Encre Nocturne
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 CC n°46 EDITION SPECIALE EN DOUBLETTE - Les textes

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Le Molosse
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MessageSujet: CC n°46 EDITION SPECIALE EN DOUBLETTE - Les textes   Sam 4 Fév - 11:23

Postez ici vos textes :la:


Voici les thèmes :

- La noirceur de l'âme.

- Les fleurs de l'enfer.

- Une image : Sky Mirror (Alena Aenami).


Bonne participation à tous !

------------------------------------------------------------------------------------------------
Signe distinctif de chasseresse de fautes: ~ (pour faire honneur à mon surnom :la:)

N'hésitez pas à venir me lire ici: Mes écrits #TexteDeMathilde
:unjournormal:
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MessageSujet: Re: CC n°46 EDITION SPECIALE EN DOUBLETTE - Les textes   Sam 4 Fév - 21:33

Les premiers de chaque équipe ont jusqu'à 22h pour venir poster ici leur début de texte !

De 22h à 22h30 leur partenaire prendra la suite :unjournormal:

------------------------------------------------------------------------------------------------
Je sais ce que je suis. Et je sais ce que je ne suis pas.
:corn3:
Je suis un chaos de rêves et de couleurs,
je suis un Cerf divin chimérique,
je suis une lapine en chocolat aux larmes caramel.
Et toi, qui es-tu ?

Fais un pas vers moi, j'en ferai un vers toi. Et peut-être un jour serons-nous face à face...

***
Cap' d'aller lire ?

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MessageSujet: Re: CC n°46 EDITION SPECIALE EN DOUBLETTE - Les textes   Sam 4 Fév - 22:00

OUPPO A TOI
J'ai fait sur les deux derniers thèmes. oui


Citation :





Le choc des épées emplissait l'air, les lames vibraient dans des éclats de lumière plein de sons et de rage.

Un immense combat déployait sa fureur et ses cris de guerre entre ciel et terre. Les armures scintillaient sous l'aube illuminée de rose et de bleu, les pas lourds de fer et d'acier ébranlaient la glace translucide qui s'étendait sur tout le lac figé.

L'hiver avait posé un carcan de mort sur toutes les contrées. Mais le ciel, en cette aurore glacée, s'était paré des plus belles couleurs de l'arc-en-ciel. Comme pour narguer ceux qui étaient promis à la mort ; ceux qui, transis, tiraient leurs lourdes épées des carcasses encore fumantes puis levaient des yeux fous vers le long ventre translucide de celui qui les couvrait d'ors et de lumières ainsi. Il avait étiré des pétales de roses et de lilas le long de ses côtes de vent et d'air, des nuages comme des lianes flamboyantes et des duvets mauves, et au cœur de tout cela, le soleil levant inondait la scène de lumière tel une corolle dorée.

Sous cette immense fleur tissée de rêves et de vie, les minuscules silhouettes nimbées d'aciers et de lumières luttaient dans relâche sur le lac miroir. Les yeux plissés sous le vent gelé, les muscles tétanisés par le froid, par la faim et la terreur sourde de celui qui sent la mort s'infiltrer jusque dans sa gorge, chaque soldat traçait une danse sinistre sur ce lac de couleurs et de mort, la danse de celui qui à chaque pas pourrait faire craquer la lourde couche de glace ou se faire transpercer par l'épée ennemie.

Une scène de lumière éblouissante, coulée dans le moule de la mort et la guerre.

Le ciel vendait du mensonge, ce jour-là. Tous ses nuages, ces faux pétales de mort semblaient se nourrir de la couleur du sang qui s'épandait sur le miroir du lac, en arabesques délicates d'un rouge que le soleil rendait plus intense encore.






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Je sais ce que je suis. Et je sais ce que je ne suis pas.
:corn3:
Je suis un chaos de rêves et de couleurs,
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Et toi, qui es-tu ?

Fais un pas vers moi, j'en ferai un vers toi. Et peut-être un jour serons-nous face à face...

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Titi

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MessageSujet: Re: CC n°46 EDITION SPECIALE EN DOUBLETTE - Les textes   Sam 4 Fév - 22:01

@ArtVanCastel, j'ai choisi l'image, good luck

Anna avait parcouru des kilomètres. Ne pouvant plus courir, elle s’arrêta un instant, se retourna un instant et pris un soupir de soulagement. Elle les avait tous semés semblait-il. Il n’y avait plus aucun hurlement de villageois la poursuivant. Elle pourrait enfin finir cette histoire seule une bonne fois pour toute. Elle en avait assez de toujours être traquée. Elle qui avait toujours tout fait pour les habitants. Elle qui avait toujours été à leur écoute, et ce, même dans leurs histoires les plus ennuyeuses. Elle qui avait rendu tant de services sans jamais rien recevoir en retour. Elle qui s’est toujours montré sage. Il lui avait suffi d’un pas de travers, pour tous se les mettre à dos.

Rassemblant un peu d’énergie, elle continua son chemin en titubant, en s’appuyant çà et là contre les arbres, manquant plusieurs fois de perdre l’équilibre. Elle décide une ultime fois de s’arrêter devant un lac. Ses yeux scintillèrent devant la beauté de ce qu’elle voyait. Le lac était paisible, tranquille, contrastant avec l’âme torturée de la jeune fille. De l’autre côté, elle apercevait le reste de la forêt dans laquelle elle s’était engouffrée. Les couleurs sombres et froides étaient vite atténuées par le rose chatoyant du ciel, accompagné de douces et fraiches teintes de bleu, allant du plus clair au plus foncé. La magnificence des cieux raviva une flamme en Anna. Une flamme qui s’était éteinte le jour où tout à basculer. Tout avait commencé devant ce lac, et tout y finirait également. Ses souffrances allaient bientôt cesser : le soleil qui s’apprêtait à se lever allait bannir toute sa peine, sa culpabilité de cette Terre à jamais, en la détruisant. Vivre n’avait plus aucune importance pour elle, depuis qu’elle avait tué celui qu’elle aimait le plus au monde. Elle ne désirait qu’une chose : le rejoindre dans l’Eternité.

Deux semaines plutôt, une nuit, alors qu’elle devait rejoindre son fiancé, elle fut maudite. Elle avait tout préparé. Elle avait judicieusement choisi sous-vêtements et robe. Elle était allée chez le coiffeur et la manucure. Elle avait pris soin d’accorder chaque élément de son maquillage avec sa tenue. Elle voulait être la plus belle et la plus présentable pour ce grand soir. Il lui tardait de rencontrer sa future belle-famille. Tout devait être parfait. Mais rien ne se déroula comme prévu. Elle avait pris sa voiture jusqu’à un parking, non loin de l’immeuble où ils l’attendaient tous. A peine eut-elle refermé la portière et relevé la tête, qu’elle se retrouva paralysée devant la chose : deux grands yeux jaunes, un teint blafard, et surtout, deux grandes canines, devant un sourire malsain.

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MessageSujet: Re: CC n°46 EDITION SPECIALE EN DOUBLETTE - Les textes   Sam 4 Fév - 22:02

La noirceur de l'âme

08 février 2016

Merde, songea Arthur en regardant sa montre. Merde, merde, merde, je vais être en retard ! Super comme première impression pour un nouveau travail, tiens !

Après des années de chômage, le jeune homme avait fini, en désespoir de cause, par accepter un emploi dans un abattoir.

« Je vous préviens, c'est très physique comme travail, lui avait dit le conseiller de l'agence. Il faut être rapide et pouvoir soulever de lourdes charges...

- Bien sûr, ce ne sera pas un problème. Je suis rapide, et costaud. »

L'idée de baigner dans le sang et les entrailles ne l'enchantait pas vraiment, mais il avait tellement besoin de cet emploi...

Il n'avait même pas passé d'entretien d'embauche ; apparemment, le directeur cherchait désespérément de nouveaux employés, et personne ne voulait travailler dans cette branche de l'industrie... En fait, Arthur avait seulement eu un entretien téléphonique de quelques minutes avec un DRH loin d'être pointilleux.


Les éléments semblaient conspirer contre lui ; il avait pourtant mis toutes les chances de son côté pour arriver à l'heure à ce nouveau travail. Trois réveils différents, dans trois pièces différentes : un dans sa chambre, à côté de son oreiller, réglé pour 5h30. Le deuxième dans la cuisine, réglé pour 5h35. Et le dernier dans sa salle de bains, réglé pour 5h40. Malgré ces précautions, il avait réussi à se réveiller en retard, les trois réveils ayant cessé de sonner au bout de dix minutes.

Ensuite, bien qu'il soit parti en prévoyant un temps de trajet deux fois supérieur à celui annoncé par Internet, les transports étaient tous bloqués ou retardés. Si bien qu'à 7h55, cinq minutes avant de commencer sa journée, il n'était pas encore arrivé.

Heureusement, il n'était plus loin de son lieu de travail, et une petite course lui permit d'arriver juste quand 8h sonnaient à l'église de la ville.


Le temps d'enfiler sa blouse et ses gants, il réussit à rejoindre ses collègues assez tôt pour ne ralentir personne. Son chef d'équipe lui indiqua son rôle pour aujourd'hui :

« Alors, ton travail c'est d'égorger les animaux qui défilent. Tu leur donnes un coup de couteau, hop, comme ça. »

L'homme fit une démonstration dans le vide.

« Et s'ils bougent encore, je fais quoi ?

- Tu t'en fous qu'ils bougent ou pas. Dans tous les cas, tu les égorges. S'il y en a trop qui bougent, tu le signales à la fin de la journée, ça veut
dire que l'autre équipe a mal fait son boulot. Pigé ? »

Ebahi, Arthur ne put que hocher la tête.

Les premiers animaux, des vaches suspendues par une patte, ne tardèrent pas à défiler. Arthur exécuta mécaniquement le geste que son supérieur lui avait indiqué, essayant de ne pas vomir quand le sang giclait sur sa blouse, son pantalon, son visage, dans ses cheveux.  Ne pas ralentir la cadence, se répétait-il, surtout ne pas ralentir la cadence.
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Ouppo
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MessageSujet: Re: CC n°46 EDITION SPECIALE EN DOUBLETTE - Les textes   Sam 4 Fév - 22:28

SUITE DE CORNEDOR


Et sous ces fleurs de gaze rouge emplis du sang du ciel, du chant des pleurs, de la vie qui quittait les corps ; au sol s'écoulait du corps des vivants des gouttes de vie qui devait donner leurs morts et former des sillons de liserons rouges fleurissant des joyaux de braises liquides et des fleurs des glaces cristal.

L'acier emplissait le rouge, le gris emplissait le goût du sang, ils ne savaient plus avoir connu d'autres goûts maintenant, que ce fer et cette douleur.

Est-ce que le ciel se couchait ?

Est-ce que le ciel se levait ?

Ils ne savaient plus rien, ils étaient des ombres de fatigue, mais la tentation de s'endormir dans cette éternité glacée, fleuris de carmin ne leurs avait pas été accordée. Les corbeaux s'étaient rassemblés et dans leurs yeux ils avaient vu qu'ils n'étaient pas encore prêt, pas encore prêt à devenir des joyaux, des fleurs de l'enfer.

Alors chantonnant, chantant, leurs noirceurs, ils avaient laissés les ombres recouvrir les fleurs.
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ArtVanCastel

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MessageSujet: Re: CC n°46 EDITION SPECIALE EN DOUBLETTE - Les textes   Sam 4 Fév - 22:29

Excuse-moi Titi, j'ai pété un cable x)

Anna avait parcouru des kilomètres. Ne pouvant plus courir, elle s’arrêta un instant, se retourna un instant et pris un soupir de soulagement. Elle les avait tous semés semblait-il. Il n’y avait plus aucun hurlement de villageois la poursuivant. Elle pourrait enfin finir cette histoire seule une bonne fois pour toute. Elle en avait assez de toujours être traquée. Elle qui avait toujours tout fait pour les habitants. Elle qui avait toujours été à leur écoute, et ce, même dans leurs histoires les plus ennuyeuses. Elle qui avait rendu tant de services sans jamais rien recevoir en retour. Elle qui s’est toujours montré sage. Il lui avait suffi d’un pas de travers, pour tous se les mettre à dos.

Rassemblant un peu d’énergie, elle continua son chemin en titubant, en s’appuyant çà et là contre les arbres, manquant plusieurs fois de perdre l’équilibre. Elle décide une ultime fois de s’arrêter devant un lac. Ses yeux scintillèrent devant la beauté de ce qu’elle voyait. Le lac était paisible, tranquille, contrastant avec l’âme torturée de la jeune fille. De l’autre côté, elle apercevait le reste de la forêt dans laquelle elle s’était engouffrée. Les couleurs sombres et froides étaient vite atténuées par le rose chatoyant du ciel, accompagné de douces et fraiches teintes de bleu, allant du plus clair au plus foncé. La magnificence des cieux raviva une flamme en Anna. Une flamme qui s’était éteinte le jour où tout à basculer. Tout avait commencé devant ce lac, et tout y finirait également. Ses souffrances allaient bientôt cesser : le soleil qui s’apprêtait à se lever allait bannir toute sa peine, sa culpabilité de cette Terre à jamais, en la détruisant. Vivre n’avait plus aucune importance pour elle, depuis qu’elle avait tué celui qu’elle aimait le plus au monde. Elle ne désirait qu’une chose : le rejoindre dans l’Eternité.

Deux semaines plutôt, une nuit, alors qu’elle devait rejoindre son fiancé, elle fut maudite. Elle avait tout préparé. Elle avait judicieusement choisi sous-vêtements et robe. Elle était allée chez le coiffeur et la manucure. Elle avait pris soin d’accorder chaque élément de son maquillage avec sa tenue. Elle voulait être la plus belle et la plus présentable pour ce grand soir. Il lui tardait de rencontrer sa future belle-famille. Tout devait être parfait. Mais rien ne se déroula comme prévu. Elle avait pris sa voiture jusqu’à un parking, non loin de l’immeuble où ils l’attendaient tous. A peine eut-elle refermé la portière et relevé la tête, qu’elle se retrouva paralysée devant la chose : deux grands yeux jaunes, un teint blafard, et surtout, deux grandes canines, devant un sourire malsain.
La légende du comte Sparks et de sa malédiction était fréquemment racontée par les anciens du village, dans la grande salle pour faire peur aux jeunes enfants. La légende était présentée comme un fait par les vieillards qui savaient donner vie à cette vieille rumeur, à comment le noble local avait perdu sa maîtresse il y’a neuf cent ans, comment il est devenu immortel suite à des rituels impies et comment il venait enlever et maudire les jeunes filles dont il tombait amoureux, ce qui, heureusement, n’arrivait pas souvent. Même Anna éprouvait parfois des frissons en entendant le conte, malgré ses dix-neuf ans, malgré l’invraisemblance de ce récit, malgré la véracité historique de la mort du compte Sparks en 1353 et malgré les éminents psychanalystes démontrant que la légende de Sparks renvoyait à des pulsions refoulées du Moyen-Âge.
Mais elle l’avait là, sous ces yeux, exactement comme on le décrivait alors. Elle prit alors peur et démarra sa voiture en trombe, partant elle ne savait où, renversant la créature. Quelques kilomètres plus loins, les yeux jaunes luisants la hantaient toujours.
Elle arriva à la villa von Kriperrs quelques temps après. Terrifiée, elle se jeta dans les bras de Gustav. Ils se connaissaient depuis l’enfance mais leur union ne fut prévu que six mois auparavant, bien que tout le monde savait que le plus beau parti de la contrée ne pouvait se marier qu’à la plus belle fille. Et la plus belle fille s’était Anna, dont le physique faisait tourner de l’œil plus d’un, détruisant leurs espérances en acceptant la demande de la famille von Kriperrs d’épouser leur aîné.
Quoi qu’il en soit, elle pleurait à l’instant. Elle implorait son fiancé de la protéger face à cette menace surnaturelle, comme s’il pouvait combattre cette ignominie. C’était son dernier espoir et il s’envola, car, bien évidemment, le pragmatique Gustav ne la cru pas. Il riait doucement face à l’esprit candide de sa chère et tendre.
C’est alors que le vacarme se fit entendre. Une masse informe de villageois réunis devant le manoir, exigeant d’Anna qu’elle parte. Elle avait renversé Adrian, le jeune handicapé. Celui-ci venait voir Anna quand, selon ces péquenots, elle tenta de se débarrasser de lui.
Et c’est ainsi qu’Anna se retrouva à fuir, poursuivi par tous, par son passé, par ses anciens amis. Elle n’avait plus que le lac maintenant. Le lac dans laquelle elle finirait sa vie.
Elle s’apprêtait à passer à l’acte quand elle entendit un bruit. Soucieux de conserver la perfection de son suicide, elle alla voir le fauteur de trouble. Quelle ne fut pas sa surprise en découvrant un jeune homme aux yeux jaunes et aux canines surdéveloppées équipé de deux béquilles. Il lui pardonnait tout. Il ne la haïssait pas.
C’est ainsi qu’Anna et Adrian, seuls au milieu de cette nature sauvage, contemplèrent ensemble la forêt surplombant ce sublime lac. C’était les seuls sensible à ça, les seuls spectateur, car cette image était placée là pour eux.

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Le train de tes injures roule sur le rail de mon indifférence.

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MessageSujet: Re: CC n°46 EDITION SPECIALE EN DOUBLETTE - Les textes   Sam 4 Fév - 22:32

Suite de Nain pour le texte de Dae :


Cela dura toute la matinée sans interruption. Arthur s'était forcé à penser à autre chose et à aller le plus vite possible, mais rien à faire, la sang qui giclée partout l'obsédé de plus en plus. Il se sentait sal. De temps à autre les vaches bougeaient encore. A un moment, le chef était passé exactement au moment ou Arthur hésitait à égorger une énième vache qui se secouer violemment.
- Qu'est-ce que t'attends ? Elle va pas s'égorger toute seule ! disait le chef avec force parmi le carnage des machines.
Avec un effort douloureux, Arthur avait repris son travail.

A la pause du midi, ses nouveaux collègues discutait en riant avec leur encas. Impossible de manger pour Arthur, il rangea son repas aussi rapidement qu'il l'avait sorti de son sac avant d'aller s'isoler ailleurs. Au bout d'un moment un de ses collègues était venu le voir.
- Hey, ça va ? C'est ton premier jour ici j'imagine ? avait-il demandé chaleureusement.
- Hein ? lui répondit Arthur en sortant des ses souvenir du matin. Oh pardon, heu… Oui c'est mon premier jour.
- Pas jolie à voir, pas vrai ?
- J'avais remarqué…
- Vous inquiétez pas, avec le temps on s'y habitue.
Mais Arthur n'en fut pas sûr.
- Oh fait, je m'appel Émile, Émile Dupont. Et vous ? demanda-t'il en lui tendant la mains.
- Arthur Bodet.
- Eh bien, Arthur, tu bosse avec nous cet aprème. Le chef va t'expliquer. A toute' ! ajouta-t'il en retournant au prêt de ses collègues.

A la fin de la pause, le chef indiqua à Arthur d'aller avec la première équipe, celle qui s'occupe de rendre inconsciente les bêtes. On lui expliqua comment utiliser l'appareil qui assomme en l'appliquant sur le crâne. Tous son corps se tétanisa en entendant l'impacte sur le crâne de la vache.
Alors il s'exécuta avec toute l'équipe pour assommer les vache qui se débattait dans les boxes.
- Hey regarde comment elle gigote ! cria un collègue en donnant un coup de tige électrique à une vache qui bougée encore.
- Arrête, tu vas choquer le nouveau ! avait répondu Émile qui poussé une énième vache dans un boxe pour l'assommer.
Arthur n'en pouvais plus, non seulement ils tué, mais en plus ça en faisait rire certain…

Le soir même, Arthur démissionna. Aujourd'hui il est devenu végétalien et participe aux action de l'ONG L214.

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Fais un pas vers moi, j'en ferai un vers toi. Et peut-être un jour serons-nous face à face...

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MessageSujet: Re: CC n°46 EDITION SPECIALE EN DOUBLETTE - Les textes   Sam 4 Fév - 22:33

Je participe toute seule :)

J’ai choisie comme thème les fleurs de l’enfer (sans blague c’est le titre) et l’image magnifique.  Et comme je suis vraiment maso Syta à gentiment accepter de me donner un personnage : un homme sourd aux yeux vairons passionné par les sport de combat. Petit challenge supplémentaire que je me suis offert, ne jamais utiliser le mot « pas » (l’élément de négation)





Les fleurs de l’enfer


Cela faisait plusieurs années qu’il vivait dans ce monde.

Un monde magnifique où les couleurs se confondaient constamment.

Un monde mouvant, changeant, où chaque élément pouvait devenir son contraire.

Un monde qui était son enfer personnel, rien qu’à lui, rien que pour lui.

Car il ne pouvait entendre son environnement, offrande de Mère Nature, il ne pouvait donc prévoir toutes ces perturbations.

Il ne pouvait anticiper la situation particulièrement insolite du sol qui devient ciel.

Mais il avait fermé les yeux.

Le monde lui semblé, pour une fois, complètement figer.

Bonheur inouï, l’espace de quelques secondes.

Quelques secondes sans lutte acharné contre le vent.

Quelques secondes avant que l’imposant rocher sous ses pieds ne se découvre une vocation d’étang.

Quelques secondes avant de reprendre sa lutte pour sa vie.

Il avait repris sa survie.

Il avait tenté de construire un abri de terre, une nouvelle fois. Il était devenu glace, une nouvelle fois.

Il avait tenté d’allumer un feu, une nouvelle fois. Il était devenu verre, une nouvelle fois.  

Il avait tenté d’attraper un lapin, y été parvenu, et avais vu son souper se transformer.

En fleurs.

Car en ce monde une seule chose était immuable.

Les Fleurs.

Les fleurs de son enfer.



:ippa:

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MessageSujet: Re: CC n°46 EDITION SPECIALE EN DOUBLETTE - Les textes   Sam 4 Fév - 22:52


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MessageSujet: Re: CC n°46 EDITION SPECIALE EN DOUBLETTE - Les textes   

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