Encre Nocturne
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 CC n°24 - musique

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MessageSujet: CC n°24 - musique   Mer 31 Aoû - 21:30

Coucouuu !! C'est le CC !

Je voudrais m'excuser pour avoir hésité sur l'heure, mon organisation était douteuse. On commence donc bien à 21h30, et pour m'excuser auprès de vous, voici une photo de chat trop mignon.
Mes plus plates excuses !

Non, non c'est pas ça le sujet du CC, ne me lapidez pas.
Voilàààà... le sujet d'aujourd'hui !! Wiiiiiiii

J'espère qu'il vous plaira. Vous avez une heure, bonne chance à tous !
Je clos le sujet à 22h30... Si je trouve comment faire. (tousse)

Les votes, c'est par-ici !


Dernière édition par Mélodie le Jeu 1 Sep - 5:26, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: CC n°24 - musique   Mer 31 Aoû - 21:55

 
LAND OF TIME AND SPACE
 



One shot

 


Robert sprintait dans les couloirs, ses vieux os ne cessaient de craquer à chaque planche écrasée sous le tumulte de ses pas de pachyderme, son lumbago se tirait pour chaque marche gravie mais il n'allait pas s'arrêter en si bon chemin ! Montant toujours plus haut, s'affranchissant des étages, des escaliers et des portes qu'il ouvrait d'un coup de pied superhéroïque, le Robert national n'avait plus en tête que son anus serré au maximum humainement possible qui dégageait une douloureuse senteur de putréfaction cadavérique. Robert crut qu'il arrivait aux toilettes mais cela était un piège ! Il glissa sur un bout de savon et la chute lui fut fatale, car lorsque son dos fragile vint s'éclater contre les marches du dernier des escaliers qu'il lui restait à dominer, ses sphincters se relâchèrent et, d'un prout odorant massivement expulsé, sa chisse couleur de gazon le renvoya d'une fulgurance cosmique en arrière ! Il dévala tous les étages qu'il venait de dompter, propulsé par sa propre merde, tapissant ses murs de déjections, vidant ses intestins grêles de tout leur contenu chismatique. Rien ne pouvait être contrôlé, la baraque entière de Robert subissait un détartrage orchestré par sa chiasse colossale de petit français fermement accroché à son pétainisme de cul-fermé. Tous les chiottes du château explosent d'une fantasmagorie commune à leur céramique veloutée et, sous l'effet de cette pression accumulée dans la tuyauterie, les gaz de chisse et de prout et de grosse merde sale vomissent leur merde merdique de prout de chisse vieille de mille ans ! Un vaste tsunami de chiure et de fange humaine dévale les escaliers, on se croirait dans la cocholaterie de Willy Wonka tant la nappe brune compacte que forment ces vagues d'étrons s'apparente à cette matière en tous points semblables mais pourtant différente de par sa texture et son onctuosité ! Pas le temps pour Robert de sortir de son vagin poisseux les résidus de merde qui s'y sont incrustés, il doit fuir la vague infâme, il doit abandonner derrière lui les reliquats perdus des popos de l'humanité !  

"Woué dans les ouécé j'ai fait un caca comme ça"

 Joharno ! C'est donc cet infâme mongol qui est à l'origine de la marée de caca déferlante et de la constipation aigue de Robert ! Dans son apparition, un solo de guitare électrique brillant met l'accent sur sa putain de puissance universelle et son contrôle absolu sur cette matière puissante qu'est votre merde chiée par votre trou du cul. Il ne reste plus à Robert que deux choix : accepéter son destin de pute au scorbut et tout avaler ou utiliser son gros cul comme bouclier et faire revenir toute cette fange derrière le sas étroit de sa précieuse rondelle. COMMENT CELA EST-IL POSSIBLE ?! Hurle-t-il, JE NE PEUX POINT CONTENIR EN MOI LE FRUIT D'UN MILLENAIRE DE POPOS DE POLOPOPOS DE POPOOOOOOOOOOOOS !

 La tension dramatique est à son comble, et alors que tu penses que tout est fini, que Robert va tout avaler, gros retournement de situation ! Joharno le soulève, le brandit devant son outil mal lubrifié qui lui sert de pénis et VLAM ! "Je vais te beurrer comme un biscuit ! T'es ma grosse salope !" Il le pénètre par deux fois et par deux fois il éjacule en lui ! Le pieu roide du céladon intime de Robert s'enfonce dans son fondement de toute sa longueur et lui rappelle que le jus de foutre d'un amant est la meilleure crème pour les douleurs anales qui puisse exister. Joharno sort un gode en forme de tentacule scindée en deux et il pénètre tous ses orifices tel un bloc congestionné, Robert oublie bientôt toutes ses mémoires heureuses pour ne plus se souvenir que du fait ahurissant qu'il n'est qu'une saloperie de sac à jus obéissant dont la rondelle est parsemée d'un flot de jus artificiel qui en sort par grumeaux et dégouline sur ses fines jambes fuselées. Ainsi Robert mourut, dans son vomi, sa merde et le sperme d'un inconnu de prout de chisse. Ce soir-ci, le bronze qui fut coulé dans la salle des eaux de Joharno fut chaud et mou. Joharno était un membre de la société civilisé, un homme du monde, il ne déchargea donc point la grosse commission dans les orties qui lui piquaient adorablement ses belles couilles bien blanches de banlieusard bobo parisien et qui donnaient à la fente de son cul l'aspect d'un canyon du désert du Névada. Une onomatopée comique fut d'ailleurs lâchée lors de son antique jet de merde sur terre de glaise : PIPI CACA BOUDDHA PROUT.



Dernière édition par Saul le Mer 31 Aoû - 22:07, édité 3 fois
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ArtVanCastel

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MessageSujet: Re: CC n°24 - musique   Mer 31 Aoû - 22:02

Au cas où vous n'auriez pas saisis mon obsession pour les relations amoureuses...

LE GRAND JOUR
Aujourd'hui. Aujourd'hui, je fonce. Je me jette dans le grand bain, je prends le diable par la queue. Aujourd'hui, j'ai décidé de devenir actif et de tenter d'aller où je veux. Ca ne marchera pas forcément, mais j'aurai essayé.
Ce matin, j'ai le sourire aux lèvres, rien qu'à imaginer mon succès, rien qu'à penser au fait que je serais alors quelqu'un de fort et de courageux. Je suis plein d'énergie, un diablotin ardent rempli d'entrain. C'est comme si j'avais déjà réussi.
Tout me va en ce jour béni, je garde en moi la pensée chaleureuse de ma puissance, ce qui me fait réussir ce que j'entreprends. On remarque ma vivacité, on est content pour moi. Seuls mes amis savent ce que je vais faire aujourd'hui, et leurs regards complices me font apprécier la vie d'autant plus.
Au bout de quelques heures dans cet état, je la vois. Elle, la cause de ma force, qui pourrait aussi bien me mener en Enfer qu'au Nirvana, d'un moment à l'autre. Je force le pas vers elle, mon cœur fait de la musique tellement je suis excité, encore plus qu'à chaque fois que je la croise.
Une fois arrivé près d'elle, je l'aborde. Elle se tourne et me sourit. Je n'en suis que plus déterminé. A ce moment précis, je risque de flancher. Je me dis que, peut-être n'est-il pas le bon moment, peut-être ne suis-je pas assez bon, peut-être cela gâcherait tout.
Trop tard pour reculer, je me lance. Je lui dis tout. Après quelques secondes de silence semblant durer des heures entières, je subis son regard étonné, redoutant et attendant plus que tout les prochains mots qui sortiront de sa bouche.
Elle ne dit finalement rien, préférant me serrer dans ses bras. C'est le plus beau contact que j'aie jamais ressenti. Je ferme les yeux et pose ma tête sur la sienne. On n'entend rien que la cohue habituelle, mais j'entends une véritable fanfare en notre honneur derrière moi. Je ne les vois pas, mais je sais que mes amis se regardent joyeusement. J'apprécie la vie plus que jamais.

PS: je persiste et signe, il s'agit de la musique des frères Weasley.

Correction de Mélow:
 

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Le train de tes injures roule sur le rail de mon indifférence.

Mon Scribay : https://www.scribay.com/author/67508298/artvancastel
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Ippa

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MessageSujet: Re: CC n°24 - musique   Mer 31 Aoû - 22:15

Bon retour a l'écriture apres plus de .... je sais pas combien de temps sans écrire donc un truc tout moche

ENJOY!

La plaine blanche semble rayonner sous l’astre nocturne. Au loin des pierres avaient été dressées. Olan les connaît bien, ces pierres, il y vient jouer la journée avec ses amis. Mais ce soir les adultes les ont laissés sous la garde de Urla, la plus grande des petits. Mais Olan veut savoir pourquoi Alian, sa maman a mis ses bracelets grelots. Et pourquoi Osda, son papa a suspendu son appeau en ivoire autour de son cou. Alors il est sorti et il regarde maintenant les étranges feux naître entre les pierres dressées.

Soudain un feu bleu s’envole ! Il monte très haut dans le ciel. Un autre le suit ! Puis un autre ! Et encore un ! Bientôt le ciel est comme vivant. Et Olan commence à apercevoir comme des formes dans les airs. Bientôt viennent à ses oreilles des bruits étranges. La Nature s’est réveillée !

Cela ne peut être qu’elle pour le petit garçon car il voie bientôt passer juste au-dessus de sa tête un criquet suivi de son cliquetis. Dans son sillage passe un petit lapin, qui fait bruisser le vent dans les buissons qui le cachent. Soudain Olan se plaque au sol, voilà le fier lynx qui court sur l’étendue glacée. Terrifié Olan voit apparaître tous les animaux sauvages qu’il connaît et même d’autres qu’il ne connaît pas. Le long bruit de corne résonne encore dans ses oreilles quand il voit les animaux se figer.

Un immense bruit résonne sur la plaine quand tous les animaux se rejoignent sur les pierres dressées, et semblent exploser.

Olan ouvre les yeux. Il est dans son lit et sa maman prépare le petit déjeuner. Un nouveau jour se lève.

:ippa:


Correction de Mélow:
 

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Etonnante est cette lubie qu'ont les hommes d'appeler les choses par leur nom
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Kowai

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MessageSujet: Re: CC n°24 - musique   Mer 31 Aoû - 22:17

Encore une autre approche du thème et aussi une sorte d'entraînement pour pouvoir contrôler le rythme de son texte. J'espère que j'aurai réussi. AHDE




Dans un lieu qui dépasse nos connaissances et une ère qui surpasse notre vécu, une grande bataille se tient.
Les troupes d'Alfred s'opposent aux troupes de Benoît. Impossible d'en dire plus, leurs motivations sont inconnues. Le fait notable, c'est qu'ils se sont affrontés.

Sous le signal de leur commandant, dans une cacophonie à base de cris barbares et de hennissements, les deux troupes s'élancent et la bataille commence. Alfred n'a d'yeux que pour Benoît. Il ne veut pas passer par quatre chemins et défait tous ceux qui se mettent au travers de sa route. Il atteint finalement Benoît et un duel aux sommets d'intensité peut commencer.

Les deux guerriers s'échangent immédiatement une multitude de coups. L'éclat des épées qui s'entrechoquent résonne dans le champ de bataille. Le rythme ne fait qu'augmenter. Les chevaux finissent rapidement par valser devant un tel combat. Alfred et Benoît font jouer leur épée comme jamais ils n'ont dû le faire. Un duel aux sommets d'intensité se profile.

Alfred élance son épée, Benoît pare et riposte. Alfred esquive et atteint son adversaire d'un coup de pied habile. Benoît se relève immédiatement sans perdre en puissance. Un cycle infaillible, sans fin. Perdre n'est pas permis, ils se sentent obligés de poursuivre leur duel jusqu'à leurs derniers souffles.

Une erreur finit par surgir. Alfred attaque mais Benoît pare et riposte de plus belle. Alfred est à terre, l'épée de Benoît au cou. Benoît tente de donner le coup de grâce et nouveau revirement, Benoît parvient à s'extirper de justesse de sa position de faiblesse et contre.
La bataille se poursuit, encore et encore, tout s'enchaîne de plus en plus vite, rien ne peut arrêter ces deux hommes. Poussés jusque dans leurs derniers retranchements, ils ne baissent pas les bras et poursuivent toujours sur ce rythme effréné.

De par la vivacité de ces deux compères mais aussi de leurs troupes, ce magnifique mais sanguinaire spectacle se poursuivit, encore et encore...

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Signe distinctif : Ω
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MessageSujet: Re: CC n°24 - musique   Mer 31 Aoû - 22:19


Agrippée au bord de la fenêtre. Ma tête explose et mon ventre gigote. Le vent court dans mes cheveux, j'ai envie de danser, d'exulter de. Ha ! Ha ha !
Le train file, les paysages. Loin loin déjà, la maison derrière ! un rire crie dans mes yeux, je ne saurais pas émettre un son. C'est fabuleux.

Dans ma tête, des gens dansent. C'est la fête au village ! Ils ont fait un grand feu en plein jour et ils battent des pieds les pavés. Tapent, tapent ! Les musiciens ! Chantent ! Les cotillons, partout, il nous faut de la couleur ! Plus ! Quelqu'un sort de sa maison.

Je sors de ma tête. Yeux activés ! Les arbres filent, ziou ! zzziou ! Devant, le vent dans la figure - le ciel, là ! Et... Oh. Mon gros sac qui est sur la banquette. Je me reprends. Je m'assieds bien. Sourire béat sur mes lèvres. Hi hi. Les parents vont mourir de peur... Je m'en fous. Est-ce que ce ne sont pas les plus beaux mots du monde ? Je m'en fous ! Je m'en fous, je m'en fous, je m'en ! Allez !!! Répétez tous !

En choeur, les chanteurs dans ma tête ! Ils dansent, et crient et chantent, c'est ça ! Peu importe, peu importent les parents ! Ce soir, je vais voir la mer !
Vous m'entendez, tous ? Je hurle dans ma tête ! J'ai un sourire stupide, vous ne pouvez pas ne pas l'entendre ! En direct de télépathie hurlante, écoutez-moi ! Flash spécial ! 22 mai 2013, jour ensoleillé :
JE SUIS LIBRE !
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Pantouffe

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MessageSujet: Re: CC n°24 - musique   Mer 31 Aoû - 22:29

J'ai amerri en pleine aurore. C'était une aube tachée de pourpre qui se levait en fleurissant de gerbes mauves semblables à des fleurs d'aquarelle ; la mer était encore un peu noire sous la quille du bateau qui attendait au port. Mais elle ne dormait pas, elle roulait déjà ses flots scintillants comme des bosses de chameau enflammées de soleil, comme toute la nuit elle avait fait, comme elle ferait encore, et comme à tout jamais. Son haleine iodée parvenait aux dormeurs de leur fenêtre ouverte, endiablant le vent frais, dilatant les narines- c'était plus piquant aujourd'hui, plus vif qu'en temps normal. Je pouvais en être ivre.
La ville, elle, était toujours un peu saoule.
Ça courait partout, déjà à cette heure sanglante et glorieuse, ça se mettait à vivre dans les rues, sur les quais, et même un peu dans le ciel, nous étions tous fébriles et nous cherchions à prendre le matin de vitesse. Les oiseaux et les hommes se réveillaient ensemble : ils se tournaient vers la mer et son ventre liquide, vers ses napperons d'écume. Il voulaient la fouiller, la caresser, écouter ses murmures. Glisser dans ses reins, tourbillonner au creux de ses vagues. Les ivrognes dansaient encore dans les rues palpitantes, et leurs bouteilles renvoyaient des éclats empressés sur le visage des gens ou sur les murs craquelés. Ça nous faisait des mines carnavalesques qui disparaissaient vite. Tout était plein d'une lumière ondoyante, comme si la ville infusait dans un brouet très clair. L'air avait des parfums plus fruités que salins à cette heure, et les remugles douceâtres de la terre humide qui avait respiré toute la nuit durant se mêlaient à l'odeur saline édulcorée de fragrances délicates, susurrements veloutés dans l'entêtante musique olfactive qui se jouait sous les voltiges colorées d'une aube lascive.
Autour de moi les rues commençaient à vivre, l'échine de la ville frétillait en dispersant au travers de son corps hérissé de bicoques blanchies à la chaux une partie de sa population. C'était bruits et teintes vives acheminés avec fébrilité. J'étais dans le frisson moi aussi, je m'y laissais porter. Et dans mon cœur, c'était un orphéon, un concerto d'angoisse et d'exultation qui retournait les tripes, fébrilisait les nerfs. J'étais tout dilaté. J'avais de plus grands yeux, de plus grands pores, et de poumons immenses qui n'en finissaient plus de brasser un air lourd ; c'était chargé. Mon corps était chargé, mon crâne se remplissait, l'atmosphère était dense. Mais tout bougeait, tout vibrait, c'était d'une pesanteur gracieuse, d'une lourdeur en mouvements.
Les rues s'ouvraient face à moi, les perspectives se dépliaient et glissaient lascivement pour converger vers l'objet de mes craintes les plus paranoïaques, de mes désirs le plus sincères : le bateau, chaloupant dans la houle taquine. Son long corps de bois, sa chevelure de voiles, et sa voix qui n'était que de grincements ligneux... C'était là, ça attendait. C'était offert et j'y venais.
Je la voulais la mer. Saoulé d'horizon, retourné par les vents : ce serait moi demain. Et tous les autres jours, pour une éternité où se profilaient autant de tempêtes que de péripéties. C'était fabuleusement naïf de rêver à voguer sur l'océan, comme tant d'autres gamins. Mais c'était le rêve qui taquinait mon âme. Un rêve aussi commun qu'il était magnifique. Imbécile mais enivrant, rien qu'à venir se lover dans le crâne quand l'ennui abjurait les frontières de ma vie. Ça semblait multiplier demain ! Le faire fleurir à l'infini, le gorger de splendeur. Demain n'était plus une peur, une attente mortifiante, un tombeau d'ankylose. Demain devenait une sublime promesse. Et à tout lui sacrifier, j'étais plus conscient de la ville qui me disait adieu.
Elle m'a accompagné vers les quais, elle m'a porté dans son étreinte vibrante, soufflant la crasse de ses rues pauvres, décorant les visages de couleurs, exhalant tous ses parfums pour imprégner ma mémoire de ses charmes. Pour la première fois, elle m'a séduit, de toute sa misère bariolée, de tout son émouvant chaos. Je n'étais que trop conscient de sa beauté sauvage.
Mais j'ai grimpé sur le dos du navire. Dès les premières minutes j'en suis devenu le bienheureux esclave, mis au travail aux côtés de ma nouvelle famille.
Et je jure que pas une fois je n'ai posé les yeux sur elle tandis que le bateau s'éloignait du rivage. Je n'avais d'yeux que pour l'horizon, pour ses mystères et son immensité.

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We are not affraid, let the night come.

If the Story is over... Split on the ashes... It's time to run away... Where is the light, wonder if it's weeping somewhere ?
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helio

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MessageSujet: Re: CC n°24 - musique   Mer 31 Aoû - 22:32

Bon c'est pas mon meilleur écris mais voilà. ps désolé pour les fautes, j'ai relu vite fait.

Le boulanger et la sirène

« Qui ne tente rien n’a rien », lui avait dit un jour le défunt père du jeune boulanger. Alors un jour, il décida de se mettre à la pêche pour faire fortune. Il n’avait pour seul outil qu’une veille canne achetée chez un vieux pêcheur. Il y avait près de la maison du jeune boulanger un petit lac perdu dans la forêt. Tous les pêcheurs aguerris savaient que de ce lac rien ne mordait, on le disait même maudit.

Le jeune boulanger, ignorant ce folklore du village, alla jeter sa canne dans le lac et patienta. Tandis que la nuit commençait à tomber, le jeune boulanger désespérait de prendre un poisson. De toute la journée, sa canne à pêche n’avait pas frémi une fois. Alors qu’il s’apprêterait à rentrer, elle trembla enfin.

« Ça mord ! » s’écria-t-il fou de joie. Il prit la canne et manœuvra prudemment. Le poisson était lourd et le jeune boulanger devait user de toute sa force pour l’extraire de l’eau. Quelle ne fut pas sa surprise quand il découvrit au bout de son hameçon une sirène, si belle et envoûtante qu’il fût immédiatement épris d’elle.

« Ô, mon bon pêcheur, aie pitié de moi et j’exaucerais ton vœu le plus cher.
- Je ne suis pas pêcheur, mais boulanger, corrigea-t-il. Et toi, d’où viens-tu et que fais-tu dans ce lac ?

- Ce lac est ma demeure, boulanger.
- Pourquoi n’y a-t-il pas de poisson ?
- Parce que c’est ma demeure, répondit-elle. J’y suis prisonnière.
- Qui t’a faite prisonnière ?
- Une vieille sorcière, jalouse de ma beauté, elle vit au sommet de la montagne que voici.

Le jeune boulanger, ne tolérant pas une telle injustice, résolut de délivrer la sorcière. Il partit, mais avant de partir, il rappela à la sirène qu’elle devait tenir parole et exaucerait son vœu le plus cher.
Le lendemain, arrivé au sommet de la montagne, l’intrépide boulanger aperçut une maison en bois et frappa à la porte. La vieille sorcière, au nez fourchu et aux cheveux noirs qui serpentaient le long de son dos, ouvrit la porte et grogna :

- Qui vient troubler ma solitude ?
- Ma bonne dame, répondit le boulanger. Je suis perdu et je vous demande le gîte pour la nuit.

La vieille sorcière accepta de recevoir l’inconnu, mais pour avoir troublé sa solitude, elle décida que durant son sommeil elle lui jetterait un mauvais sort. Le jeune boulanger ne dormit pas ce soir-là. Il se doutait bien que la sorcière lui jouerait un mauvais tour.

Au milieu de la nuit, la sorcière vint près du boulanger. À peine avait-elle commençé à réciter sa formule magique que le jeune homme bondit de son lit et lui coupa la langue. La sorcière hurla de douleur et tomba. Elle ne pourrait plus jamais jeter de sort. Le boulanger prit un flacon de poussière de fée posé sur l’étagère de la sorcière et l’abandonna.

Il retourna au lac et appela la sirène. Elle ne tarda pas à se montrer. Il ouvrit le flacon et versa la poussière sur la sirène. Le sort fut rompu et la sirène, de nouveau libre, sortit du lac et changea sa queue en deux jambes.

- Merci, brave boulanger ! À présent, laisse-moi tenir parole et demande-moi ce que tu voudras.
- Je souhaite que tu deviennes ma femme.

Sitôt son souhait formulé, le jeune boulanger sentit son cœur faiblir et mourût là sous les pieds de la belle sirène.

- Ô, mon pauvre boulanger ! L’amour des sirènes est un amour maudit, et celui qui y cède son cœur ne peut le supporter.
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La Lapine Cornue
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MessageSujet: Re: CC n°24 - musique   Mer 31 Aoû - 22:32

POUF POUF POUF ME VOILA Ouf !




 

 
La course de l'aube

 

 

         




              Le soleil caresse doucement l'horizon. Le silence est de mise dans toute la vallée, le long des crêtes torturées et des douces prairies qui s'allongent au vent.
             
             Soudain la lumière éclate ! Le feu surligne la ligne acérée des montagnes, se répand dans le ciel par traînées puis par flambées d'arc-en-ciel qui coulent, coulent le long des vallons et recouvrent chaque brin d'herbe.

             Un écrin de couleurs. Et au beau milieu de ce tableau, au centre de la sphère lumineuse, jaillit soudain un nuage d'ombres noires minuscules qui plongent et virevoltent au cœur du vent.
             
             Les oiseaux de l'Aube.

             Ils foncent, se rapprochent, jouent avec l'air et la lumière, tournent et virent sur l'aile tels des feuilles mortes prises dans un cyclone, déployant une subtile danse pleine de cris, de claquements d'ailes et de plumes.

             Au cœur de la tempête, tandis que les oiseaux glissent et se rapprochent aussi vifs que l'éclair, une silhouette aigüe se détache parmi leurs formes rondes et douces.

             Chauve-souris.

             Seule et perdue dans cette course ivre de liberté, mais la plus déterminée, la plus folle d'entre toutes, la plus acharnée, la plus acrobate. Elle rebondit de zéphyrs en alizés, caresse le mistral et joue avec l'oural, zigzague entre les flèches de lumière qui lardent le ciel, évite un arbre esseulé, se propulse en rase-mottes le long de l'herbe…

             Coup de patte dans le moineau qui surgit à sa gauche !

             Il tournoie dans un cri et lâche son courant d'air, victorieuse elle fonce, virevolte et le devance.

             Queue-de-poisson au rossignol !

             Il tente de l'attaquer, elle qui n'a pas sa place ici mais elle se joue de ses coups de becs, voltige et lui fait perdre la tête ; il tourneboule et sa trajectoire se délite, il percute une mésange qui les éjecte tous deux hors de la course.

             Les oreilles de la chauve-souris pivotent lorsqu'elle jauge ses prochains adversaires, lorsque d'un claquement de cuir elle les dépasse sans effort.

             Vire, volte, tourne et boule, entre l'alizée et le mistral.

             Sa peau noire commence à chauffer, à demander grâce sous la chaleur du soleil, elle lui rappelle que tout ça n'est pas pour elle, qu'elle devrait retourner se terrer dans les ténèbres ;  ses yeux aveugles fixent le vide, mais son sonar balaie la moindre plume qui la sépare de la victoire !

             A présent, le faucon.

             Un zigzag et il est déconcentré ; une spirale tracée dans l'air et la lumière, tout autour de son corps et il commence à perdre le nord. Son œil acéré cherche celui de la noiraude, mais elle ne peut le voir et plante ses petits crocs aigus dans une rémige. Il crie, tournoie dans un élégant frisson de plumes mais c'est trop tard, la bestiole disparaît déjà loin devant lui.

             Elle risque gros, mais dans l'éclat brûlant du soleil qui pare chacun de ses poils d'une lueur de flamme et fait scintiller ses yeux, qu'importe, sinon de gagner !

             Un cri suraigu tout près de son tympan fait perdre quelques précieux instants au milan ; la petite ombre légère se faufile, glisse sous son aile et le nargue d'une acrobatie, se laisse tomber sur sa queue en éventail. Il glapit et dégringole, deux secondes pleuvent sur lui, deux secondes qui suffisent à la noiraude pour le doubler, saisir un vent léger et se propulser vers le ciel dans une spirale d'ébène et d'argent.
             
             Elle a évité la buse idiote, le gypaète paresseux et le grand-duc trop sûr de lui ; se défaire du pygargue est un jeu d'enfant ; elle y est presque, presque à l'arrivée, presque à la forêt, presque à la victoire, au respect et à la gloire.

             Vire, volte, tourne et boule, entre l'alizée et le mistral.

             Son petit cœur de nuit bat beaucoup trop vite, frappe ses côtes dans un rythme endiablé qui marque chacun de ses battements d'ailes. Elle louvoie, slalome, feinte, bondit plus haut et encore plus haut et atteint enfin, juste sous la voûte du ciel ruisselant de couleurs,  l'étendard sombre et panaché de l'aigle.

             Celui-ci ne gagnera pas une millième fois ! Neuf cent quatre-vingt-dix-neuf levers de soleil à échouer, encore et toujours, mais cette fois, cette fois, elle est mieux partie que jamais et sa détermination d'acier semble fendre l'air devant elle.  

             Une volte. Une chandelle. Une morsure par ci, une morsure par là ; le grand seigneur subit ses assauts sans broncher. Elle se pend à ses serres, se fait le vampire de sa gorge ; d'un coup de bec crochu il lui balafre une aile sur toute sa longueur. Le sang tinte dans le vent, elle glapit, s'agite, gaspille son énergie déjà presque épuisée, papillonne et lui hurle dans les oreilles, le balaie de son sonar, lui griffe les tympans, il n'a pas le droit de gagner encore, c'est sa place, sa place à elle, elle l'a méritée !

             Il lui jette un coup d'œil ambré, regarde ses petits yeux bruns et aveugles, la peau desséchée de ses ailes de cuir, son petit corps brûlant de fièvre et tendu vers l'avant ; et alors il ferme les paupières et lève ses rémiges de quelques centimètres de trop.

             Elle ne peut pas le voir, mais le vent le freine désormais.

             Vire, volte, tourne et boule, entre l'alizée et le mistral.

             Un dernier coup d'aile brûlant de douleur. Elle le dépasse. Et file se cacher sous le couvert de la forêt.

             Victorieuse.






   


   Ceci est une phrase longue qui n'a d'autre but que d'élargir le fond blanc afin que vos mirettes ne se fatiguent pas jusqu'à l'usure, que dis-je, jusqu'à la dissolution ! (ça, vous devez le laisser, de toute manière on le verra pas, faites-moi confiance je vous dis !)
   
 

------------------------------------------------------------------------------------------------
Je sais ce que je suis. Et je sais ce que je ne suis pas.
:corn3:
Je suis un chaos de rêves et de couleurs,
je suis un Cerf divin chimérique,
je suis une lapine en chocolat aux larmes caramel.
Et toi, qui es-tu ?

Fais un pas vers moi, j'en ferai un vers toi. Et peut-être un jour serons-nous face à face...

***
Cap' d'aller lire ?

→ Venez fouiller dans mes écrits... Y'en a pour tous les goûts ! :corn2:

.[/center]
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