Encre Nocturne
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 Le jour où le soleil a fugué

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Nain Fougère
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MessageSujet: Re: Le jour où le soleil a fugué    Sam 5 Nov - 16:59

C'est sympa ça (je sais, c'est pas l'avis le plus constructif du monde, mais vue qu'il y a déjà des gens qui ont fait une critique constructive et que j'ai la flemme de réchéflir, voilà -w-) !

A quand la suite ? .o.

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~L'Étrange Nain Fougère~
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La Lapine Cornue
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MessageSujet: Re: Le jour où le soleil a fugué    Sam 5 Nov - 19:35

BON BEN LA VOILA LA SUITE HEIN AHDE AHDE

(et merci pour les coms :la: )












 
          Silence.

          Je fais claquer mes mâchoires. Quelques secondes passent.

          Il finit par faire claquer son bec. Singerie habituelle qui signifie, depuis des lustres à présent, qu'il me suit et que nous resterons ensemble, encore.

          Un tel soulagement déferle sur mon cœur que je me vacille, mal plantée sur mes pattes tremblantes.

          Je n'ai jamais eu aussi peur de ma vie.

          J'ai bien cru que ce crétin allait disparaître. Comme ça, pouf. Et retourner bousiller la Terre. Il en est capable, j'en suis certaine. Il saurait y arriver, poussé par la honte et la rage.

          Et moi, je me serais retrouvée toute seule dans Tokyo1, avec mes chiens et mes renards zombies. Toute seule dans le monde virtuel. Comment continuer alors ?

          J'ai besoin de lui, tellement besoin de lui, mais il ne doit jamais le savoir.

          – Je voulais juste rester ici avec toi, dit-il finalement d'une voix étrange.
          – Hein ?

          Mais qu'est-ce qu'il raconte, ce zozo ?
          – A Tokyo1 ?

          Il s'ébroue, se change en grand renard d'or et je retrouve soudain mon vieux pote inconséquent.
          – Bien sûr que non, idiote, dans le niveau un.
          – Mais pourquoi ? Il n'y a que des trucs abandonnés, de nos jours.
          – Justement. J'aurais pu briller sur tout ça, faire renaître le jour et la nuit. Et la vie y serait revenue. Peut-être.

          Une remarque cynique me mort la langue, mais je me retiens en croisant ses yeux tristes.
          – Je ne suis pas bon qu'à faire mourir, tu le sais.
          – Oui, oui, je sais, je sais, maugrée-je en balayant son chagrin d'une patte ronde couverte d'écailles – il me met toujours mal à l'aise quand il est comme ça, ce qui tombe bien, cela arrive seulement une ou deux fois par million d'années. Mais les Administrateurs ne te laisseront pas faire.
          – Pourquoi ? Ici, je ne les dérange pas. Je ne brûlerai rien.
          Il me fixe de ses grands yeux bleus chargés d'espoir.
          – Arrête de me regarder comme ça, j'arrive pas à réfléchir, grommelé-je.

          Le chien se redresse, vient renifler mon armure de fils d'araignée et de pierres de lune.
          – Salut, mon toutou. (Un silence.) Mais justement, y'a plus rien à brûler, dis-je à Adam. Y'a que des ruines ici. Et ce niveau est d'un système trop antique pour être reconstruit aujourd'hui. Ça ne servirait à rien d'y remettre les cycles solaires… Plutôt que le réintégrer, ils préfèreront en créer d'autres, comme ils le font déjà. Dis donc, tu voudrais pas faire le jour et la nuit dans un de leurs nouveaux plans virtuels ?  

          Il grimace.
          – Hors de question. Je ne leur lécherai plus les bottes. Qu'ils se débrouillent dans leurs niveaux high-tech, bientôt leurs greffes et leurs bidules brilleront tellement qu'ils n'auront plus besoin d'autre lumière.

          Héhéhé. Je retrouve mon Soleil. On va peut-être bien pouvoir aboutir à quelque chose, finalement.

          – Je veux juste laisser ma lumière libre et arrêter de singer les mortels. Peut importe qu'il y ait des gens pour en profiter. Toi aussi, tu es mieux ainsi, pas vrai ?

          Il se dandine sur son derrière de renard, puis tapote ma tête léonine avec sa patte dans une attitude si ridicule que je ne peux m'empêcher de sourire.

          Que voulez-vous. Il est mignon, quand il n'est pas en train de faire cramer des trucs ou de me courir après pour m'embrasser.

          – Laisse-moi deux secondes pour en parler aux modérateurs.
          – Moi aussi, je peux leur parler.
          – C'est pour ça que t'as attendu que je sois là ? Tu es nul en diplomatie. Et t'as horreur de faire le sale boulot. Allez chut, je les appelle.

          Je ferme les yeux, les ferme une deuxième fois jusqu'à atteindre le noir complet. Puis, après plusieurs secondes de réflexion intense pour cerner les mots à employer, je transmets ma requête au serveur informatique.
          – La réponse ne devrait pas tarder. Je suis classée parmi les correspondants les plus urgents.

          Il me considère avec des yeux ronds. Toute la tension s'est envolée entre nous ; après les deux dieux furieux sur le point de s'étriper, il ne reste plus qu'un renard d'or et une grosse bestiole pétrie de lune et de nuit.

          – Tu es dans leurs petits papiers ?
          – Ah, ça t'étonne, hein ! Figure-toi que je veille sur toi depuis des lustres, mine de rien. Ce sont eux qui ont voulu me classer aussi haut. Ainsi, au moindre problème, ils auraient eu vent de tes faits et gestes.

          Son regard se fait ombrageux.
          – Y'en a jamais eu, des problèmes.

          Je lui souris.
          – Jusqu'à aujourd'hui, non.

          Un tintement retentit sous mon crâne et des lettres fluorescentes défilent sur ma rétine.

          Je ne dis rien, mais je sais, au plus profond de moi, que nous allons gentiment devoir retourner dans nos peaux d'humains. Et mon cœur s'emballe et s'emplit de terreur à la pensée d'un nouveau combat titanesque et de menaces de mort jetées entre nous deux telles des poignards. Adam mourra plutôt que de retourner dans le corps… d'Adam. Cela fait trop longtemps qu'il contient sa fureur.








Ceci est une phrase longue qui n'a d'autre but que d'élargir le fond blanc afin que vos mirettes ne se fatiguent pas jusqu'à l'usure, que dis-je, jusqu'à la dissolution ! (ça, vous devez le laisser, de toute manière on le verra pas, faites-moi confiance je vous dis !)

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Je sais ce que je suis. Et je sais ce que je ne suis pas.
:corn3:
Je suis un chaos de rêves et de couleurs,
je suis un Cerf divin chimérique,
je suis une lapine en chocolat aux larmes caramel.
Et toi, qui es-tu ?

Fais un pas vers moi, j'en ferai un vers toi. Et peut-être un jour serons-nous face à face...

***
Cap' d'aller lire ?

→ Venez fouiller dans mes écrits... Y'en a pour tous les goûts ! :corn2:

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La Lapine Cornue
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MessageSujet: Re: Le jour où le soleil a fugué    Jeu 13 Avr - 16:09

OH TIENS.

Une histoire dont je n'ai jamais posté la fin :défi: :défi:

Même si ça n'a semblé déranger personne, moi ça me dérange Vent















 

          Il y a un soudain un silence, un trou noir qui avale mes pensées.
          Je cligne des paupières, éberluée, mais les mots restent affichés là, bien réels.
          – Et bien… Prépare-toi à rayonner sur ces jolies ruines, mon coco.
          Son long museau fin frémit devant cette perspective.
          – Sérieusement ? Ils sont d'accord ?
          Jamais je n'aurais pensé que ces grands dadais d'Administrateurs obéiraient à une logique aussi évidente. Les humains aiment s'embrouiller la tête et le cœur de toutes sortes de choses. Et surtout de chiffres.
          – Plus que d'accord. Ils sont bien contents d'être débarrassés de nous. Une seule condition : ne jamais remettre les pieds dans les autres niveaux. Auquel cas, ils le sauront, étant donné qu'ils ont toutes les cartes interactives implantées dans le cerveau.
          Un sourire dentu éclaire la gueule de mon acolyte.
          – Non, allez. Sérieusement ?
          – Mais oui, puisque je te le dis, soupiré-je théâtralement, le cœur débordant d'amour face à son bonheur enfantin.  
          Silence.
          Il me regarde.
          Je le regarde.
          Un vent d'espoir, chargé de lumière, me gonfle doucement la poitrine, fait battre et s'envoler mon cœur dans des brassées de papillons.
          Ouais je sais. C'est niais. Et alors !
          Le chien s'ébroue à mon côté droit, faisant miroiter les codes incrustés en lui.

          Prise d'une soudain impulsion, je me penche vers lui, pose une patte sur son pelage pelé et ferme les yeux. Ferme les yeux encore. Et quand je ne vois plus que le noir et les codes qui scintillent partout, qui sous-tendent ce monde et tous ces êtres, j'inspire et commence à les tordre.

          Vous savez, je n'y connais rien, moi, à tous ces chiffres, à ces programmes qui défilent autour de moi, en moi, qui déterminent ma place dans ce monde et le destin de ces chiens – lorsqu'ils en avaient encore un. Je ne suis pas une savante. Je suis une observatrice, le genre qui regardait bêtement les éclats de lumière danser sur les océans, lorsque j'étais encore là-haut, un gros caillou pendu à un fil d'araignée. Je ne connais pas l'informatique. Mais je connais le pelage rêche et hirsute des canidés, leur haleine fétide, leurs pattes fines et nerveuses, leurs muscles durs et leurs yeux doux et ambrés.

          Alors, forte d'un savoir qui n'est en rien celui des hommes, je commence à distordre, couper et reformer les lignes de symboles, à les retendre comme des écheveaux magiques, comme une architecture lumineuse ; et comme lorsque je m'inventais de nouveaux avatars, je brasse, je pétris tant les données chiffrées que désormais ce sont elles qui épousent les corps, non plus les corps qui suivent leurs directives implacables.

                    Et lorsque je rouvre une paupière timide, un doux pelage brun couvre le chien, ses iris n'ont plus rien de robotique et l'autre moitié de sa tête a repris sa place. Une longue langue rose traîne hors de sa gueule, qui semble sourire de contentement.

          Adam me considère, bouche bée.
          – Comment tu fais ça ?
          – Je sais pas, dis-je presque aussi surprise que lui. Comme j'ai l'habitude de le faire pour moi.
          – Mais ça marche pas, sur les autres. J'ai déjà essayé.
          – Tu as déjà essayé ?
          – Oui, une ou deux fois, sur toi. Pendant ton sommeil. Je voulais te changer en un truc rigolo.

          Décrire mon expression blasée serait au dessus de mes forces, et bien loin de la réalité. Dire qu'il était si malheureux pendant toutes ces années… Il faut bien une cervelle comme la sienne pour conjuguer aussi facilement la dépression et les envies de blagues idiotes.
          – C'est toi le truc rigolo, espèce de crétin.

          Il me considère. Un instant transparaît une grande douceur, une grande tendresse dans son expression. Si fortes que je manque m'étouffer avec. Fort heureusement, deux secondes plus tard, il redevient lui-même. Il veut dire quelque chose mais je lui coupe l'herbe sous le pied :

          – Allez, dépêche-toi, satané Soleil. Tu es déjà en retard sur ta course du jour.

          Adam a un énorme sourire bien trop grand pour sa petite bouille de renard. Puis un long frisson doré prend possession de lui ; je plisse les yeux face à la soudaine débauche de lumières. Un feu d'artifices plus tard, le grand cerf de braises et de rayons est de retour. Plus divin que jamais. Le cœur empli de joie jusqu'à ras-bord, je m'apprête à lui souhaiter bon voyage, lorsqu'un détail me saute aux yeux.

          – Attends ! T'en vas pas. Attends un peu. Ça veut dire qu'on ne pourra plus se voir ?
          Ben oui, parce que le Bambi, s'il doit gambader toute la journée pour faire le tour de la Terre puis revenir à son point de départ et recommencer… Et moi le suivre à des centaines de kilomètres de distance… Pendant des jours, et des jours, et des jours… Et ceci pour l'éternité.

          Il a une hésitation. Moi, j'ai un coup au cœur.
          – Tu sais, ça fait un p'tit bout de temps qu'on se tient compagnie, mais avant, on se jetait des regards à des années lumières de distance, sans pouvoir s'approcher. Et ça a duré des milliards d'années.
          – Oui, mais…
          Bon sang. J'avais oublié ce détail. Ça ne fait que quelques siècles que je peux me blottir contre lui tous les soirs et profiter de sa chaleur douce. Nom d'un poulpe informatisé… Impossible. Plutôt mourir que de m'en passer à présent.
          Un grand éclat de rire éclate soudain dans le silence : je sursaute durement et fais claquer mes mâchoires tout près de sa gorge.
          – Qu'est-ce qu'il y a de drôle ?
          – Tu es tombée dans le panneau, dit-il, ses yeux scintillant de plaisir. Espèce d'andouille, va. La Terre était ronde, les niveaux virtuels ne le sont pas. T'as oublié que ce sont de grosses crêpes sans aucun décalage horaire, où tout le monde se lève en même temps et se couche en même temps. Et puis même, ici, il n'y a personne. Qui veux-tu que ça dérange ?
          Bon sang, mais quelle idiote ! Un tel soulagement déferle en moi que mes pattes se mettent à trembler.
          – T'as raison. Je suis débile.

                    Le chien, qui avait disparu dans les miasmes de lumière, refait son entrée suivi de la meute déglinguée, du couple de renards et du fameux mouton-lampe-de-poche. Mon corbeau-piñata se pose lourdement sur mon épaule et me fixe de son œil crevé. Je considère la petite famille en décomposition, me gratte le menton d'une griffe.
          – Voilà, toi tu vas te rendre utile de ton côté, quant à moi, quand je ne serai pas en train de touiller les ténèbres façon marmite de sorcière, je retaperai les chiens errants.
          – Et les moutons clignotants.
          – Oui, oui.
          – Et j'ai vu une nuée de chauve-souris transparentes, aussi.
          – Ouais.
          – Et les chats aux yeux projecteurs, là.
          – Oui…
          – Et n'oublie pas les renards zombifiés.
          Je lève les yeux au ciel.
          – Ma foi, je ne sais pas. Ceux-là m'ont tout l'air d'être une espèce endémique.















F i n .




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Et toi, qui es-tu ?

Fais un pas vers moi, j'en ferai un vers toi. Et peut-être un jour serons-nous face à face...

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MessageSujet: Re: Le jour où le soleil a fugué    

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