Encre Nocturne
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 Reflet

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Allô Caroline c'est Roger

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Féminin Lion Messages : 7
Date d'inscription : 26/07/2015

MessageSujet: Reflet   Mer 5 Aoû - 18:40

C’était pendant une averse de juin, alors qu’elle s’était déjà éloignée de lui en secret.
La pluie avait collé leurs vêtements à leurs corps moites, l’orage avait rendu leurs poils fous. Ils avaient les cheveux trempés et ils couraient comme deux enfants pour s’abriter quelque part, n’importe où. Les magasins étaient tous fermés, les portes étaient closes, et quand ils virent se dessiner au fond de l’avenue un café illuminé de néons roses elle trébucha soudainement et alla s’affaler dans une gigantesque flaque, large et profonde. Il la releva et essuya ses genoux écorchés, puis comme elle riait il la prit sur son dos et courut encore. Il soufflait comme un âne quand ils s’écroulèrent dans l’entrée du café, devant des clients intrigués, amusés, hilares, agacés.
Le café était bon. Ils regardèrent l’orage derrière la vitre, en silence. Les éclairs étaient vifs et nombreux, éparpillés au loin dans une gigantesque masse de nuages qui recouvrait la forêt à la sortie de la ville. Elle lui parla des arcs lumineux qui allaient tomber dans la forêt, précis comme des tireurs d’élites dans les films d’action qu’ils regardaient ensemble. Ils passeraient entre les arbres, frôleraient deux branches sans arracher une seule feuille, puis ils s’engouffreraient dans le terrier d’un animal voleur et grillerait tout, les brindilles, le humus, les poils de lapin et peut-être même toute une petite famille de rongeurs. Cette histoire la faisait rire. Il la trouvait cruelle. Pourtant c’est peut-être vrai, disait-elle, les éclairs, on les voit de loin mais on ne sait jamais où ils vont, ils se perdent derrière la cime des arbres. Je suis curieuse de savoir comme on attire à soi un éclair. Enroule-toi de papier alu et va te poster sur un toit, répondit-il, tu verras bien si tu es frappée par la foudre.
La pesanteur de leur sueur et la violence du tonnerre s’estompèrent avec la musique d’ambiance et le café aux reflets de néon rose. Depuis quelques temps, il était inquiet.

***

Il l’emmena à la plage une semaine plus tard.
Il avait passé la majeure partie de son temps à trafiquer le moteur de sa moto dans la cour. Elle avait regardé par-dessus les pages de son livre son T-shirt blanc perdre toute sa pureté sous les éclaboussures de cambouis. Elle le taquinait souvent en lui soufflant qu’il ne connaissait rien à la mécanique. Peut-être, mais c’est mon bébé, c’est à moi de m’en occuper. Je t’assure que tu vas rouler ! Finalement, le moteur avait toussé, craché, vomi, et puis soufflé harmonieusement, comme un chaton qui ronronne. Juste à temps pour le week-end. Ils avaient enfourché la petite moto rouillée et étaient partis voir la mer.
Il fut surpris de voir la plage si vide. Ils étaient seuls avec les énormes vagues. Il sauta dans chacune d’entre elles comme un enfant. Elle nageait tout droit, posément, affrontant la mer de plein fouet sans faiblir ou dévier de sa trajectoire. Qu’est-ce que tu fais, cria-t-il, tu n’avanceras jamais comme ça, et puis il y eut une grosse vague qui le recouvrit et il ne l’entendit pas répondre.
En sautant dans les vagues, il pouvait voir le sable et la route par à-coups. Personne ne venait sur cette plage immense. De tout cet espace, il n’y avait comme marque d’un passage humain que leurs sacs avachis. Il la vit aussi elle, qui nageait contre les rouleaux, puis il redescendit et la perdit de vue, remonta, la vit qui avançait toujours plus loin, puis il but la tasse, aperçut ses cheveux, retrouva le creux, puis de retour sur un dernier sommet il réalisa qu’il ne la voyait plus, qu’elle avait disparu dans les reliefs, qu’il n’y avait plus que les reflets agressifs du soleil et les rouleaux au loin, mais d’elle pas une trace. La vague s’abattit avec fracas et il fut emporté avec la certitude soudaine que l’océan l’avait emportée. Il paniqua instantanément, et il nagea comme un fou, à contre-courant sans se préoccuper de la fatigue. Les vagues le giflèrent et le refoulèrent plusieurs fois, mais quand il fut sur le point de hurler son nom, désespéré, il la vit juste à côté de lui, qui le rassurait d’une caresse sur la nuque. Elle était simplement allée nager de son côté, au loin, vers les grandes crêtes d’écume.
Ils trouvèrent un endroit où la mer était plus calme et firent la planche un moment pour se reposer. Le ciel était d’un bleu très pur. Il était épuisé, et encore un peu affolé. Il fit comme s’il n’était pas en colère pendant qu’elle lui parlait. Avec le léger mouvement de l’océan contre son oreille ses mots lui paraissaient tantôt clairs tantôt étouffés, éloignés, indistincts. Il ne lui demandait pas de répéter, il écoutait simplement ses phrases qui n’avaient pas ou plus de sens une fois plongées dans le bleu et il laissa son corps dériver sous le ciel. Elle racontait l’histoire de ses seize ans, quand elle avait tellement bu qu’elle avait échoué, comme une grosse baleine crevée (c’étaient ses propres mots), dans les toilettes d’une boîte de nuit pour y faire un coma éthylique. Ses amis, qui avaient bu eux aussi, ne remarquèrent son absence qu’au bout d’un long moment. Ce qui était étrange, disait-elle, c’est que même si j’étais en train de me noyer dans mon vomi, je voyais quand même mes amis danser. Ils étaient là et puis plus là, comme si le clignotement des stroboscopes essayait de les expulser de l’existence. Je criais, je criais, mais ils n’entendaient rien, ils étaient hypnotisés par la vibration de la musique. Je comprenais ma situation mais je n’avais pas de prise sur le monde physique. Je pouvais voir leurs yeux ouverts, mais ils étaient blancs, sans iris ou sans pupille. J’avais peur. Ils étaient tous plats, en deux dimensions, comme des créatures échappées d’une vieille photographie d’avant-guerre, des souvenirs remplis de bière, de vodka et de sueur. Finalement, le plus naturellement du monde, j’ai simplement arrêté de les secouer et je me suis éloigné de toute la masse mouvante et gigantesque de la danse. Je me suis calmée et j’ai regardé derrière-moi, là où il n’y avait personne, et par conséquent là où il n’y avait rien. Le néant, c’est comme après une grosse vague quand on est debout dans l’eau : il y a ce reflux qui tire sur les pieds, qui nous empêche de retourner jusqu’au rivage. Il nous attire à lui. Mais qu’est-ce qui se passe si on marche dans l’autre sens ? J’ai jeté un regard vers le fond, là où il n’y a pas de lumière, et j’ai vu quelque chose. Mais je l’ai oublié quand quelqu’un, dans le vacarme, a tourné la tête vers moi et a ouvert les yeux, ses vrais yeux. Tout le monde s’est rendu compte de mon absence en même temps et s’est dirigé vers les toilettes. Je suis passé à ça, à ça.
Il comprit cette dernière phrase, mais quand il tourna la tête elle s’éloignait. Les remous de la mer les avaient fait dériver dans des directions opposées. Finalement, ils nagèrent jusqu’au rivage pour récupérer leurs affaires. Il trébucha au bord des vaguelettes, et elle se moqua doucement de lui.

***

Sur le retour, il emprunta une petite route qui était vide et dégagée. Il accéléra et elle cria dans le vent qui la giflait. Il hurla aussi, penché sur le guidon, et rit tout son soûl, dans les bourrasques et le soleil, à toute vitesse.

***

Ce n’était pas la première expérience au-delà de l’existence qu’elle lui racontait. Il y en avait eu d’autres, ainsi que tout un tas de récits qui lui venaient parfois, des descriptions de choses qu’elles n’avaient pas vu, qui n’étaient pas arrivées dans son entourage, mais qui faisaient irruption dans son esprit, et qu’elle savait vraies. Elle disait souvent qu’ils s’étaient déjà rencontrés avant de se rencontrer, dans un monde aux couleurs différentes. Peut-être que c’est un rêve, disait-il.
Je ne crois pas. Le réveil est bien trop étrange pour que je sois vraiment éveillée.
Une fois, il y a longtemps, elle avait disparu pendant deux semaines. Il s’était levé et elle avait totalement disparu. Il n’eut pas de nouvelles ce jour-là, ni celui d’après. Il se lança finalement à sa recherche en se rongeant les sangs. Mais il ne la trouva pas, ni en ville, ni dans les environs. Ses amis ne l’avaient pas vue ni n’avaient entendu parler de quoi que ce soit. Ses affaires personnelles étaient telles qu’elles avaient laissées. C’était comme si elle n’avait jamais existé. Et les deux semaines les plus longues de l’histoire du monde s’écoulèrent, dans un gris ouaté et désagréable, alors qu’il trébuchait dans la boue qui couvrait la cour pour étendre le linge qu’il avait rigoureusement lavé au cas où elle reviendrait. Finalement, la question se fit jour dans son esprit, brutalement et sans prévenir : peut-être que c’était un rêve, peut-être qu’elle n’a jamais vécu là, c’est peut-être le linge d’une autre femme, peut-être que c’est mon propre linge et que j’ai aimé une hallucination. Il réalisa avec abattement qu’elle l’avait rendu totalement et irrémédiablement fou quand une voiture s’avança dans l’allée, pleins phares. Dans l’habitacle, il vit sa silhouette à elle, sur le siège passager, qui se pencha vers le visage d’un homme qu’il ne connaissait pas et qui le regardait, lui, droit dans les yeux. Puis elle sortit de la voiture, ses cheveux étaient teints, et se réinstalla comme si elle n’était jamais partie. L’homme mystérieux disparut avec sa voiture et elle ne parla jamais de lui.

***

Elle installa dans leur petit espace un grand voile rose brodé qui teintait la lumière du jour et donnait à la pièce une atmosphère intimiste. Là, sous cette lueur de vitrail, elle s’installait à la table et écrivait pendant des heures sur une vieille machine rouillée. Il regardait de temps en temps le visage de sa femme écrivain concentré sur son travail et lui disait qu’il était fier, que cette image lui plaisait. Elle levait les yeux et demandait : as-tu déjà menti à ton père ? Ou : à choisir, vivrais-tu en Inde ou au Brésil ? Ou encore : est-ce que tu as déjà rêvé d’un bateau qui prenait l’eau ? Il répondait à ses questions du mieux qu’il pouvait, et elle retournait à son travail, tapant de plus belle derrière son auréole de rose.
Parfois, elle se réveillait en pleine nuit et posait des questions plus compliquées : trente-cinq ou soixante-deux ? Est-ce que tu as déjà empoisonné l’esprit de quelqu’un sans le vouloir ? Les rayures du tigre, est-ce que ce sont les traits noirs ou les traits orange ? Il répondait : je ne sais pas, je ne comprends pas, et elle se levait et écrivait dans l’obscurité.
Il jeta un œil à une page quand elle avait le dos tourné. Il ne vit alors qu’une suite ininterrompue de mots et de chiffres qui ne formaient aucune phrase : 13 42 les hurlements 8974 56 9 8 522 le sang est entré dans mes cheveux 789 790 752 j’ai vu des yeux qui étaient les miens. Il reposa la page sur l’énorme tas accumulé, près de toutes les autres piles de feuilles noircies. Je commence à me souvenir, disait-elle, les contours se précisent, bientôt, je saurai où nous nous sommes rencontrés.

***

Il s’inquiétait de plus en plus. Et elle écrivait toujours, jusqu’à ne plus faire que ça de la journée. La nuit, ils faisaient l’amour, sans pause et sans regards. Elle disait : je ne peux pas m’arrêter de jouir, je suis comme un animal. Il caressait sa joue, la rassurait. Elle s’endormait et il lisait quelques-unes des dernières pages, toujours les mêmes, encore et encore, en cherchant à comprendre.

***

As-tu déjà volé ?
Oui.
Est-ce que tu m’as trompé avec d’autres femmes ?
Non.
Est-ce que tu m’as trompé avec des hommes ?
Non !
Est-ce que tu veux déménager dans un autre pays ?
Parfois.
Est-ce que tu mens régulièrement ?
Non.
Est-ce que tu mens régulièrement ?
Non.
Est-ce que tu mens régulièrement ?
….
Est-ce que tu as été un animal dans ta vie antérieure ?
Je ne sais pas.
Est-ce que tes parents sont toujours en vie ?
Oui.
As-tu peur de mourir ?
Non.
Est-ce qu’il t’arrive d’être nostalgique ?
Oui.
Serais-tu plutôt un oiseau ou un poisson ?
Un poisson.
Et les questions se poursuivaient, pendant le sexe fiévreux, toutes les nuits derrière le voile rose.

***

Les objets et les images que nous accumulons forment notre montagne personnelle et, quand vient le moment, nous nous arrêtons d’accumuler et nous grimpons, grimpons. Quand le sommet est atteint, voilà que tout s’écroule, tout brûle, nous nageons dans un flux d’autre-chose. Quand nous nous désagrégeons, nous nous acheminons lentement vers nous-mêmes, des êtres de souvenirs, de moments morts. Chien, dragon, poisson. Le feu se répand et je vois les nombres se dessiner. Qui est là ? Qui est là, derrière les globes blancs qui transpercent le visage de mes compagnons ?
C’est ce que j’ai vu dans mon rêve d’un monde autre. Il y a un million d’années, quand il n’y avait rien, nous nous sommes croisés.

***

Elle lui annonça finalement qu’elle s’en allait. La dispute dura toute la journée et une grande partie de la nuit. Il était trop inquiet, trop inquiet. Il aurait voulu comprendre, il aurait voulu savoir ce qui était arrivé, ce qui avait changé. Mais rien n’a changé, je me métamorphose en moi, j’ai toujours été ainsi, c’est toi qui est stupide de n’avoir rien vu. Ton esprit est aussi laid que ton corps, et ils se frappèrent et roulèrent dans les feuilles volantes qu’elle avait semé un peu partout. Quelle cruauté, quelle cruauté, criait-il. Quel imbécile, murmura-t-elle. Elle lui dit qu’elle fréquentait un autre homme, qu’elle l’avait toujours trompé, avec des tas de gens, tous ses amis. Il ne la croyait pas, mais la discussion n’alla pas plus loin. Elle rassembla toutes ses feuilles dans la cour. Elles formaient ainsi un mont fantastique de gigantesques chiffres, lettres, interprétation confuses qui formaient au sein de cet organisme un langage qu’elle seule comprenait. Elle était en larmes. Il crut l’entendre chuchoter, après l’allumage du briquet, qu’elle avait trouvé le mot juste puis qu’elle l’avait perdu, qu’il s’était échappé, quelque part dans cette masse qui recouvrait la Lune. Elle fit un grand feu de son œuvre. Il rassembla ses affaires et lui fit son sac tandis qu’elle restait assise dehors devant son autodafé, silencieuse et souriante. Tu es un Dieu, dit-elle, tu es comme un Dieu qui répare sa moto. Elle partit au matin et il ne la revit plus.
Il ne restait, de son travail mystérieux, qu’un minuscule morceau de papier à moitié calciné. On pouvait y lire : reflet. Il le conserva.

***

Il retourna de nombreuses fois voir l’océan avec sa vieille moto d’occasion.
Il ne reçut au début que des nouvelles de-ci de-là. Rumeurs qui s’échappaient des conversations lointaines. Tout un groupe de gens qui gravitaient autour de sa silhouette. Elle avait voyagé, disait-on, et parlait de ce qu’elle avait vu dans la machine à écrire et dans l’océan et dans la boîte de nuit de sa jeunesse. Il entendit parler, de plus en plus souvent, d’un monde aux couleurs autres.
Le nom de sa femme devient par la suite un sujet de conversation récurrent partout où il se rendait. Un livre avait été écrit, par un homme qu’il ne connaissait pas. Il y eut des scandales et des vocations. Le morceau de papier disparut. Sans doute était-il tombé de sa poche un de ces jours où il fonçait sur les routes bondées, en hurlant, attaqué par les embruns froids. Le rideau rose était toujours là, caressé par les corps d’autres compagnes, par les averses d’autres étés. Chez lui, une machine à écrire trônait dans un recoin, abandonnée à l’érosion. Il ne s’en débarassa qu’au bout d’un très long moment. Ailleurs, dehors, la vague grandit, grandit, et s’abattit terriblement. Les mots qu’elle avait jetés se perdirent dans un hôpital, puis elle s’évanouit et on n’entendit plus parler d’elle. Beaucoup de vieux amis parlaient de cette femme qui avait formé le mouvement reflet et qui s’était peut-être suicidée. A lui, on demandait à quoi elle avait ressemblé et comment étaient nés les chiffres. Il ne s’en préoccupait pas. Une légende malsaine grandit, vécut un temps, puis se désagrégea sous la pression des études et des documents. Il y eut bien quelqu’un qui vint s’agenouiller dans la cour, mais ce n’était ni l’auteur du livre, ni l’homme de la voiture. Seulement un jeune visage en quête d’une genèse, de pages sauvées, de vieilles photographies.
Au bout de quelques années, le néant au-delà de ce qui était perceptible disparut des conversations, et lui-même fréquentait d’autres gens, d’autres lieux, d’autres sujets. Il se raidit et grisonna. Le temps sauta sur son corps et il se transforma en quelqu’un d’autre. La moto mourut en crachotant.
Il disait, parfois : j’ai été avec une femme très jeune et très belle. Elle était folle amoureuse de moi. Elle est devenue célèbre pendant un temps.
Mais ceux à qui il raconta cette histoire n’avaient jamais entendu parler d’elle.

***

Je me rappelle de où nous nous sommes croisés.
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Ilya
mord-sith démoniaque
mord-sith démoniaque
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Féminin Messages : 754
Date d'inscription : 19/09/2012

MessageSujet: Re: Reflet   Mer 5 Aoû - 19:09

J'aime beaucoup :D
J'aime bien le côté "flou" de l'atmosphère, j'ai beaucoup aimé les questions vraiment étranges qu'elle a posé (surtout celle des rayures du tigre). Je trouve que ça fait voir les choses différemment. Et je comprends du coup que la fin soit aussi... Comment dire? Pas une fin. Même si j'aurai bien aimé en savoir un peu plus : où est-elle partie? Pourquoi? ect.

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REJOIGNEZ LE MOUVEMENT OFFICIEL DES LAPINS ROSES FONDE PAR ILYA, REINE DES MORD SITHS AMOUREUSE DE SON LIT!!!
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