Encre Nocturne
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 Mousikeí Hebdo - Semaine 1

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Nain Fougère
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MessageSujet: Mousikeí Hebdo - Semaine 1   Lun 2 Jan - 13:44

Salutations à tous pour cette première semaine de Mousikeí Hebdo !

Avant de débuter, les règles :
- Écouter la musique que je donne arbitrairement et l'utiliser comme source d'inspiration d'un texte.
- Écrire n'importe quel type de texte (long/court, récit/théâtre/poésie/autre, complet/incomplet, etc), vous êtes libre comme la Reine des Neiges.
- Poster au plus tard le samedi suivant pour procéder aux votes le dimanche (oui, vous avez une semaine pour faire votre texte). Possibilité de poster le lundi comme le mercredi, comme le samedi, à vous de voir selon vos disponibilités et votre temps !
- Pas besoin de s'inscrire, si vous voulez participer, poster votre texte suffit.
- Poster son texte ici à la suite du message !
- Garder ses commentaires pour le sujet des votes afin d'éviter les message entre chaque texte, ça facilitera la lecture.
- Ne pas participer si la musique ne vous inspire rien du tout ! Ce défis reviendra chaque semaine avec une musique différente à chaque fois et qui pourra plaire comme déplaire. Donc, si une musique ne vous inspire pas à telle semaine, gardez à l'esprit que la suivante pourra vous inspirer !

Je crois que j'ai fait le tour -w-
Si vous avez des questions, n'hésitez pas à m'envoyer un MP !


SANS PLUS TARDER, commençons.
Voici la musique pour cette semaine.


Audio recording >>

A vos marque, prêt... CLAVIER ! è0é/

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Nain Fougère
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MessageSujet: Re: Mousikeí Hebdo - Semaine 1   Ven 6 Jan - 19:00

Salutations !

J'inaugure ce nouveau défis par mon texte AHDE :


Le journal de Dugr.
Tériasse 347 du calendrier basturien, Jour 409.
Ce matin, nos éclaireurs ont trouvé un village de veiniens au sud de notre position. Cela fait des jours que l'on marche et nous n'avons toujours pas assez récolté dans les pillages précédents pour rentrer chez nous, dans le grand nord.
Nous n'avons même pas eu à débattre, tout le monde est pour le pillage. Les autres en ont plus qu'assez de partir loin de chez eux pour ces querelles de territoires entre royaumes. On risque nos vies pour les puissants et on tue des innocents… "Pour le Roi !" qu'on nous dit. Le roi n'est que le fils d'une putain, j'aimerais bien le voir faire notre besogne.
Urbah, mon second, ne semble pas très enthousiasmé, comme toujours. Il déteste tuer et voler ce qui ne lui appartient pas. Mais c'est sa famille qui risque d'y passer s'il n'obéit pas aux ordres. Je le comprends, même si ma conscience reste plus tranquille que la sienne… Son état empire, ça se voit. Je me demande si je ne peux pas m'arranger pour l'éloigner du pillage, je lui dois bien ça pour son courage et sa fidélité.
Puisque c'est décidé, nous allons nous préparer à attaquer. Et puis, la période froide commence à sérieusement se faire sentir, une fois le village pillé et les habitants tués, nous pourrons dormir au chaud.

Tériasse 347 du calendrier basturien, Jour 411.
Un drame a eu lieu peu après l'aube. Une jeune femme du village nous a découverts, on a dû la tuer. Ce salopard de Murpha a violé son cadavre pour amuser la troupe. Devant ce spectacle ignoble, Urbah n'a pas pu s'empêcher de vomir. Ce qui avait l'air d'ajouter à l'amusement des camarades de Murpha… J'espère qu'il crèvera avant notre retour.
Tout à l'heure, au crépuscule, le village a organisé une des recherches, on les entendait crier le nom de la femme au loin. Urbah est sûrement entrain de se répéter "Ali" dans sa tête, il s'isole depuis tout à l'heure. J'ai de la peine pour lui. J'ai essayé de lui parler pour me changer les idées, sans succès…

Tériasse 347 du calendrier basturien, Jour 412.
Demain à l'aube nous lancerons l'attaque. Le village n'est pas très grand, il y a une quinzaine de maisons en bois, un bâtiment plus grand que les autres (peut-être le garde-ressources du village ?), une forge et une place avec un grand arbre au centre. Le peu d'hommes armés que les éclaireurs ont vus ne possèdent pas vraiment de quoi tenir tête. Ce sera rapide et facile, on attaquera par l'est pour être à l'ombre des arbres.
Le village a encore organisé des recherches, ils ont failli nous trouver. Murpha voulait "s'amuser" à aller attaquer quelques villageois, mais Urbah lui a intimé froidement le silence, je les ai coupés avant que Murpha puisse répliquer.
A l'heure où j'écris ces mots, il commence à neiger à gros flocons.

Jour 413
Tout se passait comme prévu pourtant… C'est arrivé tellement rapidement. Nous sommes rentrés dans le village en tuant les gardes le plus rapidement possible, une cloche a sonné tandis que la troupe se répandait vers chaque maison.
Urbah restait à ma droite en retrait, l'air dégoûté (sûrement à cause du fait qu'il se sente complice). Murpha venait déjà de tuer trois hommes et un enfant quand ça s'est produit.
Il y a eu une secousse, un bruit puissant, lourd, comme si soudain le sol venait de se déchirer dans un hurlement de montagne. Des cris d'effroi ont commencé à retentir de partout. Pas ceux des villageois, mais de notre troupe !
Alors que je ne comprenais plus rien, une sorte de tige est venue littéralement faucher Murpha. Un coup net, sec. Il s'est mis à hurler à la mort tandis que la partie supérieure de son corps se détachait du bas. Puis j'ai compris, c'était l'arbre ! Il nous attaquait avec ses racines avec une violence funeste !
Mais il était déjà trop tard, alors que je me suis retourné pour m'enfuir, c'est le corps décapité d'Urbah que j'avais sous les yeux… Un coup puissant m'a éjecté en dehors du village, puis une racine est venue me perforer le torse…
J'ai rampé jusqu'au bois, je n'ai presque plus de force et je me sens déjà partir. Ce sont mes derniers mots et je ne sais pas quoi penser.
Il fait si froid.


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La Lapine Cornue
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MessageSujet: Re: Mousikeí Hebdo - Semaine 1   Sam 7 Jan - 17:14

Coucou coucou c'est l'heure du gros délire :unjournormal:




L'instant d'avant le mal  





             Elle avait découvert cet immeuble un jour où il faisait chaud.

             La ville s'engourdissait sous les caresses lourdes du soleil ; elle arrondissait son dos hérissé de buildings, son squelette de béton et de verre se parant d'éclats aveuglants de lumière. Les gens ne sortaient pas. Ils se protégeaient dans l'obscurité feutrée de leurs volets fermés. Les rares piétons qui parcouraient les rues marchaient doucement, écrasés par la chaleur torride de cette après-midi d'été. Même les herbes folles qui partaient à l'assaut des façades avaient déclaré forfait. Elles mouraient lentement dans les bras jaunes de la canicule, jour après jour.

             Elle aussi se mourait lentement. Jour après jour. Mais elle, personne ne s'en rendait compte. Personne ne s'en souciait. Elle était morte à l'intérieur, et ce depuis longtemps ; seul son corps maigre donnait encore l'illusion de la vie.

             L'immeuble l'avait fascinée au premier regard, alors qu'elle arpentait cette rue écrasée de soleil, cette rue ancienne, défoncée, qu'elle n'empruntait jamais d'habitude ; mais dans laquelle elle avait dû se réfugier cette fois-ci.

             Ils ne l'avaient jamais suivie plus loin que la porte du lycée. Jusqu'à ce jour où ils l'attendaient à son arrêt de bus. Terrifiée, elle s'était enfuie au hasard, sans plus chercher à rentrer chez elle.

             L'immeuble, comme une excroissance étrange, une réminiscence du passé perdue dans la ville, semblait abandonné depuis très longtemps. Des décombres s'accumulaient devant son entrée béante ; des herbes lançaient leurs vrilles à l'assaut de son béton armé. Elle s'était arrêtée, indécise, puis s'était approchée. Elle avait regardé les grains de poussière voltiger dans l'air sec et chaud, réfractant une lumière dorée dans l'ombre de l'entrée.

             Elle était entrée.

             L'odeur rassérénante de poussière, de terre chaude et de vieille cave s'était refermée sur elle, l'enveloppant dans une de ces étreintes calmes et chaleureuses qui lui donnaient envie de se rouler en boule comme une enfant. Son regard avait fait le tour des meubles cassés, des linteaux de portes couverts de lianes sèches et ternes, du bois mangé par les mites, du béton dévoré par le temps, des gaines électriques qui se tordaient sur le sol comme des serpents déchus. De longs pinceaux de lumière dorée venaient caresser les ténèbres, parsemant le sol d'éclats dansants. Tout ici lui avait paru oublié du monde ; laissé à l'abandon dans un silence doux et feutré qui ne laissait passer ni la lumière écrasante du soleil, ni la violence de cet extérieur qui la terrifiait, qui la brutalisait, qui la tuait jour après jour.

             Alors, le cœur apaisé et la respiration douce, elle s'était avancée, elle avait laissé glisser sa main le long d'une rampe dont le plastique s'écaillait en paillettes sombres, caressant son pelage de poussière grise, palpant sa douceur ancienne, et elle avait grimpé les premières marches de l'escalier encombré, esquivant les racines noueuses qui venaient y tracer des virgules d'écorce.

             Une fois arrivée sur le cinquième palier, elle avait respiré à fond, emplissant ses poumons de l'odeur de la terre et du béton chauffé à blanc, et son regard avait glissé par la fenêtre à la vitre brisée, avait effleuré les toits de la ville et les vapeurs qui ondulaient au dessus de l'asphalte moite.

             Et le groupe d'êtres humains qui progressaient à vive allure en direction de son immeuble.

             Son cœur se recroquevilla d'un seul coup. Ses côtes se rétractèrent comme une cage mortelle. Ses mains tremblantes se grippèrent sur le rebord de la fenêtre défoncée, elle se pencha au dessus du vide, au dessous du ciel bleu, dans l'odeur du goudron fondu, et elle les reconnut. Elle savait déjà que c'était eux lorsqu'ils n'étaient que des silhouettes à l'horizon.

             Ses tortionnaires. Ses harceleurs.

             Leurs longues foulées nerveuses avalaient l'asphalte, franchissaient les herbes folles, les rapprochaient inexorablement de sa cachette.

             Ils l'avaient trouvée.

             Elle hésita un instant, tétanisée ; puis elle fit volte-face d'un coup de talons. Et s'immobilisa à nouveau. Elle porta une main tremblante à sa poche de pantalon, dans laquelle se gonflait un petit sachet blanc.

             Trop tard pour leur échapper. Encore.

             Elle arracha le sachet, l'ouvrit d'un coup de dents forcené, puis glissa la langue à l'intérieur. Ses papilles se couvrirent de poudre blanche, et presque immédiatement un soulagement sans bornes envahit son corps. Il se déploya dans son esprit, engourdit sa peur et la dilua dans les méandres de son cerveau ; un arc-en-ciel se mit à danser devant ses yeux. Le même que celui qui scintillait dans les paillettes blanches qu'elle venait d'absorber.

             Un doux sentiment, quelque chose comme une résignation satisfaite, comme un contentement simple, se leva en elle comme un vent d'espoir. Elle manqua tituber, puis se remit à gravir l'escalier mangé de rouille, franchissant les marches quatre à quatre, vers le ciel qui déployait son drap de velours tout là-haut, à travers les ruines du toit de l'immeuble.

             Au fur et à mesure de ses pas, devant sa rétine floue et enfiévrée, les racines décrépites se gorgeaient de sève et de vie. Elles se teintaient d'émeraude en déroulant leur liasses de feuilles grasses, lui caressaient les chevilles, rampaient le long des marches, déroulant comme un long tapis vert et doux sous ses pas: elles montaient lentement le long des murs, perforant les crevasses et les lézardes du béton, enroulant leurs vrilles alourdies autour du squelette de métal qui en saillait dangereusement ; leurs énormes têtes vertes se courbaient sous le poids des grappes de fleurs qui y éclosaient.  

             Une vague multicolore se déployait dans le sillage de la jeune fille, dans un long frisson hérissé de feuilles et de corolles dont l'odeur entêtante venait lui chatouiller les narines ; des colibris voletaient tout autour d'elle, frappant son visage de petites rafales d'air chaud ; et des serpents enserraient leurs lourds anneaux autour de ses côtes, de son cou, de ses poignets, mais ils n'étaient pas méchants, non, moins que ceux-là dehors qui poussaient des cris sauvages en arrivant devant l'immeuble, ceux-là qui avaient figure humaine mais langues de vipères, qui la tuaient chaque jour et dans l'indifférence générale, alors elle courait, courait encore et montait vers le ciel bleu, semant des graines dorées dans son sillage et caressant les feuilles d'émeraude de ses doigts moites.

             Et maintenant des poissons écarlates nageaient tout autour d'elle, traçaient des arabesques dorées en l'accompagnant dans sa course folle ; et maintenant les cris de ceux d'en bas retentissaient encore, ils l'avaient trouvée… encore…

             Mais comme à chaque fois, ils n'auraient que son corps, pas son esprit.

             Elle arriva enfin au sommet. Jaillit sous le grand ciel bleu. Les serpents qui l'enserraient, dans leur étreinte froide et langoureuse, avaient recouvert jusqu'aux longues cicatrices qui marquaient ses poignets fins.





Ceci est une phrase longue qui n'a d'autre but que d'élargir le fond blanc afin que vos mirettes ne se fatiguent pas jusqu'à l'usure, que dis-je, jusqu'à la dissolution ! (ça, vous devez le laisser, de toute manière on le verra pas, faites-moi confiance je vous dis !)

------------------------------------------------------------------------------------------------
Je sais ce que je suis. Et je sais ce que je ne suis pas.
:corn3:
Je suis un chaos de rêves et de couleurs,
je suis un Cerf divin chimérique,
je suis une lapine en chocolat aux larmes caramel.
Et toi, qui es-tu ?

Fais un pas vers moi, j'en ferai un vers toi. Et peut-être un jour serons-nous face à face...

***
Cap' d'aller lire ?

→ Venez fouiller dans mes écrits... Y'en a pour tous les goûts ! :corn2:

.[/center]
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