Encre Nocturne
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 Elle s'appelait... [TP]

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Lunny

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Féminin Verseau Messages : 172
Date d'inscription : 16/08/2015
Localisation : IdF

MessageSujet: Elle s'appelait... [TP]   Lun 30 Nov 2015 - 21:56

Aujourd'hui j'avais deux heures de perm, du coup après avoir passé une heure à faire mes devoirs, j'ai écrit. J'ai repris ce texte plusieurs fois sur plusieurs jours. En espérant qu'il vous plaise ! (Pour ma part, je l'adore !)
Bonne lecture, petits nocturniens !


   Je ne crois pas l'avoir croisée d'autres fois que ce jour-là. Je passais dans la rue, seul et triste, la tête baissée pour me protéger de la tempête. Je ne faisais pas attention à ce qui m'entourait, je marchais juste le plus vite possible au milieu de la rue piétonne. Rue envahie par la foule, bourdonnante d'activité, martelée par les pieds des passants malgré le gros temps. Rue où, bien qu'entouré par une foule compacte et nombreuse, je me sentais seul. Terriblement seul, comme l'un de ces bouts de bois flottant au milieu de l'océan déchaîné, ballotté par les flots qui n'ont cure de lui, à la recherche d'une terre où s'établir, d'un rocher auquel s'accrocher pour résister à la tourmente qui menace de l'emporter ou même simplement à la recherche d'un haut-fond où s'échouer en attendant le retour de l'astre solaire et de sa bienfaisante chaleur.

     Ce jour-là, comme pour s'accorder à mon humeur morose, le ciel s'était paré de son manteau d'automne, de sa veste d'orage aux couleurs menaçantes, il semblait prêt à décharger sur nous autres, pauvres créatures humaines fragiles et inconscientes, la pluie et la grêle, l'orage et le tonnerre. Le vent, son fidèle partenaire, soufflait en rafales, tournant, roulant sans jamais se fixer sur un axe, une direction. Il tourbillonnait sur lui-même, tantôt doux, tantôt cinglant mais toujours pénétrant, glacial.

     Je tenais fermement serrés contre moi les pans de mon manteau, la fermeture ayant lâché un peu plus tôt, la capuche soigneusement rabattue sur mes boucles brunes. Je marchais à grandes foulées, sans voir à plus de quelques pas devant moi. Une flaque s'est soudain matérialisée en travers de ma route, peu profonde mais large. Bien trop large pour être enjambée ou sautée d'un bond, sans aucun élan. J'ai donc fait un pas de côté et quelque chose, ou plutôt quelqu'un, m'a heurté l'épaule. J'ai levé les yeux et je l'ai vue. Le temps s'est comme arrêté.

     Le choc de son épaule contre la mienne avait fait comme un tampon, si bien qu'elle se tenait devant moi. Détrempée, les cheveux dégoulinants de pluie et vêtue d'une simple veste de toile et d'un jean, elle avait l'air frigorifiée. Ses yeux ont croisés les miens et je suis resté bouche bée devant son regard, si intense et si pâle.

     Ses iris était de la couleur d'un firmament empli d'étoiles, d'un doux gris d'hiver mélangé à l'éclatante splendeur d'une nova, comme si un homme - ou bien un dieu - avait récolté les astres tombant du ciel et les avait mélangés pour les mettre dans ses yeux. Ces yeux si remarquables, piquetés de pâles mouchetures dorées.

     Puis elle a parlé, rompant le charme lancé par son regard. Le mien dériva et se rattacha à ses cheveux comme s'ils étaient la dernière bouée de sauvetage existante. D'une couleur des plus étonnantes, ni vraiment blonds, ni vraiment gris. Semblables au satellite vénéré de la Terre, ils étaient d'un léger gris cendré tirant sur le blond, certainement ondulés par temps sec, ils étaient alors décoiffés et ébouriffés par le vent.

     Je n'ai pas prononcé un mot, absorbé par la délicieuse vision que le hasard avait placé sur ma route. Après ses yeux et sa chevelure, ce fut sa bouche qui attira mon attention, colorée par quelque artifice de la teinte vermeille du cœur de la Nébuleuse Hélix, elle avait la forme délicate et le contour bien dessiné de celles destinées à être embrassées encore et encore. Légèrement entrouverte, elle lui donnait un air surprit sinon ahuri.

     Et son visage ! Ah, quel visage ! D'une forme douce et ronde tout à fait charmante, il lui donnait l'air d'une jeune femme n'ayant pas encore tout à fait quitté le monde de l'enfance. Sa peau diaphane était parsemée d'une innombrable multitude de tâches de son. Comme si quelqu'un s'était amusé à sa naissance à lever le bras et à ramasser toutes les étoiles du ciel avant de les lui jeter à la face dans un défi au monde. Chose étonnante, cela ne la rendait que plus belle à mes yeux. Elle leva un peu son menton volontaire et une petite cicatrice de varicelle fit son apparition, comme un cratère finement ciselé et déposé-là par je ne sais quel météore.

     Je ne dis pas qu'elle avait la figure disgracieuse et lunaire de ces femmes ayant voulu imiter la beauté des grandes. Non ! Au contraire, là où d'autres n'étaient que des prototypes ou des imitations, elle était le produit fini, l'aboutissement de cette quête débutée au commencement du monde, quand les étoiles étaient encore jeunes. Elle était la beauté incarnée, l'ange descendu des cieux, l'enfant bénie des astres.

     Et alors que je clignais des yeux, toujours sous le choc de cette merveilleuse apparition, le temps a repris son cours normal et elle est partie. Elle s'est décalée et, après m'avoir jeté un étrange regard, est partie à toute vitesse. Disparaissant comme une comète frôlant la terre, elle laissa en moi un désagréable goût d'éphémère.

     Je l'ai suivie du regard autant que j'ai pu et, avant qu'elle ne disparaisse dans la foule, j'ai réussi à lire un mot sur son sac. Aussitôt, il s'est gravé dans ma mémoire et est devenu un souvenir impérissable de cet instant où ma vie aurait pu changer et où l'amour aurait pu prendre la place qui lui revient dans mon cœur. Un seul et unique mot qui me poursuivra toute ma vie, qui hantera mes rêves. Un mot qui, j'imagine, est son nom.




Céleste.
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MessageSujet: Re: Elle s'appelait... [TP]   Sam 12 Déc 2015 - 1:30

Coucou
Tu te souviens de moi? J'annote les texte. Pour ton texte, je vais initier un nouveau code couleur et mettre en jaune les répétitions. Parce qu'il y en a quelques une et que j'ai la flemme de marquer "déjà utiliser au dessus".
Encore une fois ce n'est que mon avis et si je ne met que le "négatif en évidence tout ce que je souligne pas est du coup bon :)

Lunny a écrit:

   Je ne crois pas l'avoir croisée d'autres fois que ce jour-là. Je passais dans la rue, seul et triste, la tête baissée pour me protéger de la tempête. Je ne faisais pas attention à ce qui m'entourait, je énormément de jeu en peu de temps marchais juste le plus vite possible au milieu de la rue piétonne. Rue envahie par la foule, bourdonnante d'activité, martelée par les pieds des passants malgré le gros temps. Rue où, bien qu'entouré par une foule compacte et nombreuse, je me sentais seul. Terriblement seul, comme l'un de ces bouts de bois flottant au milieu de l'océan déchaîné, ballotté par les flots qui n' j'aurai ajouter un en ici. C'est je crois une histoire de pronom relatif, ce cours est trèèèès vieuxont cure de lui, à la recherche d'une terre où s'établir, d'un rocher auquel s'accrocher pour résister à la tourmente qui menace de l'emporter Une pause par pitié! ta phrase est trop longue et la grammaire n'y survivra pas^^ ou même simplement à la recherche d'un haut-fond où s'échouer en attendant le retour de l'astre solaire et de sa bienfaisante chaleur.

     Ce jour-là, comme pour s'accorder à mon humeur morose, le ciel s'était paré de son manteau d'automne, de sa élude le de sa qui est plutôt lourd veste d'orage aux couleurs menaçantes, il semblait prêt à décharger sur nous autres, pauvres créatures humaines fragiles et inconscientes, la pluie et la grêle, l'orage et le tonnerre. Le vent, son fidèle partenaire, soufflait en rafales, tournant, roulant sans jamais se fixer sursur n'est pas approprié, en irait mieux un axe, une direction. Il tourbillonnait sur lui-même, tantôt doux, tantôt cinglant mais toujours pénétrant, glacial.

     Je tenais fermement serrés contre moi les pans de mon manteau, la fermeture ayant lâché un peu plus tôt, la capuche soigneusement rabattue sur mes boucles brunes. Je marchais à grandes foulées, sans voir à plus de quelques pas devant moi. Une flaque s'est soudainsoudain nuit à ta style plutôt chiadé, je le remplacerais pas semble-t'il qui conviendrait plus à ton ton matérialisée en travers de ma route, peu profonde mais large. Bien trop large pour être enjambée ou sautée d'un bond, sans aucun élan. J'ai donc fait un pas de côté et quelque chose, ou plutôt quelqu'un, m'a heurté l'épaule. J'ai levé les yeux et je l'ai vue. Le temps s'est comme arrêté.

     Le choc de son épaule contre la mienne avait fait comme un tampon, si bien qu'elle se tenait devant moi. Détrempée, les cheveux dégoulinants de pluie et vêtue d'une simple veste de toile et d'un jean, elle avait l'air frigorifiée. Ses yeux ont croisés les miens et je suis resté bouche bée devant son regard, si intense et si pâle.

     Ses iris était de la couleur d'un firmament emplit d'étoiles pléonaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaasme. Et pour le coup vraiment dommageable parce que ça allourdit un max ton récit, d'un doux gris d'hiver mélangé à l'éclatante splendeur d'une nova, comme si un homme - ou bien un dieu - avait récolté les astres tombant du ciel et les auraitavait, concordance des temps et t'es toujours dans ton conditionnel, puisque la proposition enclanché par le si n'est pas fini. Or les scies n'aiment pas les raies mélangé pour les mettre dans ses yeux. Ces yeux si remarquables, piquetés de pâles mouchetures dorées.

     Puis elle a parlé, rompant le charme lancé par son regard. Le mien dériva et se rattacha à ses cheveux comme s'ils étaient la dernière bouée de sauvetage existante joli idée, formulation maladroite. D'une couleur des plus étonnantes, ni vraiment blonds, ni vraiment gris. Semblables au satellite vénéré de la Terre, ils étaient d'un léger gris cendré tirant sur le blond, certainement ondulés par temps sec, ils étaient alors décoiffés et ébouriffés par le vent.

     Je n'ai pas prononcé un mot, absorbé par la délicieuse vision que le hasard avait placé sur ma route. Après ses yeux et sa chevelure, ce fut sa bouche qui attira mon attention, colorée par quelque artifice de la teinte vermeille du cœur de la Nébuleuset'es sur de la majuscule à nébuleuse? Hélix, elle avait la forme délicate et le contour bien dessiné de celles destinées à être embrassées encore et encore. Légèrement entrouverte, elle lui donnait un air surprit sinon ahuri.

     Et son visage ! Ah, quel visage ! D'une forme douce et ronde tout à fait charmantec'est faible comme mot pour l'idée. Tu peux mieux faire, il lui donnait l'air d'une jeune femme n'ayant pas encore tout à fait quitté le monde de l'enfance. Sa peau diaphane était parsemée d'une innombrable multitude de tâches de son. Comme si quelqu'un s'était amusé à sa naissance à lever le bras et à ramasser toutes les étoiles du ciel avant de les lui jeter à la face dans un défi au monde euh.... non. Cette comparaison n'est plus autorisé depuis que le monde entier drague ainsi. Trouve une autre idée. Chose étonnante, cela ne la rendait que plus belle à mes yeux. Elle leva un peu son menton volontaire et une petite cicatrice de varicellec'est si particulier pour que ce soit remarquable? fit son apparition, comme un cratère finement ciselé et déposé-là par je ne sais quel météore.

     Je ne dis pas qu'elle avait la figure disgracieuse et lunaire de ces femmes ayant vouluc'est lourd. Souhaitant? imiter la beauté des grandes. Non ! Au contraire, là où d'autres n'étaient que des prototypes ou des imitations, elle était le produit fini, l'aboutissement de cette quête débutée au commencement du monde, quand les étoiles étaient encore jeunes. Elle était la beauté incarnée, l'ange descendu des cieux, l'enfant bénie des astres.

     Et alors que je clignais des yeux, toujours sous le choc de cette merveilleuse apparition, le temps a repris son cours normal et elle est partie. Elle s'est décalée et, après m'avoir jeté un étrange regard, est partie à toute vitesse c'est pas exactement une répétition, mais tu double une action qui ne peux pas etre faite deux fois. A la rigueur, tu peux l'introduire autrement, comme "fuyant à toute vitesse" mais à mon avis tu devrais revoir cette phrase. Disparaissant comme une comète frôlant la terreune des plus belle phrase du texte, elle laissa en moi un désagréable goût d'éphémère.

     Je l'ai suivie du regard autant que j'ai pu et, avant qu'elle ne disparaisse dans la foule, j'ai réussi à lire un mot sur son sac. Aussitôt, il s'est gravé dans ma mémoire et est devenu un souvenir impérissable de cet instant où ma vie aurait pu changer et où l'amour aurait pu prendre la place qui lui revient dans mon cœur. Un seul et unique mot qui me poursuivra toute ma vie, qui hantera mes rêves. Un mot qui, j'imagine, est son nom.




Céleste.

C'est un joli texte.
Il y a peu à en dire
Le début est un peu lent, un peu trop peut être, tu essaie de nous faire languir, mais avec pas mal de maladresse. (je pense que c'est là ou j'ai le plus eu à annoter.) La suite est mieux. La description est saississante et les sentiments sont là.
J'ai beaucoup aimer lire, j'ai été un peu dur mais c'est vraiment des passages un peu moins bon qui m'ont fait faire de gros yeux. Ca pourrait etre mille fois meilleurs.
Voilà
Au plaisir de te relire :)
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La Lapine Cornue
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MessageSujet: Re: Elle s'appelait... [TP]   Mar 15 Déc 2015 - 11:12

Hey hey hey :corn2:

On nous a dit de commenter, alors je me jette sur ton texte comme sur une proie sans défense :-p

En fait ce truc est cool, sérieux ! Tu as de belles phrases :

Citation :
Terriblement seul, comme l'un de ces bouts de bois flottant au milieu de l'océan déchaîné, ballotté par les flots qui n'ont cure de lui, à la recherche d'une terre où s'établir, d'un rocher auquel s'accrocher pour résister à la tourmente qui menace de l'emporter ou même simplement à la recherche d'un haut-fond où s'échouer en attendant le retour de l'astre solaire et de sa bienfaisante chaleur.

Ce jour-là, comme pour s'accorder à mon humeur morose, le ciel s'était paré de son manteau d'automne, de sa veste d'orage aux couleurs menaçantes,

où tu étales un style maîtrisé, agréable à la lecture, peut-être un poil lourd car concentré uniquement dans certaines phrases particulières. Par exemple, à côté de ça, tu as des phrases comme :
Citation :

Le choc de son épaule contre la mienne avait fait comme un tampon, si bien qu'elle se tenait devant moi. Détrempée, les cheveux dégoulinants de pluie et vêtue d'une simple veste de toile et d'un jean, elle avait l'air frigorifiée.
ou encore :
Citation :
Le temps s'est comme arrêté.
Bien plus terre-à-terre.

En gros, comme mine de rien ton texte m'a beaucoup plu et qu'il est bien écrit, le seul truc sur lequel je peux me permettre de chipoter c'est de dispenser ton style de manière peut-être plus régulière, plutôt que d'en balancer des tonnes dans un paragraphe et de ne pas en mettre dans certains autres. Mais bref, c'est vraiment du chipotage :-p



Bref, et sinon :
c'est trop mignoooon :unjournormal:

------------------------------------------------------------------------------------------------
Je sais ce que je suis. Et je sais ce que je ne suis pas.
:corn3:
Je suis un chaos de rêves et de couleurs,
je suis un Cerf divin chimérique,
je suis une lapine en chocolat aux larmes caramel.
Et toi, qui es-tu ?

Fais un pas vers moi, j'en ferai un vers toi. Et peut-être un jour serons-nous face à face...

***
Cap' d'aller lire ?

→ Venez fouiller dans mes écrits... Y'en a pour tous les goûts ! :corn2:

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