Encre Nocturne
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 L'envol

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MessageSujet: L'envol   Ven 5 Juin 2015 - 12:49

La plume frôle la feuille, la tapote, hésite un instant, et soudain semble prendre vie. Dans une folle frénésie, elle court. Fébrile, elle s’agite. Ses contours deviennent flous. On la croirait presque autonome. Elle danse gracilement sur le papier, puis, brusquement, s’immobilise. Statue suspendue au bout d’une main inerte. Elle tergiverse, tâtonne. Alors, dans un subit accès de rage, l’embryon de prose est tué. Les mots qui le constituaient illisible à jamais sous les épaisses ratures. Dans un bruit mat, le stylo s’échappe, choit tristement sur la table. Et y reste, gisant…La page est déchirée, arrachée, chiffonnée par d’imposante main où vient se réfugier une tête fatiguée pour s’y morfondre.
La boule de papier tombe sur le sol, ou elle rebondit. Comme un défi à cet auteur impuissant…

Le sifflement strident du vent lui hurle aux oreilles. Du haut de son perchoir, la ville entière lui est visible. Un sentiment de gloire l’envahit. Juste un saut et elle vibrerait. Enfin, elle sera vivante ! Une pleine goulée d’air emplit ses poumons. Les effluves de la ville lui soulevèrent un haut le cœur. Qu’importe ! Ici, elle offrirait un sens à son existence. Soudain, un vertige la prend. La brume qu’avait installée l’adrénaline s’estompe. Elle prend conscience du risque qu’elle prend. Un mauvais pas et elle meurt. Dilemme. Son rêve risque de lui être fatal… Mais, repartir en arrière ? Pour regretter à jamais ? Non ! Résolue, elle prend son élan. Vole ! Vole monte en l’air, vole ! Offre à ce monde urbain ankylosé, de gracieux mouvements. Cours ! Saute ! Vis ! Sa respiration se calme. Apaiser. Son rêve réalisé. Voler lui est possible.

Elle est là. Ses longs cheveux savamment ondulés virevoltent sous les assauts du vent. Son visage, imperceptiblement maquillé, illumine l’endroit. Et les têtes se tournent pour suivre encore un peu sa majestueuse démarche. Battement de cœur. Comment ne l’entend elle pas ? Il crie pourtant si fort. Elle est là pour moi. Moi…son ami. Son confident.
Dire ou ne pas dire ? Trois mots. Un plus un plus un. Insurmontable ! On s’assied. La discussion commence. Comme sa voix est envoûtante. Dire ou ne pas dire ? Battement de cœur.
Elle s’est tue. Consciente qu’un élément est anormal. Elle me demande ce qu’il y a. Je garde le silence. Puis, lentement, ma tête s’avance vers elle, s’incline. Battement de cœur. Je m’arrête à quelques centimètres d’elle. Comme pour demander la permission. Ses longs cils répondent par l’affirmative. Nos lèvres se touchent. Le temps s’arrête. Mon cœur explose. Magie. Le sable s’écoule à nouveau dans le sablier. Nos visages sont face à face. L’insurmontable est surmonté. La digue de nos sentiments brisés. Trois mots sont soufflés par deux cœurs.
Je n’avais pas remarqué à quel point le ciel était beau…

Osera ? Osera pas ? Errant au milieu d’immenses étagères, l’homme reste silencieux. Muré dans un mutisme respectueux. Il déambule aléatoirement dans ce dédale de livre. Nouveau visiteur, il découvre la richesse de cette bibliothèque. L’occultisme qui semble peser sur l’endroit n’en est que renforcer. D’où vient cet incongru plaisir de vagabonder ainsi dans ce lieu ? Poser ces yeux avec vénération sur ces ouvrages parait si étrange. Il s’arrête devant un rayonnage. Alors il laisse courir ses doigts sur les reliures, stoppe sur l’une d’entre elle. Caresse tendrement sa tranche. Remonte sa main jusqu’en haut. Pose l’index sur la tranche. Et fais glisser l’ouvrage jusqu’à lui par le haut. Des gestes quasi-mystiques ! Puis, il s’adosse à un mur et laisse les mots le submerger. Emporté dans un paradis éphémère.

Un ange passe par-dessus des bruits de couverts. Dîner de famille. Un enfant unique. Au loin s’entend faiblement une musique folklorique. Drôle d’ambiance. Bon anniversaire jeune homme ! La majorité, ce n’est pas rien !
Pourrait-on faire pire ? S’il leur disait oui. Sans aucun doute. Leur dire ? C’est son objectif ce soir. Mettre fin à près de cinq années de mensonge maintenant. L’annoncer, certes, mais comment ? Il hésite, tergiverse. Brutalement ? Oui…non ! De toute manière, il faudra leur dire. Ça reviendra au même. Les mots sortent. Claquent dans l’air comme l’orage après une chaude journée d’été.
Hébétement, cri, colère. Des mots bien faibles pour qualifier leur réaction. Le son des pleures féminines couvrent presque les vociférations patriarcale ! Réponse égoïste ! Comment ne pas accepter le bonheur d’autrui ? Hypocrite ouverture d’esprit. « Chez les autres, pourquoi pas, mais pas chez mon fils ! » Différent donc rejeté…même par ses propres parents. Où est le crime d’aimer ceux de son sexe. Parce qu’il est pédéraste, il est immorale ? Contagieux ?
La pluie le désembrume lentement alors qu’il titube dans la rue. Absent. Renié par sa famille à jamais…Tristesse mêlé d’incompréhension.

Les premières notes s’élèvent dans les airs. Mélodie enivrante. Les mains du pianiste virevoltent. La musique alors ne peut être définie que par un seul mot. Harmonie.
La jeune danseuse est derrière. Attendant ce triolet qui la fera s’élancer. Nœud au ventre. Première représentation. Encore temps de fuir. Encore temps de s’écrouler et de simuler un malaise. Mais non, elle reste droite. Attentive. Altière. Belle. La note attendue apparaît. Alors les premiers pas partent. Entrechats, vrille, saut. La silhouette devient floue. En accord avec la mélodie, la danseuse vie. S’affole sous les crescendo. Se brise sur un arrêt. Suggère sur un diminuendo. Meurt avec la dernière note…Ressuscite sous les applaudissements. Fatiguée. Mais si heureuse.

Leurs souffles sont à l’unisson. Dans la lumière tamisée de la chambre, le jeune couple s’observe en silence. Leurs lèvres se trouvent. S’éloignent. Aucun ne semble vouloir faire le premier geste. Pudeur face à l’inconnu.
Je t’aime…
Leurs lèvres se retrouvent encore. Plus longtemps.
Le calme de la pièce est troublé quelques instants par des froissements d’habits.
Je t’aime, tu sais ?
Leurs corps se découvrent. Un sentiment de panique. Fugace. Que dira l’autre ?
Je t’aime !
Leurs mains se trouvent
Chacun cède aux caresses de l’autre. Un frémissement parcours la colonne de l’un.
Je t’aime
Les baisés arrivent. Suscitant frissons et petit cris.
Je t’aime
Nouvelle peur. Plus forte, plus présente. Crainte de décevoir sa moitié.
Quel regard pose t’il sur mon corps ?
Quelle réaction aura-t-il après ?
Je t’aime
La peur est balayée. Une armée est venue avec ces mots.
Ils s’offrent chacun à l’autre.
Deux ? Un ?
Leur respiration s’accentue.
Le silence est déchiré
Je t’aime
Combien somme-nous ? Suis-je ?
Deux ? Un ?
Un être. Deux cœurs. Deux corps. Deux âmes. Même cri.
Je t’aime !
Le silence revient. Les peurs sont parties à jamais. Ils ont changés.


Ses larmes sont toujours là. Mais leur nature a changé. L’encre tâche de nouveau ses mains. Nouveau départ. Il avait oublié quel effet faisait le stylo qui glisse sur le papier… Oublier la beauté des mots. Résurrection ! L’envol de son esprit. L’envol de sa vie. Être entier est si plaisant...

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Phoenix

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MessageSujet: Re: L'envol   Sam 6 Juin 2015 - 13:14

Un torrent d'histoires... Un torrent de vies... Heureuses ou sombres. Des moments capturés... Des rythmes différents... Je n'ai qu'un mot à dire : MAGNIFIQUE ! Tu nous fait naître de belles images devant les yeux... Elles prennent vie comme sa pfffoui juste devant nous !

J'adore la conclusion ! C'est vraiment très beau et touchant.

Je n'ai rien de plus constructif a dire parce c'est juste trop beau :la: La maturité d'esprit que tu devait avoir lorsque tu as écrit ton texte a cet age la... Bravo ! :)

Tu as vraiment du talent, ne t’arrête jamais ! <3

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MessageSujet: Re: L'envol   Sam 6 Juin 2015 - 14:56

J'vais faire un commentaire en t'imitant Wink

Ragne a écrit:
La plume frôle la feuille, la tapote, hésite un instant, et soudain semble prendre vie. Dans une folle frénésie, elle court. Fébrile, elle s’agite. Ses contours deviennent flous. On la croirait presque autonome. Elle danse gracilement sur le papier, puis, brusquement"puis" et "brusquement" sont peut être de trop lorsqu'ils sont ensemble, s’immobilise. Statue suspenduec'est beau mais aussi compliqué à imaginer : suspendue et statue sont comme léger et lourd au bout d’une main inerte. Elle tergiverse, tâtonne. Alors, dans un subit accès de rage, l’embryon de prose est tuéjoli, tuer l'embryon de prose. Les mots qui le constituaient illisibles à jamais sous les épaisses ratures. Dans un bruit mat, le stylo s’échappe, choit tristement sur la table. Et y reste, gisant…phrase un peu courte par rapport à l'idée, malgré les points de suspension. Peut être retravailler ce "et"La page est déchirée, arrachée, chiffonnée par d’imposantes main où vient se réfugier une tête fatiguée pour s’y morfondrese réfugier et se morfondre.. travaille en jouant peut être avec un participe présent, pour éviter la lourdeur des mots.
La boule de papier tombe sur le sol, où elle rebondit. ici drôle d'effet de séparer la comparaison du défi avec celle de l'action, mais à exploiter tout de même, c'est à dire que ça créé un nouvel impact. Une pause bénéfiqueComme un défi à cet auteur impuissant…

Le sifflement strident du vent lui hurle aux oreilles. Du haut de son perchoir, la ville entière lui est visible. Un sentiment de gloire l’envahit. Juste un saut et elle vibrerait. Enfin, elle sera vivante ! Une pleine goulée d’air emplit ses poumons. Les effluves de la ville lui soulevèrentplutôt rester dans le présent, tout est déjà décrit dans le présent, il faudrait dont "soulèvent" un haut le cœur. Qu’importe ! Ici, elle offriraiten fait, tu voulais vraiment changer de temps. Mais peut être donner un aspect plus décisif, comme du futur. à toi de voir un sens à son existence. Soudain, un vertige la prend. La brume qu’avait installée l’adrénaline s’estompe. Elle prend conscience du risque qu’elle prend. Un mauvais pas et elle meurt. Dilemme. Son rêve risque de lui être fatal… Mais, repartir en arrière ? Pour regretter à jamais ? Non ! Résolue, elle prend son élan. Vole ! Vole monte en l’air, vole ! Offre à ce monde urbain ankylosé, de gracieux mouvements. Cours ! Saute ! Vis ! Sa respiration se calme. Apaiser. Son rêve réalisé. Voler lui est possible. je ne reviens pas sur ce que j'ai dit dans ce paragraphe car je trouve les temps étranges. En même temps je trouve que c'est beau d'avoir utilisé ça afin de montrer toutes les étapes pour l'envol

Elle est là. Ses longs cheveux savamment ondulés virevoltent sous les assauts du vent. Son visage, imperceptiblement maquillé, illumine l’endroit. j'ai du mal avec cette coupure, alors que c'est une conséquence de son apparitionEt les têtes se tournent pour suivre encore un peu sa majestueuse démarche. Battement de cœur. Comment ne l’entend elle pas ? Il crie pourtant si fort. Elle est là pour moi. Moi…son ami. Son confident.c'est intéressant mais un peu perturbant, de passer de "il" à "moi"
Dire ou ne pas dire ? Trois mots. Un plus un plus unmarrant. Insurmontable ! On s’assied. La discussion commence. Comme sa voix est envoûtante. Dire ou ne pas dire ? Battement de cœur.
Elle s’est tue. Consciente qu’un élément est anormal. Elle me demande ce qu’il y a. Je garde le silence. Puisretire ce petit mot que je ne saurais voir :p, lentement, ma tête s’avance vers elle, s’incline. Battement de cœur. Je m’arrête à quelques centimètres d’elle. Comme pour demander la permission. Ses longs cils répondent par l’affirmative. Nos lèvres se touchent. Le temps s’arrête. Mon cœur explose.c'est vrai qu'on s'imagine que le cœur explose mais c'est pas une très belle image Magie. Le sable s’écoule à nouveau dans le sablier. Nos visages sont face à face. L’insurmontable est surmonté. La digue de nos sentiments brisée. Trois mots sont soufflés par deux cœurs.
Je n’avais pas remarqué à quel point le ciel était beau…
c'est un beau passage, le lecteur reste lui-même contrôlé par la respiration en lisant, tout comme le personnage est contrôlé par les battements du cœur

Osera ? Osera pas ? Errant au milieu d’immenses étagères, l’homme reste silencieux. Muré dans un mutisme respectueux.raaah ne sépare pas tes phrases, elles sont faites pour aller ensemble ! Il déambule aléatoirement dans ce dédale de livres. Nouveau visiteur, il découvre la richesse de cette bibliothèque. L’occultisme qui semble peser sur l’endroit n’en est que renforcer. D’où vient cet incongru plaisir de"à" ? qu'en sais-jevagabonder ainsi dans ce lieu ? Poser ses yeux avec vénération sur ces ouvrages parait si étrange. Il s’arrête devant un rayonnage. Alors il laisse courir ses doigts sur les reliures, stoppe sur l’une d’entre elle. Caresse tendrement sa tranche. Remonte sa main jusqu’en haut. Pose l’index sur la tranche.beau découpage des actions Et fait glisser l’ouvrage jusqu’à lui par le haut. Des gestes quasi-mystiques ! Puis, il s’adosse à un mur et laisse les mots le submerger.mais là, ne sépare pas Emporté dans un paradis éphémère.

Un ange passe par-dessus des bruits de couverts. Dîner de famille. Un enfant unique. Au loin s’entend faiblement une musique folklorique. Drôle d’ambiance. Bon anniversaire jeune homme ! La majorité, ce n’est pas rien !marrant cette façon de décrire par images
Pourrait-on faire pire ? S’il leur disait oui. Sans aucun doute. Leur dire ? C’est son objectif ce soir. Mettre fin à près de cinq années de mensonge maintenant. L’annoncer, certes, mais comment ? Il hésite, tergiverse. Brutalement ? Oui…non ! De toute manière, il faudra leur dire. Ça reviendra au même. Les mots sortent. Claquent dans l’air comme l’orage après une chaude journée d’été.raaah je veux savoir !
Hébétement, cri, colèreplutôt "hébètements, cris, colère". Des mots bien faibles pour qualifier leurs ou pas s réactions. Le son des pleures fémininesje crois que c'est plutôt pleurs féminins couvrent presque les vociférations patriarcales ou pas s ! Réponse égoïste ! Comment ne pas accepter le bonheur d’autrui ? Hypocrite ouverture d’esprit. « Chez les autres, pourquoi pas, mais pas chez mon fils ! » Différent donc rejeté…même par ses propres parents. Où est le crime d’aimer ceux de son sexe. ?Parce qu’il est pédéraste, il est immorale ? Contagieux ?
La pluie le désembrume lentement alors qu’il titube dans la rue. Absent. Renié par sa famille à jamais…Tristesse mêlé d’incompréhension.c'est un passage qui appartient à ce qui peut arriver tous les jours sans qu'on le sache, je trouve qu'il manque un petit travail sur l'ensemble. Toujours la volonté de montrer des choses qui arrivent à différents endroits. Certains te parlent plus que d'autres, peut être devrais-tu renforcer ce qui te concerne moins (en tout cas tu as l'air plus à l'aise avec les passages d'écritures et amoureux)

Les premières notes s’élèvent dans les airs. Mélodie enivrante. Les mains du pianiste virevoltent. La musique alors ne peut être définieinclure une négation est contradictoire avec cette idée d'harmonie, malheureusement que par un seul mot. Harmonie.
La jeune danseuse est derrière.stop de couper, pour les images oui mais pas pour les choses qui vont ensemble Attendant ce triolet qui la fera s’élancer. Nœud au ventre. Première représentation. là tu peux couper, ça donne de l'impactEncore temps de fuir. Encore temps de s’écrouler et de simuler un malaise. Mais non, elle reste droite. Attentive. Altière. Belle. La note attendue apparaît. Alors les premiers pas partent. Entrechats, vrille, saut. La silhouette devient floue. En accord avec la mélodie, la danseuse viet. S’affole sous les crescendo. Se brise sur un arrêt. Suggère sur un diminuendojamais utilisé ce terme oO je dis decrescendo. Meurt avec la dernière note…Ressuscite sous les applaudissements. Fatiguée. Mais si heureuse.*clap clap* c'est joli ! très vivant aussi !

Leurs souffles sont à l’unisson. Dans la lumière tamisée de la chambre, le jeune couple s’observe en silence. Leurs lèvres se trouvent. S’éloignent. Aucun ne semble vouloir faire le premier geste. Pudeur face à l’inconnu.Ne réduis pas tes phrases, ça brusque l'instant
Je t’aime…
Leurs lèvres se retrouvent encore. Plus longtemps.
Le calme de la pièce est troublé quelques instants par des froissements d’habits.
Je t’aime, tu sais ?
Leurs corps se découvrent. Un sentiment de panique. Fugace. Que dira l’autre ?
Je t’aime !
Leurs mains se trouvent
Chacun cède aux caresses de l’autre. Un frémissement parcours la colonne de l’un.
Je t’aime
Les baisés arrivent. Suscitant frissons et petit cris.
Je t’aime
Nouvelle peur. Plus forte, plus présente. Crainte de décevoir sa moitié.
Quel regard pose t-il sur mon corps ?
Quelle réaction aura-t-il après ?bizarre ce passage du présent au futur. La réaction n'est pas si lointaine que ça
Je t’aime
La peur est balayée. Une armée est venue avec ces mots.peut être que c'est très subjectif, mais 1. armée = vocabulaire violent 2. armée = vient rompre un moment où ils sont seuls
Ils s’offrent chacun l'un (?) à l’autre.
Deux ? Un ?
Leurs ou pas s respirations ou pas s s’accentueent ou pas ent.
Le silence est déchiré
Je t’aime
Combien somme-nous ? Suis-je ?
Deux ? Un ?
Un être. Deux cœurs. Deux corps. Deux âmes. Même cri.
Je t’aime !
Le silence revient. Les peurs sont parties à jamais. Ils ont changés.
sympa et le début est très palpitant. ça s'estompe et peut être arrêter d'écrire "je t'aime" lorsqu'ils fusent enfin sans crainte ; car sinon le je t'aime fuse comme une accusation, étrange...


Ses larmes sont toujours là. Mais leur nature a changé. L’encre tâche de nouveau ses mains. Nouveau départ. Il avait oublié quel effet faisait le stylo qui glisse sur le papier… Oublier la beauté des mots. Résurrection ! L’envol de son esprit. L’envol de sa vie. Être entier est si plaisant... :D


Commentaire global : chaque passage est marqué par les impacts de ton écriture. Tu offres au lecteur une vision fugitive de moments forts, remplis d'émotions. J'ai beaucoup râlé de voir des passages coupés pour intensifier ton écriture, alors que ça faisait plutôt une frustration personnelle, tout s'estompait trop vite. C'était très beau, je trouve juste que le paragraphe de l'aveu familial manque de profondeur. Tout me parle (sauf ce couple à la fin, le stress m'étonnait même si je comprenais de quoi il retournait) et m'envahit comme si j'assistais à une intimité étrangère, comme si je risquais de me faire remarquer avec un soupir de trop. Trêve de lyrisme, "l'envol" m'a évoqué un oiseau qui passe d'endroits en endroits avec toujours cette possibilité de voir la beauté des choses. Bravo et n'hésite pas à me dire que je critique mal, c'était une exclusivité donc je me passerais certainement de refaire :p
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MessageSujet: Re: L'envol   Sam 6 Juin 2015 - 17:18

Merci à vous deux.

Pour les compliments qui me touche sur ce vieux texte
et pour ton travail Zali. C'est juste infini...
Merci
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MessageSujet: Re: L'envol   

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