Encre Nocturne
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 Chronochallenge n°33

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La Lapine Cornue
Divine cerfette et ses lapins multicolores
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Humeur : Lapinesque. (ça veut dire paisible et joyeuse)

MessageSujet: Chronochallenge n°33   Sam 8 Oct 2016 - 21:30

Salut les enfants, aujourd'hui Corn Sil et Tiun sont réunis pour vous choisir trois thèmes possibles !
Corn : "L'homme de fer"
Sil : "Le cri des cités obscures"
Tiun : "Feu"

Vuala, CC à l'arrache, allez y les enfants !

Votez ici !

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Je sais ce que je suis. Et je sais ce que je ne suis pas.
:corn3:
Je suis un chaos de rêves et de couleurs,
je suis un Cerf divin chimérique,
je suis une lapine en chocolat aux larmes caramel.
Et toi, qui es-tu ?

Fais un pas vers moi, j'en ferai un vers toi. Et peut-être un jour serons-nous face à face...

***
Cap' d'aller lire ?

→ Venez fouiller dans mes écrits... Y'en a pour tous les goûts ! :corn2:

.[/center]


Dernière édition par Corn/Sil/Tiun le Dim 9 Oct 2016 - 13:16, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Chronochallenge n°33   Sam 8 Oct 2016 - 22:06

Blip
Blip-blip-blip

Dans l'océan, on flotte.
Sur la Terre, on tombe...
Mais il flotte.

Dans l'océan, je coule.
Symbole choyé, cassé, noyé.
D'un industrie... coulée.

Les poissons passent
Les gens passaient
Dans les bureaux.
Le papier ou les algues, c'est presque pareil.

J'en prends mon parti, ils avaient un parti.
Je crois
Peut-être ?

Au début, on me nettoyait.
Au dernier étage, vue sur tout Chicago.
Tombé d'aussi haut...

J'étais l'Homme de Fer, j'étais leur mascotte.
Puissant et humain.
Qui ne tremble pas- Enfin... je coule toujours.

Le grand patron m'aimait, n'est-ce pas ?
Comme un miroir, ou un bébé.
J'étais tout neuf : regardez-moi !
Tout juste coulé de la fonderie, poncé, posé.

Un ruban s'est dénoué.
Ils étaient tous à applaudir... Regardez-moi !

Regardez-moi
Regardez-moi

Je coule
Et l'obscurité me caresse



Spoiler:
 


Dernière édition par Mélodie la pastèque le Sam 8 Oct 2016 - 22:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Chronochallenge n°33   Sam 8 Oct 2016 - 22:28

Le cri des cités obscures

C'est ça, c'est beaucoup trop de ça. Edmond expose toutes ses diapositives. Leur charme argentique emprunte au silence ambiant un calme presque atomique. Toute la communauté de scientifiques se presse sur l'écran comme les pères du nucléaire sur leur fils oblongue. On ne dévoile pas à ses confrères une nécrocité tous les jours. Alors, pour l'occasion, Edmond s'est bien habillé le matin de la présentation, il a étudié toutes les tournures possibles, il a méticuleusement modifié les phrases et les borborygmes. Maintenant, il déclame son texte comme un robot, avec son grand nom prestigieux de scientifique précédé d'un Docteur charmant, plus charmant encore quand on l'abrège en Dr.

Il en arrive à la partie qui l'intéresse. Ce qu'il y a eu avant, ça n'a été qu'introduction conciliante et formules faussement collégiales. Il faut rentrer dans le vif du sujet et inciser précisément l'esprit des spectateurs dans la partie de leur cerveau où les informations seront plus à même de s'y immiscer délicatement. Edmond, muni de son scalpel, la rhétorique, et de son stéthoscope, la fameuse empathie humaine, entre là où il le veut dans les têtes ovales de ses collègues. Tout rentre, c'est bon. Ils laissent couler entre les neurones. Rien ne choque, rien ne blesse. Tout ... Tout va.

"... Venons-en au fonctionnement. Vous devez vous demander comment cette nécrocité opère sa maintenance, son renouvellement perpétuel. C'est très simple. Comme je vous l'ai expliqué, les corps arrivent des avenues inférieures. Ils sont pendus par l'os de la nuque à des crochets pivotants. Toutes les demi-heures, une sorte de montée des eaux s'enclenche. C'est progressif. Secteur par secteur. Dans le secteur Magellan, les eaux montent à Trois Heures Quinze. Le pus, la purulence, les bactéries, les parasites, toutes ces capiteuses émanations cadavériques trouvent leur repos dans les eaux moites et humides du Secteur. Jusque là, le procédé ne permet pas une régénération de l'énergie de la citadelle, ça vient après, en fait. Les eaux montent encore ... Un mètre ... Deux mètres cinquante ... Cinq mètres. Les corps trempent. Il faut les laisser environ une heure immergés pour qu'ils dégagent vraiment leurs miasmes et leurs suppurations intimes. Puis les eaux entament leur descente, les valves se retournent, le processus est un poil plus long, la faute à nos tuyauteries datant de la Grande Guerre ...
- Hé, une seconde.
- Oui ? Vous êtes ... ?
- Harry Bergham, océanographe. Au-delà de votre idée des secrétions humaines pouvant servir de combustible à un moteur organique que je trouve absolument fantaisiste, une autre question primordiale se pose et ça me surprend qu'encore personne ne s'en soit emparé : comment va-t-on cacher une telle chose à ceux du dessus ? Quand ils descendront dans les égouts, qu'ils mineront la terre pour trouver des nappes phréatiques, de pétrole ou des strates enfouies, ils localiseront instantanément la faille. Je trouve que votre projet se tient sur des fondations désaxées, branlantes. C'est un travail très peu sérieux que d'avancer tant dans son oeuvre sans prendre en compte les problèmes mineurs qui se posent lors de son accomplissement ... Car, indiciblement, ils s'accumulent, prennent des proportions épiques et invalident au stade terminal tout le projet. Vous avez bâti votre ... Nécrocité. Vous avez élaboré un système d'auto-suffisance poétiquement funèbre. N'avez-vous donc pas pensé à nos camarades de la surface ?"

Tout le monde se tait. Un point pour Harry l'océanographe. Les lacunes du travail d'Edmond sont éclairées par le faisceau de son savoir. Un manque de minutie. Une réflexion engoncée dans de vieux principes techniques. Une jugeote en vadrouille. C'est presque une chute pour le docteur, presque je dis bien, car à la chute succède la reprise. Ferme, Edmond époussette les manches de sa veste, il se frotte les mains dé-li-ca-te-ment. Dans les limbes noires de son âme sans âme, une réaction électrique lui commande de répondre à cet argument par le plus bel effet de style gardé en réserve sous son palais.

"Vous tous, présents ici, en cette réunion solennelle, je sais ce que vous pensez de moi. Il n'y a pas un mois de cela, vous me voyiez comme un fou de l'approximatif, un vague charlatan de la science, fasciné par les futilités démontées par les acquis et les théories depuis mille ans. Oui, je l'admets, je me suis longtemps égaré dans les confins de la pensée, j'ai engrangé des connaissances dans des domaines obsolètes, partis de rien pour conclure sur un rien plus abyssal encore, j'ai rédigé des dossiers de thèse sur du vent, j'ai sacrifié beaucoup de temps à des croyances pseudo-médicales qui auront mené mon laboratoire à la faillite. J'ai fait tout ça et bien plus encore. Pourtant, nous avons chacun connu cette phase sombre du rôle de pionner de la société. Edgar ... Vous et vos patients décapités, leurs têtes stockées dans des bocaux de liquide translucide ... J'ai encore leur effroi pétrifié sur leur visage dans ma mémoire. C'est une vision difficilement appréciable. Ahmed ... Et vos chimères invraisemblables, camaïeu de membres et d'organes, bric-à-broc absurde de fluides humains et de volonté animale, rares foetus écrasés par la pression de leur propre souffle, bêtes convulsées et hallucinées, s'arrachant leurs ficelles de papier dans un sommeil médicamenteux. Leur conscience encore bien active, mais leurs corps éteints. Puis Tara, et je m'arrêterai là. Vous pensiez que j'allais vous oublier ? Je ne sais pas par quel miracle ou malheur vos travaux obscurs et sadiques ...
- Vous n'avez pas le droit. Vous devez garder le silence de la profession.
- Je ne me tairai plus jamais, pauvre gourde. Je reprends ... Obscurs et sadiques ont pu trouver en leur fin une impunité totale, mais vous avez très certainement noyauté les autorités locales pour vous accorder ainsi le mutisme des élus. Les râles d'agonie de vos victimes hantent encore les couloirs des établissements que vous dédiez à leur torture nocturne. Vous êtes une dame maléfique, vous avez le mal profondément en vous. C'est comme ça pour les autres. Nous ne sommes pas des colombes. Je dirais, dans un élan de lyrisme, que nous ne sommes que de sombres corbeaux aux yeux rouges, décortiquant de leurs becs acérés les branches du saule vénérable, offrant à l'éclipse rouge de sang les rameaux fendus d'une humanité brisée. C'est cela, ce que vous incarnez, inconsciemment. Des monstres précis et appliqués, d'une cruauté chirurgicale. Moi, j'assume cette tendance prononcée au morbide de mes actes et recherches. Je vous parle d'une cité basée sur l'épuration des cadavres de juifs et je fais cela en diapositives. En toute simplicité, la tête haute, les manchettes serrées, l'esprit droit. Vous trouvez encore à redire à ma démarche. Sommes-nous entre hommes de science, ou entre transhumanistes de bureau ?
- Mengele, vous êtes un être terrifiant.
- Je vous prierais d'employer mon alias à l'avenir, Docteur Edgar. N'oubliez pas que les Américains sondent jour et nuit le monde de leurs satellites pour me retrouver. Depuis la mort du glorieux Führer - SIEG HEIL !
- SIEG HEIL -
- SIEG HEIL -
- SIEG HEIL -
- SIEG HEIL -
- Depuis sa mort, donc, ils se sont fixés comme objectif de me retrouver. Je ne saurais déterminer si c'est pour me juger ou pour ... Mettre à leur disposition mon talent ? Quoi qu'il en soit, ce prénom est à proscrire. Je n'utilise pas le vôtre non plus, alors un peu de tenue.
- Très bien. Qu'allons-nous faire à propos des cris ?
- Ah, les cris ... Là en dessous, personne ne les entendra. Déjà que personne ne les entendait à la surface ... Que ce soit dans les wagons, dans les camps ou même jusque dans les files menant aux douches, leurs cris, leurs pleurs, ils étaient avalés par l'indifférence d'un monde mort dans ses idéaux fatalistes. Nous avons cru pouvoir apporter à notre race un nouvel âge d'or, de progrès et de réussites, ils ont tout ruiné, tout ... Cette nécrocité est notre dernier espoir. A moins que vous ne souhaitiez vous vendre aux Russes ou aux Chinois, ne pensez même pas à retourner à l'air libre. Vous serez jugés et condamnés en moins de temps que nécessaire pour prendre la Belgique. Qu'ils crient, qu'ils chialent tout leur saoul, ces fils de l'enfer, ces sous-races lobotomisées par la luxure et la démence ... Nous leur rendons un service en les libérant du fardeau de leur existence.
- Quel est le but ultime de la nécrocité, Menge ... Edmond ?
- Une fois les cadavres trempés, la système revigoré par la combustion organique, les crochets transitent vers le coeur de la citadelle. Là, ils sont allongés sur des tablettes longues de plusieurs mètres. Et soumis à une chaleur intenable, une fournaise qu'ils n'auront pas même connu à Treblinka. Leurs cendres sont ensuite nettoyées pour ne plus laisser que le carbone. Les résidus superflus servent de carburant à la machine. Des bras robotiques s'assurent de bien récolter les cendres avant le nettoyage, où on va veiller à ne plus laisser que le carbone. Puis nous repassons cette fournée secondaire dans les fournaises. Je les appelle personnellement les Crémations Muettes. Là, on n'entend plus les cris, rien que le crépitement religieux de l'élimination mathématique de l'impureté juive. Enfin, le processus achevé, sa durée varie entre treize et quinze semaines, nous avons en notre possession de jolis petits diamants qu'il ne tient qu'à nous de vendre aux commerçants véreux à la surface. Brillant, n'est-ce pas ? Les cheveux, la peau, le sang, ça ne rapporte plus rien. Ce qui vaut son pesant d'or, aujourd'hui, ce sont les pierres précieuses d'une couleur qui attire l'oeil. Mais attention. Nous ne devons pas commettre l'erreur de trop en vendre. Nous pourrions dévaluer le marché, ruiner notre opportunité de fortune. Ce projet va se dérouler sur des années. Le meilleur dans tout cela ? C'est que nous n'avons rien à faire. La cité se suffit à elle-même, elle tourne tout seule. Bientôt, les cris des juifs seront remplacés par le cliquetis des machines. Bientôt, oui, bientôt, j'aurais l'honneur de vous annoncer l'ouverture de ma nécrocité, camarades ..."

Le comité applaudit en choeur. La réunion prit fin. Quelques boissons furent offertes à ceux qui avaient trop parlé. Edmond, en particulier, eut besoin d'un bon verre d'eau pour s'éclaircir la gorge. Nul n'aurait pu dire que son implication vertueuse dans l'essence de ce projet manquait de volonté, c'était bien assez laborieux de tuer tous ces juifs, alors s'en défendre auprès du monde, vous pensez ... !
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MessageSujet: Re: Chronochallenge n°33   Sam 8 Oct 2016 - 22:32

Le cri des cités sombres

28 juillet 1899

Il fait une chaleur écrasante à l’hôpital. Même avec les volets fermés, tout semble moite, les draps des patients fiévreux sont trempés deux fois plus vite que d’ordinaire et les conditions de travail sont difficilement supportables.
Une petite fille est arrivée dans l’après-midi, ses parents sont inquiets à propos de son état quand elle dort. Ils se font certainement du souci pour rien, on voit par dizaines des enfants souffrant de troubles du sommeil, ça n’est jamais bien grave. Une ou deux piqûres et je pense qu’elle pourra rentrer chez elle.
J’attends toujours un télégramme de la part de Marie. Je commence à désespérer, cela fait trois semaines qu’elle est partie et encore aucune nouvelle…

29 juillet 1899

La température est plus raisonnable aujourd’hui, mais l’hôpital connaît un autre problème : la fillette d’hier a hurlé toute la nuit. Personne n’a pu fermer l’œil, et impossible de la réveiller avant le petit matin. Je comprends mieux l’état d’inquiétude de ses parents quand ils l’ont emmenée. Elle fait sûrement des cauchemars, mais il faudra trouver une solution très rapidement. Les autres patients ont besoin de sommeil pour bien guérir et si cela continue nous ne pourrons plus prendre la petite file en charge si elle les empêche de dormir.
Je n’ai rien reçu de Marie.

30 juillet 1899

J’ai pu parler à la fillette ce matin (après une nouvelle nuit infernale pour l’hôpital). Elle m’a raconté que depuis plusieurs semaines elle faisait le même cauchemar toutes les nuits : une ville entièrement sombre, comme un gigantesque labyrinthe dont elle ne peut pas sortir, et une sirène lancinante continuellement. Elle m’a expliqué avoir l’impression que le seul moyen de faire sortir ce bruit insupportable est de crier elle aussi pour ne pas avoir la sensation de devenir sourde. C’est la première fois que je suis confronté à ce genre de symptômes, et j’avoue me sentir désemparé…
Marie : rien.

31 juillet 1899

Nous avons pu reloger la fillette chez une grand-mère sourde pas très loin de l’hôpital. Je pourrai toujours aller la voir, mais les autres patients vont enfin retrouver des nuits plus tranquilles et normales. Sa pathologie m’intrigue de plus en plus. Elle m’a dit que très régulièrement, le décor change, même s’il reste dans le même ordre d’idée, comme si elle visitait plusieurs cités jumelles. Mais la sirène est toujours présente. Ses hurlements aussi. Elle me fait vraiment beaucoup de peine, j’aimerais tellement pouvoir l’aider… je me sens inutile dans ces moments, comme si tout ce que j’avais appris ne me servait subitement plus à rien.
Marie : rien.

1er septembre 1899

J’ai appris que la fillette s’appelle Marie. Cela m’a beaucoup troublé et je n’ai rien pu faire de bon aujourd’hui…

31 décembre 1899

Voilà maintenant cinq mois que je n’ai plus ouvert ce carnet de bord… J’ai fini par ne plus espérer de nouvelles de « ma » Marie et j’ai décidé de me consacrer entièrement à la maladie de la petite. J’ai emménagé il y a deux mois maintenant avec Marie et ses parents chez la vieille dame sourde, qui est décédée il y dix jours. Le sommeil de la petite ne s’est pas amélioré mais il s’est au moins stabilisé. Nous travaillons tous les jours ensemble, pour tenter de comprendre les mécanismes qui conduisent au « cri des cités sombres », comme elle le nomme elle-même. Nous avons appris que plusieurs cas similaires avaient été observés chez d’autres enfants du même âge, un peu partout dans la moitié nord de la France. D’ailleurs nous partons demain nous installer à Paris avec ces enfants et des homologues médecins afin d’étudier plus en détail cette pathologie du « cri des cités sombres ». Mes collègues pensent que la compréhension de cette maladie pourrait ouvrir la porte à des travaux plus approfondis sur le sommeil. Je n’en peux plus d’attendre : depuis que je connais la petite Marie, j’ai enfin l’impression de participer aux progrès de la science, qui vont, j’en suis persuadé, être vraiment fascinants pour le nouveau siècle qui s’annonce…  
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