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 La petite fille au ruban violet [TP]

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Aisling

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Féminin Balance Messages : 30
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MessageSujet: La petite fille au ruban violet [TP]   Jeu 14 Jan - 23:09:57

Bonjour, ou bonsoir,
Voici une nouvelle qui date un tout petit peu, mais je voulais tout d'abord partager avec vous. Comme vous allez le voir - ou voyez, par flemme de lire tout ce blabla - mon niveau d'écriture est assez bas, raison de ma présence ici d'ailleurs. J'ai essayé de faire un effort pour donner moins de boulot aux CDF, ayant fais une petite relecture. J'éditerais peut-être pour faire une plus jolie présentation, avec les jolis codes que nous a donnés Ragne. Voilà, je vous remercie d'avance pour vos éventuels conseils :D


La petite fille au ruban violet.

Le vent passait dans ses cheveux. L'odeur de l'herbe. Les couleurs jouant sous ses paupières fermées. Profitant de ces sensations, elle ouvrit lentement les yeux. Elle se trouvait dans une grande prairie, et profitait du soleil éblouissant. Cette prairie, elle l'avait maintes fois visitée, depuis que ses parents l'y avaient emmenée pique-niquer, il y a longtemps maintenant. Elle avait attendu longtemps avant de se sentir assez de force pour venir ici. Mais cela valait tous les efforts qu'elle avait fait, et continuerait à faire.
Commençant tranquillement une promenade insouciante, la petite fille tendit ses petits bras pour frôler les tiges du bout des doigts, adorant chaque sensation autour d'elle. Lorsqu'elle rouvrit les yeux, se trouvait en face d'elle son compagnon habituel, ce qui ne l'étonna pas. Avec ses perpétuelles robes violettes, chaussures violettes, ruban et bracelet violet, la petite savait bien qu'elle n'était pas discrète, quand bien même cela aurait changé grande chose. Mais elle ne se plaignait pas de la présence du « Noiraud » et pour le lui prouver lui offrit son plus beau sourire édenté, ce qui ne changea pas son état impassible habituel. Essayant de le dérider, elle prit une de ses propres mèches noires et la mit contre le long manteau de son ami, avant de rire en voyant le manteau si sombre comme absorber ses cheveux. Elle l'avait appelé le Noiraud pour une raison somme tout évidente. Noiraud… Le mot éveilla en elle comme un sentiment de déjà-vu. C'était son père qui le lui avait appris dans une de ces histoires, lors de ses visites… Papa…

Rouvrant péniblement les yeux, fatiguée, la petite regarda autour d'elle la pièce. Pas la moindre émotion semblait surgir des meubles, la fenêtre donnait sur un misérable parking, gris et terne. Même le blanc des murs semblait sombre et sans vie. Alors, elle tourna avec difficulté la tête vers la cause de sa présence ici. Ses parents. Ils dormaient tant bien que mal sur des lits de camps, n'ayant pas de quoi payer un hôtel. La lumière qui restait allumé dans cette pièce éclairait partiellement leurs traits tirés, corps épuisés.
Profitant de leurs sommeil, la gamine mit sa main hésitante sur son crâne lisse. Plus une mèche. Sentant des larmes couler sur ses joues, elle se demande vaguement si c'était ses cheveux ou cette situation sans issue qui était responsable de ces joues humides. Elle était fatiguée et voulait ressentir à nouveau le soleil sur sa peau.

Lorsqu'elle se réveilla de nouveau, son vœu était exaucé. Assise, les pieds dans un ruisseau, elle sourit au soleil. Des poissons aux couleurs chatoyantes frôlèrent ses chevilles nues, lui arrachant des gloussements, les abeilles butinaient de fleurs en fleurs dans un bruissement tranquille d'ailes. Mais tout sembla se calmer et s'éloigner lors qu'arriva le Noiraud. Sa capuche tournée vers elle, il était égal à lui-même avec son long manteau noir, attentif mais toujours impassible. L'enfant l'aimait beaucoup, son Noiraud. Une fois son père lui avait raconté que le porteur de ce manteau élimé changeait régulièrement, laissant l'ancien faucheur re-devenir une âme s'en allant vers d'autres contrées, et partant chercher un nouvel exécutant. Mais elle s'en fichait ; quelle que soit la personne sous les ombres de cette capuche, c'était son Noiraud. Il était flegmatique, mais cela n'empêchait pas l'enfant de sentir cette force apaisante planer autour de lui. Cette force qui entourait ses gestes juste et clairvoyant. Le sombre qu'il revêtait l'aveuglait parfois, devant cette tâche trop grande pour qu'elle la saisisse, mais qui lui paraissait néanmoins juste. Il était là pour montrer qu'il fallait partir vers une prochaine histoire, d'une manière trop juste pour que quiconque lui enlève le droit de le décider. Oh oui, elle l'aimait. Le seul à comprendre son désir de vivre comme le ferait n'importe quel gamine, et simultanément son envie de laisser son âme aller entreprendre un voyage nouveau, une évolution. Aucun mot, aucun geste n'avait besoin d'être fait entre eux. La compréhension passait par la puissance brute qui se dégageaient de qui ils étaient, tout simplement.


Un grincement désagréable la sortit de ses songes. Cela venait de son lit, déplacé le long des couloirs immaculés. Des personnes masquées s'affairaient autour d'elle. Leurs visages partiellement cachés inquiétait plus la petite fille que ne l'avait jamais fait le Noiraud. Depuis leurs venue dans sa vie, elle n'avait plus jamais pu sentir le soleil, l'odeur de l'herbe réellement. Une voix familière semblait lui parler. Se concentrant avec difficulté, elle tourna son regard vers sa mère. Ah, elle parlait. Lentement les sons formèrent des mots puis des phrases dans sa tête. Et lorsqu'elle comprit, elle eut soudainement du mal à respirer. Il lui fallait enlever son bracelet. Ce n'était qu'un vieux bout de tissu violet, mais cette couleur avait toujours égayé son âme. C'était son lien avec sa vie d'avant. Avant la maladie. Fixant les yeux perpétuellement angoissés de ses parents, elle se remémora une dernière fois leurs week-end en camping. Sa maman toujours en train de chanter, s'amusant avec elle dans l'herbe. Son père lisant ses gros livres, et les regardant par-dessus ses montures cerclés de fer avec amour.
Depuis sa maladie sa mère ne chantait plus, sa jolie voix recouverte par une chape de désespoir, dure et massive. Son père ne souriait plus, ou alors un rictus tordu pour la rassurer, mais trop de cris de détresse s'échappaient de son regard pour convaincre leur enfant.
Alors, une larme coulant sur sa petite joue ronde, elle enleva son bracelet et le tendit son papa et sa maman bien-aimés. Elle sourit une dernière fois avant de fermer les yeux, et de se détendre enfin.

Le soleil ne chauffait pratiquement pas son corps las. Levant les yeux, la petite fille vit le brouillard empêchant les rayons la réchauffer pleinement. Elle n'étais plus dans les méandres de ses songes, mais vers la sortie de cette souffrance, qui la saisissait malgré le fait qu'elle n'était plus dans son corps, comme l'attestaient ses longues mèches noires lui chatouillant les bras.
Elle regarda alors l'embarcation prête à l'emmener au-delà de la brume, et suffoqua soudain. La respiration presque inexistante, elle se rebelle soudain contre tout. Pourquoi fallait-elle qu'elle ait cette foutue leucémie ? Elle n'était encore qu'une enfant. Elle ne voulait pas faire souffrir ses proches en partant. Elle ne voulait pas se conduire bien, en acceptant tout avec calme voir résignation. Elle voulait se mettre en colère, crier contre ces dieux qui faisaient subir un sort injuste à une fillette.
Une main se posa sur son épaule. Blanche, à l'instar du visage émacié qui devait se cacher derrière la capuche de son Noiraud. Alors, son sanglot déchirant s'apaisa peu à peu, et revint à la raison. Ce n'était pas la fin, seulement un chapitre qui se finissait. Il était inutile de se rebeller contre un destin immuable, mieux valait aller au-devant de ce voyage qui se profilait déjà. Elle se battrait pour faire bouger les choses, mais ce n'était pas son combat, car le combat était fini depuis qu'elle était rentrée dans cet hôpital. Et elle n'y retournerait pas.
La petite fille se retourna vers son ami et avec un sourire, lui tendit de sa petite main son ruban violet. Un adieu pour cet ami là, qui n'était qu'un passeur vers un nouveau monde qu'elle devrait découvrir seule. Lentement, le Noiraud tendit la main pour se saisir de ce présent. Profitant de la situation, elle essaya tant bien que mal de tenir cette grande main osseuse dans la sienne. Réconfort d'une simple présence aimée. Et c'est ainsi qu'elle monta sur le petit bateau, dont la voile se gonfla sans raison apparente, faisant lentement glisser sur l'eau l'embarcation et ses deux passagers.
Profitant de ces derniers instants en tant que petite fille, elle rit de toutes ses forces, laissant les flots transporter ce son au-delà de la chape de brume les entourant. Et dans un sinistre petit hôpital, certaines personnes sourirent à travers leurs larmes ; ce rire mature et infantile à la fois les réconfortant une dernière fois. Se tournant vers le futur, elle y fit face avec toute son énergie, se dirigeant vers la suite d'une histoire, un renouveau inconnu. Un cycle qui continuait avec elle, ne laissant rien sans raisons. Elle mourrait, mais pour mieux faire face à une suite à venir.
Sa renaissance.

------------------------------------------------------------------------------------------------
"La liberté n'induit pas l'égoïsme et il n'y a pas d'homme plus libre que celui qui agit parce qu'il pense ces actes justes." [Ellana, Pierre Bottero.]
" Que dites-vous ?… C’est inutile ?… Je le sais ! Mais on ne se bat pas dans l’espoir du succès ! Non ! non, c’est bien plus beau lorsque c’est inutile !" [Cyrano de Bergerac, Edmond Rostand]
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Dernière édition par Aisling le Ven 22 Jan - 23:54:43, édité 1 fois (Raison : Merci beaucoup Serpent, pour cette correction !)
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Serpent
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MessageSujet: Re: La petite fille au ruban violet [TP]   Ven 15 Jan - 23:36:18

Alors, je commente en première lecture, ne connaissant pas la fin de cette nouvelle, certains de mes commentaires risquent de ne pas être adaptés, on verra bien au bout du texte. xD

Aisling a écrit:
Bonjour, ou bonsoir, Bonsoir, Ais!
Voici une nouvelle qui date un tout petit peu, mais je voulais tout d'abord partager avec vous. Comme vous allez le voir - ou voyez, par flemme de lire tout ce blabla - mon niveau d'écriture est assez bas, raison de ma présence ici d'ailleurs T'inquiète, on est plusieurs dans ce cas :) Ou du moins on le pensait. Alors je ne suis pas convaincu! xD . J'ai essayé de faire un effort pour donner moins de boulot aux CDF, ayant fais une petite relecture. J'éditerais peut-être pour faire une plus jolie présentation, avec les jolis codes que nous a donnés Ragne. Voilà, je vous remercie d'avance pour vos éventuels conseils :D


La petite fille au ruban violet. J'approuve le titre et passe en violet.

Le vent jouait avec ses cheveux. L'odeur de l'herbe. Les couleurs jouant Deux fois "jouer"? Hm... Bof sous ses paupières fermées. Profitant de ces sensations, elle ouvrit lentement les yeux. Elle se trouvait dans une grande prairie, et profita du soleil éblouissant La concordance des temps, miss! "se trouvait", "profita" Nope!. Cette prairie, elle l'avait maintes fois visitée, depuis que ses parents l'y avaient emmené (y a un "e"? Non? Oui? Bon bah je ferme ma gueule. x) ) pique-niquer, il y a longtemps maintenant. Elle avait attendu longtemps avant de se sentir assez de force pour venir ici. Mais cela valait tous les efforts qu'elle avait fait, et continuerait à faire. Alors? Quel genre de nouvelle... Je dirais du fantastique. Avec de la tristesse.
Commençant tranquillement une promenade insouciante, la petite fille tendit ses petits bras pour frôler les tiges du bout des doigts, bénissant chaque sensation autour d'elle Le verbe bénir m'a l'air bien solennel pour une petite fille. Lorsqu'elle rouvrit les yeux, se trouvait en face d'elle son compagnon habituel, ce qui ne l'étonna pas. Avec ses perpétuelles robes violettes, chaussures violettes, ruban et bracelet violet, (et en plus elle a bon goût! Trop mignonne.) la petite savait bien qu'elle n'était pas discrète, quand bien même cela aurait changé grande chose. Mais elle ne se plaignait pas de la présence du « Noiraud » et pour le lui prouver lui offrit son plus beau sourire édenté (des fois j'ai l'impression étrange que tu parles d'une vieille femme qui se prend pour une fillette), ce qui ne changea pas son été Pardon? impassible habituel. Essayant de le dérider, elle prit une de ses propres mèches noires et la mit contre le long manteau de son ami, avant de rire en voyant le manteau si sombre comme absorber ses cheveux. Elle l'avait appelé le Noiraud pour une raison somme tout évidente. Noiraud… Le mot éveilla en elle comme un sentiment de déjà-vu. C'était son père qui le lui avait appris dans une de ces histoires, lors de ses visites… Papa…
Aïe. Voilà la tristesse qui se pointe. Le Noiraud a un nom superbement bien trouvé, j'aime beaucoup!
Rouvrant péniblement les yeux, fatiguée, la petite regarda autour d'elle la pièce. Pas la moindre émotion semblait surgir des meubles, la fenêtre donnait sur un misérable parking, gris et terne. Même le blanc des murs semblait sombre et sans vie. Alors, elle tourna avec difficulté la tête vers la cause de sa présence ici. Ses parents. Ils dormaient tant bien que mal sur des lits de camps, n'ayant pas de quoi payer un hôtel. La lumière qui restait allumé dans cette pièce éclairait partiellement leurs traits tirés, corps épuisés. Description géniale. On entre dans le décor sans aucun soucis.
Profitant de leurs sommeils (pas de pluriel, eh), la gamine mit sa main hésitante sur son crâne lisse. Oh non... Non non non non non... Plus une mèche. Sentant des larmes couler sur ses joues, elle se demande vaguement si c'était ses cheveux ou cette situation sans issue qui était responsable de ces joues humides. Elle était fatiguée et voulait ressentir à nouveau le soleil sur sa peau.

Lorsqu'elle se réveilla de nouveau, son vœu était exaucé. Je vois où tu veux en venir. Bon sang que c'est triste... Je suis bouleversé à peine arrivé à la moitié de ton texte, que donnera la suite? Assise, les pieds dans un ruisseau, elle sourit au soleil. Des poissons aux couleurs chatoyantes frôlèrent ses chevilles nues, lui arrachant des gloussements, les abeilles butinaient de fleurs en fleurs dans un bruissement tranquille d'ailes. Mais tout sembla se calmer et s'éloigner lors qu'arriva le Noiraud. Sa capuche tournée vers elle, il était égal à lui-même avec son long manteau noir, attentif mais toujours impassible. L'enfant l'aimait beaucoup, son Noiraud. Une fois son père lui avait raconté que le porteur de ce manteau élimé changeait régulièrement, laissant l'ancien faucher faucheur, miss re-devenir une âme s'en allant vers d'autres contrées, et partant chercher un nouvel exécutant. Pas jolie, comme phrase, pour un concept aussi magnifique. Contrées me bloque. Mais elle s'en fichait ; quel (quelle) que soit la personne sous les ombres de cette capuche, c'était son Noiraud. Il était flegmatique, mais cela n'empêchait pas l'enfant de sentir cette force apaisante planer autour de lui. Cette force qui entourait ses gestes, juste et clairvoyant (Attends... Tu parles de la force? Des gestes? Ou du personnage?). Le sombre Wut? Les habits sombres. Son aura sombre. Le sombre tout seul... Bof bof qu'il revêtait l'aveuglait parfois, devant cette tâche trop grande pour qu'elle la saisisse, mais qui lui paraissait néanmoins juste. Il était là pour montrer qu'il fallait partir vers une prochaine histoire, d'une manière trop juste Encore ce mot?! pour que quiconque lui enlève le droit de le décider. Oh oui, elle l'aimait. Le seul à comprendre son désir de vivre comme le ferait n'importe quel gamine, et simultanément son envie de laisser son âme aller entreprendre un voyage nouveau, une évolution. Aucun mot, aucun geste n'avait besoin d'être fait entre eux. La compréhension passait par la puissance brute qui se dégageaient de qui ils étaient, tout simplement.
Superbe. J'adore. C'est sombre, c'est beau, c'est triste. ça te retourne et j'aime être retourné.

Un grincement désagréable la sorti (sortit) de ses songes. Cela venait de son lit, déplacé le long des couloirs immaculés. Des personnes masquées s'affairaient autour d'elle. Leurs visages partiellement cachés inquiétai (inquiétait) plus la petite fille que ne l'avait jamais fait le Noiraud. Depuis leurs venues (juste au singulier, tu n'as pas besoin de pluriel) dans sa vie, elle n'avait plus jamais pu sentir le soleil, l'odeur de l'herbe réellement. Une voix familière semblait lui parler. Se concentrant avec difficulté, elle tourna son regard vers sa mère. Ah, elle parlait. Lentement les sons formèrent des mots puis des phrases dans sa tête. Et lorsqu'elle comprit, elle eut soudainement du mal à respirer. Il lui fallait enlever son bracelet. Ce n'était qu'un vieux bout de tissu violet, mais cette couleur avait toujours égayé son âme. C'était son lien avec sa vie d'avant. Avant la maladie. Fixant les yeux perpétuellement angoissés de ses parents, elle se remémora une dernière fois leurs week-end en camping. Sa maman toujours en train de chanter, s'amusant avec elle dans l'herbe. Son père lisant ses gros livres, et les regardant par-dessus ses montures cerclés de fer avec amour. (Je n'aurais pas choisi cet exemple, mais peut-être celui de la vie au quotidien, pour montrer à quel point avoir une vie simple d'enfant de son âge lui convenait. De plus, je viens de me rendre compte que tu disais qu'ils dormaient sur des lits de camp. Ce sont des migrants? Des SDF? Qui font du camping?)
Depuis sa maladie sa mère ne chantait plus, sa jolie voix recouverte par une chape de désespoir, dure et massive. Son père ne souriait plus, ou alors un rictus tordu pour la rassurer, mais trop de cris de détresse sortait (sortaient) et le mot n'est pas très approprié, voire maladroit de son regard pour convaincre leur enfant.
Alors, une larme coulant sur sa petite joue ronde, elle enleva son bracelet et le tendit son papa et sa maman bien-aimés. Elle sourit une dernière fois avant de fermer les yeux, et de se détendre enfin.

Le soleil ne chauffait pratiquement pas son corps las. Levant les yeux, la petite fille vit le brouillard empêchant les rayons la réchauffer pleinement. Elle n'étais plus dans les méandres de ses songes, mais vers la sortie de cette souffrance, qui la saisissait malgré le fait qu'elle n'était plus dans son corps, comme l'attestaient ses longues mèches noires lui chatouillant les bras. On sent que tu aimes le fantastique! xD Bienvenue aux Enfeeeeeeers bouuuuh! Non, je plaisante, mais j'ai une boule au ventre.
Elle regarda alors l'embarcation prête à l'emmener au-delà de la brume, et suffoqua soudain. La respiration presque inexistante, elle se rebelle soudain contre tout. Pourquoi fallait-elle qu'elle ait cette foutue leucémie ? Elle n'était encore qu'une enfant. Elle ne voulait pas faire souffrir ses proches en partant. Elle ne voulait pas se conduire bien, en acceptant tout avec calme voir résignation. Elle voulait se mettre en colère, crier contre ces dieux qui faisaient subir un sort injuste à une fillette. Non. Je ne pense pas, mais alors pas du tout qu'une fillette se dirait ça en se voyant mourir. Mais bon. Ta vision des choses.^^
Une main se posa sur son épaule. Blanche, à l'instar du visage émacié qui devait se cacher derrière la capuche de son Noiraud. Alors, son sanglot déchirant s'apaisa peu à peu, et revint à la raison. Ce n'était pas la fin, seulement un chapitre qui se finissait. Il était inutile de se rebeller contre un destin immuable Oh que j'ai pu me servir de ces qualificatifs, mieux valait aller au-devant de ce voyage qui se profilait déjà. Elle se battrait pour faire bouger les choses, mais ce n'était pas son combat, car le combat était fini depuis qu'elle était rentrée dans cet hôpital. Et elle n'y retournerait pas. C'est en trop, je trouve. :) Ton texte est beau, triste, bouleversant. Mais ça c'est vraiment en trop, l'histoire du combat qui se finit, de la lutte contre le destin. Une petite fille de 8 ans qui se dit ça... ça ne me semble pas crédible et m'ennuie un peu.
La petite fille se retourna vers son ami et avec un sourire, lui tendit de sa petite main son ruban violet. Un adieu pour cet ami là, qui n'était qu'un passeur vers un nouveau monde qu'elle devrait découvrir seule. Lentement, le Noiraud tendit la main pour se saisir de ce présent. Profitant de la situation, elle essaya tant bien que mal de tenir cette grande main osseuse dans la sienne. Réconfort d'une simple présence aimée. Et c'est ainsi qu'elle monta sur le petit bateau, dont la voile se gonfla sans raison apparente, faisant lentement glisser sur l'eau l'embarcation et ses deux passagers.
Profitant de ces derniers instants en tant que petite fille, elle ria (rit) de toutes ses forces, laissant les flots transporter ce son au-delà de la chape de brume les entourant. Et dans un sinistre petit hôpital, certaines personnes sourirent à travers leurs larmes ; ce rire mature et infantile à la fois les réconfortant une dernière fois. Se tournant vers le futur, elle y fit face avec toute son énergie, se dirigeant vers la suite d'une histoire, un renouveau inconnu. Un cycle qui continuait avec elle, ne laissant rien sans raisons. Elle mourrait, mais pour mieux faire face à une suite à venir.
Sa renaissance.

*applaudit* J'ai beaucoup aimé! Franchement, les émotions que tu provoques sont fortes et pures, c'est un très beau texte qui mérite d'être signalé. :) Maintenant, c'est vrai qu'il y a des passages pas très clairs et plusieurs erreurs, qu'il pourrait encore être amélioré. ^^ Mais pour quelqu'un qui se dit de faible niveau, je trouve le qualificatif fort mal trouvé! :rire:
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Ouppo
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MessageSujet: Re: La petite fille au ruban violet [TP]   Sam 16 Jan - 21:46:53

Alors c'est mignon, c'est beau, ce serait un très bon conte moderne et Serpent à déjà tout dit.

Bref qu'elle est cette histoire, c'est celle d'une petite fille qui voit la vie qui l'attend devant elle e qui se prépare à sauter le pas, pour ne plus être une petite fille.

Moi ça me fait penser au passage de l'adolescence, inéluctable et sans retour, mais j'extrapole peut-être un peu trop.
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MessageSujet: Re: La petite fille au ruban violet [TP]   Lun 18 Jan - 9:13:14

Joli conte ! Bah perso, ton style d'écriture est bien mais peut encore être amélioré, c'est certain... Mais il n'est pas "bas". Je ne recorrigerai pas les fautes sachant que Serpent l'a fait :)

Alors, personnellement, c'est un beau conte où le contraste entre rêve et réalité est juste impressionnant... Nombreux sont les moments où je me suis dit: "Bon, dur retour à la réalité". On dirait une petite qui doit grandir trop vite, comme la plupart des enfants malades... La fin est tellement bien écrite <3

Mourir pour renaître, ça me fait penser à une phrase de Pierre Bottero...

Merci pour ce moment, et au plaisir de te relire !

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MessageSujet: Re: La petite fille au ruban violet [TP]   Lun 18 Jan - 14:34:28

Un jolie conte adorable, et bourré de sentiments.
Comme l'a dit Mathilde, je trouve les mondes rêve/réalité très bien en contraste, se qui accentue l’immersion :D


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MessageSujet: Re: La petite fille au ruban violet [TP]   Jeu 21 Jan - 16:14:08

Bon, c'est dur de faire un commentaire constructif puisque pas mal de choses intéressantes ont déjà été dites. ^^

Je donnerai seulement un petit aspect que j'ai trouvé négatif, c'est qu'au début personnellement j'avais un peu de mal à voir quand est-ce qu'on passait du rêve à la réalité, je ne sais pas si les autres l'ont ressenti aussi mais pour moi le contraste n'est pas assez dur et tranchant entre ses rêveries et sa triste réalité.

Par contre j'ai particulièrement aimé le moment où elle parle de sa "foutue leucémie". Au début on peu pense que ça peut jurer un peu sortant de la bouche d'une enfant mais au final ça aide à sentir son désarroi. À ce moment elle se fiche bien de la politesse, elle voit que le combat est fini et elle ne peut plus rien faire d'autre que crier sa rage avec sans doute un des rares jurons qu'elle connait.

En tout cas c'est un très beau texte plein d'émotions, continue comme ça, on a hâte de voir d'autres textes aussi beaux. :3
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Aisling

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MessageSujet: Re: La petite fille au ruban violet [TP]   Ven 22 Jan - 23:37:45

Tant de commentaires... Je ne m'y attendais pas, j'suis émue :3 Gros câlins à vous !  :crazylove:

Merci beaucoup à toi Serpent, d'avoir commenté si vite, d'avoir corrigé... Enfin merci :D ( Surtout que j'arrive trois plombes après, bien malgré moi ). Je vais corriger mon texte ce soir, merci de l'avoir lu, et de l'avoir si bien commenté :D Je suis trop étourdie pour faire un truc correct et sans trop de fautes, visiblement x)
C'est vrai que sa façon de penser n'est pas assez enfantine, mais c'est justement ce qui se passe avec les enfants malades, ils sont à la fois plus mature dans leurs façons de voir la vie, et tellement enfantins à propos des choses qui paraitraient importantes pour d'autres personnes... J'ai dû mal à expliquer, je sais pas si tu vois ce que je veux dire, et dû mal à savoir comment écrire tout ça.
Pour les parents qui dorment ; c'est une dure vérité que je n'ai pas pu m'empêcher de placer : le fait est que les parents d'enfants malades, qui n'ont pas la chance d'habiter à côté de l’hôpital ou pas l'argent pour se payer l'hôtel durant tout la convalescence du proche... Eh bien c'est sur des sacs de couchage, par terre, dans la chambre de l'enfant...
Merci vraiment en tout cas, ca me touche beaucoup :D

Merciii beaucoup Ouppo ! Eh bien c'est vrai que le passage d'un état à un autre y fait penser, je n'avais pas fait attention... Quelqu'un de plus attentif que moi, alors que je l'ai écrit : ca me fait super plaisir :D Être assez plongé dans la lecture pour penser au passage de l'adolescence, ca me mets en joie ! Merci à toi.

Merci bien Mathilde ! J'espère pouvoir m'améliorer parmi vous :D En tout cas je suis très heureuse que tu aies perçus que j'ai voulu faire passer ; je ne pensais pas réussir vu mon niveau... Pour ca, et puis pour avoir pensé à Bottero après avoir lu le texte... Je veux te faire un gros câlin :D Merci ♥

Merci bien, Noctama-Sky, très heureuse que aies apprécié ; je suis heureuse que tu te sois prise à cette idée de rêve, je n'étais pas bien sûr de mon idée... Merci beaucoup ♥

Merciiiii Tiunterof ! Si je retente ce genre de présentation pour le texte, j'essaierai un meilleur contraste, c'était un essai hésitant... Mais je note, et ferais attention à démarquer un peu plus la différence entre les deux "univers" ! Marchi bien pour ton commentaire ♥


Je ne m'attendais pas à tant de commentaires, vous illuminez ma soirée :ffmental:


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MessageSujet: Re: La petite fille au ruban violet [TP]   Sam 30 Jan - 0:18:58

Coucou bonsoir, le piaf en feu vient faire un p'tit tour. J'commente le texte puis je fais un com' plus général. Et ce n'est que mon avis Wink

Aisling a écrit:
Bonjour, ou bonsoir,
Voici une nouvelle qui date un tout petit peu, mais je voulais tout d'abord partager avec vous. Comme vous allez le voir - ou voyez, par flemme de lire tout ce blabla - mon niveau d'écriture est assez bas, raison de ma présence ici d'ailleurs. J'ai essayé de faire un effort pour donner moins de boulot aux CDF, ayant fais une petite relecture. J'éditerais peut-être pour faire une plus jolie présentation, avec les jolis codes que nous a donnés Ragne. Voilà, je vous remercie d'avance pour vos éventuels conseils :D


La petite fille au ruban violet. Un titre simple qui ménage bien le suspens... Je veux tout savoir :huh:

Le vent passait dans ses cheveux. L'odeur de l'herbe. Les couleurs jouant sous ses paupières fermées. Profitant de ces sensations, elle ouvrit lentement les yeux. Elle se trouvait dans une grande prairie, et profitait du soleil éblouissant. Cette prairie, elle l'avait maintes fois visitée, depuis que ses parents l'y avaient emmenée pique-niquer, il y a longtemps maintenant. Elle avait attendu longtemps avant de se sentir assez de force pour venir ici. Mais cela valait tous les efforts qu'elle avait fait, et continuerait à faire. On sent l'ébauches de belles images mais elles manquent de développement à mon sens...
Commençant tranquillement une promenade insouciante, la petite fille tendit ses petits bras pour frôler les tiges du bout des doigts, adorant chaque sensation autour d'elle. Lorsqu'elle rouvrit les yeux, se trouvait en face d'elle son compagnon habituel, ce qui ne l'étonna pas. Avec ses perpétuelles robes violettes, chaussures violettes, ruban et bracelet violet, la petite savait bien qu'elle n'était pas discrète, quand bien même cela aurait changé grande chose. Mais elle ne se plaignait pas de la présence du « Noiraud » et pour le lui prouver lui offrit son plus beau sourire édenté, ce qui ne changea pas son état impassible habituel. Essayant de le dérider, elle prit une de ses propres mèches noires et la mit contre le long manteau de son ami, avant de rire en voyant le manteau si sombre comme absorber ses cheveux. Elle l'avait appelé le Noiraud pour une raison somme tout évidente. Noiraud… Le mot éveilla en elle comme un sentiment de déjà-vu. C'était son père qui le lui avait appris dans une de ces histoires, lors de ses visites… Papa… La aussi, c'est pour le moment joli mais cela semble un peu décousu même si l'on semble savoir ou tu veux en venir.

Rouvrant péniblement les yeux, fatiguée, la petite regarda autour d'elle la pièce. Pas la moindre émotion semblait surgir des meubles, la fenêtre donnait sur un misérable parking, gris et terne. Même le blanc des murs semblait sombre et sans vie. Alors, elle tourna avec difficulté la tête vers la cause de sa présence ici. Ses parents. Ils dormaient tant bien que mal sur des lits de camps, n'ayant pas de quoi payer un hôtel. La lumière qui restait allumé dans cette pièce éclairait partiellement leurs traits tirés, corps épuisés.
Profitant de leurs sommeil, la gamine mit sa main hésitante sur son crâne lisse. Plus une mèche. Sentant des larmes couler sur ses joues, elle se demande vaguement si c'était ses cheveux ou cette situation sans issue qui était responsable de ces joues humides. Elle était fatiguée et voulait ressentir à nouveau le soleil sur sa peau. Ce paragraphe est mieux, ça s'enchaine bien, on comprend et c'est bien écrit.

Lorsqu'elle se réveilla de nouveau, son vœu était exaucé. Assise, les pieds dans un ruisseau, elle sourit au soleil. J'aime cette métaphore coeur Des poissons aux couleurs chatoyantes frôlèrent ses chevilles nues, lui arrachant des gloussements, les abeilles butinaient de fleurs en fleurs dans un bruissement tranquille d'ailes. Mais tout sembla se calmer et s'éloigner lors qu'arriva le Noiraud. Sa capuche tournée vers elle, il était égal à lui-même avec son long manteau noir, attentif mais toujours impassible. L'enfant l'aimait beaucoup, son Noiraud. Une fois son père lui avait raconté que le porteur de ce manteau élimé changeait régulièrement, laissant l'ancien faucheur re-devenir une âme s'en allant vers d'autres contrées, et partant chercher un nouvel exécutant. Mais elle s'en fichait ; quelle que soit la personne sous les ombres de cette capuche, c'était son Noiraud. Il était flegmatique, mais cela n'empêchait pas l'enfant de sentir cette force apaisante planer autour de lui. Cette force qui entourait ses gestes juste et clairvoyant. Le sombre qu'il revêtait l'aveuglait parfois, devant cette tâche trop grande pour qu'elle la saisisse, mais qui lui paraissait néanmoins juste. Il était là pour montrer qu'il fallait partir vers une prochaine histoire, d'une manière trop juste pour que quiconque lui enlève le droit de le décider. Oh oui, elle l'aimait. Le seul à comprendre son désir de vivre comme le ferait n'importe quel gamine, et simultanément son envie de laisser son âme aller entreprendre un voyage nouveau, une évolution. Aucun mot, aucun geste n'avait besoin d'être fait entre eux. La compréhension passait par la puissance brute qui se dégageaient de qui ils étaient, tout simplement. Les images du début sont mieux dans ce paragraphe... C'est fluide est joli.


Un grincement désagréable la sortit de ses songes. Cela venait de son lit, déplacé le long des couloirs immaculés. Des personnes masquées s'affairaient autour d'elle. Leurs visages partiellement cachés inquiétait plus la petite fille que ne l'avait jamais fait le Noiraud. Depuis leurs venue dans sa vie, elle n'avait plus jamais pu sentir le soleil, l'odeur de l'herbe réellement. Une voix familière semblait lui parler. Se concentrant avec difficulté, elle tourna son regard vers sa mère. Ah, elle parlait. Lentement les sons formèrent des mots puis des phrases dans sa tête. Et lorsqu'elle comprit, elle eut soudainement du mal à respirer. Il lui fallait enlever son bracelet. Ce n'était qu'un vieux bout de tissu violet, mais cette couleur avait toujours égayé son âme. C'était son lien avec sa vie d'avant. Avant la maladie. Fixant les yeux perpétuellement angoissés de ses parents, elle se remémora une dernière fois leurs week-end en camping. Sa maman toujours en train de chanter, s'amusant avec elle dans l'herbe. Son père lisant ses gros livres, et les regardant par-dessus ses montures cerclés de fer avec amour.
Depuis sa maladie sa mère ne chantait plus, sa jolie voix recouverte par une chape de désespoir, dure et massive. Son père ne souriait plus, ou alors un rictus tordu pour la rassurer, mais trop de cris de détresse s'échappaient de son regard pour convaincre leur enfant.
Alors, une larme coulant sur sa petite joue ronde, elle enleva son bracelet et le tendit son papa et sa maman bien-aimés. Elle sourit une dernière fois avant de fermer les yeux, et de se détendre enfin. Ce paragraphe est très beau... On sent les émotions et ressentis qui arrivent au fur et à mesure de la scène que tu nous décris...  C'est bien fait !

Le soleil ne chauffait pratiquement pas son corps las. Levant les yeux, la petite fille vit le brouillard empêchant les rayons la réchauffer pleinement. Elle n'étais plus dans les méandres de ses songes, mais vers la sortie de cette souffrance, qui la saisissait malgré le fait qu'elle n'était plus dans son corps, comme l'attestaient ses longues mèches noires lui chatouillant les bras.
Elle regarda alors l'embarcation prête à l'emmener au-delà de la brume, et suffoqua soudain. La respiration presque inexistante, elle se rebelle soudain contre tout. Pourquoi fallait-elle qu'elle ait cette foutue leucémie ? Elle n'était encore qu'une enfant. Elle ne voulait pas faire souffrir ses proches en partant. Elle ne voulait pas se conduire bien, en acceptant tout avec calme voir résignation. Elle voulait se mettre en colère, crier contre ces dieux qui faisaient subir un sort injuste à une fillette.
Une main se posa sur son épaule. Blanche, à l'instar du visage émacié qui devait se cacher derrière la capuche de son Noiraud. Alors, son sanglot déchirant s'apaisa peu à peu, et revint à la raison. Ce n'était pas la fin, seulement un chapitre qui se finissait. Il était inutile de se rebeller contre un destin immuable, mieux valait aller au-devant de ce voyage qui se profilait déjà. Elle se battrait pour faire bouger les choses, mais ce n'était pas son combat, car le combat était fini depuis qu'elle était rentrée dans cet hôpital. Et elle n'y retournerait pas.
La petite fille se retourna vers son ami et avec un sourire, lui tendit de sa petite main son ruban violet. Un adieu pour cet ami là, qui n'était qu'un passeur vers un nouveau monde qu'elle devrait découvrir seule. Lentement, le Noiraud tendit la main pour se saisir de ce présent. Profitant de la situation, elle essaya tant bien que mal de tenir cette grande main osseuse dans la sienne. Réconfort d'une simple présence aimée. Et c'est ainsi qu'elle monta sur le petit bateau, dont la voile se gonfla sans raison apparente, faisant lentement glisser sur l'eau l'embarcation et ses deux passagers.
Profitant de ces derniers instants en tant que petite fille, elle rit de toutes ses forces, laissant les flots transporter ce son au-delà de la chape de brume les entourant. Et dans un sinistre petit hôpital, certaines personnes sourirent à travers leurs larmes ; ce rire mature et infantile à la fois les réconfortant une dernière fois. Se tournant vers le futur, elle y fit face avec toute son énergie, se dirigeant vers la suite d'une histoire, un renouveau inconnu. Un cycle qui continuait avec elle, ne laissant rien sans raisons. Elle mourrait, mais pour mieux faire face à une suite à venir. Très beau paragraphe, le meilleur du texte... La conclusion est belle est magistale... Un gros paragraphe, les évènements qui s'enchainent mais tout ça avec une certaine finesse et surtout de belles métaphore pour décrire la mort, le passage vers une autre vie... Magnifique !
Sa renaissance. J'aime les conclusion du genre --> un seul mot qui veut tout dire.

Flop : Un début de texte un peu maladroit... ça manque d'image et c'est peu fluide, on ne sait pas trop ou on va. Puis ça devient beau fluide et parlant pour finir de très belle façon. Je pense que le début est aisement améliorable au vue de la fin de ton texte, tu en es capable !
C'est un sujet ou plutot des sujets qui ne sont pas facile à traiter mais tout nous offre une très belle histoire. Franchement bravo !
Un très joli conte morderne raconté avec brio !
J'aime beaucoup le noiraud, le passeur qui l'accompagne depuis tout ce temps et dont elle n'a plus peur... Bravo, vraiement. J'aime aussi l'idée de l'objet, le présent que l'on offre...
Tu as su bien traduire les émotions et les sentiements des différents protagonistes...
Une ambiance un peu triste mais aussi joyeuse, c'est bien fait.

En conclusion : des maladresses mais je suis vertaine que tu va nous arranger ça parce que ton histoire est très belle.

Mon dernier mot : ENCORE :la: :la: :la:

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MessageSujet: Re: La petite fille au ruban violet [TP]   Sam 30 Jan - 15:10:48

Je m'étais gardé le texte pour gibeter ce week end Aisling :)
Eh bien tout d'abord les points forts: le sujet, le réalisme versus le monde des rêves enfantins, le courage de faire mourir un enfant, l'image de la mort (un clin d'oeil à Pratchett???), une sorte de petites filles aux allumettes contemporaine? le contraste entre l'extérieur dans le rêve et l'univers froid et aseptisé de l'hôpital
Les points faibles: l'infantilisation d'une petite fille Wink
Ce que je veux dire? mets toi à son niveau, ne la présente pas de haut, en la traitant toujours de "petite fille" car ton texte prend un aspect de commisération qui jure avec le combat de cette enfant.
reprends le texte et construis le comme un film court et percutant, et peut-être peux-tu le mettre à la forme directe?
cela pourrait devenir un très bel album pour enfant
bonne écriture :)
PS je ne corrige pas en détail les autres l'ont fait! mais si tu veux une proposition d développement je te la fais avec plaisir
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PlumeAPapote

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MessageSujet: Re: La petite fille au ruban violet [TP]   Sam 30 Jan - 19:20:13

Coucou Aisling :)
Aisling a écrit:


La petite fille au ruban violet.

Le vent passait dans ses cheveux. L'odeur de l'herbe. Les couleurs jouant sous ses paupières fermées. Profitant de ces sensations, elle ouvrit lentement les yeux. Elle se trouvait dans une grande prairie, et profitait du soleil éblouissant. Cette prairie, elle l'avait maintes fois visitée, depuis que ses parents l'y avaient emmenée pique-niquer, il y a longtemps maintenant. Elle avait attendu longtemps avant de se sentir assez de force pour venir ici. Mais cela valait tous les efforts qu'elle avait fait, et continuerait à faire.
Commençant tranquillement une promenade insouciante, la petite fille tendit ses petits bras pour frôler les tiges du bout des doigts, adorant chaque sensation autour d'elle. Lorsqu'elle rouvrit les yeux, se trouvait en face d'elle son compagnon habituel, ce qui ne l'étonna pas. Avec ses perpétuelles robes violettes, chaussures violettes, ruban et bracelet violet, la petite savait bien qu'elle n'était pas discrète, quand bien même cela aurait changé grande chose. Mais elle ne se plaignait pas de la présence du « Noiraud » et pour le lui prouver lui offrit son plus beau sourire édenté, ce qui ne changea pas son état impassible habituel. Essayant de le dérider, elle prit une de ses propres mèches noires et la mit contre le long manteau de son ami, avant de rire en voyant le manteau si sombre comme absorber ses cheveux. Elle l'avait appelé le Noiraud pour une raison somme tout évidente. Noiraud… Le mot éveilla en elle comme un sentiment de déjà-vu. C'était son père qui le lui avait appris dans une de ces histoires, lors de ses visites… Papa…

Rouvrant péniblement les yeux, fatiguée, la petite regarda autour d'elle la pièce. Pas la moindre émotion semblait surgir des meubles, la fenêtre donnait sur un misérable parking, gris et terne. Même le blanc des murs semblait sombre et sans vie. Alors, elle tourna avec difficulté la tête vers la cause de sa présence ici. Ses parents. Ils dormaient tant bien que mal sur des lits de camps, n'ayant pas de quoi payer un hôtel. La lumière qui restait allumé dans cette pièce éclairait partiellement leurs traits tirés, corps épuisés.
Profitant de leurs sommeil, la gamine mit sa main hésitante sur son crâne lisse. Plus une mèche. Sentant des larmes couler sur ses joues, elle se demande vaguement si c'était ses cheveux ou cette situation sans issue qui était responsable de ces joues humides. Elle était fatiguée et voulait ressentir à nouveau le soleil sur sa peau.

Lorsqu'elle se réveilla de nouveau, son vœu était exaucé. Assise, les pieds dans un ruisseau, elle sourit au soleil. Des poissons aux couleurs chatoyantes (J'ai un peu tilté ça fait un peu trop, mais ce n’est que mon avis :) )frôlèrent ses chevilles nues, lui arrachant des gloussements, les abeilles butinaient de fleurs en fleurs dans un bruissement tranquille d'ailes. Mais tout sembla se calmer et s'éloigner lors qu'arriva le Noiraud. Sa capuche tournée vers elle, il était égal à lui-même avec son long manteau noir, attentif mais toujours impassible. L'enfant l'aimait beaucoup, son Noiraud. Une fois son père lui avait raconté que le porteur de ce manteau élimé changeait régulièrement, laissant l'ancien faucheur re-devenir une âme s'en allant vers d'autres contrées, et partant chercher un nouvel exécutant. Mais elle s'en fichait ; quelle que soit la personne sous les ombres de cette capuche, c'était son Noiraud. Il était flegmatique, mais cela n'empêchait pas l'enfant de sentir cette force apaisante planer autour de lui. Cette force qui entourait ses gestes juste et clairvoyant. Le sombre qu'il revêtait l'aveuglait parfois, devant cette tâche trop grande pour qu'elle la saisisse, mais qui lui paraissait néanmoins juste. Il était là pour montrer qu'il fallait partir vers une prochaine histoire, d'une manière trop juste pour que quiconque lui enlève le droit de le décider. Oh oui, elle l'aimait. Le seul à comprendre son désir de vivre comme le ferait n'importe quel gamine, et simultanément son envie de laisser son âme aller entreprendre un voyage nouveau, une évolution. Aucun mot, aucun geste n'avait besoin d'être fait entre eux. La compréhension passait par la puissance brute qui se dégageaient de qui ils étaient, tout simplement.


Un grincement désagréable la sortit de ses songes. Cela venait de son lit, déplacé le long des couloirs immaculés. Des personnes masquées s'affairaient autour d'elle. Leurs visages partiellement cachés inquiétait plus la petite fille que ne l'avait jamais fait le Noiraud. Depuis leurs venue dans sa vie, elle n'avait plus jamais pu sentir le soleil, l'odeur de l'herbe réellement. Une voix familière semblait lui parler. Se concentrant avec difficulté, elle tourna son regard vers sa mère. Ah, elle parlait. Lentement les sons formèrent des mots puis des phrases dans sa tête. Et lorsqu'elle comprit, elle eut soudainement du mal à respirer. Il lui fallait enlever son bracelet. Ce n'était qu'un vieux bout de tissu violet, mais cette couleur avait toujours égayé son âme. C'était son lien avec sa vie d'avant. Avant la maladie. Fixant les yeux perpétuellement angoissés de ses parents, elle se remémora une dernière fois leurs week-end en camping. Sa maman toujours en train de chanter, s'amusant avec elle dans l'herbe. Son père lisant ses gros livres, et les regardant par-dessus ses montures cerclés de fer avec amour.
Depuis sa maladie sa mère ne chantait plus, sa jolie voix recouverte par une chape de désespoir, dure et massive. Son père ne souriait plus, ou alors un rictus tordu pour la rassurer, mais trop de cris de détresse s'échappaient de son regard pour convaincre leur enfant.
Alors, une larme coulant sur sa petite joue ronde, elle enleva son bracelet et le tendit son papa et sa maman bien-aimés. Elle sourit une dernière fois avant de fermer les yeux, et de se détendre enfin.

Le soleil ne chauffait pratiquement pas son corps las. Levant les yeux, la petite fille vit le brouillard empêchant les rayons la réchauffer pleinement. Elle n'étais plus dans les méandres de ses songes, mais vers la sortie de cette souffrance, qui la saisissait malgré le fait qu'elle n'était plus dans son corps, comme l'attestaient ses longues mèches noires lui chatouillant les bras.
Elle regarda alors l'embarcation prête à l'emmener au-delà de la brume, et suffoqua soudain. La respiration presque inexistante, elle se rebelle soudain contre tout. Pourquoi fallait-elle qu'elle ait cette foutue leucémie ? Elle n'était encore qu'une enfant. Elle ne voulait pas faire souffrir ses proches en partant. Elle ne voulait pas se conduire bien, en acceptant tout avec calme voir résignation. Elle voulait se mettre en colère, crier contre ces dieux qui faisaient subir un sort injuste à une fillette.
Une main se posa sur son épaule. Blanche, à l'instar du visage émacié qui devait se cacher derrière la capuche de son Noiraud. Alors, son sanglot déchirant s'apaisa peu à peu, et revint à la raison. Ce n'était pas la fin, seulement un chapitre qui se finissait. Il était inutile de se rebeller contre un destin immuable, mieux valait aller au-devant de ce voyage qui se profilait déjà. Elle se battrait pour faire bouger les choses, mais ce n'était pas son combat, car le combat était fini depuis qu'elle était rentrée dans cet hôpital. Et elle n'y retournerait pas.
La petite fille se retourna vers son ami et avec un sourire, lui tendit de sa petite main son ruban violet. Un adieu pour cet ami là, qui n'était qu'un passeur vers un nouveau monde qu'elle devrait découvrir seule. Lentement, le Noiraud tendit la main pour se saisir de ce présent. Profitant de la situation, elle essaya tant bien que mal de tenir cette grande main osseuse dans la sienne. Réconfort d'une simple présence aimée. Et c'est ainsi qu'elle monta sur le petit bateau, dont la voile se gonfla sans raison apparente, faisant lentement glisser sur l'eau l'embarcation et ses deux passagers.
Profitant de ces derniers instants en tant que petite fille, elle rit de toutes ses forces, laissant les flots transporter ce son au-delà de la chape de brume les entourant. Et dans un sinistre petit hôpital, certaines personnes sourirent à travers leurs larmes ; ce rire mature et infantile à la fois les réconfortant une dernière fois. Se tournant vers le futur, elle y fit face avec toute son énergie, se dirigeant vers la suite d'une histoire, un renouveau inconnu. Un cycle qui continuait avec elle, ne laissant rien sans raisons. Elle mourrait, mais pour mieux faire face à une suite à venir.
Sa renaissance.

Un texte émouvant traitant avec finesse et intelligence de la douleur et la maladie d'un enfant.
Je pense tout comme toi que les enfants malades font preuve de plus de maturité que les autres.
Bonne plume !

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