Encre Nocturne
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 ChronoChallenge n°7 : Un nouveau nom

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Ouppo
Fou du roi
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Masculin Lion Messages : 244
Date d'inscription : 04/01/2016

MessageSujet: ChronoChallenge n°7 : Un nouveau nom   Sam 18 Juin - 18:43

Bienvenu à cette septième édition du chronochallenge, je suis ravi d'être votre hôte pour ce soir, vous allez écrire sur le thème de "Un nouveau nom", vous avez 1 heure pour exploiter ce thème au mieux soit jusqu'à 22h30.

Vous posterez vos créations dans ce sujet, bien sûr essayez de respecter le temps qui vous est imparti sinon et bien ce chronochallenge n'en est plus un.  

Ensuite après avoir posté vos œuvres voilà le moment tant attendu : le vote !

Pour voter c'est simple indiquez clairement ici : quel a été votre texte préféré, si possible avec une petite explication du pourquoi, vous n'êtes pas obligé de faire un pavé mais une ou deux lignes ce serait gentil.

Vous pourrez voter jusqu'à demain 21h00 date où le gagnant sera annoncé.

Si vous avez aimé, le Challenge c'est tout les samedi et mercredi.
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Invité
Invité



MessageSujet: Re: ChronoChallenge n°7 : Un nouveau nom   Sam 18 Juin - 20:03


John et la coconeuse




One shot (Killstreak)




John tuait les zombies. Il avait tellement tué de zombies qu'ils étaient presque tous tués. "Je les ai bientôt tous tués ! S'exclama-t-il." En fait il se battait pas avec un couteau ou une cuillère mais avec une tronçonneuse, même s'il appelait ça une coconeuse parce que son vrombissement ressemblait à coco-coco-coco. Les zombies eux, quand ils ouvraient leurs grandes mâchoires pourries jusqu'à l'os de la mâchoire, ils faisaient nom-nom-nom. Nom-nom-nom. Coco-coco-coco. Nom-coco-coco-nom-coco-coco-coco.
 Il s'était déjà réfugié dans plein d'abris, du supermarché à la boucherie, du garage automobile au bureau de tabac. Dans son village presque tout le monde avait été tué ou transformé en zombie. Un zombie s'approcha de John par derrière. "Tu m'as tuer." "Non, c'est tué avec une terminaison e accent aigu, infâme créature !" Et John le scinda en deux au niveau du bassin avec la coconeuse. Coco-coco-coco-vrrrm-vrrrm. Mince alors. Plus d'énergie pour la coconeuse.
 Il y a des moments comme ça où on se dit "Oh mince alors", on se hurle dans la tête jusqu'à ce qu'on explose. Ben John c'est pas ce qu'il faisait. Lui il restait tout froid et calme et posé, parce qu'il en avait vu d'autres, qu'il en verrait encore et que c'était pas ce soir qu'on allait lui mordre les mollets. Donc il courut chez lui pour chercher de l'essence mais il avait déjà tout utilisé pour mettre dans sa voiture.
 Il avait pas le temps de la siphonner et puis y avait tout plein de nom-nom autour de sa baraque. Ils tapaient sur les vitres, ils se massaient contre les murs car oui, les zombies sont d'excellents masseurs, surtout quand il faut masser le dos là les os craquent bien sous la pression des dents noires mais faut pas le dire. Il y avait même au pied du mur, non pas le maçon, mais le zombie qui avait été scindé par John et qui clamait "Tu m'as scinder". La terminaison étant incorrecte, John fut choquer et décida d'abréger ses souffrances d'analphabète.
 Comme il pouvait pas sortir il chercha une brique dans sa maison. Mais toutes les briques étaient dans les murs, ce qui constituait un empêchement de type architectural. Alors John se dit "Mais oui, je vais faire tomber la coconeuse sur sa tête toute pleine de flotte et il va décéder !" Sauf que quand il exécuta son plan le zombie il décéda pas mais il des vinyles. John l'avait profond, il n'avait ni coconeuse ni brique, en plus le zombie était même pas mort, enfin techniquement il l'était à moitié mais pas totalement n'est-ce pas.
 John se souvint alors qu'il avait une femme et comme il avait grand-faim il fit résonner dans la maison un "Make me a sandwich". Comme réponse il eut le droit à un autre Nom-nom. Oh mince alors. Un nouveau Nom avait rejoint le rang des Nom-nom-nom. John fouilla toute sa maison pour trouver sa femme. Elle était à la cave. En fait le matin-même, avant que John il aille travailler à la mine, elle avait invité son amant, sauf qu'il s'était fait mordre mais il avait rien dit ce con, donc maintenant y avait deux bâtards décomposés dans la cave de John, mais le pire, c'est que Madame John elle avait mangé la zigounette de Monsieur Bâtard et la vision de cette amputanation express indisposait John, qui était aussi dans un sens satisfait que son rival de l'amour soit privé et de sa conscience propre et de son membre aguicheur.
 "Make me a sandwich". Nom-nom-nom. "Tes parents ne t'ont pas appris à ne pas dire non". Nom-nom-nom. "Mince alors, ma femme se rebelle". Une fois déjà la femme elle s'était rebellé. Alors John il l'avait tapée, elle avait eu très mal et elle avait pleuré dans le lit et même qu'en fait John lui dormait pas dans le lit mais sur le canapé cette nuit-là. Là, John pouvait pas lui mettre une mandale, sinon il allait se faire manger. Et quand on donne une main à un zombie il prend tout le bras c'est bien connu.
 Les disputes de couple c'est nul, surtout quand on est littéralement pas du même bord. John il s'affala dans son canapé, il joua un peu de musique classique avec sa radio et il regarda la belle explosion à l'autre bout de la ville, toute en forme de champignon. "Hmmmm, je me ferais bien une crêpe aux cèpes". Il se leva pour aller à la cuisine, pendant ce temps, l'explosion avait atteint son quartier et elle allait le souffler lui et sa maison. Quand il posa la main sur la bouteille de lait, bam ! Et hopla, plus de maison, plus de femme pas gentille, plus d'amant grognon, plus de nom-nom ni de coco-coco. Rien que la fin de tout ce qu'il avait jamais connu, de ses amis, de sa famille, de ses souvenirs, de son chien, de ses propriétés matérielles, de son quartier, de sa ville, de son monde, de sa société, de ses mœurs et surtout, surtout, de la coconeuse.
 "Hein quoi chérie j'ai fait un cauchemar". John bondit hors de son lit. Il a fait le cauchemar : il a cauchemardisé. Il enfile sa chemise. Il enfile ses gants. Il secoue le corps de sa compagne. Elle grogne. Il la secoue plus. Elle se retourne, lui crache sur sa figure et se rendort. "Chérie j'ai cauchemardisé dans un rêve". "Oh je m'en fiche John je commence à cinq heures demain alors chut". "Ce fut le rêve des zombies, il y avait des zombies et toi aussi et tu m'as trompé. Pourquoi as-tu fait ça". "Parce que comme c'était la fin du monde j'étais plus attachée à toi pour des raisons financières donc je suis allée voir ailleurs". "Femme je vais t'étrangler avec le coussin que ta maman m'a offert". "Même pas cap".
 John il étrangle Valérie il la tue. Il se rendort. Demain il expliquera à Cédric du pavillon d'à côté que sa femme a fait une overdose de médicaments et qu'elle se sentait pas bien récemment au boulot. Il dira ça avec une moue triste et puis il devra payer l'enterrement de sa poche mais c'est pas grave parce qu'il l'a jamais avoué mais il est allé voir ailleurs plein de fois et puis voilà. Sauf que. Sauf que il suffit de mourir pour devenir un Nom, pas besoin d'être mordu. John se faisâtes mordre. Le cauchemard qu'il avait cauchemardisé devint réalitisaté.  
 John dit "Je dois tuer tous les zombies". La femme pas gentille zombie répondit "Non John, tu es le zombie". "Ooooooooh miiiiiince alors". Il se regarda dans le miroir. Elle lui avait croqué la moitié du cou. "Chérie pourquoi là tu avales sans problème mais quand on fait la moure tu craches tout". "Chéri on habite à côté de la mer tu penses pas que ça me suffit déjà la senteur de marée sur le balcon". "En parlant de balcon je vais faire griller du bacon".
 John sort le BBQ, le barbeukiou, et des sachets de saucisses, blanches, merguez, poulet, bacon ... Le zombie comprenait pas qu'il devait manger l'humain, il mangeait l'animal. "Chéri mes tranches de poulet élevé en abattoir ne grillent pas". "C'est car nous sommes dans la crise John, l'énergie du barbeukiou n'a point été renouvelée". "Oh zut flûte et Crédit Mut". Ainsi se termina l'histoire de John le zombie qui ne mangeait pas d'humain et cauchemardisait d'en être un. Un jour un survivant entra dans son maison, il lui explosa la cervelle avec un shautgueune et cet homme s'appelait : Rick Grimes. Il disait que "DeDaryl il est MAUR".
 John au paradis demanda à Dieu "Pourquoi m'avoir fait de moi un Nom de moi". "Mon fils, balaie du regard l'étendue de la Terre. Ma création. Qu'y vois-tu. J'y vois des hommes et des Nom. Vous avez créé beaucoup de choses vous aussi. Parmi elles, j'ai porté un intérêt certain aux nems et aux nuggets. J'ai compris que vos meilleures créations commençaient par un n. Donc j'ai créé les Noms". "Mais pourquoi avoir fait des Noms des zombies des Noms". "Que racontes-tu, les Noms ne sont pas des zombies, ce sont des humains avec un n devant leur nom". "Donc je m'appelle Njohn ?". "Oui". "Quel nom de merde ...". "Moi je suis Dieu, tu crois que c'est mieux ?".
 Njohn rejoint Nvalérie au jardin d'Eden. Ils vécurent heureux et eurent plein d'enfants avec des noms qui commencent par N. Parmi eux il y eut Noé, Nadam et Neve. Quand l'acopalyspe fut terminatatée, les fils de Njohn et Nvalérie repeuplèrent la Terre. Voilà pourquoi la Terre c'est à ce jour la Nterre, qui ressemble phonétiquement à Enter parce que l'univers est une part de la matrice, rédigée en code et dont Dieu n'est qu'une intelligence artificielle supprimée partiellement.



Dernière édition par Saul le Sam 18 Juin - 20:35, édité 3 fois
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Papagena

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Féminin Bélier Messages : 96
Date d'inscription : 17/04/2016

MessageSujet: Re: ChronoChallenge n°7 : Un nouveau nom   Sam 18 Juin - 20:14

Dans la forêt de Houx
vivait un lapinou.
On l'appelait Ronron
grâce à son ventre rond.

Il était tout mignon,
les animaux l'aimaient,
avec ses yeux fripons
et sa queue relevée.

Mais ronron se lassait
de ces bonnes manières,
rêvant de les saigner
pour enfin les faire taire.

Dans son terrier funeste
il marmonnait sans leste
des milliers de gros mots
sur tous les animaux.

Leurs gentilles attentions
lui donnaient des boutons,
et puis ces niaiseries 
déclenchaient sa folie .

« Mais pour qui ils se prennent
ces manants, fils de chienne !
Un petit lapinou
tout mignon et tout doux ?!

Pourquoi ont-ils fait ça,
me donner ce surnom ?
ils ne me connaissent pas
car je suis le démon. »

Sur ce Ronron sortit
de son petit chez lui,
les yeux rouges de sang
il sourit, lentement.

Bientôt on l'appellerait Satan.


relecture de Scrat:
 
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Invité
Invité



MessageSujet: Re: ChronoChallenge n°7 : Un nouveau nom   Sam 18 Juin - 20:24

Bien sûr, il ne sait pas comment il l'a perdu.
Sa maman lui dit toujours de regarder dans le fond de ses poches et de repenser aux endroits où il est passé : il regarde dans son dos. La rue étend ses panneaux publicitaires à l'infini. Il retourne ses poches.
Quelques miettes de gâteau choient sur le bitume.

L'enfant soupire, il ne veut plus marcher alors il s'assied sur le trottoir. Peut-être que quelqu'un va le retrouver, lui.
Il pense à sa maman, qui s'efface déjà de sa mémoire.
C'est un grand garçon. Il ne pleure pas, il est juste un peu triste. Il se demande comment il va se sortir de là.



Il a dû s'assoupir, l'enfant perdu, et la vue de deux énormes pieds lui arrache un sursaut.
Une voix qui déraille lui demande s'il est perdu.
Il lève le nez, et se dévoile en contre-plongée une femme, rouillée mais encore jolie, portant un masque bariolé. Sa voix est grave. Elle fume.

L'enfant réplique, croit-il, fermement : "Je ne suis pas perdu ! Je sais très bien qui je suis, et je n'ai pas besoin d'aide !"
-Ohh, je vois., sourit tristement la vieille bête à rebut. Le soir est frais, tu ne trouves pas ?"
Elle pivote sur ses talons et continue paisiblement son chemin.
L'enfant la regarde, et il se lève pour la suivre.

"Mamie ! Tu n'aurais pas une puce pour moi ?"
Elle secoue la tête.
"Il me faut une mémoire. J'avais mon nom sur un papier, mais je l'ai perdu. Ce n'est pas grave, hein ! Je vais le retrouver, ou alors ma famille me retrouvera ! Et il m'accueilleront encore !"
Mais où est-ce qu'elle va ? Il lui manque une durite ou quoi ? Il insiste :
"J'ai juste besoin d'une autre mémoire, ça se change non ? Mamie ! Ça se change, une mémoire !" Il tire sur les fripes de l'oxyde sur pattes, mais elle est impassible.

Alors il reste en silence. Il est évident qu'elle ne l'aidera pas énormément. Mais il ne voit personne d'autre, alors il continue de trottiner après elle.
Soudain, elle se met à chantonner, et sa voix cassée rebondit sur les panneaux publicitaires.

C'est une chanson triste, une des premières chansons créées par des automates. Elles ont les teintes inimitables d'une mélancolie et d'un espoir qu'on ne soupçonnerait pas à un tas de ferraille comme eux. La chanson raconte qu'il fait froid le soir. Un robot ne ressent le froid qu'à un seul moment de sa vie. Lorsque sa poche d'huile est percée, et se répand dans son système.



L'enfant se dit que ce n'est pas grave. Il trouvera une autre identité. S'il ne retrouve plus son nom, il en récupèrera un autre et tout ira très bien.
Après tout, les bennes à ordures sont pleines de cartes-mémoire.
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Daenerys



Féminin Sagittaire Messages : 157
Date d'inscription : 16/04/2016

MessageSujet: Re: ChronoChallenge n°7 : Un nouveau nom   Sam 18 Juin - 20:28

Il peut y avoir des tas de façons d'obtenir un nouveau nom ; des plus anodines, comme un surnom donné par ses amis, aux plus insolites. Au hasard, disons, prendre un faux nom pour éviter que quelqu'un nous retrouve.
Il y a aussi la plus connue : les femmes qui changent de nom quand elles se marient pour adopter celui de leur époux. Elle n'est pas du goût de tout le monde, d'ailleurs, cette façon-là ; beaucoup de gens avancent des tas d'arguments pour prouver que ce n'est pas bien.
Moi, un nom, je n'en ai qu'un : Léonce, parce qu'on me l'a donné le jour de la Saint-Léonce. Vous me direz, ce n'est pas très imaginatif, comme méthode, pour trouver un prénom. Mais quand vous trouvez un bébé qui doit avoir à peine quelques jours, enveloppé dans une couverture, sur le parvis d'une église... J'imagine que trouver un prénom original n'est pas sur la liste des priorités.
Je me demande souvent si la personne qui m'a déposé là se croyait au Moyen-Âge ; je veux dire, il y a des endroits moins dangereux pour abandonner un bébé. À commencer par l'hôpital, où on trouve des médecins et des infirmières. Quitte à confier un nouveau-né à des inconnus, il me semble que je préférerais le confier à des gens qui soignent les autres, plutôt qu'à des prêtres qui n'ont aucune idée de ce qu'ils doivent en faire.
Ça fait dix ans que j'ai été trouvé sur le parvis de l'église Sainte-Anne ; dix ans que j'attends que quelqu'un décide de m'accueillir et de me donner un nouveau nom, un nom de famille pour aller avec Léonce. Vous pensez si j'ai eu le temps d'en imaginer, des noms.
Je ne suis pas difficile, vous savez. Je n'exige rien, même pas d'être adopté par un couple. Une femme seule, ou un homme d'ailleurs, ça m'irait très bien. Ou deux femmes, ou deux hommes, ou même un couple à trois personnes (il paraît qu'il y a un nom exprès pour ça ; la maîtresse me l'a dit l'autre jour, mais il était trop compliqué, je n'ai pas réussi à m'en souvenir).
Ça m'est égal d'avoir des frères, des sœurs, ou rien du tout. Des animaux, ou pas. Je ne demande même pas une chambre rien qu'à moi ; je peux partager un placard avec quelqu'un, si ça me permet d'avoir un nom. De ne plus être le seul à l'école à avoir seulement un prénom.

La directrice du foyer reposa le papier qu'elle lisait, les larmes aux yeux. La classe de Léonce avait eu pour sujet de rédaction Que vous inspire un nom ; la maîtresse avait jugé utile de lui faire lire le papier du garçon.
D'une main tremblante, elle décrocha son téléphone et composa un numéro.
« Mme Joly ? Mathilde Pinson à l'appareil. Votre épouse et vous cherchez toujours à adopter ? »
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Scrat

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Féminin Taureau Messages : 392
Date d'inscription : 08/05/2015

MessageSujet: Re: ChronoChallenge n°7 : Un nouveau nom   Sam 18 Juin - 20:30


La Grande Course




La foule est venue acclamer la liste des Noms sélectionnés aux Anneaux Lymphiques. Elle se presse contre les barrières et sur les gradins, hurlant déjà pour encourager ses favoris : « Grimoire ! » entend-on. « Immortel ! », « Sexe ! ». Sexe l’a toujours emporté jusqu’à présent, mais une blessure tenace à son deuxième E risque de l’indisposer. Ses supporters l’encouragent. « Vas-y ! » disent-ils. « T’es le meilleur ! » Ils connaissent le potentiel de ce nom.

Quant à Grimoire, il est nouveau dans ce milieu, mais il a eu les meilleurs entraineurs. Âne et Panne aux jambes effilées. Ensemble ils ont élaboré une technique infaillible pour écorcher Sexe une bonne fois pour toutes. Grimoire aura pour tâche de s’accrocher à son S jusqu’à ce qu’il tombe. Le S est la seule force de ce mot. Quant au second favori, Immortel, Grimoire a peu à en craindre, il se fait toujours doubler au dernier moment : son I est moins endurant que le reste du mot, il s’essouffle toujours lors de la dernière ligne et ne gagne jamais.

Les lettres se placent en ligne… L’homme en A va siffler le départ de la Grande Course des Noms… FEU !

Et c’est une véritable valse des mots à laquelle on assiste ; chacun s’enroule, se déballe, s’expédie, si bien qu’en peu de temps ce ne sont plus des lignes mais des rondes et des pelletées qui se jettent les unes par-dessus les autres ! Ils s’emmêlent, ils se démènent tous pour être les premiers, pour sortir vainqueurs de cet événement exceptionnel !

« Le tourbillon des lettres s’avance, Grimoire et Alambic sont encore dans le peloton de tête. Grimoire pointe le bout de son G, il serait bientôt à deux lettres d’avance, Alambic le serre au I, il va réussir à le dépasser, Géranium revient dans la danse avec à son N Balsamique et Palsambleu qui se disputent la sixième place. Sexe est en arrière, la blessure de son deuxième E lui a fait ralentir l’allure. Ah ! Il entame sa remontée habituelle fulgurante ! Il s’élance, la ligne d’arrivée est proche, va-t-il réussir une fois de plus le prodige ? »

Le suspense est insoutenable, la foule en délire transpire et hurle dans les gradins, les cartons des paris tremblants dans ses multiples mains. Elle coule d’une voix dentelée, « Immortel ! » « Sexe ! », « Grimoire ! »

Soudain une déchirure se fait entendre. Grimoire a suivi son plan et s’est accroché au frondeur, à l’invincible. Mais celui-ci a, malgré sa douleur, réussi à franchir de ses deux dernières lettres la ligne d’arrivée. A bout de souffle, en nage, le nouveau nom brandit la bannière du vainqueur.

« Oh mon Dieu ! Mais quel retournement, quel retournement ! Nous célébrerons ce soir ce nouveau mot ! Ce mot qui entre aujourd’hui dans l’histoire ! Dans l’histoire de la Grande Course des Noms ! »

La foule ne partage pas l’avis du commentateur. Personne ne sait plus que faire de ses bouts de papiers aux paris invalidés par le changement de nom soudain. La rumeur enfle, ronflante et grincheuse.


« Désolée, lui dit-elle, on reste amis ? »

Ex.




Ceci est une phrase longue invisible pour que la page ne bug pas. Un cadeau de votre admin aimant et tendre qui s'inquiète pour vos yeux

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MessageSujet: Re: ChronoChallenge n°7 : Un nouveau nom   

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