Encre Nocturne
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 ChronoChallenge n°31

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MessageSujet: ChronoChallenge n°31   Sam 24 Sep 2016 - 21:30

Coucou les z'amis ! :lagun:
Bienvenue pour un ChronoChallenge où vous aurez le choix entre deux thèmes ! Proposés par deux charmants nocturniens (kiss kiss), voiciiii...

"Le judas est entrouvert"

ou

"L'attaque des koalas vampires"

Now... Fight !


(et n'oubliez pas d'aller voter quand les autres auront posté :ok: )


Dernière édition par Mélodie le Sam 24 Sep 2016 - 21:55, édité 1 fois
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Tôle

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Masculin Cancer Messages : 187
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MessageSujet: Re: ChronoChallenge n°31   Sam 24 Sep 2016 - 21:46

Le soleil pointe au Zenith et mon estomac cri famine. J'aimerais ne pas être coincé ici. Si haut perché, mains et pieds liés, adossé au bois de ma cage de plein air. Pourquoi m'as-t-on mis sur cette maudite croix ? Je suis en train de moisire ici à cause de ce traitre... Dois-je lui en vouloir ? Ou bien le pardonner peut-être ? Non ! Il faudrait être fou pour laisser passer cela ! Ah ça m'apprendra à vouloir faire le bien, véhiculer de belles idées et faire confiance aveuglément... En réalité, tout est de ma faute. La mienne ! Et à personne d'autre ! Je me suis ouvert à mes compagnons et ils se sont ouvert à moi. J'étais loin d'imaginer, que parmi eux, se cachait un faux-frère, qui lui, s'était à peine entre-ouvert à moi.

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Écrre et être lu, c'est se devoiler au reste du monde.
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Tiunterof
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MessageSujet: Re: ChronoChallenge n°31   Sam 24 Sep 2016 - 22:29

Thème: L'attaque des koalas vampires.

-COURS GERTRUDE ! COURS !

Jean-Eudes attrapa sa compagne par la main et la traîna péniblement derrière lui. La petite vieille tentait tant bien que mal de suivre le rythme de son sportif de mari. Cela lui était bien difficile, il n’avait que soixante-dix ans, lui ! Gertrude savait bien que ses tendances cougares finiraient par se retourner contre elles, un jour où l’autre.

-Jean-Eudounet… Attends… Je crois qu’on semé notre garde du corps !

-On a pas le temps de l’attendre, ils vont nous retrouver !

-Mais enfin, on ne peut pas abandonner un autre être humain !

-Ça ne compte pas, c’est un touriste allemand. N’y pense plus et cours !

Le couple se dandinait difficilement sur ses vieilles jambes grinçantes. Ca faisait environs une heure qu’ils couraient comme ça, à croire qu’ils n’allaient jamais réussir à quitter la ville. C’est sûr que c’était moins rapide qu’avec bibiche leur vieille deux chevaux. Mais les envahisseur avaient crevés les pneus et mis du blanco partout sur le par-brise. Au moins ça leur avait servis de diversion et ils avaient pu fuir durant ce temps.

-Franchement, si j’avais su qu’on allait se faire envahi par une nué de koala vampires… C’est encore la faute à hollande, j’en suis sûr !

-Ne raconte pas de bêtises Gertrudes ! Ces créatures nous viennent tout droit de l’enfer, aussi mollassons soit il je doute que notre président ai récemment fait un pacte avec le diable.  

-Personne ne sait de quoi ce gens sont capables pour se faire réélire. Tu sais ?

-Éliminer tous les électeurs avec des koalas vampires tu ne trouve pas ça exagéré ?

-Si tu m’avais écouté et qu’on avait voté FN ça ne serait pas arriv… OH MON DIEU ! DES KOALAS VAMPIRES EN DEUX CHEVAUX !

*POUET POUET*

-Ils ont dessinés des bites dessus !

-Salops !

*POUET POUEEEET*

C’était la fin, Gertrude et Jean Eude n’auraient jamais le temps d’atteindre le trottoire. En plus ces chiens ne respectaient même pas le code de la route, ils seraient bien capables de quitter la chaussé ! Les deux petits vieux se serrèrent une dernière fois pour se dire adieu.

Alors que chacun se préparait à rejeter l’autre pour prendre de l’élan et s’écarter au dernier moment, un cri aigu et tonitruant réveilla l’espoir dans leurs petits coeurs pleins de cholestérol.

-ACH ACH ACH !

Sortant d’une ruelle, un touriste allemand ventru, portant chemise à rayure, bob, short, tongs et chaussettes. Se mit en travers du chemin de la deudeuch’ et commenca à tirer dessus avec son fusil-mitrailleur. Au premier impact de balle, le véhicule explosa, tout comme ses sinistres occupants. Ne subsistait plus de l’antique machine qu’une carcasse enflammée aux lourdes effluves d’eucalyptus.

-Heinrich Von übertriebenvarchung ! Vous nous avez retrouvé !

-C’est ein pur hasard, ich suis poursuivis par tout ein troupeau de vampiren koala !

-Quoi ? C’est une blague ?!

-Les Allemands ne font chamais de blagues.

Hélas, l’allemand avait dit vrai, ils entendirent au loin le cri caractéristique d’un koala à la recherche de sang frais. La petite troupe se mit aussitôt en route. Menée par le touriste qui oscillait à toute vitesse sur ses jambes potelées. Parfois il tirait quelque salve dans les airs, quand un de ces seigneurs de la nuit passait dans le ciel nocturne au dessus d’eux.

Alors que le panneau de la sortie de la ville était maintenant visible, précédent une vaste campagne où les koalas ne s’étaient pas encore répandus, le trio tomba littéralement sur un tas de cadavre desséché.

-Ach ! Vous laizez vraiment traîner n’importe dans vos rues !

-Quel horreur, ils ont dû tellement soufrire.

-Ca n’a pas d’importance Gertrude, regarde leurs vêtements, ils étaient sans doute pauvres !

La petite vieille, qui avait entrepris de clore les paupières des défunts retira aussitôt sa main avec horreure. Mais avant d’avoir pu exprimer son dégoût, une horde de koalas sortis d’une maison à quelques mètres. A la vue de ces humains, et de ce touriste allemand, les sinistres marsupiaux foncèrent sur eux, dévoilant leurs crocs aiguisés et poussant de petits cris aigus. Heinrich eu beau tirer dans le tas et en tuer la quasi totalité, l’un d’entre eux, blessé, réussit quand même à lui sauter à la gorge avant de le mordre. Déchirant son aorte. Avant de tomber au sol, raide mort, et de se changer en cendre à la puissante odeur d’eucalyptus.

-Heinrich Von übertriebenvarchung ! Nooooon !

Le couple se jeta au chevet du mourant, qui parlait difficilement à travers des gargouillements sanglants.

-Arh… Z’est la fin, ze le craint.

-Ne dites pas ça, nous allons vous sauver ! Gertrude, fais quelque chose !

-Je ne sais pas comment réparer ça, Drucker n’en a jamais parlé à la télé !

-Arh… Ne vous zinquiétez pas pour micht. Vous, vous zafez encore ein chance…

-Heinrich Von übertriebenvarchung, si vous avez de dernières paroles, c’est le moment.

-Trou… Trouvez mein frère, il était dans le même camping que micht… Dites lui… Dites lui que ich ne lui ai chamais pardonné de zêtre marié avec ein femme juive… Kof kof !

-Le monstre…

-Ne vous inquiétez pas, ce sera fait ! Son crime ne restera pas impunis.

-Merzi, vous zêtes vraiment courageux pour des français… Ach… Fuyez, allez en Schweizer… En Zuisse. C’est le seul endroit que les vampiren koala n’ont pas attaqué. Ils ont fait ein anschluss très réussis. Tennez, zest le numéro de mon compte caché, j’y ai mis tout l’or de mein grand-père, qu’il a gagné quand il était dentiste pour le reich. Kof… Fuyez… Ach, je meurs !

-Il est mort…

-Zest terrible… Euh, c’est terrible je veux dire… Je propose une minute de silence.

Le couple observa un instant le corps sans vie du teuton, puis à nouveau retenti le cri d’un Koala assoiffé de sang.

-On va dire que ça fait une minute, prends son arme, Jean-Eudes ! On se casse !

Le vieux s’empara du fusil mitrailleur, avant de se relever avec difficulté, les articulation des deux anciens craquèrent et protestèrent à mesure qu’ils se remettaient à courir.

Ils fuirent à toute allure, loin dans la campagne, sans jamais se retourner. Ainsi vint le temps des koalas vampires.


Dernière édition par Tiunterof le Sam 24 Sep 2016 - 22:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ChronoChallenge n°31   Sam 24 Sep 2016 - 22:32

Thème : Le judas est entrouvert.

Il y avait une pièce. Et il y avait une porte. Et il y avait un judas. Emeline avait toujours connu cette pièce, et cette porte, et ce judas. D’ailleurs, elle n’avait jamais quitté la pièce, jamais ouvert la porte, et jamais regardé à travers le judas. Il avait toujours été condamné de toute façon. Emeline, du haut de ses 17 ans, ne voyait pas à quoi il aurait pu servir. Elle vivait là, avec neuf autres filles de son âge, dans une sorte de grande salle, où il y avait tout pour vivre bien ; un lit pour chaque jeune fille, des coussins, une immense baignoire, et des bols qu’elles trouvaient chaque jour remplis d’un plat différent. Cela leur semblait normal. Elles mangeaient, donc les bols étaient vides, et au repas suivant ils étaient de nouveau pleins. Logique.

Quand Emeline était plus petite, elles étaient quinze filles. Cinq avaient disparu un beau jour. Les autres en avaient déduit qu’elles avaient tout simplement franchi la porte, cela leur semblait bizarre mais bon. Elles ne s’en étaient pas vraiment préoccupées, et puis elles les avaient oubliées progressivement.

Emeline n’arrivait pas à dormir. Les yeux grands ouverts, elle observait la Lune pleine à travers le haut plafond vitré. Un morceau de musique qu’elle ne se rappelait pas avoir écouté tournait en boucle dans sa tête. Elle balaya la pièce du regard. Toutes ses compagnes dormaient, certaines en chien de fusil, d’autres sur le ventre. Leurs cheveux bouclés, rassemblés en diverses coiffures, laissaient paraître leurs belles boucles d’oreilles, toutes identiques, argentées et en forme de papillons. Les prunelles vertes d’Emeline s’arrêtèrent à la vue de la porte. A vrai dire, elle ne s’en était jamais vraiment approchée, elle n’avait pas besoin d’aller « ailleurs ». Pourtant, cette nuit-là, elle se sentit intriguée par le panneau de bois ouvragé. Et elle se rappela la définition d’une porte : passage d’un endroit à un autre. A un « ailleurs ».

Emeline posa délicatement ses pieds sur sol toujours tiède, et elle s’avança à petits pas vers cette porte. Pour la première fois, elle se sentait curieuse à propos de l’endroit où pouvait la mener cet imposant objet. Et, pour la première fois, elle aperçut une minuscule poignée, située juste en-dessous du judas, clos comme d’habitude. Elle voulut soulever le cache pour apercevoir ce sur quoi donnait la porte, mais à sa grande surprise ses doigts ripèrent sur la surface lisse comme du verre. Emeline eut besoin d’un temps de réflexion pour comprendre que le judas était condamné de l’extérieur, et que le cache se trouvait de l’autre côté. Alors elle appuya doucement sur la poignée. La porte bougea sans aucun bruit. Emeline ne prêta aucune attention à son nouvel environnement, elle passa le pas de la porte, la referma derrière elle et souleva la fine membrane métallique qui obstruait le judas. Elle observa en souriant ses amies qui dormaient toujours. Une voix derrière elle la fit sursauter :

- Tiens, une nouvelle de la Chrysalide Quatre ! La première depuis longtemps. Tourne-toi voir vers moi ma belle !

Emeline obéit sans réfléchir. Et elle vit. Elle vit des escaliers titanesques, et des gens richement vêtus, et des décorations partout, et d’autres jeunes filles comme elles sortant d’autres pièces semblables à celle qu’elle venait de quitter. Plein de bruit, de couleurs, de foule partout… Elle n’en croyait pas ses yeux, et s’évertuait à regarder tout autour d’elle, quitte à avoir le tournis.

La petite femme qui lui faisait face la dévisageait de haut en bas. Elle se détourna et farfouilla un moment dans une corbeille, en sortit un bout de tissu et l’épingla sur la robe bleu pâle de la jeune fille. Elle lui dit malicieusement :

- Allez on se secoue ! On est toutes un peu perdues en sortant des Chrysalides, mais tu es au Palais maintenant ! Il faut faire ton travail, celui que je viens de t’attribuer avec cette étiquette. Bon bien sûr tu ne peux pas rester habillée comme ça… Suis les autres, elles t’emmèneront chez l’habilleuse du Palais. Bon vent ma belle !

Emeline suivit mécaniquement le flot de jeunes filles qui se dirigeaient vers cette habilleuse. L’étiquette épinglée à son vêtement indiquait « commis des cuisines royales ». Encore ébahie, la jeune fille se retourna une dernière fois vers « sa » porte, et elle remarqua l’inscription qu’elle portait : « Chrysalide Quatre ». Elle se rendit également compte qu’elle avait laissé le judas entrouvert…
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