Encre Nocturne
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 LIEU - Ville futuriste : Kairec Futur (équipe des pouiks)

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La Lapine Cornue
Divine cerfette et ses lapins multicolores
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Féminin Balance Messages : 4706
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Humeur : Lapinesque. (ça veut dire paisible et joyeuse)

MessageSujet: LIEU - Ville futuriste : Kairec Futur (équipe des pouiks)   Dim 16 Oct - 14:59

Bienvenue sur votre nouvel univers de RP.

Voilà le début de l'aventure pour vos personnages, qui vont soudain se retrouver téléportés / catapultés / projetés dans ce monde-ci, sans savoir pourquoi ni comment, par hasard ou de leur propre volonté. (sauf pour ceux qui pourraient logiquement y vivre depuis longtemps voire y être nés.)



Description de l'univers par Pan :
 


Les personnages vont se retrouver dans un univers inhabituel, qui dispose de ses propres règles, de ses propres repères et qui peut devenir extrêmement hostile. Vos personnages s'y retrouveront probablement mal intégrés, rejetés voire pourchassés s'ils ne peuvent s'adapter au contexte SF de la métropole.
(Précisions supplémentaires à ajouter ici grâce à Pan)





Exemples d'images pour lieux et ambiances (à ajuster selon la vision de Pan de sa ville) :
 





Rencontres malveillantes ou bienveillantes, entraide, amitié, amour, trafic et affrontements, courses-poursuites, meurtres et intrigues, vous avez tous les droits dans cet univers ! A vous de jouer, et à vos personnages de tracer leur destin dans ce milieu inhospitalier !

Bonne chance.

------------------------------------------------------------------------------------------------
Je sais ce que je suis. Et je sais ce que je ne suis pas.
:corn3:
Je suis un chaos de rêves et de couleurs,
je suis un Cerf divin chimérique,
je suis une lapine en chocolat aux larmes caramel.
Et toi, qui es-tu ?

Fais un pas vers moi, j'en ferai un vers toi. Et peut-être un jour serons-nous face à face...

***
Cap' d'aller lire ?

→ Venez fouiller dans mes écrits... Y'en a pour tous les goûts ! :corn2:

.[/center]


Dernière édition par Cornedor le Mer 19 Oct - 19:43, édité 3 fois
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Yggdarsil
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Localisation : Dans le doute. Ou l'ignorance. Surement l'un des deux.
Humeur : Pourvu que ça dure !

MessageSujet: Re: LIEU - Ville futuriste : Kairec Futur (équipe des pouiks)   Dim 16 Oct - 17:01

Theodora s'arrêta brusquement.
Les sons autour d'elle avaient changé. La lumière aussi. Un sentiment de panique pointa en son cœur. Quelque chose d'anormal se passait.
– Excusez-moi ?
Elle avait machinalement sorti cette phrase, dans l'espoir que quelqu'un la saisisse et la réconforte. Quelque chose fonctionnait de travers, et cette chose se profilait dans le peu de lumière soudain terne qui parvenait à tracer une voie dans son cerveau, dans le bruit confus qui l'assaillait, et l'odeur étouffante qui la comprimait. Elle fit un pas en avant. Il y a cinq minutes, elle entendait encore les vendeurs crier à la volée, elle devait être prêt de chez elle à présent.
Le son de sa semelle se répercuta de manière étrange. Quelque chose la percuta sur l'épaule. Elle prit peur.
– S'il vous plait...
Un bruit confus lui parvint aux oreilles, mais elle ne parvint pas à savoir ce que c'était, plongé dans une bouillie trop complexe pour son ouie pourtant entraînée. Elle devait délirer. Dans quelques instants, quelqu'un viendrait la chercher, la prendre par l'épaule, la ramener chez elle et la mettre au lit. Ou alors elle rêvait.
– S'il vous plait !
Un sentiment de panique la prit à la gorge. Elle tendit ses mains devant elle et commença à marcher, en claudiquant. « Surtout, surtout, garde ton calme. Garde ton calme. » Elle ne comprennait pas ce qui se passait. C'était trop vrai pour être un rêve. Trop étrange pour être vrai. Un sortilège ? « Impossible. Aucun sortilège ne ressemble à ça... »
Elle connaissait trop bien la magie pour croire au contraire. Sauf peut-être la magie Indigo. Possible. Mais la magie Indigo se contentait de semer le doute, pas de faire halluciner. Semer le doute sur ce qui tiens du réel et du faux. Peut-être qu'elle avait vécu à Félond en croyant que c'était vrai alors que... ?
« Ca n'a aucun sens » se dit-elle avant que ses mains ne rencontrent un mur froid et glacé. On aurait dit du métal extrêmement bien poli. Ce devait sûrement être du métal extrêmement bien poli. Magie brune, pierre plate. Très cher, pour les artistes, les joaillers et les maréchal-ferrands, comme celui de la rue à côté de chez elle, jury à l'Assemblée, qui avait souligné les sophismes de Helion Bemard, proposeur sur deux heures. Au sujet des monnaies de métier. Elle ne savait pas pourquoi elle s'évoquait tous ces petits détails en explorant les rainures du fer de ses doigts, peut-être pour se raccrocher à quelque chose de concret dans ce chaos. Pour résister au sentiment de perte qui la sasissait. Tant qu'il y a une ville à sauver, il y a du plaisir à débattre.
Une idée lui traversa l'esprit. Peut-être était-elle morte ?
« Je ne sais pas si c'est la vie ou la mort, en tout cas ça a l'air d'être un sacré foutoir ». Elle s'en voulu un instant d'avoir perdu la vue il y a vingt ans. Puis déglutit. « Non, il faut rester debout. Reste contre ce mur. Quelques secondes de plus. Une semaine s'il le faut. Jusqu'à ce qu'on vienne te chercher. »

------------------------------------------------------------------------------------------------
Il est des gens qui sont là. Comme ça. En vrai. Et d'autres dont la présence est un mensonge. Une illusion. Efficace, quand elle trompe tout le monde. Ridicule, quand elle ne trompe que son porteur. -Lyonel Trouillot, Kannjawou

Proverbe Nocturnien : Wû Horör, wees qsüj gnü ubo wik s'wee kleesee kvieiir wâ krefüzâ d'wi kraork...

orgie de .-.
.-- .-- .-- .-.-.- .---- ----- --.- ....- ---.. .-.-.- ..- -. -... .-.. --- --. .-.-.- ..-. .-.

http://vocaroo.com/i/s1fCLpFwvSv0


#TextedeYgg
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MessageSujet: Re: LIEU - Ville futuriste : Kairec Futur (équipe des pouiks)   Mar 18 Oct - 12:00

NB : Passages en italique : Narrateur externe Passages normaux : Weedplant

____________________________________________________________________________________

#001.

Parfois, un peu par hasard, et même pas par hasard du tout, on tombe dans des endroits louches, des quartiers malfamés. L'instant d'avant, on discute avec sa maman de quelle boulangerie serait la meilleure pour chercher son pain le matin à huit heures, et l'instant d'après, on se retrouve balancée entre les doigts graisseux d'une bande de junkie qui vous tirent frénétiquement les poils des aisselles, parce qu'une baguette pas cuite mène toujours à la prostitution. Kairec, c'est un peu ça : tu veux chercher un gâteau chez ton traiteur mais tu ne sais jamais sur quel braquage tu vas tomber. Moi, ce matin, j'avais pas de chance, j'étais tombé sur un braquage à la Rambo.

Secteur Thêta-Sud, quinzième quadrille. Le Well-Shop vend des pâtisseries synthétiques en provenance des Terres Agricoles. Weedplant 15-a3, originaire de l'univers de Kairec, s'y est rendu ce matin avec son sac plastique de convenance, habillé tel un vieillard extravagant, le regard dans le vide et les mains dans les poches. Gol-Mon, habitant déluré des basses-cité, s'est dit que c'était le jour idéal pour braquer un établissement de luxe. Aucune revendication pour la liberté de Kairec, aucune protestation écologique : rien qu'une soudaine envie de violence et d'action.

"Couchez-vous tous par terre ou je vais tirer dans le lustre et il va tomber sur vos têtes et tous vous tuer !"

Ce qui bien sûr était impossible. Le rayon du lustre en cristal étant d'approximativement cinquante centimètres, son diamètre avoisinait le mètre et merte, maître, trop de mètres à mettre en une phrase. Le lustre n'aurait pu frapper qu'une personne à la fois, et peut-être même qu'elle aurait survécu, car ici les gens ont le crâne solide, ou du moins c'est l'impression qu'ils donnent lorsqu'on essaye de leur faire comprendre quelque chose. Je prends l'exemple d'une mémé qui s'était vautré dans une merde de komodor. Moi, en bon pépé galant que j'incarne, ben je fais quoi, je lui tends la main, je tente de l'aider quoi ! Ben évidemment fallait qu'y ait un pistolet dans ma main et que quand elle la serre elle appuie sur la gâchette. Vous voyez ? La tête dure, je vous dis. Mes considérations arithmétiques quant à la potentielle chute du lustre se frayant un chemin dans mon esprit malade n'arrêtaient en rien le braqueur fou, trop occupé à crier sur des gens et à ordonner aux serveuses de mettre toutes les pâtisseries dans un grand carton plat sur lequel il pourrait sauter à pieds joints ensuite.

Un déclic s'est opéré dans les neurones de l'individu nommé Weedplant à cet instant précis.

Le con va me bousiller mon gâteau d'anniversaire ! Hélas, je suis vieux, malade, mes lumbagos successifs et mon arthrite naissante m'ont diminué ... Sans le don d'ubiquité, jamais je n'arriverai à faire taire ce malfrat ... N'y a-t-il donc personne en ce triste monde qui ne soit capable de sauver la journée d'un vieil homme ?
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Pantouffe

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MessageSujet: Re: LIEU - Ville futuriste : Kairec Futur (équipe des pouiks)   Mar 18 Oct - 19:03

Yep, j'avais commencé mon post pour Ygg', donc j'envoie mon personnage à sa rencontre :D. Du coup, je laisse Hart intervenir avec toi Saul ! Ou, s'il préfère nous rejoindre Ygg' et moi,  j'enverrai un autre personnage à la rescousse de ton vieillard 8D


Un autre monde. Qu'en dire ? En tant qu’Égaré, il a eu son comptant de voyages, nombre d'univers se sont déjà heurtés à sa gueule hirsute, qu'il a volontiers pris le temps d'explorer. Tous ceux qui rampent hors des ruelles d'Hellishdale quand les ombres repeignent les perspectives citadines cloutées de lampadaires ont eu droit à des visites de ce genre, et pas un Guide n'ignore le nom honnis ou adulé de Bartel Pan, vermine tenace et charmante se jouant  des Architectes, parcourant à sa guise les mondes ouverts à ses fringales sans se soucier qu'on lui y témoigne hostilité ou sympathie. Car cet homme là prend un malin plaisir à transgresser les interdits comme à faire étalage de sa liberté pour le moins intrusive, s’immisçant sans vergogne dans la vie d'autrui, qu'il soit Grand ou plébéien. N'ayant cure des frontières et des règles, propageant la luxure dans son sillage comme on sèmerait à l'arrachée des champs de coquelicots, bouleversant le trafique des essences en faveur d'Inferna, sans pourtant être Guide, sans pourtant s'associer à aucun Architecte... voilà un hurluberlu qu'il vaut mieux compter parmi ses amis, car comme tout Égaré, il a gagné pour sa peine quelques dons bien pratiques. La faculté de voyager à sa guise à travers les mondes s'entrechoquant alentour d'Hellishdale pour commencer, n'appartenant à aucun mais pouvant aller de l'un à l'autre d'une simple pensée. Et l'Empathie ensuite, sa particularité, ce pouvoir différent pour chacun que développent tous les malheureux ayant troqué leur Essence contre une vie d'errance ; exacerbée jusqu'à se faire torture lors des premiers voyages. Sous contrôle désormais, devenue instrument de sa gloire faunesque, talent caché dont il ne peut qu'user, impossible à juguler, mais néanmoins malléable. C'est un Don qui dessert son possesseur autant qu'il lui permet de dominer autrui : tout ouvert aux émotions valsant autour de lui, l'Errant est d'une complète vulnérabilité aux fluctuations d'humeurs, aux prises avec des sentiments et des sensations qui ne lui appartiennent pas. Mais il est le maître de ces courants que lui seul peut percevoir, et il sait depuis de longues années comment y naviguer sans se laisser submerger par leurs flots. Cependant, le suprême plaisir de cette magie furieuse entrelacée aux nerfs réside plutôt dans les bourgeonnements sensuels frénétiques qu'elle induit... Car chaque émotion a son goût, sa couleur, son odeur, sa texture et sa propre musique. Et pour chacun, des variations infimes, innombrables, fascinantes. La colère de l'un sera épicée et chaude, celle d'un autre s'en prendra plutôt à ses entrailles, à sa peau, aux muscles de son corps. Les nuances d'une même émotion sont infinies. Tout est palpable, tout est coulé dans la chair fourmillante. Tout blesse et tout caresse, tout se goûte et se sent. Bartel fait honneur au titre qu'il s'est octroyé : dévorant l'autre avec amour, avec passion et avec fièvre, se gorgeant de délices et de mal cueillis à même le cœur de l'autre, il a du Faune l'avidité gourmande, la sensualité débordante et la luxure infâme. Tout est devenu affaire de chair, chaque rencontre est une jouissance autant qu'une agonie. Il est intime avec tout un chacun, car de cet inconnu croisé sur un trottoir, il peut capter les tourments ou la joie, les vivre et les prendre au dedans de son corps... Mieux qu'aucun les comprendre, les partager, les exalter ou les faire taire. Les savourer ou préférer se confondre aux sensations d'un autre. Bartel n'est pas télépathes, mais il s'en faut de peu. Seules les pensées lui échappent, tandis que tout le reste se précipite sur lui, le pénètre, cherche à l'éparpiller.
Autant dire que les premiers temps, parcourir une foule lui était impossible. Ballotté en tous sens, déchiré sans discontinuer sans jamais en mourir, bombardé par un tumulte de musiques contraires, giflé et caressé à la fois, embrasé ou noyé dans un même mouvement de violence, assaillis d'odeurs, les nerfs vibrants à en scier leur écrin de chair à force de chanter - vénéré autant qu’assassiné, il était en proie à une fièvre dont seule la solitude pouvait le guérir. C'est à pas comptés, dans une extase heurtée de souffrance, avec acharnement, que Bartel a appris à user de son Empathie dans les milieux publiques. Au sein de la pléiade, il s'est joué de ces cohues voraces perceptibles à ses sens, et qui rendaient la foule plus époustouflante de densité, de chaos, de violence et de magnificence. Car l'Empathie était désorientée, hors de contrôle, elle suivait toutes les pistes qui passaient sous son mufle, allant de l'une à l'autre comme un chien fou cerclé d'un millier d'odeurs à pister pour y trouver pitance, et incapable d'en choisir une seule. Alors il a fallut apprendre à en suivre une unique, à se mouvoir d'une sensibilité à l'autre avec l'aisance d'un acrobate, à choisir parmi les innombrables perches tendues, à se couler de son propre gré dans la chair d'un autre. Se concentrer sur un seul être au milieu du grouillement pour accaparer l'Empathie, ce sixième sens impossible à museler, si dangereux pour qui le possède, mais si riche de possibilités. Peu à peu, l'effort délibéré s'est mué en réflexes, l'agilité comme la subtilité de son Don sont devenus dignes d'une performance artistique et sportive.
Bartel ne craint plus la foule désormais qu'il a appris à y choisir son partenaire de danse. Et pas moins l'inconnu qui excite son ineffable curiosité. Mais en débarquant dans ce monde étranger à son expérience, c'est d'abord une stupeur paralysante qui envahit l'Errant. De suite, des parallèles s'établissent tant bien que mal.
La foule incroyablement dense lui évoque Inferna. Mais il y manque la chaleur attirante, les couleurs entrées en collisions, les parfums exsudés par les gueules béantes des étals couverts. Ici, pas de bandes de gamins, pas de voix de stentor achalandant les passants crasseux ou enrobés de soierie. Les dédales sont gris et non ocres, ils sont géométriques plutôt que tortueux.
Ces perspectives anguleuses lui remémore désagréablement Aérial. La froideur métallique de l'ensemble n'est pas sans lui rappeler l'architecture acérée du palais royal. Le gigantisme écrasant de cette cité partage des accointances avec celui plus épuré de la demeure de Wilhem... A ceci prêt que la sobriété des lignes des buldings est détrompée par le foisonnement de bâtiments heurtées jusqu'aux hauteurs le plus crémeuses du ciel. Et jamais un tel chaos ne régnerait dans les salles immenses et silencieuses où ne se heurtent que des échos de pas lointains, qu'affectionnent tant l'Architecte d'Aérial. Il y a trop de vie désordonnée ici pour un maniaque psychorigide tel que Wilhem.
D'autres comparaisons s'imposent à son esprit tandis qu'il observe attentivement l'espace alentour, pulsant des fluctuations de la cohue ambiante. Toutes ne le mènent qu'à des constats  inquiétants : cette ville a des airs de Métropolis, n'est pas sans lui rappeler Blade Runner et Brazil, ou d'autres univers imaginaires tout aussi engageants que son esprit avide n'a que trop apprécier. Si la technologie d'Aérial est vite apparue à ses yeux bien plus développée que celle de son monde d'origine, cette bonne vieille Terre, permettant à l'Architecte d'entretenir artificiellement le climat glaciale de son univers ensevelie sous la neige, c'est bien la première fois que Bartel est aux prises avec un monde tenant aussi ouvertement de la science fiction ; du moins, pour un homme tel que lui, issu du vingtième siècle. Mais apercevoir un flot continue de voitures sillonner des espaces aériens balisés par quelque étrange tour de force technologique entre les building n'est pas le plus surprenant pour un Égaré ayant déjà connu les merveilles et les horreurs réservées par des contrées aussi étranges, aussi perclus de magie que le sont Tenebris, Neverland, Infinity ou Démentia. C'est le simple fait de se retrouver propulsé dans cette dimension nouvelle qui relève de la plus absolue étrangeté pour Bartel, car il connait toutes celles côtoyant d'un peu trop près les ruelles d'Hellishadale. Or, celle-ci n'est jamais entrée en contact avec la ville. Aucun Guide ni aucun Architecte débarqué de ce dédale urbain n'est venu chasser les Essences à sa porte... Alors il est techniquement impossible qu'il ait pu se transporter dans ce monde.
Et pourtant. Il lui semble bien avoir été victime d'une quelconque anomalie, d'une erreur cosmique. Rien de bien important pourrait-il d'abord penser : l'alliance d'une pensée et d'un désir suffira à le ramener en un terrain connu. Ou de moins, ce devrait-être le cas. Car il n'en est rien.
Son privilège d’Égaré, cette faculté à glisser d'un univers à l'autre, lui fait maintenant défaut.
Il ne peut pas partir. Il ne peut pas revenir.
Le voilà donc propulsé loin de tout ce qu'il connait, loin de tous ceux ayant gravité autour de son existence ces quatorze dernières années. C'est une perspective terrifiante. Mais c'est aussi un cas de figure qu'il a connu une fois, du temps où il était vulnérable, où il aurait pu mille fois baisser les bras, dépouillé de son existence passé, rené dans la plus complète solitude.
Alors, malgré le vertige qui le saisit, Bartel respire profondément et commence à songer à la manière dont il va bien pouvoir survivre en ce monde inconnu, sans se permettre de penser qu'il pourrait bien y rester jusqu'à la fin de ses jours.
Il ne lui faut pas plus de trois heures pour se mettre à quadriller le terrain l'entourant, après avoir pris le temps de maîtriser son stress et d'observer scrupuleusement tout ce qui l'entoure à ce carrefour piéton.

-----

Cela fait deux jours quand il trouve la vieille femme. Deux jours à errer dans la ville, repérant les squats et autres bouges susceptibles d'accueillir sa carcasse esquintée. Il va de soi que les bars et autres lieux de débauche ont vite gagné son adhésion : ce sont les meilleurs endroits pour débusquer des bienfaiteurs qui se laisseront séduire pour l'entretenir un temps, ou tout du moins lui fournir un logis pour la nuit. Là où les âmes en peine ballent d'une aiguille à l'autre, se mirent au fond d'un verre où entrent en collision tout au fond des nightclub. Là où l'on cherche l'oublie autant que l'amour infinie de la drogue.
Mais aucune âme perdue n'est tombée dans l'étreinte tendre et vorace de ses griffes pour l'instant. Pour l'heure, Bartel a dormis dans la rue, comme cela lui est déjà arrivé à certaines occasions, vie nomade oblige. Par chance, il a su flairer rapidement la présence d'une horde sauvage qu'il pourrait bien rejoindre, si son passage ici vient à s'éterniser... Ces groupes plus ou moins soudés s'octroyant officieusement un territoire allant d'une à plusieurs ruelles dont personne ne se soucie, au-delà des junkies et des ribaudes fardées à la silhouette grimée giclant de dentelles. Société futuriste ou non, la misère garde le même visage. Et Bartel a appris à tiré partie de la misère d'autrui, à l'adoucir autant qu'à jouer avec. Ses scrupules sont aussi foutrement absents que sa bienveillance est grande. Il est de cette race particulière de gens n'ayant aucun mal à faire l'impasse sur leur morale quand il s'agit de survivre, tout en étant pourtant capable un amour borné pour leur prochain. Bartel a sauvé des orphelins des rues et arraché des femmes à leur maris violent, sans rien demander en retour aux bénéficiaires de sa compassion. Bartel a aussi profité des carences affectives d'autrui, participé à des trafics illégaux en tous genres et ravis sans remord ce qu'il lui fallait pour vivre. Il a fait cocus d'innombrables hommes et tout autant de femmes ; parfois, au contraire, il a su trouver les mots justes pour convaincre ses amants de tourner à nouveau leurs attentions vers leur conjoint. Sans doute a t'il brisé des vies sur son passage... A d'autres occasions, il a été un soutient éphémère pour autrui, une épaule contre laquelle faillir, une oreille où s'épancher. De l'un ou l'autre de ces actes, il n'a tiré ni honte, ni fierté.
Bartel n'est pas un homme de bien. Mais il n'a jamais détourné les yeux face aux demandes de pain.
Pas plus qu'il ne passe à côté de la vieille dame, ce jour là. Quand sa panique lui parvient à travers l'Empathie alors qu'il traîne sur un carrefour piéton, son attention est de suite harponnée par ce tumulte muet. Il ne cherche pas à fuir ce sentiment : relayé par le Don, il a le goût de réglisse et de citron, la texture râpeuse d'une langue de chat, la chaleur fiévreuse d'un malade. En glissant dans sa gorge, en courant sur ses nerfs, il a quelque chose d'agréable autant que de singulier. Guidé par l'Empathie, Bartel a tôt fait de trouver la détentrice de cette émotion  brute.
C'est une petite vieille agrippée à un mur. Les yeux dans le vague, et le pouls battant aux tempes. Dans sa longue robe cobalt, elle est très repérable : la plupart des femmes qui foulent la rue d'un pas preste portent des habits plus sobres ou au contraire beaucoup plus excentriques, et presque aucune n'aborde un vêtement à la fois aussi voyant et pourtant aussi simple. Cette robe est des plus remarquable. Pour sûr, elle ne semble pas vraiment à sa place, chenue, évanescente et égarée au milieu du tumulte. Lui même fait un peu tâche dans cette foule pressée, immobile, engoncé dans son manteau puant, exhalant encore des odeurs de forêt que cet univers tout de verre et d'acier n'a pas su dissiper au cours des derniers jours. Imprégné des parfums du sous-bois qu'il a quitté avant d’atterrir en ce monde étranger, Bartel est aussi remarquable au nez que l'est la vieille femme aux yeux. Sa légendaire et exquise puanteur le démarque bien plus en ces lieux, que sa pilosité laissée vacante à de somptueuses arabesques. Car c'est cette odeur emprunte de remugles sylvestres qui ne manque pas d'interpeller les habitants de la ville : ils ne la connaissent pas. Et pour le moment, fait inédit, Bartel ne ressent nullement le besoin de se faire remarquer, dans cette cité aux allures inquiétantes...
Néanmoins, voir cette femme crispée contre un mur et la sentir communiquer son trouble profond à l'Empathie gourmande ne manque pas de l'interpeller. Or, il n'a jamais été dans sa nature de brider ni sa curiosité, ni ses élans- de compassion, de désir, de violence. Il approche donc à pas lestes, et se pose en face d'elle. De suite, il remarque que ses yeux ne semblent pas le voir.
Alors, posant une main sur son épaule, il l'interpelle avant qu'elle ne vienne tâtonner jusqu'à lui.

- Madame, entonne t'il d'une voix profonde. Vous semblez perdue. Nous le sommes tous dans une certaine mesure, à l'exception de quelques chanceux... Mais ma foi, vous avez l'air égarée un peu plus que métaphoriquement. Puis-je vous être d'une aide quelconque ?
Il n'a rien à faire de sa journée, si ce n'est fureter, ou éventuellement approcher une horde sauvage. Mais peut-être, tout compte fait, a t'il trouvé la bienfaitrice qui l'hébergera à partir de maintenant... Pour peu qu'elle soit isolée et qu'il joue bien ses cartes, Bartel songe qu'il pourrait bien tirer partie de la situation.

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We are not affraid, let the night come.

If the Story is over... Split on the ashes... It's time to run away... Where is the light, wonder if it's weeping somewhere ?


Dernière édition par Pantouffe le Mer 19 Oct - 20:58, édité 1 fois
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ArtVanCastel

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MessageSujet: Re: LIEU - Ville futuriste : Kairec Futur (équipe des pouiks)   Mer 19 Oct - 20:13

Je n'ai aucune putain d'idée de comment je me suis retrouvé ici.
J'étais pénard dans ma cellule, comme à mon habitude, et, du jour au lendemain, me voici dans un endroit que je ne connais pas, loin de ce qui est mon logis depuis trois ans maintenant, n’apercevant aucun gardien. Peut-être m'a-t'on libéré. J'ai entendu que certains avaient suivis mon exemple et avait volontairement laissé de côté leur monde pourri pour se laisser aller au plus bas instincts d'un homme, prêts aux plus bas actes pour se libérer un peu de cette société oppressante.
En tout cas, ça s'est pas arrangé dehors. Cette ville est plus dégueulasse que tout ce que j'ai vu, que des immeubles noirs et des gens grouillants en faisant la gueule. Peut-être l'Amérique du Nord, c'est toujours comme ça qu'on se la représente, mais je ne pensais pas que c'était crade à ce point.
Je ne sais pas ce que je fous là, mais je sais une chose. Je ressens un sentiment que je n'ai pas ressenti depuis bien longtemps. Depuis trois longues années, depuis que je me suis endormi sur le cadavre affreusement mutilé de mon ancien meilleur ami. Comme un vieux copain qui m'avait abandonné lors de ma privation de liberté et qui revient tout beau tout propre pour qu'on se remette à faire les quatre cent coups ensemble. Vous m'aviez manqué, mes pulsions chéries.
Je ne sais pas qui sont ces gens mais je sais que je dois tuer quelqu'un dans les plus brefs délais. Je sais, c'est un peu nul que mon idéal s'est réduit à de simples envies, mais, eh, on peut toujours mêler l'utile à l'agréable, il y'aura toujours de la merde à tuer. Je me ballade quelque temps, à la recherche d'un salaud lambda. Au moins, les gens d'ici parlent ma langue. Mais où suis-je?
Quand là, stupeur! J'aperçois un homme sortir une arme à feu et la braquer sur les clients d'une pauvre pâtisserie. Il me tourne le dos. C'est le moment ou jamais. Je lui fonce dessus sans qu'il me remarque et le plaque au sol. Il ne comprend pas ce qu'il se passe. Ni une ni deux, je lui frappe la tête sur le sol. Il tâtonne de sa main droite pour chercher son arme, mais je la ramasse avant lui. Là, je le tabasse à grand coup de crosse sur la tête. Au bout d'un moment il ne bouge plus. Je ne sais pas si il est mort, mais il a compris la leçon. Et ça m'a fait du bien.
Je me lève et regarde ces pauvres clients. Ils sont tous grands yeux, bouche bée, sauf un vieux qui semble le plus blasé possible. Il a du en avoir vu d'autres. Peut-être qu'il sont trop secoués par le fait qu'ils viennent de se faire braquer... Argh, te fais pas d'illusions imbécile, tu sais très bien quils ont peur de toi maintenant. Et moi qui croyais qu'on allait enfin me voir comme un héros...
Silencieusement, je quitte la boutique, seul, et sans savoir où aller.

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MessageSujet: Re: LIEU - Ville futuriste : Kairec Futur (équipe des pouiks)   Ven 21 Oct - 19:03

#002.

Mes vœux ont été exaucés et plus rapidement que dans la propre contenance desdits vœux. C'est presque comme si les dieux écoutaient chacune de mes requêtes, les analysaient brièvement et décidaient de m'envoyer l'aide la plus appropriée et loufoque possible. Un type du genre John Cena démantibule le braqueur et lui réduit son crâne en bouillie avec sa propre arme. Chaud. Du coup, un changement de plan s'impose dans ma journée, parce que moi j'ai bien envie de savoir qui est ce monsieur et quel genre de lave en fusion lui coule dans les burnes pour qu'il vienne enseigner à ce pauvre jeune le krav maga d'une manière expérimentale.

Weedplant suit l'individu communément dénommé "le gosse", bien qu'il ne soit pas originaire d'Ecosse ou amateur de cosses. Ses pas le mènent au HighView Central.

Hm, il est entré dans ce bâtiment au nom d'un Anglais raffiné et futuriste. Je le connais bien, ce bâtiment. C'est un taudis, il n'y a qu'une vieille dame et ses chats qui vivent là-dedans. Et très franchement, je crains pour la santé de cette pauvre femme, elle ne doit pas avoir grande société chez elle et l'insalubrité des lieux force l'admiration : c'est un art que d'avoir autant de murs pliés et de poutres tordues par l'humidité dans sa maison. Tout craque ou se craquelle, les sols gorgés de flotte forment des angles à géométrie variable sous les tapis crasseux, le vieux balcon de pierre ploie sous les amas de mousse verte, les balustrades mal usinés tendent à pencher un peu trop vers les rues pour que ce ne soit pas inquiétant. Les tapisseries délavées dégagent une odeur d'urine et les meubles anciens, exposés dans la cour et soumis aux intempéries, embaument la propriété entière d'une senteur de pin caractéristique, capable de vous boucher les narines comme de vous ensorceler l'esprit avant le sommeil.

Je crois que vivre dans telle demeure, c'est vraiment faire preuve d'un grand désespoir humain ou chercher le confort le plus vétuste dans cette diablerie de ville. En tout cas, c'est là que ce tueur de sang-froid est entré. Il est peut-être imprudent de le suivre. Qui sait, après ce moment intense, ses intentions peuvent être multiples, il peut chercher à dépouiller la vieille comme à lui demander le gîte et le couvert. Je pousse le portail, il grince et il tombe. Dans la cour, l'herbe est brune, accumulée en paquets, elle parvient à peine à percer ce sol infertile. En d'autres temps, elle formait de longues bandes dorées sous le soleil. La rosée l'abreuvait alors, plus qu'elle la noyait, entre acier et béton. Une figurine taille réelle d'une pin up m'attend près de l'entrée. Un petit malin a glissé une enveloppe rose sous son sein droit. Je suis tenté de la prendre et de la lire. Quand j'approche ma main, j'entends un cliquetis distinctif, quelqu'un ouvre la porte ...
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MessageSujet: Re: LIEU - Ville futuriste : Kairec Futur (équipe des pouiks)   Sam 22 Oct - 9:59

Petit à petit, le brouillard sonore s'était dissipé. A présent, Théodora entendait très clairement des lignes de bruit se tracer loin dans le ciel. La répercution du son laissait deviner des constructions s'élevant et des cavités creuses. A l'arrivée d'une forte odeur de bois, elle s'extirpa de son cocon de souvenir.
« Ce monde n'est pas chaos. » La phrase eu tout juste le temps de résonner dans sa tête avant qu'une main ne se pose sur son épaule et que retentisse une voix sourde :
- Madame. Vous semblez perdue. Nous le sommes tous dans une certaine mesure, à l'exception de quelques chanceux... Mais ma foi, vous avez l'air égarée un peu plus que métaphoriquement. Puis-je vous être d'une aide quelconque ?
Un calme profond saisit son corps. Non, ce monde n'est pas chaos. Il était étrange qu'on lui demande si elle avait besoin d'aide, elle qui était toujours la première à proposer la sienne. Elle se détourna du mur. Tout doucement, elle leva une main, et chercha celle de l'autre. Elle espéra silencieusement qu'il ne serait pas gêné. Elle la promena sur son bras, son visage, construisit une image de toucher et de relief. Ses reins se contractèrent. Un hoquet souleva sa poitrine. Puis, peu à peu, sortirent de ses yeux des larmes refoulées. Celles qu'on pousse lorsque, enfant, on retrouve ses parents après les avoir perdu entre les étalages.
Elle connaissait les pleurs, les sentiments, la perte et la mort des autres, mais était étrangère face à sa propre terreur. Elle l'avait toujours nié, toujours repoussée au lendemain, elle avait toujours espéré le monde qu'elle s'était mis à construire depuis peu. Mais le monde semblait l'avoir abandonnée loin de lui. Comme si dans sa course il l'avait fait tombé sur un autre, maladroitement, au passage. Dans un univers ou il ne lui restait plus que le son et l'odeur et un monde à redécouvrir. L'odeur de son hôte lui rappellait les alentours boisés de Felond lorsqu'elle était jeune, avant qu'on y plante de grands champs de blé pour nourrir les bêtes. Les champs de blés qu'on s'apprêtait à réformer. A dix-sept heure. La réunion à l'assemblée. Elle devait y être, ou il n'y aurait pas de jury. Ses larmes ne s'arrêtèrent pas pour autant. Sous le choc, son esprit s'était réfugié derrière une barrière et regardait agir son corps fondre en larme. Peu à peu il rejoingnit l'état de son esprit et se détacha du corps qu'il collait. Elle pouvait reprendre une pensée logique.
Ce monde n'est pas chaos. Mais il reste inconnu pour autant. Elle avait ici une formidable occasion de tenter de comprendre un autre univers.  Du moins s'efforça-t-elle à penser cela. Qu'avait-il dit au juste ? Qu'elle était perdue ? Que nous l'étions tous ?
Elle resta un instant silencieuse et reflexive.
–  Ceux qui ne comprennent pas leur perte courent toute leur vie derrière des chimères. Où suis-je ? Quelle heure est-il ?
Elle posa la question de l'heure par principe, pour savoir si le temps, là où elle était, avait une quelconque importance.

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Il est des gens qui sont là. Comme ça. En vrai. Et d'autres dont la présence est un mensonge. Une illusion. Efficace, quand elle trompe tout le monde. Ridicule, quand elle ne trompe que son porteur. -Lyonel Trouillot, Kannjawou

Proverbe Nocturnien : Wû Horör, wees qsüj gnü ubo wik s'wee kleesee kvieiir wâ krefüzâ d'wi kraork...

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MessageSujet: Re: LIEU - Ville futuriste : Kairec Futur (équipe des pouiks)   Jeu 3 Nov - 18:51

PLOP. Juste un message pour prévenir que je tarde en raison d'un petit problème d'ordinateur é_è. Le mien n'est pas disponible actuellement, or, c'est dessus que se trouvent tous mes textes, dont mon post quasi-achevé. Donc je n'ai pas pu le poursuivre depuis jeudi dernier, ce qui devrait s'arranger normalement à partir de samedi ou dimanche.

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MessageSujet: Re: LIEU - Ville futuriste : Kairec Futur (équipe des pouiks)   

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LIEU - Ville futuriste : Kairec Futur (équipe des pouiks)
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