Encre Nocturne
Bonjour !

Il est conseillé de s'inscrire ou se connecter afin d'avoir accès à l'intégralité des messages du forum.


Entrez dans une dimension littéraire dont le territoire est infini et partagez vos écrits avec les autres internautes !
 
AccueilAccueil  PublicationsPublications  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 La poussée d'Archimède

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité



MessageSujet: La poussée d'Archimède   Dim 24 Juil - 20:22

.


Dernière édition par Ragne le Ven 12 Aoû - 23:16, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: La poussée d'Archimède   Lun 25 Juil - 9:34

C’est bien écrit. Par contre les valeurs exportées me déplaisent, et j’ai trouvé les personnages et les situations trop "connus". J’attendais un rebond, mais tout a été si fluide ... Bonne histoire quand même.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: La poussée d'Archimède   Lun 25 Juil - 10:03

Merci de ta lecture et de ton commentaire :)
Pourtant j'ai essayé de diluer les valeurs en question ^^
Quand aux personnages, oui, c'est assez volontaire qu'ils ressemble à ce qu'on attend d'eux, je me sentais pas d'en faire autre chose dans une nouvelle courte.

Merci beaucoup d'avoir pris le temps d'écrire ce commentaire :)
:niou:
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: La poussée d'Archimède   Lun 25 Juil - 10:36

Ragne a écrit:
Allez, enfin une nouvelle, depuis le temps que je l'ai en tête. Attention, langage cru parfois.


La poussée d'Archimède


Elise envoya ses longs cheveux derrière ses épaules. Elle se délassa un instant, elle avait terminé son dossier du mois. Observant l’horloge qui faisait office de vitre Je n'ai pas compris cette image à la lecture, c'est une horloge vraiment très réfléchissante ou c'est l'horloge naturelle, donc la position du soleil derrière la vitre ? , elle s’autorisa quelques minutes de pause et sourit à son reflet, elle se savait belle femme et la joie de sa dernière réalisation la faisait irradier, ses cheveux roux dansaient dans la lumière artificielle de son bureau. Des cernes, dessinés par l’effort à sacrifier trop de nuits pour son travail, maltraitaient ses taches de rousseur. Ils J'allais objecter mais je viens d'apprendre que cerne est un nom masculin o-o allaient jusqu’à englober, tel un cercle hostile, ses pupilles plus vertes que les lacs. Son sourire, finement dessiné, illumina son visage, boutant ailleurs les traces de fatigue. Elle portait un haut blanc, légèrement décolleté et cintré, comme une confiserie, à mi-taille, lui laissant une étoffe bouffante sur les hanches qui cachait le début d’une jupe austère et professionnelle pour parachever sa tenue.
Perdue dans le flot de ses pensées qui passait en revue son travail pour évaluer les éventuelles failles de son travail, Elise ressentit une pleine et entière fierté. Elle avait battu en brèche les pièges de l’administration, très lourde, de l’époque, avait vaincu les oublies oublis du temps.
Elle tut rapidement sa satisfaction. Son rendez-vous de la journée patientait depuis une bonne heure. Elle se leva, rectifia sa tenue, un de ces ses buts étant de toujours amener l’autre à la désirer. Il valait toujours mieux avoir trop d’admirateurs que pas assez ça me fait penser à la logique d'une libertine . Puis, elle alla J'avais trouvé cette phrase trop faible en comparaison avec les autres, il y a "elle alla" et puis suivi d'une virgule qui en casse le rythme et donc la fluidité à ce moment-là. Enfin, j'ai juste trouvé que c'était un mauvais assemblement. vers la salle d’attente. La cliente était l’une des femmes les plus riches du moment, une sidérurgiste qui avait commencé mineure et s’était hissée à force de travail en haut d’un empire autonome. Elle avait débuté en arrachant le minerai à la terre, elle l’avait transformée, elle l’avait forgée Ici il faut accorder avec minerai, donc transformé et forgé . Sans faillir, elle avait dompté l’acier comme on dompte un mâle en rut, en lui cédant pour reprendre peu à peu le contrôle. Et de ce qu’elle savait de la légende d’Elaine A’Jima, elle était semblable à son métal, dure et hypnotique, noble et accessible J'ai bien aimé toute la comparaison à cette femme et le métal qui a fait sa richesse, ça construit un parallèle très intelligent. . Une certaine appréhension envahit Elise, son corps était tendu d’excitation et de questionnements. Qu’est-ce qu’une femme comme celle-ci, extraite des entrailles de la terre, issue de la boue primitive, pouvait rechercher dans la course au temps ? Jusque là je ne savais pas que cette nouvelle allait traiter du voyage spatio-temporel donc j'ai interprété cette phrase comme "Qu'est-ce qu'une plouc venue de la terre pouvait rechercher dans un monde industriel ?" en moins subtil sans doute que ce qui est dit.
Elise grimaça alors que la musique couvrait à peine le grincement de la porte. Elaine l’attendait, ce n’était pas une belle femme, mais la détermination qui marquait ses traits lui offrait un charme certain. Elle était aussi discipliné disciplinée que son métal, écoutant sans broncher le monologue de Elise Est-ce qu'on peut mettre "d'Elise" ici ? Je ne sais pas, à toi de voir . Cette dernière, quant à elle, laissait les haut-parleurs rythmer son discours, chaque note répondant à chaque mot. C’était du Pilan, c’était toujours du Pilan dans cette entreprise. Son patron avait une admiration absolue pour ce compositeur et son audacieux mélange des genres. Ses symphonies l’accompagnaient depuis ses premiers pas dans cette société, dix ans auparavant. Les trilles cuivrés correspondaient à son quotidien et l’habitaient alors qu’elle jonglait entre les langues et les époques.

Elise était une historienne, une de celle celles qui avait avaient. Accorder c'est comme aborder un bateau : si un seul pirate se loupe, plein d'autres sont emportés dans la chute !choisi d’en faire des sciences appliquées. Depuis les premières expériences sur le voyage dans le temps, les universitaires avaient réclamé à corps et à cris de pouvoir se saisir de l’invention pour l’intérêt général. Une telle invention devait servir le bien commun, c’était du devoir de l’état de la nationaliser, de se l’approprier. Et dans la bataille parlementaire qui s’ensuivit, les ingénieurs tentèrent de faire valoir leur droit à la propriété, rappeler le temps qu’ils avaient passé pour imaginer, calculer et bâtir cette invention. Sans grand succès, alors ils menacèrent de retourner dans le passé pour supprimer la carrière des politiques qui tenteraient de s’ingérer dans leur droit. Comme je te l'avais dit sur la CB, je trouve que cette idée ouvre de très bonnes perspectives narratives Le débat politique dura de longues années pour finir sur la défaite de l’état. Curieuse conclusion dans une affaire où la justice n’avait eu cours d’aucun des deux côtés.
Le voyage dans le temps devint ainsi la prérogative de ceux qui l’avaient réalisé, permettant à une kyrielle d’expert de rattraper les erreurs plus que d’énoncer des règles et des lois, privilège régalien dans une temporalité qui leur était inaccessible. Le voyageur du temps devint un produit étrange, un être imperméable aux lois, qui payait pour s’affranchir de son temps et profitant profitait à la place de profitant marcherait mieux je pense de la lente inflation des usuriers pour rentabiliser son investissement. Ce privilège n’appartenait pas aux universitaires où explorateurs, mais aux possédants qui savaient comment bâtir leur fortune malgré le coût exorbitant du service.
Car le voyage se réalisait via une machine construite pour l’occasion, à usage unique, qui s’oblitérait sous le poids des paradoxes. C’était un voyage à sens unique, un pari dans ses capacités. Zut mais ... Comment reviennent-ils ? Y a-t-il déjà de telles machines cachées dans le passé ? S'ils font des va-et-vient entre les époques, ils doivent sûrement avoir un moyen de retour mais je n'en vois pas ici ...

Et comme toute période que l’histoire l'Histoire avec un grand H pliz ! :pconnut, l’homme s’était ingénié à la parsemer de bureaucratie Ahah, bon je savais pas si les hommes bureaucratiaient avant mais ce serait cool de mettre "depuis la Mésopotamie", ou une culture plus ancienne qui commençait à tout consigner et rédiger . Les procédures administratives étaient un lourd nœud de lois et de procédure. Nœud d’autant plus complexe qu’il fallait également le créer de l’autre côté. C’était là le travail d’Elise, s’immiscer dans les administrations à travers les âges, produire une vie à son client, lui enseigner les langues, la culture et le savoir de là où il voulait aller. Là aussi c'est une bonne idée, ce serait super cool de voir les voyageurs du temps qui vont négocier avec les hommes du passé pour garantir l'intégration de leurs membres. En fait, avec les nombreuses idées que tu balances, tes personnages féminins assez forts et ton intrigue qui va droit au but, tu me fais penser à Werber et ses Thanatonautes, voyageurs vers le royaume de la mort, que j'ai tout bonnement dévoré. Alors ça, couplé en plus avec ton style qui est génial et qui ici n'atteint même pas son apogée, je frissonne de voir ce que ça donnerait en librairie ... Un nouveau métier que son employeur, un des plus brillants historiens depuis plusieurs décennies, avait dessiné.
« Il faut s’affranchir de la théorie et des faits, l’histoire est devenu devenue + grand H pliz !un matériau concret, une réalité tangible et accessible. Et elle est devenu rentable, le savoir que nous avons laborieusement accumulé, péniblement décortiqué et minutieusement pensé prend son sens plus loin que les leçons qu’il transporte. Là aussi je trouve ça cool, le fait d'énoncer que l'Histoire n'est plus un passé mais une toile accessible de présents à saisir. Il a une utilité pour ceux qui abandonne ceux = pluriel, donc abandonnent au présent leur propriété et qui font don d’eux à cette époque surpeuplée. Avec la suppression de l’héritage, les plus riches étant les plus méritants, c’est à eux qu’il revient le droit de recommencer, de repartir du zéro absolu pour se hisser jusqu’au plus haut sommet. Mais il faut leur donner un nom. Il faut leur donner un passé. Il faut leur donner un rêve. Et c’est là notre but, offrir à ceux qui peuvent agir de pouvoir toujours plus. Belle devise ! Apple devrait en prendre de la graine. »

Alors depuis dix ans, Elise créait, avec la virtuosité d’une musicienne, la vie de ceux qui l’abandonnait. C’était sa fierté, elle donnait vie, à l’instar d’un dieu bienveillant. Dans son domaine, elle était une artiste, véritable encyclopédie de la vieille Europe. Elle pouvait ainsi propulser n’importe qui dans la Prague de la grande époque, quand les cimetières vespéraux inspiraient au monde par leurs brumes fait de spectres et de feu follets les contes les plus noirs Ahah, cool l'image, j'ai soudain en tête les vieux magazines d'horreur qui se déroulaient en Russie avec leurs malédictions et leurs rivières pleines à craquer de cadavres ... . Les plus aventuriers parfois, réclamait réclamaient une place dans le monde antique, pour deviser avec Platon et apprendre la vérité sur l’Atlantide C'est vrai que c'est une bonne idée mais bonjour les paradoxes ! Sauf s'ils passent vraiment incognito ... Et puis, en tant qu'historien, peux-tu me dire ce que tu sais de l'Atlantide ? Je ne me suis jamais trop renseigné dessus. . Certains voulaient connaitre le monde Allemand sous l’ère industriel, exulté dans la sueur de l’effort d’un monde qu’on domestique et qu’on asservit Mieux vaut la connaître à cette époque qu'à une autre bien connue :p. Mais son domaine de prédilection était la France, ce pays qui l’avait tant fait rêver avant sa destruction dans les Grands Chamboulements du troisième millénaire. Elle aimait imaginer un monde dans ce coin de paradis, fait des plus beaux paysages, où le temps était fait de cette tendre objection à l’injustice.
Son client avait justement demandé un voyage vers la France, dans la Franche-Comté des années deux milles, il voulait connaitre le dernier espace sauvage du pays des idées Oh ben il aurait pu prendre la Normandie aussi ! :( . Elle l’avait ainsi grimé horloger dans la vieille région. Lui avait appris l’usage d’un réseau alors balbutiant, lui avait aussi appris ses valeurs disparues comme l’arbitraire, la volonté d’imposer son esprit mais ses idées ainsi que mille est et une choses. Elle lui avait donné un prénom : Hank, pour le gorger de mystère comme on donne à son enfant le nom d’un ancien dieu pour espérer le voir fort.
La leçon la plus rude n’avait été ni la langue ni le métier, puisque l’enseignement assisté par ordinateur facilitait toute la compréhension de ces données factuelles. La fable sociale, complexe car teintée de non-dits et de suppositions, basée sur non pas le mérite mais l’apparence, avait était une donnée si étrange, qu’elle avait dû lui marteler. Plus abstrait encore, alors qu’elle s’était donné donnée à lui dans une nuit de passion, attiré attirée par l’être si plein de force qu’il était Elle a donc baisoyé son fils du passé ... Pas littéralement hein x) , c’était l’inconcevable qui avait dû être verbalisé. Elise n’avait jamais connu qu’un temps de liberté où le désir était séparé de l’amour et parmi toutes ses interrogations sur le passé, c’était l’impératif de la fidélité qui l’avait le plus intrigué intriguée je crois, sauf si ça s'applique à Hank . L’expliquer était à chaque fois un défi puisqu’elle devait faire accepter une croyance dans une âme Esprit moi je pense que ça sonnerait mieux qu'âme surtout avec raison ensuite, mais pourquoi pas régie par la raison.

« … c’est ainsi que notre société est la seule à vous offrir tant les services d’historiens appliqués que de secrétaire initiés dans le dédale des administrations. »
Elise se tut, son laïus avait duré une sixaine Hmmm ... Apparemment ça existe mais c'est quand même bizarre de ne pas juste mettre dizaine ? de minute. Dans son tailleur impeccable et rigide, Elaine n’avait pas tressailli une seule fois. Elle semblait pareil pareille à ces statues sans forme ni logique, aberrante de par leur constitution. Comme si elle n’était pas faite pour cette réalité, comme si son corps emplissait un espace trop grand et que ses habits aurait dû depuis longtemps céder sous la pression. Pourtant, pas une trace de tensions tension ne s’exerçait sur les coutures et alors qu’elle prenait la parole, la voix paraissait si fluette qu’elle semblait sortir d’un autre organisme. organisme lâché comme ça, ça fait très ... Scientifique ou biologique, je sais pas x) Bref, pour moi ça ne sied pas au contexte, tu devrais mettre "qu'elle semblait venir d'une autre personne" ou quelque chose comme ça.

– C’est du Pilan ?
– Je… euh… oui, bredouilla Elise, surprise par la question.
– J’aime bien ce compositeur… l’un des seuls qui marquera le siècle, il a du génie en lui.
– Je… euh, ne suis pas qualifié qualifiée pour cette question.
– Vous n’aimez pas la musique ? reprit Elaine, s’engouffrant dans la brèche.
Elise écarquilla les yeux, la question la surprenait, la discussion lui échappait sans qu’elle puisse la rattraper Argh, je connais ce sentiment XP . Heureusement pour elle, Elaine enchaina  enchaîna sans attendre sa réponse
– L’acier chante aussi, c’est une musique à part entière. Quand il est coulé, il chuinte dans des vapeurs si chaudes que l’homme grogne, on dirait un chœur qui répond à la musique de l’industrie Très belle image, même si j'aurais préféré que la mention à l'homme soit remplacée par quelque chose de plus minéral pour rester dans le thème de l'industriel pur . C’est ce qui m’a toujours plus plu dans le travail, l’extraordinaire surprise de la poésie du quotidien, comme si la beauté ne se trouvait pas là où on la cherchait, mais dans le laid, dans l’effort et dans ces râles. Mais si ça sert à conserver ce lien, tu peux bien sûr le garder L’humain est un être qui ne devrait pas tant redouter sa propre sueur. C’est elle qui le rend heureux.

Toujours sans savoir quoi répondre, Elise attendait patiemment que son interlocutrice finisse sa rêverie pour prendre la parole. Elle ne savait pas où Elaine voulait en venir et cela l’intriguait.

– Je pense que ce serait mon rêve… savoir sur quelle musique les hommes vibrent d’ici trois siècle siècles . Savoir qui s’est ajouté au côté de Mozart, de Gerswhin, de Corot, de Pilan…
– On ne peut pas voyager dans le futur… il n’est pas encore immuable, il ne nous est pas permis de l’arpenter.
– Je sais… c’est triste non… et vous ? Où iriez-vous ?
– Moi ? s’empourpra Elise, mais… je ne pourrais jamais me payer un telle voyage.
– Et moi, je suis suffisamment pétée de thunes Ahah, sacré décalage de ton avec tout le reste de la nouvelle. pour vous l’offrir à vous et à votre boite en entier. Vous faites mon dossier, je vous récompense. C’est comme ça que ça marche.
– Vous pensez pouvoir m’acheter ? s’étrangla Elise entre colère et surprise.
– Vous pensez que je le peux pas ? Je peux acheter cinquante fois ce bouge ce bouge ? juste avec mes gains d’un trimestre, s’amusa l’entrepreneuse.
– Je ne suis pas à vendre !
– Qu’est-ce que vous faites sinon vous vendre ? Vous Virgule ici votre savoir et votre corps si agréable à voir ! Vous êtes à vendre ! C’est comme ça que l’humain se sociabilise, il s’achète et il se vend ! Il promet orgasme contre orgasme, il offre sécurité, stabilité contre tendresse. L’humain est un animal unique, c’est un être mercantile !
– Ca Il faut mettre une cédille à ce C qu'on ne saurait voir ! suffit ! Hurla presque l’historienne, je ne marche pas. Mon travail c’est de vous construire une identité, dites-moi ce qui vous intéresses intéresse et je vous emmène.
– Je ne pars pas seule.
– Il est impossible de passer à deux par une mach…
– Oui, oui… ainsi que de créer deux machines qui vont au même endroit, à la même date qu’une autre. Je sais. Mais on peut en mettre à deux villes voisines à un mois d’intervalle Ou à un jour près, non ? Et pourquoi ces étranges restrictions ? Le temps serait-il instable, pourrait-il être déchiré par des allers et venues trop fréquents ou rapprochés ? . Je suis ingénieur ingénieur et ingénieuse, je dirais même ! , vous vous rappelez ?
– Je ne suis pas à vendre, répéta Elise.
– Oh que si vous l’êtes. Je vais offrir à vos parents, à votre petit ami, à votre fratrie de quoi mener la grande vie. Je vous offre le choix du lieu d’arrivée, de l’époque. Vous contrôlez tout, quant à moi, je fuis en faisant une bonne action. Je vous offre un rêve. Ne comptez pas sur moi pour le décorer avec des pétales de rose ni pour vous bouffer la chatte. Loul

Elise rougit, elle n’avait ni l’habitude de ce langage, ni de ces manières. Son esprit s’échaudait, tout en elle était tiraillait entre l’excitation de l’aventure et le refus de cette vision de l’argent.

– Pourquoi ? hasarda-t-elle, tentant de gagner du temps.
– Pourquoi vous ou pourquoi la fuite ?
– Les deux je suppose…
– De toute façon, c’est la même réponse… j’étais l’amante de votre directeur de thèse. Un gars très intelligent, mais pas très finaud dès que sa braguette frétillait. Il vous a fait des avances, vous avez refusé. Vous auriez pu juste  Il manque un verbe comme accepter ici, sinon la phrase ne marche pas pour avoir une meilleure situation, de meilleures notes. C’est ce que j’aurais fait. C’est ce que le monde entier aurait fait. Mais vous vous accrochez à votre vision du monde comme un fossile. Comme si seuls nos désirs comptaient… Vous êtes un dinosaure, inadapté à votre époque et à n’importe quelle autre.
– Et vous ?
– Moi, j’ai tout conquis ici, les plus bels hommes, les plus belles femmes, j’ai monté mon empires empire à partir de deux cailloux, j’en ai pervertis perverti les femmes les plus prudes, j’ai presque réussis réussi à dompter votre prof. Il n’y a plus rien ici pour moi. Je dois dominer un autre monde.
– ”Que tous tes rêves, sauf un“
– Pardon ?
– C’est un vieux proverbe arabe, l’homme qui réussit partout est malheureux.
– Ca Ein cédille bitte ! marche aussi pour les femmes, remarqua Elaine, goguenarde
– Oui, je voulais dire…
– Humain, je connais la rengaine.
– Je ne suis toujours pas à vendre
– C’est que j’ai pas payé assez cher. Votre prix sera le mien.
– Je ne peux pas tout laisser tomber.
– Pourquoi ? Il y a quoi ici ? On a découvert tous les secrets du monde, on sait où est l’Atlantide Je réitère mon interrogation passée. , on a pillé toutes les tombes des pharaons et on a même compris pourquoi les celtes étaient suffisamment con cons pour mettre des pierres debout et dire « ici c’est joli, donc c’est sacré ». Tu parles des cairns ? Elle est cynique dis donc, ta dame x)
– Qu’est-ce que ça change ?
– Je vous offre la gloire Elise. Je vous offre le droit de découvrir avant les autres la pyramide de Bagdad, les statues de Santiago ou la cité de Trinu ! Je vous offre une vie de terrain. Et si vous êtes sages, je vous offrirais même mon corps. ^^^
– Mais sans me bouffer la chatte, ricana l’historienne.
– Je pense vous donner assez comme ça.

Elise réfléchit, ses yeux balayait le vide, elle était consciente du jeu de manipulation exercé par son interlocutrice. Son rêve de voyage la dévorait à petit feu et l’autre avait atteint son point de rupture, elle n’offrirait pas plus et une fois que le goût se serait imposait imposéà Elise, l’obnubilerait comme un besoin irrépressible, incompressible, alors elle aurait retiré sa proposition et ce serait à Elise d’offrir pour se vendre Ouhla, il faudrait segmenter cette phrase en plusieurs phrases, parce que les liens entre les propositions m'ont semblé harsardeux ou trop oraux. . Résolu, elle stoppa les doutes qui couraient dans son cerveau et reprit.

– Ce sera le chili. Au XXIIIème siècle.
– En pleine guerre civile ? Vous aimez le sexe brutal pour demander ça.
– Pas là-bas… Les mapuches ne se sont pas insurgé insurgés comme dans les autres pays. Et il y a la cité troglodytes de San Iran à excaver.
– De la pierre, de l’histoire et pas trop de sexe, ça me va… on part quand ?

Toute trace d’ironie avait disparu du visage d’Elaine, elle semblait en fait définitivement emballée par la réalisation de ce qu’elle avait projeté.

– Les femmes ne sont pas autorisées à diriger là-bas à cette époque.
– Bah, il suffira de changer de sexe avant de partir Wat ? C'est possible dans ton monde du futur ? . C’est juste une formalité.

Elise regarda fixement Elaine, elle semblait aussi résolue qu’au premier jour. L’historienne en était persuadée, c’est ce regard qui devait diriger ses aciéries, un regard aussi dur que son métal, fait de promesse et de violence.

– C’est un aller simple, lui rappela-t-elle.
– Comme la vie ma chérie. Bon, ça ça sonne un peu ... Je sais pas ... x) On dirait que c'est Jean-Claude Van Damne qui sort cette réplique
– J’ai besoin d’un mois et demi pour tout préparer.
– Prends deux semaines de plus pour me préparer un bilan de l’économie locale. Je dois savoir où je vais.
– Un nouveau monde à conquérir pour Elaine A’Jima
– Et un ancien à découvrir pour Elise Laric. Yeah, ces deux dernières répliquent en écho claquent !

Elise la regarda, consciente du cadeau qu’on lui faisait, l’emballage, certes, ne payait pas de mine, mais il était plein d’un rêve inestimable. Elle allait arpenter ce qu’aucun humain ne pouvait seulement imaginer, elle découvrirait la cité troglodyte où les hommes avaient cherché la fontaine de jouvence. L’excitation la prenait, elle avait un monde qui n’attendait que de découvrir et de s’émerveiller. Elaine sur le pas de la porte, se retourna et demanda.

– Pourquoi ce nom d’entreprise ?
– La poussée d’Archimède ? Eh bien, c’est en partant de ce principe qu’ils ont inventé le voyage dans le temps… et d’aucun d'aucuns l’aime à croire un peu historien. Hm ... Petit problème de syntaxe ici. Ce serait plutôt "d'aucuns aiment à le croire un peu historien".

Elaine garda le silence quelque seconde, comme pour extraire un sentiment et le verbaliser. Une activité si difficile qu’elle en perdait ses mots.

– J’ai toujours cru que c’était aussi un principe social. “Tout corps plongé dans un fluide au repos, entièrement mouillé par celui-ci ou traversant sa surface libre, subit une force verticale, dirigée de bas en haut et opposée au poids du volume de fluide déplacé” Comme si pour chaque don, on devait offrir un contre-don proportionné. C’est mon legs au monde mademoiselle Laric. Ce que je lui dois. C’est vous qui l’obtenais obtenez. Parce que la seule fois de ma vie où j’étais fragile et ou je rêvais de romantisme et de fidélité. Vous me l’avez offert.

Elle passa le seuil sans un autre mot ni même un geste. Laissant Elise seule, s’emmurer dans la solitude et le silence.  
Bilan : j'ai beaucoup aimé cette nouvelle ! Tes dialogues ont toujours du punch, tu sors quelques excellentes références, tu maîtrises les figures de style de bout en bout mais par contre, il va falloir faire un gros boulot sur les règles d'accord parce que c'est pas encore ça ! Congratulations multiples pour ton boulot, et à une prochaine !




Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: La poussée d'Archimède   Lun 25 Juil - 14:06

Merci de ton très long commentaire, je réponds :)

Bon tout d'abords comme je t'ai dit, on es pas obligé de marquer les majuscules, c'est certes plus commode, mais je les préfère nu. Idem pour Histoire que je préfère en histoire. C'est moins formel comme ça. C'est un choix, donc ça peux chatouiller. Tu m'en veut pas? cute

Saul a écrit:
Je n'ai pas compris cette image à la lecture, c'est une horloge vraiment très réfléchissante ou c'est l'horloge naturelle, donc la position du soleil derrière la vitre ?
C'est une vitre horloge, genre une fenêtre avec une horloge au milieu. C'est joli non?

Sol a écrit:
J'allais objecter mais je viens d'apprendre que cerne est un nom masculin o-o
Oui, je l'ai aussi appris en l'écrivant, ça m'a supris violement

Sahol a écrit:
ça me fait penser à la logique d'une libertine

Je.. je suis libertine! Je suis une catin!
Je dirait plus libéré que libertine, mais c'est sur que c'est pas une sainte nitouche :)

Après le fa a écrit:
J'avais trouvé cette phrase trop faible en comparaison avec les autres, il y a "elle alla" et puis suivi d'une virgule qui en casse le rythme et donc la fluidité à ce moment-là. Enfin, j'ai juste trouvé que c'était un mauvais assemblement.
C'est vrai. C'est typiquement le genre de phrase tampon dont j'ai rien à foutre qui est là pour marqua une évolution de récit qui me gonfle, je pensais pas que ça se sentirais que je m'en bats les steaks^^ je la modifierais

Avant le la a écrit:
J'ai bien aimé toute la comparaison à cette femme et le métal qui a fait sa richesse, ça construit un parallèle très intelligent.
Merci, c'est pas très original en vrai je trouve, ça reprend l'idée "on est ce qu'on fait". Mais je suis content que ça t'ait parlé

Il n'est pas pleureur a écrit:
Jusque là je ne savais pas que cette nouvelle allait traiter du voyage spatio-temporel donc j'ai interprété cette phrase comme "Qu'est-ce qu'une plouc venue de la terre pouvait rechercher dans un monde industriel ?" en moins subtil sans doute que ce qui est dit.
C'est le problème de la réécriture, ce passage au début c'était le milieu du récit et je me suis dit que ça passait, mais ça risque de perdre le lecteur puisque j'introduis le voyage plus tard donc.

Mais il est "ide" a écrit:
Est-ce qu'on peut mettre "d'Elise" ici ? Je ne sais pas, à toi de voir
On doit même ^^

Voir "itaire" a écrit:
Accorder c'est comme aborder un bateau : si un seul pirate se loupe, plein d'autres sont emportés dans la chute !
Tu es dans le turfu là, déjà j'en suis à distinguer les imparfait des passé simple, je dois encore progresser en grammaire pour arriver à ce point. Un jour j'en suis sur

Stice? a écrit:
Comme je te l'avais dit sur la CB, je trouve que cette idée ouvre de très bonnes perspectives narratives
Ca fait tellement arme de dissuasion massive.
Je viens de me rendre compte que j'avais oublié le jeu de mots du dialogue! Elaine devait demander à aller à une date hystérique. Merde >< je l'ad au niveau du chili.

Seaulle a écrit:
profitait à la place de profitant marcherait mieux je pense
C'est vrai

luaS a écrit:
Zut mais ... Comment reviennent-ils ? Y a-t-il déjà de telles machines cachées dans le passé ? S'ils font des va-et-vient entre les époques, ils doivent sûrement avoir un moyen de retour mais je n'en vois pas ici ...
C'est un aller simple :p

un point historique a écrit:
Ahah, bon je savais pas si les hommes bureaucratiaient avant mais ce serait cool de mettre "depuis la Mésopotamie", ou une culture plus ancienne qui commençait à tout consigner et rédiger
Les mésopotamiens ont était les premiers à inventer l'écriture, mais leur bureaucratie de souvenir tenait lieu de livre de compte, il faut attendre Cnossos et son linéaire b (le a restant intraduisible) pour des traces de bureaucratie, mais là c'est de souvenir, je t'avoue peu me passionner là dessus^^

Invocation de point obscur a écrit:
Là aussi c'est une bonne idée, ce serait super cool de voir les voyageurs du temps qui vont négocier avec les hommes du passé pour garantir l'intégration de leurs membres. En fait, avec les nombreuses idées que tu balances, tes personnages féminins assez forts et ton intrigue qui va droit au but, tu me fais penser à Werber et ses Thanatonautes, voyageurs vers le royaume de la mort, que j'ai tout bonnement dévoré. Alors ça, couplé en plus avec ton style qui est génial et qui ici n'atteint même pas son apogée, je frissonne de voir ce que ça donnerait en librairie ...
Elise ne voyage pas dans le temps pour créer les dossiers, en fait ils "hackent" les dossier de l'époque, on sait pas trop comment (soit ta gueule c'est magique) pour donner au voyageur une existence légale. Je t'avoue être assez hermétique à Werber, mais je le testerais. Et je pense pas que j'écrirais plus que cette nouvelle dans cet univers dans l'immédiat, mais le concept est livre, fait toi plaisir.

j'ai plus de jeu de mot a écrit:
Là aussi je trouve ça cool, le fait d'énoncer que l'Histoire n'est plus un passé mais une toile accessible de présents à saisir.
Ouais, ça a carrément fait frétiller mon esprit d'historien

Solard a écrit:
Ahah, cool l'image, j'ai soudain en tête les vieux magazines d'horreur qui se déroulaient en Russie avec leurs malédictions et leurs rivières pleines à craquer de cadavres ...
J'ai carrément pensé à toi pour les potentialité du voyage :p

La question numéro 2 a écrit:
C'est vrai que c'est une bonne idée mais bonjour les paradoxes ! Sauf s'ils passent vraiment incognito ... Et puis, en tant qu'historien, peux-tu me dire ce que tu sais de l'Atlantide ? Je ne me suis jamais trop renseigné dessus.
Pour ça que la machine s'oblitère pour encaisser le coup des paradoxe.
Alors l'atlantide. Je te fais un résumé historiographique ok?
Littéralement, il s'agit de l'île d'atlas, Atlas que Homère siture à Gibraltar dans l'odyssée au séjour de Ulysse au monde des monde. C'est platon qui parle le premier de cet île dans deux dialogue, le Timée et Critias (lis jamais critias, conseil d'ami)
Hérodote, le père de l'histoire, en parle dans son enquête et il donne ce nom à la tribu libienne des montagne berbère de gibraltar, descendant d'atlas.
De souvenir, Thucydide (celui qui a rationnalisé l'histoire) n'en parle pas ni Denis d'hallicarnasse. Diodore de Sicile s'amuse avec. Et pour finir Diogène Laërce (qui s'était masturbé en milieu de l'agora pour le plaisir de troll les gens et qui a dit à Alexandre le grand "dégage tu me fait de l'ombre") a pisser sur cette légende, mais c'était dans ses habitude.
Après, beaucoup disent que les égyptiens en parle aussi.
La théorie la plus répendu veut que ce soit les îles canaries qui ont été submergé, y'as des recherches qui sont prévu dans la prochaine décennie je crois. J'ai prévu de beaucoup me renseigner sur les mythes fondateurs de l'europe pour mon prochain roman, si tu veux des précisions sur l'un d'eux, demande et je t'enverrais mes fiches de recherches.

Solandre: genre de pante malavée a écrit:
Mieux vaut la connaître à cette époque qu'à une autre bien connue :p
Certes ^^

Solebattue :avoir la sole battue. Vibrante est la langue française a écrit:
Oh ben il aurait pu prendre la Normandie aussi !
Franche comté power

Soldanelle a écrit:
Elle a donc baisoyé son fils du passé ... Pas littéralement hein x)
Hein? non Hank c'est juste un client

Dat saul a écrit:
Hmmm ... Apparemment ça existe mais c'est quand même bizarre de ne pas juste mettre dizaine ?
Ben parce que c'est plus petit, c'est plus ou moins six

En verlan, soldat! a écrit:
organisme lâché comme ça, ça fait très ... Scientifique ou biologique, je sais pas x) Bref, pour moi ça ne sied pas au contexte, tu devrais mettre "qu'elle semblait venir d'une autre personne" ou quelque chose comme ça.
C'était pour éviter la répétition de corps^^ je vais modifier

Ce n'est pas un commentaire en Solde a écrit:
rès belle image, même si j'aurais préféré que la mention à l'homme soit remplacée par quelque chose de plus minéral pour rester dans le thème de l'industriel pur
[..] Mais si ça sert à conserver ce lien, tu peux bien sûr le garder
Oui, la métaphore filée est peut être un peut malheureuse, je la modifie dès que possible

Saul, hey! a écrit:
Ahah, sacré décalage de ton avec tout le reste de la nouvelle
je voulais un personnage un peu chartier

au fait, un bouge c'est un nom un peu péjoratif pour parler d'un lien, d'un bar, d'une entreprise.


Ecraseur de petite bète a écrit:
Ou à un jour près, non ? Et pourquoi ces étranges restrictions ? Le temps serait-il instable, pourrait-il être déchiré par des allers et venues trop fréquents ou rapprochés ?
C'est une astuce de scénariste. En fait, plus tu déclanche des question qui semble futile, plus le lecteur va s'accrocher. Là tipyquement,t u te demande et le background te répond, c'est comme ça, y'as un truc réfléchi derrière, je te jure. Ca permet de densifier ton oeuvre à moindre effort.

Saul, fais-je? a écrit:
Tu parles des cairns ? Elle est cynique dis donc, ta dame x)
Cairn, monolythe et autre stonehenge. Un shouia oui, mais c'est rigolo

Saul y daire! a écrit:
Ouhla, il faudrait segmenter cette phrase en plusieurs phrases, parce que les liens entre les propositions m'ont semblé harsardeux ou trop oraux.
indeed

Saul y est? Mais au grenier! (solier) a écrit:
Wat ? C'est possible dans ton monde du futur ?
Ben c'est presque possible aujourd'hui alors oui


Saul a écrit:
Bilan : j'ai beaucoup aimé cette nouvelle ! Tes dialogues ont toujours du punch, tu sors quelques excellentes références, tu maîtrises les figures de style de bout en bout mais par contre, il va falloir faire un gros boulot sur les règles d'accord parce que c'est pas encore ça ! Congratulations multiples pour ton boulot, et à une prochaine !
Merci du très long temps que tu as du prendre pour commenter. C'est vraiment des commentaires utiles et géniaux. Je vais la retravailler, du coup, j'éditerais un peu plus tard avec l'ajout du jeu de mot et de tes super correction orthographique.

Et désolé des jeux de mot dans les citations :p

Merci infiniment :)
Revenir en haut Aller en bas
La Lapine Cornue
Divine cerfette et ses lapins multicolores
avatar

Féminin Balance Messages : 4811
Date d'inscription : 17/05/2014
Localisation : Endormie dans un terrier de lapins.
Humeur : Lapinesque. (ça veut dire paisible et joyeuse)

MessageSujet: Re: La poussée d'Archimède   Mar 26 Juil - 13:10

POUET :ffmental:

Allez on s'y jette. Je pense pas énormément annoter hein (en plus Saul est passé donc bon) mais c'est pour la forme





Elise envoya ses longs cheveux derrière ses épaules. Elle se délassa un instant, elle avait terminé son dossier du mois. Observant l’horloge qui faisait office de vitre, elle s’autorisa quelques minutes de pause et sourit à son reflet, elle se savait belle femme et la joie de sa dernière réalisation la faisait irradier, ses cheveux roux dansaient dans la lumière artificielle de son bureau. Des cernes, dessinés par l’effort à sacrifier trop de nuits pour son travail, maltraitaient ses taches de rousseur. Ils allaient jusqu’à englober, tel un cercle hostile, ses pupilles plus vertes que les lacs. Non mais GENRE. Rousse magnifique aux yeux verts magnifiques. Si j'avais su qu'un jour tu nous sortirais un truc aussi clichey :( :( Son sourire, finement dessiné, illumina son visage, boutant ailleurs les traces de fatigue. Elle portait un haut blanc, légèrement décolleté et cintré, comme une confiserie, à mi-taille, lui laissant une étoffe bouffante sur les hanches qui cachait le début d’une jupe austère et professionnelle pour parachever sa tenue.
Perdue dans le flot de ses pensées qui passait en revue son travail pour évaluer les éventuelles failles de son travail, Elise ressentit une pleine et entière fierté. Elle avait battu en brèche les pièges de l’administration, très lourde, de l’époque, avait vaincu les oublies du temps.
Elle tut rapidement sa satisfaction. Son rendez-vous de la journée patientait depuis une bonne heure. Elle se leva, rectifia sa tenue, un de ces buts étant de toujours amener l’autre à la désirer. Il valait toujours mieux avoir trop d’admirateurs que pas assez. Puis, elle alla vers la salle d’attente. La cliente était l’une des femmes les plus riches du moment, une sidérurgiste qui avait commencé mineure et s’était hissée à force de travail en haut d’un empire autonome. Elle avait débuté en arrachant le minerai à la terre, elle l’avait transformée, elle l’avait forgée. Sans faillir, elle avait dompté l’acier comme on dompte un mâle en rut, en lui cédant pour reprendre peu à peu le contrôle. C'est fort :-p Et de ce qu’elle savait de la légende d’Elaine A’Jima, elle était semblable à son métal, dure et hypnotique, noble et accessible. ça aussi :la: Une certaine appréhension envahit Elise, son corps était tendu d’excitation et de questionnements. Qu’est-ce qu’une femme comme celle-ci, extraite des entrailles de la terre, issue de la boue primitive, pouvait rechercher dans la course au temps ?
Elise grimaça alors que la musique couvrait à peine le grincement de la porte. Elaine l’attendait, ce n’était pas une belle femme, mais la détermination qui marquait ses traits lui offrait un charme certain. Elle était aussi discipliné que son métal, écoutant sans broncher le monologue de Elise. Cette dernière, quant à elle, laissait les haut-parleurs rythmer son discours, chaque note répondant à chaque mot. C’était du Pilan, c’était toujours du Pilan dans cette entreprise. Son patron avait une admiration absolue pour ce compositeur et son audacieux mélange des genres. Ses symphonies l’accompagnaient depuis ses premiers pas dans cette société, dix ans auparavant. Les trilles cuivrés correspondaient à son quotidien et l’habitaient alors qu’elle jonglait entre les langues et les époques.

Elise était une historienne, une de celle qui avait choisi d’en faire des sciences appliquées. Depuis les premières expériences sur le voyage dans le temps, les universitaires avaient réclamé à corps et à cris de pouvoir se saisir de l’invention pour l’intérêt général. Une telle invention devait servir le bien commun, c’était du devoir de l’état de la nationaliser, de se l’approprier. Et dans la bataille parlementaire qui s’ensuivit, les ingénieurs tentèrent de faire valoir leur droit à la propriété, rappeler le temps qu’ils avaient passé pour imaginer, calculer et bâtir cette invention. Sans grand succès, alors ils menacèrent de retourner dans le passé pour supprimer la carrière des politiques qui tenteraient de s’ingérer dans leur droit. Le débat politique dura de longues années pour finir sur la défaite de l’état. Curieuse conclusion dans une affaire où la justice n’avait eu cours d’aucun des deux côtés.
Le voyage dans le temps devint ainsi la prérogative de ceux qui l’avaient réalisé, permettant à une kyrielle d’expert de rattraper les erreurs plus que d’énoncer des règles et des lois, privilège régalien dans une temporalité qui leur était inaccessible. Le voyageur du temps devint un produit étrange, un être imperméable aux lois, qui payait pour s’affranchir de son temps et profitant de la lente inflation des usuriers pour rentabiliser son investissement. Ce privilège n’appartenait pas aux universitaires où explorateurs, mais aux possédants qui savaient comment bâtir leur fortune malgré le coût exorbitant du service. Bouuuuuuh.
Car le voyage se réalisait via une machine construite pour l’occasion, à usage unique, qui s’oblitérait sous le poids des paradoxes. C’était un voyage à sens unique, un pari dans ses capacités. Coooool :la:

Et comme toute période que l’histoire connut, l’homme s’était ingénié à la parsemer de bureaucratie. Les procédures administratives étaient un lourd nœud de lois et de procédure. Nœud d’autant plus complexe qu’il fallait également le créer de l’autre côté. C’était là le travail d’Elise, s’immiscer dans les administrations à travers les âges, produire une vie à son client, lui enseigner les langues, la culture et le savoir de là où il voulait aller. Un nouveau métier que son employeur, un des plus brillants historiens depuis plusieurs décennies, avait dessiné.
« Il faut s’affranchir de la théorie et des faits, l’histoire est devenu un matériau concret, une réalité tangible et accessible. Et elle est devenu rentable, le savoir que nous avons laborieusement accumulé, péniblement décortiqué et minutieusement pensé prend son sens plus loin que les leçons qu’il transporte. Il a une utilité pour ceux qui abandonne au présent leur propriété et qui font don d’eux à cette époque surpeuplée. Avec la suppression de l’héritage, les plus riches étant les plus méritants, c’est à eux qu’il revient le droit de recommencer, de repartir du zéro absolu pour se hisser jusqu’au plus haut sommet. Mais il faut leur donner un nom. Il faut leur donner un passé. Il faut leur donner un rêve. Et c’est là notre but, offrir à ceux qui peuvent agir de pouvoir toujours plus. » C'est laid. Mais c'est un beau discours AHDE

Alors depuis dix ans, Elise créait, avec la virtuosité d’une musicienne, la vie de ceux qui l’abandonnait. C’était sa fierté, elle donnait vie, à l’instar d’un dieu bienveillant. Dans son domaine, elle était une artiste, véritable encyclopédie de la vieille Europe. Elle pouvait ainsi propulser n’importe qui dans la Prague de la grande époque, quand les cimetières vespéraux inspiraient au monde par leurs brumes fait de spectres et de feu follets les contes les plus noirs. Les plus aventuriers parfois, réclamait une place dans le monde antique, pour deviser avec Platon et apprendre la vérité sur l’Atlantide. Certains voulaient connaitre le monde Allemand sous l’ère industriel, exulté dans la sueur de l’effort d’un monde qu’on domestique et qu’on asservit. Mais son domaine de prédilection était la France, ce pays qui l’avait tant fait rêver avant sa destruction dans les Grands Chamboulements du troisième millénaire. Elle aimait imaginer un monde dans ce coin de paradis, fait des plus beaux paysages, où le temps était fait de cette tendre objection à l’injustice. Hahaha
Son client avait justement demandé un voyage vers la France, dans la Franche-Comté des années deux milles, il voulait connaitre le dernier espace sauvage du pays des idées. Elle l’avait ainsi grimé horloger dans la vieille région. Lui avait appris l’usage d’un réseau alors balbutiant, lui avait aussi appris ses valeurs disparues comme l’arbitraire, la volonté d’imposer son esprit mais ses idées ainsi que mille est une choses. Elle lui avait donné un prénom : Hank, pour le gorger de mystère comme on donne à son enfant le nom d’un ancien dieu pour espérer le voir fort.
La leçon la plus rude n’avait été ni la langue ni le métier, puisque l’enseignement assisté par ordinateur facilitait toute la compréhension de ces données factuelles. La fable sociale, complexe car teintée de non-dits et de suppositions, basée sur non pas le mérite mais l’apparence, avait était une donnée si étrange, qu’elle avait dû lui marteler. Plus abstrait encore, alors qu’elle s’était donné à lui dans une nuit de passion, attiré par l’être si plein de force qu’il était, c’était l’inconcevable qui avait dû être verbalisé. Elise n’avait jamais connu qu’un temps de liberté où le désir était séparé de l’amour et parmi toutes ses interrogations sur le passé, c’était l’impératif de la fidélité qui l’avait le plus intrigué. L’expliquer était à chaque fois un défi puisqu’elle devait faire accepter une croyance dans une âme régie par la raison.

« … c’est ainsi que notre société est la seule à vous offrir tant les services d’historiens appliqués que de secrétaire initiés dans le dédale des administrations. »
Elise se tut, son laïus avait duré une sixaine Vraiment bizarre ce truc O_o de minute. Dans son tailleur impeccable et rigide, Elaine n’avait pas tressailli une seule fois. Elle semblait pareil à ces statues sans forme ni logique, aberrante de par leur constitution. Comme si elle n’était pas faite pour cette réalité, comme si son corps emplissait un espace trop grand et que ses habits aurait dû depuis longtemps céder sous la pression. cooool Pourtant, pas une trace de tensions ne s’exerçait sur les coutures et alors qu’elle prenait la parole, la voix paraissait si fluette qu’elle semblait sortir d’un autre organisme.

– C’est du Pilan ?
– Je… euh… oui, bredouilla Elise, surprise par la question.
– J’aime bien ce compositeur… l’un des seuls qui marquera le siècle, il a du génie en lui.
– Je… euh, ne suis pas qualifié pour cette question.
– Vous n’aimez pas la musique ? reprit Elaine, s’engouffrant dans la brèche. Ptn leurs noms se ressemblent trop, ça me déconcentre quand je lis le dialogue :rire:
Elise écarquilla les yeux, la question la surprenait, la discussion lui échappait sans qu’elle puisse la rattraper. Heureusement pour elle, Elaine enchaina sans attendre sa réponse
– L’acier chante aussi, c’est une musique à part entière. Quand il est coulé, il chuinte dans des vapeurs si chaudes que l’homme grogne, on dirait un chœur qui répond à la musique de l’industrie. C’est ce qui m’a toujours plus dans le travail, l’extraordinaire surprise de la poésie du quotidien, comme si la beauté ne se trouvait pas là où on la cherchait, mais dans le laid, dans l’effort et dans ces râles. L’humain est un être qui ne devrait pas tant redouter sa propre sueur. C’est elle qui le rend heureux. C'est beau *^*

Toujours sans savoir quoi répondre, Elise attendait patiemment que son interlocutrice finisse sa rêverie pour prendre la parole. Elle ne savait pas où Elaine voulait en venir et cela l’intriguait.

– Je pense que ce serait mon rêve… savoir sur quelle musique les hommes vibrent d’ici trois siècle. Savoir qui s’est ajouté au côté de Mozart, de Gerswhin, de Corot, de Pilan…
– On ne peut pas voyager dans le futur… il n’est pas encore immuable, il ne nous est pas permis de l’arpenter.
– Je sais… c’est triste non… et vous ? Où iriez-vous ?
– Moi ? s’empourpra Elise, mais… je ne pourrais jamais me payer un telle voyage.
– Et moi, je suis suffisamment pétée de thunes WATAAAAAA CE CHANGEMENT DE TON :ffmental: Si tu veux la rendre familière dans ses dialogues, commence dès le début parce que jusqu'à maintenant elle était très soutenue elle aussi Hurk pour vous l’offrir à vous et à votre boite en entier. Vous faites mon dossier, je vous récompense. C’est comme ça que ça marche. Beh non c'est pas comme ça que ça marche madame, c'est un service comme un autre, il suffit de payer et voilà vous l'avez votre dossier scratch
– Vous pensez pouvoir m’acheter ? s’étrangla Elise entre colère et surprise.
– Vous pensez que je le peux pas ? Je peux acheter cinquante fois ce bouge juste avec mes gains d’un trimestre, s’amusa l’entrepreneuse. Hehe la salope
– Je ne suis pas à vendre !
– Qu’est-ce que vous faites sinon vous vendre ? Vous votre savoir et votre corps si agréable à voir ! Vous êtes à vendre ! Hahaha bien dit :niark: C’est comme ça que l’humain se sociabilise, il s’achète et il se vend Ouais enfin pousse pas trop non plus, meuf O_o ! Il promet orgasme contre orgasme, il offre sécurité, stabilité contre tendresse. L’humain est un animal unique, c’est un être mercantile !
– Ca suffit ! Hurla presque l’historienne, je ne marche pas. Mon travail c’est de vous construire une identité, dites-moi ce qui vous intéresses et je vous emmène.
– Je ne pars pas seule.
– Il est impossible de passer à deux par une mach…
– Oui, oui… ainsi que de créer deux machines qui vont au même endroit, à la même date qu’une autre. Je sais. Mais on peut en mettre à deux villes voisines à un mois d’intervalle. Je suis ingénieur, vous vous rappelez ?
– Je ne suis pas à vendre, répéta Elise.
– Oh que si vous l’êtes. Je vais offrir à vos parents, à votre petit ami, à votre fratrie de quoi mener la grande vie. Je vous offre le choix du lieu d’arrivée, de l’époque. Vous contrôlez tout, quant à moi, je fuis en faisant une bonne action. Je vous offre un rêve. Ne comptez pas sur moi pour le décorer avec des pétales de rose ni pour vous bouffer la chatte. ça c'est dit

Elise rougit, elle n’avait ni l’habitude de ce langage, ni de ces manières. Son esprit s’échaudait, tout en elle était tiraillait entre l’excitation de l’aventure et le refus de cette vision de l’argent.

– Pourquoi ? hasarda-t-elle, tentant de gagner du temps.
– Pourquoi vous ou pourquoi la fuite ?
– Les deux je suppose…
– De toute façon, c’est la même réponse… j’étais l’amante de votre directeur de thèse. Un gars très intelligent, mais pas très finaud dès que sa braguette frétillait.hahaha ce portrait tellement flatteur xD Il vous a fait des avances, vous avez refusé. Vous auriez pu juste pour avoir une meilleure situation, de meilleures notes. C’est ce que j’aurais fait. C’est ce que le monde entier aurait fait. Mais vous vous accrochez à votre vision du monde comme un fossile. Comme si seuls nos désirs comptaient… Vous êtes un dinosaure, inadapté à votre époque et à n’importe quelle autre. QUOI ?! Juste parce qu'elle refuse les pistons, v'la l'autre nouille qui veut l'emmener avec elle façon animal de compagnie rigolo. C'est vraiment bizarre comme idée O_o
– Et vous ?
– Moi, j’ai tout conquis ici, les plus bels hommes, les plus belles femmes, j’ai monté mon empires à partir de deux cailloux, j’en ai pervertis les femmes les plus prudes, j’ai presque réussis à dompter votre prof. Il n’y a plus rien ici pour moi. Je dois dominer un autre monde. Oh tu vas te calmer tout de suite, toi, hein. Non mais j'hallucine, elle a déjà réussi à mort chez elle, elle a tout ce qu'elle veut, mais non, madame veut se retaper une deuxième vie réussie en allant enquiquiner les gens ailleurs ? Pouffiasse va
– ”Que tous tes rêves, sauf un“ Euh. Mais cette phrase veut rien dire. O_o
– Pardon ? C'est vraiment bizarre... Faut choisir entre le familier ou le soutenu O_o je l'imaginais dire "hein ?" ou "quoi ?" x)
– C’est un vieux proverbe arabe, l’homme qui réussit partout est malheureux.
– Ca marche aussi pour les femmes, remarqua Elaine, goguenarde
– Oui, je voulais dire…
– Humain, je connais la rengaine.
– Je ne suis toujours pas à vendre
– C’est que j’ai pas idem ici, rechute dans le familier avec le "j'ai pas" :rire: C'est déstabilisant x) payé assez cher. Votre prix sera le mien.
– Je ne peux pas tout laisser tomber.
– Pourquoi ? Il y a quoi ici ? On a découvert tous les secrets du monde, on sait où est l’Atlantide, on a pillé toutes les tombes des pharaons et on a même compris pourquoi les celtes étaient suffisamment con pour mettre des pierres debout et dire « ici c’est joli, donc c’est sacré ». Hahahaha ça c'est toi tout craché
– Qu’est-ce que ça change ?
– Je vous offre la gloire Elise. Je vous offre le droit de découvrir avant les autres la pyramide de Bagdad, les statues de Santiago ou la cité de Trinu ! Je vous offre une vie de terrain. Et si vous êtes sages, je vous offrirais même mon corps. Et qui te dit que ça l'intéresse ? Mais Elise, mets-lui une baffe à cette meuf insupportable, enfin ! scratch
– Mais sans me bouffer la chatte, ricana l’historienne. Euuuuh. Bizarre pour quelqu'un qui s'empourprait sans savoir quoi dire à la première mention de cette expression. O_o
– Je pense vous donner assez comme ça.

Elise réfléchit, ses yeux balayait le vide, elle était consciente du jeu de manipulation exercé par son interlocutrice. Son rêve de voyage la dévorait à petit feu et l’autre avait atteint son point de rupture, elle n’offrirait pas plus et une fois que le goût se serait imposait à Elise, l’obnubilerait comme un besoin irrépressible, incompressible, alors elle aurait retiré sa proposition et ce serait à Elise d’offrir pour se vendre. Résolu, elle stoppa les doutes qui couraient dans son cerveau et reprit.

– Ce sera le chili. Au XXIIIème siècle.
– En pleine guerre civile ? Vous aimez le sexe brutal pour demander ça.
– Pas là-bas… Les mapuches ne se sont pas insurgé comme dans les autres pays. Et il y a la cité troglodytes de San Iran à excaver.
– De la pierre, de l’histoire et pas trop de sexe, ça me va… on part quand ?

Toute trace d’ironie avait disparu du visage d’Elaine, elle semblait en fait définitivement emballée par la réalisation de ce qu’elle avait projeté.

– Les femmes ne sont pas autorisées à diriger là-bas à cette époque.
– Bah, il suffira de changer de sexe avant de partir. C’est juste une formalité.

Elise regarda fixement Elaine, elle semblait aussi résolue qu’au premier jour. L’historienne en était persuadée, c’est ce regard qui devait diriger ses aciéries, un regard aussi dur que son métal, fait de promesse et de violence.

– C’est un aller simple, lui rappela-t-elle.
– Comme la vie ma chérie. MAIS TA GUEULE ENFIN :ffmental: :ffmental:
– J’ai besoin d’un mois et demi pour tout préparer.
– Prends deux semaines de plus pour me préparer un bilan de l’économie locale. Je dois savoir où je vais.
– Un nouveau monde à conquérir pour Elaine A’Jima
– Et un ancien à découvrir pour Elise Laric.

Elise la regarda, consciente du cadeau qu’on lui faisait, l’emballage, certes, ne payait pas de mine Hahahahah bah voilà elle l'a enfin clashée la Elaine xDD, mais il était plein d’un rêve inestimable. Elle allait arpenter ce qu’aucun humain ne pouvait seulement imaginer, elle découvrirait la cité troglodyte où les hommes avaient cherché la fontaine de jouvence. L’excitation la prenait, elle avait un monde qui n’attendait que de découvrir et de s’émerveiller. Elaine sur le pas de la porte, se retourna et demanda.

– Pourquoi ce nom d’entreprise ?
– La poussée d’Archimède ? Eh bien, c’est en partant de ce principe qu’ils ont inventé le voyage dans le temps… et d’aucun l’aime à croire un peu historien.

Elaine garda le silence quelque seconde, comme pour extraire un sentiment et le verbaliser. Une activité si difficile qu’elle en perdait ses mots.

– J’ai toujours cru que c’était aussi un principe social. “Tout corps plongé dans un fluide au repos, entièrement mouillé par celui-ci ou traversant sa surface libre, subit une force verticale, dirigée de bas en haut et opposée au poids du volume de fluide déplacé” Comme si pour chaque don, on devait offrir un contre-don proportionné. C’est mon legs au monde mademoiselle Laric. Ce que je lui dois. C’est vous qui l’obtenais. Parce que la seule fois de ma vie où j’étais fragile et ou je rêvais de romantisme et de fidélité. Vous me l’avez offert. Mmmh. Mouais. ... ... ATTEEEENDS. Romantisme ? Fidélité ? Elle ne connaît même pas Elise. Faut qu'elle arrête la drogue, là, sinon elle va finir par voir des lapins partout :lapiiiin: :lapiiiin:

Elle passa le seuil sans un autre mot ni même un geste. Laissant Elise seule, s’emmurer dans la solitude et le silence. Pourquoi une phrase aussi négative ? ça se termine bien non, au final ? O_____o"



Bah en fait j'aurais tendance à plussoyer Mara pour les valeurs exposées dans le texte (mais bon ça tu t'y attendais sûrement et au pire, osef AHDE ). Quand aux personnages, je suis mitigée. Elise est un peu en mode bébé qui se laisse faire et Elaine j'ai eu envie de la taper tout du long

Après c'est une très bonne nouvelle, avec un style très fouillé, assez lourd (dans le sens positif du terme) et assez irréprochable comme d'hab :la:
Mais bon, j'ai du mal à m'attacher aux histoires quand les personnages me plaisent pas :ippa:

------------------------------------------------------------------------------------------------
Je sais ce que je suis. Et je sais ce que je ne suis pas.
:corn3:
Je suis un chaos de rêves et de couleurs,
je suis un Cerf divin chimérique,
je suis une lapine en chocolat aux larmes caramel.
Et toi, qui es-tu ?

Fais un pas vers moi, j'en ferai un vers toi. Et peut-être un jour serons-nous face à face...

***
Cap' d'aller lire ?

→ Venez fouiller dans mes écrits... Y'en a pour tous les goûts ! :corn2:

.[/center]
Revenir en haut Aller en bas
Pantouffe

avatar

Masculin Verseau Messages : 125
Date d'inscription : 22/02/2016
Localisation : Quelque part dans mes cheveux...

MessageSujet: Re: La poussée d'Archimède   Mar 26 Juil - 18:05

Et ben puisque c'est la mode, je vais faire pleins d'annotations à même le texte moi aussi, VOILA. :na:
Je précise que la plupart de mes remarques auront trait à la manière dont je vois les choses avec ma propre sensibilité de personne qui écrit ; donc en gros, que je vais faire des annotations sur la forme et te proposer des alternatives que j'estime plus justes, moins lourdes, qui rendraient le texte plus fluide à mes yeux. BREF. Des annotations très subjectives somme toute.


Spoiler:
 


Hiiiin, que dire. Je n'aime aucun des personnages de cette nouvelle, du coup c'était difficile à suivre, vraiment. Mais pardessus le marché, j'ai trouvé ta prose trop pataude par moments, jamais de manière frappante, mais néanmoins trop souvent. Dans des formulations qui me semblaient maladroites, qui alourdissaient le texte. Et la psychologie des personnages m'a TOTALEMENT échappé, je ne comprends pas du tout ni Ellaine ( qu'on veut tartiner de baffes, je plussoie Corne /out ) ni Elise. Puis comme mes voisins du dessus, je n'aime pas trop les valeurs qui passent ici et là. SINON. Je suis d'accord avec Corne au sujet du parler d'Ellaine, qui devient trop étrangement familier après un début très distingué. Remarque, ça peut être un truc intéressant propre au personnage, mais dans ce cas là, il faut mieux le faire, en glissant des choses vulgaires au sein d'un vocabulaire distingué, tout en évitant des trucs tels que "c'est que j'ai pas" ou "Il y a quoi ici" qui jurent vraiment trop, et ressemblent plus à des erreurs de formulation qu'à un style de parler.
BON. Ceci-dit. J'aime beaucoup l'idée. Y a des phrases qui claquent vraiment. Et on sent la densité de ton esprit à travers ce texte ; ça reste un beau morceau d'écriture, même si je n'ai pas accroché. C'est la première fois que ta prose me tient à l'écart remarque ; il fallait bien que ça arrive un jour é_è.
Continue d'écrire des choses compliquées et cool avec ton esprit cultivé. On se retrouve ailleurs bientôt. *fly away*

------------------------------------------------------------------------------------------------
We are not affraid, let the night come.

If the Story is over... Split on the ashes... It's time to run away... Where is the light, wonder if it's weeping somewhere ?
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: La poussée d'Archimède   Mer 3 Aoû - 10:53

Alors, merci vraiment à vous tous pour vos commentaire
Jes les ai lu avec attention et enregistré. J'envisage une v2 en fonction et j'ai oublié de vous répondre.
Donc vraiment, merci infiniement pour le temps que vous avez pris. Je prend tout en compte
Je ne vais répondre qu'à la question des valeurs.
En fait, il y a un truc qui m'intrigue. Elaine est une femme ambitieuse qui s'est batie seule. Il n'y a plus d'éhritage dans ce monde (c'est écrit à un moment) et son travail ne dépend que d'elle. Sa réussite aussi, elle s'ennuie à ne plus rien pouvoir conquérir et veut relancer les dès. Qu'est-ce qui vous gène là dedans? En vrai, je comprend vraiment pas. Ou alors vous voule parler de son attitude avec Elise, dans ce cas, c'est juste un échec de ma part, j'ai pas réussi ce que je voulais donner par ce dialogue.

Bref, merci à tous :)
Revenir en haut Aller en bas
DBAA

avatar

Féminin Capricorne Messages : 22
Date d'inscription : 01/08/2016
Localisation : Pluton
Humeur : Let's follow the cops back home...

MessageSujet: Re: La poussée d'Archimède   Jeu 4 Aoû - 17:52

Waa j'ai adoré ! On dirait du Jules Verne ! Bon ptet pas tout le texte, mais certains passages... non ? Allez, avouez !
C'est vrai que Élise est un peu comme Candy. :Stop:
Et Elaine un peu comme Veruca Salt. :ban:
Bravo !! je vais de ce pas lire tes autres textes :esclave:

------------------------------------------------------------------------------------------------
To a great mind, nothing is little.
-SH
Revenir en haut Aller en bas
La Lapine Cornue
Divine cerfette et ses lapins multicolores
avatar

Féminin Balance Messages : 4811
Date d'inscription : 17/05/2014
Localisation : Endormie dans un terrier de lapins.
Humeur : Lapinesque. (ça veut dire paisible et joyeuse)

MessageSujet: Re: La poussée d'Archimède   Jeu 4 Aoû - 20:39

Ragnounetchou : ben en fait pour moi c'est pas ça le problème, c'est surtout que 1) elle se croit absolument tout permis, se vante de pouvoir tout acheter et il se dégage une sorte de supériorité du coup, en plus je la trouve carrément malsaine vu qu'elle s'amuse bien quand elle s'acharne sur la pauvre Elise (elle a l'air un peu sado sur les bords celle-là scratch )(tu voulais donner quoi dans ce dialogue en fait ? :la: )

et surtout 2) c'est l'idée qu'elle a déjà tout réussi dans ce monde-ci, elle a absolument tout ce qu'elle veut mais que ça lui suffit pas. Et que donc elle va profiter de son argent pour aller se refaire une petite aventure perso alors qu'il y a tellement de gens qui eux, souffrent de ce monde et auraient réellement besoin de se refaire une vie et de relancer les dés comme tu dis (en fait on dirait une grosse enfant gâtée je trouve) :(
Par ailleurs, l'histoire de la relance des dés, justement, ben ça donne pas trop cette impression-là ; elle est si sûre d'elle dans ce dialogue (ce qui donne également envie de lui foutre des GROSSES BAFFES :arbre: ) et elle a l'air de penser - et Elise aussi - que le doute n'est pas permis et qu'elle va une fois encore "conquérir" (je reprends leur mot du coup :-p ) ce monde. Comme si elle faisait partie d'une sorte d'élite prédestinée qui gagne à tous les coups. Et comme si son argent lui donnait le droit d'aller foutre la merde dans d'autres époques, en toute impunité. Comme si, au final, elle pouvait faire absolument tout ce qu'elle veut au détriment des autres (ou pas, vu que de toute manière elle s'en fout des autres). C'est aussi ça qui est insupportable. AHDE


Et au fait, du coup, j'aimerais bien savoir pourquoi est-ce qu'elle veut partir avec Elise en particulier (c'est quoi le délire du romantisme et de la fidélité ?) et pourquoi est-ce que la dernière phrase clôt le texte sur un ton grave et triste alors qu'en fait ben ça se termine bien ? Je veux savoiiiir cute cute

------------------------------------------------------------------------------------------------
Je sais ce que je suis. Et je sais ce que je ne suis pas.
:corn3:
Je suis un chaos de rêves et de couleurs,
je suis un Cerf divin chimérique,
je suis une lapine en chocolat aux larmes caramel.
Et toi, qui es-tu ?

Fais un pas vers moi, j'en ferai un vers toi. Et peut-être un jour serons-nous face à face...

***
Cap' d'aller lire ?

→ Venez fouiller dans mes écrits... Y'en a pour tous les goûts ! :corn2:

.[/center]
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: La poussée d'Archimède   

Revenir en haut Aller en bas
 
La poussée d'Archimède
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Encre Nocturne :: Écrits :: Écrits courts :: Nouvelles-
Sauter vers: