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 Le jour où ma mort a commencé. [C]

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Lou

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Féminin Cancer Messages : 19
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MessageSujet: Le jour où ma mort a commencé. [C]   Jeu 28 Avr - 14:08

Le jour où ma mort a commencé.

L’hiver se réveillait, le vent, la neige, le froid.
Mon corps pris de tremblements, incontrôlables, inconsolables.
Et l’horloge de mon cœur qui s’affole.
Le temps s’étire, mes organes se durcissent.
Dans mon regard le noir, la peur et ce tourbillon de larmes.
J’ai peur et si demain ne venait pas.
Si le bonheur, se languissant de m’attendre, partait pour de plus doux rivages.
Sans moi, abandonnant mon cœur sur le bord de cette route déserte.
Et ce silence assourdissant qui emplit mes poumons.
Ce silence tenace qui enlace mon corps devenu froid.
Tuer cette enfant effrayée que ne peut pas grandir.
Asphyxier ce corps que l’on déteste.
Oublier ces sourires empruntés, ces rires fantomatiques qui ne lui ont jamais appartenu.
Rayer de mon histoire cette petite fille qui souffre et ne le sait même pas.
Cette petite fille qui pleure de l’intérieur et qui laisse ses secrets ronger ses os, brûler sa peau, détruire ses rêves.
Mais est-ce réellement la faute de cette petite blonde ?
Peut être n’ai-je simplement pas su l’aider, sûrement.
Je l’ai regardée s’enfoncer, s’égarer, se meurtrir, s’oublier.
Aujourd’hui, le visage et les mains en sang, elle pleure à genoux et prie, supplie cette main qu’on ne lui tend pas, que je ne lui tends pas.
Je lui offre ces blessures comme seul remède.
Je l’observe, impassible, immobile.
Ces larmes à peines dissimulées dans ces mots que je lui assène.
Je la laisse crever lentement mais sûrement.
je la condamne, la pousse un peu plus loin dans cette forêt d’émotions, un peu plus loin dans sa douleur.
Je sais qu’elle ne reviendra pas.
Je ne veux pas qu’elle revienne.
Je veux la perdre à jamais.

Ce qu’elle ne sait pas, c’est qu’en la poussant ainsi je la sauve d’une vie entière étriquée dans un manteau d’acier.
Elle ne grandira pas mais ses souffrances non plus.
J’ai laissé ma vie se poursuivre sans moi/
J’ai tant bien que mal voulu laisser pousser mes ailes.
Mais trop faible pour les supporter, elles se sont brisées.
Ce corps si frêle déchu, s’est écrasé sur le bitume.
Visage et mains rougis par le sang, encore, toujours?
Regard voilé par la honte.
Ce corps, replié sur lui même, n’existe plus.
Simple boule de chair inerte.
Plus rien ne la touche, ni la pluie glaciale, ni ce soleil brûlant.
Le sang se mêlant aux larmes, l’enveloppe et la berce.

Pour ton bien mon enfant.
Pour te sauver.
Parce que je t’ai aimé sans savoir te protéger.
Je te cache aujourd’hui.
Je renonce à toi, à moi, à nous et à cette vie qui nous détruira.
Tu resteras à jamais ces petits yeux bleus qui découvrent la mer.
Ce sourire qui apprivoise l’autre avec malice.
Ces cheveux blonds, si fins, qui flottent dans le vent.
Je nous dis Adieu.
En espérant que tu comprennes ce dont je veux nous préserver.
A toi que j’aime, à moi que je haie tant.
Je nous libère enfin.
Vole, vole, déploie tes ailes de soie blanches.
Échappe-toi et ne te retourne pas.

Je me laisse mourir pour te laisser une chance dans cette éternité...

27 Septembre 2015

relecture de Scrat:
 


Dernière édition par Adélaïde Antès le Ven 29 Avr - 10:32, édité 1 fois (Raison : juste : il était pris de tremblements, et il prit un gâteau. prit --> pris)
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La Lapine Cornue
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MessageSujet: Re: Le jour où ma mort a commencé. [C]   Jeu 28 Avr - 15:54

COUCOUUUU
Commentaire détaillé Vent



Le jour où ma mort a commencé.


L’hiver se réveillait, le vent, la neige, le froid.
Mon corps prit de tremblements, incontrôlables, inconsolables.
Et l’horloge de mon cœur qui s’affole.
Le temps s’étire, mes organes se durcissent.
Dans mon regard le noir, la peur et ce tourbillon de larmes.

J’ai peur et si demain ne venait pas.  Bien, mais c'est chelou comme phrase, peut-être faudrait-il quelque chose pour séparer la description "j'ai peur" de ses pensées "et si demain ne venait pas", ça peut être une virgule, un point-virgule, ou des guillemets, ou juste un italique... là c'est un peu abrupt pour le lecteur, c'est dommage ! :(
Si le bonheur, se languissant de m’attendre, partait pour de plus doux rivages.
Sans moi, abandonnant mon cœur sur le bord de cette route déserte.
Et ce silence assourdissant qui emplie mes poumons.
Ce silence tenace qui enlace mon corps devenu froid.
Tuer cette enfant effrayée que ne peut pas grandir.
Asphyxier ce corps que l’on déteste.
Oublier ces sourires empruntés, ces rires fantomatiques qui ne lui ont jamais appartenu.
Rayer de mon histoire cette petite fille qui souffre et ne le sait même pas.
Cette petite fille qui pleure de l’intérieur et qui laisse ses secrets ronger ses os, brûler sa peau, détruire ses rêves.
Ce passage est magnifique, et me fait remonter de vieux souvenirs en mémoire...
Mais est-ce réellement la faute de cette petite blonde ?
Peut être n’ai-je simplement pas su l’aider, sûrement.
Je l’ai regardée s’enfoncer, s’égarer, se meurtrir, s’oublier.
Aujourd’hui, le visage et les mains en sang, elle pleure à genoux et prie, supplie cette main qu’on ne lui tend pas, que je ne lui tends pas.
Je lui offre ces blessures comme seul remède.
Je l’observe, impassible, immobile.
Ces larmes à peines dissimulées dans ces mots que je lui assène.
Je la laisse crever lentement mais sûrement.
je la condamne, la pousse un peu plus loin dans cette forêt d’émotions, un peu plus loin dans sa douleur.
Je sais qu’elle ne reviendra pas.
Je ne veux pas qu’elle revienne.
Je veux la perdre à jamais.


Ce qu’elle ne sait pas, c’est qu’en la poussant ainsi je la sauve d’une vie entière étriquée dans un manteau d’acier.
Elle ne grandira pas mais ses souffrances non plus.
J’ai laissé ma vie se poursuivre sans moi/
J’ai tant bien que mal voulu laisser pousser mes ailes.
Mais trop faible pour les supporter, elles se sont brisées.
Ce corps si frêle déchu, s’est écrasé sur le bitume.
Visage et mains rougis par le sang, encore, toujours?
Regard voilé par la honte.
Ce corps, replié sur lui même, n’existe plus.
Simple boule de chair inerte.
Plus rien ne la touche, ni la pluie glaciale, ni ce soleil brûlant.
Le sang se mêlant aux larmes, l’enveloppe et la berce.

Pour ton bien mon enfant.
Pour te sauver.
Parce que je t’ai aimé sans savoir te protéger.
Je te cache aujourd’hui.
Je renonce à toi, à moi, à nous et à cette vie qui nous détruira.
Tu resteras à jamais ces petits yeux bleus qui découvrent la mer.
Ce sourire qui apprivoise l’autre avec malice.
Ces cheveux blonds, si fins, qui flottent dans le vent.
Je nous dis Adieu.
En espérant que tu comprennes ce dont je veux nous préserver.
A toi que j’aime, à moi que je haie tant.
Je nous libère enfin.
Vole, vole, déploie tes ailes de soie blanches.
Échappe-toi et ne te retourne pas.

Je me laisse mourir pour te laisser une chance dans cette éternité...

27 Septembre 2015





MAIS C'EST HORRIBLE :ffmental:
Mais c'est vrai. Profond. Flippant. Et très, très bien écrit, plein d'une vraie douleur. (bah de toute manière t'as bien vu, y'a du vert partout x))
C'est un très beau texte, bravo... :calin:

------------------------------------------------------------------------------------------------
Je sais ce que je suis. Et je sais ce que je ne suis pas.
:corn3:
Je suis un chaos de rêves et de couleurs,
je suis un Cerf divin chimérique,
je suis une lapine en chocolat aux larmes caramel.
Et toi, qui es-tu ?

Fais un pas vers moi, j'en ferai un vers toi. Et peut-être un jour serons-nous face à face...

***
Cap' d'aller lire ?

→ Venez fouiller dans mes écrits... Y'en a pour tous les goûts ! :corn2:

.[/center]
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Invité



MessageSujet: Re: Le jour où ma mort a commencé. [C]   Jeu 28 Avr - 16:46

J'ai beaucoup aimé
(corne à tout dit^^)
Je t'ai mis en alerte de lecture :) (l'encadré blanc en haut)
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Lou

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MessageSujet: Re: Le jour où ma mort a commencé. [C]   Jeu 28 Avr - 20:46

Merci beaucoup beaucoup
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Vidrylee

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MessageSujet: Re: Le jour où ma mort a commencé. [C]   Jeu 28 Avr - 21:25

Bon alors j'ai beaucoup de choses à dire x)


Lou a écrit:
Le jour où ma mort a commencé.

L’hiver se réveillait, le vent, la neige, le froid.
Mon corps prit de tremblements, incontrôlables, inconsolables.
Et l’horloge de mon cœur qui s’affole.
Le temps s’étire, mes organes se durcissent.
Dans mon regard le noir, la peur et ce tourbillon de larmes.
J'adore vraiment c'est fort est très prenant ce début ! Bien ~
J’ai peur et si demain ne venait pas. MAGIQUE ! Juste magique c'est fort !
Si le bonheur, se languissant de m’attendre, partait pour de plus doux rivages.
Sans moi, abandonnant mon cœur sur le bord de cette route déserte. Je trouve ça dommage d'avoir mit le mot "déserte" je le trouve vide de sens.
Et ce silence assourdissant qui emplit mes poumons.
Ce silence tenace qui enlace mon corps devenu froid.
Tuer cette enfant effrayée que ne peut pas grandir.
Asphyxier ce corps que l’on déteste.
Oublier ces sourires empruntés, ces rires fantomatiques qui ne lui ont jamais appartenu.
Rayer de mon histoire cette petite fille qui souffre et ne le sait même pas.
Cette petite fille qui pleure de l’intérieur et qui laisse ses secrets ronger ses os, brûler sa peau, détruire ses rêves.

Mais est-ce réellement la faute de cette petite blonde ? Le blonde me gène, ça ramène le poème dans une certaine réalité... Dommage.
Peut être n’ai-je simplement pas su l’aider, sûrement.
Je l’ai regardée s’enfoncer, s’égarer, se meurtrir, s’oublier.
Aujourd’hui, le visage et les mains en sang, elle pleure à genoux et prie, supplie cette main qu’on ne lui tend pas, que je ne lui tends pas.
Je lui offre ces blessures comme seul remède.
Je l’observe, impassible, immobile.
Waouh c'est vraiment beau ça. 
Ces larmes à peines dissimulées dans ces mots que je lui assène.
Je la laisse crever lentement mais sûrement.
je la condamne, la pousse un peu plus loin dans cette forêt d’émotions, un peu plus loin dans sa douleur.
Je sais qu’elle ne reviendra pas.
Je ne veux pas qu’elle revienne.
Je veux la perdre à jamais.
J'ai un problème là ça me choque dans ma lecture après ce n'est peut être que moi x)

Ce qu’elle ne sait pas, c’est qu’en la poussant ainsi je la sauve d’une vie entière étriquée dans un manteau d’acier.
Elle ne grandira pas mais ses souffrances non plus.
J’ai laissé ma vie se poursuivre sans moi/
J’ai tant bien que mal voulu laisser pousser mes ailes.
Mais trop faible pour les supporter, elles se sont brisées.
J'aime ! C'est fort comme au début *^*
Ce corps si frêle déchu, s’est écrasé sur le bitume.
Visage et mains rougis par le sang, encore, toujours?
Regard voilé par la honte.
Ce corps, replié sur lui même, n’existe plus.
Simple boule de chair inerte.
Plus rien ne la touche, ni la pluie glaciale, ni ce soleil brûlant.
Le sang se mêlant aux larmes, l’enveloppe et la berce.
Je pense que tu devrais changer cette partie en rouge elle n'est pas assez expressive à mon goût. 

Pour ton bien mon enfant.
Pour te sauver.
Parce que je t’ai aimé sans savoir te protéger.
Je te cache aujourd’hui.

Je renonce à toi, à moi, à nous et à cette vie qui nous détruira.
Tu resteras à jamais ces petits yeux bleus qui découvrent la mer.
Ce sourire qui apprivoise l’autre avec malice.
Ces cheveux blonds, si fins, qui flottent dans le vent.
Je nous dis Adieu. Beau ! J'ai du mal à comprendre la majuscule pour mettre en valeur le mot. 
En espérant que tu comprennes ce dont je veux nous préserver.
A toi que j’aime, à moi que je haie tant.
Je nous libère enfin.
Vole, vole, déploie tes ailes de soie blanches.
Échappe-toi et ne te retourne pas.

Je me laisse mourir pour te laisser une chance dans cette éternité... C'est beau mais je reste un peu la toute bête ça manque de force pour une fin. 

27 Septembre 2015

relecture de Scrat:
 



Alors alors j'ai beaucoup aimée ton poème il y à des passages fort d'autres qui me gène. Mais sinon il est vraiment vraiment magique certaines phrases me touchent personnellement. J'aime ton style d'écriture c'est fluide est tout doux comme un nuage.

Un beau moment de poésie merci !
Au plaisir de découvrir tes autres écrits.

------------------------------------------------------------------------------------------------
"Voici plus de mille ans que sa douce folie
Murmure sa romance à la brise du soir."

A.Rimbaud.
1870, Ophélie.


Je suis mariée à la poésie
et surtout à Rimbaud.



En réalité je suis un chat tout fluff et tout rose. 
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Umi



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Date d'inscription : 22/10/2015

MessageSujet: Re: Le jour où ma mort a commencé. [C]   Dim 1 Mai - 11:31

Coucou !

J'ai plutôt aimé ton poème, je le trouve assez sympathique, même si le début m'a un peu rebuté à cause des énumérations, particulièrement sur le vers 1. "l'hiver s'éveillait, le vent, la neige, le froid"... Ici, n'aurait-il pas été plus juste de mettre l'Hiver, le vent, la neige et le froid s'éveillaient ? x)

Sinon, j'ai beaucoup aimé ce petit (énorme) côté mélancolique, tristounet qui se dégage de ton poème. En revanche, j'ai moins apprécié le côté "oh lol la vi mé c nul !"...

Comment ça je fais une vilaine caricature de kikoo ? AHDE

Non, plus sérieusement, j'ai eu l'impression de percevoir un petit côté hyper fataliste, limite moralisateur genre "la vie c'est mal"... J'avoue que même si je suis un poète mélancolique, ce côté fataliste m'a quelque peu "dérangé".

Autrement, j'ai bien aimé ! ^^
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Invité
Invité



MessageSujet: Re: Le jour où ma mort a commencé. [C]   Dim 1 Mai - 11:40

Mon premier commentaire, je te prie de m'excuser s'il est maladroit et/ou lacunaire. C'est parti !

Lou a écrit:
Le jour où ma mort a commencé.

L’hiver se réveillait, le vent, la neige, le froid.
Mon corps pris de tremblements, incontrôlables, inconsolables.
Et l’horloge de mon cœur qui s’affole.
Le temps s’étire Hmm, ça commence par une personnification de l'Hiver et un usage abstrait de la temporalité, ton poème s'annonce mélancolique, mes organes se durcissent.
Dans mon regard le noir, la peur et ce tourbillon de larmes.
J’ai peur et si demain ne venait pas J'affectionne les phrases hachées de ce genre..
Si le bonheur, se languissant de m’attendre, partait pour de plus doux rivages.
Sans moi, abandonnant mon cœur sur le bord de cette route déserte Hmmm ... C'est bien dommage que ton allusion aux doux rivages soit suivie de l'image d'une route déserte ... Pour le coup, je m'attendais à ce que ton cœur soit laissé sur une plage, une baie ou que sais-je..
Et ce silence assourdissant qui emplit mes poumons.
Ce silence tenace qui enlace mon corps devenu froid.
Tuer cette enfant effrayée que C'est qui, non ? ne peut pas grandir.
Asphyxier ce corps que l’on Le on vient un peu comme un cheveu sur la soupe, y aurait-il des entités supérieures qui jugent cette enfant tourmentée ? déteste.
Oublier ces sourires empruntés, ces rires fantomatiques qui ne lui ont jamais appartenu.
Rayer de mon Mais ... Le narrateur n'est pas la fille ? histoire cette petite fille qui souffre et ne le sait même pas.
Cette petite fille qui pleure de l’intérieur et qui laisse ses secrets ronger ses os, brûler sa peau, détruire ses rêves.
Mais est-ce réellement la faute de cette petite blonde ?
Peut être n’ai-je simplement pas su l’aider, sûrement.
Je l’ai regardée s’enfoncer, s’égarer, se meurtrir, s’oublier.
Aujourd’hui, le visage et les mains en sang, elle pleure à genoux et prie, supplie cette main qu’on ne lui tend pas, que je ne lui tends pas.
Je lui offre ces blessures comme seul remède.
Je l’observe, impassible, immobile.
Ces larmes à peines dissimulées dans ces mots que je lui assène.
Je la laisse crever lentement mais sûrement. Vu ton style, j'imagine que tu peux nous pondre autre chose que ce lieu commun qui fait retomber le soufflé :p
je la condamne, la pousse un peu plus loin dans cette forêt d’émotions, un peu plus loin dans sa douleur.
Je sais qu’elle ne reviendra pas.
Je ne veux pas qu’elle revienne.
Je veux la perdre à jamais. Première partie pas mal du tout ! Un peu de confusion dans mon esprit, mais la deuxième saura peut-être les faire disparaître.

Ce qu’elle ne sait pas, c’est qu’en la poussant ainsi je la sauve d’une vie entière étriquée dans un manteau d’acier.
Elle ne grandira pas mais ses souffrances non plus.
J’ai laissé ma vie se poursuivre sans moi/ Slash ?
J’ai tant bien que mal voulu laisser pousser mes ailes.
Mais trop faible pour les supporter, elles se sont brisées. Une aile qui se brise ... Faudrait qu'elle soit de pierre ! Est-ce l'image que tu t'étais imaginée ?
Ce corps si frêle déchu Déchu n'est pas un mot bien joli, et puis il revient à dire que la fille perd de sa superbe, ce qu'on peut déjà comprendre avec les autres vers, je pense que tu peux t'en séparer pour alléger celui-là., s’est écrasé sur le bitume.
Visage et mains rougis par le sang, encore, toujours?
Regard voilé par la honte.
Ce corps, replié sur lui même, n’existe plus.
Simple boule de chair inerte.
Plus rien ne la touche, ni la pluie glaciale, ni ce soleil brûlant.
Le sang se mêlant aux larmes, l’enveloppe et la berce.

Pour ton bien mon enfant.
Pour te sauver.
Parce que je t’ai aimé aimée, je pense. sans savoir te protéger.
Je te cache aujourd’hui Berk, pas ce mot ! :'(.
Je renonce à toi, à moi, à nous et à cette vie qui nous détruira Détruira aussi me répugne un peu, enfin, ce sont les sonorités dans un poème qui m'interpellent et certains mots font meilleure figure que d'autres. Genre Victor Hugo avec son "zetoutouquéquo" ou quelque chose comme ça, ça fait cacophonie, tu me suis ?.
Tu resteras à jamais ces petits yeux bleus qui découvrent la mer. Joli et retour à la mer, je m'y attendais.
Ce sourire qui apprivoise l’autre avec malice.
Ces cheveux blonds, si fins, qui flottent dans le vent.
Je nous dis Adieu.
En espérant que tu comprennes ce dont je veux nous préserver.
A toi que j’aime, à moi que je haie tant.
Je nous libère enfin.
Vole, vole, déploie tes ailes de soie blanches.
Échappe-toi et ne te retourne pas.

Je me laisse mourir pour te laisser une chance dans cette éternité... Réflexion sur le moment, mais selon moi, "une chance d'éternité" bafferait bien plus en fin de poème que cette formulation-ci. Et c'est mon unique reproche à te faire : tu ne joues pas avec la langue, tu ne la phagocytes pas, tu m'vois ? Ne laisse pas tes phrases être submergées par les lieux communs ! Ose te jouer des constructions classiques pour t'orienter vers quelque chose de moins traditionnel. Prends des risques dans l'écriture, prends ta phrase et dis-toi que tu vas la retravailler mais à l'envers ! Mais sinon, mes congratulations, très beau poème et je ne regrette d'avoir fait de ce texte mon premier lu ici. Bonne continuation !


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Le Molosse
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MessageSujet: Re: Le jour où ma mort a commencé. [C]   Dim 1 Mai - 18:36

Ta poésie me parle, Lou. Pour la simple et bonne raison que la souffrance que je ressens en lisant ton texte est similaire à celle que j'ai ressentie, et que je ressens encore parfois, durant des années. Tes mots sonnent forts, comme d'habitude :) C'est vraiment triste et j'espère de tout coeur que tu iras mieux...

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Sections attribuées: Romans et Théâtre


N'hésitez pas à venir me lire ici: Mes écrits #TexteDeMathilde
:unjournormal:

Et sinon Invité , viens voir ma galerie de dessinatrice & celle de photographe :la:
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MessageSujet: Re: Le jour où ma mort a commencé. [C]   Lun 2 Mai - 15:01

Merci beaucoup. Ce texte date une peu. Je vais mieux. Je poursuis mon chemin vers le "bonheur" et je grapille de plus en plus de sourires meme si j'ai encore parfois des larmes qui s'échappent.
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Aube Kürten

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MessageSujet: Re: Le jour où ma mort a commencé. [C]   Lun 9 Mai - 5:58

tout a déjà été dit :) je le redis quand même , très bon poème et cette fin *-*

"Je me laisse mourir pour te laisser une chance dans cette éternité..." tu ma convaincu

------------------------------------------------------------------------------------------------



je ne suis pas la beauté de ton cœur
Je suis la pensé sombre que tu t'efforce a cacher


J'incline le miroir face à moi
mon regard me transperce l'âme
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MessageSujet: Re: Le jour où ma mort a commencé. [C]   

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Le jour où ma mort a commencé. [C]
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