Encre Nocturne
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 ChronoChallenge n°13 : le Chat de Dracula

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helio

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Masculin Lion Messages : 137
Date d'inscription : 04/04/2016

MessageSujet: ChronoChallenge n°13 : le Chat de Dracula   Sam 9 Juil 2016 - 21:05

Bienvenu à cette treizième édition du chronochallenge, une fois n'est pas coutume, je serais votre hôte pour ce soir (mais où sont donc les admin!!), vous allez écrire sur le thème de "Le chat de Dracula", vous avez 1 heure pour exploiter ce thème au mieux soit jusqu'à 22h30.

Vous posterez vos créations dans ce sujet, bien sûr essayez de respecter le temps qui vous est imparti sinon et bien ce chronochallenge n'en est plus un.

Ensuite après avoir posté vos œuvres voilà le moment tant attendu : le vote !

Pour voter c'est simple indiquez clairement ici : quel a été votre texte préféré, si possible avec une petite explication du pourquoi, vous n'êtes pas obligé de faire un pavé mais une ou deux lignes ce serait gentil.

Vous pourrez voter jusqu'à demain 21h00 date où le gagnant sera annoncé.

Si vous avez aimé, le Challenge c'est tout les samedi et mercredi.
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helio

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Masculin Lion Messages : 137
Date d'inscription : 04/04/2016

MessageSujet: Re: ChronoChallenge n°13 : le Chat de Dracula   Sam 9 Juil 2016 - 22:22

bon bah un petit texte vite fait pour une fois.

Citation :


Dracula était seul dans son château des Carpates. Pas un bruit sinon l’écho de ses pas, pas âme qui vive, y compris le comte. Ce soir-là, la pleine lune berçait le manoir de sa pâle lumière et lorsque le vampire se déplaçait, les ombres dansaient derrière lui et le rappelaient sans cesse à sa solitude.
Il sortait de temps en temps. Il le fallait pour se nourrir. Mais se nourrir n’était pas un besoin essentiel pour un immortel, il chassait donc une à deux fois par an. C’était un peu des vacances, du changement.

Il avait bien essayé de s’adapter à la nouvelle société, avec tous ces gadgets, smartphones et internet. Il s’était même créé un compte Facebook. Mais en vain, d’une part, parce que la connexion était trop mauvaise et d’autre part, après des siècles de massacre et de désir de domination du monde, il avait vraiment mauvaise réputation.

Il errait comme à son habitude. Allant de salle en salle, de chambre en chambre et de couloir en couloir. Finalement, il s’assit dans un confortable et vieux sofa lorsqu’un chat passa furtivement devant lui. Un chat qu’il n’avait jamais vu. Alors, il se leva et le suivit. Pour une fois qu’il passait quelque chose pensa-t-il.

Le chat marchait tranquillement, d’un pas insouciant, sans remarquer qu’il était suivi. Il faut dire que les pas du comte étaient aussi discrets et silencieux que ceux du félin. Ils arrivèrent au sous-sol et le chat s’arrêta devant une grosse porte pour miauler.

Dracula observa la porte avec nostalgie. Il savait ce qu’il y avait derrière et cela faisait des siècles qu’il ne l’avait pas ouverte. Les miaulements du chat se firent plus pressants. Le comte saisit la poignée et ouvrit la porte.

Une grande salle sombre et vide, la pierre des murs était visible et érodée par le temps. Au centre, se dressait, debout au milieu de la poussière épaisse, un cercueil. C’était le cercueil de sa défunte femme, morte il y a des siècles. Il aurait voulu verser des larmes, mais un damné ne versait pas de larmes. Il aurait voulu sentir contre lui la chaleur de sa peau, mais un damné avait la peau aussi froide que la mort.

Après un instant, il prit le chat et remonta dans le hall principal. Il examina son collier et remarqua le numéro.

- Allô ! Bonjour, madame, j’ai retrouvé votre chat…oui c’est bien celui-là…. Chez vous ?...À quelle heure ? … Très bien madame… Au revoir.

Il regarda le chat et dit.

- J’espère que ta maîtresse a bon goût. Je n’ai pas envie de faire tout ce chemin pour du sang de mauvaise qualité.



Voilà, j'espère que cela vous a plu.

Correction de Mélodie:
 


Dernière édition par helio le Sam 9 Juil 2016 - 22:46, édité 1 fois
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Pantouffe

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Masculin Verseau Messages : 125
Date d'inscription : 22/02/2016
Localisation : Quelque part dans mes cheveux...

MessageSujet: Re: ChronoChallenge n°13 : le Chat de Dracula   Sam 9 Juil 2016 - 22:34

Ça fait trois heures que le chat tourne. Il la gueule persane, le poil qui gonfle, luisant, des matous bien nourris ; c'est un gros chat aux yeux jaunes et aux crocs de platine qui se prélasse au sol, roulant dans la poussière, léchant ses pattes élégantes, toutes fines, comme des jambes filigranées d'oiseau. Il a de petits coussinets propres, un air austère, aristocrate. Et quand il approche des barreaux, sa petite tête renfrognée refoule une odeur ignoble, une puanteur de parfum florale mélangée aux remugles infects du pourrissement qui se poursuit dans les cellules attenantes- juste à côté, après que les râles se soient tut. Une odeur de viande assassinée.
Trois heures que le chat tourne. Au tout début, son beau pelage gris zébrés d'encre et de neige était souillé de sang. Et le chat, aux babines, mâchouillait quelque viande tenace accrochée à ses crocs. Se pourléchant de sa petite langue rose, râpeuse, sur les lèvres noires, caoutchouteuses. Avec un contentement teinté d'indifférence qui avait tout d'obscène ; il était recouvert d'esquilles, poisseux de fluides divers. Et il ronronnait presque, comblé de manne pulpeuse. Festonné d'entrelacs carnés, émaillé de paillettes goulues- comme s'il revenait d'une fête organique, où les humains s'étaient fais confettis.Anéantis à la moulinette.
En trois heures, le chat a finis par se débarrasser des restes de la fête. Ils ont rejoint la piscine intrinsèque de ses barbotements gastriques. Après de longues, interminables heures à tourner, à rouler, à s'étirer comme un accordéon, en faisant sa toilette, il est tout propre. Et sa trogne affiche un air las, repus. Mais pourtant, le chat attend, le chat soupèse son corps de son regard vicieux. Jauge la chair opulente de ses cuisses, son ventre gonflé, ses bras d'angelot bien gras, ses joues pleines, ses lèvres très pulpeuses, ses doigts boudinée aux doux poignets d'amour. Sa gorge glissante de sueur, moelleuse et blanche, indolente et si pâle.
Des semaines enfermées tout au fond des cachots. A la lumière grésillante des torchères, dans l'odeur omniprésente de suif, à regarder les quelques bougies se consumer lentement. A attendre que l'obscurité finisse inexorablement par venir, pour mieux guetter de pas feutrés au sol, puis les étincelles bleues d'un embrasement phosphorique- bref éclat de lumière peignant la fuite pressante d'une silhouette esquissée, membres grêles et tordus, gueule de cheval aussi longue et ridée que la tablette d'un scribe. On l'on aurait écrit les chroniques d'un millier d'assassinats, d'un millier de drames secrets enfouis sous un parterre de rose. Charniers mystérieux nourrissant un frétillement de fleurs opulentes et soyeuses, quelque part, là-dehors. Des milliers de roses, de magnolias, des parterres de marguerite géantes, éructées du sol envahis de pourriture, criblé d'ossements rongés.
A l'aune de ses semaines, de ces mois... ces années ?, de tout ce temps passé avachis dans un coin, loin des étreintes impérieuses du soleil, il est devenu livide. Seulement caressée par la lumière ondoyante des bougies, sa peau est devenue sèche, laiteuse. Et son corps jeune, son corps sec et ferme, a été gavé au tuyau de bouillies infâmes, de jus épais écœurants, pour gonfler en ballonnements hideux. Il a bien tenté de vomir au départ, mais on l'a bâillonné d'une venaison visqueuse, qui collait à sa langue, s'accrochait à ses dents, moulant sa dentition nécrosée de caris. Puis ses mains, ces mains qu'il avait autrefois calleuses, et aujourd'hui pelées, soyeuses et sous les peaux mortes qui les poudrent en caricature à celles d'une Grande Dame, ont été entourées de lignes barbelés. Liens mordants et glacés, qui se sont finalement engouffrés dans sa peau.
A un certain moment, il a abandonné. Il se rassure à l'occasion en songeant qu'il a bien résisté.
Désormais, ce n'est plus qu'un grand poupon muet, un nuage abondant de chair moite. Son corps est devenu un onctueux bourbier, sa chair est molle, épaisse, sucrée. Il charrie bien des litres d'un sang riche aux flots tranquilles, ses artères sont calfeutrées de graisse, son cœur est lent et lourd. Il n'est plus qu'une tendre vague de muscles unguineux, comme un bonbon au cœur fondant de carne. C'est un grand pain au lait, une part de gâteau fourré de crème. Même la gelée de ses yeux est d'une tendresse exquise. Ses larmes sont épaisses. Ses crachats sont suaves. Sa sueur est grasse.
Il s'est mué en un parfait en-cas, un banquet opulent. Et sa date de péremption ne va plus beaucoup tardé, il en a bien conscience. Mais qu'importe. Il sait déjà que la dégustation sera lente et cruelle. Il a tout entendu des repas précédents. Tout en sucions voraces, en bruits d'inimité mouillés, en battements visqueux d'entrailles, tambourinements endiablées, cris de gorets agonisants, sanglots morveux expectorés dans des cris de douleur. Il n'espère pas une mort simple. Il n'attend aucune miséricorde.
Il n'est ni pressé d'en finir, ni hystérique à l'idée que ça vienne. Il est engourdis, il flotte dans un nuage de sucre et de crème pâtissière. C'est un ballon fétide qui attend la crevaison inévitable, une pinata aux entailles glaiseuses, au méandre intestinal immense, et dont jusqu'à la merde est d'une texture onctueuse. Il ne se soucie plus que de flotter.
Mais le chat tourne, et roule, et attend de pouvoir jouer avec les pelotes sanguinolentes de son abdomen. Cela l'inquiète, très loin, dans un lieu dégoulinant où repose son esprit. Les félins sentent la mort, n'est-ce pas ? Ils voient ses fils entortillés qui se convulsent en rampant jusqu'au futur gisant. Et ils se couchent au pied de qui va décéder, patients, attendant la sentence.
Le chat est là depuis trois heures, et c'est lui qui choisit, lui qui flaire pour son maître les relents délicats de la mort. Il sait qui passera l'arme à gauche, il intervient pour leur voler les minutes précédant cette fuite.
Ça ne devrait plus tarder maintenant.
Il se sent dériver, tout doucement, comme une grosse montgolfière. Dans des cieux dévorants qui le happent, l'aspirent d'une succion lente. Et quelque part au loin, des bruits feutrés viennent murmurer à son oreille luisante, un chat se lève et se frotte à des jambes d'échassier. Un miaulement doux à vous en crever le cœur.
Une porte grince.

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We are not affraid, let the night come.

If the Story is over... Split on the ashes... It's time to run away... Where is the light, wonder if it's weeping somewhere ?


Dernière édition par Pantouffe le Sam 9 Juil 2016 - 22:42, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: ChronoChallenge n°13 : le Chat de Dracula   Sam 9 Juil 2016 - 22:36

Il effleura son cou du bout des doigts et releva les yeux. La jeune femme n'était que battements de coeur et respiration. Il esquissa un sourire.
Exquise.
Il glissa négligemment une main derrière sa nuque. Elle ne demandait plus qu'à le laisser faire, quel jeu facile ! C'était presque révoltant. Riant en son for intérieur, il l'attira contre lui -oh, ce coeur qui battait !- et leurs joues se frôlèrent quand il se pencha vers le cou désormais offert. Une langue vermeille caressa la peau de musc, des cils se fermèrent, et les parfums qui emplissaient la pièce dansaient autour des corps.
Parfois, d'une main promenant le long des cuisses, il arrachait des soupirs désespérés à sa tendre victime. Alors les langues se cherchaient, se joignaient. L'étreinte s'accentuait de frémissements, et déjà au loin, les lampadaires se mirent à faner.
Assise sur le lit, elle l'observa marcher à elle après avoir fermé les rideaux. Il lui offrit ce sourire sans empressement, et saisit doucement ses poignets. Elle se laissa manipuler, enlacer, malaxer. Une offrande. Et à la commissure de ses lèvres, l'extase se hurlait au monde en silence.

La pulsation de cette artère sous les lèvres du maître. Il rêvassait attentivement, s'éloignait, et lorsqu'il laissait danser ses ongles sur la peau d'une hanche, on lisait au fond d'une prunelle l'amusement silencieux que cette proie lui procurait.
Bientôt ce sang coulerait en lui. La jubilation au bout de ses lèvres !
Je songeai que nous étions semblables, lui et moi, le chat et le maître. Deux animaux, ne rêvant que d'un gibier à chahuter de la paume. Mais il est temps pour moi.
Je m'étire, dalles froides sous mes coussinets. Je me désintéresse de ce spectacle où déjà résonne un cri (pathétiquement surpris, comme à l'accoutumée).
Les mulots s'agitent. Je le sens de toute ma fourrure.


Dernière édition par Mélodie le Sam 9 Juil 2016 - 23:01, édité 3 fois
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Jugement

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Masculin Taureau Messages : 253
Date d'inscription : 07/07/2016

MessageSujet: Re: ChronoChallenge n°13 : le Chat de Dracula   Sam 9 Juil 2016 - 22:39

Le chat noir au yeux jaunes se promenait tranquillement, descendant la gouttière rentrant ses griffes à l'intérieur de celle-ci pour ne pas glisser et tomber. Arrivé devant la porte, il se faufila à travers le trou qui lui était destiné et rejoignit son maître. C'était le comte, vous savez le comte....attendez vous ne le connaissez pas? Eh bien parlons légèrement de lui ! Teint pâle, yeux livides, dents assez pointues.. rien vraiment ? C'EST LE COMTE DRACULA VOYONS ! M'enfin... continuons sur notre lancée. L'animal de compagnie du comte apportait toujours des bonnes nouvelles, et en voici une très bonne !

-Alors, Drak une bonne nouvelle !?? s'écria le comte
- QUOI UNE FAMILLE NOBLE QUI VIENT S'INSTALLER JUSTE À CÔTÉ TU DIS ?
Le comte lâcha un sourire d'ange, tendant sa main pour caresser le long du dos du chat


-Drak, tu sera récompensé des saumons t'attendront dès que j'aurais rentré mes canines dans la chair humaine si délicieuse et exotique de cette famille noble...
en attendant, je dois me contenir, et puis boire le sang de piètre qualité des artisans et des paysans autour de mon château.

Le comte se leva de son fauteuil de velours, se dirigeant vers son cercueil afin d'accéder à son "lit" si nous pouvons dire cela comme ça.


Correction du jeune CDF enthousiaste:
 

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