Encre Nocturne
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 L'ascension [TP]

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MessageSujet: L'ascension [TP]   Dim 6 Mar - 14:28

...


Dernière édition par Adélaïde Antès le Sam 27 Aoû - 22:39, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: L'ascension [TP]   Dim 6 Mar - 14:45

Coucou, c'est le message de l'admin.
J'ai sauvé ta mise en forme, mais je ne savais pas où mettre des espaces entre tes paragraphes. Donc j'en ai pas mis, n'hésite pas à éditer pour espacer plus tes paragraphes, que ce soit plus digeste.
Pour les codes de mises en pages, il y a ce sujet : http://www.encre-nocturne.com/t4059-code-divers-d-ete
Ici, ne met pas de "demande d'avis" met le titre de ta nouvelle (j'ai mis sans titre, édite pour en mettre un), on donnera toujours un avis :)

Le miens viendra d'ici quelques heures :)
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La Lapine Cornue
Divine cerfette et ses lapins multicolores
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MessageSujet: Re: L'ascension [TP]   Dim 6 Mar - 15:09

POUET

Alors alors, le moins qu'on puisse dire c'est que tu ne nous épargnes pas. ALLEZ POUF, JE LEUR BALANCE DIX PAGES DANS LA TRONCHE MWAHAHAHAHAHA
Non, je rigole. Bref, c'est parti pour le commentaire (je te préviens, si jamais tu veux un com très détaillé comme ceux de Ragne et Sil, va falloir poster des textes plus courts parce que personne n'aura le courage :rire: )

1) J'ai beaucoup, beaucoup aimé.
2) En grande partie grâce à l'ambiance que tu y injectes. Si tu veux, savoir, ta ville si banale et si extraordinaire, si géniale et si cauchemardesque, m'a rappelé l'un de mes rêves où je vivais dans une ville semblable, tout en étages et en verticalité, toute en noirceur aussi, où je pétais les plombs un beau jour et où je montais, montais, montais pour voir le ciel. BREF FUCK CETTE DIGRESSION INUTILE. ><
3) Tu as un très bon style, notamment, donc, pour mettre en place les atmosphères et décrire sans qu'on en ait marre (parce que ton univers est fascinant et que j'aurais pu tenir encore cinq pages de description, ce qui n'est pas le cas avec d'autres genre M. Flaubert chéri.) Même si je regrette à certains moments le manque de sensations (au sens, les 5 sens) (sens sens sens AHDE). Tu es beaucoup dans la description visuelle, moins dans le toucher, l'odeur et les sons, c'est dommage. Mais je chipote. (en fait tu y parviens pas mal dans tes descriptions de la ville, mais beaucoup moins dans la tête de ton personnage, c'est rigolo).
4) L'histoire (ouais, on en a pas encore parlé :la: ) est vraiment sympa. En fait, outre mon rêve flippant, ça m'a aussi fait penser au Petit Prince (je l'ai vu hier soir, le dessin animé qui est sorti l'année dernière là, du coup je sais de quoi je parle). C'est le même genre d'absurdité poétique, la même caricature pleine de délicatesse, comme lorsque tu parles de l'administration (passage vraiment génial, bravo, à la fois très bien écrit et plein d'humour noir). Ce labyrinthe de paperasse et de gens occupés m'a rappelé la planète des adultes tournés vers "l'essentiel", c'est à dire se crever à la tâche pour avoir un travail et des sous AHDE C'est notre monde tourné à l'extrême, qui a perdu tout son sens. Et ça c'est beau.
Petite remarque : au début je n'ai pas compris ce que tu désignais par "Poussière de pluie", lorsqu'ils en parlent ; peut-être faudrait-il relier de manière plus claire la matière étrange qui couvre la terrasse et le dialogue qui s'y déroule.
Autre remarque : le seul minuscule bémol, c'est que comme par hasard elle tombe sur un type de son âge, un garçon, et patati et patata, ça c'est... pas prévisible mais tu comprends ce que je veux dire. Mais c'est un détail. :ffmental:

Bref, c'est glauque, mais c'est trop cooooool :ridicule:

(awi, par contre, pense à faire des alinéas ou à passer des lignes à chaque paragraphe, parce que là, faut être motivé pour se plonger dans la lecture, hein ! Moi ton texte m'a happée, alors ça allait, mais si tu veux d'autres coms, je te conseille d'aérer un peu)


PS. Et ne t'en fais pas, là je t'ai pondu un sacré gros com (ton texte m'a inspirée, aussi :-p ), mais quand tu dois commenter les autres, surtout au début, ne panique pas. Deux phrases suffisent ; une pour dire ce que tu as apprécié, une pour relever ce qui t'a moins plu. Et paf. Un petit commentaire c'est déjà très bien ! :corn3:

------------------------------------------------------------------------------------------------
Je sais ce que je suis. Et je sais ce que je ne suis pas.
:corn3:
Je suis un chaos de rêves et de couleurs,
je suis un Cerf divin chimérique,
je suis une lapine en chocolat aux larmes caramel.
Et toi, qui es-tu ?

Fais un pas vers moi, j'en ferai un vers toi. Et peut-être un jour serons-nous face à face...

***
Cap' d'aller lire ?

→ Venez fouiller dans mes écrits... Y'en a pour tous les goûts ! :corn2:

.[/center]
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ASSIA



Féminin Bélier Messages : 238
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Localisation : entre mer et montagne

MessageSujet: Re: L'ascension [TP]   Dim 6 Mar - 17:03

Bonjour
je vais "com" mais en plusieurs fois car comme dit Cornedor, c'est trop long pour être lu sur fond noir! tu pourrais aussi agrandir la police et espacer les paragraphes.
Tout d'abord, le sujet est sympa, et d’actualité, cette grosse métropole creusées sous la terre et étouffée dans un nuage de brouillard pollué.
Ensuite je dirais que tu devrais peu à peu dévoiler les lieux, tu dis tout de suite de quoi il s'agit, et ça peut curieusement démotiver un lecteur.
J'enlèverai carrément les deux premiers paragraphes pour les insérer ailleurs.
Si tu es (ton narrateur) habitant des sous sol les plus déshérités, qu'y fait-il, qui est-il?
Autre chose, quel est l'intérêt de la partie sur l'administration?
Et je vais relire et continuer d'ici demain, il y a je dirais trop de contraste entre la poésie de ton univers et des facilités de style.
Sinon bienvenue, et excellente idée ce texte!  :D
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MessageSujet: Re: L'ascension [TP]   Dim 6 Mar - 18:48

Comme promis, i'm back. ALors vu ton texte, j'ai bloqué les 2 prochaine heures parce que vu sa taille, ça va m'occuper la blinde de temps :rire:
Donc, pour t'expliquer comment je fonctionne. J'annote ton texte en vert (c'est joli le vert, si en plus c'est en laine, c'est poétique -comment ça ce jeu de mot c'est de la merde?-). Mais ma particularité c'est que je ne m'attarde que sur les défauts, puisque sinon j'en finis jamais et que le bon bah outre dire "j'aime" c'est pas très pertinent. Donc ne te laisse pas abattre par l'impression de négativité de mon commentaire puisque par l'absurde ce que je commente pas est bon :D
Et puis c'est que mon avis, celui d'un élitiste un peu idiot en manque de câlin qui essaie de comprendre les règles inhérente à la littérature. Ne t'en offusque pas, c'est jamais que l'avis d'un anonyme sur le net :)
1200 message :revolution:  :totoro:    :esclave:  :unjournormal:


Adélaïde Antès a écrit:


La ville était une grosse pelote de laine, une grosse pelote pour les répétitions, je confesse qu'en voir une d'emblée en début d'un texte, je suis en général un peu sceptique. D'autant que là elle est trop grosse. trois mot pour six syllabe. D'un point de vue rythmique, ça apparait un peu maladroit. de barbelés, épineuse, ses buildings s'élevaient maladroitement avec Y'as aussi là un problème de rythme, mais c'est vraiment une impression, il faudrait une transition en une syllabe, comme "dans" un déséquilibre total. Les voitures poussaient comme des pièges sur les bords des rues vides de marcheurs toujours une virgule devant un maismais pleines de circulation. Des flux de motos se frayaient un passage entre les veines sinueuses de cette villerépétition juste en début de paragraphe saignante. Un nuage éternel de pollution flottait au-dessus de la cité dont les immeubles ceinturés par l'épaisse brume avaient des visages bien ternis par le temps et l'usure.
Personne n'aurait pu savoir ce qu'il se passait de l'autre côté du nuage répétition deux phrase avant., là-bas, au-dessus, dans ce lointain élevé, cet inconnu si proche. D'ailleurs, personne ne le savait. Chacun y allait de ses hypothèses, peut être que les constructions s'étendent jusqu'au cieux et permettent aux Hommes de joindre leur Dieu. Peut être n'y a-t-il rien au-dessus des nuagesstill too near. Peut être que les nuagesagain s'amassent de plus en plus, nous écrasant de leur grise lourdeur. Personne n'avait osé s'aventurer là-haut.
De toute façon, on s'en fichaitl'usage du "on" induit le narrateur qui avait toujours eu sur les choses un regard externe, du coup, tu créé une incohérence là :/. On avait toutc'est pas joli :/ ce que l'on voulait en bas, toute la vie était là, au sol, les pieds sur terre, parfois même sous-terre, dans des sous-sols creusés. Ceux qui habitaient sous-terre, étaient en règle générale, des commerçants, étant donné que les galeries marchandes étaient situées juste en dessous du niveau de la terre, niveau -1.
En dessous du niveau -7, on commençait à arriver dans les quartiers bobos trop oral comme mot, là où les jeunes artistes en quête d'inspiration déchaînaient leurs passions contre des murs ravagés de peinture et là où l'on voyait souvent des œuvres contemporaines et trop de et. C'est un artifice dont il faut savoir se passer très avant-gardistes. Encore quelques niveaux en-dessous, on commençait à voir apparaître des vieux garages abandonnés, des locaux en ruines, c'est là que se trouvent problème de concordance des temps, tu peux pas utiliser du présent quand l'imparfait est ta règle depuis le début les marginaux. Ceux qui sont sur la marge entre l'interdit et le permis, ayant connu le permis et là typiquement ton "et" au lieu de relancer le rythme (tel que c'est son rôle) l'enterre et alourdit ta narration alors qu'une virgule l'aurait fluidifier, rendu subtile. s'en étant ennuyés, ils se penchaient maintenant vers l'interdit, qui, bien sûr, leur ouvrait toutes les portes. Passe-muraille incontournable, l'interdit trop de répétition, utilise des synonymes est le meilleur ami de ceux qui habitent là. On voit fleurir des lettres, des mots, tagués sur les murs en friche dont la chair déchirée laisse tu peux pas faire un présent, pense à la concordance des temps ressortir leurs os rouillés, tordus, cassés. C'est là qu'habitent encore les punk, les sans-abris, les anarchistes, les drogués, les hippies, les alcooliques, les suicidaires, les délinquants, les criminels, les dépressifs, les schizophrènes, les utopistes, les révoltés, les communistes, les fous … Tout ceux qui n'ont pas de place là-haut, les locataires du vide ça c'est une magnifique fulgurance, du néant, de l'absolu. C'est là que j'habite. ton "je" sort de nul paaaart. outre les "on" il n'est pas préparé, pas logique
Et puis il y a tout ce qui se trouve tout là-haut. Au niveau de la terre, il y a tous les transports, des lignes de métros, de tram qui s'entrecroisent, qui passent sur des ponts, sous des ponts, des lignes de bus, des voitures, des camions, des motos, des trains aussi. Et les routes forment de leur désordre un tissage indéchiffrable, comme un message codé dont la résolution ne mènerait qu'à la folie tant elle serait difficile.
Au premier étage, niveau 1, il y a des bureaux, des bureaux et des bureaux, toujours j'aurais mis un "encore et toujours" puisque "toujours" est une conception temporelle du coup pour souligner l'accumulation, il faut reprendre l'idée par "encore". À l'infini, de la bureaucratie aussi incompréhensible que le tissus mouvant de la circulation pourquoi avoir mis un point? sans verbe ta phrase est une phrase nominal et n'es pas grammatical et n'a pas de sens. S'il vous arrive d'y entrer un jour, vous comprendrez alors l'utilité du fil d'Ariane et regretterez rapidement de ne pas en avoir pris un, vous serez renvoyé c'est pas le bon verbe :/ j'aurais mis ballotter, bringuebaler... de bureaux en bureaux, traversant des couloirs de verres, toquant à des portes et déballant chaque fois votre histoire enrubannée de civilités et de conventions polies qui ne feront qu'emmêler encore plus votre problème. N'y allez pas. Réglez vous-même vos problèmes, ou vivez avec. La bureaucratie tu confond administration et bureaucratie (je suis politologue, du coup, je suis tatillon :p) n'est qu'un labyrinthe dont les guides cherchent à vous embrouiller. N'y allez pas, marchez, réfléchissez, vous trouverez sans doute le moyen d'accepter ce problème et de vivre avec lui comme on vit avec un vieux chien borgne suintant qui nous suivrait quoi qu'il arrive. C'est mieux que de passer une journée, ou plus, avec un bourdon dans la tête et un boomerang dans le coeur.
Bref. virgule et pas point. Surtout pas point. Pense à mon petit coeur, à la tendre élégance de Malherbes, à l'amour d'Emiles Littré, à l'importance de la syntaxe et de la grammaire. Il faut aimé les virgules  x3 Au dessus de ce triste labyrinthe, il y a les quartiers d'affaires, les chiffres. Des tonnes et des tonnes de chiffres qui s'alignent sur de grands panneaux, qui clignotent de toutes les couleurs, qui agressent votre regard et sont tout aussi incompréhensibles. Je déconseille de tout coeur aux personnes atteintes d'épilepsie de s'aventurer là-bas.
Et au-dessus encore, on atteint tout le gratin aux pommes de terres bien grasses de la bourgeoisie et des politiques. Voilà sans doute les allées où l'on verra le plus de poivre et de sel sur la tête des gens (en même temps, cela peut paraître normal si nous nous trouvons dans un gratins de pommes de terres !). On verra ici des vieilles dames aux brushings hebdomadaires virgule :virgule: (tuons des lamas mort) aux chiens en manteaux à toutes les saisons, aux discussions sur la non-météo...etc. Les politiques se reconnaissent à leur discrétion. C'est-à-dire à leurs énormes 4x4 noirs aux vitres tintées, et la virgule est après le et et non avant puisque ton incise débute au si. si jamais ils en sortent, à leur troupeau de gardes du corps corpulents qui portent des lunettes de soleil par tous les temps et t'as un et avant. virgule, participe présent? cachent leurs carrures de frigidaires derrière de maigres arbustes qui semblent atrophiés de ne pouvoir voir le soleil et de n'être que rarement arrosés. On y voit aussi des jeunes en vélo, privilégiés de la piste cyclables qui leur ait réservée, circulant avec précaution dans leur fine ligne entre quelques centaines de véhicules imprudents. Les jeunes se permettent la folie de leur adolescence. Ils voguent gaiement, risquant leur vie en slalomant avec oisiveté entre les voitures, passant d'îlot en îlot, de plate-bande en plate-bande, ne se souciant guère des rayures blanches à peine visibles après tant de passages de pneus. Ils se fichent bien de savoir où les voitures sont censées s'arrêter, point et on leur pardonnera ça parce que de toute façon, on sait tous que les piétons sont si rares que le gouvernement à cesser de renouveler les peintures de passages piétons, qu'ils trouvaient obsolètes.
Au dessus des politiques et des petits bourgeois baignant dans la même crème toute blanche depuis qu'ils sont nés, il y a d'autre étages. C'est là que commence le nuage. C'est là que tout s'arrête. Personne n'a la possibilité de vivre dans ces quartiers reculés. On y construit encore de nouveaux étages, mais ils restent inhabités. Le gouvernement attend de dépasser les nuages pour migrer au-dessus de la brume noire, de cette tache pour leur vue, de ce truc qui nous submergera, je pense, si on s'installe en haut.  Pas d'informations sur ce qu'il se passe durant ces travaux virgule. Et "on" c'est vraiment pas joli, c'est un pronom d'oral pas d'écrit on n'en sait rien. Qui peut savoir ?
Personne ne s'aventure là-haut. Ça ne vaut pas le coup, disent les autres de mon quartier point, on crève déjà assez là-dessous, imagine un peu ce que ce serait là-haut, dans le nuage. Ils n'ont peut être pas tort. Il faut dire qu'on vit déjà une vie proche de l'enfer, proche de la mort. Les déchets de toute la ville sont mis dans nos niveaux. Les déchets organiques, cela passe encore, malgré l'odeur virgule/point comme tu préfère on s'habitue plutôt vite, mais les déchets radio-actifs et mortuaires, là ça devient vraiment gênant. On voit s'entasser dans mon quartier des cadavres, car la coutume veut que les corps soient mis au plus profond dans la terre pour que l'âme s'élève au plus haut dans le ciel, et idem, l'incise c'est "le plus profond" pas et, donc virgule après "et" le plus profond, c'est chez nous. Les déchets radio-actifs sont comprimés dans de petits conteneurs métalliques virgule, c'est une incise après soit disant très bien faits et très bien pensés, qui ne laissent place à aucun risque de quoi que ce soit, en théorie. En pratique, c'est pas la même chose.
Il arrive parfois, de temps en temps, qu'un de ces conteneurs ait une fuite, et là, c'est la pagaille. Tous ceux qui sont conscients remontent aux niveaux supérieurs pour appeler de l'aide, la brigade arrive et nous referme le conteneurs puis virgule :virgule: ils s'en vont. On attend en général quelques jours avant de redescendre, on dort dans les rues des galeries marchandes. Et puis quand lorsque on redescend, on évalue les dégâts matériels, on tente de les réparer avec les moyens du bord quand c'est possible. Et on pleure les morts, et jamais de virguleavant un et on isole les touchés. C'est pas facile tous les jours. Les suicidaires semblent malencontreusement oublier de sortir de chez eux quand il y a une fuite, ils restent et meurent avec grandeur et modernité. Si on les retrouve blessés, ils nous demandent de les achever, mais c'est très rare qu'il y ait des survivants lors d'une fuite.
Le jour, je me balade dans les différents niveaux, j'explore, j'erre dangereusement, de toute façon, sans véhicule, sans métier, on vit dangereusement dans cette ville. Je vais saluer mes connaissances, je note et re pourquoi en deux mots? c'est pas françaisnote les mouvements et les flux marqués de la circulation, tentant en vain de la comprendre. Pour me réchauffer, je tente de trouver l'invisible entre les articles proposés par les magasins chauffés. J'égrène les étalages, dans l'espoir de bien jouer mon rôle de chercheur, de savoir feindre ma détermination avec talent. Et puis, avouons-le, je vole une pomme par-ci, un petit pain par-là. Mais jamais trop, juste de quoi supporter les râles rauques de mon ventre qui supplie. Je m'informe sur tout, tout ce que l'on peut savoir. J'informe les gens qui me questionnent avec la précision d'un atlas qui connaîtrait l'emplacement de chaque goutte de l'océan. Je m'accorde aussi des périodes, des pauses, des trêves dans ce quotidien ravageur. Et je rêve, j'imagine des mondes dans ma tête. J'imagine l'après-nuage. Je ne cherche pas une version possible de ces niveaux-là, je me contre-fiche d'une vérité si lointaine. Mais je l'imagine chaque jour plus extravagante, plus folle, plus inimaginable. Je repousse les frontières de l'imagination comme on shoot Ô anglicisme honni! Ô français tarri! dans quel époque? Vers quel Amok ? dans une vieille boîte de conserve trouée et cabossée, on la repousse à quelques mètres d'un seul coup de pied. Je déteste me heurter à une quelconque limite de mon imagination, j'essaie toujours de ne pas avoir de limite pour ce qui est du rêve, sinon, cela n'est plus un rêve.
Dans la nuit, je redescends dans mon quartier, tout en bas. On pourrait bien me trouver folle de dormir là-bas, mais que voulez-vous, les milices de nuit aiment bien user de leur matraque sur ceux qui prennent les rues pour maison et les trottoirs pour lits. J'avais bien essayé au début, de temps en temps, mais j'ai découvert le dernier sous-sol comme un refuge où personne ne viendrait me déranger. J'ai découvert l'errance virgule :virgule: dans l'errance j'ai découvert la mort dans le regard des autres et la vie et phrase trop longue et double et soit trop loud la beauté dans les tags qui ornent les murs.
En bas, la nuit, il n'y a pas d'ordre, comme le jour d'ailleurs … Le désordre est dans les lieux où l'on dort, dans l'incohérence des paroles des passants nocturnes aux allures somnambules. On ne voit rien, l'éclairage publique ne descendant pas jusqu'à notre niveau. Les seules sources de lumières sont de vieilles lampes dont les faisceaux semblent envelopper le monde d'une légère toile d'araignée macabre, un voile de deuil sur une humanité qui décède. On y entend des cris, des hurlements de douleur, des monologues de folie, des crises de nerfs de néo-nazis en besoin de violence, et aussi l'incise est ici, déplace ta virgule :virgule: les tristes accords d'une basse. C'est la mélodie de la nuit, mélodie de souffrance et de mort, mélodie grinçante qui comme ce qui casse toute la belle poésie de ton moment, met un participe présent plutôt étrangle les respirations irrégulières des quelques endormis.
Si l'ordre arrive, c'est que les problèmes sont arrivés avec, qu'il y a eu une fuite. Alors, on voit apparaître une semblant d'unité, une sorte de rassemblement, un exil à l'unisson. On remonte tous aux étages supérieurs. Les seuls qui restent sont sans espoir. On se disperse dans les niveaux supérieurs pour être plus discret. Lors des fuites, je vais au niveau de la terre.
La nuit, il pleut toujours, allez savoir pourquoi. Et ce n'est pas cette pluie providentielle qui donne la vie aux végétaux, non. C'est une projection de larmes noires et sales qui souille les rails des trains et dépose sur nos visages le triste vernis de la misère. J'aime marcher sous cet air humide et gris qui me donne une espèce de preuve que la nature vit toujours un peu et peut nous tomber dessus quand elle le souhaite.
Et c'est d'ailleurs suite à une fuite que j'ai décidé de ne plus retourner au quartier, de tenter l'inconnu, l'aventure. La décision est prise, je pars là haut, au-dessus des nuages. Je n'en peux plus de cette vie en chute libre et de cette saleté grise qui nous enveloppe. Tout ce qui m'appartient est sur moi :  un stylo noir et un vieux journal récupéré dans une poubelle sur lequel j'ai pris note des mouvements de la circulation.
Il me faut trouver des vivres, je ne sais pas combien de temps durera l'ascension. Je vois alors ce qui serait parfait : un gros pain rond dans l'étalage d'un boulanger. C'est un type gras à la peau aussi huileuse que les poulets que l'on voit rôtir dans la vitrine du boucher. Il a de larges mains pâteuses et ses jambes comme du boudin ne sont pas prêtes à bouger. Par contre, à sa droite se trouve un jeune apprenti au regard haineux et aux longues jambes qui risque de me poursuivre loin un indicatif de temps sera plus logique que ton indicatif de distance si je vole son maître. J'ai aussi de bonnes jambes et pas d'autre solution en tête. Je respire calmement pendant quelques secondes puis m'élance d'un coup en courant vers l'étalage, je jette une poignée de farine dans le visage des deux boulangers, ma main se referme sur la croute rugueuse du pain et je cours vers l'escalier le plus proche, sentant une présence derrière moi, je me hâte. Quand j'arrive au niveau de la terre, je cours entre les voitures, manquant plusieurs fois de me faire écraser pour arriver à mon raccourcis, un escalier de service. Dans mon ascension, à travers les marches grillagées je vois l'apprenti.  Au labyrinthe, je ne m'arrête pas virgule de peur de m'y perdre, puis je change d'escalier au niveau des quartiers bourgeois, bousculant quelques vieilles papotantes je suis pas convaincu de l'intérêt du néologisme xD. Je monte là où personne n'est jamais monté avant, dans un escalier poussiéreux de nouveauté, percevant un ralentissement de mon poursuivant. Il s'arrête. Il hurle d'une voix perdue :
-Qu'est-ce que tu veux faire là-haut ? Il n'y a rien à voir, redescends !
Je m'arrête. Le silence pèse lourd. Ses pas claquent contre quelques marches.
-Y'a quelqu'un ? Écoute, redescend, je ne te ferais pas de mal.
-Plus tard.

Et je me remets à courir vers l'inconnu en ayant cette fois la certitude d'être entièrement seule et livrée à moi-même. Seule avec mes pensées vides et mon pain à la main, je commence à ralentir. Les battements de mon coeur se confondent avec le rythme de mes pieds sur les marches. J'entends ce métronome résonner en moi comme une horloge cassée dont les aiguilles ralentissent peu à peu. Je m'assois sur une marche, souffle longtemps, et arrache un bout de pain d'un coup sec, voyant la mie qui s'étire et se déchire sous la croute morcelée dont la farine tombe en pluie sur mes genoux. Je mords à pleine dents dans la part qui me rassasie dès la première bouchée. Je n'ai pas mangé depuis hier matin et mon estomac croule sous la densité de ce pain. phrase trop longue et pas grammaticale
Il est impossible de savoir quelle heure il est car l'escalier est parfaitement hermétique. Je bénis alors le hasard de ne pas être claustrophobe.
Quelques dizaines de volées de marches plus tard, trop épuisée pour continuer, je m'adosse contre le mur, pas de virgule avantet, assise sur une marche, je dors du plus profond sommeil jamais connu.
Lorsque je me réveille, mon pain que j'avais dans les bras a roulé trois marches plus bas. Je le récupère et en reprend un morceau que je grignote en montant lentement sur les os de cette longue colonne vertébrale et je suis curieuse de voir la tête qu'elle porte. Je marche, je  monte puisque tu fais une accumulation, la répétition n'es pas nécessaire, je m'élève, je vole pendant tellement de temps que cela devient mécanique. Mes pieds tombent, lancés par mes genoux. Si mes paupières s'affaissent, si mon esprit dort et si mes épaules sont ballantes, mes jambes, elles, continuent à mener le reste du corps un peu plus haut. Je m'arrête encore à plusieurs reprises, alourdie par la faim et la fatigue, mais aussitôt reposée, je repars, tirée par la curiosité. Je commence à avoir soif et à m'ennuyer du goût du pain. Quelques temps plus tard, je découvre avec plaisir, au coeur de la mie, un morceau de fromage qui me divertis mauvais verbe, ou il faut développer l'intérêt ludique de la chose ^^ bien et me redonne de l'énergie.
Plus de la moitié de mes vivres sont épuisés quand j'aperçois au loin une porte de service grise qui marque la fin de l'escalier. Je me mets alors à courir dangereusement, en sautant des marches et en étendant mes jambes le plus loin possible. En essayant la première fois d'ouvrir la porte, il n'y eu aucun résultat. Je dus m'y reprendre à plusieurs reprises pour enfin réussir d'un coup d'épaule à défoncer la porte.
Derrière, un couloir aux angles incassables est troué de toutes parts d'embrasures vers des tas de pièces vides et toutes aussi blanches les unes que les autres et tu abuses vraiment des et toutes aussi poussiéreuses que l'escalier interminable que je viens de terminer. Le couloir bifurque ensuite à droite avec encore d'autres pièces et se finit avec une seconde porte de service, très simple à ouvrir. Toujours aucun moyen de savoir ce qu'il se passe dehors. Je continue mon ascension en me rationnant bien plus sur le pain. Cette fois, l'escalier est plus court et entrecoupé de petits paliers. Le second niveau que je vois est similaire au premier alors je continue à monter. Je m'accorde un bout de pain par escalier. Les étages s'empilent les uns sur les autres et les escaliers s'enchaînent comme pour rejoindre la Lune. La monotonie de mon voyage dégrade d'autant plus mon moral.
J'arrive alors à un étage étrangement petit dont l'unique pièce, située au bout du couloir, est parfaitement vide. Pas de traces de pas, pas d'escalier ou d'une quelconque porte. Rien VADE RETRO PHRASE NOMINAL! BECHERRELL ET SANCTUM TE DEI. Je tombe au sol et me mets soudain à frapper du poing sur le sol, produisant ainsi un nuage de poussière blanche qui s'incruste dans tous les pores de mon visages et vieilli mes cheveux de quelques dizaines d'années mauvais gestion de la grammaire, ça ne vieillie pas tes cheveux, ça semble te vieillir. dit comme tu l'as fait, ça sous entend un état irrémédiable. Durant un temps si long, je pleure et les larmes salées craquèlent mes joues creuses. J'atteins les limites de ma tristesse en me vidant de toutes mes larmes répétition.
Suite à la tristesse, arrive le désespoir. Celui qui vous creuse l'âme de ses sales ongles. Il est sans doute ce qu'il me soit arrivé de pire depuis le début de cette longue aventure. C'est qu'il est impossible d'en sortir seul, il faut qu'un truc, une chose, un événement, quelque chose d'inhabituel ton accumulation n'est pas utile. Il n'y a pas de gradation, juste une agglomération de synonyme vague et ça ne fait pas avancer le récit ni ne fait rêver ton lecteur qui casserait l'interminable désespoir. Mais cela, cette étincelle, je ne l'imagine même pas. Le désespoir virgule :virgule: c'est la mauvaise résignation, c'est la tristesse des songes. Chacun l'a déjà éprouvé pour un temps pus ou moins long, sachez seulement que pour un désespéré, le temps qui passe ne changera rien. Le temps n'existe plus, le passage du temps est quelque chose d'abstrait il l'es aussi pour les non désespéré ^^ d'un point de vu scientifique, le temps est abstrait en fait et de désuet, on ne cherche pas à aller plus loin car on a rien à attendre et on ne veut pas non plus rebrousser chemin parce que cela nous semble tellement lointain que le passé qui est à notre portée est un passé qui nous semble proche et qui est déjà désespéré. Le désespéré ne voit à l'horizon de ses souvenirs et de son avenir virgule qu'une plate continuité, une absence de tout changement, si ce n'est une chute inévitablement lente et douloureuse. C'est l'effort sans réconfort, c'est l'effort pour l'effort, la fatigue pour la fatiguegaaa, la troisième enchère qui te détruit ton accumulation, c'est dommage, elle était génial :/.
Durant ce désespoir, je grignote par survie quelques miettes de pain par jour. Je commence aussi à délirer, à psalmodier quelques absurdités, à raconter le vide à du vide. Je marmonne, à mi-voix, de longues phrases entrecoupées de silences pesants et lourds. Le ton de ma voix ne changeant pourquoi un participe présent? ce n'est pas logique pas, comme une continuelle basse. Ce n'est pas le fait de parler qui me maintient, je ne sais pas ce qui me maintiens. Je parle pour parler, pour avoir encore quelque chose d'humain, même si cela se rapproche sûrement plus du mécanique puisque je parle simplement pour sentir ma présence, me rappeler que j'existe, que je peux parler et même m'entendre. Mes pensées ne s'accordent pas avec mes mots et elles tournent en rond, s'emmêlent, se crée elles-mêmes des tas et des tas de problèmes, de questionnements, de réponses sitôt repoussées par un quelconque défaut … Et puis bien sûr, la culpabilité qui vient, qui nous gorge le coeur de langueur, rend tous nos mouvements coupables d'exister, toutes nos pensées fautives.  
Et le voilà qui arrive. Sans prévenir, simple incohérence annonciatrice de changement. Un grand coup dans le dos pour nous faire sortir une bonne fois pour toutes le mal qui nous empêche de respirer et nous entrave la gorge. Soudain, spontané, acte de l'inattendu, le voilà qui me redonne l'espoir, l'impossible qui arrive en hurlant à pleins poumons que : « La vie existe ! Attrape ta chance ! ».
C'est ce matin-là, où serait-ce un midi ou une nuit, en tous cas c'est à mon réveil que je vis pourquoi un passé simple? tu narre au présent >< passé composé à la rigueur une forme sûre et franche tracée dans le sol, sur le tapis de poussière. Un carré, simple et droit, tout ce qu'il y a de plus simple et de plus indestructible. Pourtant c'est bien cette forme banale encrée dans le sol incassable de ma prison qui me lance à nouveau sur la vie dont je m'étais éloignée.
Je m'approche alors de ce détail, de ce carré souriant qui me fait un clin d'œil entendu. Je souffle alors tout mon nuage écrasé, de toutes mes forces, toute la mort en moi s'en va et tue toutes les poussières sur son passage à la manière d'un vol d'oiseaux migrateurs, avec la fougue de l'espoir. Une trappe ! Un échappatoire à la morosité blanche et confinée de ce cul-de-sac. Du bout de mes doigts, je m'agrippe aux bords de mon issue providentielle et l'arrache d'un coup de sourire.  
Lton mot est pas complet Wink fait noir en dessous et le contraste procuré par cette obscurité m'éblouit. Le monde redevient alors en noir et en blanc. Je me glisse dans la noirceur de la vie qui reprend. Comme dans une habitude, je retourne dans le confort du noir. On ne voit pas et on ne nous voit pas, l'équilibre de l'aveugle. J'avance à tâtons, retrouvant enfin l'immensité de la nuit après la préciosité de ce jour interminable.
Cela dure quelques temps, si court que je ne m'en rend pas compte tant la nuit me rend heureuse. J'arrive au bout, une fois de plus. Mes mains rampent sur les parois du tunnel et sentent alors un autre carré souriant. Mes doigts comme des branches s'étendent et soulèvent la trappe.
Et un amas de blanc me tombe dessus, le jours veut me rappeler à l'ordre. C'est froid, ce n'est pas liquidemaladroit. Je sors, pour la première fois depuis des jours entiers. Le paysage qui s'offre à moi est d'une simplicité attendrissante.
Il fait froid, très froid. Il fait noir, on ne voit pas le nuage gris de pollution. Le sol est d'une blancheur feutrée. Je suis sans doute sur le dernier étage construit, inachevé, l'unique pièce délimitée que je vois et sans ouverture et après quelques réflexions je me rend compte que c'est la pièce fermée où j'ai passé les derniers jours.
Je fais quelques pas, maladroits, dans sur ou vers plutôt non? une chose qui m'est inconnue, elle forme comme un tapis épais sur le sol. J'entends un craquement, un effleurement, un grincement discret à chaque pied que je pose. C'est une sensation étrange que j'ai bien du mal à décrire, n'ayant jamais rien vécu de pareil. Les traces de mes pas restent gravées dans la blancheur de la chose.
Je vois alors dans un coin du toit, une vieille bâche tendue en forme de demi-toit au rebord du toit. Elle forme l'unique abris du toit, un foyer glacé. Je m'en approche instinctivement. Lorsque je suis à quelques pas de la maisonnée, j'entends une voix inconnue me dire simplement, sans hausser la voix, presque dans un murmure, dans un souffle :
-Je t'attendais.
Puis je vis un garçon de mon âge se relever avec une difficulté de sa position assise. Il est vêtu d'un gris de travail. Ses yeux sont gris et ses cheveux sont d'un noir cendré qui tire vers le gris. Il m sourit.
-J'ai entendu qu'il y avait du bruit, alors je suis allé voit et te voilà. D'où viens-tu ?
-D'en bas.
-Qui viendrait d'ailleurs ?
… Qu'est-ce que c'est ?
-J'ai appelé ça ''poussière de pluie'', cela se transforme en eau à la chaleur et cela s'amasse comme la poussière aux étages inférieurs.
-Qui es-tu ?
-Je suis le réparateur des machines qui ont construit tous les étages déserts que tu as traversé. Je rapportais à mes supérieurs l'évolution du paysage extérieur. Un jour, ils m'ont fait comprendre qu'ils allaient arrêter les travaux et, par conséquent, j'ai compris que ce serait ma dernière excursion. Je ne suis jamais redescendu.
-Pourquoi ont-ils arrêté la construction ?
-Tu n'as pas remarqué ?

Il pointait du doigt le ciel noir. Je ne voyais rien, alors il m'expliqua.
-Il y a un autre nuage. Il déverse presque pendant 9 mois entiers de la poussière de pluie. Les trois autres mois, le ciel est nuageux mais le soleil passe à travers. Ce n'était pas assez rentable pour eux, trop d'aménagements à faire pour le froid procuré par la poussière de pluie.
-Oh, je ne sais pas quoi te dire typiquement le genre de chose à pas dire dans une nouvelle. Il n'y a pas ce naturel à avoir dans la littérature... Comment fais-tu pour vivre ?
Il sourit tristement.
-Lors de ma dernière ascension, j'avais emporté avec moi des sacs de riz, des briquets et un canif. Il y a de la végétation sur les toits environnants, je me suis débrouillé avec ça. Et j'ai tendu ce bout de toile pour m'abriter de la poussière de pluie et en récolter pour faire de l'eau.
-Montre-moi les autres toits.
Il se dirige vers un coin du toit, où une passerelle de fortune relie les deux toits. Elle est formée de câbles noués, de morceaux de planches de bois et de pièces de métal troué. Elle est fixée à des bouts de fer ressortant de cloisons inachevées en béton armé. Il se retroune vers moi.
-Ne t'inquiète pas, ça tient.
J'avance donc en jetant un coup d'œil vers le bas où la seule chose que je peux apercevoir est l'énorme nuage gris foncé de pollution. Le pont grince et craque sous mes pieds à mesure que j'avance reprise de ton verbe de début d eparagraphe :/.
Arrivée de l'autre côté, je découvre un autre toit. Pas très différent du premier, si ce n'est l'impressionnante forme qui trône en son milieu. S'étendant vers le ciel avec obstination, se divisant et se multipliant à l'infini, les fils de sa vie entremêlé gracieusement. Sa couleur brune est relevée par la poussière de pluie qui le vernis d'une fine couche blanche.
-C'est un arbre.
Je suis toute ébahie car les arbres que l'on voit en bas ne ressemblent pas du tout à celui-là. Il est tellement impressionnant et magnifique.
-Il fait des feuilles vertes parfois, et il donne aussi des fruits, au moins cinq par an !
-J'aimerais bien voir ça, un arbre qui donne des fruits ! C'est fou …
Silence.
Il se met à grimper dans l'arbre, en s'aidant des nœuds de branches comme des prises. Il s'assit sur une branche, à quelques mètres du sol.
-Vas-y ! Tu peux monter aussi si tu veux !
Mes pieds se posent sur les carrefours de l'arbre, je repose mon poids sur tout ses croisements. Et j'arrive finalement, à une branche, non loin de celle de mon ami, un peu au-dessus de lui.
-Tu veux rester ?
Regardant le vide, les yeux dans l'infini, j'observe cette blancheur immaculée, cette simple beauté, claire et franche, cette fraicheur qui rend nos corps passagers du train du vent, point ce vent qui nous berce de sa douce force et nous ébouriffe les cheveux. Je vois toute a poussière de pluie, elle tombe lentement, nous obscurcissant la vue de ses tâches blanches.  
Je repense à tout le chemin que j'ai fait, je repense au monde d'en bas. À la solitude éprouvée au milieu de la foule et à la douleur d'un exil quotidien. Mes souvenirs se ressemblent tous, j'en fait le tour rapidement. Le monde d'en bas semble en perpétuel mouvement mais c'est toujours la même histoire qui se répète immuablement. Ici, tout me paraît identique partout, calme, immobile. Et pourtant, tout est découverte.
-Je resterais. Pour un instant, au moins, peut être un peu plus.


Adélaïde Antès

J'ai finis la lecture / commentary. Deux heure trente pour tout annoter *fier de soiiiiiiiiiiiii*
:unjournormal: :niou:

Bon alors l'avis maintenant. L'histoire est génial, mais le style moins. En fait tu as le talent, mais il est brut, il donne une impression de non polissage, pas d'absence de travail, mais pas d'application. "sans travail, un don n'es rien qu'une sale manie". Et c'est vraiment visuel pour ton texte. Il y a une très forte poésie dans ton histoire, mais elle ne se répercute pas dans ton style (j'y reviens).
Je pense en fait que tu n'as pas encore les épaules pour la description pure et dure. Ton style prend son ampleur dans les moments d'action, mais il s'empâte, nous ennuie dans la description, on sent que tu veux frapper par la puissance de la structure que tu imagine, mais ça n'a pas réussi à me toucher. Alors que quand il se passe des choses, c'est beaucoup mieux, ça se sent dans ton encre que tu es plus à l'aise.
Pour ton style donc les problèmes récurrent :
Tu ne sais pas placer les virgules. Tes phrases sont trop longues, tu place mal tes incises, tu en met avant les et (hérétique), tu en met où il n'en faut pas. N'hésite pas à relire un coup quelques cours de grammaire, c'est barbant, mais très utile.
Tu fais des phrases non verbal. Et c'est pas bien
Tu as des problème de concordance des temps. Choisis un temps de narration et reste y!
Tu meuble trop... C'est à dire que tes accumulation n'ont que rarement des gradations. En littérature, ne redis pas quelques chose que tu as déjà dit. C'est inutile et ça lasse ton lecteur. Il faut que tu le drague, que tu l'aguiche ton lecteur.
Tu te répête et manque de vocabulaire. Tu utilise des mots à la place d'autres, tu fais trop de répétitions. n'hésite pas à t'aider d'un dictionnaire de synonyme et à vérifier les définitions.
Il y avais encore un truc, mais j'ai oublié x) bon c'est pas grave
Edit: si ça m'est revenu: tu abuse des "et" et des "je", ça crée une impression de saturation. Il faut vraiment que tu allège ton texte
Bon l'avantage de tout ça c'est que avec un peu de travail, c'est très facilement palliable. Tu as le don, il te manque juste un peu de travail.

J'espère ne pas t'avoir découragé. Au plaisir de te relire :) :niou:
Si tu as des question, n'hésite pas
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Pantouffe

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MessageSujet: Re: L'ascension [TP]   Lun 7 Mar - 18:33

N'ayant aucune considération pour mes yeux, j'ai choisis de lire ce texte sur fond noir. :D Et je commenterai au fil de ma lecture, ou bien après, je ne sais pas encore , en essayant de fonctionner par citations.

"La ville était une grosse pelote de laine, un entrelas de barbelés, épineuse, ses buildings s'élevaient maladroitement dans un déséquilibre total. " > OK J'ADORE CE DÉBUT. C'est déjà originale, c'est déjà imagé, c'est déjà beau. Mais ce "épineuse" fait un peu tâche, c'est mal placé. Ceci-dit, cette phrase introduit ton texte de manière si charmeuse que ce n'est pas réellement gênant.
Les lignes suivantes renfoncent mon impression : il y a des maladresses dans la formulation, mais le style est là, aucun doute. Tu as semble t'il déjà une manière bien à toi de dire les choses, et ça, c'est vraiment cool.

"N'y allez pas, marchez, réfléchissez, vous trouverez sans doute le moyen d'accepter ce problème et de vivre avec lui comme on vit avec un vieux chien borgne suintant qui nous suivrait quoi qu'il arrive." > A ce point là du texte, je reconfirme à nouveau que tu as ton propre style, et il me parle beaucoup. Néanmoins, je vois déjà une légère tendance à la répétition, et tu as je pense le même problème que moi : ton esprit foisonne de métaphores, d'images, de figures de style, mais toutes ne sont pas pertinentes, et le texte ne gagne pas forcément à les voir s’immiscer. Malgré tout, tu les place quand même, et ça déséquilibre l'ensemble au final. Par exemple, répéter deux fois "n'y allez pas", et introduire l'image du vieux chien borgne. C'est le genre de choses que je pourrais faire aussi, donc ça m'a sauté aux yeux ; mais je me trompe peut-être, il est possible que tu n'ais pas le même caractère buté qui me pousse à vouloir caser toutes les choses qui me viennent à l'esprit parfois au détriment de l'équilibre du texte. JE L’ESPÈRE POUR TOI. C'est trop difficile à combattre.
( Ceci-dit la phrase juste après décolle grave. ) ( Décoller. Je viens d'inventer une expression toute pourrie. )

" Les seuls qui restaient sont sans espoir. " > Pas mal de problèmes de concordance de temps dans ton texte ^^. Je ne les relève pas tous, mais c'est une constance. Plusieurs relectures et de la pratique devraient arranger ça !

"Et c'était d'ailleurs suite à une fuite que j'avais décidé de ne plus retourner au quartier, de tenter l'inconnu, l'aventure." > Transition mal amenée, ce "et d'ailleurs suite à une fuite" semble sortir un peu de nul part, car tu ne l'as pas casé directement après un passage parlant justement d'une fuite.

"Je respirai calmement pendant quelques secondes puis m'élançai d'un coup en courant vers l'étalage, je jettai une poignée de farine dans le visage des deux boulangers, ma main se referma sur la croute rugueuse du pain et je couru vers l'escalier le plus proche, sentant une présence derrière moi, je me hâtai. " > Action confuse et mal découpée. Difficile de passer d'un texte contemplatif à un texte avec de l'action, d'autant plus quand cette action est décrite à la première personne, et qu'on arrive dans "le présent" du texte, alors qu'avant tu décrivais une situation générale.

"Si mes paupières s'affaissaient, si mon esprit dormait et si mes épaules étaient ballantes, mes jambes, elles, continuaient à mener le reste du corps un peu plus haut. " > "le reste de mon corps", plutôt que "le reste du" serait plus approprié.

"Derrière, un couloir aux angles incassables était troué de toutes parts d'embrasures vers des tas de pièces vides et toutes aussi blanches les unes que les autres et toutes aussi poussiéreuses que l'escalier interminable que je venais de terminer. " > C'est mignon, "l'escalier interminable que je venais de terminer", mais c'est dis avec maladresse ^^.

" Il était impossible d'en sortir seul, il fallait qu'un truc, une chose, un événement, quelque chose d'inhabituel qui casserait l'interminable désespoir." > Phrase mal construite. Tu aurais pu la formuler de deux manières : "Il était impossible d'en sortir seul, il fallait qu'un truc, une chose, un événement, quelque chose d'inhabituel casse l'interminable désespoir" ou "Il était impossible d'en sortir seul, il me fallait un truc, une chose, un événement, quelque chose d'inhabituel pour casser l'interminable désespoir."
Du reste, "truc, chose", ça passe moyen dans un texte ^^. Ou en tout cas, dans le texte tel que tu l'as écris. Et dire que le désespoir est interminable alors qu'il succède à la tristesse du personnage, et qu'il vient donc seulement de lui tomber dessus, ça ne fait pas sens du tout.
Parfois, tu passes trop vite sur les changements d'humeur du personnage ou les événements. Tu ne les introduis pas avec assez de subtilité/délicatesse. Employer un mot tel que "soudain" ou "rapidement" ne suffit souvent pas, ça trouble la lecture à cause de l'absence de transition.

"C'était ce matin-là, où était-ce un midi ou une nuit, en tous cas c'était à mon réveil que je vis une forme sûre et franche tracée dans le sol, sur le tapis de poussière. Un carré, simple et droit, tout ce qu'il y avait de plus simple et de plus indestructible. Pourtant c'était bien cette forme banale encrée dans le sol incassable de ma prison qui me lancait à nouveau sur la vie dont je m'étais éloignée.
Je m'approchai de ce détail, de ce carré souriant qui me fit un clin d'œil entendu. Je soufflai alors tout mon nuage écrasé, de toutes mes forces, toute la mort en moi s'en alla et tua toutes les poussières sur son passage à la manière d'un vol d'oiseaux migrateurs, avec la fougue de l'espoir. Une trappe ! Un échappatoire à la morosité blanche et confinée de ce cul-de-sac. Du bout de mes doigts, je m'agrippai aux bords de mon issue providentielle et l'arrachai d'un coup de sourire. " > Pas très crédible comme retournement de situation ^^". Et l'action qui suit est confuse. "Arracher d'un coup de sourire", ce n'est vraiment pas très clair.

"Cela dura quelques temps, si court que je ne m'en rendis pas compte tant la nuit me réjouissait. " >"Quelques temps", "si court" ; léger problème entre singulier et pluriel. "Cela dura un moment si court que je ne m'en rendis pas compte" aurait été plus juste.
Je n'ai pas du tout compris la suite. Le passage d'une pièce à l'autre, pour revenir... Et la même pièce qu'elle vient de quitter ? Là, il y a un gros problème de flou. Tu parles du dernier étage construit, alors que le personnage est arrivé tout en haut, puis a finis justement par descendre... Je ne comprends vraiment pas.


BON. J'ai fini le texte, et lu les autres commentaires. Ragne a déjà dis beaucoup de choses et pris le temps d'annoter en détail ; néanmoins, je ne suis pas en accord sur certains points :D. ( Par exemple, l'usage du "on" n'est pas toujours rédhibitoire à mon sens, mais il faut savoir l'employer. ) Je trouve justement que tu es plus à l'aise dans la description que dans l'action, qui est décrite de manière brouillonne. J'aime beaucoup le début et la description de la ville, bien qu'il y ait des maladresses. Comme l'a dit mon voisin du dessus, on sent un talent brut, mais il n'est pas encore assez affiné ; alors tu oscilles perpétuellement entre un style maîtrisé et des formulations grossières, ce qui est assez gênant, mais ça signifie que tu es en pleine transition stylistique, et ça c'est cool.
Comme l'a dit Cornedor, tu as du mal à décrire les sentiments de ton personnage, alors que tu réussis à nous immerger dans le paysage urbain. Et donc, toute la partie de l'ascension est beaucoup moins prenante et assez maladroite, ce qui est plutôt dommage.
Pas mal de problèmes au niveau de la construction des phrases, du temps employé et autres... Beaucoup de répétitions aussi.

Mais qu'on se le dise, j'ai apprécié la lecture malgré tout. Il y a du bon, vraiment. L'histoire est intéressante, la description de la ville est prenante, ton texte est emprunt de poésie, bien qu'elle soit parfois exprimée avec maladresse. Tu as clairement les bases : une bonne imagination, des images à foison, un ton agréable, et la volonté d'écrire des gros pavés 8D. Reste à travailler tout ça, en écrivant encore ! Je suivrais tes prochains textes avec intérêt :').
Bon courage, et merci pour ce moment de lecture !

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We are not affraid, let the night come.

If the Story is over... Split on the ashes... It's time to run away... Where is the light, wonder if it's weeping somewhere ?
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La Lapine Cornue
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MessageSujet: Re: L'ascension [TP]   Lun 7 Mar - 19:34

ET BAH VOILA UN JOLI TITRE. 8D


PS. Tu as le droit de répondre aux commentaires sur ton texte, hein, c'est même tout indiqué si tu ne veux pas que Ragne (et d'autres) se fâche tout rouge. rire2

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Je sais ce que je suis. Et je sais ce que je ne suis pas.
:corn3:
Je suis un chaos de rêves et de couleurs,
je suis un Cerf divin chimérique,
je suis une lapine en chocolat aux larmes caramel.
Et toi, qui es-tu ?

Fais un pas vers moi, j'en ferai un vers toi. Et peut-être un jour serons-nous face à face...

***
Cap' d'aller lire ?

→ Venez fouiller dans mes écrits... Y'en a pour tous les goûts ! :corn2:

.[/center]
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MessageSujet: Re: L'ascension [TP]   Lun 7 Mar - 21:05

Bon, j'ai pu avoir différents avis sur ma nouvelle.
Il faut maintenant que je satisfasse le mien en la retravaillant.
J'ai déjà pleins d'idées et de pistes de ce que je devrais changer.
Merci à ceux qui ont passés du temps à m'aider ! (et ne vois fâchez pas, tomates)
Pour mes prochains textes, je le relierais et retravaillerais plusieurs fois avant de les poster.
Et promis que je ferais des jolis paragraphes et des alinéas ! :)
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La Lapine Cornue
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MessageSujet: Re: L'ascension [TP]   Lun 7 Mar - 21:10

Owi. ça c'est parlé. :unjournormal:


*repart se cacher dans les limbes du forum*

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Je sais ce que je suis. Et je sais ce que je ne suis pas.
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je suis une lapine en chocolat aux larmes caramel.
Et toi, qui es-tu ?

Fais un pas vers moi, j'en ferai un vers toi. Et peut-être un jour serons-nous face à face...

***
Cap' d'aller lire ?

→ Venez fouiller dans mes écrits... Y'en a pour tous les goûts ! :corn2:

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MessageSujet: Re: L'ascension [TP]   Mer 9 Mar - 19:54

Commentaire totalement inutile de la fille à la ramasse: Je commente ce week end :)

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Signe distinctif de chasseresse de fautes: ~ (pour faire honneur à mon surnom :la:)

Sections attribuées: Romans et Théâtre


N'hésitez pas à venir me lire ici: Mes écrits #TexteDeMathilde
:unjournormal:

Et sinon Invité , viens voir ma galerie de dessinatrice & celle de photographe :la:

Beta lectrice acharnée: [INDISPONIBLE]
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MessageSujet: Re: L'ascension [TP]   Jeu 10 Mar - 20:55

Je tenais juste à dire que ce week-end je vais réecrire la nouvelle. Donc cette version sera modifiée.
Voilà !
Bonne lecture de mon brouillon ! :)
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Yggdarsil
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Humeur : Pourvu que ça dure !

MessageSujet: Re: L'ascension [TP]   Ven 11 Mar - 18:04

Bon, puisque des modifications sont prévues, je me penche que sur le contenu explicite:
L'univers me parle vraiment beaucoup. Ca me fait penser à notre monde à nous, un monde à étage avec des classes isolées... Quand à l'héroïne (euh, c'est une fille je crois, oui?), elle a l'air d'essayer de s'en affranchir, de cette opression, cette catégorisation. Et vraiment, c'est aussi ce que je ressens. Choisir ma filière L, par exemple, m'a foutu un pieu dans le coeur. Mais choisir une filière S l'aurait fait tout autant. C'est dur de suivre le choix qu'on nous impose, parce qu'on voit bien qu'on veut nous catégoriser, et c'est cette volonté qui est très, très angoissante. Alors, si on peut s'en échapper en montant dans une tour haute comme les nuages, moi, je n'hésite pas...

------------------------------------------------------------------------------------------------
Il est des gens qui sont là. Comme ça. En vrai. Et d'autres dont la présence est un mensonge. Une illusion. Efficace, quand elle trompe tout le monde. Ridicule, quand elle ne trompe que son porteur. -Lyonel Trouillot, Kannjawou

Proverbe Nocturnien : Wû Horör, wees qsüj gnü ubo wik s'wee kleesee kvieiir wâ krefüzâ d'wi kraork...

orgie de .-.
.-- .-- .-- .-.-.- .---- ----- --.- ....- ---.. .-.-.- ..- -. -... .-.. --- --. .-.-.- ..-. .-.

http://vocaroo.com/i/s1fCLpFwvSv0


#TextedeYgg
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MessageSujet: Re: L'ascension [TP]   Ven 11 Mar - 21:29

Je vois ce que tu veux dire ! On en a déjà parlé. C'est sûr qu'une société qui divise n'est pas très ouvert aux indécis, à ceux qui touchent à tout sans vouloir privilégier un aspect.
Mais avoir pris L ne t'empêche pas de ne pt'intéresser et de faire des sciences malgré tout.
Quandt à moi, je pense
Faire S. Il sera plus simple pour moi de m'intéresser aux domaines littéraires (d'autant que je le fait déjà maintenant).
Le monde est plein de choix. C'est pas facile de vivre avec des regrets. Alors il faut compléter par soi même ce que la société ne nous apporte pas.
Et puis comme dit je ne sais plus qui dans je ne sais plus quel bouquin : "Si elle avait à choisir entre deux choses, elle choisissait toujours la troisième.".
Bon, j'ai un peu (beaucoup, passionément, à la folie) dérivé.
Merci.
Adélaïde Antès
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L'ascension [TP]
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