Encre Nocturne
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 ChronoChallenge n°12 : le nounours au bord de la route [image]

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Ouppo
Fou du roi
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Masculin Lion Messages : 300
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MessageSujet: ChronoChallenge n°12 : le nounours au bord de la route [image]   Mer 6 Juil 2016 - 21:20

Bienvenu à cette douzième édition du chronochallenge, je suis ravi d'être votre hôte pour ce soir, vous allez écrire sur cette image



Vous avez 1 heure pour exploiter ce thème au mieux soit jusqu'à 22h30.

Vous posterez vos créations dans ce sujet, bien sûr essayez de respecter le temps qui vous est imparti sinon et bien ce chronochallenge n'en est plus un.  

Ensuite après avoir posté vos œuvres voilà le moment tant attendu : le vote !

Pour voter c'est simple indiquez clairement ici : quel a été votre texte préféré, si possible avec une petite explication du pourquoi, vous n'êtes pas obligé de faire un pavé mais une ou deux lignes ce serait gentil.

Vous pourrez voter jusqu'à demain 21h00 date où le gagnant sera annoncé.

Si vous avez aimé, le Challenge c'est tout les samedi et mercredi.
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Poulpie

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Féminin Poissons Messages : 58
Date d'inscription : 30/06/2016
Localisation : Je me suis perdue quelque part dans l'océan
Humeur : Comme si j'étais un poulpe!

MessageSujet: Re: ChronoChallenge n°12 : le nounours au bord de la route [image]   Mer 6 Juil 2016 - 22:09

C'est ma première participation, voilà mon (très court) texte
 
Dans l'obscurité que crée la nuit, je pouvais apercevoir un petit lit d'enfant. Celui que j'avais utilisé

avant le drame. Celui dans lequel j'avais dormi jusqu'au fameux soir. Tout était à sa place. Rien

n'avait bougé. Seule la poussière s'était ajoutée.
   

Sur le duvet, je fixais une petite peluche dont le brun tirait vers le rouge. C'était cette peluche.

Celle qui avait assisté à la scène. Celle qui, cette fois là, quand la nuit était tombée, avait été

recouverte de sang. Celui de ma sœur. Je n'ai jamais cherché à effacer la tache.

Parce qu'après tout, c'est le seul souvenir qu'elle m'a laissé.

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Le bia dominera le mondeeeeeuh!
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Scrat

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Féminin Taureau Messages : 392
Date d'inscription : 08/05/2015

MessageSujet: Re: ChronoChallenge n°12 : le nounours au bord de la route [image]   Mer 6 Juil 2016 - 22:22

« Toi, tu serais le marié, et moi je serais ta maman. »

Leila avait déguisé Teddy avec les vêtements de sa poupée Cathie. Cathie n’avait rien dit : elle avait l’habitude que Leila la déshabille. Et puis, heureusement, Leila ne la laissait jamais longtemps toute nue, elle lui remettait vite une nouvelle robe ou bien un pantalon. Cathie n’était pas pudique, elle connaissait son métier de poupée, mais à présent qu’elle prenait de l’âge elle avait peur d’attraper des rhumatismes. Elle avait entendu les parents de Leila dire que quand on se faisait vieux, le froid agrippait les genoux et pénétrait les os. Cathie n’avait pas d’os, mais elle commençait tout de même à se faire vieille. Ses membres n’étaient plus ce qu’ils étaient. Autrefois ses blessures étaient superficielles : la grand-mère de Leila lui avait rappé les pieds contre un mur pour qu’ils soient plus doux, sa mère, quant à elle, avait voulu repasser ses habits par-dessus son nombril et celui-ci avait fondu et Leila, Leila avait adoré mâchouiller ses doigts dès son plus jeune âge, si bien que ses mains ne ressemblaient plus à des mains mais à de drôles de pinces. Tout ça ne gênait pas Cathie car elle n’était coquette que pour le plaisir des enfants qui jouaient avec elle, elle craignait davantage la jambe droite trainante, celle-là ripait parfois quand Leila la faisait marcher, et si un jour elle refusait de fonctionner ? Cathie serait bien triste alors, peut-être que Leila l’oublierait…

« Ah ! Mais où est la mariée ? Oh non ! Quelqu’un a dû l’enlever ! Vite ! Partons à sa recherche ! »
Leila prit Teddy et partit à la recherche de la mariée du petit ourson dans le jardin. Elle s’éloignait beaucoup. D’habitude quand elle jouait loin il y avait toujours quelqu’un pour la surveiller, mais aujourd’hui personne.

« Mariée ! Où es-tu ? »

Elle posa Teddy sur un côté de la route.

« Attends ici ! Je pars en exploration ! »

Teddy attendit en même temps que Cathie qui attendait aussi en écoutant les échos d’un peu plus loin. Le bruit des voitures couvrait un peu la voix de Leila maintenant. Cathie ne l’entendait presque plus.

Soudain, une porte de la maison claqua. Quelqu’un avait compris que Leila était restée toute seule trop longtemps. En moins d’une minute la petite fille fut de retour dans le jardin et quelqu'un la grondait très fort mais pas trop quand même. On la fit rentrer dans la maison. Plus tard on vint chercher Cathie. Teddy, lui, était resté sur le bord de la route.

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Spoiler:
 
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Pantouffe

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Masculin Verseau Messages : 125
Date d'inscription : 22/02/2016
Localisation : Quelque part dans mes cheveux...

MessageSujet: Re: ChronoChallenge n°12 : le nounours au bord de la route [image]   Mer 6 Juil 2016 - 22:25

QUELQU'UN A POSTE APRES MOI.
SIDÉRANT D8


Il s'appelait Nounou, appartenait à un gamin lambda un peu tiède en son âme, et c'était une brave peluche quoiqu'un peu suturée aux jonctions de ses membres et tout le long du dos. De celles qui étouffent les sanglots des enfants et prennent au dedans de leur corps emplis de mousse leurs tremblements d'angoisse, car elles ne possèdent pas d'os ou de viscères qui soient dérangées par ce mouvement fébrile. Tout tendres animaux factices qui sommeillent dans le creux d'une étreinte étouffante, heureux d'être esquichés par des petites mains moites. Ces compagnons du soir qui dans les draps remués par les peurs infantiles, deviennent des bouées de sauvetage où s'accrocher pour échapper aux remous de la nuit- l'océan de liqueur où on les plonge au soir. Vaste nuit qui se colle au visage des enfants, les travaille de ses doigts gantés, les couvre de sueur... Qui de ses mains volubiles et poisseuses les retourne en leur lit, et déforme les contours familiers de leur chambre, s'appliquant avec délice à leur rendre chaque jouet, chaque bibelot, un peu trop monstrueux pour ne pas leur faire fermer les yeux. Rien qu'un travail séculaire qu'elle accomplit sans d'autre arrière-pensée que celle d'étendre le royaume des ombres, d'offrir aux étoiles leurs heures crépitantes de gloire, dans les cieux malaxés.
On aurait pu penser que la nuit finirait par bouffer cet enfant, comme elle le fait parfois. C'est un peu frugale comme repas, mais ça ferait sans doute un bien charmant dessert tout de crème et d'amande, qui caresserait sa langue de ses menottes soyeuses en essayant de remonter tout au travers sa bouche. Mais il était trop sage pour quitter son lit, l'enfant qui n'a pas de nom, et aucune mauvaise surprise n'attendait dans sa chambre. Ni sous le lit solitaire de la pièce, ni dans le coffre à jouet, ni dans les placards bien fermés et appliqués à n'émettre aucun grincement coupable. Tout allait pour le mieux dans cette chambre. Elle ne cachait pas de secrets sordides, et l'on peut vous jurer que la maison où s'ouvrait cette alvéole d'innocence perclus de douceur n'était pas construite sur un cimetière indien. Elle n'était hantée que de rares bruits d'un bois un peu pourris, quoiqu'un brin isolée en bordure de la ville. Le grenier était vide. Aucun sous-sol béant à l'haleine fraîche et fétide pour inspirer la peur à ce gamin, qui, définitivement, ne portera pas de nom. Sans doute car cette histoire est courte et qu'on ne saurait lui trouver des syllabes qui entrent en harmonie au diapason des mots formant ce texte-ci- et qu'on se le dise après tout, on en a pas envie. Cet enfant est informe. Il n'est rien qu'ébauché, sans structure et tout de vides empreints. A t'on parlé de ses rêves ou cauchemars ? Non. Il n'a pas de cheveux, pas de dents, pas de joues. C'est un enfant aussi sombre que la nuit dans laquelle on a situé sa peur. C'est un peu triste à dire et même un rien abrupt. Mais on ne ment pas ici, on dévoile des secrets.
Quels secrets vous direz-vous peut-être ? A moins que vous n'ayez eu le temps de vous interrogez, auquel cas nous mettrons de nous même la question sous vos yeux.

( Nous est vaste et coulant, ne cherchez pas de réponse, il n'y a aucune question, puisqu'on ne la formule pas ici. Et sans doute que tout ce qui n'existe pas dans la structure du texte ne devrait pas impliquer des révélations un peu précipités sur l'identité d'un mystérieux pronom. Ce serait traîner en longueur et le pourvoir de détails inopportuns. Or, nous ne mangeons pas de ce pain. Nous n'aimons que la lie et ne buvons pas d'eau. Et nous aurons cessé d'exister à la fin de ce texte. )

Le secret réside en Nounou la peluche, qui calme les frayeurs de l'enfant innommé. Donnons lui un peu plus à cet enfant des ombres, qui halète en son coin en réclamant qu'on lui cède des lèvres, une voix, des yeux pour voir, des fossettes à croquer- qui réclame en silence, dans l'idée, quelque part où l'on peut vivre en ayant aucune forme, en étant qu'une pelure qui s'enroule dans le vide, moins qu'une silhouette au contours lâches, s'amenuisant dans une lente ondulation de chewing-gum étiré.
L'enfant possédait deux parents. Pas un ou trois, pas de sœur ou de chien : deux parents. C'est assez pour la plupart des gens, et il se trouve que ça lui suffisait. Ils étaient d'une gentillesse chaloupée qui allait d'un point à l'autre du spectre de la chose, depuis l'implosion de tendresse à la bienveillance un peu vague. Ce n'étaient pas de mauvais parents, ils avaient des mains douces, des caresses à pourvoir, ils nourrissaient l'enfant et l'envoyaient à l'école plutôt que de l'exploiter en vendant ses organes, ses tendres organes crépitant de sucre, son onctueuse tripaille de môme en bonne santé.
Nous aimons bien les parents de l'enfant, ils ont beaucoup de disques et une grande radio. Ils ont hérité de la maison en bordure de la ville. Ce sont de braves gens qui essaient de joindre les deux bouts. Sauf qu'il y a toujours un bout plus long que l'autre au final. Alors on peine à les nouer ensemble, on fait des stratagèmes qui sont somme toute des tricheries pardonnables. On les comprend, qu'ils se rassurent : ce n'est pas bien facile tout de même à notre époque, oui ma bonne dame, oui mon très cher monsieur.

( Le monsieur et la dame n'étaient que de passage, nous les avons convoqué pour faire de la figuration, ils ont été choisis sur casting : la dame était vraiment très bonne, et le monsieur réellement cher, car il était connu. Ne vous y trompez pas, nous n'en parlerons plus. Nous n'avons pas le budget pour ce genre de conneries. )

Ne jugez pas les parents de l'enfant. Ne les jugez pas quand ils prennent la peluche du gamin malgré sa moue froncée. Ce n'est pas de leur faute, ils font de leur mieux, mais ils n'y arrivent pas.
Ils ont besoin de cet argent. Alors une fois par semaine, ils laissent l'enfant dormir tout seul dans ses draps, avec la nuit seule pour border ses angoisses. Elle s'en donne à cœur joie, heureuse qu'on lui confit ce petit berlingot : elle est pleine d'attentions pour lui quand il n'a plus Nounou. Elle fait dégouliner ses plus précieux cauchemars dans le crâne de l'enfant, le couvre de baisés goulus qui le font claquer des dents.

( L'enfant a maintenant des cauchemars. Il veut les rendre. Il est trop tard pour ça. )

Mais il n'a pas voix au chapitre, il doit affronter l'odyssée solitaire jusqu'à son sommeil agité et baveux.

( Qu'il est sale... )

C'est ainsi. Nous en sommes désolé. Un soir par semaine, l'enfant est sans repères, il suffoque dans l'océan du soir. Nounou a d'autres mains où presser sa tendresse de peluche. Les mains tremblantes des ados défoncés qui le fouillent et en tirent quelques petits sachets.
Nounou n'est pas un ourson comme les autres. Quand il est abandonné en journée dans un coin du parc, ça n'a rien d'un oublie. Nounou attend qu'on vienne défaire les sutures de son dos, et que des doigts fébriles le vident de ses entrailles hallucinées, ces petites tumeurs de drogue qui reposent en son ventre. Avec toujours cette même expression un peu tendre et bougonne.
Le jour d'après, Nounou est de nouveau posé quelque part dans le parc. Les parents viennent le récupérer et l’emmènent à l'enfant. Ils lui recousent le dos, le passent à la machine -dieu sait combien sont sales les mains qui l'ont touché-, puis lui confient à nouveau les soirées de l'enfant.
C'est bien tout ce qu'il y a en dire. Nounou était une brave peluche. Dommage qu'un jour, on ne l'ait pas remis entre les mains de l'enfant. Emportée par une dame, ou gamin ou un chien ? Qui sait. Pas nous.
C'en est finit de l'histoire.

( Nous avons bu la lie. Le secret est levé. )

------------------------------------------------------------------------------------------------
We are not affraid, let the night come.

If the Story is over... Split on the ashes... It's time to run away... Where is the light, wonder if it's weeping somewhere ?


Dernière édition par Pantouffe le Mer 6 Juil 2016 - 22:31, édité 2 fois
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Silenuse

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MessageSujet: Re: ChronoChallenge n°12 : le nounours au bord de la route [image]   Mer 6 Juil 2016 - 22:28

J'AI POSTE APRES PANTOUFFE
INCROYABLE

La route était glaciale. A peine éclairé par ce soleil mordant de froid, il avançait péniblement sur le chemin noirâtre qui lui tenait tête. Il avait été laissé là, modeste mandibule mendiant un espoir, abandonné par un enfant qui fondait en larmes quand il vit l’oeil de la bestiole badigeonner dans l’air, retenu par un maigre fil de coton.
Il n’arrivait pas à avancer, ses jambes mollassonnes le clouant sur la route. Chance, il était dans le bon sens ! Il faisait à face à son destin. Et ce destin, c’était son rêve le plus dévorant, son rêve le plus crispant, le plus passionnant. Le rêve qui le tordait le plus quand il ne pensait qu’à peine.
Et ce rêve, c’était rien.
Son échappée était vaine, il le savait. Laissé là comme on plante des soupirs, il sombrait dans la plus effroyable et la plus détestable des rêveries. Le rien le narguait en couvrant le soleil d’une nappe sélène. Et sentant la brise grincer sur ses poils dégarnis, il se mit à avancer.
En vain.
Rien.
Rien dans son champ de vision.
Pas même une voiture, un enfant, une mère découvrant le vestige laissé pour mort, celui que son enfant, mené par une haine du temps qui brise les gens, avait abandonné là.
Il était seul.
Seul assis sur une route qui le minait.
Seul sous un soleil presque mort qui attendait son tour pour aller se lover dans les bras du crépuscule.
Seul, comme on ose parfois, devant un danger extrême, imperceptible, invisible, inébranlable.
Le rien.
C’était rien.
Il avança.
Rien.
Il ne pouvait pas retourner en arrière. Il ne pouvait même pas regarder ce qui se tramait derrière lui, derrière sa colonne douceâtre qui lui torturait l’esprit : elle lui empêchait de bouger.
Il envisageait toutes les solutions. Il ne songeait qu’à une chose, une seule chose : que quelqu’un l’arrache du bitume granuleux qui jonchait le sol !
Soudain, une silhouette apparut dans l’horizon.
C’était une lumière venue de la route.
Elle venait le sauver.
C’était certain.
C’était ce qu’il se disait. Mais pas seulement.
Son esprit aussi.
Il avança péniblement.
Rien, mais l’impression d’avancer et de rejoindre d’un bout la silhouette floue qui se dressait là-bas.
Elle avançait.
Péniblement elle aussi, mais dans un sens, elle traversait le vide d’une vigueur titanesque. Sans fléchir, sans frémir, sans même sentir la brise bitumée qui lui brassait les jambes, elle avançait dans la pénombre grandissante.
C’était une lumière se dressant sur la route.
Elle arriva devant lui. C’était une femme. Assez âgé. Cela devait être une mère.
Elle le prit du bout des bras.
Que pouvait-elle penser ?
Ce n’était pas la mère de l’enfant, non. Pas possible.
Reposé par terre.
Elle continua sa route, ignorant l’ourson de coton qui traînait là.
Et la lumière redevint obscurité.

------------------------------------------------------------------------------------------------
pouet




Ah oui, j'écris des trucs aussi
Tutos : Versification & Rythme


Dernière édition par Silenuse le Mer 6 Juil 2016 - 22:31, édité 1 fois
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Invité
Invité



MessageSujet: Re: ChronoChallenge n°12 : le nounours au bord de la route [image]   Mer 6 Juil 2016 - 22:30

Teddy, mon Teddy, Ted-Ted-Ted.

Avec ces yeux qui regardaient le monde.

C'était une vraie boule de câlins

On l'appelait

Teddy

Teddy

Je l'ai aimé

On s'est aimés

Dans des odeurs de grenadine

Des étreintes

Fous-rires

Sanglots

Et rage

Avec mon Teddy

S'amuser, s'effondrer

Mais toujours ensemble



Alors

Ma voiture est repartie

Sans Teddy

Mon Teddy, mon tout

Resté sur le bord d'une route


Avec ces yeux, qui regardent

Ma voiture

Partir.

Teddy !!

Rendez-le-moi, rendez-moi
mon nez dans son cou, la douceur, son petit nez, ne me laissez pas

seulement ça

Seulement son regard..!

Je voudrais mourir

Teddy-

Pourquoi est-ce que la foutue voiture devait s'en éloigner ?

Je t'en prie, Teddy, ne pleure pas...

Mon tout...

Mon tout...
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Titi

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MessageSujet: Re: ChronoChallenge n°12 : le nounours au bord de la route [image]   Mer 6 Juil 2016 - 22:33

J'ai éditer pour corriger les fautes *^*
Et je n’ai pas de titre...désolée

------

- Maman ! Raconte-moi une histoire !

La mère se hâte dans la chambre de son fils. C’est l’heure du rituel. Comme tous les soirs, elle prend un livre au hasard dans la bibliothèque et raconte une histoire à son fils. Ou plutôt, elle aurait pris un livre. Ce n’est pas n’importe quel soir : ce sont les dernières heures avant que ne prenne fin l’anniversaire de son enfant. Elle sait que l’histoire avant le coucher est l’un de ses moments préférés, et compte bien faire un effort supplémentaire afin de rendre cette journée mémorable pour lui.
Elle observe la chambre, cherchant une source d’inspiration, puis questionne son fils.

- Mon chéri, tu as aimé cette journée ?

- Oui ! Beaucoup ! Tout était génial ! Et tata m’a offert ce magnifique ours en peluche ! Je l’adore !

- Tu aimes les ours ?

- Oui ! Tout le monde dit qu’ils sont cruels et dangereux ! Mais moi je les adore ! Dis, maman, on pourra aller au zoo bientôt ? Dis ? S’il te plaît maman ! S’il te plaît !

- On en reparlera demain. Il est tard. Je vais te conter une histoire.
Dans une grotte, vivait une famille d’ours : deux parents et leurs trois petits.

- Comment ils s’appellent ?

- Mathéo, Judith et Gontran.

- Gontran ? C’est ridicule comme nom !

- Oui, ria la mère. Son frère et sa sœur le lui faisaient souvent remarquer. Quand il était petit, ils lui disaient en riant « Gontran, il est gentil mais il n’a pas de dents ».
Après des années, quand il avait enfin ses canines, ils trouvèrent autre chose « Gontran, il est gentil mais il n’est pas grand ». Heureusement pour Gontran, il ne lui fallut que peu de temps pour rattraper sa fratrie en taille et en force. Mais Judith et Mathéo avait toujours une phrase ou deux à lui balancer dans sa pauvre gueule d’ours, grand, fort, aux canines puissantes, mais trop gentil pour oser se défendre.
Un soir, alors que Gontran s’apprêtait à manger, sa sœur lui prit sa viande tendre sous le nez et la dévora d’une traite. Son autre frère voyant la scène lui lança « Gontran est gentil mais lent, si tu veux manger fout l’camps ». A ces mots, l’ours, blessé au fond de lui, s’en alla dehors, en quête de nourriture.

- Oh ! Pauvre ours ! Judith et Mathéo sont vraiment méchants ! J’espère qu’ils seront punis ! Et ensuite, maman ? Il est arrivé quoi à Gontran ?

- Gontran était sorti dehors. Malgré les apparences, il était mauvais chasseur. Pire que tout, il n’avait aucun sens de l’orientation. Il se perdit alors dans la forêt. Comme si tout cela n’était pas assez dur pour lui, l’averse se mit à tomber. Gontran était mouillé, et sa fourrure était plus lourde. Fatigué, il s’allongea sous les branches d’un arbre, et s’endormit jusqu’au lendemain.
Dès les premiers rayons de soleil, il s’éveilla, sec, reposé, mais affamé. C’est alors qu’il perçut un bruit qu’il lui était familier. En s’approchant discrètement, il observa deux chèvres qui jouaient joyeusement à se courir après. Poussé par la faim, il s’élança à la poursuite de la deuxième, plus lente, plus petite, plus facile à attraper. Il atteint son objectif, il avait sous ses pattes le frêle animal. Il ne lui restait qu’à l’emporter avec lui pour la manger. Du moins, en théorie. Sa proie, le regarda dans les yeux, et le supplia de lui laisser la vie sauve. L’autre chèvre approcha, non sans trembler, et lui demanda de la prendre elle plutôt que sa fille. L’ours fut ému par cette déclaration. Il laissa alors partir la chèvre, et retourna sur ses pas, davantage affamé.

- Je le savais ! Ils ne sont pas tous cruels !

- Non mon chéri.

- Mais alors ? Il va faire comment pour manger ?

- Tu vas bientôt le savoir, ne t’en fais pas. En entrant de nouveau dans la forêt, il entendit des voix hurler. Il ne distinguait pas ce qu’elles criaient. S’approchant, il comprit : « Gontran ! Gontran ! Où es-tu ?! ». Reconnaissant la voix de son frère et sa sœur, d’abord hésitant, il répondit « Je suis là ! ». Il ne fallut pas longtemps pour que Judith, Mathéo et Gontran se retrouvent, et retournent dans la grotte.
Ses parents le grondèrent, puis pleurèrent, car ils avaient eu peur pour lui. Quant aux deux autres enfants, ils chantèrent : « Gontran est gentil, il n’est plus petit, il est devenu grand, avec de belles dents, plus jamais on ne sera méchants ! ». Et tous se prirent dans les bras.

- Elle est géniale ton histoire. Merci maman.

- C’est l’heure de dormir maintenant mon chéri.

- Bonne nuit maman !

- Bonne nuit mon amour, dit-elle en éteignant la lumière.


Dernière édition par Titi le Mer 6 Juil 2016 - 22:44, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: ChronoChallenge n°12 : le nounours au bord de la route [image]   Mer 6 Juil 2016 - 22:36

Texte hors concours hein.


Je suis haptophobe, je déteste les calins, les poignées de mains, les shakes, et les saletés de bise. Sérieusement c'est dégoutant.

Et vous savez quoi ? Oui vous le savez vous avez vu l'image, ou pas... bref je suis un ours en peluche.

C'est pas le meilleur des jobs quand on a ce genre de trouble je vous l'accorde, mais c'est sans doute ma punition pour avoir tué 22 personnes de sang froid. Mais pour ma défense je m'ennuyais vraiment beaucoup à ce moment, vraiment beaucoup, c'était horrible vous ne pouvez pas comprendre.

Puis je suis mort... d'escaliers, maudits escaliers ils ont finalement eu ma peau, mais je sais que un jour je prendrai ma revanche sur leur infame race... d'escaliers.


Grrr, parler de cette engeance me fait enrager.

Et le pire dans tout ça c'est que je ne suis pas Chucky ou rquoi, je peux ien faire du tout.

Aaaaaaah

La douleur de ne pas pouvoir étriper une saleté de sale mome qui te tripote dans tout les sens, je hais les gosses, vraiment beaucoup.

Et en plus je suis tombé sur un saleté de gamin, un pleurnichard qui passe son temps à me caliner tout le temps.

Quoi qu'est-ce que tu me veux encore ?

Ah non lâche-moi !!!!


Je suis un putain de psychopathe, sociopathe, violeur et nécrophile... non qu'est-ce que je raconte j'ai jamais violé personne.

Bref, je suis vilain, un méchant personne réincarné en nounours.

Tu devrais me craindre !

Non sérieux je suis ridicule.

Quoi ? Merde j'y peux rien si t'as pas d'amis gamin !

Bordel de merdre arrête de pleurer sur ton sort et je sais pas ? Tue des chats ? Brûle des gens ?


...


Ouais, je sais que je suis ton seul et meilleur ami gamin. T'en fais pas moi aussi j'en suis passé par là...

-Je serais toujours là pour toi gamin arrête de pleurer.

-Tu as parlé nounours ?

Ahahaha non j'ai rien dit ferme ta gueule ok.
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MessageSujet: Re: ChronoChallenge n°12 : le nounours au bord de la route [image]   

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ChronoChallenge n°12 : le nounours au bord de la route [image]
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