Encre Nocturne
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 Histoire d'un aller et d'un retour

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MessageSujet: Histoire d'un aller et d'un retour   Mar 28 Juil 2015 - 19:43

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Phoenix

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MessageSujet: Re: Histoire d'un aller et d'un retour   Sam 1 Aoû 2015 - 12:03

Ardoise a écrit:

Histoire d’un aller et d’un retour.
 
La lumière s’est allumée avant même que les réveils ne sonnent, l’aura de l’ampoule comme planant au-dessus de la touffeur Eu... ? de l’atmosphère. J’ai grogné, elle a gémi. Cela ne faisait pas trois heures que nous étions allés dormir, si bien évidemment cet ersatz de sieste impossible entre mon dos brulé et la chaleur écrasante pouvait être qualifié de somme. J’ai cligné des yeux, m’en suis frotté un de la paume avant de me relever sur un coude. Le chauffeur était déjà au centre de la chambre, passant son regard de moi à mon amie, de mon matelas posé au sol à son lit. « C’est l’heure » a-t-il annoncé atone avant de repartir aussi promptement. Pas loquace le gars. Oula... J'ai eu beaucoup de mal avec la fin de ce paragraphe... J'ai été un peu perdude j'dois avouer.
Je me suis levé plus vite qu’elle n’a émergé, à moitié habillé alors même que le chauffeur n’avait pas fini de descendre les escaliers. Ironie grinçante, le chauffeur nous conduisait dans l’unique but de ramener le véhicule lorsqu’il s’arrêterait. Nous étions les chauffeurs remplaçant le chauffeur. Dire que je ne le connaissais même pas quarante-huit heures en arrière, j’étais juste l’invité de celle qui me faisait partagé sa chambre. Et j’avais insisté pour les accompagner, je n’allais pas la laisser seule sur le retour. L’amitié, comprenez-vous, aussi drôle que puisse être ce concept, je m’y sentais tenu.
Deux verres glacés ont fini de désembuer mon corps ne laissant que du sable sur mes yeux. Ce marchand était sacrément peu finaud à ainsi dilapider tout son stock sur chacun et leurs mirettes sans rémunération aucune, crétin en fait même sans doute. Peu de mots s’échangeaient, elle descendait les escaliers gauchement, comme ivre. Bien sûr elle l’était, saoule de la journée précédente et trop peu reposé pour reprendre la route. Il le fallait. Il a chargé les valises, laissant l’air vicié de ces degrés surnuméraire entrer dans la maison. Dieu qu’il faisait chaud, et l’aube n’était encore qu’une vague idée de ce que serait le monde quelques heures dans le futur.  On a embarqué.
Il a fait rugir le moteur, donné des coups de frein, braqué, contre-braqué, dévissé le volant jusqu’à nous sortir des murs de la propriété et atterrir sur les routes en lacets de la région. J’ai serré des dents et des poings, assis sur la banquette arrière du véhicule. Le chauffeur ne m’inspirait pas confiance, brusque, effréné. J’allais redoubler de vigilance pour ma propre sécurité, le premier virage m’avait définitivement ôté la moindre once de foi dans le  conducteur. Elle, s’était à contrario presque assoupie dès la première minute. Siège reculé, pied sur le tableau de bord, tête sur une veste épaisse que je lui avais tendu en guise d’oreiller.
J’ai ouvert un peu plus mes yeux. Nous nous rendions sur un autre territoire. Si vaste qu’il couvrait presque la terre civilisée en entière. Cet endroit était dirigé par un vieil homme, que tous d’aussi loin que le monde se rappelait, connaissait, toujours le même. Une affaire familiale sans doute. Ses gangs régnaient partout où la lumière s’effaçait pour laisser place à l’ennui et la solitude nocturne, le silence. Un vieil obèse l’IG, comme il s’appelait,  pourtant rien ne lui échappait. Ni Hommes ni animaux, ni société. Le temps s’inclinait sous le joug de ce gros, douze heures par jours parfois même, jamais il ne laissait quiconque lui échapper. Fat’ IG comme on le surnommait dans le jargon. Ce paragraphe est plus fluide, c'est mieux que les précédents. On retrouve un peu d'aisance de lecture.
Et nous allions traverser son territoire. Le chauffeur devait s’envoler pour un autre pays, comme si le sien ne lui suffisait plus le temps de deux décades et quelques. Alors il faisait filer la voiture, elle glissait sur chaque courbes, chaque lignes droites, prenant de la vitesse qu’il avortait d’un coup de frein quand il se devait. Elle, dormait, elle avait déjà succombé aux gangs du gros. Je tenais un peu, encore, mais plus pour très longtemps je sentais. Ni le vent s’engouffrant en hurlant par les fenêtres grandes ouvertes sur l’abîme extérieur, ni la musique couvrant le rugissement fatigué du moteur peinant ne me gardait plus éveillé. Fat’ IG connaissait son terrain, je ne pouvais pas lui échapper. J’ai lutté, sombré, recouvré mes esprits avant de les perdre trois fois de suite. Je me suis endormi.
Elle s’est réveillée le temps de se retourner, me regarder puis se laisser aller une nouvelle fois aux gangs. Ça m’a ranimé sur le moment. Comme si son sommeil dépendait de mon éveil, comme si j’étais le gardien de phare responsable de cet étrange trio. Mais ma conscience jouait trop le jeu, ne fonctionnant qu’en alternatif, bien que l’esprit aux aguets  semblable à une lentille de Fresnel lorsque j’étais alerte.
La ville s’approchait, en périphérie de l’horizon encore trop loin. Elle brillait comme une nuée de lucioles en suspens. Du morse de lumière : un building un trait, une rue vide un espace, un lampadaire un point. L’éternité n’aurait pas été de trop pour décoder chaque carrefour de la métropole, en décrypter son histoire et celle des gens qui la sillonnaient. La nuit était paisible, les braves gens dormaient dans leurs lits, seuls des inconscients comme nous roulaient dehors à cette heure, portés par l’asphalte et la musique électronique habituelle de ces stations automatisés pour les plages de faible audience.
Fat’ Ig avait définitivement perdu le round, le combat final tandis que l’aéroport se dessinait et se précisait devant nous. J’avais cédé, perdu du terrain, pour en regagner tout autant si ce n’est plus. Ce territoire ne connaitra pas ta conquête, pas avant encore une journée. Je saluais mentalement l’obèse pour ce combat endiablé qui nous avait opposé. L’honneur toujours. Puis notre chauffeur descendit et je pris sa place alors qu’il sortait ses bagages. Un bref signe de main et il partit pour l’embarcadère, sans un regard je crois, j’en étais déjà désintéressé. Je m’appliquais à régler le siège. Je n’aime pas conduire. Nous sommes sortis à deux de l’aéroport où nous étions arrivés à trois, un membre arraché sans une plainte, comme accueilli puisque c’était le cas. Mes pensées divaguaient, je me concentrais un peu plus.
J’avais déjà entamé le chemin vers le foyer de ma partenaire lorsqu’elle m’adjoint de retourner à l’édifice dont nous venions. Un parking souterrain, gratuit, dix minutes, le temps de savoir si l’ex chauffeur rencontrait un problème. Je pris à gauche, encore à gauche et encore jusque retrouver l’entrée et descendre dans ces catacombes pour véhicules en hibernations. Les tarifs étaient là, j’ai annoncé. Nous patienterons huit minutes, pas une de plus, je n’avais pas un penny sur moi et le règlement se faisait en Franc. Elle a acquiescé et j’ai fait se taire la musique le temps d’un silence bienvenu.
Nous avons parlé, de rien et de son frère et de l’attente plus que d’autres choses. Le sous-sol renforçait la lourdeur de l’air, ne laissant passer aucune brise, n’autorisant aucune circulation de l’atmosphère comme s’il refoulait un sans-papier. J’avais chaud et les yeux secs rivés sur l’horloge analogique. Sans trotteuse, son mouvement semblait plus long que la normale. L’aiguille pointait cran par cran jusqu’à se rapprocher de l’heure pile. Bientôt quatre heures. Un dernier clic avant que je demande l’autorisation de repartir. Je l’ai eu et ai lancé le moteur dans un soubresaut. Les phares se sont allumés sur commande, dessinant dans le vide entre sol et plafond la poussière qui tourbillonnait comme des akènes en plein vol. J’ai fait reculer le quatre roues et nous sommes sortis sans non-plus un juron de ma part. Cette voiture était trop petite pour moi, le siège trop grippé pour modifier sa position. Je ferai avec.
La route défila plus vite que je ne l’aurais cru sous la gomme des pneus, abandonnant la cité derrière nous pour rejoindre la nationale puis l’autoroute. Le soleil ne se lèverait pas avant encore une bonne heure, l’obscurité serait notre compagne pour la majeure partie du voyage ainsi qu’un nouvel assaillant auquel je n’avais pas encore fait attention. Ils n’officiaient sous aucune bannière, n’avaient de drapeau ni de nation. Ils étaient aussi âgés que l’était l’invention du véhicule où nous nous trouvions et prêt à tirer au moindre faux pas. De vieux snipers aux armes défectueuses qui auraient demandés une révision : des « rétro » viseurs, mal réglés.
Chaque carrefours, chaque sorties et chaque entrées le long de la route m’obligeaient à tourner la tête à l’extrême pour les déjouer, comme si j’étais l’espace de ces secondes devenu un simulacre d’acteur cherchant à devenir un strigidé. Je n’aurais jamais cru avoir la tête pour l’emploi de hiboux avant cette nuit-là.  Seul me restait un écran central pour apercevoir les menaces venant de l’arrière, devant malgré tous les confirmer d’un coup d’œil, plus ou moins furtif. Le trajet fut rapide et marqué par une lassitude de l’aller et des jours précédents. Peu de mots furent échangés, tel une ligne de conduite que nous nous efforcions de tenir depuis que j’avais pris le volant.
Les vieux tireurs semblaient frileux cette nuit. Peu d’entre eux étaient de sortie pour nous harponner et je m’étais plus de mauvais sang que de raison. Les accrocs furent nuls, laissant le compteur de frayeurs à zéro, morne comme un champ de blé immobile. Les rétro viseurs devaient véritablement se faire trop vieux au final pour ne pas venir nous agacer alors que la possibilité de le faire me semblait aussi attrayante. Qu’importe, je n’allais me plaindre de cette tranquillité. La route était toute à moi ou presque, sans dangers extérieurs. L’heure avançant pourtant, l’asphalte fut doucement envahi par d’autres comme nous qui rentraient ou partaient au travail ou chez eux. L’exclusivité des deux voies m’était progressivement ôtée.
Il restait une dernière ville à traverser avant de rejoindre notre foyer, perché plus haut à flanc de montagne. La route jusque là-bas m’était inconnue et d’un accord qu’elle m’imposa plus que je ne le décidais, je dus lui redonner le contrôle de la voiture. Elle s’occuperait de la traversée de la ville et des chemins de traverses qui menaient à chez elle, au sommeil qu’elle souhaitait tant. Je passais les panneaux démarquant la localité, rétrogradais puis pris un rond-point avant de nous immobiliser sur une sortie d’usine. Nous sortîmes pour échanger de place et si elle se précipita ou presque pour redémarrer, je m’attardais sur le ciel. L’aube arrivait est le ciel se couvrait d’orange. Il semblait exsangue comme s’il avait trop couru après la lune ou la nuit. Je souris, qui savait ce qui se jouait au-dessus de nous.
Le moteur vrombit et elle repartit en trombe. Elle connaissait trop bien sa voiture pour juste s’inquiéter de quelconques tireurs aux canons tordus. La ville s’éveillait mais elle fut quittée trop vite pour croiser seulement une âme. Il est cinq heures mais la capitale est loin. Mon amie en a assez, elle veut rentrer, j’ouvre un peu la fenêtre pour que l’air joue sur ma joue poisseuse. Un lit ne serait pas mal accueilli, j’en conviens. L’arrête où s’est bâti le village est finalement là, loin de l’apex du mont et de ses crêtes.
La voiture se gare, nous rentrons. Les chaussures sont enlevées machinalement et nos pas nous guident bien vite à nos matelas. Je m’allonge et ferme les yeux. Je ne crois pas avoir rêvé tout cela mais me suis-je juste levé pour le vivre. L’interrogation me quitte et le sommeil se fait compagne. Je m’endors sans espérer rattraper les heures qui se sont enfuies à bord de cette voiture rouge. Un « bonne nuit » passe mes lèvres mais je n’en suis pas sûr.
J’oublie les fusiliers pour enlacer le vieil obèse auprès duquel elle s’est déjà lovée, instantanément.

Bon... Alors je dois avouer que j'ai un peu aprécié ce texte mais que je n'ai pas franchement tout compris. Je le relirait surement pout voir si je comprend mieux. Et tout les cas, je trouve la lecture peu fluide. Il y a du vocabulaire, certes mais ça ne fais pas tout et parfois ça alourdit le texte et casse son dynamisme. Il y a d'autres passages qui sont mieux mais ... Bref, a retravailler un peu mais sinon c'est une histoire originale et ça j'aime bien.

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PHOENIX 



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