Encre Nocturne
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 Le jour où le soleil a fugué

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Rémige

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MessageSujet: Re: Le jour où le soleil a fugué    Jeu 1 Sep - 18:59

Bon eh bien j'aime toujours autant les images et tout (les rayons de soleil dans les buildings surtout), la façon de penser d'Eve, ses expressions... Angel
Il y a quelques p'tites choses que je ne comprends pas mais je pense que ça va s'éclairer par la suite ^^
Le passage avec les corbeaux m'a évoqué un passage du premier tome de Divergente Wink
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La Lapine Cornue
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MessageSujet: Re: Le jour où le soleil a fugué    Dim 11 Sep - 21:49

Merci à vous deux de me suivre encore cute


Hart :
Citation :
Les yeux fermés, je ferme encore les yeux
En fait c'est un clin d'oeil à une citation de je-sais-plus-qui (c'est précis hein), un poète surréaliste je crois, qui disait : "les yeux fermés, fermer encore les yeux. Et alors même les pierres deviennent vivantes." Et en fait, outre le côté poétique, je trouve que ça a un écho dans la réalité : quand tu fermes les paupières, pour accéder au noir complet faut les "fermer encore", enfin les serrer plus fort, ENFIN BREF et puis c'était surtout pour la citation. oui

Citation :
Mon regard grimpe le long des étages de la tour qui me surplombe. ouhla une tour apparaît comme ça en mode "yolooo" AHDE AHDE, peut ètre aurait-il fallu décrire un peu le paysage?
Hahaha ben justement c'est ce que je suis en train de faire, patatos. :-p

Citation :
des buildings bâtiments serait préférable pour éviter les répétitions,
C'est vrai scratch Mais bon il est dit qu'une fois dans le paragraphe au dessus, donc ça va quoi, c'est assez espacé quand même AHDE

Citation :
à grandes enjambées précautionneuses hein? ducoup elle fait de grandes enjambées mais avec précaution? ouhlalala! :p
Bah ouais genre elle fait des grands pas mais elle y va lentement AHDE Chépa ça t'arrive jamais toi ?

Citation :
Des croassements concluent cette pensée philosophique j'ai pas compris
La "pensée philosophique", c'est une périphrase ironique pour désigner son "Eh ben, on est pas sortis de l'auberge". Et les croassements viennent juste après ça AHDE


Merci pour ton commentaire Hart coeur



Rémige : haha merci c'est gentil à toi :corn: Hésite pas à me dire les trucs que tu comprends pas, si ça se trouve c'est juste que je m'y prends mal pour expliquer scratch (Ah oui je vois à quelle scène tu fais allusion :-p )



Bon ben la suite hein. AHDE (désolée Hart je garde le format épisodes, j'aime bien, ça fait moins peur pour les lecteurs potentiels AHDE Mais je vais en poster plusieurs à la fois, je te promets.)















 
           Ils sont toujours là.

           En fait, j'en suis presque soulagée.

           Maintenant, outre les corbeaux qui me cassent les oreilles, me suivent aussi une bande de chiens errants faméliques, un couple de renards carrément zombies et un mouton à la laine fluorescente qui clignote au milieu façon lampe de poche. Y'a aussi une tribu de chats qui filent derrière les tours, là-bas, en pensant que je ne les vois pas. Leurs yeux déréglés projettent des faisceaux lumineux sur des mètres et des mètres, allez ignorer un truc pareil !

           Bon, d'accord, je n'aurais peut-être pas dû leur donner à manger.

           N'empêche, je suis contente, sur toute cette smala, y'a au moins le mouton qui est capable de digérer des choses, lui. Enfin, je ne sais pas si son processus de digestion est encore d'actualité, mais au moins, il a gardé mes graines – j'avais demandé du foin… – dans son ventre. En revanche, tous les autres ont semé mes cadeaux derrière eux, tels des piñatas crevées.  

           C'est charmant, j'erre dans un monde charmant.

           Evacuation de tous les êtres vivants au niveau deux… Quelle bonne blague. En vérité, tout ce qu'on fait ces ingénieurs, c'est se barrer dans un meilleur niveau en laissant les animaux en plan. Eux, au moins, ne viennent pas se plaindre quand on les abandonne ; c'était plus facile d'en recréer d'autres, plus jolis, plus neufs et plus sympathiques.

           Ils sont tous coincés dans un état étrange, entre la vie et la mort, l'existence et la disparition, la réalité et le rêve, qui perdure depuis que les Administrateurs et les modérateurs ont cessé de s'occuper de leur niveau virtuel.

           A présent et depuis des siècles, il n'y a plus de règles naturelles – le mouton, surexcité après les graines, s'est jeté sur l'un des renards et l'a mangé. Le petit prédateur s'en tiré de son estomac en forant un passage sanglant entre les côtes, or l'ovin percé est visiblement en pleine forme. Plus de règles logiques – il ne cesse de perdre sa toison laineuse derrière lui, avant qu'elle ne réapparaisse sur son dos, tombe au sol à nouveau, réapparaisse encore, tombe et revienne dans un cycle qui n'en finit pas. Plus de lois universelles – l'un des plus hauts buildings de la métropole tournoie lentement à l'ouest, en apesanteur au dessus de ses copains.

           Et par-dessus tout ce bazar, l'éclat éblouissant du soleil, l'océan de lumière dorée qui nappe et lèche les moindres détails. Nous approchons d'Adam. Il a abandonné l'avatar qu'il se traîne depuis des décennies… Dans quel état vais-je le retrouver ?

           Ah, que les mignons petits chatons sont loin derrière nous…




           Nous restâmes longtemps enfermés dans le bunker ; si longtemps, à vrai dire, hors du monde et de ses folies, que nous apprîmes à façonner nos avatars entiers à notre bon vouloir. Cerfs, hiboux, humains, chimères rayonnantes de nos lumières respectives, nous pouvions tout, étions tout. Mais nous restions prisonniers.

           Nous attendions le jour où nous serions libérés. Sans savoir que, loin au dessus de nous, au dessus de ces caves et de ce sol virtuels, les ingénieurs humains nous avaient oubliés depuis bien longtemps. Et pour cause ! Un détail leur avait échappé : dans ce nouveau monde comme dans l'ancien, nous étions immortels, eux non.






Ceci est une phrase longue qui n'a d'autre but que d'élargir le fond blanc afin que vos mirettes ne se fatiguent pas jusqu'à l'usure, que dis-je, jusqu'à la dissolution ! (ça, vous devez le laisser, de toute manière on le verra pas, faites-moi confiance je vous dis !)

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Je sais ce que je suis. Et je sais ce que je ne suis pas.
:corn3:
Je suis un chaos de rêves et de couleurs,
je suis un Cerf divin chimérique,
je suis une lapine en chocolat aux larmes caramel.
Et toi, qui es-tu ?

Fais un pas vers moi, j'en ferai un vers toi. Et peut-être un jour serons-nous face à face...

***
Cap' d'aller lire ?

→ Venez fouiller dans mes écrits... Y'en a pour tous les goûts ! :corn2:

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La Lapine Cornue
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MessageSujet: Re: Le jour où le soleil a fugué    Dim 11 Sep - 21:51








 
               Alors nous y sommes restés, dans ce sous-terrain, nous y sommes restés plus d'un siècle, sans aucune notion du temps, sans nous douter que les ingénieurs étaient morts, que l'humanité s'était enfuie dans un nouveau plan virtuel plus folichon, et que désormais, c'étaient les modérateurs et les Administrateurs qui décidaient de la vie et de la mort.

               Et un jour, ceux-ci se sont rendus compte, au sein de leurs cervelles transformées en cartes informatiques, qu'au premier niveau, sous la terre dévastée, il y avait deux êtres appelés Adam et Êve, qui scintillaient d'une lueur étrange.

               Alors ils nous ont sortis de là – désormais, deux mots leur suffisaient pour ouvrir ou fermer toutes les portes du monde – et nous ont demandé qui nous étions. Et, éblouis par cette sortie brutale et par les couleurs criardes de ce monde fantaisiste, nous le leur avons dit.

               Les Administrateurs ne sont pas aussi bornés que leurs ancêtres. Ce sont des enfants du virtuel, des êtres conçus par ce nouveau monde et pour ce nouveau monde, qui n'ont plus grand-chose d'humain. Créateurs d'êtres mythiques, instigateurs d'autres niveaux emplis d'un bestiaire plus incroyable que nous, nos pouvoirs les laissaient de marbre. Ils nous ont laissé la liberté, avec pour condition la discrétion ultime. Le jour artificiel devait briller, la lune artificielle devait se lever. Nos lumières, nous devions nous les garder.

               Alors, saisis d'un horrible regret, nous avons laissé tomber nos corps de nuit et de soleil, nos motifs de lune et d'or, nos avatars si travaillés ; et nous avons refourgué nos pouvoirs à l'intérieur, nous les avons enfournés sous notre peau, dans notre gorge, entre nos côtes, au plus profond de notre corps, baignant nos cœurs de nos lumières cachées, si durement que nous en souffrîmes le martyre. Et lorsque nous en fûmes capables, nous partîmes nous terrer honteusement dans un coin du niveau trois.

               En deux siècles, nous avons été chats, renards, rapaces et passereaux, martres et belettes, homme et femme, tigres et dragons. Nous avons changé de plan, de vie, de corps, de métier un nombre incalculable de fois, au rythme de nos envies. Des envies bien pauvres puisqu'à l'intérieur, nos cœurs brûlaient de cette lumière retenue en vain.

               Et voilà qu'une nuit, paf, le soleil décide subitement qu'il en a marre, libère tout son éclat et se carapate à Tokyo1, illuminant les villes sur son passage.

               Si je ne le retrouve pas très vite et qu'il continue ses conneries en réveillant les gens à deux heures du matin, on va se retrouver murés dans un bunker, encore, coincés tous les deux pour une éternité, encore. Sauf que cette fois-ci, les Administrateurs étant immortels, il n'y aura personne pour nous oublier. Et personne pour nous faire sortir…

               Autre option, je lui tords le cou une bonne fois pour toutes, et il arrêtera enfin de faire chier. C'est toujours lui qui fout le bazar, mais apparemment, on me considère comme responsable de lui. Saperlotte.

               Broyant du noir, je continue d'avancer, escortée par mes spectres sur pattes qui n'ont visiblement pas l'intention de me lâcher.







Ceci est une phrase longue qui n'a d'autre but que d'élargir le fond blanc afin que vos mirettes ne se fatiguent pas jusqu'à l'usure, que dis-je, jusqu'à la dissolution ! (ça, vous devez le laisser, de toute manière on le verra pas, faites-moi confiance je vous dis !)

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Je sais ce que je suis. Et je sais ce que je ne suis pas.
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Je suis un chaos de rêves et de couleurs,
je suis un Cerf divin chimérique,
je suis une lapine en chocolat aux larmes caramel.
Et toi, qui es-tu ?

Fais un pas vers moi, j'en ferai un vers toi. Et peut-être un jour serons-nous face à face...

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Féminin Balance Messages : 4802
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MessageSujet: Re: Le jour où le soleil a fugué    Dim 11 Sep - 21:56

Tadaaaa ! Vous allez enfin rencontrer Adam coeur (et Hart pourra plus se plaindre que l'histoire n'avance pas AHDE )










 
                  La lumière devient vraiment puissante à présent, suffisamment pour passer au travers des buildings, les illuminer de l'intérieur, révéler mon squelette à travers ma peau et changer mes nouveaux amis en halos lumineux. Transpercer tous ces mensonges, transpercer ces illusions tissées de codes informatiques, tous ces artifices, tout ce faux qui m'entoure.

                  Qu'y a-t-il de vrai, ici-bas ? A part lui et moi ?

                  La Terre me manque, comme jamais. Mais je ne peux pas y retourner.

                  – Ben tu vois que tu arrives à comprendre.

                  La voix me fait sursauter, si fort que je glisse sur la traverse de métal et dois battre des bras pour réussir à me rétablir.

                  – Ça te fait marrer de me foutre des peurs bleues ? réponds-je d'une voix hargneuse.

                  J'y vois rien, rien du tout ; rien que de la lumière, partout, qui ruisselle sur moi, qui m'entoure, qui m'emporte.

                  – Arrête ça tout de suite, tu vas me brûler les yeux. Et lâche-moi la taille !

                  Il s'exécute à contrecœur et relâche son étreinte. Je rouvre les yeux, méfiante ; mais c'est bon, la lumière s'est un peu affaiblie. Je regarde autour de moi ; où sont passés mes amis dans cet océan étincelant ? Je n'y vois pas à deux mètres.

                  – T'inquiète, ils sont juste là. Ils te quittent pas du regard. Mais où est-ce que tu as déniché des morts-vivants pareils ?

                  Je ne le vois toujours pas, ce satané saligaud. Est-ce qu'il a seulement gardé un avatar ?

                  – Ici, rétorqué-je d'une voix aigre. Dans cette foutue poubelle qui était censée être évacuée. Ça fait des siècles qu'ils végètent ici.

                  – Comme nous, quoi.

                  Mes yeux se lèvent au ciel.

                  – Nous, on est libres d'aller où on veut, on peut faire absolument tout ce qu'on désire, dans tous les niveaux accessibles – et il y en a une vingtaine. Et toi, tu veux mettre fin à ça, visiblement.

                  – On est exactement comme eux, au contraire.

                  Ça y est, il en vient au fait. Le badinage n'aura pas duré longtemps.

                  – On est coincés, faits comme des rats. Regarde-nous. On n'est plus que des zombies. Des spectres qui se réincarnent ici et là pour faire semblant d'appartenir à ce monde, comme tous les autres. Mais la vérité, c'est qu'on détonne au milieu de tout ça. On n'est pas faits pour être là, ça fait des années qu'on aurait dû se tirer. On est les seuls vrais dans tout ce chaos. Les seuls à n'être pas seulement des algorithmes gérés par les superordinateurs.

                  La même réflexion que je me suis faite il y a quelques instants à peine. Mais elle est fausse. Nous ne devons pas nous laisser empoisonner ainsi.

                  – Garde ton venin. C'est faux. Tous ces êtres ne sont pas qu'une suite de 0 et de 1. Ils ont été scannés, comme nous. Ce sont des êtres vivants qui ont leur putain de libre-arbitre.

                  – Ah ouais ? Tu veux dire, des êtres vivants tels que ceux-ci ?

                  Un couinement perçant jaillit quelque part dans la lumière. Un chien squelettique virevolte, catapulté vers moi ; il s'écrase sur le goudron dans un hurlement. Puis se remet sur ses pattes d'un bond hargneux, se tient à mes côtés. Sur sa rétine défilent des boucles de chiffres ; une partie de son visage est manquante, comme rendue invisible. Il dénude ses crocs dégoulinants de bave et gronde vers la voix d'Adam, haletant, son échine pelée hérissée sur ses os. Des lettres et des symboles s'étalent sur sa peau dénudée, comme marqués au fer rouge. Son avatar tombe en ruines.

                  – Hé, qu'est-ce que tu as fait à ce pauvre toutou ? réponds-je, la rage au ventre. Tu l'as frappé ou je rêve ?

                  – C'est un programme informatique, espèce d'idiote. Comme tous ceux qui nous entourent depuis des décennies. Il n'est même pas capable de digérer un truc ni de mourir, et pourtant il existe. Tu l'as vu toi-même.

                  Cela fait des siècles que nous évitons soigneusement cette conversation. Trop tard pour s'en dépêtrer à présent.







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Yggdarsil
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MessageSujet: Re: Le jour où le soleil a fugué    Mar 20 Sep - 18:55

+1 abo

ah non, c'est pas ici qu'il faut dire ça, zut.
Euh, +1 lecteur.


Pour faire quelque chose de plus constructif : J'adore. Je ne trouve pas l'écriture profondément soignée, mais quand-même, en terme d'histoire, ça déchire sa mama mexicaine, sisi. Tu prétendais nous présenter un truc barré, mais quand même, je dois avouer que, encore une fois, c'est aussi prenant que touchant. Faut croire que plus c'est dafuk, plus quand on commence à poser des sérieuses, et bien ça émeut.
Donc si jamais t'as le temps de retravailler le style, histoire de lui donner la qualité du premier extrait (pas en effet de comique, mais niveau choix des verbes, grammaires, syntaxes, etc) fais-le, ça le fera passer de  :unjournormal: gère-sa-caramba :unjournormal: à  :Hola: :Hola: yé-joui-dé-bouneur :Hola: :Hola:

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Il est des gens qui sont là. Comme ça. En vrai. Et d'autres dont la présence est un mensonge. Une illusion. Efficace, quand elle trompe tout le monde. Ridicule, quand elle ne trompe que son porteur. -Lyonel Trouillot, Kannjawou

Proverbe Nocturnien : Wû Horör, wees qsüj gnü ubo wik s'wee kleesee kvieiir wâ krefüzâ d'wi kraork...

orgie de .-.
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#TextedeYgg
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MessageSujet: Re: Le jour où le soleil a fugué    Sam 24 Sep - 14:19

J'aime beaucoup l'idée de ce récit. Tu utilises de très belles images mais comme ça a été dit il y a de la maladroitesse ^^ rien de bien dérangeant mais ça empêche la fluidité dans la lecture. Sans quoi j'aime beaucoup :D

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Écrre et être lu, c'est se devoiler au reste du monde.
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MessageSujet: Re: Le jour où le soleil a fugué    Sam 24 Sep - 20:40

Waaaah bah dites donc, ça me fait très plaisir que ce truc vous plaise autant
Pour les maladresses, c'est pas étonnant vu comment il a été écrit. x)

Bon bah si c'est comme ça, je vais poster la suite hein :corn: (plus tard. AHDE)

Encore merciiii pour votre lecture et vos commentaires coeur

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MessageSujet: Re: Le jour où le soleil a fugué    Sam 24 Sep - 23:09

Bon bha demain ou début de semaine prochaine je te fais un commentaire détaillé promis Wink

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Hart, le cerf à chaussettes. Pour vous servir

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"Dis moi : je t'aime ! Hélas ! Rassure un cœur qui doute,
Dis-le moi ! Car souvent avec ce peu de mots
La bouche d'une femme a guéri bien des maux." VICTOR HUGO

Eh, venez voir ce que j'écris :p
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MessageSujet: Re: Le jour où le soleil a fugué    Dim 25 Sep - 17:12

Salisalut tout ça tout ça^^ c'est reparti pour un autre com détaillé, attention chaud devant! :D
 
           Ils sont toujours là.

           En fait, j'en suis presque soulagée.

           Maintenant, outre les corbeaux qui me cassent les oreilles, me suivent aussi une bande de chiens errants faméliques, un couple de renards carrément zombies et un mouton à la laine fluorescente qui clignote au milieu façon lampe de poche. Y'a aussi une tribu de chats qui filent derrière les tours, là-bas, en pensant que je ne les vois pas. Leurs yeux déréglés projettent des faisceaux lumineux sur des mètres et des mètres, allez ignorer un truc pareil !

           Bon, d'accord, je n'aurais peut-être pas dû leur donner à manger. on ressent la personnalité de l'auteur derrière cette anecdote :p
(je sais pas si c'est voulu)

           N'empêche, je suis contente, sur toute cette smala, y'a au moins le mouton qui est capable de digérer des choses, lui. Enfin, je ne sais pas si son processus de digestion est encore d'actualité, what? mais au moins, il a gardé mes graines – j'avais demandé du foin… – dans son ventre. En revanche, tous les autres ont semé mes cadeaux derrière eux, tels des piñatas crevées.  ah ah ah

           C'est charmant, j'erre dans un monde charmant. elle radote un peu celle là  sarcastic

           Evacuation de tous les êtres vivants au niveau deux… Quelle bonne blague. En vérité, tout ce qu'ont OMG Corne qui fait une faute d'ortho mais où va le monde? AHDE fait ces ingénieurs, c'est se barrer dans un meilleur niveau en laissant les animaux en plan. Eux, au moins, ne viennent pas se plaindre quand on les abandonne ; c'était plus facile d'en recréer d'autres, plus jolis, plus neufs et plus sympathiques.

           Ils sont tous coincés dans un état étrange, entre la vie et la mort, l'existence et la disparition, la réalité et le rêve, qui perdure depuis que les Administrateurs et les modérateurs ont cessé de s'occuper de leur niveau virtuel.

           A présent et depuis des siècles, il n'y a plus de règles naturelles – le mouton, surexcité après les graines, s'est jeté sur l'un des renards et l'a mangé. Le petit prédateur s'en est, eh oh on écrit pas quand on est fatigué  :hola: tiré de son estomac en forant un passage sanglant entre les côtes, or l'ovin percé est visiblement en pleine forme. Plus de règles logiques – il ne cesse de perdre sa toison laineuse derrière lui, avant qu'elle ne réapparaisse sur son dos, tombe au sol à nouveau, réapparaisse encore, tombe et revienne dans un cycle qui n'en finit pas. Plus de lois universelles – l'un des plus hauts buildings de la métropole tournoie lentement à l'ouest, en apesanteur au dessus de ses copains.

           Et par-dessus tout ce bazar, l'éclat éblouissant du soleil, l'océan de lumière dorée qui nappe et lèche les moindres détails. Nous approchons d'Adam. Il a abandonné l'avatar qu'il se traîne depuis des décennies… Dans quel état vais-je le retrouver ? OMG on va le voir, on va le voir?  cheers

           Ah, que les mignons petits chatons sont loin derrière nous…




           Nous restâmes longtemps enfermés dans le bunker ; si longtemps, à vrai dire, hors du monde et de ses folies, que nous apprîmes à façonner nos avatars entiers à notre bon vouloir. Cerfs évidemment les cerfs en first parce que le cerf est un big boss  oui , hiboux, humains, chimères rayonnantes de nos lumières respectives, nous pouvions tout, étions tout. Mais nous restions prisonniers.

           Nous attendions le jour où nous serions libérés. Sans savoir que, loin au dessus de nous, au dessus de ces caves et de ce sol virtuels, les ingénieurs humains nous avaient oubliés depuis bien longtemps. Et pour cause ! Un détail leur avait échappé : dans ce nouveau monde comme dans l'ancien, nous étions immortels, eux non.

Bon bha c'est plutôt cool tout ça, l'histoire n'avance pas d'un poil mais on s'ennuie pas^^ après tout que demande le peuple? AHDE
On en saura plus sur la suite (j'espère).

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Hart, le cerf à chaussettes. Pour vous servir

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Eh, venez voir ce que j'écris :p
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MessageSujet: Re: Le jour où le soleil a fugué    Dim 25 Sep - 17:29

Allez hop on enchaine, au pas d'course!
 
               Alors nous y sommes restés, dans ce sous-terrain, nous y sommes restés plus d'un siècle, sans aucune notion du temps, sans nous douter que les ingénieurs étaient morts, que l'humanité s'était enfuie dans un nouveau plan virtuel plus folichon, et que désormais, c'étaient les modérateurs et les Administrateurs qui décidaient de la vie et de la mort.

               Et un jour, ceux-ci se sont rendus compte, au sein de leurs cervelles WTF ils ont plusieurs cerveaux, c'est bon tu m'as traumatisé le miens AHDE transformées en cartes informatiques, qu'au premier niveau, sous la terre dévastée, il y avait deux êtres appelés Adam et Êve, qui scintillaient d'une lueur étrange.

               Alors ils nous ont sortis de là – désormais, deux mots leur suffisaient pour ouvrir ou fermer toutes les portes du monde – et nous ont demandé qui nous étions. Et, éblouis par cette sortie brutale et par les couleurs criardes de ce monde fantaisiste, nous le leur avons dit.

               Les Administrateurs ne sont pas aussi bornés que leurs ancêtres. Ce sont des enfants du virtuel, des êtres conçus par ce nouveau monde et pour ce nouveau monde, qui n'ont plus grand-chose d'humain bha du coup ils devraient ètre bornés au contraire, non?. Créateurs d'êtres mythiques, instigateurs d'autres niveaux emplis d'un bestiaire plus incroyable que nous, nos pouvoirs les laissaient de marbre. Ils nous ont laissé la liberté, avec pour condition la discrétion ultime. Le jour artificiel devait briller, la lune artificielle devait se lever. Nos lumières, nous devions nous les garder.

               Alors, saisis d'un horrible regret, nous avons laissé tomber nos corps de nuit et de soleil, nos motifs de lune et d'or, nos avatars si travaillés ; et nous avons refourgué nos pouvoirs à l'intérieur, nous les avons enfournés sous notre peau je comprend le fait que tu veuilles avoir un vocabulaire varié et original mais franchement, enfourner sous sa peau je suis pas certain que ça se dise  hum , dans notre gorge, entre nos côtes, au plus profond de notre corps, baignant nos cœurs de nos lumières cachées, si durement que nous en souffrîmes le martyre. Et lorsque nous en fûmes capables, nous partîmes nous terrer honteusement dans un coin du niveau trois.

               En deux siècles, nous avons été chats, renards, rapaces et passereaux, martres et belettes, homme et femme, tigres et dragons. Nous avons changé de plan, de vie, de corps, de métier un nombre incalculable de fois, au rythme de nos envies. Des envies bien pauvres puisqu'à l'intérieur, nos cœurs brûlaient de cette lumière retenue en vain.

               Et voilà qu'une nuit, paf, le soleil décide subitement qu'il en a marre, libère tout son éclat et se carapate à Tokyo1, illuminant les villes sur son passage. ça lui pique souvent au soleil de faire ça?  rire2

               Si je ne le retrouve pas très vite et qu'il continue ses conneries en réveillant les gens à deux heures du matin, on va se retrouver murés dans un bunker, encore, coincés tous les deux pour une éternité, encore. Sauf que cette fois-ci, les Administrateurs étant immortels, il n'y aura personne pour nous oublier. Et personne pour nous faire sortir…

               Autre option, je lui tords le cou une bonne fois pour toutes, et il arrêtera enfin de faire chier. oui et puis ça fera un peu d'action xD C'est toujours lui qui fout le bazar, mais apparemment, on me considère comme responsable de lui. Saperlotte. zut

               Broyant du noir, je continue d'avancer, escortée par mes spectres sur pattes qui n'ont visiblement pas l'intention de me lâcher.

Ma foi, ça se dessine petit à petit, j'espère qu'une fois que tu nous auras tout raconté à propos du passé du protagoniste on pourra enfin passer à l'action, rencontrer Adam et tout. Sinon j'ai mis pas mal de rouge mais c'est pas méchant, c'est juste que comme beaucoup d'auteurs ici, je t'évalue de manière un peu plus dure car tu nous as habitué à mieux, mais c'est pas mal quand même.

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"Dis moi : je t'aime ! Hélas ! Rassure un cœur qui doute,
Dis-le moi ! Car souvent avec ce peu de mots
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MessageSujet: Re: Le jour où le soleil a fugué    Dim 25 Sep - 17:35

Bon bha pour la suite j'ai pas grand chose à dire mis à part que enfin, ça y est après je sais pas combien de pages ADAM APPARAIT MOTHA FUCKA!! C'est cool, j'espère qu'on va en apprendre un peu plus maintenant et que ça va démarrer sérieusement, y'a du potentiel dans cette histoire, bon courage pour la suite! :)

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MessageSujet: Re: Le jour où le soleil a fugué    Lun 3 Oct - 20:41

Hehe merci bien Hart ! :la:


La suiiiiite ! (on approche de la fin mes cocos AHDE )











 
              Cela fait des siècles que nous évitons soigneusement cette conversation. Trop tard pour s'en dépêtrer à présent.

              – Un programme informatique qui vit et qui souffre. La prochaine fois que tu touches à un de ces animaux, je t'étrangle de mes mains. Les ingénieurs leur ont suffisamment fait de mal comme ça.

              – Tu m'étrangles de tes mains ? persifle-t-il. Alors viens. Je t'attends.

              Les lumières tourbillonnent, m'éblouissent, me font perdre le nord et gagner le vertige ; je titube, vacillante, main plaquée sur mes yeux. Je me rattrape au chien, l'autre main posée sur son épaule chaude. Lorsqu'enfin le soleil reflue et que je rouvre les yeux, Adam se tient devant nous.

              Les larmes me viennent aux yeux lorsque je reconnais son avatar d'il y a deux siècles, lorsque, victorieux et avides de liberté, nous avons enfin été sortis de notre prison. Un cerf magnifique, réellement énorme, à l'encolure voilée de couleurs, aux pattes cernées de braises et aux bois tressés de rayons. Il dégage une telle lumière que le chien à mes côtés ne parvient pas à ouvrir les yeux et reste là à grogner, aveugle. Les yeux d'Adam, de ciel et de nuages, saphirs taillés en amande, se posent sur moi.

              – Alors ? Tu viens m'étrangler ?

              – Arrête ça tout de suite. Tu m'auras pas avec ta foutue nostalgie. Tu n'as pas ta place dans ce monde sous cette forme.

              Un éclair larde l'orage de ses iris.

              – Je n'ai pas de place dans ce monde tout court. Ma lumière n'y a pas place. Les hommes l'ont remplacée en pensant que je pouvais tout de même y vivre. Mais je suis ma lumière, tu es ton obscurité. Regarde-toi. Déguisée en humaine ridicule, une espèce de petite bestiole pâle au cheveu noir. Tu as perdu tout ce qui faisait de toi un astre divin. Tu ne ressembles plus à rien. A rien !

              Une étincelle de colère jaillit entre mes côtes, enflamme mon cœur, embrase tout mon corps jusqu'à ma gorge. Très bien. Puisqu'il a décidé d'étaler les choses qui fâchent, ce salaud va payer une bonne fois pour toutes…
             
              En un frisson si énorme qu'il paraît déchirer ma peau, je ferme les yeux et ferme encore les yeux, et alors, dans le noir absolu de ma tête, j'extirpe mon pouvoir de sa coquille de chair, je le tords, le brutalise, le libère.

              Lorsque je me redresse sur mes huit nouvelles pattes, une corolle de ténèbres se déploie autour de mon cou, ma peau scintille de l'éclat de la Lune, une galaxie d'étoiles parsème mon front et de lourdes écailles soulignent mes yeux pâles.

              – Ouh, impressionnant, apprécie-t-il en hochant la tête. La chimère nocturne, hein ! Tu avais passé des jours et des jours à la créer, un détail après l'autre.

              Il fait une pause et plisse ses yeux, arrondissant son long cou teinté d'arc-en-ciel.

              – C'est fou comme ça revient vite. Et surtout… c'est fou comme ça fait du bien, hein ?
             
              Nom d'un poulpe informatisé. Je suis tombée dans son piège.
             
              – Des décennies à se planquer dans des peaux de belettes puantes, dans des squelettes d'humains… continue-t-il avec un calme dangereux.

              – Ça ne sert à rien, ce que tu fais, dis-je avec méchanceté. C'est vain. Et toi, tu es dérisoire. Tu ne pourras jamais garder ta lumière. Ils te mureront avant.

              Il a un sourire vicieux.

              – Alors je brillerai sous terre. Quel plaisir de me retrouver encore en ta compagnie pour l'éternité…

              Je bondis à la gorge de ce salaud, il titube, je referme mes lourdes mâchoires sur sa jugulaire, plante mes serres comme des grappins dans son poitrail solide. Il se débat, enchaîne les sauts de lièvres dans un fracas de sabots d'or, mais je tiendrai bon. Mon aura de ténèbres commence doucement à gangréner sa peau dorée, sa peau que je connais si bien, étendant des filaments obscurs le long de son cou, le long de ses côtes ; j'enfonce plus encore mes griffes à l'intérieur de lui, et la noirceur glacée s'insinue vers son cœur.

              – Je te tuerai avant, murmuré-je à son oreille douce, mâchoires contractées.








Ceci est une phrase longue qui n'a d'autre but que d'élargir le fond blanc afin que vos mirettes ne se fatiguent pas jusqu'à l'usure, que dis-je, jusqu'à la dissolution ! (ça, vous devez le laisser, de toute manière on le verra pas, faites-moi confiance je vous dis !)

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Je sais ce que je suis. Et je sais ce que je ne suis pas.
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Je suis un chaos de rêves et de couleurs,
je suis un Cerf divin chimérique,
je suis une lapine en chocolat aux larmes caramel.
Et toi, qui es-tu ?

Fais un pas vers moi, j'en ferai un vers toi. Et peut-être un jour serons-nous face à face...

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MessageSujet: Re: Le jour où le soleil a fugué    Lun 3 Oct - 20:45

Eeeet deuxième épisode de la suite à la suite de la suite AHDE












 
               Il lâche tout son lest lumineux et je lâche prise, yeux brûlés et nez calciné ; je me tords sur le sol tandis qu'il change de forme. Lorsque je me régénère, c'est un aigle immense qui se penche au dessus de moi.

               – T'aurais pas oublié quelque chose, comme, je ne sais pas, le fait que je sois immortel ?

               – Toujours des avatars géants, maugrée-je en le repoussant d'une patte et en me remettant debout d'un bond. Tu ne t'es jamais pris pour de la merde, hein.

               Son bec d'acier accroche un éclat de lumière ; je fais un saut en arrière juste à temps pour éviter d'avoir l'œil crevé. Il pousse un mugissement contrarié. Puis, ses ailes de flammes étendues en voiles ardents, il me tourne autour tel un coq de combat.

               – Je ne suis pas de la merde. Je suis l'astre solaire. On m'a vénéré pendant des milliers d'années, et aujourd'hui ces insectes m'ont réduit à leur image. Cette torture dure depuis trop longtemps, Lune. Si longtemps que toi-même tu m'appelles Adam, alors que je crèverai de honte plutôt que t'appeler Êve.

               La fureur me monte d'un seul coup à la tête. Il va payer.

               – Alors crève ! je beugle, crocs dégoulinants de salive et crinière de nuit déployée au maximum. Crève, vas-y ! Disparais ! Tu ne sais pas comme j'attends ce moment depuis des siècles. Tout a toujours été de ta faute ! Tout ! Tu n'es que caprices et destruction, tu brûlais les gens et les plantes quand j'orchestrais les marées et faisais pousser les légumes ! Et le pire dans tout ça, c'est que tu t'en moques. La mort n'est rien pour toi, alors du haut de ton petit trône cynique, tu n'es bon qu'à t'apitoyer sur ton sort et à louer ta gloire de divin déchu ! Alors que tu as sous les yeux des êtres, des vrais, qui crèvent chaque jour de vivre dans ce monde, bien plus que toi, et tout ce que tu trouves à faire, c'est les traiter d'algorithmes et les fouler aux pieds.

               Il ne dit rien, fait claquer son bec. Le chien, couché près de moi, halète doucement en me regardant. Le calme de ses yeux me pousse à en finir.

               – Eux tentent juste de survivre. Le seul algorithme, ici, c'est toi ! Toi qui te moques du monde et espères un traitement de faveur. Mais tu ne le mérites pas. Tous tentent de vivre cahin-caha, fut-ce virtuellement, depuis que la Terre a brûlé, et elle a brûlé par ta faute !

               Le cœur battant prêt à exploser, les yeux agrandis devant cette pensée qui me heurte enfin, qui me saute au nez depuis tout ce temps, je finis de lui cracher ses quatre vérités à la gueule :

               – Oui, tu ne peux t'en prendre qu'à toi-même si tu te retrouves ici ! Si tu te languis autant de la Terre mère et de ton bout d'espace, tu n'as qu'à y retourner, vas-y ! (Une joie mauvaise prend le pas sur ma colère.) Mais je te préviens, étant donné que tu n'as pas l'air au courant. Ton monde chéri a brûlé, brûlé entièrement, ce n'est plus qu'un tas de cendres et de squelettes, et on se demande à cause de qui.

               Il ne dit toujours rien. Je crache au sol, ébroue ma peau de lune et mes plumes de nuit, puis redresse ma gueule hérissée de croissants lunaires vers lui.

               – Alors maintenant, plutôt qu'enchaîner les catastrophes en te complaisant dans ton orgueil, fais la part des choses et dis-toi, oui, dis-toi que si tu te retrouves là, c'est qu'il y a une raison. Et dis-toi aussi que celle qui te chaperonne depuis si longtemps, la gentille petite lune qui ne dit jamais rien, elle en a marre de tes saloperies et marre de morfler pour tes beaux yeux.

               Le silence, enfin. Je referme les mâchoires, avale ma salive, respire profondément. Tente de calmer mes poumons qui pompent, pompent sans comprendre que c'est fini.

               Je fixe l'aigle. Il me fixe.

               Silence.
               Je fais claquer mes mâchoires. Quelques secondes passent.





Ceci est une phrase longue qui n'a d'autre but que d'élargir le fond blanc afin que vos mirettes ne se fatiguent pas jusqu'à l'usure, que dis-je, jusqu'à la dissolution ! (ça, vous devez le laisser, de toute manière on le verra pas, faites-moi confiance je vous dis !)

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MessageSujet: Re: Le jour où le soleil a fugué    Sam 5 Nov - 15:58

Ah mais oui, c'est vrai que je suis en retard sur tes textes. .o.
Tu as de la chance, je vais te faire un joli commentaire détaillé. Bon par contre faut pas déconner, tu poste en plusieurs fois, je commente en plusieurs fois.

Cornedor a écrit:

   

   
Série Toi Adam et moi Êve




   
Le jour où le soleil a fugué




Et après maintes et maintes années, les squelettes et les chiffres redevinrent cœurs, chairs et pelages dans les bras de la lune.
L'acier et la cendre devinrent glaise dans les bras du soleil.
La lumière fut, et un nouveau monde naquit avec elle.
   

   

           



                  Nom d'un calamar informatisé, mais c'est que ce bougre de crétin s'est bel et bien enfui. Volatilisé, même.

                  Et paf. (ça fait des chocapics)

                  La veille, tout allait bien dans notre gentil petit monde numérique, le jour artificiel se couchait avec candeur, la fausse lune se levait, accompagnée de son semis de fausses étoiles, pareilles à des diamants dans le faux bleu du faux ciel. (Joliment écrit)

                  Sauf que pendant la nuit, mon vieux copain a subitement décidé de se barrer, résultat, on s'est retrouvés en pleine lumière à deux heures du matin. Génial comme réveil surprise. Et monsieur s'est carapaté vers l'est – on ne se refait pas – en trimballant derrière lui tout son éclat céleste. Même moi, ça m'a réveillée, cette énorme lueur gambadant allègrement au loin, derrière la fenêtre ; et pourtant, à titre d'exemple, une éruption volcanique laisse ordinairement mon sommeil de marbre. (Ce qui a été prouvé à maintes reprises.)

                  Ni une ni deux, les modérateurs mondiaux m'ont vertement tancée – comme si j'étais responsable – et sommée de le rattraper à tout prix. Mort ou vif, je cite.

                  Haha, ils sont rigolos, eux. Mort ou vif. Je risque pas de le tuer, étant donné que nous sommes immortels (Pas très jolie comme manière de le dire, je sais que tu peux faire mieux Carmichou). Ils ont bien essayé de nous détruire, eux, hein. Ouaip, il y a quelques siècles, quand ils ont recréé un monde "meilleur" en numérisant entièrement l'ancien, en scannant les moindres êtres vivants, de votre grand-père à tous les pissenlits du monde, pour les transformer en données assimilables, ben ils ont eu un problème quand ils ont voulu se frotter à nous.
                 
                  Le truc, c'est que ça faisait des milliers d'années, que dis-je, des milliards d'années qu'on veillait sur tout ça, nous, sur ce gros fatras qu'on appelle pompeusement la Terre. Comme si c'était plus qu'un gros tas de cailloux avec des bactéries qui bouffent tout ce qui traîne (Mon âme de biologiste est outrée devant tant de mauvaise foi) – mais passons. (Ok, y'avait aussi des guignols qui faisaient joujou avec des bombes nucléaires. Enfin quoi, vous aviez passé l'âge, quand même, non ?) Donc, si vous voulez, on est un peu des vieux de la vieille, lui et moi.

                  Du coup, quand les futurs Administrateurs se sont penchés sur le cycle quotidien qu'ils allaient devoir recréer, dans leur super nouveau monde exempt de "vrais" problèmes, ils se sont dits qu'ils allaient suivre leur propre logique et nous scanner nous aussi. Après tout, qu'est-ce qu'on était, nous deux, à leurs yeux ? Un caillou blafard en suspension, et une grosse bouboule de feu qui s'amusait depuis quelques années à cramer toutes leurs terres arables, leur rendant la vie impossible.



Ils nous ont donc numérisés, ces grands pontes de l'informatique ; ils nous ont donné deux beaux avatars virtuels, les mêmes que dans l'ancien monde, histoire de ne pas trop dépayser les gens. Et ils se sont dits qu'on allait faire le même job que quand on flottait gentiment dans l'espace.

Le truc, c'est que recréer une gigantesque boule de lave (Mon âme de scientifique entre en combustion spontanée) – fut-elle virtuelle – n'est pas chose aisée, et que mon vieux pote a recommencé à cramer allègrement les plantes, les cultures, les terres, les animaux et les gens. Moi, je ne posais pas trop de problèmes – je sers juste à faire joli, dirons-nous (idem) – mais lui, c'était une autre histoire, bien sûr, alors ils s'en sont mordu les doigts. A quoi bon recréer un monde, un monde "parfait et sans problèmes", si c'était pour retrouver les mêmes désastres que sur Terre ? C'était même pire, à vrai dire. Je ne sais pas ce qu'ils ont foutu avec leurs calculs de distances, mais en trois jours, tout leur joyeux nouveau monde souffrait le martyre.

Alors, face à une telle catastrophe, face aux peuples qui se battaient bec et ongles pour fuir ce miracle mensonger (Joli), pour retourner sur leur bonne vieille planète usée jusqu'à la corde, ils ont tout bonnement décidé de nous foutre à la poubelle et d'orchestrer le jour et la nuit par des algorithmes et des lignes de codes, bien plus simples à gérer.

Mais, comme vous pouvez vous l'imaginer, on ne détruit pas le Soleil et la Lune aussi facilement.

Ils nous avaient virtualisés, oh oui, ils nous avaient enracinés dans des avatars, de bêtes conceptions 3D faites de chiffres et de lettres, d'équations informatiques qui s'étalaient sur des centaines de lignes, bref, des petits codes gentillets qui, pensaient-ils, pouvaient être supprimés d'un clic.

Et bah non.

Nous, on est restés là.
   


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La suite du commentaire au prochain épisode !
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MessageSujet: Re: Le jour où le soleil a fugué    Sam 5 Nov - 16:01

Coucou Tiun ! :-p C'est sûr que si tu le prends au sérieux, ton âme de scientifique va s'auto-détruire AHDE

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MessageSujet: Re: Le jour où le soleil a fugué    

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