Encre Nocturne
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 Engrenages

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Ilya
mord-sith démoniaque
mord-sith démoniaque
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Féminin Messages : 754
Date d'inscription : 19/09/2012

MessageSujet: Engrenages   Jeu 10 Sep - 17:12

Voilà un nouveau texte, j'espère que vous aimerez :

Prologue :

Laisse-moi te serrer fort contre moi. Je veux resserrer mon étreinte, même si cela doit t'étouffer. Je t'en prie, laisse-moi planter mes ongles dans la chair de ton dos. Je veux m’agripper à toi, refermer mes serres pour t'empêcher de partir. Reste! Reste! Crie mon cœur. Mais je sais bien que tu vas partir. Je t'aime pourtant. Oh oui, je t'aime tellement! Tu es une étoile dans mon âme. La seule qui y soit. Je sais que c'est niais, mais ça reste vrai. Je veux sentir une dernière fois ton corps. Graver ses formes dans ma mémoire. Je sais que tu ne comprends pas encore pourquoi, mais je t'en prie, serre-moi comme si tu voulais que mon corps s'enfonce dans le tien pour ne faire qu'un.

Désolé, mes larmes coulent toutes seules.

Je n'ai plus de temps.  Mon cœur se tord. J'aimerais être loin, fuir, fuir loin de tout ça! Mais je suis déjà prise dans l'engrenage. Il est trop tard. C'est ce que me répète la pierre dans ma poitrine. Car maintenant, j'ai un cœur de pierre. Il pèse une tonne. C'est un miracle s'il bat encore. Peut-être que c'est l'espoir qui le fait vivre. L'espoir que... Pardonne-moi! Pardonne-moi! Voilà ce qu'il espère de toutes ses forces en ce moment! Il le répète à chaque battement! Et il dit aussi, il répète de façon désespéré : "Je t'aime, je t'aime, je t'aime!". Il tambourine comme pour sortir de ma poitrine. On dirait un prisonnier fou de douleur qui hurle et frappe les murs qui l'emprisonnent pour sortir à tout prix.

Mais je ne peux pas me permettre de l'écouter. Alors je me dégage de notre étreinte. Les larmes ont séché sur mes joues. Elles se sont engluées dans ma gorge pour la nouer, m'empêcher de respirer avant que l'irréparable soit commis.

Les secondes filent, elles me murmurent : "fais-le, tu n'as plus le temps, fais-le, tu n'as plus le temps" et elles m'enfoncent des poignards dans le cœur. Je plaque une dernière fois ma main sur ta joue, en une ultime caresse, une  dernière preuve de notre amour. Toute à l'heure, il n'y aura plus que les cendres...

Laisse-moi planter mon regard dans le tien. Laisse-moi murmurer ma prière à haute voix.

"Pardonne-moi"

Tes yeux sont humides de peur ou de désespoir. Je ne sais pas. N'essaye pas de me repousser, je t'en supplie à genoux! Je te promets que quand je me relèverai, je ne sourirai plus jamais! Je veux graver cette image dans ma mémoire. Tu ne bouges pas... Merci. Je vois une étincelle dans tes yeux. Est-ce la souffrance de l'amour blessé ou le reflet du revolver qui l'a fait éclater comme un miroir? J'ai fait s'enfoncer la balle dans ta poitrine, jusqu'à ton cœur.

Je voudrais t'embrasser une dernière fois, dans un baiser au goût de nos larmes. Mais je ne peux pas. Je ne dois pas. C'est mon châtiment. Je dois graver en moi ce regard, pour que me poursuivent  jusque dans mes cauchemars deux yeux pleurant des larmes de sang.


Une image de l'héroïne:
 
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La Lapine Cornue
Divine cerfette et ses lapins multicolores
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Localisation : Endormie dans un terrier de lapins.
Humeur : Lapinesque. (ça veut dire paisible et joyeuse)

MessageSujet: Re: Engrenages   Jeu 10 Sep - 19:16

C'est... flippant ? Psychopathe ? AHDE

Non, en fait c'est très triste, un poil malsain of course, et surtout très bien écrit, alors bravo :ouioui:

------------------------------------------------------------------------------------------------
Je sais ce que je suis. Et je sais ce que je ne suis pas.
:corn3:
Je suis un chaos de rêves et de couleurs,
je suis un Cerf divin chimérique,
je suis une lapine en chocolat aux larmes caramel.
Et toi, qui es-tu ?

Fais un pas vers moi, j'en ferai un vers toi. Et peut-être un jour serons-nous face à face...

***
Cap' d'aller lire ?

→ Venez fouiller dans mes écrits... Y'en a pour tous les goûts ! :corn2:

.[/center]
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MessageSujet: Re: Engrenages   Jeu 10 Sep - 19:43

Oh, c'est bien.
Non, je plaisante, c'est un texte très attachant que tu as pondu.
Le début ne m'a immergé totalement mais à partir du "On dirait un prisonnier fou de douleur qui hurle et frappe" je n'ai plus lâché, c'était vraiment intéressant. Je ne m'attendais pas tout de suite à cette fin et le crescendo que tu as fait pour arriver à la chute était très bien mené.
J'ai aussi beaucoup aimé cette façon qu'a le personnage de demander des faveurs à celui qu'elle tue, et pas l'inverse.
C'est très auto-centré, c'est-à-dire que c'est un peu regrettable d'être aussi présent(e) dans ses pensées et nulle part ailleurs. Tu me diras, c'est le but.
Mais !... Un peu déçue d'être aussi bloquée dans la lecture, même si au final ça rend très bien puisque ça m'a oppressé (d'où cette très bonne idée qu'elle lui donne autant d'ordres, mais quelle égoïste héhé).
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Ilya
mord-sith démoniaque
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Féminin Messages : 754
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MessageSujet: Re: Engrenages   Jeu 1 Oct - 19:11

Je suis à terre. Mon âme est dans la boue, et n'a plus le courage de se lever. Elle reste immobile, seule, souillée par la fange. Elle se souvient d'un temps où elle avait des ailes blanches, immaculées, qui la faisaient voler vers le ciel qui la surplombe. Elle regrette. C'est tout ce qu'elle peut faire, dans cette rue trop étroite et sans issue.

J'ai mal. Pour la première fois, je comprends le sens du mot douleur. Je découvre que j'ai pleuré pour des choses idiotes, des choses sans importance, alors que maintenant, je n'ai même plus envie de pleurer. J'y ai pensé, pour évacuer la douleur, anesthésier mon âme. Je n'en ai pas la force, ni l'envie. J'ai dit que j'avais mal, mais je ne sais même plus si c'est vrai. La douleur est immense et sourde, mais je ne la sens pas. Je n'ai pas envie de me relever, mais je me retourne, et je regarde le ciel bleu dans lequel mon âme volait autre fois. Il ne fait que m'écraser un peu plus contre le sol. Il me rappelle que je suis petite, tellement petite et que les humains ne peuvent pas voler. Ils n'ont pas d'ailes.

Alors je rêve d'une paire d'ailes, pour rejoindre les oiseaux. Je veux me noyer dans cette mer sans eau, m'y engloutir un peu plus. Mais voilà, je ne peux pas. J'ai l'impression d'être un de ces papillons cloués à la planche de bois par des clous qui me percent les ailes.

Je ne pouvais rien faire, ce n'est pas ma faute. Je ne pouvais rien faire, ce n'est pas ma faute. Je me répète ces mots, comme une prière. Mais je ne sais pas qui je prie. Je ne sais pas pourquoi. Quand je m'en rends compte, j'arrête. Ça n'a pas de sens. Et je me suis fait une promesse. Je me suis promis de porter le fardeau. Je me suis jurée de ne pas oublier, de ne pas chercher d'excuse. Je suis fautive.

C'est pour ça que je suis au sol, seule, petite, écrasée, clouée par la culpabilité ou la douleur, je ne sais pas. Je ne sais jamais. Je veux m'envoler. Coûte que coûte, je veux m'envoler. Je viens de m'en rendre compte. Mais tout ce que je veux, c'est partir loin, percer le ciel, m'éloigner de cette terre infâme et sans espoir pour moi. Et lentement, je sens mon âme qui remonte. Elle passe ses mains sur des rochers coupants, ses pieds sur des aspérités minuscules, mais elle n'abandonnera pas. Elle ne veut pas rester là, elle veut se battre, peu importe la chute. Elle montera. Lentement, elle escalade vers le ciel. Elle n'a pas d'ailes, non. Mais elle le veut. Et elle le fera. Elle retrouvera le ciel. Elle quitte la boue.

Moi, je me relève et lève mon visage maculé de terre vers le ciel, en lui lançant un regard de défi qui dit : « Je m'en sortirai, peu importe le prix ! Je vendrais mon âme au diable s'il le faut ! Mais je les détruirai ! »

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REJOIGNEZ LE MOUVEMENT OFFICIEL DES LAPINS ROSES FONDE PAR ILYA, REINE DES MORD SITHS AMOUREUSE DE SON LIT!!!
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PlumeAPapote

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MessageSujet: Re: Engrenages   Sam 28 Nov - 9:57

Salut Ilya :) Comme je tiens à mon titre je fais du zèle et reprends les textes en les annotant de petites remarques, en toute amitié bien entendu

Ilya a écrit:
Voilà un nouveau texte, j'espère que vous aimerez :

Prologue :

Laisse-moi te serrer fort contre moi. Je veux resserrer mon étreinte, même si cela doit t'étouffer. Je t'en prie, laisse-moi planter mes ongles dans la chair de ton dos. Je veux m’agripper à toi, refermer mes serres pour t'empêcher de partir. Reste! Reste! Crie mon cœur. Mais je sais bien que tu vas partir. Je t'aime pourtant. Oh oui, je t'aime tellement! Tu es une étoile dans mon âme. La seule qui y soit. Je sais que c'est niais, mais ça reste vrai. Je veux sentir une dernière fois ton corps. Graver ses formes dans ma mémoire. Je sais que tu ne comprends pas encore pourquoi, mais je t'en prie, serre-moi comme si tu voulais que mon corps s'enfonce dans le tien pour ne faire qu'un.Je trouve que tu as su rendre ce passage très réel et émouvant

Désolé, mes larmes coulent toutes seules.

Je n'ai plus de temps. Mon cœur se tord. J'aimerais être loin, fuir, fuir loin de tout ça! Mais je suis déjà prise dans l'engrenage. Il est trop tard. C'est ce que me répète la pierre dans ma poitrine. Car maintenant, j'ai un cœur de pierre. Il pèse une tonne. C'est un miracle s'il bat encore. Peut-être que c'est l'espoir qui le fait vivre. L'espoir que... Pardonne-moi! Pardonne-moi! Voilà ce qu'il espère de toutes ses forces en ce moment! Il le répète à chaque battement! Et il dit aussi, il répète de façon désespéré : "Je t'aime, je t'aime, je t'aime!". Il tambourine comme pour sortir de ma poitrine. On dirait un prisonnier fou de douleur qui hurle et frappe les murs qui l'emprisonnent pour sortir à tout prix.

Mais je ne peux pas me permettre de l'écouter. Alors je me dégage de notre étreinte. Les larmes ont séché sur mes joues. Elles se sont engluées dans ma gorge pour la nouer, m'empêcher de respirer avant que l'irréparable soit commis.

Les secondes filent, elles me murmurent : "fais-le, tu n'as plus le temps, fais-le, tu n'as plus le temps" et elles m'enfoncent des poignards dans le cœur. Je plaque une dernière fois ma main sur ta joue, en une ultime caresse, une dernière preuve de notre amour. Toute à l'heure, il n'y aura plus que les cendres...

Laisse-moi planter mon regard dans le tien. Laisse-moi murmurer ma prière à haute voix.

"Pardonne-moi"

Tes yeux sont humides de peur ou de désespoir. Je ne sais pas. N'essaye pas de me repousser, je t'en supplie à genoux! Je te promets que quand je me relèverai, je ne sourirai plus jamais! Je veux graver cette image dans ma mémoire. Tu ne bouges pas... Merci. Je vois une étincelle dans tes yeux. Est-ce la souffrance de l'amour blessé ou le reflet du revolver qui l'a fait éclater comme un miroir? J'ai fait s'enfoncer la balle dans ta poitrine, jusqu'à ton cœur.

Je voudrais t'embrasser une dernière fois, dans un baiser au goût de nos larmes. Mais je ne peux pas. Je ne dois pas. C'est mon châtiment. Je dois graver en moi ce regard, pour que me poursuivent jusque dans mes cauchemars deux yeux pleurant des larmes de sang.




Ce début est très bien écrit, je me demande ce qui l'a conduit jusqu'à cette situation plus qu'horrible.





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MessageSujet: Re: Engrenages   Sam 28 Nov - 10:04

Ilya a écrit:
Je suis à terre. Mon âme est dans la boue, et n'a plus le courage de se lever. Elle reste immobile, seule, souillée par la fange. Elle se souvient d'un temps où elle avait des ailes blanches, immaculées, qui la faisaient voler vers le ciel qui la surplombe. Elle regrette. C'est tout ce qu'elle peut faire, dans cette rue trop étroite et sans issue.

J'ai mal. Pour la première fois, je comprends le sens du mot douleur. Je découvre que j'ai pleuré pour des choses idiotes, des choses sans importance, alors que maintenant, je n'ai même plus envie de pleurer. J'y ai pensé, pour évacuer la douleur, anesthésier mon âme. Je n'en ai pas la force, ni l'envie. J'ai dit que j'avais mal, mais je ne sais même plus si c'est vrai. La douleur est immense et sourde, mais je ne la sens pas. Je n'ai pas envie de me relever, mais je me retourne, et je regarde le ciel bleu dans lequel mon âme volait autre fois. Il ne fait que m'écraser un peu plus contre le sol. Il me rappelle que je suis petite, tellement petite et que les humains ne peuvent pas voler. Ils n'ont pas d'ailes.

Alors je rêve d'une paire d'ailes, pour rejoindre les oiseaux. Je veux me noyer dans cette mer sans eau, m'y engloutir un peu plus. Mais voilà, je ne peux pas. J'ai l'impression d'être un de ces papillons cloués à la planche de bois par des clous qui me percent les ailes.

Je ne pouvais rien faire, ce n'est pas ma faute. Je ne pouvais rien faire, ce n'est pas ma faute. Je me répète ces mots, comme une prière. Mais je ne sais pas qui je prie. Je ne sais pas pourquoi. Quand je m'en rends compte, j'arrête. Ça n'a pas de sens. Et je me suis fait une promesse. Je me suis promis de porter le fardeau. Je me suis jurée de ne pas oublier, de ne pas chercher d'excuse. Je suis fautive.

C'est pour ça que je suis au sol, seule, petite, écrasée, clouée par la culpabilité ou la douleur, je ne sais pas. Je ne sais jamais. Je veux m'envoler. Coûte que coûte, je veux m'envoler. Je viens de m'en rendre compte. Mais tout ce que je veux, c'est partir loin, percer le ciel, m'éloigner de cette terre infâme et sans espoir pour moi. Et lentement, je sens mon âme qui remonte. Elle passe ses mains sur des rochers coupants, ses pieds sur des aspérités minuscules, mais elle n'abandonnera pas. Elle ne veut pas rester là, elle veut se battre, peu importe la chute. Elle montera. Lentement, elle escalade vers le ciel. Elle n'a pas d'ailes, non. Mais elle le veut. Et elle le fera. Elle retrouvera le ciel. Elle quitte la boue.

Moi, je me relève et lève mon visage maculé de terre vers le ciel, en lui lançant un regard de défi qui dit : « Je m'en sortirai, peu importe le prix ! Je vendrais mon âme au diable s'il le faut ! Mais je les détruirai ! »


J'ai un peu bugé sur les répétitions je crois que ce n'est pas fait exprès, comme un mauvais copier/coller, bref sinon cette suite est toujours bien, on ressent parfaitement les émotions du narrateur - attention toutefois parfois il s'agit d'un point de vue interne et on reviens sur du omniscient c'est quelque peu déconcertant, peut-être mettre en italique, bonne continuation :)



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MessageSujet: Re: Engrenages   Dim 29 Nov - 22:10

1er texte : C'est puissant, horrible, tout ce que tu veux, mais c'est très bien mené et je trouve ça très bien écrit. Dommage qu'il y ait tant de phrases courtes, mais au final, les sentiments et les émotions sont forts, les personnages très poignants... Non, rien à dire !

2e texte : J'aime encore plus ce deuxième texte, encore plus puissant, encore plus intense. De nouvelles images apparaissent et elles sont bien choisies. Les répétitions ne m'ont pas tant chamboulé que pour Plume. Idem pour l'aspect omniscient du narrateur.
J'aime.

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Ah oui, j'écris des trucs aussi
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