Encre Nocturne
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 Par delà les rails et la nuit

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La Lapine Cornue
Divine cerfette et ses lapins multicolores
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Féminin Balance Messages : 4620
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Humeur : Lapinesque. (ça veut dire paisible et joyeuse)

MessageSujet: Par delà les rails et la nuit   Mar 15 Mar - 12:03

Bon bah voilà ma nouvelle nouvelle, hein. Je sais pas pourquoi mais j'en suis pas méga fière. Peut-être parce que ça fait genre suuuuuper longtemps qu'elle traînait dans mes dossiers en attendant que je la termine... Bah, vous me direz ce que vous en pensez, hein coeur




Voici les autres textes du corpus sur le thème des "Bêtes de l'Apocalypse" :
Un simple chien dans le désert
Vend simili-ficus sur peau d'éléphant
Gourmet de plastique
Ce que pensent les chauve-souris



HEEEEY venez lire la nouvelle version (réécrite) ici : http://www.encre-nocturne.com/t4190-par-dela-les-rails-et-la-nuit#50521




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Je sais ce que je suis. Et je sais ce que je ne suis pas.
:corn3:
Je suis un chaos de rêves et de couleurs,
je suis un Cerf divin chimérique,
je suis une lapine en chocolat aux larmes caramel.
Et toi, qui es-tu ?

Fais un pas vers moi, j'en ferai un vers toi. Et peut-être un jour serons-nous face à face...

***
Cap' d'aller lire ?

→ Venez fouiller dans mes écrits... Y'en a pour tous les goûts ! :corn2:

.[/center]


Dernière édition par Cornedor le Lun 20 Fév - 15:09, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: Par delà les rails et la nuit   Mar 15 Mar - 21:37

A force, tu sais comment je fonctionne
Cornedor a écrit:





              Je suis né dans la poussière et les ténèbres. Je suis né avec les rats et les déchets, au milieu du goudron et du fer. Je suis né sous une lourde voûte souterraine, par-delà les rails et la nuit. Je suis né dans un enfer d'odeurs répugnantes, corps suants, corps pauvres et non lavés, restes de nourriture décomposée, urines discrètes larguées les soirs de beuverie. Je suis né dans un enfer de sons. Crissements des roues insuffisamment graissées, gémissement des vieux freins dans les pentes, martèlement des rails, souffle agressif du vent glacé, C'EST QUOI CETTE VIRGULE? :virgule:et aussi les bruits de la foule dense et frémissante qui coule tu as vu où est le début de la phrase et où est ton verbe?... tu veux ma mort? T.T, coule sous les arcades métropolitaines. c'est un bon paragraphe introcutif, mais l'accumulation des "je suis né" fait lourd à la fin, quelques synonymes rendrait bien, et marquerait plus la gradation de ta narration :revolution:

              J'ai grandi dans cette obscurité aux relents de malheur et d'abandon, seul, blotti sous un chariot délaissé, le nez traversé d'odeurs inconnues, de plus en plus familières au rythme des allers-retours de wagons. Lors des pauses nocturnes, quand tout est silencieux et que seuls y'as seul une phrase au dessus déjà :totoro: retentissent les ronflements des mendiants et les souffles des métros endormis, je m'enhardissais à explorer les voies couturées de métal, à tâter les traverses de bois fendillé. Un reste de sandwich ou de salade, de pâtisserie lorsque j'avais de la chance, allait faire taire le monstre qui me griffait les entrailles, celui dont j'appris qu'il s'appelait "Faim"maladroit. Et parfois, lorsque la solitude et le froid se faisaient trop durs, comme des mâchoires aiguisées sur mes os fragiles, je trouvais le courage d'aller me blottir contre un métro ensommeillé. Là, enrobé de sa chaleur puante, de sa fourrure rude et sale, je m'endormais paisiblement.virgule et pas point, sinon la phrase suivante n'est pas cohérente! :virgule: Le dos meurtri par ses muscles aussi durs et noueux que le bois, muscles tirant quotidiennement le double de leur poids.

              Un jour, je devins trop grand pour me fondre dans les tunnels. J'aurai peut-être pu fuir, bondir sur le quai – objet sacré que je n'avais jamais osé toucher –, enfilerc'est pas le bon verbe les couloirs labyrinthiques qui se déploient sous la ville. Qui sait, peut-être aurais-je pu déboucher quelque part. Peut-être aurais-je pu toucher un brin d'herbe, goûter un air pur, découvrir le ciel bleu dont étaient tissées les légendes des tunnels. il manque un truc à ce paragraphe..; je sais pas, pourquoi trop grands? les tunnels sont si petits? pourquoi il vit sous terre? TROP DE QUESTIONS :unjournormal:

              Ils vinrent me chercher le jour où un métro ne put emprunter la voie sur laquelle je me trouvais maladroit, trop en mode exposition, qui ils, pourquoi, comment, qu'est-ce que ça lui fait?. Trop massif pour que nous puissions nous croiser, je trépignai, trébuchai, m'affolai en tentant de libérer les rails. Lorsque je faisais un pas en arrière, il en faisait deux en avant ; je me trouvai bientôt acculé, pressé contre le mur sale et couvert de graffitis. Ses yeux, pareils à deux phares inquisiteurs, trouaient les ténèbres d'une lumière jaune. Piégé, trop timide pour me défendre, je ne pus que subir les assauts des hommes qui fourmillèrent bientôt dans le tunnel exigu. Leurs liens de cuir et de plastique claquèrent sur ma peau, engourdirent mes pattes, étranglèrent mon cou. Suffoquant, j'abdiquai. Ils firent reculer le métro qui m'acculait. Me traînèrent à leur suite, au loin dans les tunnels, plus loin que je n'avais jamais osé aller. Le métro, qui pas après pas reculait laborieusement son wagon, ne me quitta pas des yeux une seule fois. Et lorsque, enfin arrivés à un embranchement, nous le quittâmes, il me sembla entendre sa voix à mon oreille. Sa voix cassée par les ans et les fumées, qui disait : Courage. Fais honneur aux métros. trop de métro en peu de temps, 3 dans le paragraphe c'est saturant. :trust:

              C'est à cet instant que je compris. Mes lourdes pattes au duvet sale, aux coussinets déjà couturés par les rails, qui me portaient tant bien que mal derrière les hommes alors que je n'avais rien mangé depuis trois jours et que la tête me tournait, se superposèrent aux siennes.
              J'étais un métro.comme on le comprend deux paragraphe au dessus, l'effet est plutôt malvenu :ninja:

              Et COMMENT AS TU OSE? un "et" en début de paragraphe? pourquoi? Il faut pas faire ça... ça tue des chatons, des bébés hiboux.. des bébés lamas! :aah: plus sérieusement, ça relance artificellement ton rythme, alors qu'en début de paragraphe, c'est pas nécessaire alors qu'on me tirait avec force jurons, une lanière sifflant sur mon arrière-train décharné, alors qu'on me traînais vers quelque supplice inconnu, une joie sourde déferla en moi. Celle de savoir que ces géants doux et fatigués contre lesquels je m'étais blotti tant de fois étaient les miens. Que celui qui m'avait acculé était mon frère. Et que, d'une manière ou d'une autre, j'allais les rejoindre. J'allais enfin trouver ma place dans ces tunnels. ce paragraphe est très maladroit je trouve



              Bien sûr, je fis des erreurs. J'en fis manque un "même" ici beaucoup, de celles qui me donnent envie de rentrer sous terre pour ne pas penser à la déception de celui qui, des années auparavant, m'avait ordonné de faire honneur à mon peuple. A son mépris, sa honte. Telle cette fois où, jeune et fringant, mon nouveau wagon pesant derrière moi, je me lançai dans la pente avant même que les portes se furent refermées. Un enfant, en train d'y pénétrer, eut la jambe emportée par le mur. Ses hurlements résonnent encore parfois sous mon crâne ; ses sanglots me bercent la nuit. L'image de son petit corps écarlate sur les rails mit des mois, des années à s'effacer de ma mémoire. plus de détails, c'est violent, pas une ballade romantique d'un date entre un panda et un koala :Yggkoala:

              C'était le temps des découvertes, le temps des accidents de mes voyageurs, le temps des accélérations soudaines lorsque la pente se faisait raide et que le goût du vent m'emportait la tête ; le temps des coups de fouet sur les côtes à chaque erreur.
Avide de vitesse, je le suis resté toute ma vie ; avide du vent glacé qui sifflait dans les tunnels, des odeurs de sueur humaine lorsque la foule s'entassait dans mon wagon et que je me sentais si fier, c'est mieux si chaque "avide" débuttait une phrase :totoro: avide de la poussière qui était projetée sur les murs lorsque je filais dans les tunnels, avide aussi des rails qui défilaient sous mes pattes, mes pattes déchirées et meurtries par des années de courses dans les ténèbres. Mon corps avait presque entièrement intégré mon harnais ; ma peau recouvrait désormais les solides brancards qui me liaient à mon wagon. Mes muscles étaient devenus aussi durs et noueux que ceux des vieux métros qui me contaient leurs histoires de ciel bleu lorsque j'étais plus jeune ; mais à présent je ne voulais plus du ciel bleu, ce que je voulais c'était le vent puant dans ma fourrure, le fer sous mes griffes, les tournants en épingle à cheveux à prendre le plus vite possible, les limitations de vitesse que personne ne respectait, les cris des enfants ravis qui ne voulaient pas quitter mon wagon.

              Et un jour, un jour maudit, une rumeur se propagea dans les tunnels, relayée par des métros ébahis : on avait entendu le son d'un wagon lancé sur ses rails sans les chocs sourds des pattes de métro, on avait vu un wagon cette répétition T.T :jackharris: lancé sur ses rails sans la grande silhouette d'un métro devant lui.

              Le "wagon fantôme" devint bien vite notre plus grande hantise. Lorsqu'enfin, un jour, j'entendis des femmes en parler en entrant dans mon wagon.

              La nouvelle ligne 11 était automatisée. :rip: :rip:

              Une peur atroce me prit dès lors que je connus le goût de ce mot inconnu. Dans automatisé, il y a automate ; or nous les métros n'étions pas des automates, nous étions des bêtes, des bêtes poilues velu c'est mieux :totoro: , dentues, aux fourrures crasseuses et dont les déjections empuantissaient les tunnels depuis des dizaines d'années, depuis que les hommes avaient eu l'idée de nous atteler à des wagons. Nous aimions cet esclavage dur et sans but ben y'as un but pourtant --> :esclave: , nous y avions voué nos vies ; que pouvait bien signifier la liberté, que pouvait signifier la vie sans le poids rassurant des wagons derrière nos reins moulus ?

              Jadis les hommes avaient eu besoin de nous. A présent c'étaient nous qui avions besoin d'eux.

              Mais, comme je n'allais pas tarder à l'apprendre, ils ne voulaient plus de nous.



              Les choses restèrent calmes pendant plusieurs mois. Mais une sourde tension sous-tendait sourde/ sous c'est pas un son qui est joli, du coup, ça fait très bizarre à lire deux fois si rapidement :Ragne: les tunnels, faisait planer un écheveau de peur sur tous les métros.
              Et un jour que je m'appliquai à gravir une pente avec la plus grande délicatesse possible, croisant une autre voie, je le vis. J'eus un tel sursaut que mon wagon faillit dérailler ; je perdis plusieurs mètres en tentant de rétablir son équilibre et le mien. Des cris d'effroi retentirent derrière moi, mais je n'en avais cure, obsédé par ce que je venais de voir.

              Il s'agissait d'une grande ombre fugitive, mais dans laquelle j'avais reconnu un métro. Un métro seul, sans wagon, titubant entre les murs noirs. Derrière lui traînaient au sol des lambeaux ensanglantés. Je compris en un éclair qu'il s'agissait de sa peau, lacérée lorsqu'on l'avait séparé de son wagon.

              Titubant, je parvins à mener mes voyageurs à quai, puis à terminer ma journée. Seul dans le noir d'un tunnel pendant la pause nocturne, écoutant tous les petits bruits que produisaient les métros en dormant aux quatre coins des souterrains, je me demandais si cette ère noire et pleine d'ivresse allait prendre fin, si nous allions survivre, point :virgule: je me demandais s'ils avaient le droit de nous faire cela, si nous l'avions mérité, si nous avions été cessé d'être utiles et s'ils s'étaient lassés de nos galopades effrénées ; et je me demandais comment ralentir mon cœur qui ne cessait de s'emballer à l'idée que tout s'arrête.

              Je fis mon devoir jusqu'à la fin. Chaque mois, pareil à une dalle pavant le chemin du changement, un nouveau métro sans wagon croisait mon chemin, saignant du corps et de l'âme, se traînant dans les tunnels qui l'avaient abrité tant d'années, se demandant pourquoi, se demandant comment. L'échine suintante sous la honte, fuyant mon regard. Se réfugiant dans les ténèbres pour lécher ses plaies. Et devenir… quoi donc ?

              La nuit venue, je contemplais le chiffre imprimé au fer rouge sur ma peau, sur mon poitrail. La brûlure qu'on m'avait infligée en me mettant aux fers, ce soir où les hommes m'avaient capturé dans un tunnel. Je ne l'avais jamais regrettée.

              Une nuit, les hommes vinrent. Le son de leurs pas fébriles me réveilla tout de suite, mais je fis semblant de dormir encore. Je voulais faciliter les choses. On ne s'opposait pas aux hommes. Le battement affolé de mon cœur frappait mes côtes, martelait mes tempes, la peur galopait en moi. Je me sentais pourtant si serein.

              C'était la fin. La fin…

              Désormais, ce sont les wagons qu'on appelle métros. [/color]
C'est une belle histoire, mais son écrin est un peu brut.
Ta syntaxe es tplus maladroite qu'à l'ordinaire, tu fais pas mal de maladresse, il y a quelques incohérence
Mais j'ai bien aimé le lire

C'était l'avis de ton serviteur et ami, la terrible grenouille despotique. Le nounours dieu des colères élémentaires.
Ragne

:Ragne:
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Pantouffe

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MessageSujet: Re: Par delà les rails et la nuit   Jeu 5 Mai - 20:51

ALORS. Alors les premières phrases m'ont emporté de suite. Très très fort, sans préavis. ( Ce qui est foutrement malpoli, mais passons, EN VRAI J'AIME CE RAPT BRUTALE ET SAUVAGE DE MON ATTENTION POURTANT ÉPARPILLÉE. )
J'aime l'ambiance générale du texte, et j'aime ta prose que j'ai déjà pu FORTEMENT apprécié au cours de mes déambulations sur le forum. ( Pour ne pas dire adorer en fait, parce-que sa fluidité et sa force sont vraiment hypnotiques et percutantes ; et je n'ai pas commenté tous les textes que j'ai lu. ) Cependant, mon avis rejoins celui du-Ragne-du-dessus : c'est beau mais brut. Peut-être trop brut malheureusement ; car j'aime beaucoup l'écriture sauvage et débridée qui transgresse à l'occasion les règles, mais pour le coup, ça mériterait d'être affiné, parce-que ton idée est bonne, et que tu as bien assez d'images en bandoulière dans ta sacoches à métaphores pour nous fouetter les yeux. ( Genre les "voies couturées de métal", ne me demande pas pourquoi, mais j'ai jouis un peu. Rien qu'un peu. ) Ce qui est dommage justement, c'est qu'il y a un certain déséquilibre : tu envoies tellement de pâté à notre figure que dés que tu lâches un peu le lecteur, que ton écriture perd en force ou en magie, on a l'impression d'un défaut fatal qui se voit comme un gros nez explosé au milieu de la figure. CE QUI EST LE SIGNE INCONTESTABLE QUE TU ES DOUÉE EN FAIT. Parce-que ton écriture est si prenante que la moindre faille se voit de suite. Je n'ai ce genre d'impression qu'en face des proses que j'aime vraiment beaucoup.
Bref, pour clarifier ( OU PAS ? ) les choses : tu as trouvé la force brute et originelle qui t'a lancé dans le texte et tu lui a donné forme pour la rendre exprimable, recevable, mais il faut encore travailler dessus avec délicatesse pour harmoniser le tout. Un lent affinage de ce texte s'impose ( enfin je dis lent parce-que, quand ça m'arrive, je fais ça sur plusieurs mois, par petites touches ), et crois moi, ce ne serait pas du temps perdu, parce-que ce premier jet est empreint de force et il dépote très fort. Mais il y a des dépressions gigantesques qui creusent dans la courbe ascendante irrésistible de cette force, ça fait des grosses montagnes russes, ET C'EST DOMMAGE. Retravaille tes images, garde une constance poétique, tiens nous en haleine. Fais nous rêver(cauchemarder) du métro.
Et la fin est vraiment le seul défaut majeur à mes yeux ceci-dit : je la trouve trop rapide, pas assez percutante, ni intense, ni. NI RIEN. Elle a l'air juste précipitée, maladroite.
J'exige de relire ce texte affiné, parce-que tu m'as venu du rêve en barres de dix avec cette version qui me laisse pourtant un sentiment de malaise stylistique. Voilà.
:unjournormal:
Du reste, deux petites annotations rapides :

Un reste de sandwich ou de salade, de pâtisserie lorsque j'avais de la chance, allait faire taire le monstre qui me griffait les entrailles, celui dont j'appris qu'il s'appelait "Faim". > un petit "la" avant "Faim" rendrait la phrase plus mélodieuse :D.

Un jour, je devins trop grand pour me fondre dans les tunnels. J'aurai peut-être pu fuir, bondir sur le quai – objet sacré que je n'avais jamais osé toucher –, > plutôt qu'objet sacré, tu aurais pu parler de terre sacrée/consacrée, ou quelque chose approchant ^^. Le mot "objet" ne me semble pas correct en fait. /out

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La Lapine Cornue
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MessageSujet: Re: Par delà les rails et la nuit   Jeu 5 Mai - 21:04

Saluuuuut et merciiiii pour les cooooms :unjournormal:

Tiens, honte à moi, j'avais même pas rep à Ragne O_o

Quelque part ça me rassure un peu que vous me disiez que le style a des faiblesses, parce qu'après l'avoir écrit, en le relisant, j'ai senti qu'un truc allait pas et je savais pas quoi, alors MERCI Vent

Je l'ai peut-être effectivement écrit avec plus de précipitation que d'autres textes, je crois que ça faisait un moment que je voulais l'écrire, j'en avais ras le bol que ça traîne, du coup c'est un peu sortir avec violence et euh moins de travail que pour les autres, sans doute :c

Mais bref, un grand merci à vous deux pour vos remarques précieuses, je le retravaillerai (peut-être dès maintenant, vu que j'ai pas assez d'inspi pour me lancer dans un nouveau truc... Question )


PS. Pan : oui effectivement, pour le "objet", je me souviens que ça m'énervait parce que je recherchais un autre terme mais que j'arrivais paaaas à le trouver bouhou Wiii ENFIN BREF ta proposition est parfaite, merci ! :corn2:

PPS. Ah oui et merci pour tous les compliments, of course AHDE

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Ouppo
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MessageSujet: Re: Par delà les rails et la nuit   Ven 6 Mai - 12:50

Salut, j'aime bien l'idée d'utiliser des bestioles avant d'utiliser des moyens automatiques, mais du coup je trouve qu'il manque quelques trucs pour arriver à s'immerger dans ton univers.

Mon avis, t'aurais put développer un peu plus quelques aspect et ç'aurait été super.

Sinon c'était bien ^^
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La Lapine Cornue
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MessageSujet: Re: Par delà les rails et la nuit   Ven 8 Juil - 15:33

Merci de ta lecture Ouppo :la: Quels aspects par exemple (là je peux pas faire grand-chose sans savoir) ? AHDE



Bon, je l'ai un peu réécrit. C'est pas un chef-d'oeuvre, mais ça doit déjà être un poil mieux :unjournormal:
Voici la nouvelle version :



   

   
Bêtes de l'Apocalypse (série)




   
Par delà les rails et la nuit
   

   

           

   
                Je suis venu au monde il y a bien longtemps, perdu dans la poussière et les ténèbres. Je suis né avec les rats et les déchets, au cœur du goudron et du fer. J'ai ouvert les yeux sous une lourde voûte souterraine ; j'ai senti les odeurs répugnantes, corps suants, pauvres et crasseux, restes de nourriture décomposée, urines discrètes larguées les soirs de beuverie. C'était d'une atroce beauté, tout était si sale, si noir et sentait si fort, la tête me tournait devant toutes ces merveilles ; je doute qu'un jour vous vous soyez senti aussi vivant que moi alors. Puis un enfer de sons s'offrit à moi. Crissements des roues insuffisamment graissées, gémissement des vieux freins dans les pentes, martèlement des rails, souffle agressif du vent glacé. Et par-dessus tout cela, les bruits de la foule dense et frémissante qui coule, coule sous les arcades métropolitaines.

                J'ai grandi dans cette obscurité aux relents de malheur et d'abandon, seul, blotti sous un chariot délaissé, le nez traversé d'odeurs inconnues, de plus en plus familières au rythme des allers-retours de wagons. Lors des pauses nocturnes, quand tout était silencieux et que seuls murmuraient les ronflements des mendiants et les souffles des métros endormis, je m'enhardissais à explorer les voies couturées de métal, à tâter les traverses de bois fendillé. Un reste noirci de sandwich ou de pâtisserie, trouvé entre deux rails, allait faire taire le monstre qui me griffait les entrailles. Celui-ci se réveillait chaque jour en grondant et moi, je ne comprenais pas pourquoi ; je mangeais pourtant tout ce que je trouvais, croûtons décomposés, salades décrépies, frites moisies, barquettes et cure-dents en carton, absolument tout, mais ça ne servait à rien ; la faim continuait à me torturer, le squelette de mes pattes jouait sous la peau à chacun de mes pas. Et parfois, lorsque la solitude et le froid se faisaient trop durs, comme des mâchoires aiguisées sur mes os fragiles, je trouvais le courage d'aller me blottir contre un métro ensommeillé. Là, enrobé de sa chaleur puante, de sa fourrure rude et sale, je m'endormais paisiblement, le dos meurtri par ses muscles aussi durs et noueux que le bois, muscles tirant quotidiennement le double de leur poids.

                Mais un jour, évidemment, advint ce qui devait advenir : je devins trop grand, réellement trop grand pour me fondre dans les tunnels. Je le sentais, pensez bien ; je n'étais plus à mon aise dans mes cachettes obscures, je ne parvenais même plus à me glisser sous le vieux wagon qui me faisait office de tanière. Maintenant que j'y repense, j'aurais peut-être pu fuir, bondir sur le quai – terre sacrée que je n'avais jamais osée toucher –, enfiler les couloirs labyrinthiques qui se déploient sous la ville. Qui sait, peut-être aurais-je pu déboucher quelque part. Peut-être aurais-je pu toucher un brin d'herbe, goûter un air pur, découvrir le ciel bleu dont étaient tissées les légendes des tunnels.

                Ils vinrent me chercher le jour où un métro ne put emprunter la voie sur laquelle je me trouvais. Trop massif pour que nous puissions nous croiser, je trépignai, trébuchai, m'affolai en tentant de libérer les rails. Lorsque je faisais un pas en arrière, il en faisait deux en avant ; je me trouvai bientôt acculé, pressé contre le mur sale et peinturluré. Ses yeux, pareils à deux phares inquisiteurs, trouaient les ténèbres d'une lumière jaune, et je me sentis épinglé sur le béton comme un papillon de nuit. Piégé, trop timide pour me défendre, je ne pus que subir les assauts des hommes qui fourmillèrent bientôt dans le tunnel exigu. Leurs liens de cuir et de plastique claquèrent sur ma peau, engourdirent mes pattes, étranglèrent mon cou. La pénombre était lardée d'éclats blafards, ceux de leurs lampes nerveuses dont les pinceaux dansaient autour de moi et rendaient mes yeux aveugles. Suffoquant, j'abdiquai. Ils firent reculer le métro qui m'acculait. Me traînèrent à leur suite, au loin dans les tunnels, plus loin que je n'avais jamais osé aller. Le métro, qui pas après pas reculait laborieusement son wagon, ne me quitta pas des yeux une seule fois. Et lorsque, enfin arrivés à un embranchement, nous le quittâmes, il me sembla entendre sa voix à mon oreille. Sa voix cassée par les ans et les fumées, qui disait : Courage. Fais honneur aux métros.

                C'est à cet instant que je compris. Mes lourdes pattes au duvet sale, aux coussinets déjà fendus par les rails, qui me portaient tant bien que mal derrière les hommes alors que je n'avais rien mangé depuis trois jours et que la tête me tournait, se superposèrent aux siennes…

                Et alors qu'on me tirait avec force jurons, une lanière sifflant sur mon arrière-train décharné, alors qu'on me traînais vers quelque supplice inconnu, une joie sourde déferla en moi. Celle de savoir que ces géants doux et fatigués contre lesquels je m'étais blotti tant de fois étaient les miens. Que celui qui m'avait acculé était mon frère. Et que, d'une manière ou d'une autre, j'allais les rejoindre. J'allais enfin trouver ma place dans ces tunnels.




                Bien sûr, je fis des erreurs. J'en fis beaucoup, de celles qui me donnent envie de rentrer sous terre pour ne pas penser à la déception de celui qui, des années auparavant, m'avait ordonné de faire honneur à mon peuple. Telle cette fois où, jeune et fringant, mon nouveau wagon pesant derrière moi, je me lançai dans la pente avant même que les portes se furent refermées. Un enfant, en train d'y pénétrer, eut la jambe emportée par le mur. Ses hurlements résonnent encore parfois sous mon crâne ; ses sanglots ont longtemps bercé mes nuits. L'image de son petit corps écarlate sur les rails mit des mois, des années à s'estomper de ma mémoire.

                C'était le temps des découvertes, le temps des accidents de voyageurs, le temps des accélérations soudaines lorsque la pente se faisait raide et que le goût du vent m'emportait la tête ; le temps des coups de fouet sur les côtes à chaque erreur.

                Avide de vitesse, je le suis resté toute ma vie ; avide du vent glacé qui sifflait dans les tunnels, des odeurs de sueur humaine lorsque la foule s'entassait dans mon wagon et que je me sentais si fier, avide de la poussière qui était projetée sur les murs lorsque je filais dans les tunnels, avide aussi des rails qui défilaient sous mes pattes, mes pattes déchirées et meurtries par des années de courses dans les ténèbres. Mon corps avait presque entièrement intégré mon harnais ; ma peau recouvrait désormais les solides brancards qui me liaient à mon wagon. Mes muscles étaient devenus aussi durs et noueux que ceux des vieux métros qui me contaient leurs histoires de ciel bleu lorsque j'étais plus jeune ; mais à présent je ne voulais plus du ciel bleu, ce que je voulais c'était le vent puant dans ma fourrure, le fer sous mes griffes, les tournants en épingle à cheveux à prendre au grand galop, les limitations de vitesse qu'aucun métro ne respectait, les cris des enfants ravis qui ne voulaient pas quitter mon wagon.

                Et un jour, un jour maudit – je suppose que cela aussi devait advenir un jour ou l'autre –, une rumeur se propagea dans les tunnels, relayée par des métros ébahis : on avait entendu le son d'un wagon lancé sur ses rails sans les chocs sourds des pattes de métro, on avait vu un wagon lancé sur ses rails sans la grande silhouette d'un métro devant lui.

                Le "wagon fantôme" devint bien vite notre plus grande hantise. Je finis par entendre des femmes en parler alors qu'elles entraient dans mon wagon.

                La nouvelle ligne 11 était automatisée.

                Une peur atroce me prit dès lors que je connus le goût de ce mot inconnu. Dans automatisé, il y a automate ; or nous les métros n'étions pas des automates, nous étions des bêtes, des bêtes poilues, dentues, aux fourrures crasseuses et dont les déjections empuantissaient les tunnels depuis des dizaines d'années, depuis que les hommes avaient eu l'idée de nous atteler à des wagons. Nous aimions cet esclavage dur et ingrat, nous y avions voué nos vies ; que pouvait bien signifier la liberté, que pouvait signifier la vie sans le poids rassurant des wagons derrière nos reins moulus ?

                Jadis les hommes avaient eu besoin de nous. A présent c'étaient nous qui avions besoin d'eux.

                Mais, comme je n'allais pas tarder à l'apprendre, ils ne voulaient plus de nous.




                Les choses restèrent calmes pendant plusieurs mois. Mais une sourde tension sous-tendait les tunnels, faisait planer un écheveau de peur sur tous les métros.

                Et un jour que je m'appliquai à gravir une pente avec la plus grande délicatesse possible, croisant une autre voie, je le vis. J'eus un tel sursaut que mon wagon faillit dérailler ; je perdis plusieurs mètres en tentant de rétablir son équilibre et le mien. Des cris d'effroi retentirent derrière moi, mais je n'en avais cure, obsédé par ce que je venais de voir.

                Il s'agissait d'une grande ombre fugitive, mais dans laquelle j'avais reconnu un métro. Un métro seul, sans wagon, titubant entre les murs sales. Derrière lui traînaient au sol des lambeaux ensanglantés. Je compris en un éclair qu'il s'agissait de sa peau, lacérée lorsqu'on l'avait séparé de son wagon.

                Vacillant, je parvins à mener mes voyageurs à quai, puis à terminer ma journée. Seul dans l'obscurité d'un tunnel pendant la pause nocturne, écoutant tous les petits bruits que produisaient les métros en dormant aux quatre coins des souterrains, je me demandais si cette ère noire et pleine d'ivresse allait prendre fin, si nous allions survivre, je me demandais s'ils avaient le droit de nous faire cela, si nous l'avions mérité ou si nous avions été cessé d'être utiles, s'ils s'étaient lassés de nos galopades effrénées ; et je me demandais comment ralentir mon cœur qui ne cessait de s'emballer à l'idée que tout s'arrête.

                Comme chacun d'entre nous, je fis mon devoir jusqu'à la fin. Chaque mois, pareil à une dalle pavant le chemin du changement, un nouveau métro sans wagon croisait mon chemin, saignant du corps et de l'âme, se traînant dans les tunnels qui l'avaient abrité tant d'années, seul et sans but. L'échine suintante sous la honte, fuyant mon regard. Se réfugiant dans les ténèbres pour lécher ses plaies. Et devenir… quoi donc ?

                La nuit venue, je contemplais le chiffre imprimé au fer rouge sur ma peau, sur mon poitrail. La brûlure qu'on m'avait infligée en me mettant aux fers, ce soir où les hommes m'avaient capturé dans un tunnel. Je ne l'avais jamais regrettée.

                Une nuit, les hommes apparurent. Le son de leurs pas fébriles me réveilla tout de suite, mais je fis semblant de dormir encore. Qu'aurais-je bien pu faire ? Je me le demande aujourd'hui, vraiment. A l'époque, la question ne se posait pas ; on ne s'opposait pas aux hommes. Le battement affolé de mon cœur frappait mes côtes. Martelait mes tempes. La peur galopait en moi. Et je me sentais pourtant si serein... Les oreilles emplies de l'eau du silence, je n'entendais rien, ne sentais rien. J'étais suspendu, flottant quelque part entre mon existence et ma disparition, entre mon wagon et le néant. Suspendu quelque part entre l'instant où je portais encore le nom de métro, et celui où ce nom fait de nuit et de servitude échouerait à mon remplaçant automatisé.

                Vinrent les scalpels.

   



   Ceci est une phrase longue qui n'a d'autre but que d'élargir le fond blanc afin que vos mirettes ne se fatiguent pas jusqu'à l'usure, que dis-je, jusqu'à la dissolution ! (ça, vous devez le laisser, de toute manière on le verra pas, faites-moi confiance je vous dis !)
   
   

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Je sais ce que je suis. Et je sais ce que je ne suis pas.
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Je suis un chaos de rêves et de couleurs,
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Fais un pas vers moi, j'en ferai un vers toi. Et peut-être un jour serons-nous face à face...

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Pantouffe

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MessageSujet: Re: Par delà les rails et la nuit   Lun 11 Juil - 1:25

Ben.... Wow. C'est puissant.*n'a rien d’intelligent à dire*
NON BAH C'EST VRAI. Pour le coup je n'ai plus rien à relever, c'est toujours aussi fort, mais c'est retravaillé, affiné. Bah. PERFECTIONNE EN FAIT, TOUT SIMPLEMENT HEIN. J'ai replongé dedans avec plaisir, c'est noir et sauvage, c'est un texte qui frémit. ( Oui il est une heure et quelques du matin et je trouve que ton texte frémit, TOUT. VA. BIEN. ) Y a des images qui me parlent toujours autant ( la fourrure crasseuse des métros, les voies couturées de métal, les muscles noueux qui tirent le double de leur poids, les pattes qui s'agitent sous la peau, les dos en lambeaux, la bouffe qu'il trouve sur les rails et. ET JE M'ARRÊTE LA POUR PAS TE FAIRE TOUT LE TEXTE EN FAIT. ), et les maladresses qui faisaient retomber la tension ont été corrigées.
Donc voilà, je suis encore plus fan. Rien de nouveau à l'horizon. Tu gères.

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MessageSujet: Re: Par delà les rails et la nuit   Mar 12 Juil - 13:55

Ooooow. Un énorme merci à toi pour t'être replongé dans ce texte cute Et pour en voir fait une critique aussi gentille. Je suis bien contente d'avoir réussi à corriger les faiblesses, j'étais pas certaine d'en être capable.
Merciiiiiiiiiii :unjournormal:

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MessageSujet: Re: Par delà les rails et la nuit   Mar 12 Juil - 17:22

Hey :la: C'est glauque et atrocement bien décrit. On ressent bien la froideur de l'atmosphère mélangée à une certaine... sauvagerie. je n'ai pas lu la première version mais tu déchires toujours madame :)

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MessageSujet: Re: Par delà les rails et la nuit   Jeu 19 Jan - 19:56

Merci Tilde ça me fait super plaisir, j'avais passé un temps fou sur cette histoire Hurk

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MessageSujet: Re: Par delà les rails et la nuit   Jeu 19 Jan - 21:47

J'aime bien :ok:
Parce que l'atmosphère est bien travaillé, c'est sombre, sale et oppressant, un peu comme le métro en faite ^^ et puis j'ai bien aimé le concept des bêtes-métro ça m'a fait penser au chat-bus de Mon voisin Totoro, sauf que celui-ci se fait frapper et est un esclave servant de moyen de transport pour la race de ses tortionnaires, et là où c'est beau c'est lorsqu'on apprend que l'esclave éprouve de la reconnaissance pour son maître, qui lui a donné une vie, un rôle à remplir plutôt que de survivre et de se cacher dans les méandres du sous-sols... bref t'as bébête est bien sympathique, où c'est qu'on peut la trouver ? What a Face

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MessageSujet: Re: Par delà les rails et la nuit   Sam 21 Jan - 14:14

Merci beaucoup Piaf :unjournormal:

Justement cette opposition esclavage - reconnaissance, je voulais travailler dessus et réussir à montrer la beauté là où il n'y a, de prime abord, que la noirceur et la saleté. Donc je suis SUPER CONTENTE de ton commentaire AHDE

Héhé je dirais dans un Paris alternatif de la fin des années 1800... :huh:

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MessageSujet: Re: Par delà les rails et la nuit   Dim 12 Fév - 16:21

Cornedor a écrit:
Merci de ta lecture Ouppo :la: Quels aspects par exemple (là je peux pas faire grand-chose sans savoir) ? AHDE



Bon, je l'ai un peu réécrit. C'est pas un chef-d'oeuvre, mais ça doit déjà être un poil mieux :unjournormal:
Voici la nouvelle version :



   

   
Bêtes de l'Apocalypse (série)




   
Par delà les rails et la nuit
   

   

           

   
                Je suis venu au monde il y a bien longtemps, perdu dans la poussière et les ténèbres.Oui ben t'es né en pleine nuit dans un grenier quoi. Je suis né avec les rats et les déchets, au cœur du goudron et du fer.Bon dans une déchetterie alors. Etrange endroit pour accoucher mais bon. J'ai ouvert les yeux sous une lourde voûte souterraineUne déchetterie sous la terre ? ; j'ai senti les odeurs répugnantes, corps suants, pauvres et crasseux, restes de nourriture décomposée, urines discrètes larguées les soirs de beuverie.Heu... pas une déchetterie alors. Là je sèche du coup. C'était d'une atroce beauté, tout était si sale, si noir et sentait si fort, la tête me tournait devant toutes ces merveilles ; je doute qu'un jour vous vous soyez senti aussi vivant que moi alors.Tu t'es jamais senti plus vivant que le jour de ta naissance ? Et on a pas la même définition de la beauté je crois. Puis un enfer de sons s'offrit à moi. Crissements des roues insuffisamment graissées, gémissement des vieux freins dans les pentes, martèlement des rails, souffle agressif du vent glacé.Une mine ? Mais pourquoi les restes de nourriture ? Et par-dessus tout cela, les bruits de la foule dense et frémissante qui coule, coule sous les arcades métropolitaines.La foule qui coule. C'est de l'eau la foule ?

                J'ai grandi dans cette obscurité aux relents de malheur et d'abandon, seul, blotti sous un chariot délaissé, le nez traversé d'odeurs inconnues, de plus en plus familières au rythme des allers-retours de wagons. Je commence à penser que c'est pas un humain en fait.Lors des pauses nocturnes, quand tout était silencieux et que seuls murmuraient les ronflements des mendiants et les souffles des métros endormis,Ah un tunnel de métro en fait. Ou une station. Enfin dans le métro en tout cas. je m'enhardissais à explorer les voies couturées de métal, à tâter les traverses de bois fendillé. Un reste noirci de sandwich ou de pâtisserie, trouvé entre deux rails, allait faire taire le monstre qui me griffait les entrailles.ça s'appelle : la faim. Celui-ci se réveillait chaque jour en grondant et moi, je ne comprenais pas pourquoiParce que manger c'est un truc qu'on doit faire tous les jours. ; je mangeais pourtant tout ce que je trouvais, croûtons décomposés, salades décrépies, frites moisies, barquettes et cure-dents en carton, Non mais c'est un rat ta bestiole en fait...absolument tout, mais ça ne servait à rien ; la faim continuait à me torturer, le squelette de mes pattes jouait sous la peau à chacun de mes pas. Et parfois, lorsque la solitude et le froid se faisaient trop durs, comme des mâchoires aiguisées sur mes os fragiles, je trouvais le courage d'aller me blottir contre un métro ensommeillé. Là, enrobé de sa chaleur puante, de sa fourrure rude et sale, je m'endormais paisiblement, le dos meurtri par ses muscles aussi durs et noueux que le bois, muscles tirant quotidiennement le double de leur poids.

                Mais un jour, évidemment, advint ce qui devait advenir : je devins trop grand, réellement trop grand pour me fondre dans les tunnels. Pas un rat alors.Je le sentais, pensez bien ; je n'étais plus à mon aise dans mes cachettes obscures, je ne parvenais même plus à me glisser sous le vieux wagon qui me faisait office de tanière. Bon mais tu es quoi, narrateur ? Maintenant que j'y repense, j'aurais peut-être pu fuir, bondir sur le quai – terre sacrée que je n'avais jamais oséeosé toucher –, enfiler les couloirs labyrinthiques qui se déploient sous la ville. Qui sait, peut-être aurais-je pu déboucher quelque part. Peut-être aurais-je pu toucher un brin d'herbe, goûter un air pur, découvrir le ciel bleu dont étaient tissées les légendes des tunnels. Je sais pas ce que tu es, mais vu que tu n'es apparemment pas humain, ils t'auraient jamais laissé aller aussi loin.

                Ils vinrent me chercher le jour où un métro ne put emprunter la voie sur laquelle je me trouvais.Ah bah oui, forcément : tu gênes, les humains viennent te virer. Trop massif pour que nous puissions nous croiser, Nouvelle théorie, un alligator (ou crocodile, ou caïman, enfin tu vois l'idée)je trépignai, trébuchai, m'affolai en tentant de libérer les rails. Lorsque je faisais un pas en arrière, il en faisait deux en avant ;Le métro fait des pas en avant ? C'est un métro à pattes ? je me trouvai bientôt acculé, pressé contre le mur sale et peinturluré. Ses yeux, pareils à deux phares inquisiteurs, trouaient les ténèbres d'une lumière jaune, et je me sentis épinglé sur le béton comme un papillon de nuit. Piégé, trop timide pour me défendre,Autant pour l'idée du croco je ne pus que subir les assauts des hommes qui fourmillèrent bientôt dans le tunnel exigu. Leurs liens de cuir et de plastique claquèrent sur ma peau, engourdirent mes pattes, étranglèrent mon cou.Je me sentirais plus désolée pour lui si je savais ce que c'était en fait La pénombre était lardée d'éclats blafards, ceux de leurs lampes nerveuses dont les pinceaux dansaient autour de moi et rendaient mes yeux aveugles. Suffoquant, j'abdiquai. Ils firent reculer le métro qui m'acculait. Me traînèrent à leur suite, au loin dans les tunnels, plus loin que je n'avais jamais osé aller. Le métro, qui pas après pas reculait laborieusement son wagon, ne me quitta pas des yeux une seule fois. Et lorsque, enfin arrivés à un embranchement, nous le quittâmes, il me sembla entendre sa voix à mon oreille. Sa voix cassée par les ans et les fumées, qui disait : Courage. Fais honneur aux métros. Il a dû trouver de la beuh dans les tunnels ton narrateur Corne

                C'est à cet instant que je compris. Mes lourdes pattes au duvet sale, aux coussinets déjà fendus par les rails,Du duvet et des coussinets... un grand félin ? qui me portaient tant bien que mal derrière les hommes alors que je n'avais rien mangé depuis trois jours et que la tête me tournait, se superposèrent aux siennes…

                Et alors qu'on me tirait avec force jurons, une lanière sifflant sur mon arrière-train décharné, alors qu'on me traînais vers quelque supplice inconnu, une joie sourde déferla en moi. Celle de savoir que ces géants doux et fatigués contre lesquels je m'étais blotti tant de fois étaient les miens. Que celui qui m'avait acculé était mon frère. Et que, d'une manière ou d'une autre, j'allais les rejoindre. J'allais enfin trouver ma place dans ces tunnels.Mais tu es QUOI ?




                Bien sûr, je fis des erreurs. J'en fis beaucoup, de celles qui me donnent envie de rentrer sous terre pour ne pas penser à la déception de celui qui, des années auparavant, m'avait ordonné de faire honneur à mon peuple. Telle cette fois où, jeune et fringant, mon nouveau wagon pesant derrière moi, je me lançai dans la pente avant même que les portes se furent refermées. Un enfant, en train d'y pénétrer, eut la jambe emportée par le mur. Ouuuh pauvre gosse. ça doit faire mal.Ses hurlements résonnent encore parfois sous mon crâne ; ses sanglots ont longtemps bercé mes nuits. L'image de son petit corps écarlate sur les rails mit des mois, des années à s'estomper de ma mémoire.

                C'était le temps des découvertes, le temps des accidents de voyageurs, le temps des accélérations soudaines lorsque la pente se faisait raide et que le goût du vent m'emportait la tête ; le temps des coups de fouet sur les côtes à chaque erreur. Ou alors un genre de chien géant ? Vu qu'on s'en sert comme chien de traîneau...

                Avide de vitesse, je le suis resté toute ma vie ; avide du vent glacé qui sifflait dans les tunnels, des odeurs de sueur humaine lorsque la foule s'entassait dans mon wagon et que je me sentais si fier, avide de la poussière qui était projetée sur les murs lorsque je filais dans les tunnels, avide aussi des rails qui défilaient sous mes pattes, mes pattes déchirées et meurtries par des années de courses dans les ténèbres.Elle est bien cette répétition. Mon corps avait presque entièrement intégré mon harnais La théorie du canidé se confirme.; ma peau recouvrait désormais les solides brancards qui me liaient à mon wagon. Mes muscles étaient devenus aussi durs et noueux que ceux des vieux métros qui me contaient leurs histoires de ciel bleu lorsque j'étais plus jeuneIl prend toujours de la beuh en tout cas ; mais à présent je ne voulais plus du ciel bleu, ce que je voulais c'était le vent puant dans ma fourrure, le fer sous mes griffes, les tournants en épingle à cheveux à prendre au grand galop, les limitations de vitesse qu'aucun métro ne respectait, les cris des enfants ravis qui ne voulaient pas quitter mon wagon.

                Et un jour, un jour maudit – je suppose que cela aussi devait advenir un jour ou l'autre –, une rumeur se propagea dans les tunnels, relayée par des métros ébahis : on avait entendu le son d'un wagon lancé sur ses rails sans les chocs sourds des pattes de métro, on avait vu un wagon lancé sur ses rails sans la grande silhouette d'un métro devant lui.

                Le "wagon fantôme" devint bien vite notre plus grande hantise. Je finis par entendre des femmes en parler alors qu'elles entraient dans mon wagon.

                La nouvelle ligne 11 était automatisée. Ah non, désolée, la ligne 11 elle est pas automatisée. Y a la 1, la 14, entre autres, mais la 11 pas encore.

                Une peur atroce me prit dès lors que je connus le goût de ce mot inconnu. Dans automatisé, il y a automate ; or nous les métros n'étions pas des automates, nous étions des bêtes, des bêtes poilues, dentues, aux fourrures crasseuses et dont les déjections empuantissaient les tunnels depuis des dizaines d'années,Attends, quoi ? Les métros c'est des animaux ? depuis que les hommes avaient eu l'idée de nous atteler à des wagons. Nous aimions cet esclavage dur et ingrat, nous y avions voué nos vies ; que pouvait bien signifier la liberté, que pouvait signifier la vie sans le poids rassurant des wagons derrière nos reins moulus ?

                Jadis les hommes avaient eu besoin de nous. A présent c'étaient nous qui avions besoin d'eux.

                Mais, comme je n'allais pas tarder à l'apprendre, ils ne voulaient plus de nous.




                Les choses restèrent calmes pendant plusieurs mois. Mais une sourde tension sous-tendait les tunnels, faisait planer un écheveau de peur sur tous les métros.

                Et un jour que je m'appliquai à gravir une pente avec la plus grande délicatesse possible, croisant une autre voie, je le vis. J'eus un tel sursaut que mon wagon faillit dérailler ; je perdis plusieurs mètres en tentant de rétablir son équilibre et le mien. Des cris d'effroi retentirent derrière moi, mais je n'en avais cure, obsédé par ce que je venais de voir.

                Il s'agissait d'une grande ombre fugitive, mais dans laquelle j'avais reconnu un métro. Un métro seul, sans wagon, titubant entre les murs sales. Derrière lui traînaient au sol des lambeaux ensanglantés. Je compris en un éclair qu'il s'agissait de sa peau, lacérée lorsqu'on l'avait séparé de son wagon. Ah parce qu'en plus ça blesse les métros quand on les sépare des wagons ?

                Vacillant, je parvins à mener mes voyageurs à quai, puis à terminer ma journée. Seul dans l'obscurité d'un tunnel pendant la pause nocturne, écoutant tous les petits bruits que produisaient les métros en dormant aux quatre coins des souterrains, je me demandais si cette ère noire et pleine d'ivresse allait prendre fin, si nous allions survivre, je me demandais s'ils avaient le droit de nous faire cela, si nous l'avions mérité ou si nous avions été cessé d'être utiles, s'ils s'étaient lassés de nos galopades effrénées ; et je me demandais comment ralentir mon cœur qui ne cessait de s'emballer à l'idée que tout s'arrête.

                Comme chacun d'entre nous, je fis mon devoir jusqu'à la fin. Chaque mois, pareil à une dalle pavant le chemin du changement, un nouveau métro sans wagon croisait mon chemin, saignant du corps et de l'âme, se traînant dans les tunnels qui l'avaient abrité tant d'années, seul et sans but. L'échine suintante sous la honte, fuyant mon regard. Se réfugiant dans les ténèbres pour lécher ses plaies. Et devenir… quoi donc ? J'aimerais bien le savoir aussi

                La nuit venue, je contemplais le chiffre imprimé au fer rouge sur ma peau, sur mon poitrail. La brûlure qu'on m'avait infligée en me mettant aux fers, ce soir où les hommes m'avaient capturé dans un tunnel. Je ne l'avais jamais regrettée.

                Une nuit, les hommes apparurent. Le son de leurs pas fébriles me réveilla tout de suite, mais je fis semblant de dormir encore. Qu'aurais-je bien pu faire ? Je me le demande aujourd'hui, vraiment. A l'époque, la question ne se posait pas ; on ne s'opposait pas aux hommes. Le battement affolé de mon cœur frappait mes côtes. Martelait mes tempes. La peur galopait en moi. Et je me sentais pourtant si serein... Les oreilles emplies de l'eau du silence, je n'entendais rien, ne sentais rien. J'étais suspendu, flottant quelque part entre mon existence et ma disparition, entre mon wagon et le néant. Suspendu quelque part entre l'instant où je portais encore le nom de métro, et celui où ce nom fait de nuit et de servitude échouerait à mon remplaçant automatisé.

                Vinrent les scalpels.

   



   Ceci est une phrase longue qui n'a d'autre but que d'élargir le fond blanc afin que vos mirettes ne se fatiguent pas jusqu'à l'usure, que dis-je, jusqu'à la dissolution ! (ça, vous devez le laisser, de toute manière on le verra pas, faites-moi confiance je vous dis !)
   
   

Alors j'aimerais bien savoir ce que deviennent les métros sans wagons. Et je trouve que tu ne fais pas comprendre assez tôt que les métros ici sont des animaux et non des machines. Mais en soi l'histoire est bonne, on s'intéresse au narrateur même si on comprend pas bien ce qu'il est...
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MessageSujet: Re: Par delà les rails et la nuit   Dim 12 Fév - 22:55

MERCI DAEEE :la: ça a dû te prendre un temps fou Ouf !

Désolée, je ne pensais pas que ça mettait aussi longtemps de deviner que les métros sont des animaux scratch Vu que je dissémine pas mal d'indices explicites du genre

Citation :
me blottir contre un métro ensommeillé. Là, enrobé de sa chaleur puante, de sa fourrure rude et sale, je m'endormais paisiblement, le dos meurtri par ses muscles aussi durs et noueux que le bois, muscles tirant quotidiennement le double de leur poids.
fou

(Sinon oui ça blesse les métros vu que quelque part je dis que leur peau "intègre" leur harnais au fil des ans (leur corps l'intègre et leur pelage le recouvre, comme s'il faisait partie intégrante d'eux-mêmes) :arbre:


Sinon bah je sais pas ce qu'ils deviennent. AHDE J'allais dire qu'ils restent à errer dans les tunnels du métro, mais vu leur taille et le bazar que ça mettrai sur les lignes, je suppose qu'au fur et à mesure une sorte de fourrière fait le ménage et euthanasie les métros devenus inutiles. :( :(

Merci beaucoup de ta lecture en tout caaaas :la: :la:

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Je suis un chaos de rêves et de couleurs,
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MessageSujet: Re: Par delà les rails et la nuit   

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Par delà les rails et la nuit
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