "il faisait jour" rendrait mieux ou alors "la lumière naturelle était suffisante" si tu souhaites quelque chose de plus poussé ^^

"Le temps s'écoulait comme les mauvaises actions d'un brigand." C'est une métaphore singulière, oui ; mais pourquoi pas :-p

"Je sentais l'air pur du cabinet: il s'engouffrais dans mes narines et ressortait par autre part. " La dernière partie casse un peu la phrase, s'arrêter à "narines" serait plus efficace et concis. Et c'est "s'engouffrait" ^^

Sinon, quelques fautes d'orthographe ; mais aussi de très belles images et un vocabulaire très soigné.
L'histoire me plaît déjà parce que j'entrevois tout ce que tu pourrais ajouter par la suite, et ça pourrait bien donner lieu à une bonne dystopie (:
Un gros effort de fait aussi sur les descriptions autant physiques que de décors, une bonne mise en forme et de l'imagination ; j'ai hâte de lire la suite :la:
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La Lapine Cornue
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MessageSujet: Re: Pod [TP]   Sam 13 Déc 2014 - 12:55

J'ai bien aimé, ça change de ton style habituel, c'est une histoire très intéressante :la:

Bon, après comme l'ont fait remarquer O et Earl, il y a des tournures de phrases un peu étranges parfois... Voici celles que j'ai retenues :

Citation :
nous étions le jour
sa belle bouche brillait au coin de son visage
il s'engouffrait dans mes narines et ressortait par autre part.
J'avais très mal : le mal était parti
Mon corps s'endormit et mon corps avec.
Voilà, à toi de voir si tu peux en améliorer certaines ^^

Et sinon, je ne le répéterai jamais assez, lorsque tu écris ou copies un texte sur EN pour le poster, prends la peine de faire un clic droit sur tous les mots suspects (normalement soulignés de rouge comme sur Word), tu pourrais ainsi corriger toi-même bon nombre de fautes d'orthographe (les mots comme agrémenter, caresser, appeler, etc...)

Sinon, j'attends la suite de l'histoire :la:

------------------------------------------------------------------------------------------------
Je sais ce que je suis. Et je sais ce que je ne suis pas.
:corn3:
Je suis un chaos de rêves et de couleurs,
je suis un Cerf divin chimérique,
je suis une lapine en chocolat aux larmes caramel.
Et toi, qui es-tu ?

Fais un pas vers moi, j'en ferai un vers toi. Et peut-être un jour serons-nous face à face...

***
Cap' d'aller lire ?

→ Venez fouiller dans mes écrits... Y'en a pour tous les goûts ! :corn2:

.[/center]
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MessageSujet: Re: Pod [TP]   Mar 23 Déc 2014 - 12:30

La suite (déplacez le sujet dans longues nouvelles svp) :

Quelque chose s'était effectivement mal passé dans l'opération. J'essayais de me remémorer l'opération mais je ne discernais aucun détail troublant. Il n'y avait eu aucun problème lorsque le docteur était venu m'implanter la puce. Je n'avais rien senti, pas même un poil de douleur et ensuite je m'étais réveillé ici, dans l'appartement. Le beau satin du lit luisait faiblement à travers le lampadaire central. Les ombres étaient fuyantes, elles s'échappaient de toutes et parts et se dissipaient ça et là. La télécommande était posée sur la table de chevet, qui était blanche et en bakélite. Ce vieux matériau était revenu à la mode, on aimait le remettre au goût du jour pour se rappeler de cette époque où les voitures ne volaient pas et quand les gens utilisaient les journaux pour s'informer. Le pavé digital de la télécommande bougeait en permanence : il était animé et des publicités passaient en fond. Je pressai le bouton On et je me mis à regarder l'écran. Dès que l'image de la présentatrice apparut, je sentis une légère vibration du côté de mon implant. Je tapotais légèrement du côté de ma tempe. Mes longs doigts minces allaient et revenaient du côté de mes cheveux. J'avais eu cette manie depuis que j'étais petit, et je n'arrivais pas à m'en défaire. C'était comme une sorte d'addiction, de mouvement automatique, comme la respiration, je ne pouvais arrêter. Ce qui faisait que mes cheveux étaient souvent éparpillés, en désordre sur mon crâne.
Une voix me parla à l'intérieur de moi, elle me dit doucement:

"Bienvenue dans le système Pod. Veuillez tapoter une seconde fois pour entrer".

Instinctivement je tapotai sur ma tempe. Je ne sais pas pourquoi mais je l'avais fait sans que je le veuille. J'étais comme forcé de rentrer dans le rang, de me connecter aux autres et aux choses qui composent le réseau. J'étais enthousiaste quant aux possibilités offertes par le Pod: quasi-infinies. Je n'aurais plus à me déplacer pour faire de multiples choses contraignantes. L'apparence était très flatteuse et la majorité des personnes tombèrent dans le piège. J'étais de ces personnes: je ne m'imaginais pas les conséquences sur ma vie privée, et l'avenir. J'étais dans le présent, et je n'en avais rien à faire du futur. Le futur pour moi c'était fait pour les idéalistes, les fous, les illuminés. Le futur était l'expression de la folie la plus forte, et de l'ignorance la plus totale. Ignorance, car je pensais que les futuristes ignoraient tout du présent. Qu'ils s'enfermaient dans leur monde fait d'illusions et qu'il ne regardait guère le monde. Mais en fait c'étais l'inverse, ceux qui vivent dans le présent sont dans les illusions du court terme, l'avenir et le futur, ne doivent pas faire peur mais faire réfléchir. Alors quand je voyais dans la rue quelqu'un prêcher contre la puce, je lui crachais dessus:

"Pourquoi t'as pas de puce toi ?
-Parce que je n'en vois pas la nécessité et surtout parce que j'en vois toute la monstruosité.
-Quelle monstruosité ? C'est toi le monstre pervers qui ne veut pas respecter la loi.
-Depuis quand une loi interdit de penser différement ? Votre puce que tant de gens aiment et respectent, c'est la porte ouverte vers votre esclavage, votre mort et votre déchéance. Les personnes aveuglées par les apparences ne saisissent point le contenu.
-C'est toi qui est aveuglé par ta folie, ta place est dans un asile psychiatrique pour sûr
"

Un jour, je partis au boulot comme d'habitude. Je me levai à 8h00 pour pouvoir prendre le Spatio-Tram. Ce matin-là, j'avalai quelques céréales et un peu de lait. J'étais fatigué car le rythme de travail s'était accéléré ces derniers temps. Le patron avait voulu faire plus de profit et nous avions le même salaire pour trois fois plus d'heures passés au bureau. Mais on ne pouvait rien faire car l'emploi que j'avais été recherché et faisait beaucoup d'envieux. J'avais l'air d'un vieux sac jeté dans les poubelles, à qui on n'aurait plus jamais adressé la parole. Mes sourcils broussayeux ressortait plus que jamais et j'avais une mine déconfite. Mon caractère flemmard, me dis que je pouvais ne pas y aller mais ma raison reprit le dessus et je me décidai de travailler. Le sol de mon appartement était d'un beau gris, je le regardait quand je faisait les 100 pas, sans me détourner de mon objectif, je ne faisait plus attention aux autres choses. Aux lumières de la ville qui se reflètent dans vos vitres, aux bruits de pas, de ragots, de délations, d'accusations. Je rentrais dans un monde qui m'étais propre. Ensuite, quand arrivait 8h30, je sortais de mon habitation et prenais le Spatio-Tram.

C'était un grand moyen de transport, très technologique qui allait très vite. C'était un héritier direct du TGV à la différence près que le TGV ne pouvait voler dans les airs. De nombreux gens étaient amassés çi et là : sur les portières, les banquettes, par terre etc... Je pensais un instant aux secondes qui s'écoulent dans le temps. Nous étions des secondes : nous sommes passé et déjà nous ne sommes plus. Ces secondes qui s'affairaient à leur occupations, ne faisant guère attention au temps lui-même. Des personnes de tout âge étaient postés , attendant que le train spatial fasse un terminus à leur arrêt. Tout le monde semblait être relié à son pod. Je vis un vieillard qui était assis à côté de moi. Il avait des cheveux blancs et gris, une barbe hirsute et des lunettes blanches. Je le regardais dans les yeux : il semblait fatigué et effrayé. Je ne savais pas pourquoi il était effrayé. Sûrement que c'était la première fois qu'il prenait le Spatio-Tram et qu'il ne savait pas à quoi servait tous ces boutons ni pourquoi le véhicule se déplaçait à cette vitesse. Cela devait être éprouvant pour des vieillards, prendre de tels engins technologiques. Eux, n'avaient pas connu ça dans leur enfance, ils se déplaçaient encore en voiture, qui sont désormais des objets de collection.
Cette révolution technologique était arrivé en 2020 lorsque l'humanité avait réussi à créer des robots intelligents et auto-alimentés. Alors le public s'était jeté sur les derniers bijoux de la science afin de s'en servir pour la maison, pour soi et même pour aider les autres. Personne n'avait vu voir ce changement brusque dans les habitudes du monde néanmoins certains l'avait pressenti. De nombreuses sociétés vendirent leur produits de robotique au grand public. Beaucoup prirent ce qu'on leur donnèrent sans se poser de question, sans se demander pourquoi avoir besoin de robots. Les peu qui refusèrent, furent insultés, on leur cracha dessus en les insultant d'homme préhistoriques et de personnes rétrogrades. Alors ils s'en allèrent, et on ne le revit plus, mais on suppose qu'ils préparent un mauvais coup.

Je regardais un film sur mon pod. C'était un film japonais, qui racontais l'histoire d'une japonaise qui aimait un européen. Elle rencontrait chaque jour, son amant, dans un jardin planté de cerisiers. Le teint rose des cerisiers se dessinait dans les tonalités grises des pierres et des murets environnantes. On pouvais voir un magnifique paysage : des arbres parsemaient la terre, et des montagnes s'élevaient sous le ciel bleu, azur, magnifique comme les yeux de cette fille. On ne savait qui avait fait poussé ces arbres, ni celui qui avait dessiné le jardin. Il était abandonné et seul eux le connaissaient, ils le connaissaient par hasard, au détour d'un sentier, ils tombèrent sur ce joyau. Merveilleuse découverte, mais trop belle pour être partagée, c'était leur jardin secret, leur jardin d'amour. Il s'asseyèrent près du grand cerisier, Ubashi, comme elle s'appelait, était rayonnante de beauté. Son teint blanc apparaissait comme éclairé d'une lumière perpétuelle, ses cheveux noirs tombaient délicatement sur son dos merveilleusement droit. Ses yeux, limpides et éternels, laissaient entrevoir la beauté des étoiles. Ces étoiles tombées sur Terre et qui éclatent au grand jour. Giorgi, l'italien, regarda son beau couvre-chef et dit de ces mots:

"Que tu es belle... On dirais la rosée du matin et le Soleil du jour. Je t'aimes tant, ce n'est pas descriptible. Mon coeur chavire à chaque battement de tes sourcils.
-Moi aussi je t'aimes Giorgi. Tu es très drôle et gentil. C'est que j'aime chez toi, ton caractère et aussi ton physique. Tu vois les lézards qui courent en-dessous de nos pieds ?
-Oui je les vois, ils sont si, vifs et fascinants. Tes parents ne sont toujours pas au courant de notre idylle ?
-Non je ne leur ai pas dit, mais mieux vaut ne pas leur dire car les conséquences seraient désastreuses. Et puis ce qui compte c'est que tu soit proche de mo
i"

Alors ils approchèrent leur bouche l'un de l'autre et un son sourd rettentit. J'éteignis le pod, c'était une horde de policiers qui étaient à l'autre côté du Spatio-Tram et qui avancaient à une cadence infernale. Ils portaient des casques noirs et qui ressemblaient vaguement à un crâne androide stylisé. Ils avaient une visière opaque au niveau des yeux. Il portait un uniforme également noir sauf qu'il comportait des rayures rouges ainsi qu'un petit drapeau sur les épaules. Leurs doigts portaient des InsternaPoing, des armes lasers qui étaient utilisés pour contrôler les manifestations et emmener de force des opposants. Ils les tenaient bien droites, et ils se suivaient, rang par rang. On aurait dit une partie d'échec, les pions s'avancaient, mais je ne savais pas quelle case ils allaient prendre. Tout le monde s'écartait sur leur chemin, se repliant sur les vitres, ou sur la table pour éviter de croiser leur regard. Comme je vis qu'ils ne s'arrêtaient pas, je pensais que c'était moi qu'ils allaient prendre. Alors je me recroquevillai sur ma banquette, l'air de n'avoir rien compris et de rien savoir. Je sentis une, deux, trois, quatre présences humaines autour de moi. Une voix forte dit:

"Vous êtes en état d'arrestation pour crime contre la République d'Après-Jour, veuillez nous suivre.
-Qu'ai-je-fait ?
-Vous avez commis des crimes contre la République d'Après-Jour, veuillez nous suivre.
-Mais je ne comprends pas, de quel crime suis-je coupable ?
--Vous avez commis des crimes contre la République d'Après-Jour, veuillez nous suivre.
-Non, je ne me ferais pas arrêter pour rien !
--Vous avez commis des crimes contre la République d'Après-Jour, veuillez nous suivre.
"

Alors je vis à travers mes mains, qu'un des policier prit violemment la personne âgée, la jeta à terre dans un grand mouvement et la rua de coup. Les coups de pieds qu'ils assénaient faisaient une translation, de la gauche vers la droite, et ne s'arrêtaient pas comme les pendules d'une vieille horloge. Tout le monde regardait, effaré, choqué par la violence de l'arrestation. Je ne savais pas de quel crime était coupable le vieillard, mais en tout cas il avait dut faire quelque chose de grave pour être traité de la sorte. Le sang coulait et forma des trainées sur le sol quand ils le trainèrent dehors. Je put voire sa figure, rougie par le sang, amochée par la violence et silencieuse. Silencieuse.



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