Encre Nocturne
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 ChronoChallenge n°11 : le zéro et l'infini

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Ouppo
Fou du roi
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Masculin Lion Messages : 245
Date d'inscription : 04/01/2016

MessageSujet: ChronoChallenge n°11 : le zéro et l'infini   Sam 2 Juil - 13:31

Bienvenu à cette onzième édition du chronochallenge, je suis ravi d'être votre hôte pour ce soir, vous allez écrire sur le thème de "Le zéro et l'infini", vous avez 1 heure pour exploiter ce thème au mieux soit jusqu'à 22h30.

Vous posterez vos créations dans ce sujet, bien sûr essayez de respecter le temps qui vous est imparti sinon et bien ce chronochallenge n'en est plus un.  

Ensuite après avoir posté vos œuvres voilà le moment tant attendu : le vote !

Pour voter c'est simple indiquez clairement ici : quel a été votre texte préféré, si possible avec une petite explication du pourquoi, vous n'êtes pas obligé de faire un pavé mais une ou deux lignes ce serait gentil.

Vous pourrez voter jusqu'à demain 21h00 date où le gagnant sera annoncé.

Si vous avez aimé, le Challenge c'est tout les samedi et mercredi.
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MessageSujet: Re: ChronoChallenge n°11 : le zéro et l'infini   Sam 2 Juil - 14:03


Le Zéro et l'Infini




Texte pas du tout gore et noir - Vous avez l'habitude.




C'est l'histoire de Noël de deux galopins qui se cherchaient des noises et se tuèrent l'un l'autre lors d'un repas traditionnel qui finit en barbecue familial version American Psycho. Deux gosses, de petites bouilles d'anges dans des corps de diablotins. Chez l'un, ce trait était plus proéminent : l'Infini avait été lâché à la naissance, par conséquent, en plus de quelques déformations physiques de catégorie trois - Nous reviendrons aux catégories de déformations plus tard -, il devait aussi composer avec son cerveau rempli de flotte, mal oxygéné, et ses grosses paluches très bien fournies, puisqu'il pouvait se targuer d'avoir autant de chromosomes en trop que de doigts y frétillant à moindre mesure, des petits et des gros, des longs et des renfoncés, des tous tordus et des droits comme un pic.
 L'Infini ne possédait donc pas un charme transcendant, ce manque, il le compensait par la taille à proprement parler "réglementaire" de son engin, qui avait dû accueillir tout le sang et l'oxygène dont sa cervelle n'avait pas voulu une fois le carrelage fracassé. Le Zéro était quant à lui le nul de la famille, un pitre, un clown : ce que le destin ne le lui avait pas enlevé par une chute malencontreuse à quelques secondes de vie seulement, il l'avait perdu lui-même comme un grand. A l'école, c'était la catastrophe, le Zéro accumulait les zéros et les allers retours au coin, si bien qu'il en connaissait maintenant tous les recoins de ce coin qui parfois faisait coin-coin.
Le Zéro et l'Infini se vouaient une haine tenace. L'Infini en voulait à son frère parce qu'il avait tout pour être heureux, des membres bien à leur place, des connexions neuronales fonctionnelles et une certaine figure de séduction, mais il gâchait toutes ses chances, il se complaisait dans sa médiocrité alarmante. Le Zéro haïssait l'Infini parce qu'il était moche, stupide et handicapé. D'un côté sommeillait donc une jalousie sans soupape et de l'autre un dégoût profond.
 Noël approchant, les parents des deux enfants avaient bien tenté de reformer un peu les liens de cette grande fratrie désunie. Il faut dire que les quinze autres frères et leurs dix sœurs s'entendaient à merveille ! Seuls ces deux-là se prenaient le bec du matin au soir. D'ailleurs, l'Infini avait vraiment un bec, mais dans son derche, comme les poulpes. Ce qui n'était pas bien pratique pour déféquer. Il devait presque s'allonger sur le trône, puis lentement pousser sa crotte en se fendant de gémissements surhumains, à la limite du hurlement sourd d'un condamné à la fosse publique au Vietnam qui va être décapité d'un coup de sabre. Et son étron pas plus gros qu'un jujube dépasse les pointes de son bec, et là, le son fameux de la victoire est émis, le "prout". Onomatopée chérie des français de basse-cour.
 Passons cette interlude ostentatoire. Lors du repas de la fin de l'année, le repas célébrant le bon petit Jésus et se voyant garni de mets tous plus délicats et consuméristes les uns que les autres, Zéro lança à l'Infini :

"Hé, toi, le mal branlé ! Ta gueule est montée comme une pile de casseroles en vrac !
- Kestudiméééééeugevétekasserlagouleeeeeeeeeuhgniiiiiiih."

 Entre deux crises d'hyperventilation l'Infini avait sorti cette réplique cinglante qui ne prédisait en rien l'étalage de coups d'une précision bancale qu'il servit par la suite. Le Zéro les esquiva tous sans souffler et Maman et Papa débarquèrent au milieu de cette rixe pas encore sanglante que la poignée de marmots acclamait de tout coeur.

"Oh vous deux ! Glapit Maman, I am shocking of the shocked ! Vous ne pouvez pas vous fight à Christmas tout de même ! Cela n'est pas good !
- Mais mère c'est lui qui a commencé !
- Fisseuuuuuuhdeputeuuuuuuuuuhgniiiiiiiiiih.
- Surveille ton langage, saloperie, cracha Papa. Quand j'ai vu ta tronche à la naissance, j'ai su que tu ferais un acteur du tonnerre, tu me faisais déjà un remake d'Alien à peine tes premières bouffées d'air inspirées ! Ah mais quel talent, odieuse merde rougeâtre ... Tu sais quoi fils ?
- Keuwaaaaaaaapapaaaaagniiiiiiih.
- On naît un homme ou on en devient pas un. Alors ce soir, tu vas apprendre à te renier en tant qu'homme et à t'accepter en tant qu'erreur de la nature.
- Alétousseuuuuhvoufèrefoutreeeeeeeeeuhgniiiiiiiiiiiiih.
- Darling, passe-moi le fer à repasser, il est temps d'en finir avec ce foetus mal branlé.
- Yes my dear husband !
- Dépeignons d'une manière atypique la parfaite famille américaine de banlieue en grillant le visage de cet enculé de malformé, déformé et transformé ! Yiiiiihaaaaah !"

 S'ensuivit la bastion familiale la plus sanguine du siècle. L'Infini étrangla trois de ses frères les plus jeunes et en martela un quatrième contre son assiette de pudding aux noix. Il n'eut point le temps d'apprécier ce plat raffiné d'une perfection exquise, concocté par le plus doux des papounets. Papa se ramena avec la coconeuse et fonça dans le tas, et vlan que je découpe la dinde et que je la fais gicler en mille morceaux sur le sapin, et vlan que je fais de mon fils préféré un borgne notoire, et vlan que je rate l'Infini pour hélas décapiter son frère pas plus fini, le Zéro. Alors là, Maman pas contente du tout arrive en furie dans la salle à manger et fait sa grosse crise de la quarantaine en montrant qu'elle est pas juste une ménagère débile collée aux téléachats et qu'elle sait se servir de ses Moulinex pour autre chose que la purée, comme éclater le crâne de son mari contre la baie vitrée par exemple.
 L'Infini poignarda sa mère avec le couteau pour le gâteau et il étripa tous les autres. Quand cette joyeuse tripaille placée sous le signe de la liberté et de Dieu s'acheva, il était seul maître dans le foyer barbouillé d'hémoglobine, de tripes et de bouffe appétissante.

"C'est qui le mal branlé maintenant."

 L'Infini ne vit pas venir après cette punchline démente le dernier cadeau empoisonné du Zéro, qui avait pensé à tout en faisant pour une fois carburer ses méninges. Quand la cheminée automatique se mit en route, les flammes rencontrèrent le gaz proutesque qu'il avait lâché avant la bataille, une caisse du feu de Zeus, et tout le pavillon explosa, il ne resta rien de cette baraque de gerbilles surexcitées dopées au capitalisme mondialiste. Pas même un point final pour conclure cette histoire



Dernière édition par Saul le Sam 2 Juil - 14:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ChronoChallenge n°11 : le zéro et l'infini   Sam 2 Juil - 14:15


Salut ! J'suis un briquet.
Un p'tit briquet tout mignon, avec un chat dessiné dessus.
Pas fou, hein, des comme moi y'en a plein. Mon propriétaire aussi d'ailleurs, c'est un fumeur, alors des comme lui y'en a plein. Mais, il est sympa, ohlà ! Je dis pas, c'est sûr, il est sympa.
Ouais.
Et alors c'est tout ou rien un briquet, voyez. Allumé, éteint. Y'a pas trente-six solutions.
Sauf, que. Hé. Des fois je me demande.
Les humains. Ils sont allumés, ou éteints ?

Parce que nous, les briquets et les allumettes, tac, c'est binaire, pas de chichis, les ordis c'est pareil. Je parlais au Mac, tout à l'heure (vous avouerez en passant que "MacIntosh, surnom : le Mac" c'est plus classieux que "briquet". Surnom... ouais, j'en ai pas.) enfin, bon, le Mac, il est tout pareil, des 0 et des 1 enfin c'est un ordi.
Mais on parlait de physique quantique l'autre jour et figurez-vous qu'il me racontait un truc épatant : en physique théorique, y'a pas d'infinis, et on doit les éliminer des résultats, parce que l'infini, ça n'existe pas.
Enfin, je me la pète mais j'ai pas tout compris.
Ohlàà, je me perds pas vrai. Héhé. Désolé. Enfin, en maths il y a un infini de 0 à 1. Et madame de Staël - paix à son âme - disait qu'on ne connaît l'infini qu'à travers la douleur - terrible citation, mais on ne peut plus vraie ! Passer de 0 à 1, d'éteint à allumé, ça fait un mal de chien ! Alors, si on était des nombres, nous, les briquets, serions l'infini. Et le Mac aussi ! Parce que nous sommes définis par notre fonction, nous existons par et pour elle, et nous sommes "morts" dès qu'on ne peut plus traverser cet infini fatidique à la demande.
Mais ces sacrés humains ! Les créateurs de tout, les manufacteurs de génie... Ils n'ont pas vraiment de fonction.
On ne peut pas leur définir un "éteint" et un "allumé", en fait si on considère qu'ils sont "allumés" pendant leur vie et "éteints" quand ils meurent, ça veut dire qu'ils ne passent par l'infini de 1 à 0 qu'une seule fois et que ça les tue.
En fait, ils ne servent à rien.

Donc suivant l'expression, ils sont des zéros.
C'est faux.
C'est pas des zéros, tant qu'ils sont vivants c'est des uns. Nuls en maths, ces fumeurs.

Hé, donc du coup ! Hahaha. Je voudrais pas me vanter, ohlà, non, mais quand même.
Les humains c'est tous des zéros.

Et les briquets, c'est l'infini.
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Titi

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Féminin Lion Messages : 264
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MessageSujet: Re: ChronoChallenge n°11 : le zéro et l'infini   Sam 2 Juil - 14:22

Jumeaux

Je suis chaleur, tu es glaciale.
Je suis espoir, toi, les abîmes,
Mais au pôle, tu sublimes,
Les aurores boréales.

Splendide et argentée,
Tu règnes sur les cieux étoilés.
Je suis un ballon joyeux, qui illumine,
Hélas, je brûle par mes épines.

Je suis le soleil, symbole de royauté,
Ma sœur la lune, tu es Résurrection.
Unissons-nous ! Que règne la clarté !
Nos lumières sont à profusion !

Nous sommes deux éternels opposés,
A l'instar du zéro et de l’infini.
Nous gouvernons le jour et la nuit,
Et ce, pour l’éternité...
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MessageSujet: Re: ChronoChallenge n°11 : le zéro et l'infini   

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