Encre Nocturne
Bonjour !

Il est conseillé de s'inscrire ou se connecter afin d'avoir accès à l'intégralité des messages du forum.


Entrez dans une dimension littéraire dont le territoire est infini et partagez vos écrits avec les autres internautes !
 
AccueilAccueil  PublicationsPublications  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 CC n° 34 - EDITION SPECIALE

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
La Lapine Cornue
Divine cerfette et ses lapins multicolores
avatar

Féminin Balance Messages : 4644
Date d'inscription : 17/05/2014
Localisation : Endormie dans un terrier de lapins.
Humeur : Lapinesque. (ça veut dire paisible et joyeuse)

MessageSujet: CC n° 34 - EDITION SPECIALE    Sam 15 Oct - 21:41

Pour cette édition spéciale DUO, voici les équipes qui vont s'affronter de 21h45 à 22h45 !

- 1) Mathilde et 2) Tiunterof

- 1) Syta et 2) Saul

- 1) Silenuse et 2) moi

Je rappelle la procédure : le premier écrit le début du texte, pendant une demi-heure MAXIMUM. A 21h15 tous les débuts de textes doivent être postés sur ce topic !
Puis de 21h15 à 21h45, le deuxième de l'équipe prend le relai et termine le texte !


PRET LES AMIS ?
Voici le thème : Par delà le bleu et le mal.


C'EST PARTIIIIII. Que les meilleurs gagnent !


Les votes ici : http://www.encre-nocturne.com/t4710-cc-n-34-edition-speciale-les-votes#53737

------------------------------------------------------------------------------------------------
Je sais ce que je suis. Et je sais ce que je ne suis pas.
:corn3:
Je suis un chaos de rêves et de couleurs,
je suis un Cerf divin chimérique,
je suis une lapine en chocolat aux larmes caramel.
Et toi, qui es-tu ?

Fais un pas vers moi, j'en ferai un vers toi. Et peut-être un jour serons-nous face à face...

***
Cap' d'aller lire ?

→ Venez fouiller dans mes écrits... Y'en a pour tous les goûts ! :corn2:

.[/center]


Dernière édition par Cornedor le Sam 15 Oct - 23:19, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Silenuse

avatar

Masculin Balance Messages : 1797
Date d'inscription : 03/06/2015
Localisation : Derrière un pouet
Humeur : pouet

MessageSujet: Re: CC n° 34 - EDITION SPECIALE    Sam 15 Oct - 22:12

Par delà le bleu et le mal



             Il marche, marche, marche, lentement frappant le sol crevant sous ses pieds qui frappent qui frappent dans un silence brut et brutal le sol sableux et granuleux qui tapisse l’horizon.
             Dans sa main, une corde sèche.
             Sur sa peau, des vêtements troués déchirés qui perdent abondamment ce vin nouveau désormais vain et fade.
             On voit un corps, au loin, nageant dans la mer de sable qui s’écoule encore à l’horizon. Il respire encore - il inhale l’air frais de l’océan à ses pieds dont les vagues, comme un serpent d’argile devant un danger extrême, fuient jambes au cou la terre, gagnant le large.
On voit, au loin, encore plus de sang encore, qui noue d’une langueur intense les yeux de l’homme déposé avec soin là, sur le sable sec et lourd.
             Pas un regard, rien.
             Le premier homme avance encore, corde à la main.
             Il marche, marche, marche encore, lentement, avec précision, pas après pas, lentement, chaque pas laissant la même distance, le même lointain avec son prédécesseur, comme s’il fallait quelque chose pour le pousser davantage vers l’avant, comme si, comme chaque fois hésitant encore d’avancer vers l’avant, il fallait une main, un souffle - quelque chose de plus, parfois - pour le pousser, sans force, sans que ce soit lui qui le fasse. C’est toujours lui qui doit avancer.
             Le corps reste là, allongé par terre, sans rien, sans rien d’autre que l’air perçant de la mer et du soleil qui le contemple, impassible.
             Les deux hommes se connaissent - ce doit être ce flot de larmes qui doit les trahir. Au fond, est-il utile, ce flot ?
             Derrière eux, une vieille voiture blanche, tout cabossée ; une voiture qui a trop voyagé - trop, un dernier voyage, en sorte.
             C’est une voiture familiale, leur voiture à tous les deux. Ce n’était pas la peine de massacrer la famille pour se croire puissant ; on se retrouve enchaîné sur le sable, puant la poussière, le sang âpre et frais du matin, l’amer souvenir du regret.











             Il n'y a plus personne d'autre, plus personne d'autre à présent. Plus que la solitude qui étend ses longs filaments glacés sur le sable et le vide. Il n'y a plus aucune présence froide et terne, transparente presque, qui serait là comme un décor pour leur théâtre d'ombres, comme une pantomime douce et grise en arrière-plan, qui serait juste là pour fixer la scène, lui offrir un cadre ; qui donnerait au spectateur quelque chose à quoi accrocher son regard quand la vue de ces deux hommes brisés lui deviendrait trop insupportable, comme une blessure à peine refermée et déjà grattée jusqu'au sang.
              Le sang. L'odeur lourde et sirupeuse tournait sous le crâne du marcheur à la corde, tournoyait doucement derrière ses yeux, là, juste là, juste là où il ne pouvait pas la voir ni la situer, seulement la sentir pulser comme une douleur sourde et enivrante.
              Le sang. C'était toujours le sang. Le sang menait le monde, la vie, la mort, comme une danse macabre qui jamais ne s'arrêtait, et dont les lents froufrous caressaient les os de squelettes perdus.
              L'homme s'arrêta dans un souffle, comme retenu par un fil invisible, comme séduit par une araignée de mort.
              A quelques pas seulement, les yeux baignés de sang, ouverts sur le vide morne de l'infini, le fixaient sans le voir comme s'il n'était qu'une projection, une silhouette décalquée à la va-vite dans un monde noir dont il ne savait rien.
              Peut-être était-ce cela, la véritable vie ? Une mort qui pouvait déployer, à l'intérieur de ce crâne au cerveau ensanglanté, d'étincelants paysages aux lunes de cristal et aux villes dentelées par les fourmilières humaines, teintées de couleurs folles et d'éclats de rires.
              Oui, peut-être son frère le voyait-il à présent comme un spectre, un fantôme dont la vie n'était réduite qu'à ce seul instant, à ce désert âpre et muet et au murmure chuintant de l'océan dans son dos, à ces quelques sensations comme des poignées de sable et de temps, qui le piégeaient et le retenaient ici, dans son corps meurtri sur cette plage vide.
              Il tomba à genoux, tout doucement ; léger comme une plume, une plume salée d'écume et noyée de sang, une plume qui n'a plus de plume que le nom. Le sable mordit ses jambes, de longues brûlures salées enflammèrent ses plaies béantes et cette douleur cruelle fit cligner ses yeux, dispersa ses larmes et lui permit, un instant de plus, de s'accrocher à la vie et à ce corps dont il ne voulait plus.  
              Il posa la corde à se droite, qui se lova dans le sable comme un serpent usé et fatigué que le dompteur a maté. Il posa une main à sa gauche et pencha tout son corps lourd et tiraillé, tout son corps dont les nerfs tressaillaient et tressautaient comme autant de câbles d'acier, dont les muscles n'étaient plus qu'un assemblage chaotique aussi branlant qu'une machine rouillée, pencha son corps et sa mort sur ceux de son frère, jusqu'à le recouvrir de son ombre. Et pouvoir, enfin, avoir l'illusion de croiser son regard.  
              Et dans ces iris dont le gris lançait de scintillants éclats vers le ciel d'ardoise, dont l'argent rappelait les tristes vagues de l'océan loin derrière, rappelait les reflets chromés des gentes de cette pauvre voiture qui les avait cajolés, abrités, portés et supportés tant d'années, rappelait la teinte des lauzes qui couvraient, telles une armure de pierre, de temps et de douleur, le toit de la maison familiale dans leurs souvenirs d'enfance, dans tout cela il vit tout ce pour quoi ils étaient partis, tout ce pour quoi ils avaient voulu revenir, et tout ce pour quoi ils finissaient ici, échoués sur le sable tels des étoiles perdues, de pauvres étoiles brisées et recollées de partout, qui avaient perdu leur lumière il y avait bien longtemps. Ensemble. Comme toujours.  

              Enfants, leur mère leur avait compté une histoire. Ses derniers mots avaient été : Ainsi, les étoiles brisées finissent toujours sur le sable. Par delà l'océan bleu et le ciel noir, par delà le mal et la mort.












------------------------------------------------------------------------------------------------
pouet




Ah oui, j'écris des trucs aussi
Tutos : Versification & Rythme
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: CC n° 34 - EDITION SPECIALE    Sam 15 Oct - 22:16

L'infirmerie était un endroit sombre, insalubre. Personne ne s'y rendait pour de petites blessures. Il fallait vraiment être courageux pour oser pousser la porte du bâtiment et toquer au bureau de l'infirmière scolaire. Jean n'était pas rempli de ce courage-là. Les adultes prétendent que les hommes reçoivent à leur naissance une dose de courage limitée, qu'ils peuvent égrener chaque jour par-ci ou par là, pour parler à une amoureuse ou franchir un passage piéton, pour passer chez le proviseur en furie ou aider un camarade dans la misère. Parfois même, quand ce courage n'a vraiment été écoulé que par minuscules doses, il lui arrive d'éclater brutalement un jour et de tout foutre en l'air. Jean aurait bien eu besoin que son cœur éclate de la même manière. La nuit était perçante, elle avait dans son air une fragrance de lugubre commune à toutes les ruines du monde, le seul envoûtement mystique qui vous pétrifie dès lors que vous sortez de votre voiture bien éclairée et que vous vous aventurez dans une nature muette, prodigieusement renvoyée dans l'inexistence par le règne sépulcral de la Lune lisse comme un os. Ce même envoûtement qui vous fait tourner de l'oeil lorsque, prêt d'une tour à l'abandon, noircie de chaux et d'aubépines, les rayons de votre œil nocturne fixé sur sa toile de fond découpe un carré impeccable de lumière, là, sur la pierre que vous ne vouliez plus voir, et voilà que votre propre œil s'y attarde, comme envoûté, attiré, subjugué ... Le lendemain vous ne vous souvenez plus de rien, rien si ce n'est cet envoûtement de la Lune, des étoiles et de l'air des ruines qui vous ont volé votre nuit. Mais la nuit est longue, et les étoiles mortes, quand les murs du bâtiment se rapprochent. Jean sent déjà ses mains sur les rambardes de l'escalier, il se projette déjà dans les couloirs de l'étage. Toutes ses peurs seront à lui, palpitantes dans son corps assiégé, car pour ce bleu qui n'a pas quitté son genou, quelque part, un toubib véreux aiguise son scalpel, ravi d'enfin avoir affaire à un petit garçon. Vision d'horreur. Jean voit le toubib qui s'approche, la figure haut, hiératique, ses grands bras sous blouse blanche squelettiques. Il agite le scalpel. "Enlever la peau morte, la peau morte ! COUPER LA VIANDE FROIDE ! Dégager les artères, les artères, sectionner les veines !" Jean ne comprend rien à ce charabia, mais il hurle, car nul besoin de dégager les termes importants pour saisir l'idée générale : le toubib allait l'inciser dans son bras, pas son genou. Il ne fallait vraiment que descendre plutôt que rester sur le poignet pour faire des dégâts. C'était une erreur plus répandue que l'idée propagée par les statistiques : beaucoup de jeunes commettaient la bévue de s'esquinter le poignet, dans l'espoir d'une mort rapide. Mais cela prend des heures pour mourir d'une blessure pareille. Le sang ne gicle pas, il coule, lentement, précisément, par flots réguliers ou irréguliers. Si aucune voie centrale n'a été touchée, il n'y a aucun risque de mourir rapidement. Alors il faut attendre. Pour les plu courageux, continuer à se flanquer des coups est la meilleure solution, car ce moment est souvent sans retour : une fois le bras pété à l'extrême, tenter de le sauver semble vain, en dépit des espoirs humains. Saisi par une once de regret ? Tant pis. On perd des membres comme les oiseaux perdent leurs plumes. Pourtant, eux sans doute les sentent encore. Nous, nous ne les avons plus. Jean se sentit exactement comme ça. Mortellement blessé, mais pas assez blessé pour mourir. Il aurait dû souffrir. Après tout, venir avec un bleu et repartir avec un bras en lambeaux, n'est-ce pas déjà une souffrance mentale pour la victime ? Mais non. Le toubib l'avait comme plongé dans un bain chaud. Le sommeil l'engourdissait, l'enveloppait sous une chape de plomb impénétrable. Son sang refluait au plus profond de son organisme, ou s'échappait par sa chair meurtrie. La situation était si ridicule que Jean se leva. Il constata alors l'incroyable résistance à la mort de l'homme. A la vérité, Jean avait encore le temps de rentrer chez lui, de se faire couler un café, d'écrire son testament, de regarder une série américaine complète, de passer chez sa tante pour lui déposer quelques biscuits secs et de revenir à cet endroit précis pour enfin s'y laisser mourir, et il ne serait même pas encore mort, et il ne mourrait même pas encore, car ça lui prendrait peut-être plus de dix heures. Ces dix longues heures seraient ponctuées d'évanouissements, de soubresauts, de crises de panique, de vomissements, d'égarements de l'esprit, ça ne suffirait toujours pas pour l'achever. On peut même pousser le ridicule de la chose à laisser planer le doute que son corps fasse acte de résilience et décide par lui-même de ressouder les plaies, de pallier le manque de sang, de survivre malgré toutes ces conditions abominables. Telle était la volonté que possédait Jean, pas dans sa tête, mais dans son corps. A travers lui, sans qu'il ne soit capable de l'arrêter, s'exprimait l'instinct de survie le plus primaire pas même de son être uni mais de ses cellules, de ses organes, de ses composants par milliards. Jean, ne sois pas si antipathique ... Veux-tu bien te laisser tomber dans un coin de la pièce et attendre ta mort ? Sinon, tu vas en mettre partout. De ce rouge en paillettes qui pétille, évacué de sa pression corporelle, trop jeune pour gonfler tes veines arides. Pas de réponse. Jean n'avait plus toute sa tête, il était ailleurs, hélas. Ses pensées se fixaient sur son matin avant la visite à l'infirmerie, quand, par un accès d'étourderie, il avait oublié son sac à l'arrêt de bus ! Hop, il était trop tard, le bus était en marche et le sac s'éloignait par paquets de dix kilomètres ... Quel sombre inconnu pourrait le vider et prendre ce qui le tentait ? Quelle vieille dame piquée de parfum détestable laisserait son chien pousser sa crotte à l'ombre de l'Eastpak vénérable ? Ces considérations se perdaient dans la brume des souvenirs de Jean. Vraiment trop, trop, trop de choses auxquelles penser, trop de personnes auxquelles rendre ce morbide hommage, sur le seuil d'une frontière nouvelle, celle de la mort et des choses de la mort qui ne concernent pas les vivants. Le toubib s'en était allé. Sur le carrelage de l'infirmerie s'étendait une flaque obscure, un étendard de sang impur abreuvé dans ses sillons. L'humain peut perdre beaucoup de sang sans que cela ne soit irréversible. Il peut même en donner. Le sang finit par revenir, il revient toujours, un jour il n'est plus dans vos veines, et hop ! Revenu. Quand il est mal oxygéné, il ne manque pas de vous le faire savoir.






Mais voulait-il vraiment revenir, transporter son flot de vie comme à son habitude ? Comme le ressac, il lui arrivait d'être violent, mortel même... Et parfois, d'être quasiment inerte, comme léthargique.

Comme des flots une douce nuit de printemps,
Le sang noir qui parcourait les veines de Jean,
S'écoulait tranquille comme un gosse endormi,
Dans un sommeil lointain, et surtout infini.


Peu à peu, Jean se vidait de sa vie, mais se remplissait de courage. Il devait tenir bon. Pour qui ? Pour quoi ? Bonne question, mais rien que pour le plaisir du défi, il ne devait pas perdre son sang.

Et il serra,
Son bras si fort,
Qu'il résulta,
D'un brin de mort


Et il ne se tenait plus qu'une carcasse, adossée à un mur qui fixait son poignet, aussi sec que le reste de son corps.

Un tas de peau déshydratée
et plein d'os tous prêts à casser,
qui se tenaient depuis longtemps
là en observant le néant.
Revenir en haut Aller en bas
Le Molosse
Habituée de la CB
avatar

Féminin Vierge Messages : 1750
Date d'inscription : 29/12/2015
Localisation : Dans ma chambre
Humeur : Mode Molosse: Off

MessageSujet: Re: CC n° 34 - EDITION SPECIALE    Sam 15 Oct - 22:40

Par delà le bleu et le mal.

Aloph. Un monde de bleu et de noir.
Un monde où tout n'était pas aussi paisible qu'il laissait croire.
Un monde Noir.

Ses ruelles, aussi froides que l'hiver étaient désertées depuis bien longtemps. Désertes ? Pas vraiment. Une jeune femme dont le manteau rouge contrastait avec la neige blanche et la Blue Hour précédant la nuit arpentait ces rues désertes d'un pas déterminé. L'épais capuchon empêchait la distinction de son visage tandis qu'une cape rouge sang battait le vent derrière elle. Une brise fraîche s'engouffrait sous cette dernière et laissait voir une ceinture noire où pointes, dards et lames trônaient aux côtés d'un parchemin engouffré entre sa ceinture et le corset noir. Le vent eut raison du capuchon qui tomba. Un visage noir, froid d'où deux yeux dorés transperçaient leur environnement avec la précision d'un félin, apparut. Sa chevelure rousse, épaisse vola au fil des brises capricieuses. Une aura froide se dégageait d'elle. La femme avança.

- Une pièce madame, siouplé, implora un clochard adossé à un mur délavé.

La femme continua à avancer tandis que le clochard, lui, cessa de respirer...







[absence de participation de Tiunterof]

------------------------------------------------------------------------------------------------
Signe distinctif de chasseresse de fautes: ~ (pour faire honneur à mon surnom :la:)

Sections attribuées: Romans et Théâtre


N'hésitez pas à venir me lire ici: Mes écrits #TexteDeMathilde
:unjournormal:

Coucou Invité * Sourire étrange à interpréter comme tu veux
Revenir en haut Aller en bas
https://www.flickr.com/photos/124488553@N07/
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: CC n° 34 - EDITION SPECIALE    

Revenir en haut Aller en bas
 
CC n° 34 - EDITION SPECIALE
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Encre Nocturne :: Écrits :: Compétitions :: Défis :: Les défis Tic-Tac-
Sauter vers: