Encre Nocturne
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 Ambiances [TP]

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La Lapine Cornue
Divine cerfette et ses lapins multicolores
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Féminin Balance Messages : 4845
Date d'inscription : 17/05/2014
Localisation : Endormie dans un terrier de lapins.
Humeur : Lapinesque. (ça veut dire paisible et joyeuse)

MessageSujet: Ambiances [TP]   Lun 16 Fév - 13:59




C'est parti du concours de Nowel, de la nécessité de faire un TPCF (je ne crois pas y avoir vraiment réussi, d'ailleurs, mais chut). Et puis petit à petit j'en suis venue à d'autres idées... Vous devriez pouvoir voir les progrès au fur et à mesure des textes, je pense :la:
Vous me direz laquelle vous préférez, hein ?







L'hiver ~

V1

       Aujourd'hui c'est l'hiver.
       Le vent souffle les feuilles des arbres, comme la flamme des bougies. Le vent… Le vent qui mord, le vent qui brûle. Le vent qui tue, le vent qui hurle.
       Et le froid. Le froid qui racle les murs et les pavés ; qui écorche la peau et fait fondre les doigts. Qui éteint la vie et gèle les cœurs.
       Et la neige. La belle endormie, si douce et si rude. La neige qui éclaire le ciel, pluie de météores lumineux. Qui adoucit les lignes tranchantes des maisons. Qui se pose sur la langue des enfants, qui mouille leurs cheveux. La neige et son soyeux mortel, et son blanc délicat. La neige qui redessine le monde et qui donne l'envie de dormir entre ses bras, dormir éternellement.
       Mais il n'y a pas que ça. Pas que le vent, et le froid, et la neige.
       Il y a aussi les lumières. Le joyeux chaos de couleurs qui illumine les foyers. Ces couleurs qui soulignent les arcades des fenêtres et les courbes des arbres. Les gerbes d'étincelles qui courent et rebondissent, faisant tinter la neige et les branches des sapins. Qui font briller les yeux et guérissent l'esprit, parce que tant qu'il y a de la lumière, il y a de la vie. Qui laissent leur empreinte sous nos paupières, et dansent dans nos rêves lorsque le sommeil nous prend.
       Et aussi la mort des sapins, ces êtres seuls et dépenaillés, qui décorent la maison dans leur costume de lumière.
       Et la joie des enfants, dansant entre les papiers dorés et les flocons d'ivoire.
       Et la mort de ceux qui dorment dehors, juste dehors ; le froid aiguise ses crocs sur leurs corps, et la nuit se referme sur eux.
       L'hiver, c'est le festival des âmes. Certaines s'élèvent, dansent avec les lumières, puis se glissent entre les étoiles. Laissant des corps vides et froids, meurtris dans la nuit. D'autres restent dans leur prison de chair ; les flocons et les lumières les soignent, les font scintiller. Jusqu'à ce qu'elles s'éteignent à nouveau…



V2

       L'hiver c'est quoi ? se demande le chat regardant par la fenêtre.
       C'est quoi ? répète l'enfant, joues rouges sous son bonnet.
       Mais oui, c'est quoi l'hiver ? pensent l'homme et ses pantoufles devant l'âtre chaud.
       Les ailes vertes des sapins en habit de lumière, les frissons des papiers chatoyants, les reflets qui dansent aux fenêtres. Les guirlandes de sucre multicolores, les étoiles filées devant la cheminée. Le chocolat fondu, les bougies de cristal. Les paillettes de givre, la buée caressante. Le vent de glace, le feu de nuit. Les cascades de miel, les châteaux de bûches. Pluie d'étincelles et flot floconneux. Verre doux du verglas, glas dur des glaçons. Spectres meurtris cherchant le coin du feu. Blizzard ébouriffant les tignasses. Sons bourrus qui font les nuits belles. Nattes et torsades de lumières.  Bulles éclatantes de lampions. Fête tournante. Têtes tournées.
       Et toujours ce chat devant la cheminée.




Le dragon déchu ~


       Un grand corps dans l'obscurité, une mécanique abandonnée. La poussière scintille dans l'air doré, le sol est noyé dans un noir de velours. Le silence résonne entre les quatre murs. L'espoir déçu glisse, goutte à goutte, le long des écailles et des flancs de la puissante carcasse. Sur le sol rongé par le murmure de la mousse, de longs nœuds de serpents s'enroulent, coulés dans le métal et nappés de rouille. Ils convergent vers leur maître, ce squelette d'acier à l'armure de fer, ce colosse en pièces détachées, dont les ailes fracassées hurlent leur agonie. Des notes perdues dansent au fond de cette gorge titanesque ; un rêve de ciel et de vent teinte les plumes de métal tordu. Des coulées de sang ennemi pleurent encore le long des cornes martelées. Les échos de la guerre, les chocs des épées, le sifflement de l'air glacé, la folle euphorie du combat. Tout cela vibre encore dans le cœur, sous les plaques de métal, sous les os et mécanismes disloqués. Le cœur, cette bonne vieille mécanique d'horloger, dont les ressorts tiennent bon, dont les écrous ne veulent lâcher prise et serrent à en hurler, dont les veines de bois charrient encore leur lot de vie et d'envies.
       Et tandis que dans ce cœur énorme les rouages continuent de brasser les souvenirs et le mal, tandis que la rouille ricane face à l'armure que rien n'aurait ébranlé, tandis que la longue gueule caparaçonnée embrasse le sol dans un rictus désarticulé, l'antique titan reste là, dans cet entrepôt branlant, caché aux yeux du monde. Vestige abandonné, lourde marionnette endormie que le maître a cassée.
       Ne restent que ce cœur au fond de ce squelette, et ces grands yeux vides aux prunelles brisées.





Le pont ~



       Regarde-le, comme il est fier ! Dressé face à la nuit, pilier d'étoiles et de diamant. Tutoyant l'infini.
       Son impeccable architecture tranche le vent et le temps, découpe dans l'air des arabesques scintillantes, envoie des gerbes de fleurs argentées à la lune charmée.
       Les lampions tracent une vertèbre d'or le long de la fine échine. Compte-les, compte si tu peux, pauvre fou ! Des centaines. Des centaines de petites fioles de feu qui chatouillent la peau de verre de ce monstre élégant. Les sons tintent dans l'air glacé, vibrent entre les hautes arcades et les éclaboussent de perles de lumière.
       Et soudain… regarde, le voilà, le soleil ! Regarde la douceur avec laquelle il effleure les flancs du pont. Regarde comme celui-ci tremble d'émotion ! Sa froide majesté se délite dans l'air tendre, il se pare d'éclats d'or, rosit dans l'étreinte du flamboyant. Les lampions s'éteignent un à un, soufflés par le vent d'aurore ; et le soleil s'affole soudain, il s'est trop attardé ! Il s'enfuit dans le ciel et le pont s'ébroue, rejetant au loin les dernières gouttes de nuit.
       Regarde-le, ce n'est plus tout à fait le même à présent. Il étire ses os de cristal et fait le dos rond, ronronnant sous les premiers attelages de la journée. Ce sont les tintements de sabots et non plus les murmures d'étoiles qui font résonner ses arcades. Sa poésie nostalgique s'est enfuie avec la lune… La bonne humeur fait flamboyer son squelette gracieux, courbes et lignes translucides tracées sur le velours azur du ciel.
       Désormais, c'est au soleil qu'il envoie ses clins d'œil de lumière.




Un, deux, trois, Soleil ~

       Une petite fille se dresse devant la mare, dos au soleil qui s'étire. Dorment encore les nénuphars, blottis dans son ombre allongée. Les yeux fermés, les bras croisés pour se réchauffer, elle tapote doucement la terre de son pied léger.
       Soudain, l'oreille tendue à une mélodie qu'elle seule peut entendre, elle ouvre grand les bras, comme un oisillon ouvre les ailes. Et doucement, si doucement qu'on la croirait encore immobile, elle se redresse petit à petit. Comme si elle portait le soleil, qui embrase le ciel derrière elle.
       Sur l'eau où plongent et rebondissent des gerbes de lumière arc-en-ciel, lentement, les doux nénuphars bâillent et se réveillent. Etirent leurs grandes feuilles au camaïeu de vert et de vermeil. Dans le mouvement de ses bras levés, lorsque les caresse le chant doré, leur velours tendre se dilue dans la lumière ; elles se dévoilent taillées dans l'émeraude. Les rayons joueurs sonnent et tintent dans ce champ de cristaux, jettent la lumière et éclaboussent l'eau. La moindre goutte de feu se mire dans les perles d'eau, se réfracte à l'infini, projette des échos cristallins et des ombres dansantes. Toute une mélodie carillonne et rebondit, une myriade de notes d'or se croisent et s'entrecroisent, et dansent au dessus de l'eau comme des essaims de lucioles.
       Les mains de la fillette se sont doucement rejointes au dessus de sa tête, alors que le soleil flotte au dessus de la terre flamboyante. Soudain elle ouvre les yeux et frappe dans ses mains !
       Les notes et couleurs sont prises par surprises, tournoient dans de petites pluies de lumière. Avant de disparaître tout à coup. Laissant de légers échos flotter à la surface de l'eau.
       La petite fille vérifie d'un regard suspicieux que tous les feux follets se sont enfuis, souhaite le bonjour aux nénuphars baignant dans la lumière. Puis elle lève le nez et tourne les talons ; s'enfonce et disparaît dans l'air chaud et doré.


Correction de Jack Vessalius:
 

------------------------------------------------------------------------------------------------
Je sais ce que je suis. Et je sais ce que je ne suis pas.
:corn3:
Je suis un chaos de rêves et de couleurs,
je suis un Cerf divin chimérique,
je suis une lapine en chocolat aux larmes caramel.
Et toi, qui es-tu ?

Fais un pas vers moi, j'en ferai un vers toi. Et peut-être un jour serons-nous face à face...

***
Cap' d'aller lire ?

→ Venez fouiller dans mes écrits... Y'en a pour tous les goûts ! :corn2:

.[/center]


Dernière édition par Cornedor le Lun 29 Fév - 13:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ambiances [TP]   Jeu 19 Fév - 14:19

Cornedor a écrit:
C'est parti du concours de Nowel, de la nécessité de faire un TPCF (je ne crois pas y avoir vraiment réussi, d'ailleurs, mais chut). Et puis petit à petit j'en suis venue à d'autres idées... Vous devriez pouvoir voir les progrès au fur et à mesure des textes, je pense :la:
Vous me direz laquelle vous préférez, hein ?






L'hiver ~

V1

       Aujourd'hui c'est l'hiver.
       Le vent souffle les feuilles des arbres, comme la flamme des bougies Pourquoi tu as mis une virgule avant ta comparaison? Je trouve que ça nuit à la lecture. D'autant que celle ci n'est pas clair, Comme une flamme de bougie seraitbeaucoup moins compliqué à comprendre. Le vent… Le vent qui mord, le vent qui brûle. Pourquoi un point? Continue ton anaphore en virgule, c'est coolLe vent qui tue, le vent qui hurle.
       Et le froid. Le Ce froid qui racle les murs et les Elude l'article pour un plus grand dynamisme pavés ; qui écorche la peau etTrop de et en trop peut de temps, virgule très chère. fait fondre les doigts. Qui éteint la vie et gèle les cœurs.
       Et la neige. La belle endormie C'est joli, si douce et si rude. La neige qui éclaire le ciel, là la virgule va pas, il manque un lien logique. Genre En pluie de météores lumineux. Qui adoucit les lignes tranchantes des maisons. Qui se pose sur la langue des enfants, qui mouille leurs cheveux. La neige et son soyeux mortel Hm, j'ai un problème avec ce morceaux de phrase, j'ai iddentifié soyeux comme l'adjectif au départ, du coup, j'ai mis trois lecture à comprendre. Je sais pas comment tu pourrais le modifier., et son blanc délicat. La neige qui QUi inutile et allourdissant ici, ou alors met un cette plus qu'un la redessine le monde et qui donne l'envie de dormir entre ses bras, dormir éternellement.
       Mais il n'y a pas que ça. Pas que le vent, et le froid, et la neige Je trouve l'idée de cette phrase vraiment belle, mais extremement maladroite. Je vais te dire comme je l'aurais écris, mais c'est pas non plus satisfaisant: "Au delà de tout ça. Au delà de la neige, au dela du froid, au dela du vent.
       Il y a aussi les lumières. LeElude le le joyeux chaos de couleurs qui illumine les foyers. Ces J'ai trouvé un démonstratif dans un de tes textes! J'ai trouvé un démonstratif!!!!!! couleurs qui soulignent les arcades des fenêtres et les courbes des arbres. Les gerbes d'étincelles qui courent et rebondissent, faisant le participe présent de faire est vraiment hideux, c'est d'autant plus domage que tinter est vraiment un verbe aux sonorité extraordiaine tinter la neige et les branches des sapins. Qui font briller les yeux et guérissent l'esprit, parce que tant qu'il y a de la lumière, il y a de la vie C'est pas plutôt là ou il y a la lumière?. Qui laissent leur empreinte sous nos paupières, et dansent dans nos rêves lorsque le sommeil nous prend.
       Et aussi la mort des sapins, ces Un deuxième démonstratif!!!!! Oui, enfin, je l'aurai enlever lui êtres seuls et dépenaillés, qui décorent la maison dans leur costume de lumière.
       Et la joie des enfants, dansant entre les papiers dorés et les flocons d'ivoire.
       Et la mort de ceux qui dorment dehors, juste dehors ; le froid aiguise ses crocs sur leurs corps, et la nuit se referme sur eux Encore une fois, idée génial, mal exploité. Je mettrais "le froid aiguise ses crocs sur les corps (pas de virgule) et la nui se referme sur ses proies".
       L'hiver, c'est le festival des âmes. Certaines s'élèvent, dansent avec les lumières, puis se glissent entre les étoiles. Laissant des leur corps vides et froids, meurtris dans la nuit. D'autres restent trop faible. Stagne? dans leur prison de chair ; les flocons et les lumières les soignent, les font scintiller. Jusqu'à-ce qu'elles s'éteignent à nouveau…

J'ai beaucoup aimer ce petit texte, très poétique, vraiment mignon, et très dur aussi. EN bref, semblable à un flocon, léger, et beau, mais de le gouter, on s'ébroue, tant devant son froid, que ces toutes petites imperfections :P


V2

       L'hiver c'est quoi ? se demande le chat regardant évite le verbe, préfère lui ce que mon bescherelle appelle une locution prépositive, comme à travers. Ce sera plus efficace par la fenêtre.
       C'est quoi ? répète l'enfant, joues rouges sous son bonnet.
       Mais oui, c'est quoi l'hiver ? pensent l'homme et ses pantoufles devant l'âtre chaud.
       Les ailes vertes des sapins en habit de lumière, les frissons des papiers chatoyants l'adjectif est... innaproprié, les reflets qui dansent aux fenêtres. Les guirlandes de sucre multicolores l'ajectif détonne vraiment, les étoiles filées devant la cheminée. Le chocolat fondu, les bougies de cristal. Les paillettes de givre, la buée caressante. Le vent de glace, le feu de nuit. Les cascades de miel, les châteaux de bûches. Pluie d'étincelles et flot floconneux Joli. Verre doux du verglas, glas dur des glaçons. Spectres meurtris cherchant le coin du feu. Blizzard ébouriffant les tignasses Elude l'article. Sons bourrus qui font les nuits belles. Nattes et torsades de lumières.  Bulles éclatantes de lampions. Fête tournante. Têtes tournées.
       Et toujours ce chat devant la cheminée.


Ce petit texte est magnifique, les assonnances perpétuelles sont géniales, peu de maladresse, et un instantané de beauté à m'en ravir le coeur

Le dragon déchu ~


       Un grand c'est dommage d'attaquer avec un adjectif aussi faible corps dans l'obscurité, une mécanique abandonnée. La poussière scintille dans l'air doré, le sol est noyé danspar, dans est innaproprié un noir de velours. Le silence résonne entre les tu sais déjà ce que je vais dire... élude quatre murs. L'espoir déçu glisse, goutte à goutte, le long des écailles et des flancs de la puissante carcasse cette phrase, mais cette phrase.... je tépouse et te donne le nobel dans la foulée juste pour elle. . Sur le sol rongé par le murmure de la mousse, de longs nœuds de serpents s'enroulent, coulés dans le métal et vire moi ce et, met un virgule et laisse la douce poésie que tu as instauré s'immiscer.... Saboteuse nappés de rouille. Ils convergent vers leur maître, ce Un autre démonstratif! mais tu nous gate :P... Bon par contre, élude le et remplace le à par un en squelette d'acier à l'armure de fer, ce colosse en Colosse de, enlève le ce et le en pièces détachées, dont les ailes fracassées hurlent leur agonie. Des notes perdues dansent au fond de cette gorge titanesque ; un rêve de ciel et de vent teinte les plumes de métal tordu. Des coulées de sang ennemi pleurent Pleurent est trop passif et innocent. encore le long des cornes martelées. Les échos de la guerre, les chocs des épées, le sifflement de l'air glacé, la folle euphorie du combat. Tout cela vibre encore dans le ce cœur, sous les plaques de métal, sous les os et mécanismes disloqués. Le cœur déjà utiliser, cette bonne vieille mécanique d'horloger j'adhère pas à l'immage à cause du vocabulaire trop familier, parce que c'est un poncif aussi, dont les ressorts tiennent bon, dont les écrous ne veulent lâcher prise et serrent à en hurler, dont les veines de bois charrient encore leur lot de vie et d'envies. Dont fait trop argumentation et pas assez poséie je trouve
       Et tandis que dans ce cœur énorme les rouages continuent de brasser les souvenirs et le mal inverse mal et souvenir. Question de rythme, tandis que la rouille ricane face à l'armure que rien n'aurait ébranlé, tandis que la longue gueule caparaçonnée embrasse le sol dans un rictus désarticulé, l'antique titan reste là, dans cet entrepôt branlant, caché aux yeux du monde plutôt que caché, j'aurai préféré un disparu. Vestige abandonné, lourde marionnette endormie que le maître a cassée.
       Ne restent que ce cœur au fond de ce squelette, et ces grands yeux vides aux prunelles brisées.



Un très joli texte, meilleur que les deux précédents, de très bonnes assonnances


Bon comme d'habitude ce commentaire n'engage que moi et reflète mon ressenti de lecteur.

J'ai vraiment aimé les lire, il y a un travail sur les sons qui a dépassé un stade embryonnaire, que tu pourrais améliorer, mais qui a déjà un niveau très très respectable. Le prochain stade serait de faire que les sens fasse sens dans le vocal à la phrase mais c'est vraiment dur.

Sinon les problèmes qui reviennent sont triple. D'abord les articles. Tu n'utilise pas les bons, tu ne les éludes pas assez et ça casse le rythme, la mélodie.
Ensuite le et et la virgule, c'est important de respecter cette règle de la grammaire.
Et enfin les adjectifs qui sont parfois mal employé

Bref, je commente la suite en soirée

J'ai vraiment adoré
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La Lapine Cornue
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MessageSujet: Re: Ambiances [TP]   Sam 28 Fév - 16:29

Merci beaucoup pour ton com' détaillé, Ragne, ça me fait très plaisir :-p

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Je sais ce que je suis. Et je sais ce que je ne suis pas.
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Lacie Baskerville
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MessageSujet: Re: Ambiances [TP]   Sam 7 Mar - 16:12

Je trouve parfois que c'est un peu chargé en figures poétiques mais à part ce sont de petits bijoux :)

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JE SUIS LE BRUIT ET LA FUREUR,
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Quand Lacie passe, les fautes trépassent...

Invité règnera bientôt sur le forum !

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Magostera

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MessageSujet: Re: Ambiances [TP]   Lun 16 Mar - 20:46

Plus qu'une ambiance, c'est une séance d'hypnose. C'est extrêmement visuel, et les formes poétiques nombreuses ne m'ont pas dérangé, au contraire. Ce texte m'a un peu rappelé le poème "Le bateau ivre", de par cette richesse de formes et la lenteur à laquelle on lit le texte pour le savourer pleinement.

En un mot : Magnifique.

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Even in the deepest madness, Lancelot of the Lake stay the unrivaled Knight of Honor.
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La Lapine Cornue
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MessageSujet: Re: Ambiances [TP]   Lun 16 Mar - 21:43

Merci beaucoup les gars, ça me fait très plaisir ! :la: J'avoue Jack, pour le coup je me suis lâchée x)) Mago, j'ai même pas lu le Bateau ivre, j'ai honte :(

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La Lapine Cornue
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MessageSujet: Re: Ambiances [TP]   Ven 2 Déc - 22:53

TIN TIN TIIIN

Presque deux ans après, je sais pas, j'ai eu une illumination et j'ai eu envie de pondre un nouveau truc.
Il se détache des autres parce qu'il est beaucoup plus narratif, en quelque sorte, et je ne pense pas que ce soit le meilleur d'entre eux, mais qu'importe, je me suis fait plaisir AHDE AHDE










Ils





Ils ~

             Ils étaient là alors que nous n'étions rien.

             Ils rugissaient déjà lorsque nous vînmes seulement à la vie, dansaient dans la lumière du couchant, bondissaient et bondissaient entre les brins des champs. Comme des ondes dorées, ils s'évadaient le long de l'herbe, s'écoulaient sous les rayons et chassaient les ombres funèbres. Ils chantaient dans les creux des vallons, caressaient les ventres des collines, flattaient les feuilles des arbres fous. Pareils à des typhons de feu, frères des beaux orages, ils s'entremêlaient en de grandes gerbes de lumière, roulaient le long des flancs de la Terre, gambadaient au creux des vagues. La terre les aimait, le vent ébouriffait leur plumage de musique et d'odeurs. Seule la mer était furieuse qu'ils se moquent ainsi de ses colères ; alors ils lui fredonnaient des excuses en cajolant ses eaux noires et moirées.

             Puis soudain nous fûmes là, et ils disparurent.

             Ils se délitèrent dans le soleil et dans la lune, dans les corolles de fleurs que nous cueillions et dans les veines des lapins dont nous tranchions la gorge, dans les sillons rougeâtres des champs que nous sarclions, dans les briques poussiéreuses que nous apprîmes à fabriquer.

             Pourtant ils étaient là. Et parfois, ils nous offraient encore l'éclat de leurs acrobaties ; alors un océan de bonheur teintait les yeux des enfants, emplissait les cœurs des adultes. Quelques instants de beauté dans un monde que nous trouvions si dur et sombre.

             Puis les chemins de terre se couvrirent de pierre. Puis les routes pavées furent coulées dans le goudron. Les rails s'étendirent le long des flancs de la Terre, traçant de longues cicatrices martelées là où ils roulaient jadis avec insouciance dans des feux de joie et de lumière.

             Et un jour, bien longtemps après, alors que nous les pensions morts, ils se laissèrent admirer. Un jour, ils formèrent un cercle autour d'un artiste peignant la montagne encore en paix, ils posèrent leur mufle translucide sur ses feuilles bariolées de peinture arc-en-ciel, ils observèrent ses mains changer la nature, créer un univers si beau et si délicat qu'eux seuls semblaient aptes à y vivre. Alors ils firent un pas en arrière et ils le regardèrent. Ils déployèrent tous leurs atours flamboyants, tous leurs éventails d'odeurs et de souvenirs, des souvenirs de la Terre, des collines douces et rondes, des prairies parfumées et des vagues noires et moirées, tout cela ils le montrèrent à l'artiste et l'artiste le vit, il y trempa ses couleurs et ses pinceaux et posa le tout sur sa toile ; il traça leurs plumes d'or et leurs crinières de pluie, leurs iris emplis de ciel jusqu'à déborder de nuages, la force de leur poitrail et le cristal de leurs gueules fines. Il couvrit ses toiles pendant des heures, les accumula, les massacra et les recommença, jusqu'à aboutir à la perfection, jusqu'à-ce que le soleil se couche derrière le liseré de la montagne noire. Il ne vit pas que chaque coup de pinceau qui déposait de la lumière sur le plat de sa toile, ne faisait qu'en enlever aux êtres qui faisaient ronde autour de lui. Trait après trait, leurs silhouettes prenaient forme sous ses yeux. Trait après trait, elles se délitaient à côté de lui. S'émiettaient dans le vent chaud. Se vidaient de leurs couleurs.

             Mouraient pour ne plus revenir.

             Jusqu'à ce qu'il relève les yeux, ses yeux fatigués et rougis, et qu'il voie que le pré couvert d'ombres était vide. Ils avaient disparus. Tous s'étaient éteints, évanouis dans l'air au cours d'une courte après-midi d'été. Le temps d'une fièvre de peintre ; le temps de quelques souvenirs.

             Aujourd'hui, je crois que même la mer se languit de leurs caresses taquines.











Ceci est une phrase longue qui n'a d'autre but que d'élargir le fond blanc afin que vos mirettes ne se fatiguent pas jusqu'à l'usure, que dis-je, jusqu'à la dissolution ! (ça, vous devez le laisser, de toute manière on le verra pas, faites-moi confiance je vous dis !)

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Je sais ce que je suis. Et je sais ce que je ne suis pas.
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La Lapine Cornue
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MessageSujet: Re: Ambiances [TP]   Dim 4 Déc - 14:40

Ah oui et puis y'a celui-là aussi, je le mets là parce que c'est exactement la même série de textes (et que sinon je vais le perdre dans les méandres de ce forum scratch )



http://www.encre-nocturne.com/t4758-tu-dessineras-c

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Le Molosse
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MessageSujet: Re: Ambiances [TP]   Dim 4 Déc - 17:56

Hey coucou !
J'ai lu tes textes sur l"hiver que j'ai aimé (ou dévoré plutôt). Cependant, je n'aurais pas parlé de "faire fondre les doigts" et de "froid" dans la même phrase. Cela serait plus cohérent avec une notion de chaleur mais pas avec la froideur. Pourquoi pas, "casse les doigts ou fragilise les doigts ?"

Je lis la suite plus tard :unjournormal:

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MessageSujet: Re: Ambiances [TP]   Sam 11 Fév - 19:44

Gibet : 13
RE !

J'aime beaucoup à peu prêt tout tes poésies en proses, en particulier le premier sur l'hiver et celui sur le dragon méchanique :B

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MessageSujet: Re: Ambiances [TP]   Dim 12 Fév - 18:20

Je suis très très fan de ta prose poétique! Ça fait vraiment voyager...  cute

Je n'ai pas grand chose à dire de plus...
J'adore! coeur
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MessageSujet: Re: Ambiances [TP]   Dim 12 Fév - 22:49

Tidle : merci :la:

En fait c'était une métaphore vu que lorsque le froid ou le chaud sont vraiment intenses, ils se confondent et brûlent de la même manière AHDE Mais bon c'est pas grave, j'aime bien comme ça quand même :-p

Nanochou :la: merciiiii le dragon mécanique j'ai vraiment adoré l'écrire coeur


Nays : merci de la lecture et de ton commentaire, ça me fait aussi très plaisir :3

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Je sais ce que je suis. Et je sais ce que je ne suis pas.
:corn3:
Je suis un chaos de rêves et de couleurs,
je suis un Cerf divin chimérique,
je suis une lapine en chocolat aux larmes caramel.
Et toi, qui es-tu ?

Fais un pas vers moi, j'en ferai un vers toi. Et peut-être un jour serons-nous face à face...

***
Cap' d'aller lire ?

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