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 Richard Brown

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Tôle

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Masculin Cancer Messages : 187
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MessageSujet: Re: Richard Brown   Lun 25 Avr - 14:33

Je suis content que celà te plaise :D je vais faire un effort sur les fautes ^^ le plan de mon enquête est bien ficelé ne t'en fait pas. Pas de problème pour les descriptions : Elles arrivent ! :P

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Écrre et être lu, c'est se devoiler au reste du monde.
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Scrat

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Féminin Taureau Messages : 392
Date d'inscription : 08/05/2015

MessageSujet: Re: Richard Brown   Lun 25 Avr - 16:42

Haha, commence par l'accent de "cela", il n'y en a pas, ne te complique pas la vie. Dans ce cas, j'attendrai ! Travaille bien Wink

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Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Richard Brown   Sam 7 Mai - 21:49

Bon
Depuis le temps que je te le promet, je m'y met enfin :)
@Tôle a écrit:
Prologue

Je m'en souviens comme si c'était hier. J'avais 6 ans la première fois où je l'ai vu. Cet être qui m'avait l'air si étrange. c'est trop rapide comme début rajoute une phraaaaaaaaase. L'incipit, faut le chouchouter, soit pas trop rapide

« Ce petit garçon n'est pas tout à fait humain ,Richard. Mais il reste une personne. Tu ne dois pas avoir peur de lui et encore moins être méchant envers lui.

- Pourquoi il n'est pas tout à fait humain, Maman ?

- Parce que son papa était un humain et sa Maman était une Traliumienne Tralimienphobe! hm... t'as pas choisis le mot le plus facile à dériver. Mais Tu(y'as une majuscule en trop là) es encore petit pour bien comprendre tout ce que ça implique. Je te demande juste d'être gentil avec lui. Est-ce que tu comprends, Richard ?

- Oui, Maman. Pourquoi est-ce qu'il vient à la maison sans sa maman ni son papa ?

- Ses parents ont dû partir quelques temps. En attendant, il va rester chez nous et c'est pour ça que tu dois être gentil. Considère-le comme ton petit frère. Il s'appelle Quintum. »

Ce petit Métismétisse que seule la peau bleue pâle et les yeux entièrement noirs pouvaient nous différenciés, n'est jamais reparti de chez nous. J'ai appris quelques mois plus tard que mes parents l'avaient en fait adopté suite au décès de ses parents. Avant d'arriver au collège je ne comprenais pas bien ce qu'était un Traliumien. Pour moi, ces êtres sont des personnes comme les autres. Quoi de plus normal pour quelqu'un qui vit avec un Traliumien ? Enfin bref, en 4ème, nous avons vu en cours d'histoire d'où venaient ces êtres ressemblants tant aux Humains.

« En l'an 2084, une terrible guerre  a éclaté. La planète entière  était en conflit. Nos prédécesseurs n'ont pas pu empêcher, ni les assauts militaires, ni les guerres civiles et encore moins l'annihilation complète de certains peuples suite à l'utilisation d'armes biologiques. Pendant quarante ans les humains se sont entre-tués. Autant vous dire, les enfants, qu'à la fin il ne restait que très peu de survivants. À l'époque nous étions neuf milliards d'êtres humains et à la fin des  conflits, quand les derniers survivants ne voulaient plus se battre et surtout qu'après que tous les dirigeants se sont fait assassinés, il ne restait plus que quatre cent mille personnes encore vivantes. Mais ce n'est pas tout, les mioches. Comme vous le savez, il existe des êtres “ non-humains ” et qui vivent parmi nous. Nous les appelons Traliumiens. Pour faire court, ce sont à la base, des extraterrestres venus d'une planète lointaine nommé Tralium. Ils sont arrivés au nombre de deux cent mille, dix ans après la fin des conflits et étaient totalement pacifistes. En plus, ils sont venus avec des tas de technologies et de nourriture comestibles pour les humains. Ce qui nous a été d'une grande aide pour nous reconstruire. Ces Traliumiens fuyaient la destruction de leur planète et ont eu la chance d'arriver sur Terre bien avant d'être à court de vivres...» c'est un drôle de prof d'histoire, je sais pas si pour un avis extérieure il est crédible, mais pour un historien, il manque de méthode :p

J'écoutais attentivement ma professeur d'histoire mais pour moi, qui n'avait que treize ans, j'avais du mal à croire qu'une telle violence puisse être possible et pourtant... Nous sommes maintenant en 2204 et les Traliumiens sont victimes de racisme. D'après moi, c'est parce qu'à l'époque où j'allais encore à l'école, les Humains et les Traliumiens n'étaient pas mélangés avant le lycée. Aujourd'hui nos nouveaux dirigeants qui sont une poignée d'hommes et de femmes, Humains et Traliumiens, que nous avons élus, ont décidé que les écoles seront mixtes.

J'ai aujourd'hui trente-deux ans et bien que Quintum et moi n'avons pas été ensemble à l'école, nous nous sommes toujours protégés l'un l'autre. Nos parents nous ont toujours aidé et laissé le choix de notre orientation. Très peu de personnes peuvent se vanter d'avoir eu des parents ouverts d'esprit comme les nôtres.

Quintum et moi étions et sommes toujours passionnés d'Histoire et au fil des années de lycée, c'est en comprenant comment fonctionnait le monde avant nous, que nous avons trouver notre voie : Apparemment, jusqu'en 2084, nous avions la police qui était là pour régler les problèmes d'ordre ouarg, la joli phrase toute bancale. Et dans cette police il y avait des inspecteurs chargés d'enquêter et de retrouver les coupables de certains crimes. Aujourd'hui, nos forces de l'ordre ne sont entraînées que pour l'arrestation plus ou moins musclée de criminels pris en flagrant délit. Les crimes sans témoins restant impunis. C'est là que mon frère et moi intervenons. Nous sommes devenus ce qui nous semblait être le plus proche d'inspecteur de police : Nous sommes détectives privés et associés.


relecture de Scrat:
 

Je sais pas trop quoi en penser. C'est une écriture très simple, très sobre, c'est le piège de la première personne, tu peux moins faire vriller le style, donc pour être fou, tu dois rendre les pensées des personnages plus intéressantes, rend ça plus fou, plus pertinent.
Je lirais la suite bientôt :) Ca reste assez intéresant, tu attise la curiosité
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MessageSujet: Re: Richard Brown   Lun 9 Mai - 15:08

Comme promis, je t'ai mis en alerte de lecture Wink
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MessageSujet: Re: Richard Brown   Lun 9 Mai - 15:24

Hei !

C'est sympatique tout ça !
L'ambiance fait un peu western je trouve ça cool !
J'ai pas grand chose à dire, c'est intrigant et il faut que tu envoie la suite !

Adélaïde Antès
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Yggdarsil
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Localisation : Dans le doute. Ou l'ignorance. Surement l'un des deux.
Humeur : Pourvu que ça dure !

MessageSujet: Re: Richard Brown   Lun 9 Mai - 19:38

Prologue: Pourquoi ne pas le fondre dans le récit ? Ce serait intéressant de l'épiecer et de cacher des indices qui attirent l'intérêt du lecteur face à un héros dont il ne connait rien... Peut-être à la réécriture ?
Il y a quelques passages d'infodumping faciles à éviter: plutôt que de faire toute la comparaison entre l'ouie et l'odorat, par exemple, tu aurais pu simplement caser une pensée du style "Lui n'entend ni ne sens pratiquement rien, comme d'habitude. Chançard d'humain."

Un petit passage m'a chiffoné, et, en guise de conseils, je l'ai réécrit, pour voir ce qui n'allait pas, tu le reconnaitras facilement :

Greg dépose le café et les gâteaux dans un tintement de couvert. Pas trop tôt. Comme d'habitude, le café est encore beaucoup trop chaud, je m'attaque aux biscuits. Mon regard se pose sur la vitre devant moi : je me place toujours face au bar, pour ne pas avoir le soleil dans les yeux. Mon reflet me renvoit un jeune homme roux complètement décoiffé. Ma chemise en jean, usée par la poussière de la ville, est mal boutonnée. J'ai l'air d'avoir la tête dans le cul. Je reboutonne tout ça, puis me met au café. Toujours brûlant, mais buvable. Je pose mon regard une nouvelle fois sur la vitre. Ce qui m'a attrayé, cette fois-ci, c'est le reflet de cheveux mi-longs, cendrés, surplombant un débardeur prolongé par un jean. Elle a dans la trentaine, un mètre soixante-dix. Simple. Ca me plait. Surtout au vu du chouette décolleté qu'offre le débardeur.

Plusieurs connecteurs logiques on été supprimé : beaucoup, comme tu peux le voir, sont inutiles, et quand ils sont nécessaires, certaines précisions qui s'ajoutent après s'avèrent également inutiles. Pour y parvenir, essaye simplement de segmenter ton texte en un maximum de phrases simples, de repérer celles qui ont besoin d'un connecteur, celles pour qui un signe de ponctuation suffit (les deux points sont très utiles) et celles qui tombent sous le sens. Justement, certaines phrases trop longues on été coupées en plus petites phrases : plus pratique pour comprendre. Pour la description de la femme, j'ai essayé de diversifier la procédure, en ne faisant que suggérer la femme : pas de "c'est une femme". Il ne faut pas tout donner à ton lecteur, il faut jouer avec lui à une espèce de jeu de séduction, oui cette métaphore a des connotations sexuelles qu'est-ce que j'y peux. Oh, et la première phrase, très importante : il ne faut pas décrire l'action, mais nous plonger dedans. Citer les petits détails, pas tous, mais au moins un, pour rendre plus vivant. Quand tu dis "Greg a enfin apporté mon café", l'action est faite, on ne l'a pas suivie. Le "Pas trop tot" de ma version, d'ailleurs, donne accès à une réaction en direct, qui renforce l'impression que l'action est en cours.

Ceci dit, je ne peux que saluer l'effort que tu mets dans ton projet, et je t'incite à continuer ! J'ai bien aimé le début et j'aimerais vraiment lire la suite. Bon courage, quoi qu'il arrive ! Et un conseil : lit un écrivain que tu apprécies et essaye d'analyser son style, ça t'aidera pour ce que j'ai dit sur l'action (je suis flou, je l'accorde).
Biz! coeur

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Il est des gens qui sont là. Comme ça. En vrai. Et d'autres dont la présence est un mensonge. Une illusion. Efficace, quand elle trompe tout le monde. Ridicule, quand elle ne trompe que son porteur. -Lyonel Trouillot, Kannjawou

Proverbe Nocturnien : Wû Horör, wees qsüj gnü ubo wik s'wee kleesee kvieiir wâ krefüzâ d'wi kraork...

orgie de .-.
.-- .-- .-- .-.-.- .---- ----- --.- ....- ---.. .-.-.- ..- -. -... .-.. --- --. .-.-.- ..-. .-.

http://vocaroo.com/i/s1fCLpFwvSv0


#TextedeYgg
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MessageSujet: Re: Richard Brown   Lun 9 Mai - 22:16

Hey we gooooo

C'est comme ça qu'on drague? Merde, j'ai loupé plein de cours moi. Sérieusement, c'est pas crédible, surtout que tu dis en amont qu'il a l'air crado.

Ton style est toujours terriblement sobre. D'un côté, c'est efficace, l'écriture fait très pulp, presque mécanique, situation, sentiment, action, réaction etc. C'est très reposant à lire du coup, assez drôle, on s'attend à voir débarqué un clown à bazooka pour prendre un chat en otage en braquant une banque. Enfin, un truc de pulp quoi

Par contre, tu gère la narration d'une main de maitre, on s'ennuie pas, chaque élément à sa raison d'être, on ne ressent pas le gratuit et on découvre peu à peu un monde (c'est normal, si j'ai terriblement l'impression d'être plongé dans un fallout?) ravagé qui est fait d'ironie, de contresens et de risque.
La nonchalance du héros libidineux est elle assez classique, mais pourquoi pas, c'est pulp, donc il faut utiliser les codes du genre. Le truc du coup, c'est que tu file vers un piège, tu as poser un univers surprenant fait de ségrégation plus ou moins effective, de post apo un peu bizarre qui nous fait accepter ce truc nouveau, mais une fois qu'on aura digérer ton monde, si ton héros continue d'être dans les canons du genre, tu vas nous perdre

Bref, pas de com détaillé, mais du blabla

Je lirais la suite avec plaisir
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Tôle

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MessageSujet: Re: Richard Brown   Lun 9 Mai - 22:21

Hey !
Merci pour vos commentaires.
Ragne, je suis vraiment satisfait que ça te plaise ^^ la suite est bientôt fini, j'ai quelques détails à finir pour rester cohérent au niveau des personnages justement. Peut-être en fin de semaine si j'ai pas trop de boulot :D

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MessageSujet: Re: Richard Brown   Lun 9 Mai - 22:23

ll me reste encore une partie, t'inquiète pas Wink
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Tôle

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MessageSujet: Re: Richard Brown   Lun 9 Mai - 22:32

Ça marche. Par contre pour fallout je ne sais pas, mais j'ai quelques inspirations du jeu " Rage" :)

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MessageSujet: Re: Richard Brown   Mar 10 Mai - 14:24

Je… attend, tu utilisse deux point de vue différent en première personne du singulier ? MAIS FAUT PAS FAIRE CA ! Malheureux ! FOU ! MONSTRE !
Tu as un problème dans cette phrase
Citation :
les odeurs de café, de tabac et la musique émanant du bar au rez-de chaussé me triturent les narines et la cervelle.
ici, tu as deux sujet, et le participe présent n’en induit qu’un seul (enfin, d’instinct, je peux te raconter de la merde) tu dois donc faire une subordonné avec un verbe au pluriel.

Pourquoi tu met toujours une majuscule à Idiot ?
Et pourquoi la fille fait du gringue à un bonhomme alors qu’elle est inquiet de la disparition du sien, c’est pas logique, même si t’es entièrement libéré le bonhomme que t’as dans le cœur, il t’inquiète plus que ce qui peut te passer entre les cuisses, non ? Enfin, moi je trouve ce passage pas du coup crédible, on dirait marine le pen qui passe de bleu foncé à bleu clair…

Et… c’est tout comme entretien, il lui demande s’il s’attire des ennuis, mais pas s’il a des ennemis, des maitresses, un amour inavouable pour les tessons de bouteilles dans le fondement ? C’est méga léger je trouve.

A l’inverse de Scrat, tu es un très bon prosateur, mais pas un excellent dialoguiste, on sent que tu y es pas trop à l’aise, tes personnages y manque de caractères. Tu as un langage pas assez oral, des formules très pompeuse qui ne maintiennent pas l’illusion du réel, du coup, je suis un peu sorti du récit à deux trois moments. Retravaille tes dialogues, murmures les dans la glace avec une tête de cow boys et regarde s’ils fonctionne. Exemple, le cow boys numéro 1 (richard) il apprend que la fille elle est plus chaude par l’interracial et qu’elle est déjà maqué, mais il réagit pas. Il n’est pas plus froid d’un coup plus distant. C’est bizarre, même si t’es un gentleman, tu viens quand même de te prendre un râteau, accuse le coup une seconde quoi.

Je lirais la suite avec plaisir dès qu’elle sera là :niou:
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Tôle

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MessageSujet: Re: Richard Brown   Mar 10 Mai - 21:42

Puis-je savoir pourquoi ça fait de moi un monstre ? ^^
Je sais que je pêche un peu sur les dialogues mais je fais de mon mieux pour m'améliorer. Et même si je m'améliore..  Oooooh, j'en rêve encore ! *Suicide*

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Dernière édition par Tôle le Ven 13 Mai - 8:15, édité 1 fois
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Tôle

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MessageSujet: Re: Richard Brown   Ven 13 Mai - 0:14

Partie II : D'interrogatoire en interrogatoire.

Je laisse Quintum nous commander à manger. J'espère que Greg a encore des cornichons pour mon sandwich. En attendant je monte dans notre piaule pour prendre nos blousons, papiers et armes de services. Je doute que cette affaire nécessite d'utiliser nos armes mais sait-on jamais. En tout cas, je suis bien content que notre Maire, Sam Bootshoe, nous ait autorisé à pratiquer ce métier et aussi à porter des armes à feu. En même temps, se balader sans armes à Sweet Town, c'est un peu comme se promener à poil et sans eau en plein cagnard. Cela fait maintenant cinq ans que Quitum et moi sommes Détectives Privés. Ça n'a pas été facile pour lancer l'affaire. Entre prêts auprès de la Sweet Bank et démarches administratives pour officialiser R&Q Détectives Privés, cela n'a pas été de tout repos. J'arrive auprès de mon collègue et frère, lui posant son arme sur le comptoir, il le prend et me tend mon Sandwich emballé dans de l'aluminium :

« Jambon, œufs et cornichons comme d'habitude !»

Il me dit cela comme si c'était un reproche et me fait un sourire idiot que je lui rend en lui marchant sur le pied. Je me satisfais du petit cri de douleur aigu sortant de sa bouche, me tourne vers Greg et lui dit en le saluant de loin :

« Merci pour le sandwich Gregounet, mets-le sur la note. On te règle ça au plus vite !

- Ouais c'est ça, comme d'habitude quoi ! » Dit le patron, sur le ton du reproche lui aussi.

C'est pas vrai, ils se sont passés le mot ou quoi ? Je me dis que c'est tout à fait probable en voyant le sourire satisfait sur le visage de Quint.

Nous marchons dans les rues de Sweet Town en mangeant nos sandwichs. Le soleil tape plutôt fort, on aurait dû penser à pendre à boire. Heureusement, nous ne marcherons pas longtemps. Nous arrivons aux abreuvoirs et mangeoires où nous avions laissés nos chevaux. Ces bêtes sont le moyen de transport le moins onéreux et le plus efficace qui soit. Les véhicules motorisés sont bien plus chers à l'achat et à l'entretien. Ils sont réservés aux plus riches. Ainsi, à cheval, nous pouvons aller et venir sur les routes comme sur les trottoirs, pour les quartiers qui en ont, sans encombres. Il est également possible de prendre un train, pour atteindre les différentes villes. Les chemins ferroviaires ayant été mis en place il y a six ans, c'est assez récent comme moyen de transport. Les gens ne sont pas rassurés et je les comprends. Certains de ces engins vont à trois cent kilomètre heure. De quoi défriser un chauve ! D'ailleurs, si je ne me trompe pas, nos véhicules sont inspirés de ceux de l'ancienne civilisation grâce aux nombreux documents laissés par celle-ci. Nous nous mettons en selles. Salt et Pepper avancent au pas. Mon fidèle destrier est blanc comme la neige et celui de Quint est noir avec des tâches grises. Je pense que nous avons bien choisi leurs noms.

« Tu sais, si cette affaire nous rapporte assez de Tollenbucks, on pourrait commencer à économiser pour acheter ou au moins louer une maison. On aurait notre chez nous et surtout un réel cabinet de Détectives.

- T'as raison mon petit Quinty. Le problème, c'est qu'on a pas tant de boulot que ça et que nous devons rembourser Greg... Et la Sweet Bank pour les prêts qui nous ont servi à acheter nos chevaux, entre autres.

- Alors faisons-en un autre ! On serait beaucoup plus crédibles. Regarde-nous, on dort à l'hôtel. C'est pas pro du tout.

- On verra, Quint. On verra. »

C'est pas bête ce qu'il me dit là. Seulement, on croule déjà sous les dettes. Peut-être devrions-nous faire des petits boulots entre deux affaires. Juste histoire de rajouter un peu de beurre dans les nouilles. Je regarde le ciel qui est dégagé, respire profondément et en regardant autour de moi, je m'aperçois que les rues sont moins vides. La pause déjeuner est terminée, les Sweeters retournent travailler... Nous aussi. Les rues sont très poussiéreuses et les routes, si l'on peut appeler cela des routes, sont toutes cabossées. Seule la Night Street et le quartier des affaires ont de belles voiries. Nous progressons lentement dans les différentes rues. Notre destination est à environ une demi-heure de là.

Je ne me  lasserai jamais de Sweet Town. Cette ville me fascine, tant par son agitation que par le calme plat qui peut y régner par moments. Ce qui me plaît le plus, c'est là diversité de ses habitants: Les travailleurs, les mendiants, les jeunes qui font de la musique ou qui traînent les rues. Certains font même partie de bandes. Il y en a de toutes sortes : Les mecs qui se la joue gangsters en vivant du trafic de drogue d'autres sont plus des "durs à cuire" et se contentent de chercher la castagne un peu partout et en profitent pour voler les gens. Ils ne se font pas tous attraper. Pour cela, il faudrait que les victimes viennent nous engager. Chaque bande a un nom, un code vestimentaire et une hiérarchie. C'est étonnant de voir à quel point ils sont organisés. Les plus célèbres et pourtant insaisissables sont "The Salesmen". Ils sont tellement bien organisés que tout ce que nous savons est qu'ils sont des trafiquants d'armes. C'est une légende en somme, mais je suis persuadé qu'ils existent et qu'on trouvera des preuves un jour ou l'autre.

Nous voilà enfin arrivé à Ammo&Cie. Je répère immédiatement les mangeoires à cheveux placées à l'ombre. Nous y laissons Salt et Pepper.

« Allez fréro. Allons en apprendre plus sur Mr. Jordan.

- C'est parti ! »

La vache ! Cette usine est gigantesque. On risque de s'y perdre. Nous sommes à l'entrée. Je pousse la grande porte en bois  sur laquelle est gravé le nom de l'usine. Elle pèse une tonne, je n'arrive pas à l'ouvrir. Elle n'a pas bougé d'un centimètre !

« Tu veux un coup de main, mauviette ?
- Arrête de te moquer et pousse, toi aussi ! »

Je me concentre sur la porte et pousse de toute mes forces. Quint rit. Je reçois une tape sur l'épaule et je vois cet idiot de Traliumien qui, en souriant, déplace lentement sa main vers le mur. Cette mimine bleutée vient s'échouer sur un bouton sous lequel on peut lire "ouverture de la porte".  Je rougis de honte et de colère et ouvre enfin cette foutue porte. Nous entrons dans le hall. La déco est simple. Je m'attendais à mieux. Le parquet est magnifique ceci dit. Derrière la première porte à droite se trouve le secrétariat. Quitum toque. Une voix féminine nous dit d'entrer, classique. La porte s'ouvre dans un grincement et un couinement à en faire tomber les dents. J'ai alors droit a une vue médiocre sur le bureau modeste de la secrétaire blonde, rondouillette, coiffée d'une queue de cheval. Nous la gratifions d'un bonjour synchronisé qu'elle nous renvoie en souriant. Le spectacle de sa bouche, dont les quelques dents restantes sont d'un coloris jaunes tacheté de marron, me font passer l'envie de l'inviter à dîner.

« J'peux vous aider m'sieurs ? Dit-elle, reniflant comme un goret.

- Je me présente, Quintum Brown et voici mon frère, Richard. Nous sommes Détectives Privés et notre enquête nous a mené ici. Pouvons-nous voir votre patron ?

- Nan, ch'suis désolée,  M'sieur Booker m'a d'mandé d'le déranger sous aucun précepte. »

C'est pas vrai. On va devoir se montrer sympa avec cette mégère pour réussir à voir son boss.

« Écoutez-moi ma belle... C'est quoi votre petit nom ?

- Carry, dit-elle en montrant ses magnifiques quenottes.

- Très bien, jolie... Carry. Si nous sommes ici, c'est que c'est important. Un des employés de l'usine a disparu depuis une semaine. Sa femme nous a chargé de le retrouver et...

- Qui qui a disparu ?  M'interrompt-elle.

- Rick Jordan, madame. Vous devez faire un effort pour nous aider, dit Quinty, au bord du rire.

- 'tendez... Ricky a disparu ?  Y'est arrivé quéque chose de grave ? » Bredouille-t-elle.

Je regarde Quintum et, à son expression, je vois qu'il a remarqué lui aussi. Je reprends.

« Ricky ? Vous étiez proches ? Insinué-je.

- Euh, ouais. On peut dire ça. Y'était chentil 'vec moi. C'pas l'cas de tous ici.

- Ça fait quand même une semaine qu'il a disparu, Carry. Vous ne vous en êtes pas rendue compte avant ? »

Quint marque un point sur ce coup.

« J'le vois pas si souvent qu'ça. Nos honoraires sont différents. D'habitude, on s'croisse en milieu de s'maine, mais y peut passer plusieurs s'maines sans que j'le vois. »

J'imagine que par honoraires, elle parlait des horaires.

« Quand l'avez-vous vu pour la dernière fois ? Je lui demande, curieux.

- J'l'ai vu Jeudi de l's'maine passée. On a discuté un peu et y est parti.

- Il allait bien, selon vous ?

- Ouais. Y'était pareil que  d'habitude. J'sais juste qu'y sortait l'soir 'vec John et Kenny. J'sais rien d'autre, promis.

- On doit à tout prix parler à ces personnes. Ils sont sans doute les derniers à l'avoir vu et notre unique chance de comprendre où est passé Mr. Jordan. Et pour ça, il nous faut l'accord du patron,  m'expose Quinty.

- Carry, vous comprenez pourquoi nous devons voir Mr. Booker ? S'il vous plaît, rendez-moi ce service et je vous rendrai la pareille, dis-je en lui montrant mon plus beau sourire.

Elle glousse et renifle à nouveau.

- OK. L'boss va m'detester, mais j'le fais pour Ricky et pour  vot' sourire, beau rouquin. Suivez-moi.»

Elle se lève en faisant grincer sa chaise dans un vacarme terrible et emboîte le pas. Nous la précédons. Je regarde mon frangin qui me félicite d'un hochement de tête. Je fais de même. La blondinette nous amène au bout du couloir. Arrivés devant la dernière porte ornée d'un gigantesque "B", Carry prend un instant pour réajuster son chemisier débordant de chair et toque doucement trois fois. Un " QUOI ?!!"  roque et agressif se fait entendre. La secrétaire ouvre délicatement la porte, met un pied en avant et dit :

- M'sieur Booker, deux Détectives sont là. Y disent qu'y veulent vous parler. C't'à propos de M'sieur Jordan et d'sa disparition.

- Quoi ?! Je vous ai dit de ne pas me déranger et sous aucun prétexte. En plus de ce problème de diction, voilà que votre audition est touchée...

Cet enragé ne me plaît pas. Ça va pas être de la tarte.

- j'suis désolée M'sieur...»

Cet enfoiré continue d'insulter cette pauvre femme et nous ignore carrément. Je pose délicatement ma main sur l'épaule charnue de l'édentée et prends la parole :

« Merci Carry. Vous pouvez partir. Je prends le relais. »

Je m'avance dans le bureau de ce fumier et constate qu'à côté du secrétariat, c'est le grand luxe. Super bureau, siège confortable et même un minibar. Quintum se tient à ma gauche. Nous sommes face à un homme ayant plus de 40 ans, une calvitie au sommet du crâne, des petites Lunettes rondes et un nez défiant les lois de la nature. Quel spectacle ! Ce type se pavane sur son siège à quatre cent Tollenbucks, et en costard en plus ! Je dirais bien que c'est un veinard, mais porter un costard par cette chaleur, sans même ouvrir la fenêtre doit être atroce. J'admire cependant la totale absence de sueur.

« Bonjour Mr. Booker. Comme vous devez vous en doutez, nous sommes ici pour une enquête et non pour vous écouter gueuler sur votre secrétaire. Aussi, nous ferons vite et n'abuserons pas de votre précieux temps, lui envoyé-je en pleine face, mais laissez-moi au moins nous présenter : Je suis Richard Brown et voici mon frère et associé Quintum...

- J'en ai rien à faire de qui vous êtes. Je veux juste qu'on me foute la paix aujourd'hui, alors par pitié abrégez mes souffrances et venez-en au fait. Il s'agit de ce bon à rien de Jordan, c'est ça ?

- Oui, il a disparu et...

- Ça je le sais, merci ! Ça fait quatre jours que cet empaffé ne vient pas travailler. Je lui ai envoyé une lettre de licenciement aujourd'hui même. C'est pas la première fois qu'il me fait le coup alors, ras-le-bol !

- Comment ça ? Demande Quinty

- Bah oui, Duglant et Dugland¹ !  Ça fait la troisième fois qu'il ne vient pas bosser plusieurs jours d'affilés. Alors je l'ai viré. C'est aussi simple que ça ! S'écrie-t-il, satisfait de lui-même.

- Vous savez pourquoi il ne vient pas travailler ? Demandé-je.

- J'en sais foutrement rien, moi ! Il m'a dit qu'il était soit-disant malade les deux dernières fois. Du pipeau, oui !

- Eh bien, Mr. Booker, cette fois-ci, c'est pas du vent. Sinon, on ne serait pas là. Rétorqué-je.

- Oui, et sa compagne ne nous aurait pas non plus engagés pour le retrouver, ajoute mon acolyte.

- Soit. Je m'en contre-fous de toute manière. J'ai perdu assez d'argent à cause de ses absences et assez de temps à cause de votre présence. Alors si c'est tout ce qu'il vous faut, vous pouvez partir.

- En fait, on aurait besoin de votre accord pour interroger deux de vos employés : John et Kenny, dit Quint, avec retenue.

- Faites comme bon vous semble ! De toute façon, la pause des ouvriers n'est pas encore finie. Maintenant, fichez-moi le camp ! Dit-il, agacé.

- Une dernière chose : par où on doit passer pour aller les voir ? Quémandé-je.

- Vous le faites exprès pour me mettre en rogne, c'est ça ? Les gars prennent leurs pauses au réfectoire. C'est le bâtiment bleu et blanc sur la gauche en sortant. »

Quintum le remercie d'avoir répondu à nos questions, moi non. J'aime pas ce mec. C'est un con. Nous sortons du bureau et traversons le couloir. Juste avant d'atteindre la porte d'entrée, un grincement se fait entendre derrière nous. Je me retourne et vois débouler la grosse Carry qui s'écrit :

« 'Tendez M'sieur Brone ! »

Elle me tend un post-it et me bégaye, rouge comme une tomate :

« Z'avez été chentil avec moi j'voudrais vous r'merciez en vous payant un verre samedi soir à c't'adresse.

- Ce sera avec plaisir Carry. Je viendrai pour 20h. Ça vous va ?

- Ça marche, beau gosse », conclut-elle en gloussant et reniflant, encore une fois.

Elle a peut-être une mauvaise dentition, mais elle est sympa au final. Et puis un verre gratis, cela ne se refuse pas. À peine sortis, Quint me met un coup de coude et me dit en ricanant :

«Bien joué, Mister Seductor² !

— Arrête un peu, sale mioche ! »

Il rit encore plus fort. Je le laisse donc passer devant et, en guise de vengeance, je marche sur ses talons. Il rira moins quand il perdra une de ses pompes et que ses pieds le feront souffrir, piqués par la caillasse dont le sol est revêtu. Par miracle cette méthode est efficace. Le bleu se retrouve à sautiller à cloche-pied, le regard plein de haine. Finie la rigolade. Je le laisse se rechausser et même s'appuyer sur moi pour garder l'équilibre. Je ne suis pas un salaud.

« Allez, frérot, on a du boulot », dis-je en le poussant avec mon avant-bras.

Il perd l'équilibre et sourit comme un idiot. Sans doute cela lui rappelle-t-il des souvenirs d'enfance. Nous approchons du réfectoire et plus la distance nous séparant de celui-ci diminue, plus un brouhaha de rire et de bla bla se fait entendre. Ils ont l'air de bien s'amuser là-dedans. Je suis curieux de voir ce qu'il y a de si drôle. Je presse le pas vers la porte grande ouverte. Je jette un œil derrière. Quinty n'a pas l'air pressé d'y arriver. Sans doute à cause de son ouïe trop sensible.

À l'intérieur, l'attention de la quinzaine de bruyants mâles est portée vers un homme qui s'adonne à une série de roulades et autres galipettes. J'imaginais plus amusant. Bizarrement, j'imaginais également une sorte de cantine mais c'est juste un endroit où les travailleurs mangent. Ils apportent certainement leur propre repas. En regardant un peu plus attentivement, je m'aperçois que le cascadeur du dimanche suit un parcours précis : tous les trois mètres environ, il y a un verre d'alcool. Le but du jeu serait donc de rouler et de boire les verres en allant. J'observe, en me faisant discret. Le type est à mi-chemin et il peine à faire de nouvelles pirouettes. Il en rate une et ses jambes claquent sur le parquet. Je pense qu'il va abandonner d'ici peu. Le suspense se fait sentir dans la pièce. Je suis tendu aussi. Le courageux buveur se redresse et boit le verre, enchaîne la suivante et boit encore. Son public est en ébullition. Le peut-être futur vainqueur est à trois verres de la victoire. Il se concentre, se lance et foire complètement. Son pied  a renversé le verre. La mini foule hurle. Je peux admirer deux types de réactions : Certains semble célébrer une victoire et d'autres sont mécontents. S'en suit des " t'es nul" et des " j'te l'avais dit ! Aboule les Tollenbucks !" Je vois... Des paris ont été pris. C'est fascinant. J'aurais bien parié moi aussi. Si seulement j'étais arrivé plus tôt.

Le jeu est terminé et le calme est revenu. Quint me rejoint, enfin. Je m'avance vers le premier gars que je vois et lui demande où on peut trouver John et Kenny.

« Bah John, c'est l'gars allongé là bas et qui m'a fait perdre du fric ! Sinon pour Kenny, j'crois bien qu'il est parti pisser et fumer une clope. Pourquoi vous voulez les voir ?

- Nous sommes Détectives Privés et ils pourraient nous aider dans notre enquête, explique Quint.

- Ah, d'accord. Par contre, si vous avez vu c'qui s'est passé ici, dites rien au boss. C'est un vrai con.

- Ne vous en faites pas mon vieux. On a eu affaire à lui et, en effet, c'est une vraie tête de nœud. » Rétorqué-je sympathiquement.

Le gars semble rassuré. Aussi nous le laissons et nous dirigeons vers John au bois dormant³. Je suis surpris que nous ayons en fait droit au John réveillé. Il est simplement resté allongé, les yeux grand ouverts et haletant, cherchant son souffle. Il a un physique quelconque : Brun, cheveux courts, barbe de cinq jours, yeux marrons, visage assez rond et pourtant maigre comme un clou. Quint et moi nous penchons au-dessus de lui. Ses yeux écarquillés réagissent à l'ombre que nous lui faisons. Il inspire profondément et dit, complètement essoufflé :

« Un Traliumien pale et blond ? Et un rouqemoute ?! On aura tout vu. Qu'est-ce que vous m'voulez ? »

Quintum nous introduit et explique la raison de notre présence comme il aime le faire et j'ajoute :

« Vous avez quelques minutes pour nous ? »

John prend son élan et se dresse d'un coup sur ses jambes avant de tituber et de se s'appuyer sur une table. Il s'assoit et nous invite à faire de même. Il lâche alors un rot que je qualifierais de magistral avant de parler :

« Des détectives, hein ? Alors comme ça Rick a disparu... Merde...

- D'après nos sources, il était sorti avec Kenny et vous Jeudi dernier. Vous nous racontez ce qu'il s'est passé ?

- Euh... Ouais, si vous voulez. Pour une fois on est sorti qu'un seul soir. C'est la fin de mois et c'est plus difficile de s'éclater sur plusieurs jours. Comme souvent on est allé faire le tour des bars de Night Street... On a beaucoup bu. J'ai des trous dans la soirée, je ne sais pas quoi vous dire. C'était une soirée banale.
- Il s'est forcément passé quelque chose de particulier, non ? Faites un effort. Réfléchissez !
- Ouais, OK... »

Il se concentre quelques instants avant de reprendre,

« Ouais, voilà. Dans le dernier bar qu'on était, on a fait une partie de poker avec d'autres types. On s'entendait bien avec eux. Mais, vous savez, quand on se fait plumer ça devient tout d'suite plus tendu.
- Ce n'était donc pas une partie pour du beurre ?
- Ah, ça, non ! Il nous avait littéralement ruinés...
- Qu'est-ce que vous avez fait du coup ?
- Rien. Mais attendez j'ai pas fini. Kenny et moi étions à sec et il restait plus que Ricky face aux deux autres. Ben, vous allez pas m'croire mais il les a carrément séchés. En trois mains, les autres glandus se sont fait avoir. Notre héro du soir avait alors récupérer nos chers Tollenbucks et ceux des autres.

- Un véritable coup de poker, lancé-je avec enthousiasme.

- C'est ça ! Les gars étaient verts ! J'avais jamais vu ça, jamais.

- Justement, ils se sont montrés agressifs ? Enquête Quinty.

- Bah ça s'voyait que les mecs en avaient gros sur la patate et ils commençaient à insulter Riri. Mais dans son infinie bonté, il leur a dit que ça ne servait à rien de s'énerver, que c'était le jeu et tout... Alors pour se faire faire pardonner de les avoir privés de leur pognon, il leur a payé une tournée. Ça les a calmés. Enfin je crois. En y repensant ces abrutis lui en voulaient certainement encore... Vous pensez que ça aurait un rapport avec sa disparition ?

- On n'en sait rien du tout, mais c'est possible. Nous devons absolument tout vérifier pour le savoir. Répond Quint.

- Vous pouvez nous dire dans quel bar ça s'est passé et les noms des deux gaillards que Mr. Jordan a plumé ?

- Bien sûr. Alors, le bar c'est  Le Chester Pub et j'ai pas les noms des gars mais il se f'saient appelés "B" et "L" . Allez savoir pourquoi !

- Très bien John. Si vous avez rien d'autre à ajouter, nous devons aussi voir votre collègue Kenny, vous savez ou il est ? Demandé-je.

Il regarde autour de lui et fini par nous montrer du doigt un homme qui marche entre les tables.

- C'est lui. Il vient juste de revenir. Il devait être aux chiottes. Ah, et Ricky nous a aussi rendu notre argent en partant du bar. J'espère que vous allez le retrouver, c'est vraiment un chouette gars !

- Merci John, nous ferons de notre mieux », dit-on presque synchronisés.

Il ne nous reste plus qu'à interroger Kenny pour vérifier la version de l'histoire que nous a raconté son collègue et on en aura fini avec cet endroit. Nous arrivons dans le dos d'un homme assez très grand ayant la quarantaine et taillé comme une barique. Je l'interpelle gentillement d'une tape, du bout de mon index sur son épaule haut-perchée. Le géant se retourne, nous fait les gros yeux. Je ne me démonte pas et demande d'une voix ferme :

« Vous êtes Kenny ?

- Oui, c'est moi », nous répond-il, la voix complètement tordue et enrouée.

Choqué et surpris d'entendre cette intonation d'ado en train de muer,  je poursuis :

« Nous... Nous sommes Détectives. Nous enquêtons sur la disparition de Rick Jordan.

- Vous auriez une minute pour nous raconter votre soirée de Jeudi ?

- Une minute, pas plus. J'ai mal à la gorge. J'ai dormi sans couverture cette nuit pensant qu'il faisait bien trop chaud... Ben, il faisait pas trop chaud...» Explique l'enrhumé.

Nous écoutons son histoire. Il nous raconte la même chose à peu de choses près. Il évoque cependant un fait supplémentaire intéressant : Rick lui aurait dit, avant qu'ils ne se séparent pour rentrer qu'il allait au casino jouer de sa chance pour faire fortune. Nous le remercions pour la minute douloureuse qu'il vient de passer et regagnons nos chevaux. Il ne nous reste plus qu'à bouger jusqu'au Chester Pub et au seul casino de la ville.



¹Duglant et Dugland : Titre d'un roman écrit par Patrick Tyler et est paru en 2192. On y suit les aventures de Duglant et Dugland, deux policiers complétèrent caves. Ce roman est très populaire et s'est très bien vendu.

²Mister Seductor² :  Autre Roman du même auteur racontant l'histoire de Mister Seductor, un homme qui drague tout ce qui bouge.

³Au bois dormant : Fait référence à une vieille histoire datant de bien avant l'ancienne civilisation. Certains écrits ont été retrouvés. Seuls quelques rares passionnés d'Histoire connaissent son existence.



relecture de Scrat:
 

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Écrre et être lu, c'est se devoiler au reste du monde.
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MessageSujet: Re: Richard Brown   Ven 13 Mai - 14:09

Hei Tôle !
Ta dernière partie est toujours syma.
On découvre petit à petit qui sont les Traliunien, c'est intéressant.
Il y a des oassages qui sont un peu incohérents je trouve. Par exemple la réaction des travailleurs quand ils apprennent que Q et R sont des détectives.
Bonne continuation !

Adélaïde Antès
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MessageSujet: Re: Richard Brown   Sam 14 Mai - 21:45

@Tôle a écrit:
Prologue Commençons avec le prologue.

Je m'en souviens comme si c'était hier. Dommage de commencer un roman par un lieu commun. ça fait assez roman de gare. J'avais 6 Tu peux mettre en toutes lettres. Pas de grande différence, ça fait plus roman on va dire (Et c'est un peu débile mais bon) ans la première fois où je l'ai vu. Cet être qui m'avait l'air si étrange.

« Ce petit garçon n'est pas tout à fait humain , La virgule doit être collée au mot d'avant et suivie d'un espace Richard. Mais il reste une personne. Tu ne dois pas avoir peur de lui et encore moins être méchant envers lui.

- Pourquoi il n'est pas tout à fait humain, Maman Majuscule à transformer en minuscule, à moins que le nom de la mère ne soit Maman. ?

- Parce que son papa était un humain et sa Maman Celle-ci aussi. était une Traliumienne. Mais Tu Les majuscules pour un pronom personnel s'appliquent généralement à des entités divines. Alors à un petit garçon ? es encore petit pour bien comprendre tout ce que ça implique. Je te demande juste d'être gentil avec lui. Est-ce que tu comprends, Richard ?

- Oui, Maman. Pourquoi est-ce qu'il vient à la maison sans sa maman ni son papa ?

- Ses parents ont dû partir quelques temps. En attendant, il va rester chez nous et c'est pour ça que tu dois être gentil. Considère-le comme ton petit frère. Il s'appelle Quintum. »

Ce petit Métis que seule la peau bleue pâle et les yeux entièrement noirs pouvaient nous différenciés, n'est jamais reparti de chez nous. Cette phrase ne me paraît pas correcte. ça doit venir du que et de l'imparfait, voici une proposition de correction : "Ce petit métis dont seule la peau bleue pâle et les yeux entièrement noirs nous différenciaient n'est jamais parti de chez nous". Pourquoi parti ? Parce que reparti implique qu'il devrait déjà être parti une première fois. J'ai appris quelques mois plus tard que mes parents l'avaient en fait adopté suite au décès de ses parents. Avant d'arriver au collège je ne comprenais pas bien ce qu'était un Traliumien. Pour moi, ces êtres sont étaient des personnes comme les autres. Quoi de plus normal pour quelqu'un qui vit avec un Traliumien ? Enfin bref Formulation entrée dans le langage quotidien, mais qui n'honore pas vraiment notre jolie langue Française. Supprime-la., en 4ème En lettres aussi s'il-te-plaît, nous avons vu en cours d'histoire d'où venaient ces êtres ressemblants tant aux Humains.

« En l'an 2084 Tu peux conserver ce nombre, une terrible guerre  a éclaté. La planète entière  était en conflit. Nos prédécesseurs n'ont pas pu empêcher, ni les assauts militaires, ni les guerres civiles Deux négations ? Ouille. C'est soit "n'ont pas pu empêcher les assauts militaires, les guerres civiles" soit "n'ont pu empêcher ni les assauts militaires, ni les guerres civiles" et encore moins l'annihilation complète de certains peuples = génocides suite à l'utilisation d'armes biologiques. Pendant quarante ans Il manque une virgule là les humains se sont entre-tués. Autant vous dire, les enfants, qu'à la fin il ne restait que très peu de survivants. À l'époque Il manque une virgule ici nous étions neuf milliards d'êtres humains et à la fin des  conflits, quand les derniers survivants ne voulaient plus se battre et surtout qu'après Supprime le qu' que tous les dirigeants se sont fait assassinés Gros problème de temps sur cette phrase, surtout sur "se sont fait assassinés" qui tranche avec le reste. Aient été assassinés irait mieux pour commencer., il ne restait plus que quatre cent mille personnes encore vivantes. Mais ce n'est pas tout, les mioches Mioche = péjoratif. Un peu condescendant de la part d'un simple prof faisant son boulot . Comme vous le savez, il existe des êtres “ non-humains ” et qui vivent parmi nous. Nous les appelons Traliumiens. Pour faire court, ce sont à la base, Supprime à la base et la virgule des extraterrestres venus d'une planète lointaine nommé nommée Tralium. Ils sont arrivés au nombre de deux cent mille, dix ans après la fin des conflits et étaient Là, faudrait plutôt mettre sont pour la concordance des temps totalement pacifistes. En plus, Supprime le En plus et la virgule, un prof ne s'exprime pas ainsi. ils sont venus avec des tas de technologies et de nourriture comestibles pour les humains. Ce qui nous a été d'une grande aide pour nous reconstruire. Ces Traliumiens fuyaient la destruction de leur planète et ont eu la chance d'arriver sur Terre bien avant d'être à court de vivres...»

J'écoutais attentivement ma professeur d'histoire mais pour moi, qui n'avait que treize ans, j'avais du mal à croire qu'une telle violence puisse être possible et pourtant Encore une fois, temps qui n'entrent pas en harmonie ... Nous sommes maintenant en 2204 et les Traliumiens sont victimes de racisme. D'après moi, c'est parce qu'à l'époque où j'allais encore à l'école, les Humains et les Traliumiens n'étaient pas mélangés avant le lycée. Aujourd'hui Il manque une virgule nos nouveaux dirigeants qui qui et sont dispensables, préfère-leur une simple virgule sont une poignée d'hommes et de femmes, Humains et Traliumiens, que nous avons élus ça coule de source, à enlever pour ne pas alourdir la phrase , ont décidé que les écoles seront mixtes.

J'ai aujourd'hui trente-deux ans et bien que Quintum et moi n'avons pas été ensemble à l'école, nous nous sommes toujours protégés l'un l'autre. Nos parents nous ont toujours aidé et laissé le choix de notre orientation. Très peu de personnes peuvent se vanter d'avoir eu des parents ouverts d'esprit comme les nôtres.

Quintum et moi étions et sommes toujours passionnés d'Histoire et au fil des années de lycée, c'est en comprenant comment fonctionnait le monde avant nous, que nous avons trouver trouvénotre voie : Apparemment, jusqu'en 2084, nous avions la police qui était là pour régler les problèmes d'ordre. Et dans cette police il y avait des inspecteurs chargés d'enquêter et de retrouver les coupables de certains crimes. Aujourd'hui Tous ces aujourd'hui s'ajoutent les uns aux autres et ennuient le lecteur , nos forces de l'ordre ne sont entraînées que pour l'arrestation plus ou moins musclée de criminels pris en flagrant délit. Les crimes sans témoins restant impunis. C'est là que mon frère et moi intervenons. Nous sommes devenus ce qui nous semblait être le plus proche d'inspecteur de police : Nous sommes détectives privés et associés. Pas de majuscules après un double-point. Bon et bien, que dire ... Sinon que j'ai aimé ce prologue. Le gros bémol, c'est l'écriture trop orale, avec des groupes non-verbaux comme enfin bref en début de phrase et des indications de temps trop nombreuses. A part ça, ça passe crème. Prends en compte mes remarques et ton texte ne s'en portera que mieux ! Je m'attaque aux chapitres suivants puisque ce début m'a plu.
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Richard Brown
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