Encre Nocturne
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 Le jour où le soleil a fugué

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La Lapine Cornue
Divine cerfette et ses lapins multicolores
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MessageSujet: Le jour où le soleil a fugué    Mar 26 Juil - 17:14:01

Salut les Pouets

Voilà de ça quelques semaines, j'ai écrit une nouvelle complètement barrée (oui oui j'entends déjà les mauvaises langues, "mais tu fais toujours des trucs barrés d'habitude" oui mais cette fois c'est ENCORE PLUS barré.)

Au programme, science-fiction, monde virtuel, mythes et surtout : non-sens complet.
ça vous dit ? AHDE

Je précise que c'est pas censé être sérieux hein. Donc ne vous forcez pas au commentaire détaillé si vous trouvez des milliards de trucs à redire mais pas le courage de vous y coller. (puis honnêtement je sais pas si j'en ferai grand chose, j'ai écrit ce truc pour le fun) :ippa:



Histoire de ne pas vous dégoûter en postant tout le pavé d'un coup, je vais le fractionner en petits épisodes, comme Ouppo avec son roman, que je posterai tous les jours, histoire que ça vous prenne trois minutes à chaque fois.
C'est l'heure de vérité, on va voir si sa technique marketing fonctionne vraiment ! Vent






   

   
Série Toi Adam et moi Êve




   
Le jour où le soleil a fugué




Et après maintes et maintes années, les squelettes et les chiffres redevinrent cœurs, chairs et pelages dans les bras de la lune.
L'acier et la cendre devinrent glaise dans les bras du soleil.
La lumière fut, et un nouveau monde naquit avec elle.
   

   

           



                  Nom d'un calamar informatisé, mais c'est que ce bougre de crétin s'est bel et bien enfui. Volatilisé, même.

                  Et paf.

                  La veille, tout allait bien dans notre gentil petit monde numérique, le jour artificiel se couchait avec candeur, la fausse lune se levait, accompagnée de son semis de fausses étoiles, pareilles à des diamants dans le faux bleu du faux ciel.

                  Sauf que pendant la nuit, mon vieux copain a subitement décidé de se barrer, résultat, on s'est retrouvés en pleine lumière à deux heures du matin. Génial comme réveil surprise. Et monsieur s'est carapaté vers l'est – on ne se refait pas – en trimballant derrière lui tout son éclat céleste. Même moi, ça m'a réveillée, cette énorme lueur gambadant allègrement au loin, derrière la fenêtre ; et pourtant, à titre d'exemple, une éruption volcanique laisse ordinairement mon sommeil de marbre. (Ce qui a été prouvé à maintes reprises.)

                  Ni une ni deux, les modérateurs mondiaux m'ont vertement tancée – comme si j'étais responsable – et sommée de le rattraper à tout prix. Mort ou vif, je cite.

                  Haha, ils sont rigolos, eux. Mort ou vif. Je risque pas de le tuer, étant donné que nous sommes immortels. Ils ont bien essayé de nous détruire, eux, hein. Ouaip, il y a quelques siècles, quand ils ont recréé un monde "meilleur" en numérisant entièrement l'ancien, en scannant les moindres êtres vivants, de votre grand-père à tous les pissenlits du monde, pour les transformer en données assimilables, ben ils ont eu un problème quand ils ont voulu se frotter à nous.
                 
                  Le truc, c'est que ça faisait des milliers d'années, que dis-je, des milliards d'années qu'on veillait sur tout ça, nous, sur ce gros fatras qu'on appelle pompeusement la Terre. Comme si c'était plus qu'un gros tas de cailloux avec des bactéries qui bouffent tout ce qui traîne – mais passons. (Ok, y'avait aussi des guignols qui faisaient joujou avec des bombes nucléaires. Enfin quoi, vous aviez passé l'âge, quand même, non ?) Donc, si vous voulez, on est un peu des vieux de la vieille, lui et moi.

                  Du coup, quand les futurs Administrateurs se sont penchés sur le cycle quotidien qu'ils allaient devoir recréer, dans leur super nouveau monde exempt de "vrais" problèmes, ils se sont dits qu'ils allaient suivre leur propre logique et nous scanner nous aussi. Après tout, qu'est-ce qu'on était, nous deux, à leurs yeux ? Un caillou blafard en suspension, et une grosse bouboule de feu qui s'amusait depuis quelques années à cramer toutes leurs terres arables, leur rendant la vie impossible.



   


   Ceci est une phrase longue qui n'a d'autre but que d'élargir le fond blanc afin que vos mirettes ne se fatiguent pas jusqu'à l'usure, que dis-je, jusqu'à la dissolution ! (ça, vous devez le laisser, de toute manière on le verra pas, faites-moi confiance je vous dis !)
   
   

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Je sais ce que je suis. Et je sais ce que je ne suis pas.
:corn3:
Je suis un chaos de rêves et de couleurs,
je suis un Cerf divin chimérique,
je suis une lapine en chocolat aux larmes caramel.
Et toi, qui es-tu ?

Fais un pas vers moi, j'en ferai un vers toi. Et peut-être un jour serons-nous face à face...

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MessageSujet: Re: Le jour où le soleil a fugué    Mar 26 Juil - 17:58:43

Cornedor a écrit:

   

   
Série Toi Adam et moi Êve




   
Le jour où le soleil a fugué




Et après maintes et maintes années, les squelettes et les chiffres redevinrent cœurs, chairs et pelages dans les bras de la lune.
L'acier et la cendre devinrent glaise dans les bras du soleil.
La lumière fut, et un nouveau monde naquit avec elle.
   

   

           



                  Nom d'un calamar informatisé L'idée d'un calamar informatisé renvoie en même temps aux origines de l'histoire de notre planète, les êtres aquatiques s'y étant développés bien avant les êtres terrestres et à un futur très éloigné qui permettrait d'évoluer, d'améliorer des animaux en faisant d'eux des cyborgs à l'image sans doute de la civilisation qui serait en oeuvre à ces temps-là ? Brillante analyse du sort des poulpes, Corne. , mais c'est que ce bougre de crétin s'est bel et bien enfui. Volatilisé, même. L'utilisation de "Volatilisé" appuie ta phrase précédente et focalise l'esprit du lecteur sur l'idée qu'elle cherche à faire passer, dans ce cas de figure : la fuite du bougre de crétin.

                  Et paf. Cette onomatopée qui suit une insulte comique dans son vocabulaire et un langage familier ainsi qu'un découpement de phrases tombant dans le trivial nous indique définitivement que le texte ne développera pas un univers sérieux dans sa forme, bien qu'un message fort soit passé dans le fond par le biais d'une critique intelligente ou d'une accroche de réflexion subtile.

                  La veille, tout allait bien dans notre gentil petit Les adjectifs "gentil petit" accentuent ici la mignonnerie habituelle que nous retrouvons dans ton texte, tu marques donc le trait de ton style, consciemment ou non. monde numérique, le jour artificiel se couchait avec candeur, la fausse lune se levait, accompagnée de son semis de fausses étoiles, pareilles à des diamants dans le faux bleu du faux ciel La répétition de faux pourrait conférer à cette description une logique absurde qu'on peut notamment retrouver dans la Cantatrice Chauve d'Ionesco ou c'est l'adjectif Anglais qui tient le rôle de ton faux..

                  Sauf que pendant la nuit, mon vieux copain Changement ici intelligent puisque le bougre de crétin se révèle être un ami de longue date (et non pas datte), tu passes donc dans le langage de ton narrateur de la subjectivité à l'objectivité, de la colère à la raison, et cela sans transition lassante, bon point. a subitement décidé de se barrer, résultat, on s'est retrouvés en pleine lumière à deux heures du matin. Génial comme réveil surprise. Les réflexions courtes ainsi larguées dans le texte donnent un ton très proche à ton personnage, ce qui pourra essentiellement le rapprocher du lecteur s'il dit ce que le lecteur pense lui-même de l'histoire, donc si un lien se crée par l'expression à travers un personnage des réflexions du lecteur qui aimeraient les voir figurer dans l'oeuvre pour leur pertinence ou leur impact. Et monsieur s'est carapaté vers l'est – on ne se refait pas – en trimballant derrière lui tout son éclat céleste. Même moi, ça m'a réveillée, cette énorme lueur gambadant allègrement au loin, derrière la fenêtre ; et pourtant, à titre d'exemple, une éruption volcanique laisse ordinairement mon sommeil de marbre. (Ce qui a été prouvé à maintes reprises.) L'ajout ici de parenthèses peut avoir tendance à décrédibiliser le texte car l'apport d'une ponctuation malvenue brise le rythme et sort du récit, or, ici, les parenthèses ajoutent à la trivialité et à l'absurdité de ton texte, le lecteur, s'affranchissant ainsi de codes littéraires qui pourraient le gêner dans sa lecture, se retrouve totalement décontracté à te lire car tu lui annonces : "Ne crains rien ! Sur cette page, tout est possible et rien ne sera donc impossible, et par la même si introduit dans la logique des choses contre-productif dans une logique de progression de l'intrigue linéaire !"

                  Ni une ni deux, les modérateurs mondiaux m'ont vertement tancée – comme si j'étais responsable – et sommée de le rattraper à tout prix. Mort ou vif, je cite. Ici, tu pimentes ton histoire en y ajoutant une pointe de danger et de mystère, que penser d'un ami qu'on doit abattre, d'ordres brumeux qui sont donnés ? Il faut croire que tu manies savamment le suspens en nous ballottant de PDV en PDV sur cette situation qui n'avance pas et pourtant se renouvelle. Tout se passe dans l'esprit du narrateur et c'est très fort.

                  Haha, ils sont rigolos, eux. Mort ou vif. Je risque pas de le tuer Mais ici tu fais redescendre le soufflé en excluant la potentialité d'une résolution tragique, ce qui ne sied pas totalement à la multiplicité que ton histoire cherchait à instaurer dans le dénouement de son intrigue insaisissable. , étant donné que nous sommes immortels Cela fonctionne toutefois bien, car tu annonces ensuite une raison qui boost le processus créatif de ton univers et énonce aussi des "règles de jeu" qui vont "rythmer la partie", ici, l'immortalité de certains personnages.. Ils ont bien essayé de nous détruire, eux, hein. Ouaip, il y a quelques siècles, quand ils ont recréé un monde "meilleur" en numérisant entièrement l'ancien, en scannant les moindres êtres vivants, de votre grand-père à tous les pissenlits du monde, pour les transformer en données assimilables, ben ils ont eu un problème quand ils ont voulu se frotter à nous. Ce flashback attendu nous en apprend plus sur le contexte et à l'approche du grand final apporte une sorte de satisfaction car les questions que nous sommes en droit de nous poser vont trouver apparemment des réponses concrètes.
                 
                  Le truc, c'est que ça faisait des milliers d'années, que dis-je, des milliards d'années qu'on veillait sur tout ça, nous, sur ce gros fatras qu'on appelle pompeusement la Terre. Comme si c'était plus qu'un gros tas de cailloux avec des bactéries qui bouffent tout ce qui traîne – mais passons. (Ok, y'avait aussi des guignols qui faisaient joujou avec des bombes nucléaires. Enfin quoi, vous aviez passé l'âge, quand même, non ? Voici donc la critique intelligente que je plébiscitais tant, hélas elle est fortuite et vue et revue, ce qui la tire un peu en arrière, mais nous avons bien la vision d'êtres supérieurs sur nos actes humains qui amènent à une prise de conscience sur le statut de notre planète, qu'est-elle véritablement ? et de nos agissements.) Donc, si vous voulez, on est un peu des vieux de la vieille, lui et moi. Tu contrebalances le tout avec un zeste d'humour argotique et convivial qui ne manquera pas de dédramatiser une situation trop intense qui n'aurait pas sa place dans un texte se voulant fun sans être pontifiant.

                  Du coup, quand les futurs Administrateurs se sont penchés sur le cycle quotidien qu'ils allaient devoir recréer, dans leur super nouveau monde exempt de "vrais" problèmes, ils se sont dits qu'ils allaient suivre leur propre logique et nous scanner nous aussi. Après tout, qu'est-ce qu'on était, nous deux, à leurs yeux ? Un caillou blafard en suspension, et une grosse bouboule de feu qui s'amusait depuis quelques années à cramer toutes leurs terres arables, leur rendant la vie impossible. Les énigmes sont enfin résolues, les masques sont levés : les deux protagonistes étaient en fait la lune et le soleil ! Tirez le rideau sur un texte encore inventif et bien mené d'une Cornouille qui a su boucler la boucle.



   


   Ceci est une phrase longue qui n'a d'autre but que d'élargir le fond blanc afin que vos mirettes ne se fatiguent pas jusqu'à l'usure, que dis-je, jusqu'à la dissolution ! (ça, vous devez le laisser, de toute manière on le verra pas, faites-moi confiance je vous dis !)
   
   
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La Lapine Cornue
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MessageSujet: Re: Le jour où le soleil a fugué    Mar 26 Juil - 21:37:13

Saul :rire: :rire:

J'étais morte.

Merci pour ce moment.
(ça a dû te prendre un temps fou en plus.)

(+30 pour le "Et paf" et les parenthèses xD)

:huh:

PS. En vrai l'histoire commence en mode "lol mdr c rigolo", continue en mode wtf et finit par passer en mode dramatique. Du coup ce ton-ci ne va pas durer toute la nouvelle :-p (et la critique sérieuse - s'il y en a une - n'aura rien à voir avec les bombes nucléaires, t'inquiète, ça c'était juste une boutade parce que je pouvais pas passer à côté. x))

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MessageSujet: Re: Le jour où le soleil a fugué    Mer 27 Juil - 19:50:20

pouet

Citation :
Nom d'un calamar informatisé, mais c'est que ce bougre de crétin s'est bel et bien enfui. Volatilisé, même.

                 Et paf. ça fait des Chocapic.

                 La veille, tout allait bien dans notre gentil petit monde numérique, le jour artificiel c'est pas joli Hurk se couchait avec candeur, ils couchent ensemble ? la fausse lune se levait, accompagnée de son semis de fausses étoiles, pareilles à des diamants dans le faux bleu du faux ciel.

                 Sauf que pendant la nuit, mon vieux copain a subitement décidé pourquoi passer aux temps du présent ? de se barrer, résultat, on s'est retrouvés en pleine lumière à deux heures du matin. Génial comme réveil surprise. point d'exclamation ? Et monsieur s'est carapaté vers l'est – on ne se refait pas – en trimballant un l derrière lui tout son éclat céleste. Même moi, ça m'a réveillée, cette énorme lueur gambadant allègrement double son [ã] à suivre, c'est pas jol au loin, derrière la fenêtre ; et pourtant, à titre d'exemple, une éruption volcanique laisse ordinairement mon sommeil de marbre. (Ce qui a été prouvé à maintes reprises.)

                 Ni une ni deux, les modérateurs mondiaux m'ont vertement tancée – comme si j'étais responsable – et sommée de le rattraper à tout prix. Mort ou vif, je cite.

                 Haha, ils sont rigolos, eux. Mort ou vif. Je risque pas de le tuer, étant donné que nous sommes immortels. Ils ont bien essayé de nous détruire, eux, hein. Ouaip, il y a quelques siècles, quand ils ont recréé un monde "meilleur" en numérisant entièrement l'ancien, en scannant les moindres êtres vivants, de votre grand-père à tous les pissenlits du monde, pour les transformer en données assimilables, ben ils ont eu un problème quand ils ont voulu se frotter à nous.
                 
                 Le truc, c'est que ça faisait des milliers d'années, que dis-je ça fait un peu bizarre de voir un ton très familier et ce genre de formulation très soutenue AHDE, des milliards d'années qu'on veillait sur tout ça, nous, sur ce gros fatras qu'on appelle pompeusement la Terre. Comme si c'était plus qu'un gros tas de cailloux avec des bactéries qui bouffent tout ce qui traîne – mais passons. (Ok, y'avait aussi des guignols qui faisaient joujou avec des bombes nucléaires. Enfin quoi, vous aviez passé l'âge, quand même, non ?) Donc, si vous voulez, on est un peu des vieux de la vieille, lui et moi.

                 Du coup, quand les futurs Administrateurs se sont penchés sur le cycle quotidien qu'ils allaient devoir recréer, dans leur super nouveau monde exempt de "vrais" problèmes, ils se sont dits qu'ils allaient suivre leur propre logique et nous scanner nous aussi. Après tout, qu'est-ce qu'on était, nous deux, à leurs yeux ? Un caillou blafard en suspension, et une grosse bouboule de feu qui s'amusait depuis quelques années à cramer toutes leurs terres arables, leur rendant la vie impossible.  La fin est chouette


Que dire, que dire...
Je suis partagé en fait. L'idée est sympathique, le scan du monde et la galère pour scanner les astres fou
Mais le style est maladroit, je trouve. Parler en argot, pourquoi pas, mas je trouve que c'est pas super bien rendu. Parfois, les décalages registre familier/soutenu passent bien, parfois non... Mais je trouve que ça fait très artificiel comme parler, un peu décousu. A côté, les images que tu emploies sont belles et riches, elles montrent de quoi tu es capable oui
Bon, il y a pas grand chose à dire d'autre sur un si petit texte fou

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pouet




Ah oui, j'écris des trucs aussi
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La Lapine Cornue
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MessageSujet: Re: Le jour où le soleil a fugué    Mer 27 Juil - 21:25:38

Merci pour ton commentaire Silouchouneeeeet coeur
(artificiel ? Décousu ? Mais c'est comme ça que je parle bouhou T.T )
(des images ? O_o J'ai employé des images là-dedans ? Diantre.)


BREF. Et maintenant, LA SUITE DE VOTRE FEUILLETON DU SOIR.






   



 
   

   

           

   

                    Ils nous ont donc numérisés, ces grands pontes de l'informatique ; ils nous ont donné deux beaux avatars virtuels, les mêmes que dans l'ancien monde, histoire de ne pas trop dépayser les gens. Et ils se sont dits qu'on allait faire le même job que quand on flottait gentiment dans l'espace.

                    Le truc, c'est que recréer une gigantesque boule de lave – fut-elle virtuelle – n'est pas chose aisée, et que mon vieux pote a recommencé à cramer allègrement les plantes, les cultures, les terres, les animaux et les gens. Moi, je ne posais pas trop de problèmes – je sers juste à faire joli, dirons-nous – mais lui, c'était une autre histoire, bien sûr, alors ils s'en sont mordu les doigts. A quoi bon recréer un monde, un monde "parfait et sans problèmes", si c'était pour retrouver les mêmes désastres que sur Terre ? C'était même pire, à vrai dire. Je ne sais pas ce qu'ils ont foutu avec leurs calculs de distances, mais en trois jours, tout leur joyeux nouveau monde souffrait le martyre.

                    Alors, face à une telle catastrophe, face aux peuples qui se battaient bec et ongles pour fuir ce miracle mensonger, pour retourner sur leur bonne vieille planète usée jusqu'à la corde, ils ont tout bonnement décidé de nous foutre à la poubelle et d'orchestrer le jour et la nuit par des algorithmes et des lignes de codes, bien plus simples à gérer.

                    Mais, comme vous pouvez vous l'imaginer, on ne détruit pas le Soleil et la Lune aussi facilement.

                    Ils nous avaient virtualisés, oh oui, ils nous avaient enracinés dans des avatars, de bêtes conceptions 3D faites de chiffres et de lettres, d'équations informatiques qui s'étalaient sur des centaines de lignes, bref, des petits codes gentillets qui, pensaient-ils, pouvaient être supprimés d'un clic.

                    Et bah non.

                    Nous, on est restés là.



   


   Ceci est une phrase longue qui n'a d'autre but que d'élargir le fond blanc afin que vos mirettes ne se fatiguent pas jusqu'à l'usure, que dis-je, jusqu'à la dissolution ! (ça, vous devez le laisser, de toute manière on le verra pas, faites-moi confiance je vous dis !)
   
   

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MessageSujet: Re: Le jour où le soleil a fugué    Mer 27 Juil - 22:27:12

Je trouve la première partie plus intéressante, car il y'avait cette sensation que tu racontais quelque chose de grave mais comme dans un sketch.C'est passé comme un ptit pain.
Puis là c'était bof bof me suis fais chier en fait.
Voilà c'était le commentaire hyper constructif de la semaine AHDE

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Hart, le cerf à chaussettes. Pour vous servir

Signe distinctif de chasseur de fautes: µ
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"Dis moi : je t'aime ! Hélas ! Rassure un cœur qui doute,
Dis-le moi ! Car souvent avec ce peu de mots
La bouche d'une femme a guéri bien des maux." VICTOR HUGO

Eh, venez voir ce que j'écris :p
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MessageSujet: Re: Le jour où le soleil a fugué    Ven 29 Juil - 12:44:16

Hart : merci pour ce commentaire so constructif. AHDE AHDE
(en vrai, si j'avais posté tout d'un coup bah tu te serais sans doute pas fait chier, mais en fait tu serais pas venu lire parce que ç'aurait été trop long. ON PEUT PAS TOUT AVOIR DIDJOU. scratch )









            Et bah non.

            Nous, on est restés là.

            Et ils ne comprenaient pas pourquoi, les pauvres zozos, ils suaient à grosses gouttes devant leurs écrans, ces trucs gigantesques projetés sur le ciel, qui traçaient des courbes lumineuses dans la nuit, à en éclipser l'éclat de mes étoiles.

            Ils n'avaient pas compris qu'il y avait des choses que les hommes pouvaient maîtriser, d'autres qui resteraient hors de leur portée. Ils s'étaient pris pour des dieux, à créer un monde entier, à donner une nouvelle vie à des milliards de créatures, tout cela dans le mystère de leurs ordinateurs immenses, au cœur des milliers de câbles qui surchauffaient dans les unités centrales titanesques.

            Sauf que nous, sans avoir à nous concerter – se concerter comment, d'ailleurs, je vous le demande, cela fait des milliards d'années que l'on ne s'était pas croisés –, d'un seul et même élan, avons décidé de rester.
            Et bim.

            Ça leur a fait du bien, je crois, de tomber sur un os.

            Vous savez, vous pouvez toujours compter sur nous pour faire chier. Les meilleurs amis sont aussi ceux qui ont tendance à vous envoyer paître quand vous partez en vrille ; et là, la tête dans les nuages et les doigts pianotant sur vos claviers, vous commenciez vraiment, mais vraiment, à partir en vrille.

            Je veux dire, scanner une par une toutes les espèces d'araignées du monde, c'était rigolo, on se marrait bien en vous regardant faire, mais vouloir foutre à l'eau des millions d'années de bons et loyaux services, c'était quand même un peu fort du bulbe.
           
            Du coup, vous avez réfléchi à ce que vous alliez faire de nous. Enfin, réfléchi. En pleine urgence, bien sûr. Je vous rappelle que mon acolyte réduisait votre peau à l'état de cloques et vos cultures en champs de cendres. Au bout de trois longues journées de colloque intense, l'un des ingénieurs s'est sans doute raclé la gorge solennellement, avant de brandir un poing victorieux, son regard bovin étincelant d'une joie féroce face à la revanche qu'ils allaient prendre sur nous. (Oui, je l'imagine comme si j'y étais.)

            A votre avis, c'était quoi, cette solution miracle ?

            Réfléchissez bien.

            Essayez d'oublier vos neurones quelques instants et de trouver l'idée la plus stupide qui soit…

            Je vous le donne en mille : puisqu'ils ne pouvaient pas se débarrasser de nous, ils ont décidé de jongler une nouvelle fois avec leurs sacro-saints codes informatiques, afin de nous changer en bestioles un peu plus faciles à contrôler. Et à enfermer.

            Et après ça, tandis qu'on vacillait sur nos pattes parce que, bon sang, on se retrouve pas sur le plancher des vaches tous les jours – et on ne se rencontre pas tous les jours non plus –, ils nous ont murés dans un niveau souterrain, une espèce de cave créée spécialement pour nous. Allez vous échapper d'un bunker quand vous êtes un mignon petit chaton !

            Je vous passe la grosse déprime qui suit.

            On a passé des semaines entières, assis tous les deux dans le noir, à chercher une solution, à monter un plan d'action. Sauf que l'action, c'était nouveau pour nous. Hé, on vous parle de gens qui passaient leur vie éternelle à flotter béatement au dessus de vous, telles des larves célestes, quand même !

            Une chose était sûre, ces nouveaux avatars, ils ne nous serviraient à rien. Notre première idée fut d'y apporter quelques modifications. Cela n'a pas été si facile, bien sûr. Ne pas pouvoir être détruit, c'est une chose ; tordre à sa guise les codes qui vous définissent, c'est une autre paire de lunes.




Ceci est une phrase longue qui n'a d'autre but que d'élargir le fond blanc afin que vos mirettes ne se fatiguent pas jusqu'à l'usure, que dis-je, jusqu'à la dissolution ! (ça, vous devez le laisser, de toute manière on le verra pas, faites-moi confiance je vous dis !)

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Je sais ce que je suis. Et je sais ce que je ne suis pas.
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Et toi, qui es-tu ?

Fais un pas vers moi, j'en ferai un vers toi. Et peut-être un jour serons-nous face à face...

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MessageSujet: Re: Le jour où le soleil a fugué    Lun 8 Aoû - 13:08:51

POUET.

Bon bah on continue hein. :arbre: :arbre:
On entre dans l'action, mes petits cocos. coeur











 
             Cependant, après quelques années d'entraînement dans l'obscurité, alors que le nouveau monde, loin au dessus de nous, se diversifiait, se déployait, renforçait son assise virtuelle et allongeait, allongeait et allongeait encore ses lignes de codes, nous commençâmes à pouvoir, lentement, remodeler nos corps.



             Et vous aurez la suite plus tard, parce qu'une ligne de mots lumineux se déroule doucement devant mes yeux, scintillant sur ma rétine.

             A. signalé à Tokyo1.
             
             Tokyo ? Il est déjà là-bas ? Mais c'est qu'il galope vite, l'enfoiré. Et c'est moi qui paierai les pots cassés s'il fait des bêtises.

             Ce qui tombe bien, il est incapable de passer quelque part sans provoquer une catastrophe ou deux.

             Et puis… Tokyo1 ? Sérieusement ? Il a carrément changé de plan virtuel… Il aurait pu rester au niveau trois, et bah non, monsieur va jouer les rangers et gambader parmi les ruines fumantes du plan numéro un. Je veux dire, qu'est-ce que ça lui faisait, d'aller à Tokyo3, plutôt qu'à Tokyo1 ? Hein ?

             Je me fige soudain, glacée jusqu'aux os.

             Oh non, pas ça.

             La nostalgie, bien sûr.

             Quoi de plus proche de notre monde originel, cette bonne vieille Terre encroûtée de pétrole et de ruines, que le niveau un ? C'est la base virtuelle, le premier plan à avoir été créé, celui dans lequel nous avons été numérisés il y a si longtemps. Celui qu'Adam avait incendié de ses rayons furieux, à cause de ces bêtes erreurs de calcul.

             Argh, il faut que j'arrête ça, que j'arrête de l'appeler Adam. C'est ridicule.
     




Ceci est une phrase longue qui n'a d'autre but que d'élargir le fond blanc afin que vos mirettes ne se fatiguent pas jusqu'à l'usure, que dis-je, jusqu'à la dissolution ! (ça, vous devez le laisser, de toute manière on le verra pas, faites-moi confiance je vous dis !)

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MessageSujet: Re: Le jour où le soleil a fugué    Lun 29 Aoû - 22:44:53

Bonjour bonjour, tout ça!
On m'a dit "fais des commentaires détaillés" alors j'en fais le plus possible, merdiques mais osef, alors aujourd'hui je m'attaque à ton texte (oh god, j'suis un thug AHDE)
 
             Cependant, après quelques années d'entraînement dans l'obscurité, alors que le nouveau monde, loin au dessus de nous, se diversifiait, se déployait, renforçait son assise virtuelle et allongeait, allongeait et allongeait encore ses lignes de codes, nous commençâmes à pouvoir, lentement, remodeler nos corps. euh je suppose que c'est fait expré les répétitions, hein? :p



             Et vous aurez la suite plus tard, parce qu'une ligne de mots lumineux se déroule doucement devant mes yeux, scintillant sur ma rétine.

             A. signalé à Tokyo1.
             
             Tokyo ? Il est déjà là-bas ? Mais c'est qu'il galope vite, l'enfoiré. OMG ce langage, je kiffe^^ Et c'est moi qui paierai les pots cassés s'il fait des bêtises.

             Ce qui tombe bien, il est incapable de passer quelque part sans provoquer une catastrophe ou deux.

             Et puis… Tokyo1 ? Sérieusement ? Il a carrément changé de plan virtuel… Il aurait pu rester au niveau trois, et bah non, monsieur va jouer les rangers et gambader parmi les ruines fumantes du plan numéro un. Je veux dire, qu'est-ce que ça lui faisait, d'aller à Tokyo3, plutôt qu'à Tokyo1 ? Hein ?

             Je me fige soudain, glacée jusqu'aux os.

             Oh non, pas ça. bouh du suspense... 
       
             La nostalgie, bien sûr.

             Quoi de plus proche de notre monde originel, cette bonne vieille Terre encroûtée de pétrole et de ruines, que le niveau un ? C'est la base virtuelle, le premier plan à avoir été créé, celui dans lequel nous avons été numérisés il y a si longtemps. Celui qu'Adam avait incendié de ses rayons furieux, à cause de ces bêtes erreurs de calcul.

             Argh, il faut que j'arrête ça, que j'arrête de l'appeler Adam. C'est ridicule. Ouais j'avoue AHDE AHDE


Ah zut c'est déjà fini, c'est bien de faire court pour qu'on puisse lire petit à ptit mais faut pas exagérer non plus Corne :facepalm: du coup je peux rien dire mis à part que c'est cool, crap! Bha j'vais poster quand même, ça fera toujours un message de plus^^
PS: je présume que t'es loin de le reprendre ce texte avec le boulot que t'as, on va devoir attendre longtemps pas vrai?

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MessageSujet: Re: Le jour où le soleil a fugué    Mar 30 Aoû - 11:18:15

Merci beaucoup Hart, t'es gentil :la: :la:

(haha j'aime bien le "C'est ridicule. OUAIS J'AVOUE AHDE AHDE " :rire: )

Ben en fait il est terminé depuis deux mois ce texte hein AHDE Donc oui je posterai la suite dès que j'aurai un moment, aujourd'hui ou demain par exemple. Merci en tout cas Patpat dans ta chetr

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MessageSujet: Re: Le jour où le soleil a fugué    Mar 30 Aoû - 16:02:47

Coucou !

J'aime bien pour l'instant, la manière dont tu écris est agréable à lire je trouve :)
C'est original, ça intrigue, hâte de lire la suite ^^
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MessageSujet: Re: Le jour où le soleil a fugué    Mar 30 Aoû - 16:17:47

Rémige : oooow merci, ta lecture me fait plaisir cute (OH MY DOG IL Y A QUELQU'UN SUR CE TOPIC. A part Hart. :-p )


Allez, ça me donne envie de poster la suite tiens. Deux épisodes d'un coup !
(j'en profite pour déclarer officiellement l'échec de la prétendue méthode marketing d'Ouppo)












 
              Lui Adam et moi Êve. Tels étaient nos noms de code, les pseudonymes donnés à nos avatars lorsque, d'astres divins, nous étions devenus chatons enfermés dans notre souterrain.

              Le couple originel, la naissance du monde, blablabla… Mais surtout, deux vieux mythes vus et revus, usés jusqu'à l'os et bien défraîchis dans la mémoire humaine… Deux reliquats de l'ancien temps, deux restes d'anciennes croyances dont personne ne voulait plus. Deux symboles de préhistoire dans cette nouvelle ère informatisée, où les codes numériques avaient remplacé le destin, et où les vies et les corps pouvaient être tordus et remodelés à volonté.

              Adam et Êve. Deux fossiles immuables, perdus dans ce monde nouveau, seuls contre tous.

              Un sourire désabusé ourle mes lèvres.

              Pas de temps à perdre cependant ; si mon vieux copain crame des gens ou des villes, tout ce que nous avons construit ces derniers siècles s'effondrera tel un château de cartes.

              Les yeux fermés, je ferme encore les yeux ; et alors, dans le noir absolu de ma tête, se déploie l'interface lumineuse de notre monde virtuel.

              J'accède au plan deux, puis au plan un. Et demande à être virtualisée à Tokyo.

              Lorsque je rouvre les yeux, pouf, les bouilles sympathiques des arbres parlants – espèce endémique du niveau trois – ont disparu. Remplacés par un enfer de miasmes et de poussières.

              Mon regard grimpe le long des étages de la tour qui me surplombe. Enfin, de ce qu'il en reste : un assemblage chaotique et détruit. Des centaines de poutres d'acier dépassent des baies vitrées brisées, telles des esquilles d'os noircis. Le building est si haut que le cou tordu, je me choppe un vertige carabiné et titube vers l'arrière comme une ivrogne.

              Reprends-toi, crétine.

              Je tourne sur moi-même ; un champ de ruines calcinées se dévoile à l'infini. Cela fait si longtemps que je ne suis pas venue… Ce plan a été abandonné par tous lorsqu'un autre niveau, mieux conçu, plus poétique et plus accueillant, a été créé. Cela fait des siècles à présent.  Le ciel s'embrase à l'est, tout au fond de la ville, injectant un arc-en-ciel de lueurs dans les nuages. La lumière du soleil éclate sur les façades aveugles des buildings, ricoche sur leurs squelettes, lance des éclats furieux comme des étoiles perdues.

              Un peu attendrie malgré moi – depuis combien de temps Adam n'avait-il pu libérer sa lumière ? –, je reprends vite contenance en étudiant le chemin qu'il me faudra parcourir. Ce niveau est devenu une poubelle innommable ; maintenant qu'il n'y a plus personne pour en prendre soin, les codes qui le régissent ont perdu leur sens, des pans de décors entiers tombent en miettes, s'affaissent et se déchirent. Après la splendeur high-tech, merveilleuse et colorée du niveau trois, je me retrouve un peu paumée dans cette mélasse informatique, telle un poulpe d'aquarium découvrant les fonds marins.

              Ouaip, c'est bien des bas-fonds abyssaux dont il s'agit ici…

              Allez, c'est parti. Je demande un imperméable à mon interface ; replie les manches parce qu'évidemment il est trop grand pour moi – saleté de logiciel pourri – avant de remonter le col au maximum, jusqu'aux yeux. On ne sait pas ce qui peut traîner par ici.





Ceci est une phrase longue qui n'a d'autre but que d'élargir le fond blanc afin que vos mirettes ne se fatiguent pas jusqu'à l'usure, que dis-je, jusqu'à la dissolution ! (ça, vous devez le laisser, de toute manière on le verra pas, faites-moi confiance je vous dis !)

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Dernière édition par Cornedor le Dim 11 Sep - 21:46:37, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le jour où le soleil a fugué    Mar 30 Aoû - 16:21:37








 
                 Je me mets en marche, à grandes enjambées précautionneuses, yeux baissés au sol, louvoyant entre les débris de ruines et le goudron éclaté tel un diamant déchu. Sous mes pieds, bien loin en dessous de cette fausse terre, soutenant tout ce chaos, je vois des lignes et des lignes de codes brisés, défigurés, qui continuent à défiler pour l'éternité. Au dessus de moi, des pans de lettres et de mots s'écoulent sur la terre, pareils à une pluie étrange. Ce sont les restes des centaines de milliers de dialogues et des pensées qui ont existé ici, qui traversaient le réseau il y a longtemps. Quant aux choses, elles changent de place, s'éteignent et se rallument, telles des loupiotes en fin de vie ; je me fais avoir plusieurs fois, un caillou sur lequel je comptais poser le pied se délite avant de réapparaître deux mètres plus loin, me laissant me casser la figure allègrement.

                 Et ben, on n'est pas sorti de l'auberge.

                 Des croassements concluent cette pensée philosophique ; je relève les yeux pour voir passer une horde de corbeaux, hein, mais je croyais que tous les êtres vivants avaient été évacués du niveau un ? Ils tournoient en cercle au dessus de moi, je resserre les pans de mon imper. L'un vient se poser à deux pas… Il est énorme, réellement énorme, du bleu clignote dans son œil droit, quant à l'œil gauche, il est éteint ; des assemblages de chiffres lumineux s'exhibent sous les plumes de son aile, pareils à des ligaments à nu. Il claque son bec et je vois le vide à l'intérieur de lui ; il n'est rien, rien qu'une coquille vide qui continue de tourner et d'agir malgré tout, perdu dans le non-sens de ce monde codé.

                 Je demande du pain à mon interface. Bien entendu, cette conne m'envoie du fromage. Je brise la pâte dure entre mes mains ; avant que je la lui ai lancée, l'oiseau est sur moi, rejoint par tous les autres dans une tempête de plumes, de lumières et de chiffres qui se déploie autour de moi, m'avale comme un gosier de vent et d'ébène.

                 Yeux fermés de peur de les crever, je bats des bras pour me libérer de leur étreinte griffue ; je passe au travers d'une ou deux ailes, ces animaux ne sont plus que des projections, des ombres décalquées sur l'ancien monde, qui continuent d'errer ici-bas. Puis je me remets en route d'un bond, mes semelles de bois sonnant sur les éclats d'acier et de goudron.
                 

                 Ils me suivent, j'en suis certaine ; j'entends battre leurs ailes détruites dans le vent brûlant et croasser leurs gosiers vides.

                 Alors que je me retourne pour m'en assurer, je vois les chemins de miettes tracés au sol.

                 Mes yeux se relèvent sur les oiseaux et remarquent leurs longues côtes blanches, qui brillent d'un éclat dur dans le soleil.

                 Nom d'un poulpe informatisé.

                 Ces satanés trucs n'ont rien mangé, tout leur est passé au travers.






Ceci est une phrase longue qui n'a d'autre but que d'élargir le fond blanc afin que vos mirettes ne se fatiguent pas jusqu'à l'usure, que dis-je, jusqu'à la dissolution ! (ça, vous devez le laisser, de toute manière on le verra pas, faites-moi confiance je vous dis !)

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Je sais ce que je suis. Et je sais ce que je ne suis pas.
:corn3:
Je suis un chaos de rêves et de couleurs,
je suis un Cerf divin chimérique,
je suis une lapine en chocolat aux larmes caramel.
Et toi, qui es-tu ?

Fais un pas vers moi, j'en ferai un vers toi. Et peut-être un jour serons-nous face à face...

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MessageSujet: Re: Le jour où le soleil a fugué    Mar 30 Aoû - 23:21:48

Salut enchanté tout ça^^ bon bha t'as fais l'effort de poster deux parties alors je m'y attaque Wink
 
              Lui Adam et moi Êve. Tels étaient nos noms de code, les pseudonymes donnés à nos avatars lorsque, d'astres divins, nous étions devenus chatons enfermés dans notre souterrain.

              Le couple originel, la naissance du monde, blablabla… Mais surtout, deux vieux mythes vus et revus, usés jusqu'à l'os et bien défraîchis dans la mémoire humaine… Deux reliquats de l'ancien temps, deux restes d'anciennes croyances dont personne ne voulait plus. Deux symboles de préhistoire dans cette nouvelle ère informatisée, où les codes numériques avaient remplacé le destin, et où les vies et les corps pouvaient être tordus et remodelés à volonté.

              Adam et Êve. Deux fossiles immuables, perdus dans ce monde nouveau, seuls contre tous.

              Un sourire désabusé ourle mes lèvres. quel vocabulaire  bravo

              Pas de temps à perdre cependant ; si mon vieux copain crame des gens ou des villes, tout ce que nous avons construit ces derniers siècles s'effondrera tel un château de cartes. cette expression  Stop

              Les yeux fermés, je ferme encore les yeux oui on a compris AHDE, non mais sérieux c'est inutile de le répéter, je présume que c'est pour alourdir la phrase  scratch ; et alors, dans le noir absolu de ma tête, se déploie l'interface lumineuse de notre monde virtuel.

              J'accède au plan deux, puis au plan un. Et demande à être virtualisée à Tokyo.

              Lorsque je rouvre les yeux, pouf, les bouilles sympathiques des arbres parlants – espèce endémique du niveau trois – ont disparu. Remplacés par un enfer de miasmes et de poussières.

              Mon regard grimpe le long des étages de la tour qui me surplombe. ouhla une tour apparaît comme ça en mode "yolooo" AHDE AHDE, peut ètre aurait-il fallu décrire un peu le paysage? Enfin, de ce qu'il en reste : un assemblage chaotique et détruit. Des centaines de poutres d'acier dépassent des baies vitrées brisées, telles des esquilles d'os noircis. Le building est si haut que le cou tordu, je me choppe un vertige carabiné et titube vers l'arrière comme une ivrogne.

              Reprends-toi, crétine. sympa tout ça  :rire:

              Je tourne sur moi-même ; un champ de ruines calcinées se dévoile à l'infini. Cela fait si longtemps que je ne suis pas venue… Ce plan a été abandonné par tous lorsqu'un autre niveau, mieux conçu, plus poétique et plus accueillant, a été créé. Cela fait des siècles à présent.  Le ciel s'embrase à l'est, tout au fond de la ville, injectant un arc-en-ciel de lueurs dans les nuages. La lumière du soleil éclate sur les façades aveugles des buildings bâtiments serait préférable pour éviter les répétitions, ricoche sur leurs squelettes, lance des éclats furieux comme des étoiles perdues.

              Un peu attendrie malgré moi – depuis combien de temps Adam n'avait-il pu libérer sa lumière ? –, je reprends vite contenance en étudiant le chemin qu'il me faudra parcourir. Ce niveau est devenu une poubelle innommable ; maintenant qu'il n'y a plus personne pour en prendre soin, les codes qui le régissent ont perdu leur sens, des pans de décors entiers tombent en miettes, s'affaissent et se déchirent. Après la splendeur high-tech, merveilleuse et colorée du niveau trois, je me retrouve un peu paumée dans cette mélasse informatique, telle un poulpe d'aquarium découvrant les fonds marins. ah ah xD  :rire:

              Ouaip, c'est bien des bas-fonds abyssaux dont il s'agit ici…

              Allez, c'est parti. Je demande un imperméable à mon interface ; replie les manches parce qu'évidemment il est trop grand pour moi – saleté de logiciel pourri – avant de remonter le col au maximum, jusqu'aux yeux. On ne sait pas ce qui peut traîner par ici. bha si, une fille complètement pommée AHDE

Bon bha c'est pas mal tout ça, il se passe pas grand chose par contre...dommage.
Allez je vais lire la suite  Ouf !

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MessageSujet: Re: Le jour où le soleil a fugué    Mar 30 Aoû - 23:36:08

Aller on s'y remet!
               Je me mets en marche, à grandes enjambées précautionneuses hein? ducoup elle fait de grandes enjambées mais avec précaution? ouhlalala! :p , yeux baissés au sol, louvoyant entre les débris de ruines et le goudron éclaté tel un diamant déchu. Sous mes pieds, bien loin en dessous de cette fausse terre, soutenant tout ce chaos, je vois des lignes et des lignes de codes brisés, défigurés, qui continuent à défiler de défiler non? pour l'éternité. Au dessus de moi, des pans de lettres et de mots s'écoulent sur la terre, pareils à une pluie étrange. Ce sont les restes des centaines de milliers de dialogues et des pensées qui ont existé ici, qui traversaient le réseau il y a longtemps. Quant aux choses, elles changent de place, s'éteignent et se rallument, telles des loupiotes en fin de vie ; je me fais avoir plusieurs fois, un caillou sur lequel je comptais poser le pied se délite avant de réapparaître deux mètres plus loin, me laissant me casser la figure allègrement. ah ah la manière dont c'est emmené  rire2

                 Et ben, on n'est pas sorti de l'auberge.

                 Des croassements concluent cette pensée philosophique j'ai pas compris  scratch  ; je relève les yeux pour voir passer une horde de corbeaux, hein, mais je croyais que tous les êtres vivants avaient été évacués du niveau un ? ah je vois affraid Ils tournoient en cercle au dessus de moi, je resserre les pans de mon imper. L'un vient se poser à deux pas… Il est énorme, réellement énorme, du bleu clignote dans son œil droit, quant à l'œil gauche, il est éteint ; des assemblages de chiffres lumineux s'exhibent sous les plumes de son aile, pareils à des ligaments à nu. Il claque son bec et je vois le vide à l'intérieur de lui ; il n'est rien, rien qu'une coquille vide qui continue de tourner et d'agir malgré tout, perdu dans le non-sens de ce monde codé.

                 Je demande du pain à mon interface. Bien entendu, cette conne m'envoie du fromage.  Je brise la pâte dure entre mes mains ; avant que je la lui ai lancée, l'oiseau est sur moi, rejoint par tous les autres dans une tempête de plumes, de lumières et de chiffres qui se déploie autour de moi, m'avale comme un gosier de vent et d'ébène.

                 Yeux fermés de peur de les crever, je bats des bras pour me libérer de leur étreinte griffue ; je passe au travers d'une ou deux ailes, ces animaux ne sont plus que des projections, des ombres décalquées sur l'ancien monde, qui continuent d'errer ici-bas. Puis je me remets en route d'un bond, mes semelles de bois sonnant sur les éclats d'acier et de goudron.
                 

                 Ils me suivent, j'en suis certaine ; j'entends battre leurs ailes détruites dans le vent brûlant et croasser leurs gosiers vides.

                 Alors que je me retourne pour m'en assurer, je vois les chemins de miettes tracés au sol.

                 Mes yeux se relèvent sur les oiseaux et remarquent leurs longues côtes blanches, qui brillent d'un éclat dur dans le soleil.

                 Nom d'un poulpe informatisé. OMG cette expression j'adore  :rire:

                 Ces satanés trucs n'ont rien mangé, tout leur est passé au travers.


Bon bha c'est cool m'enfin je te le répète, la technique d'Oupp ne fonctionne pas alors fais des textes un peu plus long stp :na:

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Eh, venez voir ce que j'écris :p
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