Encre Nocturne
Bonjour !

Il est conseillé de s'inscrire ou se connecter afin d'avoir accès à l'intégralité des messages du forum.


Entrez dans une dimension littéraire dont le territoire est infini et partagez vos écrits avec les autres internautes !
 
AccueilAccueil  PublicationsPublications  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Ce que pensent les chauves-souris

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
La Lapine Cornue
Divine cerfette et ses lapins multicolores
avatar

Féminin Balance Messages : 4631
Date d'inscription : 17/05/2014
Localisation : Endormie dans un terrier de lapins.
Humeur : Lapinesque. (ça veut dire paisible et joyeuse)

MessageSujet: Ce que pensent les chauves-souris   Mer 13 Juil - 16:17

#Drame-Tragédie

Salut les pouets laineux ! :Pouet:

Bon ben blablabla toujours mon corpus de textes sur le thème "Bêtes de l'Apocalypse", qui se passe dans un futur alternatif, tout ça tout ça :la:




Les autres Bêtes de l'Apocalypse :

 Par delà les rails et la nuit
Vend simili-ficus sur peau d'éléphant
Un simple chien dans le désert
Gourmet de plastique


Celui-ci est un peu particulier puisqu'il a été inspiré par le Chrono-challenge portant sur le thème "le chat de Dracula". N'ayant pas pu y participer, j'ai repris ce thème pour travailler une petite nouvelle sur le sujet :la:

Comme d'habitude hein, défoulez-vous sur les coms si vous voulez rire2





Viens lire la nouvelle version du texte, ICI !

------------------------------------------------------------------------------------------------
Je sais ce que je suis. Et je sais ce que je ne suis pas.
:corn3:
Je suis un chaos de rêves et de couleurs,
je suis un Cerf divin chimérique,
je suis une lapine en chocolat aux larmes caramel.
Et toi, qui es-tu ?

Fais un pas vers moi, j'en ferai un vers toi. Et peut-être un jour serons-nous face à face...

***
Cap' d'aller lire ?

→ Venez fouiller dans mes écrits... Y'en a pour tous les goûts ! :corn2:

.[/center]


Dernière édition par La Lapine Cornue le Sam 16 Sep - 16:35, édité 4 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Ce que pensent les chauves-souris   Jeu 14 Juil - 3:57

Ahhhhh trop bien ! :la:
Alors ! Est-ce que tu t'es imposé de le faire en une heure ou pas du tout ?
J'adore le début. J'avais déjà envie de commenter ! Parce que ça me rappelle un souvenir, ma soeur qui avait trouvé une fleur qu'elle trouvait magnifique (une fleur de digitale, beau mais toxique). Ma mère était terrifiée et insistait pour qu'elle abandonne cette fleur mais ma soeur y tenait déjà trop pour la lâcher.
Spoiler : ma soeur n'est toujours pas morte.

Outre cette attendrissante réminiscence : il me semble qu'il y a une erreur. Un poêle et une cheminée c'est deux truc différents, le poêle n'est pas une partie de la cheminée. Tu voulais dire l'âtre ?

Le passage de "on va le foutre dans le feu" m'a effrayée ohlàlà ! Surtout cette description de la main de l'oncle. Très belle description, succinte, appropriée au passage. C'est particulièrement élégant.


J'apprécie la façon dont tu gères les personnages, l'oncle et le fils, le décor est très peu développé mais on peut se le construire d'après les quelques éléments que tu laisses traîner ; je me suis facilement représentée la scène.


Paragraphe suivant ! Ca coule tout seul, qu'est-ce que c'est chouette. Je rentre dans ton texte sans le moindre effort ! Toutes les scènes sont très aisées à se représenter et très justes.
J'ai lu un long passage d'un trait. J'ai aimé l'interruption de la narration rêveuse par l'oncle terre-à-terre.

Et je n'ai pas aimé la fin ouverte, ce qui totalement subjectif et question de goût personnel ! J'aurais aimé savoir ce qui se passait ce soir-là. Au moins ce soir-là, même si c'était ouvert pour la suite.
Enfin, c'est surtout la surabondance de "peut-être" qui m'a semblée redondante. Les premiers me semblent justes, mais les deux derniers de trop. Les mêmes questions pourraient apparaître d'une façon différente pour ne pas surcharger ton texte.
Ce qui me gêne dans cette fin, c'est qu'elle est très frustrante. Faut avouer x) ce qui était peut-être aussi ton but.
Mais c'est aussi que l'ensemble du texte semble amener à quelque chose, à une suite ou une conclusion. Et le fait d'amener cette fin-là sans préavis semble... irraisonnée. Presque hâtive, comme si tu choisissais cette fin parce que tu n'as pas su choisir entre les autres et que tu laisses ouvert "par défaut".
Et je crois que cette impression est due au sentiment (encore une fois, subjectif) que ce questionnement n'a pas de but. Il ne pousse pas le lecteur à se questionner en profondeur sur quoi que ce soit.
Mais ça pourrait être cool d'accentuer d'une façon différente l'écart entre cette réalité du danger et l'inconscience du garçon qui dort. Parce que du coup, tous ces "peut-être" atténuent beaucoup l'immédiateté de la menace, et tu reviens vers le petit qui dort mais très brièvement, ça me donne encore une fois cette impression de "réflexion hasardeuse" plutôt que de "déroulement pensé". Dans tout le reste du texte, j'ai admiré la façon dont tu enchaînais les sujets : action du garçon, réflexion du narrateur, remarque de l'oncle... Et cette fin me fait bizarre parce qu'elle est trop... dans un style différent. Et ça me paraît déplacé, je préfèrerais que ça s'imbrique plus naturellement dans le récit, même en gardant une fin aussi ouverte.
Voilà. J'ai essayé de m'exprimer à peu près correctement, c'était pas facile, bravo pour ce texte :)
J'ai beaucoup disserté sur la fin parce que je ne sais pas parler et que du coup j'ai parlé beaucoup. Mais, globalement, j'ai adoré ce texte. Et j'aurais clairement voté pour toi si tu avais sorti ça au CC.

Et la chauve-souris m'a fait penser au petit dragon Krokmou ! Hihihi. Mais en plus velu. Et plus infecté. *tousse*
Revenir en haut Aller en bas
La Lapine Cornue
Divine cerfette et ses lapins multicolores
avatar

Féminin Balance Messages : 4631
Date d'inscription : 17/05/2014
Localisation : Endormie dans un terrier de lapins.
Humeur : Lapinesque. (ça veut dire paisible et joyeuse)

MessageSujet: Re: Ce que pensent les chauves-souris   Lun 18 Juil - 23:16

BON.
Tout d'abord merciiiiiii Mélo, merci infiniment pour ton com très fourni cute
Pour répondre à ta question, je l'ai pas écrit en plusieurs heures non plus, mais j'ai pas fait gaffe au chrono. Donc très certainement plus d'une heure. AHDE

Hhahaha je comprends tout à fait la réaction de ta mère, c'est super toxique ce truc (mais aussi celle de ta soeur x))

Ben en fait c'est un poêle. Situé dans la cheminée. oui Genre, il est posé dans le cantou (enfin on dit cantou chez moi, bref tu sais c'est les énooormes cheminées bien larges là). Un poêle dans une cheminée. AHDE Je sais pas, t'as jamais vu ça ? C'est ce qu'on fait d'habitude quand on veut mettre un poêle dans la maison et qu'on a une cheminée libre : ça permet d'utiliser le conduit de celle-ci pour la tuyauterie du poêle. C'est pratique. oui

Bon sinon merci merci pour les louanges bouhou Wiii

ET SINON.
Pour la fin : je comprends. Je comprends totalement mais en fait j'avais du mal à voir comment je pouvais arranger ça, concrètement Xd (du coup j'ai demandé de l'aide à Sil, qui a bien voulu me dire ce qu'il en pensait (la même chose que toi) et m'a donné quelques clefs. Merci à toi Silouchounet.)
MAIS BREF
Du coup j'ai totalement réécrit la fin. Elle reste la même mais tout a changé. AHDE Cela dit, c'est peut-être pire, hein. (oh dog j'espère que c'est pas pire. xD ) Mais je te remercie en tout cas d'avoir pointé ceci parce que cette nouvelle fin me plaît déjà beaucoup mieux.
(bon après j'ai eu un big problem parce que NONDIDJOU je voulais absolument garder deux-trois trucs, sauf qu'il aurait fallu n'en garder qu'un seul pour clore le texte... MAIS FUCK JE LES VOULAIS. (Aide-moi à faire le tri si certains te paraissent de trop. Pitié.)


BREF. Voici la réécriture du texte. (comprendre : de la fin). Potentiellement pire, donc. AHDE AHDE






   

   
Série Bêtes de l'Apocalypse




   
Ce que pensent les chauves-souris
   

   

           

   

                – Débarrasse-toi de ce truc. Et grouille-toi. Saloperie de bestiole infectée !

                Le petit garçon serra contre lui la boule de poils et de crocs. Celle-ci émit un couinement suraigu.

                – Mais tonton…
                – Lâche-moi ça. Va me la foutre au fond du jardin, sur le compost. Je lui donnerai un coup de bêche demain matin. C'est tout ce que cette chose mérite.

                Un nouveau couinement. Deux nouveaux couinements. Ceux de la bestiole et de l'enfant, à l'unisson.

                – Mais tonton…
                – Obéis ! Tu attends quoi, qu'elle te mordre ?

                Une fureur sans nom étincelait dans l'œil de l'oncle. Il se tenait agenouillé devant le poêle de la cheminée, la tête tournée vers l'enfant. Une main crispée sur le soufflet de cuir, l'autre crispée sur le tisonnier. Deux poings crispés pour un petit garçon effaré.

                – C'est à cause de ça que ta maman est morte.

                Un grésillement rageur s'éleva dans le silence lorsqu'il fourragea dans les braises. Une fois. Deux fois.

                – Tu veux en faire quoi, ton doudou ?

                Troisième fois. Sans mot dire, le petit regardait l'homme se battre avec le feu, de ses yeux agrandis par l'effroi.

                – Va chercher un lapin à la ferme si tu veux, ou un chat, mais… putain on n'a plus de chats ni de lapins.

                Un silence.

                – Plus que ces bêtes de Satan. Ecoute, on t'a pas vacciné pour que t'ailles te faire mordre délibérément. Ou alors non, tiens. Passe-la moi. On va la foutre au feu. Ce sera fait.

                Il tendit sa grande main basanée. Le temps et le labeur l'avaient rendue calleuse, et le neveu la savait plus dure et impitoyable qu'un piège à loups.
               
                Il fit un bond en arrière qui provoqua un nouveau couinement.

                – Non ! Je vais la mettre au fond du jardin.
                – Pas trop tôt, grommela l'homme en se remettant au travail.
                Alors, s'emmitouflant dans sa tendresse, l'enfant serra l'animal contre lui, fit volte-face et trottina sur les pavés froids. Il disparut entre les ombres allongées par le feu.




                La chauve-souris atterrit bien sûr dans un carton sous son lit, non sur le tas de compost. Il passa une heure, dans le crépuscule enflammé, à battre le pavé du village et la campagne mangée de ténèbres afin de trouver un cadavre qui pourrait tromper l'oncle. Heureusement, les rues et les bois n'en manquaient pas : depuis dix ans, on tuait de la chauve-souris dès qu'on en avait l'occasion.

                Ceci fait, il se réfugia à l'étage, sous sa mansarde pleine de bois et de mites. Il tira le carton loin du lit, souleva le vieux tissu et se pencha à l'intérieur.

                Roulée en boule dans un désordre d'os, de peau et de poils, la créature ouvrait d'immenses yeux jaunes, dont les prunelles en lame de couteau étaient posées sur lui. Elle avait de grandes oreilles de chat agitées de tics nerveux, une fourrure hirsute aussi douce et chaude que la nuit et deux grandes ailes entortillées autour d'elle. On aurait dit une grosse chenille poilue dans son cocon.

                Le petit garçon caressa doucement la tête triangulaire de la chauve-souris. Elle se laissa faire, mais ouvrit silencieusement les mâchoires, exhibant ses longues canines nacrées en signe de menace.

                On racontait que les chauve-souris mordaient toujours au premier geste. Peut-être était-ce faux. Ou peut-être était-elle une exception.

                Heureux, il la recouvrit du foulard et la repoussa sous son lit. Elle poussa un cri de mécontentement mais choisit de se tenir tranquille.

                Il ne savait pas trop ce qu'il allait en faire, de cette bestiole que tout le monde voulait tuer. Mais les adultes massacraient déjà toutes ses semblables, ils pouvaient bien lui laisser celle-ci, n'est-ce pas ? Rien que celle-ci. Il en prendrait soin et elle deviendrait son amie. Il la soignerait jusqu'à ce que sa blessure – coup de fourche d'un paysan aveuglé par la rage – guérisse et qu'elle puisse s'envoler à nouveau.

                Il ne savait pas qu'il reproduisait la même scène que sa mère une décennie plus tôt. Alors qu'on ne connaissait pas encore celles qu'on appellerait plus tard les Chats de Dracula ; alors qu'on les prenait pour de simples chiroptères. Lorsqu'il y avait encore des chats, des chiens, des cochons et des lapins à la ferme. Avant que le virus mortel ne se transmette des chauves-souris aux quadrupèdes. Et des quadrupèdes à l'Homme.

                Avant qu'on découvre qu'une nuée de bestioles transgéniques avaient été lâchées dans les campagnes, afin de répandre un nuage de mort autour d'elles. Félines, douces et fuyantes le jour, bestioles assoiffées de sang la nuit. Elles plantaient, plantaient leurs petites canines acérées dans les hommes et les bêtes, diffusant le virus sous toutes les peaux, dans toutes les chairs, au cœur de tous les corps.

                Les Chats de Dracula. Un nom de légende pour des bêtes à crever, disait l'oncle.

                Elles avaient tissé une trame sinistre dans tout le pays, avaient tressé des fils de plomb, de sang et d'os et de maladie, une soierie de mort qui recouvrait les maisons et les lits. Il avait fallu des années de recherches et de tests avant de mettre au point un simulacre de vaccin. On n'était même pas sûr qu'il fonctionnait, ce satané vaccin…

                En désespoir de cause face à ces saloperies volantes plus tenaces que les puces, on leur avait inoculé la rage.

                Des années après, malgré la maladie, les coups de fourche et les lapidations en forêt, elles subsistaient. Encore et toujours.





                Le petit garçon se coucha, le cœur gonflé de joie, son doudou lapin serré contre lui. A trente centimètres de sa peau, sous le vieux sommier du lit, respirait calmement la petite bête hirsute. Ses yeux d'or fixaient le vide. Ses canines lardaient la pénombre d'éclats blancs. Elle avait faim. Elle avait mal. Il lui faudrait des proies pour qu'elle puisse se remettre d'aplomb. Des chairs à percer, du sang à sucer.

                Au dessus d'elle, l'enfant décida que s'il ne trouvait rien d'autre, ce serait lui qui la nourrirait. On n'avait rien sans rien. Une morsure contre une caresse. Un estomac plein pour une amitié. Quoi de plus normal ?

                La rage et le virus mortel, il était vacciné contre. Et puis de toute manière, il n'était jamais malade !

                Rasséréné par cette solution si simple, il s'endormit. Elle le suivit dans le sommeil.





                A un kilomètre de là, tout au bout du village, un homme clouait une chauve-souris sur une porte de grange. De longs râles de douleur s'effilochaient à travers le silence, entre les injures et les coups sourds du marteau. La bête s'étrangla, prit un clou dans l'aile gauche, puis un autre dans l'aile droite. Un clou dans l'œil gauche. Un autre dans l'œil droit. Ils éclataient comme des fruits trop mûrs, tachant d'humeurs sa tête fine. Des larmes de sang pleuraient sous le corps crucifié, abreuvaient le bois sec de la porte.
               
                Ses cris résonnèrent longtemps dans la rue froide. Ils se transformèrent en gémissements. Puis en murmures. La chape de silence et de nuit retomba sur la scène. Seul demeurait le corps cloué, décoration macabre, défense dérisoire. Satan, n'entre pas. Mais la mort n'a jamais arrêté la mort.




                Au loin, perdu dans un océan de songes vaporeux, le petit garçon voguait sur son radeau de merveilles, déroulant la grand-voile pleine d'or et de lumière. Son Chat de Dracula était posté sur son épaule, tel une fidèle vigie.
               
                Ses yeux jaunes étaient doux ; ils semblaient chargés de rêves.

                Mais qui peut dire à quoi pensent les chauves-souris ?




   


   Ceci est une phrase longue qui n'a d'autre but que d'élargir le fond blanc afin que vos mirettes ne se fatiguent pas jusqu'à l'usure, que dis-je, jusqu'à la dissolution ! (ça, vous devez le laisser, de toute manière on le verra pas, faites-moi confiance je vous dis !)
   
   

------------------------------------------------------------------------------------------------
Je sais ce que je suis. Et je sais ce que je ne suis pas.
:corn3:
Je suis un chaos de rêves et de couleurs,
je suis un Cerf divin chimérique,
je suis une lapine en chocolat aux larmes caramel.
Et toi, qui es-tu ?

Fais un pas vers moi, j'en ferai un vers toi. Et peut-être un jour serons-nous face à face...

***
Cap' d'aller lire ?

→ Venez fouiller dans mes écrits... Y'en a pour tous les goûts ! :corn2:

.[/center]


Dernière édition par Cornedor le Mar 26 Juil - 21:37, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Ce que pensent les chauves-souris   Dim 24 Juil - 11:44

Alors ! Carrément mieux pour l'idée et la conclusion.
J'ai pas trop aimé le passage "Elle avait faim. Si faim. Sa blessure la lançait dans de grandes envolées de douleur brûlantes. Il lui faudrait des proies, pour qu'elle puisse se remettre d'aplomb. Des chairs à percer, du sang à sucer." ce qui me gêne, c'est que c'est le seul et unique passage du texte où tu prends le point de vue d'un Chat de Dracula et c'est pas forcément nécessaire. Tu pourrais rester narrateur plutôt objectif (comme depuis le début du texte) et décrire la faim de la chauve-souris sans entrer dans un point de vue si "engagé". Selon moi, ça serait plus correct, ça te permettrait de garder un ton uniforme sur toute la longueur de l'histoire.

La solution de l'enfant, "ta solution", rien à dire :) Et le fait d'enchaîner avec sa mère, et terminer là-dessus, pourquoi pas !

Par contre le passage sur l'homme qui cloue une pauvre bête à sa porte, je ne sais pas. J'aime ce passage en soi, il est bien écrit, cool à lire, mais je le trouve déplacé à cet endroit. On n'en a pas nécessairement besoin pour conclure ton texte, ça accentue seulement le côté "animaux-victimes" et ça fait presque réquisitoire, si tu le mets là.
Peut-être qu'en le plaçant à un autre moment ça résoudrait le problème ? (parce qu'il est chouette quand même, ce serait bien de le garder) par exemple au moment où l'enfant marche dans la ville pour chercher un cadavre, il verrait ça. Je ne sais pas trop, c'est à toi de voir.
Parce que, l'impression "animaux-victimes" là, l'ambigüité de la situation entre chats de Dracula et humains, elle est déjà très bien rendue dans l'ensemble de ton texte. Et le choix de ton personnage aussi, se laisser mordre, suffit à poser la question. Je pense qu'ensuite il faut rester assez léger et laisser le lecteur retourner ça dans sa tête plutôt que de prendre un parti dans la narration.

+1 pour le passage avec les rêves de l'enfant, tu as des mots comme des rubans !

Et la fin-fin, je ne sais pas quoi en dire. Elle est mieux que la première version, c'est certain, mais il y a quelque chose qui me chagrine dans la formulation, un côté "déjà fait". Il faudrait demander à d'autres personnes ce qu'elles en pensent ! Moi, je ne peux pas expliquer.

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Ce que pensent les chauves-souris   Dim 24 Juil - 22:51

Bouhou, je t'avais fait un com détaillé mais j'ai planté et ça me l'a pas sauvegardé...

DU coup en vrac
t'as des phrases nominales et des problème de virgules, d'ordinaire ta ponctuation est meilleur.
'as une peluche lapin... :crevé:
Ton texte m'a fait penser à deux histoires, Darling de Ouppo, tu dois deviner pourquoi et L'enfant noir de Laye où un jeune homme se lit d'amitié avec un serpent que tout le monde pense dangereux. (j'ai un gros doute sur le titre de celui là)

Et en fait, ben j'ai pas trop accroché à ton texte :/
Il a des passage beaucoup trop narratif, notamment quand il cloue la chauve souris sur le mur, on ressent rien malgré le gore, tu nous touche pas assez. ET c'est vraiment dommage parce que tu en es capable.

Après, les dialogues sont plutôt pertinent, même s'ils manquent un peu d'oralité (comme des hésitations, des onomatopée etc)

Et c'est très bien écrit aussi, je pense juste que d'un on sait pas ce que ça amène, ok, il apprivoise une sale engeance, et après? Il va avoir des ennuies? Ca va réconcilier des espèces dont l'une ne réfléchis pas et se fait exterminer en réponse à son extermination...
De deux, tu nous happe pas, enfin, tu m'as pas pris dans tes filet, l'histoire aurais pu, mais tu l'as mal mener, tu as pas su doser tes doses d'émotions avec ton mignon.

Voilà, je suis désolé, c'est un avis pas très bon pour une fois
Mais je pense sincérement que tu peux mieux faire

Bisous

:unjournormal:
:niou:
Revenir en haut Aller en bas
La Lapine Cornue
Divine cerfette et ses lapins multicolores
avatar

Féminin Balance Messages : 4631
Date d'inscription : 17/05/2014
Localisation : Endormie dans un terrier de lapins.
Humeur : Lapinesque. (ça veut dire paisible et joyeuse)

MessageSujet: Re: Ce que pensent les chauves-souris   Mar 26 Juil - 16:52

Mélo : merci de ta nouvelle lecture :-p

J'ai encore changé la fin. (Bon j'ai laissé le passage de la chauve-souris qui se fait clouer hein. Je comprends tout à fait ce que tu veux dire, mais bon, ça me dérange pas trop au pire. x) Et je voulais garder le contraste fort entre cette scène-là et celle du petit garçon qui rêve Wink )

Là je pense pas que je la rechangerai encore - de toute manière, à force de le rafistoler de partout, ce texte, j'en perds totalement le fil, je risque de le bousiller plus qu'autre chose Xd

(t'inquiète pas j'ai compris. Vent )


Ragnounet : PHRASES NOMINALES + VIRGULES + PELUCHE LAPIN POWER

Ben oui le narrateur est super distant, c'est fait exprès. x) C'est vrai que ça doit changer de ce que je fais d'habitude. AHDE Je voulais pas que le lecteur prenne part à l'action ni rien, mais juste qu'il soit mis devant, qu'il soit témoin. C'est pas facile à expliquer, bref :-p

Manque d'oralité ? Pourtant je les ai écrits exactement comme d'habitude scratch

Beh y'a pas d'après justement, on est témoins d'une scène, après pouf, qui sait ce qu'il va arriver ? Peut-être que le lecteur s'en fout, ou pas. Je me serais lancée dans une longue nouvelle si j'avais voulu raconter toute l'histoire ^^

Ben désolée si je t'ai pas pris dans mes filets. AHDE AHDE Y'a peu d'émotions dedans, c'est fait exprès, quand au mignon ben c'était pas le but, c'est une conséquence de l'histoire. J'ai dosé mes trucs comme je voulais. Globalement je suis plutôt contente de ce texte, il ressemble bien à ce que j'attendais. :-p
C'est pas grave si t'as pas aimé. (et ça veut pas forcément dire que le texte est nul non plus scratch )

J'aimerais bien avoir un avis d'une troisième personne pour comparer Ouf !

En tout cas merci à vous deux de votre lecture et de vos commentaires. :ippa:

------------------------------------------------------------------------------------------------
Je sais ce que je suis. Et je sais ce que je ne suis pas.
:corn3:
Je suis un chaos de rêves et de couleurs,
je suis un Cerf divin chimérique,
je suis une lapine en chocolat aux larmes caramel.
Et toi, qui es-tu ?

Fais un pas vers moi, j'en ferai un vers toi. Et peut-être un jour serons-nous face à face...

***
Cap' d'aller lire ?

→ Venez fouiller dans mes écrits... Y'en a pour tous les goûts ! :corn2:

.[/center]
Revenir en haut Aller en bas
Pantouffe

avatar

Masculin Verseau Messages : 125
Date d'inscription : 22/02/2016
Localisation : Quelque part dans mes cheveux...

MessageSujet: Re: Ce que pensent les chauves-souris   Mar 26 Juil - 19:37

JE SUS TON TROISIÈME AVIS, COUCOU.
*pose ses grosses bottes boueuses sur la table*
(En vrai j'ai toujours voulu avoir des grosses bottes. Ceci est une remontée de frustration. Gratuite. La gratuité c'est bien. )

Déjà ton idée est CARRÉMENT BIEN PUTAIN. J'aurais sans aucun doute voté pour toi si tu avais participé à ce CC. Je me souviens avoir dis à Mélo' qu'avec un thème pareil, on aurait forcément du Corne.
Ça a fini par arriver. \o/

J'aime bien ce texte. Il est peut-être un peu rapide, mais je le trouve bien construit malgré tout ; ta prose n'y est pas aussi soutenue que d'habitude, mais elle se déploie par moment pour offrir des métaphores riches au lecteur.
La première description de la chauve-sourie, ben je l'aiiime. Un désordre d'os et de poil. Une fourrure aussi douce et chaude que la nuit. C'EST. Beau. Comme un croquis très vif fait au fusain et à la craie, à la fois voluptueux et énergique.
La toile tissée par les chauves-souries, c'est un passage que tu as très bien imagé également.
Juste avant le passage où un homme cloue une chauve-sourie à une porte ( ce qui me rappelle une anecdote d'un de mes profs d'Histoire qui nous avait raconté que lors de son service militaire, alors qu'il marchait sur des kilomètres, il était passé par un village dans lequel les gens clouaient des chats aux portes ), on entre indirectement dans la tête du petit garçon, et j'ai trouvé ça bien fait ! Je veux dire, lors du très bref passage où ça se fait, l'espace d'une phrase, on a l'impression d'entendre sa pensée, sans que ça fasse tâche, et sans que ce soit lourdement appuyé. Je trouve ça cool.
Et puis le rêve du garçon à la fin, tu m'as foutu une image de "La planète aux trésors" dans la gueule un peu, ce que j'approuve très fort parce-que j'aime ce film, donc voilà. VOILA.
Deux petites annotations aussi >

Heureusement, les rues et les bois n'en manquaient pas : depuis dix ans, on tuait de la chauve-souris dès qu'on en avait l'occasion. Le "de la" ne passe pas ici je trouve, "des chauves-souris" fonctionne tout aussi bien /O/.

Elles plantaient, plantaient leurs petites canines acérées dans les hommes et les bêtes, diffusant le virus sous toutes les peaux, dans toutes les chairs, au cœur de tous les corps. Ok c'est totalement subjectif, mais "au creux de tous les corps" m'aurait semblé plus musicale, et ça se vaut niveau image :D.

A part ça, je n'ai aucun problème avec la fin, que je trouve très bien comme ça ^ ^. Et j'ai rien de plus à dire. Tu as mon adhésion, c'est tout. U_U

------------------------------------------------------------------------------------------------
We are not affraid, let the night come.

If the Story is over... Split on the ashes... It's time to run away... Where is the light, wonder if it's weeping somewhere ?
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Ce que pensent les chauves-souris   Mar 26 Juil - 22:33

TOI AUSSI T'AS PENSÉ AUX PRÉMISSES DE LA GRANDEUR
:Yipee:
Revenir en haut Aller en bas
La Lapine Cornue
Divine cerfette et ses lapins multicolores
avatar

Féminin Balance Messages : 4631
Date d'inscription : 17/05/2014
Localisation : Endormie dans un terrier de lapins.
Humeur : Lapinesque. (ça veut dire paisible et joyeuse)

MessageSujet: Re: Ce que pensent les chauves-souris   Mar 26 Juil - 22:48

PUTAIN OUI LA PLANETE AU TRESOR

BEST DISNEY EVER (et l'un des seuls qui vaille le coup en passant)

DANS MES BRAS MES COUPIIIIINGS :unjournormal: (évidemment que je pensais à ça héhéhé) (les prémissssssses de la grandeuuuuur *^*)


Et sinon :
Hahahaha vous êtes trop chous. Cute 2

Pan : COUCOU TROISIEME AVIS. Bah c'est génial sur ce forum, suffit de demander ! :la:
Tes grosses bottes m'ont fait mourir de rire ptn. Achètes-en, sérieux, ça vaudra le coup. oui

Et juste : merci merci. D'avoir aimé. Ce truc. :3
(ah oui juste en passant ! Je plussoie la remarque sur le creux des corps ! :la: Concernant celle où on tue de la chauve-souris, en fait c'est une formule qui est là pour désindividualiser (ça existe ce mot ? O_o) les bestioles : comme si on disait "du sel", par exemple. C'est pour déprécier les chauves-souris et en faire une masse indistincte, une sorte de matière première AHDE (je sais pas si ça marche si bien mais bon j'aime bien comme ça cute )

------------------------------------------------------------------------------------------------
Je sais ce que je suis. Et je sais ce que je ne suis pas.
:corn3:
Je suis un chaos de rêves et de couleurs,
je suis un Cerf divin chimérique,
je suis une lapine en chocolat aux larmes caramel.
Et toi, qui es-tu ?

Fais un pas vers moi, j'en ferai un vers toi. Et peut-être un jour serons-nous face à face...

***
Cap' d'aller lire ?

→ Venez fouiller dans mes écrits... Y'en a pour tous les goûts ! :corn2:

.[/center]
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Ce que pensent les chauves-souris   Mar 26 Juil - 23:21

Cornedor a écrit:
PUTAIN OUI LA PLANETE AU TRESOR

BEST DISNEY EVER (et l'un des seuls qui vaille le coup en passant)

u_u' J'aime aussi la planète au trésor mais dire ça c'est carrément réducteur.
Revenir en haut Aller en bas
La Lapine Cornue
Divine cerfette et ses lapins multicolores
avatar

Féminin Balance Messages : 4631
Date d'inscription : 17/05/2014
Localisation : Endormie dans un terrier de lapins.
Humeur : Lapinesque. (ça veut dire paisible et joyeuse)

MessageSujet: Re: Ce que pensent les chauves-souris   Mar 26 Juil - 23:31

xDDD

Le topic sérieux qui se transforme en polémique Disney.

Ben, sous-entendu, pour moi Saul x) Je ne suis pas extrêmement fan de disney en général. (sans blague) :-p

------------------------------------------------------------------------------------------------
Je sais ce que je suis. Et je sais ce que je ne suis pas.
:corn3:
Je suis un chaos de rêves et de couleurs,
je suis un Cerf divin chimérique,
je suis une lapine en chocolat aux larmes caramel.
Et toi, qui es-tu ?

Fais un pas vers moi, j'en ferai un vers toi. Et peut-être un jour serons-nous face à face...

***
Cap' d'aller lire ?

→ Venez fouiller dans mes écrits... Y'en a pour tous les goûts ! :corn2:

.[/center]
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Ce que pensent les chauves-souris   

Revenir en haut Aller en bas
 
Ce que pensent les chauves-souris
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Encre Nocturne :: Écrits :: Écrits courts :: Nouvelles-
Sauter vers: