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 A la manière de Zola

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MessageSujet: A la manière de Zola   Mer 18 Mar - 15:58

Voici une petit rédac de français que je viens de recevoir aujourd'hui et où j'ai eu une bonne note, c'est écrire à la manière de Zola :

Etienne était dans la mine parmi les autres mmineurs. Il était en train de piocher dans une entaille déjà ouverte. Il s'acharnait sur son travail: il frappait toujours avec la même force la pierre qui se détachait en petits morceaux. Une odeur très forte flottait dans la grotte, une odeur de fatigue, de sueur, de poussière et de suie. Les mineurs ne pouvaient éviter de la sentir, alors elle devenait habituelle et ils n'y faisaient même plus attention. Cela n'avait rien à voir avec les parfums des bourgeois et des riches à la surface: c'était le parfum des mineurs travaillant dans la mine. Les muscles d'Etienne se contractèrent pour pouvoir donner un coup encore plus fort dans la roche. Les veines apparurent et le bras, tendu, tremblait. Des gouttes de sueur tombèrent du front et du bras d'Etienne. Il transpirait beaucoup : l'air était chaud et humide, mais il devait le respirer, et il avait peur de s'étouffer. Il y avait beaucoup de poussière dans ses cheveux, une poussière sale et noire qui collait à la tête et colorait ses cheveux d'un sombre noir charbon. Pieds nus, sur le sol couvert d'eau marron, de pierre et d'huile, il marcha vers le rail. Il se mouilla les pieds dans des flaques d'eau qui pouvaient rester dans le sol, des jours, des semaines et même des mois. Dès qu'il traversa le rail, un wagon passa et lui roula dessus. Sur le coup, il eut très mal, mais heureusement qu'il avait retiré son pied au dernier moment, sinon il aurait pu être amputé. De sa plaie coulait du sang rouge, en grosses gouttes. La blessure ouverte se mélangeait aux poussières de l'air et au charbon. Mais le sang continuer de couler et il se traîna vers l'endroit où il piochait et recommença à travailler.

Une buée se formait dans l'air infernal de la pièce. C'était une fumée, une fumée blanche qui était partout; et les mineurs crachaient et toussaient très fort. La chaleur montait toujours plus. Les bruits des pioches se répétaient à l'infini et ne s'arrêtaient jamais. Il avait passé les portes de la douleur et maintenant il ne pouvait en sortir. Ils avaient mal, faim, soif mais ils devaient continuer à travailler sinon ils n'auraient plus d'argent. Les lampes les torturaient : leur lumière les aveuglaient et leur chaleur les brûlaient. Mais ils ne pouvaient les enlever sinon ils auraient été dans le noir. Etienne, regardait le plafond, attendant l'heure où il remonterais...


P.S : c'est un peu remanié
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