Encre Nocturne
Bonjour !

Il est conseillé de s'inscrire ou se connecter afin d'avoir accès à l'intégralité des messages du forum.


Entrez dans une dimension littéraire dont le territoire est infini et partagez vos écrits avec les autres internautes !
 
AccueilAccueil  PublicationsPublications  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Le Don [TP]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Alwine

avatar

Féminin Scorpion Messages : 180
Date d'inscription : 25/05/2016

MessageSujet: Le Don [TP]   Ven 10 Juin - 21:50:29

Hej !

Voici ma première "oeuvre" postée sur le forum.

Nota Bene 1 : Il s'agit de la première nouvelle que j'ai écrite dans le cadre du projet Bradbury que je fais avec une copine. Le principe est de remonter le moral de l'auteur en lui proposant d'écrire une nouvelle par semaine pendant 1 an. Dans le tas, il y aura forcément une nouvelle qui sera bonne. Comme je fais autre chose qu'écrire durant mes journées, j'ai mis la barre à une nouvelle toutes les 2 semaines et plus récemment 1 nouvelle par mois, car je ne m'en sortais plus.

Nota Bene 2 : Je suis extrêmement mal à l'aise par le fait de montrer mes textes (que je trouve très nuls) mais si je me suis inscrite ici, c'est aussi pour avoir des critiques pour m'améliorer. Soyez juste gentils, ne me lynchez pas ^^

Merci d'avance pour votre lecture !

Le tag pour retrouver mes textes : #TextesDAlwine


LE DON




Projet Bradbury - Nouvelle 1




Le sol tanguait sous mes pas, rendant ma progression de plus en plus difficile. Les murs se distordaient devant mes yeux, me donnant l’envie de vomir, et je devais faire d’importants efforts pour continuer à avancer. Alors que j’arrivais devant la porte de ma chambre dans la résidence étudiante où je logeais, une voix éthérée de jeune femme sortit soudain de nulle part.

– S’il vous plait, venez m’aider ! A l’aide !

Ébahi, je m’arrêtais en chancelant et  regardais tout autour de moi. Rien. Tout était calme à trois heures du matin. Intrigué, je voulu répondre mais je ne réussis qu’à produire un borborygme indistinct du fait de ma langue non coopérante. Je dû batailler un instant contre mon propre corps avant que celui-ci n’accepte de m’obéir. L’énorme quantité d’alcool que j’avais ingurgité pendant des heures un peu plus tôt le rendait presque plus fort que moi.

– Qui est là ? dis-je d’une voix quelque peu pâteuse.

– Enfin, s’écria la jeune femme, brusquement soulagée. Enfin quelqu’un m’entend ! Ça fait des siècles que je crie et personne ne fait attention à moi. S’il vous plaît Monsieur, venez me secourir.

– Vous secourir ? Vous êtes enfermée quelque part ?

– Oui. J’ai volé une pomme et je me suis cachée dans une… sorte de cave je crois, afin que le marchand ne me rattrape pas. Mais la porte de ma cachette s’est bloquée et je suis coincée ici.

Une voleuse coincée dans une cave ? Des images brumeuses surgirent à travers le brouillard de l’alcool. Il y avait bien une très vieille cave à proximité de chez moi, mais elle était condamnée depuis plusieurs mois. A l’origine de cela : un gosse de la résidence à côté de la mienne qui avait un peu trop joué au héros et qui était tombé dans la cave, le bois vermoulu ayant cédé sous son poids. Heureusement pour lui, les pompiers de la ville étaient efficaces et le gosse en fut ressorti promptement avec une jambe cassée. Il affirma qu’il avait entendu une voix plaintive s’élever de la cave lui demandant de la délivrer, mais les adultes se moquèrent de lui sans le croire. Pourtant, la cave fut officieusement baptisée la Sirène après cet événement par tous les habitants du quartier.

Des sanglots retentirent alors, chassant ces souvenirs confus de mon esprit. Même s’il s’agissait d’une voleuse, personne ne méritait de rester coincé aussi longtemps dans une cave moisie et humide. Il fallait que je l’aide ! Cependant, un vertige me prit brusquement et je dû m’adosser au mur le plus proche en attendant qu’il passe.

– Je… je vais essayer de vous aider, articulais-je avec difficulté. Attendez juste une minute de plus, le temps que le sol arrête de bouger sous mes pieds.

– Dépêchez-vous s’il vous plaît, je n’en puis plus !

Courageusement et repoussant mon envie de plus en plus grandissante de vomir, je pris la direction de la cave. Je faillis m’écrouler sur le sol à plusieurs reprises, des obstacles surgissant devant moi de façon plutôt intempestive : entre les vélos, la marche juste au-dessous de la porte d’entrée et que tout le monde enjambait par mimétisme ou la queue de l’infâme chat du concierge, tout était là pour que je n’arrive jamais à cette fichue cave.

Une chose me parut curieuse lorsque j’arrivais à la cave : en effet, les planches et le cadenas posés par les pompiers après l’histoire du gamin tombé dedans étaient toujours intacts, la lumière des lampadaires faisant doucement luire le métal dans l’obscurité. Mais l’alcool et les supplications de la jeune fille aidant, je ne fis pas attention à ce type de détails. Peut-être que quelqu’un avait refermé le cadenas derrière elle en voulant protéger les autres enfants du quartier. Ne voyant aucun moyen d’ouvrir la cave facilement, je décidais d’aller chercher en trébuchant la hache du concierge, rangée dans le cabanon du jardin de la résidence.

Il me fallut une trentaine de minutes laborieuses pour ouvrir un trou dans le bois de la cave. Comment je fis pour ne pas alerter le voisinage par miracle tout en restant indemne ? Bonne question. C’était plutôt surprenant vu mon taux d’alcoolémie dans le sang. Avec des grognements d’effort, j’élargis le trou du mieux que je pu avec quelques coups de haches supplémentaires avant de la laisser lourdement tomber à côté de moi.

– Vous êtes toujours là ? criais-je en direction de l’ouverture sombre. Vous pouvez monter toute seule ?

– Oui ! s’écria la jeune fille.

Une forme blanche surgit alors brusquement de l’ouverture que j’avais pratiquée, tel un clown jaillissant hors de sa boite, et se mit à tourner autour de moi en criant d’allégresse. Je ne compris pourtant rien de ses paroles car des hurlements sortirent de ma bouche à m’en casser les cordes vocales. La jeune voleuse, que j’imaginais plutôt jeune et morte de faim et de froid, était en réalité un fantôme ! Un putain de fantôme ! C’est à ce moment-là que mon cerveau décida qu’il avait assez travaillé pour la nuit et me fit tourner de l’œil. L’obscurité envahit mon champ de vision puis je ne vis plus rien du tout.


**********


– Quoi ? s’exclama Christopher.

Nous étions tous les deux installés sur le canapé de la résidence universitaire où nous logions tous les deux. J’étais assis normalement pour une fois mais mon meilleur ami, ne s’attendant pas à la nouvelle fracassante que je lui annonçais, s’était installé les pieds croisés sur la table basse. Il faillit la renverser à cause de son mouvement de surprise.

– C’était ça ton histoire incroyable ? répéta mon ami avant de secouer la tête en riant. Sérieux Eugène, ce n’est pas la peine de raconter des histoires de fantôme pour te rendre plus intéressant. On ne la fait pas à moi ! Faut arrêter de regarder « Enquêtes Paranormales » en étant bourré !

– Mais je ne mens pas, répliquais-je d’un ton amer. Je croyais que l’on se connaissait depuis assez d’années pour que tu saches que je ne suis pas un baratineur comme Jean !

– Parce que tu trouves ça facile de croire quelqu’un qui prétend avoir délivré un fantôme en étant complètement bourré ? ironisa Christopher. C’est un peu comme si je te disais que j’avais vu la reine d’Angleterre danser le french cancan en tutu rose.

– Entre la reine d’Angleterre en tutu rose et voir des fantômes, ce n’est pas le même niveau de délire.

– A mes yeux, c’est le même.

Je soupirai d’un air exaspéré. Cet imbécile ne croyait que ce qu’il voyait et rien ne pourrait le convaincre de la véracité de mes propos, sauf si je lui montrais un fantôme en chair et en os… enfin, façon de parler. L’ennui était que je n’avais aucun détecteur de spectres dans la tête et que je n’avais pas la moindre envie d’en croiser un autre avant une petite dizaine d’années. Voire plus.

– Des fantômes… et puis quoi encore, marmonna Christopher dans sa barbe. Si encore il avait vu le fantôme de Marilyn Monroe, ça aurait été plus intéressant, mais le fantôme d’une simple voleuse… pfff !

Je décidais de ne plus aborder le sujet, voyant bien que l’unique personne qui aurait pu me croire pensait que je me payais sa tête. C’en était presque déprimant. Après tout, il avait peut-être raison : qu’est-ce qui prouvait que j’avais bien vu un fantôme et non une manifestation délirante de mon esprit embrumé par l’alcool ? Après m’être longuement interrogé sur le sujet et fais quelques recherches sur internet, tombant sur des sites plutôt douteux, je décidais d’oublier cette histoire. J’avais dû faire une hallucination plus vraie que nature. C’était mieux pour moi et pour tout le monde.


**********


Les semaines défilèrent sans aucun autre incident, du moins aucun dont je ne me souviens vu que j’étais un grand amateur des soirées étudiantes et de rentrer saoul à trois heures du matin. J’avais hésité au début à boire à nouveau mais avec la pression des copains, les verres s’étaient accumulés sans mauvaise surprise en fin de soirée. Je restais donc serein et profitais à nouveau de la vie à fond jusqu’au moment où arriva Halloween. Le jour des morts.

Ce soir-là, une fête géante avait été organisée à l’université par les étudiants. Comme d’habitude, Christopher, quelques autres amis et moi avions décidé de faire une before, une séance de beuverie avant la fête en elle-même. Seulement, l’alcool aidant à délier les langues et à avouer des tas de choses que l’on aurait préféré garder pour soi, Christopher eu l’extrême mauvaise idée de divulguer ma petite aventure fantomatique aux autres. Malgré tous les cocktails que j’avais bus, les moqueries qui s’en suivirent me dégrisèrent rapidement et je finis par observer mon verre d’un air maussade sans avoir envie de le terminer. J’en avais marre que l’on ne me prenne pas au sérieux. Certes, j’aurais peut-être eu la même réaction qu’eux si jamais un ami m’avait raconté la même histoire, mais cela restait dans le domaine des possibles.

Arthur, un des amis étant venu avec nous et n’en ratant pas une pour faire son intéressant, me lança d’un ton alcoolisé :

– On va t’appeler Eugène le bienfaiteur des fantômes ! Quand Mathilda apprendra ça…

– Ah non, c’est hors de question que tu racontes ça à ta copine, m’écriais-je. Vous vous êtes déjà bien assez moqué de moi comme ça.

– Roh, ne prend pas la mèche comme ça, rigola Matthieu, un autre ami, avant de finir sa bière d’un trait. Par contre, ça me rend curieux. Entends-tu et vois-tu vraiment les fantômes ?

– Je n’en ai pas revu depuis, répondis-je d’un ton amer. Cette expérience m’a largement suffit. Je ne veux plus en voir un seul du restant de ma vie !

– J’aurai été ravi de voir un spectre à ta place, commenta Matthieu avec un sourire ravi. Ce n’est pas comme si tout le monde en avait la capacité.

– Et si on allait au cimetière avant la soirée ? proposa Arthur. Cela permettrait de tester les nouvelles capacités paranormales de notre Eugène national.

Malgré mes protestations véhémentes, car je n’appréciais pas du tout être traité comme une bête de foire, tous trouvèrent l’idée formidable et ils me traînèrent jusqu’au cimetière jouxtant l’université.

Celui-ci était plutôt petit, étant celui du village voisin qui ne possédait pas beaucoup d’habitants, et désert, nous permettant de ne pas nous faire interpeller par quelqu’un. Des arbres avaient été plantés çà et là, tandis que de mauvaises herbes avaient envahi certaines tombes à l’abandon. Je vis même à la lueur d’un lampadaire solitaire les restes décrépis d’un mausolée. Il devait s’être écroulé avec la dernière tempête, ce qui fut confirmé lorsque je vis des pots de fleurs renversés et un arbre arraché barrant un des sentiers du cimetière. Cependant, cette scène de carnage ne découragea pas mes camarades, qu’ils commentèrent comme donnant une touche de frisson supplémentaire en cette nuit d’Halloween.

Après avoir escaladé les murs gris et couverts de mousse, Matthieu et Arthur slalomèrent entre les tombes en lisant à voix haute les noms des personnes décédées avant de désigner un des très vieux mausolées encore debout à l’extrémité du cimetière.

– Allons voir par-là ! C’est beaucoup plus intéressant de voir un vieux fantôme.

– Au risque de me répéter, grognais-je, j’étais complètement bourré à ce moment-là. J’ai sans doute eu une hallucination. Pas la peine de vérifier !

– Ça tombe bien, tu l’es aussi aujourd’hui, rétorqua Arthur avant de prendre la direction du mausolée. En fait, tu n’es qu’un trouillard !

Malgré mes tentatives pour me persuader qu’il ne s’agissait que d’un mauvais rêve, je fus piqué au vif. Personne n’avait le droit de me traiter de trouillard. Je les suivi alors en leur lançant un regard de défiance, leur indiquant que j’étais prêt à leur casser la figure s’ils m’insultaient à nouveau.

Cependant, lorsque mes pieds abordèrent la première tombe, je fus assailli par d’innombrables murmures et je m’arrêtais net. Qu’est-ce que c’était que ça ? Fronçant les sourcils, j’enfonçais un doigt dans une oreille, mais le bruit resta. Cela faisait comme une sorte de bourdonnement déplaisant, similaire aux acouphènes que l’on pouvait avoir après avoir abusé de musique trop forte.

– Qu’est-ce qu’il se passe ? me demanda Christopher, qui m’avait vu m’arrêter.

– Je ne sais pas, j’entends plein de voix indistinctes, répondis-je d’un air crispé. C’est assez désagréable.

Mon ami tendit l’oreille un instant, mais l’air dubitatif qu’il arbora sur le visage me prouva qu’il n’entendait rien. Étais-je réellement en train de devenir fou ? Ne voulant pas aggraver mon cas, je pris un air dégagé avant de le rejoindre.

– Je n’entends rien du tout, dit Christopher en me regardant d’un air suspicieux. Si tu essayes de nous faire peur Eugène, ce n’est pas drôle.

– Mais je ne plaisante pas ! Enfin, laisse tomber.

Nous rejoignîmes nos amis, qui nous attendaient, l’air béat, devant le mausolée. Celui-ci paraissait très vieux : de la mousse verte et blanche avait recouvert la plupart des murs extérieurs et les pots de fleurs renversés ne contenaient que des bouquets décomposés. Sur les côtés, les fenêtres avaient perdu leurs carreaux, leurs éclats luisant faiblement sur le sol à la lueur des lampadaires. La porte en métal blanc pelé était verrouillée par un cadenas rouillé et laissait voir, posée contre le mur du fond, une dalle en marbre blanc comportant la liste de tous les morts enterrés là. Le nom de la famille était plutôt original : Piedeloup. En levant les yeux, je vis une inscription illisible inscrite sur la devanture du mausolée, qui devait probablement être la maxime de la famille.

– Alors, est-ce que tu entends ou vois quelque chose Eugène ? me demanda Matthieu d’un air avide.

– Il a entendu des voix en entrant dans le cimetière, répondit Christopher d’une voix trainante. Je pense que la boisson le rend complètement taré.

– Merci Chris, ça fait plaisir, répondis-je acerbement avant de me tourner vers Matthieu. Oui, j’entends une espèce de bourdonnement, mais il s’agit probablement du sang qui bat à mes oreilles.

– Tu devrais demander aux morts enterrés ici s’ils sont disponibles pour te parler, suggéra Arthur.

– Non Arthur, je n’ai pas très envie.

– Allez !

– J’ai dis non, répétais-je d’un air exaspéré. Tous ces trucs de fantômes me flanquent la chair de poule et je n’ai surtout pas envie de me faire tuer ou dévorer par un spectre agressif.

– Si tu ne le fais pas, je m’en occupe.

Arthur s’avança vivement pour un type complètement saoul et lança contre le mausolée un pot de fleur en terre qu’il avait ramassé. Éberlué, je le regardais s’écraser contre la porte en se brisant en mille morceaux. Mais qu’il était idiot, c’était de la dégradation ! Cependant, le bourdonnement étrange s’estompa instantanément, apportant un bienfaisant silence à mes oreilles.

– Eho les Piedeloup, montrez-vous !

Une sensation étrange se répandit alors brusquement dans mon corps. Une sorte de peur mélangée à de l’appréhension et de la curiosité. Et si je n’étais pas devenu fou et que toute cette histoire était vraie ?

Brusquement, des voix beaucoup plus distinctes que le bourdonnement s’élevèrent du mausolée. Elles avaient une tonalité endormie, comme si leurs propriétaires venaient de s’éveiller d’un très long sommeil. Ma gorge se serra et mon estomac se contracta jusqu’à m’en faire mal. Avais-je vraiment acquis la possibilité d’entendre et de voir des fantômes ? Par quel miracle… enfin, je dirais plutôt par quelle malédiction avais-je été touché ?

– Par mes aïeux, qu’est-ce qu’il se passe ici ? demanda finalement une voix féminine âgée et compréhensible malgré un accent vieillot.

Matthieu et Arthur échangèrent un regard un peu effrayé. Malgré une satisfaction que je n’arrivais pas à dissimuler – car j’étais tout de même fier de pouvoir prouver que je ne mentais pas, je n’en menais pas large non plus. Je ne pensais pas que détériorer un ancien mausolée pouvait suffire à faire réapparaître des fan… Non, je n’arrivais pas à croire qu’ils existaient vraiment.

– Euh, c’était quoi ça ? demanda Matthieu d’un air inquiet.

– Aucune idée, répondit Christopher, méfiant. C’est peut-être un truc d’Eugène.

J’allais lui répondre vertement quand soudain une forme blanche traversa la porte du mausolée comme si elle n’existait pas. Arthur et Matthieu poussèrent un cri de terreur tandis que mon meilleur ami n’en croyait pas ses yeux. Ahuri pour ma part, je distinguais alors une femme assez âgée au menton volontaire. Les cheveux soigneusement tirés en un chignon impeccable, elle portait une robe d’un autre âge aussi blanche que sa peau et semblait particulièrement furibond. Derrière elle suivait un autre spectre, l’air beaucoup tranquille.

– Ah, les petits voyous, s’écria la vieille dame en crachant une dent fantomatique. Plus aucun respect des aînés morts depuis des siècles ! Évidemment, ils sont tous imbibés d’alcool à en perdre la raison.

– Qu’est-ce qu’il se passe Eugène ? bredouilla Arthur. Qu’est-ce que tu nous as fait boire ?!

Pourquoi pensaient-ils tous que j’y étais pour quelque chose ? Agacé et ne voulant pas montrer ma peur, je croisais les bras en leur jetant un regard noir. Mais ma voix, habituellement grave, était tremblotante et ne cessait de virer à un aigu déplaisant que je n’arrivais pas à contrôler.

– Mais rien du tout ! Vous ne vouliez pas me croire, maintenant, vous avez la preuve devant vous que ça existe !

Mes camarades restaient figés sur place. Ni Arthur, ni Matthieu, ni Christopher ne voulaient croire ce qu’ils voyaient. Si seulement cela avait été un mauvais rêve… mais malgré un pincement douloureux, je continuais bel et bien à voir les deux spectres. La vieille dame commençait à fulminer, les traits de son visage ridé se tordant tel des serpents minuscules sous la colère. Elle flotta dans ma direction en serrant les poings et je reculais instinctivement. Je ne voulais pas qu’elle s’approche de moi et qu’elle me fasse des choses horribles.

– Je sais que tu peux communiquer avec moi mon garçon, poursuivit-elle avec rage. J’ai compris ce que tu as dit. Pourquoi n’as-tu pas empêché tes imbéciles de camarades de nous réveiller ?

– Je… euh… balbutiais-je sans réussir à aligner des pensées cohérentes.

– Je te conseille de lui répondre simplement et rapidement, me conseilla alors l’autre fantôme, qui avait l’apparence d’un vieil homme tenant une canne fantomatique et flottait paisiblement à côté de moi. La vieille Berthe a toujours eu un fort caractère et excrétait de son vivant de ne pas comprendre quelque chose.

Après mon sursaut de recul en constatant la présence aussi proche du fantôme de moi, la seule chose que je retenus de son discours fut que la vieille dame avait un prénom totalement ridicule. Berthe, sérieusement ? Des bulles d’amusement pétillèrent dans mon cerveau et je dus faire un effort afin de ne pas laisser échapper de rire nerveux.

– Ce n’est pas ma faute Madame, finis-je par répondre poliment. Je… J’ai découvert très récemment que je pouvais discuter avec les morts. Mes camarades ont voulu vérifier si c’était bien vrai et c’est pourquoi ils vous ont réveillé.

– Bande de malotrus ! hurla la vieille dame avant de foncer sur Arthur et Mathieu.

Terrorisés, mes deux camarades préfèrent détaler en hurlant de peur du cimetière que de rester sur place. Pour s’amuser un peu, le fantôme les suivit pendant quelques dizaines de mètres en hurlant de rire avant de revenir vers nous. Je vis mes amis escalader le mur en panique puis s’éloigner en courant comme des dératés. Sympa pour des types qui voulaient être sûr que les fantômes existent. Je fus brusquement ramené au moment présent par mon meilleur ami, qui me saisit violemment par le col.

– Eugène, arrête ça tout de suite ! s’exclama Christopher avec colère.

Ses yeux pâles et furibonds me regardaient avec dégoût, comme si j’étais devenu une espèce de chose peu ragoûtante. J’y vis également de la détresse, de la peur et de la déception avant de commencer à me débattre. J’avais du mal à respirer et des points noirs commençaient à danser devant mes yeux.

– Laisse-moi Christopher ! criais-je avant de le forcer à me lâcher. De quoi as-tu peur exactement ? Ce sont des vrais fantômes, exactement comme je te le disais ! Je n’ai rien truqué du tout !

Je repris mon souffle avec difficulté, ma gorge m’envoyant des signaux de douleur à chaque fois que je déglutissais. Il ne m’avait pas raté cet imbécile.

– Pourquoi mènes-tu la plaisanterie aussi loin ? hurla mon meilleur ami avant de me décrocher un coup brutal dans la mâchoire, m’envoyant valser un peu plus loin. LES FANTÔMES N’EXISTENT PAS ! ARRÊTE DE TE MOQUER DE NOUS !

La tête résonnant comme un gong, je mis quelques secondes à reprendre mes esprits. Ma bouche me faisait un mal de chien et j’étais presque sûr que j’allais perdre une dent à cause de ces bêtises. Tentant de surmonter la douleur du mieux que je pouvais, je revins vers Christopher mais sans avoir le temps de répliquer.

– Il suffit ! brailla Berthe Piedeloup et son cri perçant me transperça les tympans ainsi que ceux de mon meilleur ami, nous faisant grimacer.

– Cela ne sert à rien de hurler Madame, répondis-je d’un ton grincheux, on vous entend très bien !

– Tu vas voir s’il ne croit pas au fait que j’existe, répliqua le fantôme d’un ton sans réplique.

La vieille dame s’élança dans les airs et traversa Christopher comme s’il n’avait été composé que d’air. Celui-ci s’immobilisa et commença à grelotter comme si la température avait brutalement baissée. Je marmonnais un juron avant de me retourner vers Christopher.

– Qu’est-ce que tu m’as fait ? dit mon ami en claquant tellement des dents qu’il me fut difficile de comprendre sa phrase. Arrête ça tout de suite !

– Avec ça, il devrait comprendre qu’il se trompe et que les fantômes sont réels, fit Berthe Piedeloup avec un air satisfait et une ombre de sadisme. Bien mon garçon, reprenons. Tes imbéciles d’amis sont partis, c’est une bonne chose. Sais-tu que lorsque tu réveilles un mort, il faut que tu satisfasses ses désirs pour qu’il retourne dormir en paix dans sa tombe ?

– Ah ? (Je déglutis une nouvelle fois.) Je n’étais pas au courant non.

Qu’est-ce que cette vieille bourrique allait bien pouvoir demander afin de retourner dormir tranquillement dans sa tombe ? Je maudis mentalement Arthur de nous avoir fourré dans ce pétrin. Qui devait réparer les pots cassés – fantomatiques – maintenant ? Christopher, toujours tremblotant, suivait d’un air ahuri notre conversation. Au vu de son expression, il devait en train d’essayer de trouver une explication rationnelle à la situation.

– Pour résumer, lorsqu’un vivant invoque l’esprit d’un mort, il doit lui donner quelque chose en compensation afin que ce dernier puisse reposer à nouveau en paix, expliqua la vieille dame d’un ton docte. Cela peut aller d’une offrande de nourriture à une obligation permanente de déposer régulièrement des fleurs fraîches sur la tombe, en passant par une mutilation ou la mort si le fantôme est vraiment agressif.

Une mutilation ? La mort ? Je me repinçais discrètement pour vérifier que je ne rêvais mais non, le cauchemar était bien réel… tout comme la douleur de ma mâchoire. Mon angoisse augmenta en flèche et mon estomac se crispa encore plus, surchargeant mon cerveau en signaux de douleur. Le pire était que la vieille dame semblait plutôt être du genre à exiger un mort pour retourner dans sa tombe que de recevoir une barquette de fraises.

– Je vois, dis-je en chevrotant.

Berthe Piedeloup se mit alors à rire.

– Même si j’ai l’air d’une vieille carne, je ne suis pas non plus injuste, me réprimanda-t-elle gentiment. J’ai bien constaté que ce n’était pas de ta faute. En revanche, je ne sais pas quoi faire de celui-là.

Elle pointa sèchement Christopher du menton, qui sembla brusquement sérieusement en panique d’être désigné par un fantôme. Il eut un violent mouvement de recul lorsque la vieille dame s’approcha vivement de lui pour lui faire peur et s’étala par terre à cause d’un pot de fleurs qu’il n’avait pas vu.

– Afin que je retourne dans ma tombe, poursuivit Berthe Piedeloup en souriant d’un air méchant, j’exige que ton ami me fasse des excuses en bonne et due forme en son nom et à ceux des imbéciles qui se sont sauvés. J’exige également qu’il répare les dégradations qu’a subit notre mausolée par leur faute.

Mes yeux firent des va et vient entre le fantôme et Christopher, toujours étendu sur le sol et me regardant comme si j’étais venu le tuer. Était-elle réellement sérieuse ? Ça allait être impossible au vu de la réaction de mon meilleur ami. Devant son regard sévère, je m’inclinais : plus vite j’en aurais fini avec elle, plus vite je pourrai me tirer de ce cimetière et de problèmes insolvables.

– Très bien, dis-je. J’exige en revanche d’avoir un moment seul avec lui pour essayer de lui faire entendre raison.

D’abord méfiante, Berthe Piedeloup acquiesça lorsque l’autre fantôme lui fit les gros yeux. Ils flottèrent alors un peu plus loin, visitant le cimetière en commentant les noms qu’ils voyaient sur les pierres tombales. Reportant mon attention sur Christopher, je fis un pas dans sa direction mais celui-ci, les yeux un peu fou, commença à reculer avec des gestes désordonnés.

– NE M’APPROCHE PAS ! me hurla-t-il. TU ES COMPLÈTEMENT TARÉ POUR NOUS AVOIR DROGUÉ COMME CA !

– Relaxe Chris, je ne vais pas te manger.

– NE M’APPROCHE PAS JE TE DIS !

Je suspendis mon geste. Cela ne servait à rien de le terroriser davantage, surtout qu’il avait tendance à avoir des réactions très violentes lorsqu’il avait peur – comme en témoignaient ma mâchoire démolie et ma gorge irritée. Peut-être qu’avec un peu de blabla, cela lui permettrait de se calmer et que l’on sorte rapidement de cet endroit de malheur.

– Écoute Chris, dis-je d’un ton sec à voix basse. Je n’ai RIEN à voir dans cette histoire. Rien du tout ! Je ne vous ai pas drogué et ceci n’est pas une hallucination. Les fantômes existent bel et bien. Comme tu as pu entendre, elle est visiblement capable de nous tuer si on n’exécute pas ce qu’elle veut. Personnellement, j’aimerai qu’elle évite hein, je compte encore vivre longtemps. Il va falloir les satisfaire et pour cela, j’ai vraiment besoin que tu coopères.

Je toussotais pour ôter le chevrotement atroce qui s’immisçait dans ma voix. Bien que terrifié, Christopher avait arrêté de bouger et me regardais dans l’attente d’une bonne nouvelle – genre « Haha, je t’ai bien eu ! ». Dommage pour lui, ce n’était pas du tout le cas.

– C’est hors de question, répondit mon ami en secouant faiblement la tête.

– Allez, un effort ! insistais-je.

– Non, c’est pas la peine d’essayer de m’entourlouper, maintint Christopher. Je refuse de payer les dommages qu’ont causé Matthieu et Arthur juste parce qu’un abruti de fantôme n’est pas content !

Je soupirai, exaspéré. On n’allait vraiment pas s’en sortir comme ça.

– Je te rembourserai si tu veux et je viendrais t’aider pour réparer les dégâts mais fais un putain d’effort ! Tu as vraiment envie de te faire dégommer par un spectre ?

Mon ami commença à ouvrir la bouche pour protester mais je lui coupais immédiatement la parole.

– Je sais, c’est complètement dingue et je suis un bel abruti, dis-je très rapidement. Mais j’aimerai vraiment beaucoup que tu t’exécutes pour que l’on puisse se tirer d’ici. S’il te plait !

Les yeux hagards, Christopher me regarda pendant si longtemps que je cru qu’il allait refuser. Il acquiesça enfin de la tête tout en soupirant exagérément fort.

– OK, je veux bien me plier à tes caprices, mais tu m’en dois une Eugène !

J’acquiesçais vivement de la tête. Tout ce qu’il voulait tant qu’il s’exécutait et que l’on parte de ce cimetière où il y avait bien trop d’événements fantastiques à mon goût. Il se releva péniblement, épousseta son pantalon couvert de terre et se plaça à mes côtés. Je déglutis difficilement avant de rappeler Berthe Piedeloup et son compagnon.

Les deux fantômes revinrent tranquillement. La vieille dame semblait fulminer un peu moins mais elle toisa Christopher d’un air hautain. Ce dernier fit un sourire ressemblant plus à une grimace avant de les regarder l’air peu rassuré.

– Chère Mme Piedeloup, commença-t-il d’un ton onctueux. Je m’excuse platement pour tous les désagréments causés par mes camarades ainsi que par moi-même. Je m’engage à venir avec eux ici afin de réparer votre mausolée.

Cependant, la vieille dame ne sembla pas avoir compris ce que mon ami lui avait dit. Elle se tourna alors vers moi.

– Répète-moi ce qu’il a dit au mot près, me demanda-t-elle. Les humains peuvent entendre ce que les fantômes en colère disent mais, pour une raison qui m’échappe, je ne peux comprendre que tes paroles.

Je haussais les épaules avant de répéter ce que Christopher avait dit. Je n’avais plus rien à faire de toutes ces bizarreries tant que l’on pouvait se tirer d’ici. Berthe Piedeloup soupira avant de le regarder un peu plus gentiment.

– J’accepte tes excuses. Je vais donc attendre ici le temps que tu répares le mausolée puis je pourrai enfin reposer à nouveau en paix avec mon époux Guy.

– Je viendrai l’aider avec nos deux autres camarades afin que cela aille plus vite, précisais-je.

Le fantôme acquiesça avant que les traits de son visage ne se durcissent, devenant aussi effrayant qu’au tout début.

– Attention, si vous ne revenez pas, je parcourrai toute la ville pour vous trouver et venir vous hanter jusqu’à ce que vous vous exécutiez ! nous menaça-t-elle.

Christopher et moi eûmes un rire étranglé avant d’acquiescer vivement. Rassurée, Berthe Piedeloup nous laissa enfin partir. Nous prîmes alors le chemin de la sortie, afin d’utiliser les barres de la grille pour ressortir. Mon ami ne cessa de jeter des coups d’œil derrière lui pour être sûr que les fantômes ne nous suivent pas, avant de se détendre un peu une fois hors du cimetière. Un long moment passa avant qu’il n’arrive à prendre la parole, juste après que je me sois tâté la mâchoire en grimaçant.

– Désolé pour ta mâchoire, je…

– Ne t’inquiète pas, répondis-je en grimaçant. J’ai trouvé ça aussi bien flippant. heureusement, tout sera terminé demain. Taper la causette avec un fantôme n’est pas une partie de plaisir.

Le visage de Christopher se rembrunit.

– Ce n’est vraiment pas drôle de continuer à me faire marcher. Tu n’en a pas assez ?

– Mais je ne me moque pas de toi, soupirai-je avant de commenter. Le fantôme de Berthe Piedeloup m’a vraiment fait flipper. Tu ne trouvais pas qu’elle ressemblait beaucoup à Mme Guyot ? Tu sais, notre ancienne prof de primaire.

– Berthe ? s’étrangla mon ami avant d’éclater de rire. C’est vraiment ridicule comme prénom. Et oui, je confirme, elle lui ressemblait comme deux gouttes d’eau !

Je ris avec lui. Cela faisait du bien de pouvoir retrouver mon ami sans risquer de se prendre un coup de poing. Les événements précédents et mes paroles durent cependant le travailler car il me demanda quelques instants plus tard :

– Si tu as vraiment la capacité de dialoguer avec les fantômes, demanda Christopher, est-ce que tu pourras venir avec moi pour que je puisse reparler une dernière fois avec ma petite amie ?


**********


Ma voiture roulait à bonne vitesse sur l’autoroute, évitant les motos qui avaient visiblement oublié le code de la route. Le silence s’était installé dans l’habitacle et je n’osais pas le briser de peur d’énerver Christopher, assis à côté de moi. Son visage était fermé depuis que nous avions quitté le campus et je me doutais que c’était plutôt difficile pour lui. D’après ce qu’il m’avait raconté après notre petite aventure avec les Piedeloup, sa petite amie Julie avait été tuée deux ans auparavant dans un horrible accident de voiture après une soirée trop arrosée. Mon meilleur ami s’en était toujours voulu de ne pas l’avoir empêchée de prendre la voiture. Malgré tout le temps écoulé depuis l’incident, sa blessure ne s’était toujours pas refermée.

Il avait fini par me croire concernant la réalité des fantômes. En effet, le lendemain de notre rencontre avec les Piedeloup, nous étions revenus avec du matériel ainsi que Arthur et Matthieu, dégrisés et trainant des pieds, afin de retaper le mausolée. Les deux fantômes nous attendaient et avaient eu l’air satisfait de tous nous voir revenir.  Nous avions travaillé dur toute la journée afin de repeindre la porte, ôter les mousses couvrant les murs et replantant des fleurs fraîches dans le petit bac devant le mausolée. Lorsque nous eûmes fini, Berthe et Guy Piedeloup rayonnèrent de joie en voyant le petit monument plus beau que jamais et après nous avoir abondamment remerciés, s’étaient évanouis dans les airs à quelques centimètres de la porte. Christopher et moi avions échangé un regard soulagé, tandis qu’Arthur et Matthieu, ravis de la disparition des fantômes, avaient proposé de fêter ça au bar du coin. Cependant, aucun d’entre nous ne prit d’alcool : je pense que cette petite aventure avait fait définitivement passer à tout le monde l’envie de boire et d’être saoul.

Sortant soudain de mes pensées, je pris la sortie que Christopher m’indiqua. La route se transforma en chemin caillouteux, faisant travailler durement les suspensions de ma voiture. Quelques minutes plus tard, nous arrivâmes devant le cimetière du village natal de sa petite amie et je me garais sur le côté du chemin. Celui-là était nettement plus grand et moins à l’abandon que le cimetière où nous avions rencontré les Piedeloup. Propre et entretenu, il dégageait une atmosphère paisible qui me rassura. Aucun bruit étrange ne parvint à mes oreilles et je suivis donc mon ami avec plus de confiance que la dernière fois.

La tombe de Julie était simple, en marbre blanc orné de lettres noires et décorée naturellement par le givre de l’hiver. Une photo gelée collée sur un présentoir en pierre montrait un Christopher un peu plus jeune souriant maladroitement à l’objectif aux côtés d’une jolie brune aux yeux de biche. Les deux semblaient rayonner hors de la photo et je fus presque gêné d’être là : j’espérai qu’appeler le fantôme de Julie ne ferait pas craquer mon ami.

Celui-ci salua sa petite amie d’une voix tendre avant de déposer l’imposante gerbe de fleurs sur la tombe. Il se mit ensuite au travail afin d’ôter les poussières venues sur la pierre ainsi que de jeter les précédentes fleurs congelées qui avaient été déposées. Une fois le travail fini, il se tourna vers moi d’un air presque gêné.

– Voilà, j’ai terminé. Comment fait-on pour appeler un fantôme ?

– Si tu crois que je le sais, tu te trompes, répondis-je en riant à moitié. Arthur avait juste eu besoin de lancer un pot de fleurs sur la porte du mausolée en demandant aux Piedeloup s’ils étaient là. Essaye peut-être en frappant contre la tombe pour ta petite amie ?

L’air dubitatif, Christopher reporta son attention vers la tombe et s’agenouilla quelques instants plus tard. Frappant délicatement contre le marbre, il demanda à voix haute que sa petite amie apparaisse. Rien ne se passa. Mon ami me regarda l’air si déçu que je m’agenouillais à côté de lui. Berthe Piedeloup avait dit que j’étais spécial car elle pouvait comprendre ce que je disais. Je réitérais alors les gestes de Christopher en appelant sa petite amie.

Pendant quelques secondes, je cru que cela avait échoué car il ne se passa strictement rien. Une brise légère et glaciale se leva alors et une forme blanche traversa lentement la tombe avant de flotter au-dessus. Le fantôme ressemblait trait pour trait à la fille sur la photo, c’était donc probablement Julie . Elle ouvrit alors les yeux et fut surprise de nous voir là.

– Christopher ? demanda-t-elle d’une voix douce. Mais… et vous, qui êtes-vous ? C’est vous qui m’avez rappelé ?

– Oui, répondis-je. Je ne sais pas pourquoi ça a marché avec moi mais peu importe. Je m’appelle Eugène et je suis le meilleur ami de Christopher. J’ai récemment acquis le pouvoir de discuter avec les fantômes et il m’a demandé de venir ici afin de pouvoir parler une dernière fois avec toi.

Julie eut une moue attendrie et reporta son attention sur Christopher, qui la regardait comme s’il était dans un rêve. La suite de la discussion n’appartint qu’à eux et mes oreilles sifflèrent avec tous les surnoms d’amoureux idiots qu’ils se donnaient. J’espère que je ne serai pas aussi niais lorsque j’aurai une copine.

– Il faut que tu vives ta vie maintenant Christopher, dit finalement Julie d’un ton doux. Il y a tant d’autres filles sur Terre, tu ne mérites pas de vivre dans le regret même si j’en suis très flattée. Garde moi juste une petite place dans ton cœur.

Mon ami se mit alors à pleurer doucement tout en continuant de regarder Julie. Celle-ci s’approcha de lui, plus légère qu’une brise d’air. Se penchant, ses lèvres fantomatiques frôlèrent celles de Christopher en une douce caresse avant qu’elle ne s’éloigne en flottant, un sourire magnifique sur les lèvres. Puis elle disparut lentement sous nos yeux, comme si elle n’avait jamais existé. Christopher tomba à genoux en renonçant à essuyer ses larmes : peut-être qu’à présent, il pourrait commencer à se pardonner et changer sa culpabilité en force pour le futur. Je m’agenouillais à côté de lui afin de lui montrer que j’étais là et que je le soutiendrai quoiqu’il arrive.

Finalement, ça avait plutôt du bon de pouvoir dialoguer avec des fantômes.

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Le Don [TP]   Ven 10 Juin - 23:54:34

Alors Alwine je t'explique ma manière de commenter. J'annote ton texte là où ça boite, j'essaie de comprendre et d'expliquer pourquoi ce moment là est plutôt en dessous du reste. Je propose des solutions et des pistes de reflexion (sauf si tu met pas de virgule devant un mais ou que t'en met justement devant un et, là je crie). Le but c'est pas de t'imposer une vérité, je n'expose que mon avis de lecteur, mais de te montrer ce qui importe pour moi et te dire comment tu pourrais selon moi, t'améliorer, devenir meilleure.
Le problème de cette technique c'est que tu ne va lire que des remarques négatives jusqu'à la conclusion. Ce qu'il faut que tu te dise c'est que ce que je ne commente pas est soit bon, soit excellent! Ne t'arrête pas à ma masse de chipotage mais vois aussi son absence, ça veut dire que j'ai adoré le reste!

Et rappelle toi vraiment que c'est juste mon avis, l'avis d'un sale con qui est pas foutu de trouver une copine ni même de vérifier ces dates de rattrapages :) Bref au pire juste un looser de plus qui t'emmerde dans ta vie qui n'est pas si mal Wink


Alwine a écrit:



LE DON




Projet Bradbury - Nouvelle 1




Le sol tanguait sous mes pasC'est un texte à la première personne. Bon, je suis en général assez hostile à cet exercice de style. C'est pour moi la narration la plus compliqué et souvent la plus mal gérer. Et j'ai toujours du mal à entrer dedans, j'arrive pas à avoir de l'empathie en première personne. Donc voilà, juste pour te prévenir, rendant ma progression de plus en plus difficile. Les murs se distordaient devant mes yeux, me donnanttu as déjà mis un participe présent juste avant. Alors, j'adoooooooore utiliser des participes présent mais en fait, il faut éviter d'en mettre trop au détriment des subordonnés, ça a tendance à agacer les grammairiens. l’envie de vomir,JAMAIS DE VIRGULE AVANT UN ET :virgule: et je devais faire d’importants efforts pour continuer à avancer. Alors que j’arrivais devant la porte de ma chambre dans la résidence étudiante où je logeais, une voix éthérée de jeune femme sortit soudain de nulle part.

– S’il vous plait, venez m’aider ! A l’aide ! pour quelqu'un en détresses, c'est vachement poli^^

Ébahi, je m’arrêtais en chancelant et  regardais tout autour de moi. Rien berk une phrase nominale. Bon elle est justifié ok, mais pas très grammatical. Tout était calme à trois heures du matin. Intrigué, je voulu répondre mais jeici, j'enléverais le "je" tu l'a déjà utilisé, on sais qui est le sujet, y'as aucun doute, l'enlevais ça dynamise vraiment ta structure et rend le tout beaucoup plus péchu ne réussis qu’à produire un borborygme indistinct du fait de ma langue non coopérantel'idée est géniale, la formulation plus malheureuse à partir de "du fait" c'est un peu lourd. Je sais pas trop comment rendre ça plus dynamique. Quand tu écris lis à vois haute, joue ton texte, tu verra pourquoi je tique là. Je dû batailler un instant contre mon propre corps avant que celui-ci n’accepte de m’obéir. L’énorme quantité d’alcool que j’avais ingurgité pendant des heures un peu plus tôt là c'est maladroit, tu essaie de faire passer deux infos. Le fait que la cuite est récente et qu'elle a durer longtemps, mais tu utilise trop de mots en trop peu de temps, on passe d'une infos à l'autre sans avoir le temps de le saisir. hm... "peu avant, durant des heures" c'est plus épuré? mais tout aussi laid. j'ai pas d'idée là le rendait presque plus fort que moi.

– Qui est là ? dis-je d’une voix quelque peu pâteuse.

– Enfin, s’écria la jeune femme, brusquement soulagée. Enfin quelqu’un m’entend ! Ça fait des sièclesUN FANTÔÔÔÔÔÔÔÔÔÔME que je crie et personne ne fait attention à moi. S’il vous plaît Monsieur, venez me secourir.

– Vous secourir ? Vous êtes enfermée quelque part ?

– Oui. J’ai volé une pomme et je me suis cachée dans une… sorte de cave je crois, afin que le marchand ne me rattrape pas.Oh merde c'était donc vraiment du premier degré Mais la porte de ma cachette s’est bloquée et je suis coincée ici.

Une voleuse coincée dans une cave ? Des images brumeuses surgirent à travers le brouillard de l’alcool. Il y avait bien une très vieille cave à proximité de chez moi, mais elle était condamnée depuis plusieurs mois. A l’origine de cela : un gosse de la résidence à côté de la mienne qui avait un peu trop joué au héros et qui était tombé dans la caverépétition., le bois vermoulu ayant cédé sous son poids. Heureusement pour lui, les pompiers de la ville étaient efficaces et le gosse en fut ressorti promptement là t'as un problème de rupture de ton gosse/prompt (association à ne pas faire avec un quebequois), du coup, on sort un peu de la lecture. si tu veux garder ce côté un peu libre minot serait tout indiqué, il marche dans la rupture de ton puisque c'est pas du famillier mais de l'argot un peu bohemien, donc applicable à tout avec une jambe cassée. Il affirma qu’il avait entendu une voix plaintive s’élever de la cave lui demandant de la délivrerbourré il se souvient de ça ton gaillard? il a plus de cervelle que moi. La dernière fois que j'ai été saoul, j'étais sur le trotoir à regarder la foulet persuadé d'être à deux doigts de calculer de deux l'algorythme des déplacement humains à échelle entropique. pas le même stade (j'ai pas réussi hein spoiler), mais les adultes se moquèrent de lui sans le croire. Pourtant, la cave fut officieusement baptisée la Sirènesortez la cire! Ulysse is in the place après cet événement par tous les habitants du quartier.

Des sanglots retentirent alors, chassant ces souvenirs confus de mon esprit. Même s’il s’agissait d’une voleuse, personne ne méritait de rester coincé aussi longtemps dans une cave moisie et humide. Il fallait que je l’aide ! Cependant là c'est plus un "hélas" qu'il te faut, un vertige me prit brusquement et je dû m’adosser au mur le plus proche en attendant qu’il passe.

– Je… je vais essayer de vous aider, articulais-je avec difficulté. Attendez juste une minute de plus, le temps que le sol arrête de bouger sous mes pieds.

– Dépêchez-vous s’il vous plaît, je n’en puis plus !

Courageusement et là, tu met une virgule c'est le début de l'incise dont tu a marqué la finet repoussant mon envie de plus en plus grandissante de vomir, je pris la direction de la cave. Je faillis m’écrouler sur le sol à plusieurs reprises, des obstacles surgissant devant moi de façon plutôt intempestive : entre les vélos, la marche juste au-dessous de la porte d’entrée et que tout le monde enjambait par mimétisme ou la queue de l’infâme chat du concierge, tout était làce "là" de la deception "tout était pensé/conçu/orchestré" le mec il est bourré il croit à un complot! pour que je n’arrive jamais à cette fichue cave.

Une chose me parut curieuse lorsque j’arrivais à la cave : en effet, les planches et le cadenas posés par les pompiers après l’histoire du gamin tombé dedans étaient toujours intacts, la lumière des lampadaires faisant doucement luire le métal dans l’obscurité. Mais l’alcool et les supplications de la jeune fille aidant, je ne fis pas attention à ce type de détails. Peut-être que quelqu’un avait refermé le cadenas derrière elle en voulant protéger les autres enfants du quartier. Ne voyant aucun moyen d’ouvrir la cave facilement, je décidais d’aller chercher en trébuchant la hache du concierge, rangée dans le cabanon du jardin de la résidence.

Il me fallut une trentaine de minutes laborieuses pour ouvrir un trou dans le bois de la cave. Comment je fis pour ne pas alerter le voisinage par miracle tout en restant indemne ? Bonne question. C’était rajoute un "même" tu dois insister ici plutôt surprenant vu mon taux d’alcoolémie dans le sang. Avec des grognements d’effort, j’élargis le trou du mieux que je pu avec quelques coups de haches supplémentaires avant de la laisser lourdement tomber à côté de moi.

– Vous êtes toujours là ? criais-je en direction de l’ouverture sombre. Vous pouvez monter toute seule ?

– Oui ! s’écria la jeune fille.

Une forme blanche surgit alors brusquement de l’ouverture que j’avais pratiquée, tel un clown jaillissant hors de sa boite, et se mit à tourner autour de moi en criant d’allégresse. Je ne compris pourtant rien de ses paroles car des hurlements sortirent de ma bouche à m’en casser les cordes vocales. La jeune voleuse, que j’imaginais plutôt jeune et morte de faim et de froid, était en réalité un fantômeaaaaaaah t'as loupé un truc "que j'imaginais morte de faim était morte tout court!" ça c'est drôle ! Un putain de fantôme ! C’est à ce moment-là que mon cerveau décida qu’il avait assez travaillé pour la nuit et me fit tourner de l’œil. L’obscurité envahit mon champ de vision puis je ne vis plus rien du tout.


**********


– Quoi ? s’exclama Christopher.

Nous étions tous les deux installés sur le canapé de la résidence universitaire où nous logions tous les deuxla belle répétition. J’étais assis normalement pour une fois mais mon meilleur ami, ne s’attendant pas à la nouvelle fracassante que je lui annonçais, s’était installé les pieds croisés sur la table basse. Il faillit la renverser à cause de son mouvement de surprise.

– C’était ça ton histoire incroyable ? répéta mon ami avant de secouer la tête en riant. Sérieux Eugène, ce n’est pas la peine de raconter des histoires de fantôme pour te rendre plus intéressant. On ne la fait pas à moi ! Faut arrêter de regarder « Enquêtes Paranormales » en étant bourré !

– Mais je ne mens pas, répliquais-je d’un ton amer. Je croyais que l’on se connaissait depuis assez d’années pour que tu saches que je ne suis pas un baratineur comme Jean !

– Parce que tu trouves ça facile de croire quelqu’un qui prétend avoir délivré un fantôme en étant complètement bourré ? ironisa Christopher. C’est un peu comme si je te disais que j’avais vu la reine d’Angleterre danser le french cancan en tutu rose. ok... je me sens ringard d'utiliser ce genre de sarcasme d'un coup

– Entre la reine d’Angleterre en tutu rose et voir des fantômes, ce n’est pas le même niveau de délire.

– A mes yeux, c’est le même.

Je soupirai d’un air exaspéré. Cet imbécile ne croyait que ce qu’il voyait et rien ne pourrait le convaincre de la véracité de mes proposma sincérité. plus court, plus mieux bien, sauf si je lui montrais un fantôme en chair et en os… enfin, façon de parler. L’ennui était que je n’avais aucun détecteur de spectres dans la tête et que je n’avais pas la moindre envie d’en croiser un autre avant une petite dizaine d’années. Voire plus.

– Des fantômes… et puis quoi encore, marmonna Christopher dans sa barbe. Si encore il avait vu le fantôme de Marilyn Monroe, ça aurait été plus intéressant, mais le fantôme d’une simple voleuse… pfff !

Je décidais de ne plus aborder le sujet, voyant bien que l’unique personne qui aurait pu me croire pensait que je me payais sa tête. C’en était presque déprimant. Après tout, il avait peut-être raison : qu’est-ce qui prouvait que j’avais bien vu un fantôme et non une manifestation délirante de mon esprit embrumé par l’alcool ? Après m’être longuement interrogé sur le sujet et fais quelques recherches sur internet, tombant sur des sites plutôt douteux, je décidais d’oublier cette histoire. J’avais dû faire une hallucination plus vraie que nature. C’était mieux pour moi et pour tout le monde. j'ai pas du tout adhérais au paragraphe c'est pas une évolution de personnage mais une sorte de résignation plutôt maladroite. Le problème à mon avis, c'est que d'une le héros est trop lisse ici et que c'est rapporté un "je me mura dans le silence, mi véxé mi blessé du manque de confiance du pauve guignol que je pensais etre mon ami" est plus dynamique tu vois.


**********


Les semaines défilèrent sans aucun autre incident, du moins aucun dont je ne me souviensc'est pas du subkonctif qu'il faut ici? souvienne? j'ai un très gros doute vu que j’étais un grand amateur des soirées étudiantes et de rentrer saoul à trois heures du matin là t'as un problème, t'as foiré ton zeugma. Tu utilise un même verbe pour deux état différer. il aime un événement et un état. Tu peux pas ne pas reprendre un groupe verbale après ton et.. J’avais hésité au début à boire à nouveau mais avec la pression des copains, les verres s’étaient accumulés sans mauvaise surprise en fin de soirée. Je restais donc serein et profitais à nouveau de la vie à fond jusqu’au moment où arriva Halloween. virgule Le jour des morts.

Ce soir-là, une fête géante avait été organisée à l’université par les étudiants. Comme d’habitude, Christopher, quelques autres amis et moi avions décidé de faire une before, une séance de beuverie avant la fête en elle-même. Seulement, l’alcool aidant à délier les langues et à avouer des tas de choses que l’on aurait préféré garder pour soi ton que est maladroit, la formulation est malheureuse un simple "enfoui" ou "honteuse" marche tout aussi bien mais est plus péchu, Christopher eu l’extrême mauvaise idée de divulguer ma petite aventure fantomatique aux autres. Malgré tous les cocktails que j’avais bus, les moqueries qui s’en suivirent me dégrisèrent rapidement et je finis par observer mon verre d’un air maussade sans avoir envie de le terminer. J’en avais marre que l’on ne me prenne pas au sérieux cette phrase n'est pas très joli. Certes, j’aurais peut-être eu la même réaction qu’eux si jamais un ami m’avait raconté la même histoire, mais cela restait dans le domaine des possibles. je comprends pas ce que tu veux dire après le mais, unf antôme c'est pas dans le domaine des possibles, si?

Arthur, un des amis étant venu avec nous et n’en ratant pas une pour faire son intéressant, me lança d’un ton alcoolisé :

– On va t’appeler Eugène le bienfaiteur des fantômes ! Quand Mathilda apprendra ça…

– Ah non, c’est hors de question que tu racontes ça à ta copine, m’écriais-je. Vous vous êtes déjà bien assez moqué de moi comme ça.

– Roh, ne prend pas la mèche comme ça, rigola Matthieu, un autre ami, avant de finir sa bière d’un trait. Par contre, ça me rend curieux. Entends-tu et vois-tu vraiment les fantômes ?

– Je n’en ai pas revu depuis, répondis-je d’un ton amer. Cette expérience m’a largement suffit. Je ne veux plus en voir un seul du restant de ma vie !

– J’aurai été ravi de voir un spectre à ta place, commenta Matthieu avec un sourire ravi. Ce n’est pas comme si tout le monde en avait la capacité.

– Et si on allait au cimetière avant la soirée ? proposa Arthur. Cela permettrait de tester les nouvelles capacités paranormales de notre Eugène national.

Malgré mes protestations véhémentes, car c'est pas joli car je n’appréciais pas du tout être traité comme une bête de foire, tous trouvèrent l’idée formidable et ils me traînèrent jusqu’au cimetière jouxtant l’université.

Celui-ci était plutôt petit, étant celui du village voisin qui ne possédait pas beaucoup d’habitants, et désert il te manque un truc là un sarcasme du genre "pas très curieux vu l'heure avancé de la soiré", nous permettant de ne pas nous faire interpeller par quelqu’un. Des arbres avaient été plantés çà et là, tandis que de mauvaises herbes avaient envahi certaines tombes à l’abandon. Je vis même à la lueur d’un lampadaire solitaire les restes décrépis d’un mausolée. Il devait s’être écroulé avec la dernière tempête, ce qui fut confirmé lorsque je vis des pots de fleurs renversés et un arbre arraché barrant un des sentiers du cimetière. Cependant, cette scène de carnage ne découragea pas mes camarades, qu’ils commentèrent comme donnant une touche de frisson supplémentaire en cette nuit d’Halloween.

Après avoir escaladé les murs gris et couverts de mousse, Matthieu et Arthur slalomèrent entre les tombes en lisant à voix haute les noms des personnes décédées avant de désigner un des très vieux mausolées encore debout à l’extrémité du cimetière.

– Allons voir par-là ! C’est beaucoup plus intéressant de voir un vieux fantôme.

– Au risque de me répéter, grognais-je, j’étais complètement bourré à ce moment-là. J’ai sans doute eu une hallucination. Pas la peine de vérifier !

– Ça tombe bien, tu l’es aussi aujourd’hui, rétorqua Arthur avant de prendre la direction du mausolée. En fait, tu n’es qu’un trouillard ! quel salopard de bravache

Malgré mes tentatives pour me persuader qu’il ne s’agissait que d’un mauvais rêve, je fus piqué au vif. Personne n’avait le droit de me traiter de trouillardPersonne ne peut me traiter de mauviette . Je les suivi alors en leur lançant un regard de défiance, leur indiquant que j’étais prêt à leur casser la figure s’ils m’insultaient à nouveau.

Cependant, lorsque mes pieds abordèrent la première tombe, je fus assailli par d’innombrables murmures et je m’arrêtaisc'est du passé simple là qu'il faut net. Qu’est-ce que c’était que ça ? Fronçant les sourcils, j’enfonçais un doigt dans une oreille, mais le bruit resta. Cela faisait comme une sorte de bourdonnement déplaisant, similaire aux acouphènes que l’on pouvait avoir après avoir abusé de musique trop forte.

– Qu’est-ce qu’il se passe ? me demanda Christopher, qui m’avait vu m’arrêter.

– Je ne sais pas, j’entends plein de voix indistinctes, répondis-je d’un air crispé. C’est assez désagréable.

Mon ami tendit l’oreille un instant, mais l’air dubitatif qu’il arbora sur le visage me prouva qu’il n’entendait rien. Étais-je réellement en train de devenir fou ? Ne voulant pas aggraver mon cas, je pris un air dégagé avant de le rejoindre.

– Je n’entends rien du tout, dit Christopher en me regardant d’un air suspicieux. Si tu essayes de nous faire peur Eugène, ce n’est pas drôle. Aggreeeeeeuh, je suis un ami qui va dans un cimetière pour le frisson le soir, mais je veux pas avoir peur aggreuuuuuuh (tes perso me font m'énerver, c'est bien joué ^^)

– Mais je ne plaisante pas ! Enfin, laisse tomber.

Nous rejoignîmes nos amis, qui nous attendaient, l’air béat, devant le mausolée. Celui-ci paraissait très vieux : de la mousse verte et blanche avait recouvert la plupart des murs extérieurs et les pots de fleurs renversés ne contenaient que des bouquets décomposés. Sur les côtés, les fenêtres avaient perdu leurs carreaux, leurs éclats luisant faiblement sur le sol à la lueur des lampadaires. La porte en métal blanc pelé était verrouillée par un cadenas rouillé et laissait voir, posée contre le mur du fond, une dalle en marbre blanc comportant la liste de tous les morts enterrés là. Le nom de la famille était plutôt original : Piedeloup. En levant les yeux, je vis une inscription illisible inscrite sur la devanture du mausolée, qui devait probablement être la maxime de la famille.t'es faite pour les descriptions :)

– Alors, est-ce que tu entends ou vois quelque chose Eugène ? me demanda Matthieu d’un air avide.

– Il a entendu des voix en entrant dans le cimetière, répondit Christopher d’une voix trainante. Je pense que la boisson le rend complètement taré.

– Merci Chris, ça fait plaisir, répondis-je acerbement avant de me tourner vers Matthieu. Oui, j’entends une espèce de bourdonnement, mais il s’agit probablement du sang qui bat à mes oreilles.

– Tu devrais demander aux morts enterrés ici s’ils sont disponibles pour te parler, suggéra Arthur.

– Non Arthur, je n’ai pas très envie.

– Allez !

– J’ai dis non, répétais-je d’un air exaspéré. Tous ces trucs de fantômes me flanquent la chair de poule et je n’ai surtout pas envie de me faire tuer ou dévorer par un spectre agressif.

– Si tu ne le fais pas, je m’en occupe.

Arthur s’avança vivement pour un type complètement saoul et lança contre le mausolée un pot de fleur en terre qu’il avait ramassé. Éberlué, je le regardais s’écraser contre la porte en se brisant en mille morceaux. Mais qu’il était idiot, c’était de la dégradation ! c'est surtout du manque de respect oOCependant, le bourdonnement étrange s’estompa instantanément, apportant un bienfaisant silence à mes oreilles.

– Eho les Piedeloup, montrez-vous !

Une sensation étrange se répandit alors brusquement dans mon corps. Une sorte de peur mélangée à de l’appréhension et de la curiosité. Et si je n’étais pas devenu fou et que toute cette histoire était vraie ?

Brusquement, des voix beaucoup plus distinctes que le bourdonnement s’élevèrent du mausolée. Elles avaient une tonalité endormie, comme si leurs propriétaires venaient de s’éveiller d’un très long sommeil. Ma gorge se serra et mon estomac se contracta jusqu’à m’en faire mal. Avais-je vraiment acquis la possibilité d’entendre et de voir des fantômes ? Par quel miracle… enfin, je dirais plutôt par quelle malédiction avais-je été touché ?

– Par mes aïeux, qu’est-ce qu’il se passe ici ? demanda finalement une voix féminine âgée et compréhensible malgré un accent vieillot.

Matthieu et Arthur échangèrent un regard un peu effrayé. Malgré une satisfaction que je n’arrivais pas à dissimuler – car j’étais tout de même fier de pouvoir prouver que je ne mentais pas, je n’en menais pas large non plus. Je ne pensais pas que détériorer un ancien mausolée pouvait suffire à faire réapparaître des fan… Non, je n’arrivais pas à croire qu’ils existaient vraiment.

– Euh, c’était quoi ça ? demanda Matthieu d’un air inquiet.

– Aucune idée, répondit Christopher, méfiant. C’est peut-être un truc d’Eugène.

J’allais lui répondre vertement quand soudain une forme blanche traversa la porte du mausolée comme si elle n’existait pas du coup, pourquoi la voleuse était bloqué dans la cave si ils peuvent bien traverser les murs?. Arthur et Matthieu poussèrent un cri de terreur tandis que mon meilleur ami n’en croyait pas ses yeux. Ahuri pour ma part, je distinguais alors une femme assez âgée au menton volontaire. Les cheveux soigneusement tirés en un chignon impeccable, elle portait une robe d’un autre âge aussi blanche que sa peau et semblait particulièrement furibond. Derrière elle suivait un autre spectre, l’air beaucoup tranquille.

– Ah, les petits voyous, s’écria la vieille dame en crachant une dent fantomatique. Plus aucun respect des aînés morts depuis des siècles ! Évidemment, ils sont tous imbibés d’alcool à en perdre la raison.

– Qu’est-ce qu’il se passe Eugène ? bredouilla Arthur. Qu’est-ce que tu nous as fait boire ?!

Pourquoi pensaient-ils tous que j’y étais pour quelque chose ? Agacé et ne voulant pas montrer ma peur, je croisais les bras en leur jetant un regard noir. Mais ma voix, habituellement grave, était tremblotante et ne cessait de virer à un aigu déplaisant que je n’arrivais pas à contrôler.

– Mais rien du tout ! Vous ne vouliez pas me croire, maintenant, vous avez la preuve devant vous que ça existe !

Mes camarades restaient figés sur place. Ni Arthur, ni Matthieu, ni Christopher ne voulaient croire ce qu’ils voyaient. Si seulement cela avait été un mauvais rêve… mais malgré un pincement douloureux, je continuais bel et bien à voir les deux spectres. La vieille dame commençait à fulminer, les traits de son visage ridé se tordant tel des serpents minuscules sous la colère. Elle flotta dans ma direction en serrant les poings et je reculais instinctivement. Je ne voulais pas qu’elle s’approche de moi et qu’elle me fasse des choses horribles.

– Je sais que tu peux communiquer avec moi mon garçon, poursuivit-elle avec rage. J’ai compris ce que tu as dit. Pourquoi n’as-tu pas empêché tes imbéciles de camarades de nous réveiller ?

– Je… euh… balbutiais-je sans réussir à aligner des pensées cohérentes.

– Je te conseille de lui répondre simplement et rapidement, me conseilla alors l’autre fantôme, qui avait l’apparence d’un vieil homme tenant une canne fantomatique et flottait paisiblement à côté de moi. La vieille Berthe a toujours eu un fort caractère et excrétait de son vivant de ne pas comprendre quelque chose. truculant

Après mon sursaut de recul en constatant la présence aussi proche du fantôme de moi, la seule chose que je retenus de son discours fut que la vieille dame avait un prénom totalement ridicule. Berthe, sérieusement ? Des bulles d’amusement pétillèrent dans mon cerveau et je dus faire un effort afin de ne pas laisser échapper de rire nerveux.

– Ce n’est pas ma faute Madame, finis-je par répondre poliment. Je… J’ai découvert très récemment que je pouvais discuter avec les morts. Mes camarades ont voulu vérifier si c’était bien vrai et c’est pourquoi ils vous ont réveillé.

– Bande de malotrus ! hurla la vieille dame avant de foncer sur Arthur et Mathieu.

Terrorisés, mes deux camarades préfèrent détaler en hurlant de peur du cimetière que de rester sur place. Pour s’amuser un peu, le fantôme les suivit pendant quelques dizaines de mètres en hurlant de rire avant de revenir vers nous. Je vis mes amis escalader le mur en panique puis s’éloigner en courant comme des dératés y'as plusieurs expressions qui aurait étaient cool "comme poursuivit par des damnés" "avec tous les feux de l'enfer à leur trousses" un peu de second degré. Sympa pour des types qui voulaient être sûr que les fantômes existent. Je fus brusquement ramené au moment présent par mon meilleur ami, qui me saisit violemment par le col.

– Eugène, arrête ça tout de suite ! s’exclama Christopher avec colère.

Ses yeux pâles et furibonds me regardaient avec dégoût, comme si j’étais devenu une espèce de chose peu ragoûtante. J’y vis également de la détresse, de la peur et de la déception avant de commencer à me débattre. J’avais du mal à respirer et des points noirs commençaient à danser devant mes yeux.

– Laisse-moi Christopher ! criais-je avant de le forcer à me lâcher. De quoi as-tu peur exactement ? Ce sont des vrais fantômes, exactement comme je te le disais ! Je n’ai rien truqué du tout !

Je repris mon souffle avec difficulté, ma gorge m’envoyant des signaux de douleur à chaque fois que je déglutissais. Il ne m’avait pas raté cet imbécile.

– Pourquoi mènes-tu la plaisanterie aussi loin ? hurla mon meilleur ami avant de me décrocher un coup brutal dans la mâchoire, m’envoyant valser un peu plus loin. LES FANTÔMES N’EXISTENT PAS ! ARRÊTE DE TE MOQUER DE NOUS !

La tête résonnant comme un gong, je mis quelques secondes à reprendre mes esprits. Ma bouche me faisait un mal de chien et j’étais presque sûr que j’allais perdre une dent à cause de ces bêtises. Tentant de surmonter la douleur du mieux que je pouvais, je revins vers Christopher mais sans avoir le temps de répliquer.

– Il suffit ! brailla Berthe Piedeloup et son cri perçant me transperça les tympans ainsi que ceux de mon meilleur ami, nous faisant grimacer.

– Cela ne sert à rien de hurler Madame, répondis-je d’un ton grincheux, on vous entend très bien !

– Tu vas voir s’il ne croit pas au fait que j’existe, répliqua le fantôme d’un ton sans réplique.

La vieille dame s’élança dans les airs et traversa Christopher comme s’il n’avait été composé que d’air. Celui-ci s’immobilisa et commença à grelotter comme si la température avait brutalement baissée. Je marmonnais un juron avant de me retourner vers Christopher.

– Qu’est-ce que tu m’as fait ? dit mon ami en claquant tellement des dents qu’il me fut difficile de comprendre sa phrase. Arrête ça tout de suite ! on dirait dudley dans harry poteer

– Avec ça, il devrait comprendre qu’il se trompe et que les fantômes sont réels, fit Berthe Piedeloup avec un air satisfait et une ombre de sadisme. Bien mon garçon, reprenons. Tes imbéciles d’amis sont partis, c’est une bonne chose. Sais-tu que lorsque tu réveilles un mort, il faut que tu satisfasses ses désirs pour qu’il retourne dormir en paix dans sa tombe ? techniquement c'est pas lui qui l'a réveillé

– Ah ? (Je déglutis une nouvelle fois.) Je n’étais pas au courant non.

Qu’est-ce que cette vieille bourrique allait bien pouvoir demander afin de retourner dormir tranquillement dans sa tombe ? Je maudis mentalement Arthur de nous avoir fourré dans ce pétrin. Qui devait réparer les pots cassés – fantomatiques – maintenant ? Christopher, toujours tremblotant, suivait d’un air ahuri notre conversation. Au vu de son expression, il devait en train d’essayer de trouver une explication rationnelle à la situation.

– Pour résumer, lorsqu’un vivant invoque l’esprit d’un mort, il doit lui donner quelque chose en compensation afin que ce dernier puisse reposer à nouveau en paix, expliqua la vieille dame d’un ton docte. Cela peut aller d’une offrande de nourriture à une obligation permanente de déposer régulièrement des fleurs fraîches sur la tombe, en passant par une mutilation ou la mort si le fantôme est vraiment agressif.

Une mutilation ? La mort ? Je me repinçais discrètement pour vérifier que je ne rêvais mais non, le cauchemar était bien réel… tout comme la douleur de ma mâchoire. Mon angoisse augmenta en flèche et mon estomac se crispa encore plus, surchargeant mon cerveau en signaux de douleur. Le pire était que la vieille dame semblait plutôt être du genre à exiger un mort pour retourner dans sa tombe que de recevoir une barquette de fraises.

– Je vois, dis-je en chevrotant.

Berthe Piedeloup se mit alors à rire.

– Même si j’ai l’air d’une vieille carne, je ne suis pas non plus injuste, me réprimanda-t-elle gentiment. J’ai bien constaté que ce n’était pas de ta faute. En revanche, je ne sais pas quoi faire de celui-là.

Elle pointa sèchement Christopher du menton, qui sembla brusquement sérieusement en panique d’être désigné par un fantôme. Il eut un violent mouvement de recul lorsque la vieille dame s’approcha vivement de lui pour lui faire peur et s’étala par terre à cause d’un pot de fleurs qu’il n’avait pas vu.

– Afin que je retourne dans ma tombe, poursuivit Berthe Piedeloup en souriant d’un air méchant, j’exige que ton ami me fasse des excuses en bonne et due forme en son nom et à ceux des imbéciles qui se sont sauvés. J’exige également qu’il répare les dégradations qu’a subit notre mausolée par leur faute.

Mes yeux firent des va et vient entre le fantôme et Christopher, toujours étendu sur le sol et me regardant comme si j’étais venu le tuer. Était-elle réellement sérieuse ? Ça allait être impossible au vu de la réaction de mon meilleur ami. Devant son regard sévère, je m’inclinais : plus vite j’en aurais fini avec elle, plus vite je pourrai me tirer de ce cimetière et de problèmes insolvables.

– Très bien, dis-je. J’exige en revanche d’avoir un moment seul avec lui pour essayer de lui faire entendre raison.

D’abord méfiante, Berthe Piedeloup acquiesça lorsque l’autre fantôme lui fit les gros yeux. Ils flottèrent alors un peu plus loin, visitant le cimetière en commentant les noms qu’ils voyaient sur les pierres tombales. Reportant mon attention sur Christopher, je fis un pas dans sa direction mais celui-ci, les yeux un peu fou, commença à reculer avec des gestes désordonnés.

– NE M’APPROCHE PAS ! me hurla-t-il. TU ES COMPLÈTEMENT TARÉ POUR NOUS AVOIR DROGUÉ COMME CA !

– Relaxe Chris, je ne vais pas te manger.

– NE M’APPROCHE PAS JE TE DIS !

Je suspendis mon geste. Cela ne servait à rien de le terroriser davantage, surtout qu’il avait tendance à avoir des réactions très violentes lorsqu’il avait peur – comme en témoignaient ma mâchoire démolie et ma gorge irritée. Peut-être qu’avec un peu de blabla, cela lui permettrait de se calmer et que l’on sorte rapidement de cet endroit de malheur.

– Écoute Chris, dis-je d’un ton sec à voix basse. Je n’ai RIEN à voir dans cette histoire. Rien du tout ! Je ne vous ai pas drogué et ceci n’est pas une hallucination. Les fantômes existent bel et bien. Comme tu as pu entendre, elle est visiblement capable de nous tuer si on n’exécute pas ce qu’elle veut. Personnellement, j’aimerai qu’elle évite hein, je compte encore vivre longtemps. Il va falloir les satisfaire et pour cela, j’ai vraiment besoin que tu coopères.

Je toussotais pour ôter le chevrotement atroce qui s’immisçait dans ma voix. Bien que terrifié, Christopher avait arrêté de bouger et me regardais dans l’attente d’une bonne nouvelle – genre « Haha, je t’ai bien eu ! ». Dommage pour lui, ce n’était pas du tout le cas.

– C’est hors de question, répondit mon ami en secouant faiblement la tête.

– Allez, un effort ! insistais-je.

– Non, c’est pas la peine d’essayer de m’entourlouper, maintint Christopher. Je refuse de payer les dommages qu’ont causé Matthieu et Arthur juste parce qu’un abruti de fantôme n’est pas content !

Je soupirai, exaspéré. On n’allait vraiment pas s’en sortir comme ça.

– Je te rembourserai si tu veux et je viendrais t’aider pour réparer les dégâts mais fais un putain d’effort ! Tu as vraiment envie de te faire dégommer par un spectre ?

Mon ami commença à ouvrir la bouche pour protester mais je lui coupais immédiatement la parole.

– Je sais, c’est complètement dingue et je suis un bel abruti, dis-je très rapidement. Mais j’aimerai vraiment beaucoup que tu t’exécutes pour que l’on puisse se tirer d’ici. S’il te plait !

Les yeux hagards, Christopher me regarda pendant si longtemps que je cru qu’il allait refuser. Il acquiesça enfin de la tête tout en soupirant exagérément fort.

– OK, je veux bien me plier à tes caprices, mais tu m’en dois une Eugène ! conseille à ton personnage de changer d'ami.

J’acquiesçais vivement de la tête. Tout ce qu’il voulait tant qu’il s’exécutait et que l’on parte de ce cimetière où il y avait bien trop d’événements fantastiquesincompréhensible/paranormal à mon goût. Il se releva péniblement, épousseta son pantalon couvert de terre et se plaça à mes côtés. Je déglutis difficilement avant de rappeler Berthe Piedeloup et son compagnon.

Les deux fantômes revinrent tranquillement. La vieille dame semblait fulminer un peu moins mais elle toisa Christopher d’un air hautain. Ce dernier fit un sourire ressemblant plus à une grimace avant de les regarder l’air peu rassuré.

– Chère Mme Piedeloup, commença-t-il d’un ton onctueux. Je m’excuse platement pour tous les désagréments causés par mes camarades ainsi que par moi-même. Je m’engage à venir avec eux ici afin de réparer votre mausolée.

Cependant, la vieille dame ne sembla pas avoir compris ce que mon ami lui avait dit. Elle se tourna alors vers moi.

– Répète-moi ce qu’il a dit au mot près, me demanda-t-elle. Les humains peuvent entendre ce que les fantômes en colère disent mais, pour une raison qui m’échappe, je ne peux comprendre que tes paroles.

Je haussais les épaules avant de répéter ce que Christopher avait dit. Je n’avais plus rien à faire de toutes ces bizarreries tant que l’on pouvait se tirer d’ici. Berthe Piedeloup soupira avant de le regarder un peu plus gentiment.

– J’accepte tes excuses. Je vais donc attendre ici le temps que tu répares le mausolée puis je pourrai enfin reposer à nouveau en paix avec mon époux Guy.

– Je viendrai l’aider avec nos deux autres camarades afin que cela aille plus vite, précisais-je.

Le fantôme acquiesça avant que les traits de son visage ne se durcissent, devenant aussi effrayant qu’au tout début.

– Attention, si vous ne revenez pas, je parcourrai toute la ville pour vous trouver et venir vous hanter jusqu’à ce que vous vous exécutiez ! nous menaça-t-elle.

Christopher et moi eûmes un rire étranglé avant d’acquiescer vivement. Rassurée, Berthe Piedeloup nous laissa enfin partir. Nous prîmes alors le chemin de la sortie, afin d’utiliser les barres de la grille pour ressortir. Mon ami ne cessa de jeter des coups d’œil derrière lui pour être sûr que les fantômes ne nous suivent pas, avant de se détendre un peu une fois hors du cimetière. Un long moment passa avant qu’il n’arrive à prendre la parole, juste après que je me sois tâté la mâchoire en grimaçant.

– Désolé pour ta mâchoire, je…

– Ne t’inquiète pas, répondis-je en grimaçant. J’ai trouvé ça aussi bien flippant. heureusement, tout sera terminé demain. Taper la causette avec un fantôme n’est pas une partie de plaisir.

Le visage de Christopher se rembrunit.

– Ce n’est vraiment pas drôle de continuer à me faire marcher. Tu n’en a pas assez ?

– Mais je ne me moque pas de toi, soupirai-je avant de commenter. Le fantôme de Berthe Piedeloup m’a vraiment fait flipper. Tu ne trouvais pas qu’elle ressemblait beaucoup à Mme Guyot ? Tu sais, notre ancienne prof de primaire.

– Berthe ? s’étrangla mon ami avant d’éclater de rire. C’est vraiment ridicule comme prénom. Et oui, je confirme, elle lui ressemblait comme deux gouttes d’eau !

Je ris avec lui. Cela faisait du bien de pouvoir retrouver mon ami sans risquer de se prendre un coup de poing. Les événements précédents et mes paroles durent cependant le travailler car il me demanda quelques instants plus tard :

– Si tu as vraiment la capacité de dialoguer avec les fantômes, demanda Christopher, est-ce que tu pourras venir avec moi pour que je puisse reparler une dernière fois avec ma petite amie ? euh bof comme phrase, un peu décevant, un gros plouf :/ manque de pêche


**********


Ma voiture roulait à bonne vitesse sur l’autoroute, évitant les motos qui avaient visiblement oublié le code de la route. Le silence s’était installé dans l’habitacle et je n’osais pas le briser de peur d’énerver Christopher, assis à côté de moi. Son visage était fermé depuis que nous avions quitté le campus et je me doutais que c’était plutôt difficile pour lui. D’après ce qu’il m’avait raconté après notre petite aventure avec les Piedeloup, sa petite amie Julie avait été tuée deux ans auparavant dans un horrible accident de voiture après une soirée trop arrosée. Mon meilleur ami s’en était toujours voulu de ne pas l’avoir empêchée de prendre la voiture. Malgré tout le temps écoulé depuis l’incident, sa blessure ne s’était toujours pas refermée.

Il avait fini par me croire concernant la réalité des fantômes. En effet, le lendemain de notre rencontre avec les Piedeloup, nous étions revenus avec du matériel ainsi que Arthur et Matthieu, dégrisés et trainant des pieds, afin de retaper le mausolée. Les deux fantômes nous attendaient et avaient eu l’air satisfait de tous nous voir revenir.  Nous avions travaillé dur toute la journée afin de repeindre la porte, ôter les mousses couvrant les murs et replantant des fleurs fraîches dans le petit bac devant le mausolée. Lorsque nous eûmes fini, Berthe et Guy Piedeloup rayonnèrent de joie en voyant le petit monument plus beau que jamais et après nous avoir abondamment remerciés, s’étaient évanouis dans les airs à quelques centimètres de la porte. Christopher et moi avions échangé un regard soulagé, tandis qu’Arthur et Matthieu, ravis de la disparition des fantômes, avaient proposé de fêter ça au bar du coin. Cependant, aucun d’entre nous ne prit d’alcool : je pense que cette petite aventure avait fait définitivement passer à tout le monde l’envie de boire et d’être saoul.

Sortant tu peux pas commencer un paragraphe avec un participe présent :/ soudain de mes pensées, je pris la sortie que Christopher m’indiqua. La route se transforma en chemin caillouteux, faisant travailler durement les suspensions de ma voiture. Quelques minutes plus tard, nous arrivâmes devant le cimetière du village natal de sa petite amie et je me garais sur le côté du chemin. Celui-là était nettement plus grand et moins à l’abandon que le cimetière où nous avions rencontré les Piedeloup. Propre et entretenu, il dégageait une atmosphère paisible qui me rassura. Aucun bruit étrange ne parvint à mes oreilles et je suivis donc mon ami avec plus de confiance que la dernière fois.

La tombe de Julie était simple, en marbre blanc orné de lettres noires et décorée naturellement par le givre de l’hiver. Une photo gelée collée sur un présentoir en pierre montrait un Christopher un peu plus jeune souriant maladroitement à l’objectif aux côtés d’une jolie brune aux yeux de biche. Les deux semblaient rayonner hors de la photo et je fus presque gêné d’être là : j’espérai qu’appeler le fantôme de Julie ne ferait pas craquer mon ami.

Celui-ci salua sa petite amie d’une voix tendre avant de déposer l’imposante gerbe de fleurs sur la tombe. Il se mit ensuite au travail afin d’ôter les poussières venues sur la pierre ainsi que de jeter les précédentes fleurs congelées qui avaient été déposées. Une fois le travail fini, il se tourna vers moi d’un air presque gêné.

– Voilà, j’ai terminé. Comment fait-on pour appeler un fantôme ?

– Si tu crois que je le sais, tu te trompes, répondis-je en riant à moitié. Arthur avait juste eu besoin de lancer un pot de fleurs sur la porte du mausolée en demandant aux Piedeloup s’ils étaient là. Essaye peut-être en frappant contre la tombe pour ta petite amie ?

L’air dubitatif, Christopher reporta son attention vers la tombe et s’agenouilla quelques instants plus tard. Frappant délicatement contre le marbre, il demanda à voix haute que sa petite amie apparaisse. Rien ne se passa. Mon ami me regarda l’air si déçu que je m’agenouillais à côté de lui. Berthe Piedeloup avait dit que j’étais spécial car elle pouvait comprendre ce que je disais. Je réitérais alors les gestes de Christopher en appelant sa petite amie.

Pendant quelques secondes, je cru que cela avait échoué car il ne se passa strictement rien. Une brise légère et glaciale se leva alors et une forme blanche traversa lentement la tombe avant de flotter au-dessus. Le fantôme ressemblait trait pour trait à la fille sur la photo, c’était donc probablement Julie . Elle ouvrit alors les yeux et fut surprise de nous voir là.

– Christopher ? demanda-t-elle d’une voix douce. Mais… et vous, qui êtes-vous ? C’est vous qui m’avez rappelé ?

– Oui, répondis-je. Je ne sais pas pourquoi ça a marché avec moi mais peu importe. Je m’appelle Eugène et je suis le meilleur ami de Christopher. J’ai récemment acquis le pouvoir de discuter avec les fantômes et il m’a demandé de venir ici afin de pouvoir parler une dernière fois avec toi.

Julie eut une moue attendrie et reporta son attention sur Christopher, qui la regardait comme s’il était dans un rêve. La suite de la discussion n’appartint qu’à eux et mes oreilles sifflèrent avec tous les surnoms d’amoureux idiots qu’ils se donnaient. J’espère que je ne serai pas aussi niais lorsque j’aurai une copine. il a le permis, meilleur ami d'un mec dont la petite ami s'est dué en voiture 2 ans auparavent, donc au moins 20 ans et il a jamais été amoureux... t'es cruelle avec tes personnages T.T

– Il faut que tu vives ta vie maintenant Christopher, dit finalement Julie d’un ton doux. Il y a tant d’autres filles sur Terre, tu ne mérites pas de vivre dans le regret même si j’en suis très flattée. Garde moi juste une petite place dans ton cœur.

Mon ami se mit alors à pleurer doucement tout en continuant de regarder Julie. Celle-ci s’approcha de lui, plus légère qu’une brise d’air. Se penchant, ses lèvres fantomatiques frôlèrent celles de Christopher en une douce caresse avant qu’elle ne s’éloigne en flottant, un sourire magnifique sur les lèvres. Puis elle disparut lentement sous nos yeux, comme si elle n’avait jamais existé. Christopher tomba à genoux en renonçant à essuyer ses larmes : peut-être qu’à présent, il pourrait commencer à se pardonner et changer sa culpabilité en force pour le futur. Je m’agenouillais à côté de lui afin de lui montrer que j’étais là et que je le soutiendrai quoiqu’il arrive.

Finalement, ça avait plutôt du bon de pouvoir dialoguer avec des fantômes.supprime cette phrase immédiatement. Finis sur la déclation d'amition. conseil de lecteur



Bon alors
Verdict.
Le mauvais déjà, de ce que j'ai relevé t'as quelques problème de rythme au début quand l'histoire se lance, j'ai l'impression que t'as un peu essayé de meublé parce que tu savais pas où aller, la suite est plus péchu, quoi que les dialogues manquent un peu de réalisme. Tu abuse des participes présents, des et et des cependant. Essaie de te restreindre. Ca allégerais ton style

Mais c'est du très bon
jaime pas les récit de fantôme, j'aime pas les récit de nice guys, j'aime pas les récit en je et j'ai beaucoup aimé la lecture c'est drole intelligent et au final très tendre.
L'alcool c'est pas bien, mais les nouvelles d'Alwine ca claque. Je te met en conseil de lecture
Revenir en haut Aller en bas
helio

avatar

Masculin Lion Messages : 137
Date d'inscription : 04/04/2016

MessageSujet: Re: Le Don [TP]   Sam 11 Juin - 2:30:41

Salut,

Dans mon insomnies je suis tombé sur l'alerte (qui, pour je ne sais quel raison ne ma pas redirigé vers le post  Ghh  ) et donc j'ai décidé de lire ta petite (looongue) nouvelle.

Bon d'abord pour une première oeuvre c'est long. Moi mes premiers écrits c'était dix lignes et je les ais brûler dès que j'ai vu la nullité que j'étais  Ouf !  . bref il est question de toit et pas de moi.

Je ne ferais pas de commentaire détaillé, celui de ragne est déjà très bien. Sur le fonds l'histoire est assez convenu, il n y a pas réellement de surprise, toutefois le vieux couple de fantôme est très réussi, ils m'ont fait rire, bravo  Wiiiiiiii  . Le héros et ses amis manque de profondeur, (mais t'inquiète ca vient avec le temps).. Il finit assez facilement a accepter l'existence des fantôme je trouve.

La rencontre avec le premier fantôme m'a fait pensé a une scène de sixième sens ou le gosse lors d'une fête d'anniversaire entend un fantôme "Je vous le jure, je n'ai pas volé le cheval du maitre!" j'avais adoré cette scène.

Sinon, ta plume est meilleur après la première partie mais tu hésite sur les mots, le vocabulaire, j'ai l'impression que tu cherche encore ton style.

Ce fut un plaisir de te lire  :badass:  , j'espère que mon commentaire (rempli de digressions) te sera utile.

bon courage pour la suite.
Revenir en haut Aller en bas
Alwine

avatar

Féminin Scorpion Messages : 180
Date d'inscription : 25/05/2016

MessageSujet: Re: Le Don [TP]   Sam 11 Juin - 9:30:54

@Ragne : La vache, la taille de ton commentaire Embarassed ! Je crois que même en harcelant mes amis, je n'ai jamais eu de correction si détaillée xD Un grand merci déjà pour tes efforts !
Même si j'étais stressée au début, au final ça va, je n'ai pas pris mal tes remarques et ça me booste pour faire mieux. Au sujet de ta dernière phrase : pourquoi dis-tu que tu es un looser/un sale con ? Avoir une copine n'est pas une finalité dans la vie (sauf si c'est extrêmement important pour toi) et le fait de ne pas vérifier ses dates de rattrapage est une simple erreur d'étourderie. Tu as parfaitement le droit de détester mon style d'écriture/mon histoire et tant que c'est justifié, ça me conviendra (même si je préfère que l'on aime Laughing)
Quelques réponses sur tes remarques du texte (pas le temps de tout faire ce matin):
- les récits en "je" ne sont vraiment pas mon truc mais je me suis mise spontanément à écrire comme cela pour cette nouvelle. Donc va savoir quelle lubie m'est passée par la tête Laughing
- je le SAVAIS pour les conjugaisons. J'ai vraiment un problème avec ça (je sais pas utiliser les participe présent et autres bêtises même si tu en as trouvé dans mon texte).
- *offre des cookies pour se faire pardonner d'avoir mis des virgules avant des et*
- oui, je suis cruelle avec mes personnages. Sinon, c'est pas très intéressant de lire une histoire (même si j'ai un peu foiré dans le texte pour le chronochallenge 4)
- je n'ai jamais été bourrée (je déteste l'alcool) donc si tu as des bons conseils pour décrire des personnages bourrés, je suis tout ouïe xD
- merci pour toutes tes autres critiques, je corrigerai lorsque j'aurai un peu plus de temps
Pour finir, oui, je ne savais pas du tout où aller lorsque j'ai écris cette nouvelle. Mon idée de base "un humain s'aperçoit qu'il possède le don de parler aux morts" et j'ai bricolé un truc autour. Je suis repassée 2-3 fois sur ce texte mais c'est largement insuffisant pour créer une histoire bien. Je suis ravie que tu l'aies aimé cependant, malgré tous ses défauts !
Mille mercis encore pour le temps que tu as pris pour commenter ce texte, je t'en suis très reconnaissante.
Question bonus : lorsque l'on finit une incise, est-ce que l'on peut mettre un "et" après la deuxième virgule ou non ? Comme dans l'exemple "j'aime les pommes, sauf lorsqu'elles sont cuites, et les fruits rouges". Ou alors vaut-il mieux privilégier l'utilisation du "ainsi que" ?

@helio : Merci d'avoir pris la peine de commenter ! Cette nouvelle était exceptionnellement longue, je n'avais pas prévu qu'elle s'étire autant xD Je t'avoue que j'écris depuis l'âge de 14 ans, lorsque le tome 5 d'Harry Potter mettait bien trop de temps à mon goût à arriver, et je voulais écrire l'entièreté du tome suivant (un truc chelou mêlant la sorcellerie aux Templiers avec un trésor caché). Ce n'est donc pas ma première production.
L'histoire est convenue mais il faut bien commencer par quelque chose ^^ Il est vrai que Eugène accepte un peu trop facilement la présence des fantômes. Je corrigerais ça en même temps que les remarques de Ragne.
Concernant mon style d'écriture, je me cherche encore comme tu as pu le sentir. J'écris essentiellement en langage parlé et même si je ne veux pas atteindre le style des grands auteurs français (celui de JK Rowling me convenant très bien), il faut que je l'améliore un peu.
Ravie que l'histoire t'aie distrait pendant ton insomnie et merci pour tes encouragements :D
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Le Don [TP]   Sam 11 Juin - 10:10:33

C'est tout naturel Al Wink
Si je me suis dévalorisé c'est pour une raison toute bète, écaillé son image diminue l'emprise que tu as sur les gens, je me pose en autorité en te commantant de cette manière et me voir avec des défauts permet de dimunuer l'aura de prof sévère. C'était plus pour te permettre de relativiser la critique qu'autre choses Wink

le participe présent c'est le radical du verbe avec le suffixe -ant. genre passant/faisant/frappant. Ca te permet de remplaçait un qui qui passait/ qui faisait/ qui frappait mais en changeant un peu la temporalité de ton récit. C'est donc super utile puisque ça allège tes phrases, mais il faut pas en abusé. Pour le reste des conjuguaisons dans le forum tutoriel va dans "les tutos de la gazette" tu trouveras un petit cours ludique entre imparfait et passé simple de Cornedor Wink

Ok une sadique bouhou, pourquoi on a pas d'auteurs qui sont gentil avec leur personnages T.T

Ca se sent un peu au début que tu hésite, pour ma art j'écris toujours en ayant y idée précise de ce que j'ai à raconter, d'autre y font en totale hésitation.
Oui tu peux mettre un et après une incise, en soit j'adore ainsi que, mais c'est d'une violence

bouhou t'as pas réagit à mon lien "personne me traite de trouillard" ou j'ai mis la vidéo de retour vers le futur, je suis tristesse

Content que ça t'ait convenu comme commentaire :)

Je file corriger l'alerte hélio
Revenir en haut Aller en bas
Mlle Annie

avatar

Féminin Gémeaux Messages : 6
Date d'inscription : 12/09/2017

MessageSujet: Re: Le Don [TP]   Mer 13 Sep - 21:08:56

Bonjour Alwine,

J'ai trouvé ta nouvelle chouette, tu donne envie de lire :-)
Même s'il y a quelques fautes de conjugaison, cela ne gêne pas pour lire (en tout cas moi ça ne m'a pas gênée) ;-)
Revenir en haut Aller en bas
La Lapine Cornue
Divine cerfette et ses lapins multicolores
avatar

Féminin Balance Messages : 4621
Date d'inscription : 17/05/2014
Localisation : Endormie dans un terrier de lapins.
Humeur : Lapinesque. (ça veut dire paisible et joyeuse)

MessageSujet: Re: Le Don [TP]   Mer 13 Sep - 21:18:52

J'avoue il est trop bien ce texte, pourquoi je l'ai jamais lu ? :waaat

Prends confiance en toi Al, tu écris bien et c'est un plaisir pour les yeux :-p

------------------------------------------------------------------------------------------------
Je sais ce que je suis. Et je sais ce que je ne suis pas.
:corn3:
Je suis un chaos de rêves et de couleurs,
je suis un Cerf divin chimérique,
je suis une lapine en chocolat aux larmes caramel.
Et toi, qui es-tu ?

Fais un pas vers moi, j'en ferai un vers toi. Et peut-être un jour serons-nous face à face...

***
Cap' d'aller lire ?

→ Venez fouiller dans mes écrits... Y'en a pour tous les goûts ! :corn2:

.[/center]
Revenir en haut Aller en bas
Le Molosse
Habituée de la CB
avatar

Féminin Vierge Messages : 1734
Date d'inscription : 29/12/2015
Localisation : Dans ma chambre
Humeur : Mode Molosse: Off

MessageSujet: Re: Le Don [TP]   Mer 13 Sep - 22:29:06

Hey il est cool ce texte <3

------------------------------------------------------------------------------------------------
Signe distinctif de chasseresse de fautes: ~ (pour faire honneur à mon surnom :la:)

Sections attribuées: Romans et Théâtre


N'hésitez pas à venir me lire ici: Mes écrits #TexteDeMathilde
:unjournormal:

Coucou Invité * Sourire étrange à interpréter comme tu veux
Revenir en haut Aller en bas
https://www.flickr.com/photos/124488553@N07/
Hartsock
Gardien du GIBET
Gardien du GIBET
avatar

Masculin Bélier Messages : 927
Date d'inscription : 19/11/2015
Localisation : À table, comme toujours.
Humeur : J'ai la dalle!

MessageSujet: Re: Le Don [TP]   Mer 13 Sep - 22:34:28

Ouaw ça date ça O_o
Bah franchement même pour un premier texte tu écrivais mieux que moi maintenant (c'est pas dur tu me diras :rire:) en tout cas j'ai bien aimé! :la:

------------------------------------------------------------------------------------------------
Hart, le cerf à chaussettes. Pour vous servir

Signe distinctif de chasseur de fautes: µ
------------------------------------------------------------------------
"Dis moi : je t'aime ! Hélas ! Rassure un cœur qui doute,
Dis-le moi ! Car souvent avec ce peu de mots
La bouche d'une femme a guéri bien des maux." VICTOR HUGO

Eh, venez voir ce que j'écris :p
http://www.encre-nocturne.com/t1576p30-pages-jaunes-nocturniennes#60288
Revenir en haut Aller en bas
http://hartsock.eklablog.com/
La Lapine Cornue
Divine cerfette et ses lapins multicolores
avatar

Féminin Balance Messages : 4621
Date d'inscription : 17/05/2014
Localisation : Endormie dans un terrier de lapins.
Humeur : Lapinesque. (ça veut dire paisible et joyeuse)

MessageSujet: Re: Le Don [TP]   Mer 13 Sep - 23:28:51

Hart... C'est bien d'être conscient qu'il reste des progrès, mais sois fier de toi quand même ù_ù

------------------------------------------------------------------------------------------------
Je sais ce que je suis. Et je sais ce que je ne suis pas.
:corn3:
Je suis un chaos de rêves et de couleurs,
je suis un Cerf divin chimérique,
je suis une lapine en chocolat aux larmes caramel.
Et toi, qui es-tu ?

Fais un pas vers moi, j'en ferai un vers toi. Et peut-être un jour serons-nous face à face...

***
Cap' d'aller lire ?

→ Venez fouiller dans mes écrits... Y'en a pour tous les goûts ! :corn2:

.[/center]
Revenir en haut Aller en bas
Alwine

avatar

Féminin Scorpion Messages : 180
Date d'inscription : 25/05/2016

MessageSujet: Re: Le Don [TP]   Jeu 14 Sep - 21:37:56

Des réponses sur ce topic O_O Je ne m'y attendais pas !

@Mlle Annie : Mille mercis pour ton retour ! Oui, il y a malheureusement quelques fautes de conjugaison, cela m'échappe malgré mes relectures :/

@Corne : Ouh, j'avoue que ma confiance en moi actuelle est à six pieds sous terre concernant l'écriture XD J'étais en meilleure condition pour avoir des critiques quand j'ai posté ce texte. Ca devrait revenir... j'espère. Merci pour ton gentil commentaire !

@Tilde : Merci <3

@Hart : Je te rassure, c'est loin d'être le premier texte que j'écris. Ca fait 10 ans que j'ai commencé à écrire et mes premiers textes étaient loooin d'être bons. Je crois même qu'il m'en reste un ou deux finis, mais je ne les posterai certainement pas XD C'était juste un des premiers textes que j'ai osé poster pour voir les critiques. Tu verras, avec la pratique, tes textes deviendront de mieux en mieux ! Ne désespère pas ! Merci pour ton commentaire :)

------------------------------------------------------------------------------------------------
Pour retrouver mes textes : #TextesDAlwine
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Le Don [TP]   

Revenir en haut Aller en bas
 
Le Don [TP]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Encre Nocturne :: Écrits :: Écrits courts :: Nouvelles-
Sauter vers: