Encre Nocturne
Bonjour !

Il est conseillé de s'inscrire ou se connecter afin d'avoir accès à l'intégralité des messages du forum.


Entrez dans une dimension littéraire dont le territoire est infini et partagez vos écrits avec les autres internautes !
 
AccueilAccueil  PublicationsPublications  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Mousikeí Hebdo - Semaine 5

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Nain Fougère
Créateur Uchronien
Créateur Uchronien
avatar

Masculin Vierge Messages : 432
Date d'inscription : 03/10/2016
Localisation : Quelque part dans un monde nouveau !
Humeur : Subjectivement Suprême.

MessageSujet: Mousikeí Hebdo - Semaine 5   Lun 6 Fév - 10:08

Salutations !

Le MH version 2.0 est là, plus adapté à vos préférences j'espère qu'il vous donnera envie de participer -w-

La semaine prochaine ça sera un MH avec VOS musiques, alors envoyez vos suggestions par MP, je mettrait les musiques que vous me proposerez dans l'ordre (en gros c'est ceux qui proposeront le plus rapidement pour avoir leur musique en MH dès la semaine prochaine x)).



Avant de débuter, les règles :


- Écouter la musique de votre choix (ou les deux si vous y arrivez) que je vous propose comme source d'inspiration pour votre texte.
- Écrire n'importe quel type de texte (long/court, récit/théâtre/poésie/autre, complet/incomplet, etc), vous êtes libre comme Ken le justicier.
- Même si ce que vous avez en tête ne colle pas avec la musique, écrivez quand même ! Du moment que c'est la musique qui vous l'inspire, ne vous mettez pas de frein, vous êtes libre vous dis-je !
- Poster au plus tard le samedi (à 21h, car il y a le CC juste après) suivant pour procéder aux votes le dimanche (oui, vous avez une semaine pour faire votre texte). Possibilité de poster le lundi comme le mercredi, comme le samedi, etc, à vous de voir selon vos disponibilités et votre temps !
- Pas besoin de s'inscrire, si vous voulez participer, poster un texte suffit.
- Poster son texte ici à la suite du message !
- Garder ses commentaires pour le sujet des votes afin d'éviter les messages entre chaque texte, ça facilitera la lecture.
- Il est déconseillé d'aller voir le clip de la musique sur Youtube pour ne pas biaiser votre imagination, mais si vraiment vous n'avez pas d'inspiration et que vous voulez participer, aller voir le clip.
- Ne pas participer si la musique ne vous inspire rien du tout ! Ce défis reviendra chaque semaine avec une musique différente à chaque fois et qui pourra plaire comme déplaire. Donc, si une musique ne vous inspire pas à telle semaine, gardez à l'esprit que la suivante pourra vous inspirer !




Voici les musique pour cette semaine :

Hugues Draye - Une chaise pour m'asseoir. (je vous avez dis que j'en trouverais sur les chaises ! AHDE)

Audio recording >>

ou

Wardruna - Odal.

Audio recording and upload >>

A vos marques, prêts... CLAVIER ! è0é/

------------------------------------------------------------------------------------------------
~L'Étrange Nain Fougère~


Dernière édition par Nain Fougère le Lun 13 Fév - 16:30, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
https://www.facebook.com/LeRevateur/?ref=aymt_homepage_panel
La Lapine Cornue
Divine cerfette et ses lapins multicolores
avatar

Féminin Balance Messages : 4809
Date d'inscription : 17/05/2014
Localisation : Endormie dans un terrier de lapins.
Humeur : Lapinesque. (ça veut dire paisible et joyeuse)

MessageSujet: Re: Mousikeí Hebdo - Semaine 5   Lun 6 Fév - 23:57

:rire: :rire:

------------------------------------------------------------------------------------------------
Je sais ce que je suis. Et je sais ce que je ne suis pas.
:corn3:
Je suis un chaos de rêves et de couleurs,
je suis un Cerf divin chimérique,
je suis une lapine en chocolat aux larmes caramel.
Et toi, qui es-tu ?

Fais un pas vers moi, j'en ferai un vers toi. Et peut-être un jour serons-nous face à face...

***
Cap' d'aller lire ?

→ Venez fouiller dans mes écrits... Y'en a pour tous les goûts ! :corn2:

.[/center]
Revenir en haut Aller en bas
Le Molosse
Habituée de la CB
avatar

Féminin Vierge Messages : 1913
Date d'inscription : 29/12/2015
Localisation : Dans ma chambre
Humeur : Mode Molosse: Off

MessageSujet: Re: Mousikeí Hebdo - Semaine 5   Mar 7 Fév - 13:06

Bon allez, je m'inspire de la musique sur la chaise :la:

-----
Nous étions au printemps. L'air sentait les fleurs nouvellement écloses tandis que les oiseaux fredonnaient des mélodies aussi douces que belles. La place du Marché s'animait doucement au fil des couleurs qu'Avan, le soleil annonçant l'aube, peignait sur un ciel encore sombre. Les commerçants montaient leurs stands en échangeant des quolibets joyeux tandis que les voleurs, déjà à l'oeuvre, scrutaient la place à la recherche de proies faciles à détrousser.

Le vent me faisait frissonner mais cela m'était égal.

Assise sur ma chaise, sur mon balcon, au-dessus de la place, je l'attendais.
Depuis combien de temps ?
Une heure ?
Un jour ?

Non, cela faisait un an. Un an que ma bien-aimée était partie dans l'autre monde.
Un an que je ne faisais que survivre au lieu de vivre. Mon regard se dirigea vers le salon, décoré par ma douce. Beaucoup de meubles de bois, car elle aimait le bois. Sans que je ne me rende compte de quoi que ce soit, comme si mon cerveau était inactif, je me dirigeais, telle une automate, vers une chaise de bois et je la saisis d'une poigne ferme.

Tout le monde pensait que j'étais folle mais non. J'étais juste triste.
Enfin, "juste", façon de parler car personne ne peut comprendre ce sentiment s'il ne l'a pas ressenti.
Triste et déchirée.

Je me dirigeai d'un pas lourd vers le balcon et, la chaise à l'envers, je l'empilai sur la première, déjà présente.

Puis, je m'assis dessus pour attendre encore.

Maintenant, mon ange, je serai encore plus près de toi.

------------------------------------------------------------------------------------------------
Signe distinctif de chasseresse de fautes: ~ (pour faire honneur à mon surnom :la:)

Sections attribuées: Romans et Théâtre


N'hésitez pas à venir me lire ici: Mes écrits #TexteDeMathilde
:unjournormal:

Et sinon Invité , viens voir ma galerie de dessinatrice & celle de photographe :la:

Beta lectrice acharnée: [INDISPONIBLE]
Revenir en haut Aller en bas
https://www.flickr.com/photos/124488553@N07/
Yggdarsil
Roi des Koalas
Roi des Koalas
avatar

Masculin Taureau Messages : 504
Date d'inscription : 25/10/2012
Localisation : Dans le doute. Ou l'ignorance. Surement l'un des deux.
Humeur : Pourvu que ça dure !

MessageSujet: Re: Mousikeí Hebdo - Semaine 5   Mar 7 Fév - 19:52




« Cette fois-ci, je lâche. Je ne tiens plus.»
Bertrand prit la sortie vers l'aire de repos, déjà réjoui de pouvoir extirper son postérieur des douleurs qui l'assaillaient depuis bientôt deux heures. Il devait aller vite, il lui fallait rendre les plans du nouveau centre commercial avant ce soir, mais il lui était impossible de rester une minute de plus en position assise.
Sa vie, depuis cinq ans, avait soudain eu l'air de se transformer en course folle. S'il savait ce que « CDI dans une entreprise vulnérable » signifiait en pratique, il n'aurait jamais accepté ce post. Les trente-cinq heures semaine, il les dépassait largement, et se souciait peu qu'on les respecte. Il gagnait bien sa vie, après tout, quoique sans jamais pouvoir en profiter. Il se souvenait encore de sa dernière semaine avant « la vrai vie » comme si c'était hier : le jour du déménagement, il avait décidé de prendre quelques objets important avec lui à employer pendant son temps libre. Il s'y était pris trop tard et n'avait pu sauver qu'une guitare du carton des déménageurs... La vieille guitare qu'il avait reçue de son grand-père...
Il l'avait reçue à Noël. Il ne savait pas au moment où il déballait le cadeau, mais ce serait le dernier qu'il recevrait de lui. « A dix-sept ans, j'avais l'air d'une star, avec ça... Tu vas pouvoir emballer qui tu veux, crois-moi... ». Le cadeau avait coûté cher -rénover une vieille guitare, ce n'est pas donné- mais il valait la peine : Bertrand ne comptait plus les soirées qu'il avait animées avec elle, « la guitare qui a chanté dans les ruines du Havre », comme il l'appelait pour impressionner ses auditeurs. Il ne s'en doutait pas, mais tout le monde dans la famille pensait qu'il était le seul à mériter cet artefact du grand-père, dont on s'attendait à ce qu'il demande à être enterré avec. Son retour de décision avait surpris tout le monde, sauf Bertrand, qui l'avait reçu avec un naturel surprenant. « Tu y prend soin, hein. » Cette dernière remarque du grand-père, la seule qu'il avait dite avec quelque chose d'inquiet dans le regard, un espèce de prévision funeste, elle l'avait marqué, et c'était la seule raison pour laquelle, le jour du déménagement, il avait eu le culot de faire s'arrêter le camion juste avant qu'il ne parte pour fouiller à toute vitesse dans les cartons et en sortir la guitare.
Bertrand commença à s'énerver. Il devait rouler depuis une vingtaine de minutes et l'aire de repos n'était toujours pas en vue. Son postérieur hurlait de douleur, il lui suppliait presque à mi-mots de rester calme encore un moment. Son regard parcourait fébrilement la route, se demandant s'il s'agissait d'une erreur, d'un faux panneau planté par un plaisantin ou d'une caméra cachée. La route se rétrécissait de plus en plus, bordée de chaque côtée par une forêt peu dense. « Qu'est-ce que c'est que ce binz'... ». Son téléphone tinta la réception d'un message. Vérifiant rapidement qu'il n'y avait personne à l'horizon, il jeta un coup d'oeil à la notification qui reluisait sur l'écran : Hervé boulot : « T'en es où ? Patron pressé ». Bertrand hésita un instant, puis saisit le téléphone et sélectionna le mode appel : trop difficile de texter en conduisant. Le haut-parleur lança un la sourd et régulier.
La, très légèrement bémol. A chaque fois qu'il entend cette note, son cœur rate une mesure pendant une fraction de seconde. Il se souvient encore du réveil en pleine nuit. Des questions posées en foule, restées sans réponse. Du vent froid à deux-heures du matin qui gifle le visage et de la voiture qui fonce à toute allure sur la route mouillée. Le bruit un peu confus des pas qui frappent contre le carrelage de l'hôpital. Mais surtout. Le clignotement régulier d'un son, d'un la, légèrement bémol, qui revient, régulier, alors qu'un lit passe en trombe devant lui. Puis, derrière une porte, quand on lui demande d'entrer seul dans la salle. Court regard inquiet des parents. On lui ouvre la porte. Il entre. Le la sort brusquement d'un coin du lit, lui agresse l'oreille. Quelque chose entre son grand-père et une tête parcourue de blessures se tient au bout. « Fait pas gaffe, vieux, viens que je te dise... » Sa main qui s'approche tout doucement du crâne saignant de l'intérieur de son grand-père. « Promet-moi de jamais prendre les emmerdes au sérieux. Quand tu ressort de là, répond à tes parents que je t'ai dit que ce que j'ai eu, c'est rien que la gueule de bois d'une vie vécue à fond. Te transforme pas en machine, Bert', vit comme un humain. ». Il disait ça avec un regard méconaissable, empreint de sérieux et de solennité. Le la semblait gonfler l'ambiance. « Je veux que deux choses pour la suite : que le monde continue d'exister, et qu'il y ai au moins un type sur terre qui sache s'arrêter pour s'en rendre compte. » Il avait alors brusquement serré sa main, a murmuré quelque chose sur le bout des lèvres, puis lui a dit : « Sort. Faudrait pas que je crève devant toi, c'est pas propre. Appelle tes parents et te retourne pas. » Bertrand lui avait jeté un dernier regard, s'était extirpé par la porte, le regard fixé sur le sol. Ses parents ne sont ressortis qu'un quart d'heure plus tard. Ils pleuraient, mais avaient l'air confus. « Qu'est-ce qu'il vous a dit ? ». Sa mère avait gardé le silence pendant quelques secondes. « Il nous a demandé si tu avais chopé quelqu'un avec ta guitare ».

– Allô ?
Bertrand raccrocha aussitôt. Peut-être était-ce la chaleur, peut-être le semblant de place à garer qui semblait se dégager à droite, peut-être la douleur trop accrue de son postérieur ou le paysage champêtre qui l'entourait entièrement désormais. Il gara la voiture, coupa le moteur, ouvrit la portière et sortit. Le vent lui engouffra un souffre d'air épicé dans les poumons. Les feuilles des arbres lancèrent un long bruissement.
Se tenir debout, le corps dressé, les bras écartés. Se sentir exister, pendant un instant, hors du monde, hors de son rôle, hors de l'utilité qu'on lui avait attribué. Vivre, écouter, sentir, contempler, être un humain. Un piaillement d'oiseau lui fit ouvrir les yeux. Dans la lumière tamisée de l'après-midi, un semblant d'humidité se détachait du sol encore froid de la peinture pluviale. Un coup de vent lui donna froid.
Le Havre, sous la pluie. Attente d'un taxi. Guitare sur le dos, le grand-père tient la main du petit Bertrand, qui commence à grogner. « Tu sais, Bert', dans la vie, on peut toujours trouver du bon, même dans les situations les plus gênantes ». L'enfant lui adresse le regard condamnateur de ceux qui ne sont pas dupes des illusions qu'on leur secoue. «Oui mais maintenant il fait froid, il pleut, j'ai faim et je veux dormir » répond Bertrand. Là-dessus, le grand-père garde le silence, puis, tout doucement, pose la housse de la guitare par terre et la sort. « Chiche d'improviser une chanson ? »
Bertrand fut soudain prit d'un intuition. Il se dirigea vers le coffre de sa voiture. Il n'avait pas pensé à sa guitare depuis le déménagement, et se demandait s'il était possible que... Il ouvrit tout doucement le coffre, qui découvra la housse poussiéreuse de la vieille guitare. Il la saisit, ouvrit la fermeture éclair, et en extirpa la guitare qui gémit d'un coup sourd. Il tenta un mi. Légèrement désaccordée. Il prit tout son temps, accordant chaque corde à ce qui lui semblait être la note juste. Puis il se mit à jouer. Tout doucement, des paroles lui revinrent en tête.

Il se souvient encore, alors qu'ils montaient dans le taxi, de lui avoir dit «Dit, grand-père, est-ce que tu pourras me la donner pour que j'essaie? » Là-dessus le grand-père avait rit et répondu : « Seulement si c'est la dernière chose que j'ai à faire, petit. Attend de grandir un peu pour avoir besoin de te sentir vivre»

Quand il finit de chanter, il ne savait plus vraiment, si, dans l'espace clairsemé du petit bois s'était lancée sa voix ou, dissimulé dans ses harmoniques, le craquement plus flottant de celle de son grand-père.

------------------------------------------------------------------------------------------------
Il est des gens qui sont là. Comme ça. En vrai. Et d'autres dont la présence est un mensonge. Une illusion. Efficace, quand elle trompe tout le monde. Ridicule, quand elle ne trompe que son porteur. -Lyonel Trouillot, Kannjawou

Proverbe Nocturnien : Wû Horör, wees qsüj gnü ubo wik s'wee kleesee kvieiir wâ krefüzâ d'wi kraork...

orgie de .-.
.-- .-- .-- .-.-.- .---- ----- --.- ....- ---.. .-.-.- ..- -. -... .-.. --- --. .-.-.- ..-. .-.

http://vocaroo.com/i/s1fCLpFwvSv0


#TextedeYgg
Revenir en haut Aller en bas
Flopostrophe

avatar

Féminin Scorpion Messages : 211
Date d'inscription : 19/01/2017
Localisation : Sur le toit
Humeur : Le temps passe trop vite

MessageSujet: Re: Mousikeí Hebdo - Semaine 5   Sam 11 Fév - 10:47





Petit texte inspiré de la musique Wardruna - Odal.



Un léger souffle chaud me réveilla en sursaut. Mes yeux furent les seules parties de mon corps à parvenir à bouger, le reste étant paralysé par la panique. IL était revenu. Je le savais. Ma mère n’avait pas voulu me croire, pourtant, quelqu’un s’incrustait bel et bien de temps en temps dans mon lit. IL restait allongé à côté de moi en me regardant probablement dormir. Je ne l’avais jamais vu, mais je pouvais sentir sa respiration régulière dans ma nuque.
Cette fois fut la pire de toutes ses visites nocturnes. Alors que mon cœur battait à tout rompre, le souffle habituel s’accompagna d’un murmure presque inaudible.
Regarde-moi…
Ces mots déclenchèrent en moi un brusque élan de terreur. Saisie d’une décharge d’adrénaline, je jetai la couverture à mes pieds et me levai à la hâte pour me précipiter dans la cage d’escalier et sortir de la maison en courant à toutes jambes. Il me suffit de traverser la route pour me retrouver plongée dans l’obscurité de la forêt. Mon corps tout entier hurlait d’effroi mais ma voix restait muette. Et s’IL m’avait suivie ? Je n’osais pas me retourner, de peur de croiser son regard que j’imaginais pervers et assassin. Je devais continuer à courir, malgré le froid qui engourdissait mes pieds nus. Ma courte robe de nuit me donnait l’impression de ne rien porter du tout. Je me sentais prise dans un de ces cauchemars où vos jambes sont trop lourdes pour vous faire avancer et où votre ennemi est toujours derrière vous à crier votre nom. Toujours plus proche, toujours plus proche, toujours plus proche…

Je tombai de tout mon poids en avant, à cause d'une épaisse racine qui dépassait du sol et mon genou fut écorché par une pierre enfoncée à moitié dans la terre. Je me relevai avec peine et fis un pas, mais d’inquiétantes étoiles dans mes yeux se manifestèrent et ma vue se brouilla complètement.
Regarde-moi…
Mon estomac fut retourné d’un coup. IL se tenait derrière moi, prêt à bondir sur sa proie. Mon corps se retrouvait de nouveau paralysé par la terreur. Je parvins à m’accroupir et à rentrer ma tête entre mes genoux.
Regarde-moi… Regarde-moi… Regarde-moi…
J’eu soudain la désagréable impression que mon ennemi n’était plus seul à vouloir me harceler. Au nombre de trois ou quatre, ils tournaient maintenant autour de mon petit corps recroquevillé. Mon état de panique avait atteint son paroxysme. Ne sachant pas comment échapper à ce cauchemar, je me mis à émettre des sons aigus et dissonants tout en me balançant légèrement d’avant en arrière. J’augmentai progressivement le volume de ma voix afin de couvrir les bruits de pas et de murmures qui me torturaient. Je comprimais mes oreilles entre mes mains le plus fort possible. Bientôt, les sons qui sortaient de ma bouche devinrent des cris stridents et hachés. Mais mes tentatives aggravaient la situation car plus je produisais de bruit, plus les murmures augmentaient et plus les pas martelaient le sol. Le cercle qu’ils formaient autour de moi se rétrécissait de plus en plus. J’étouffais. Je hurlais des notes au hasard, sans m’arrêter.

Soudain, je m’immobilisai. Le silence était revenu, d’un seul coup. Une lampe de poche avançait vers moi. Je sentis ma mère me prendre par les épaules pour me forcer à me remettre debout. Mes parents m’entourèrent de leur bras réconfortants. Une grande inquiétude se lisait sur leur visage. A mon plus grand soulagement, les persécuteurs avaient donc fui à leur arrivée. Le calme retrouvé me permis de relâcher toute la pression et de me laisser pleurer sans retenue. Ils me raccompagnèrent jusqu’à ma chambre et restèrent un moment à chuchoter derrière ma porte. A nouveau seule dans mon lit, j’eus le sentiment que l’affection de mes parents ne vaincra jamais l’emprise de ces inconnus… Aidez-moi.



Ceci est une phrase longue qui n'a d'autre but que d'élargir le fond blanc afin que vos mirettes ne se fatiguent pas jusqu'à l'usure, que dis-je, jusqu'à la dissolution ! (ça, vous devez le laisser, de toute manière on le verra pas, faites-moi confiance je vous dis !)

------------------------------------------------------------------------------------------------
« Quand les temps deviennent bizarres, les bizarres deviennent pros » (Hunter S. Thompson)


Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Mousikeí Hebdo - Semaine 5   

Revenir en haut Aller en bas
 
Mousikeí Hebdo - Semaine 5
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Encre Nocturne :: Écrits :: Compétitions :: Défis :: Défis hebdomadaires-
Sauter vers: