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 Mousikeí Hebdo - Semaine 7

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Nain Fougère
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MessageSujet: Mousikeí Hebdo - Semaine 7   Lun 20 Fév 2017 - 15:05

Salutations !

Voici la nouvelle semaine de MH avec des musiques proposées par nul autre que mwuaaaaa. Je vous envoi du lourd cette semaine, du froid et de l'action en puissance ! è-é



Avant de débuter, les règles :


- Écouter la musique de votre choix (ou les deux si vous y arrivez) parmi celles proposées comme source d'inspiration pour votre texte.
- Écrire n'importe quel type de texte (long/court, récit/théâtre/poésie/autre, complet/incomplet, etc), vous êtes libre comme Spirit.
- Même si ce que vous avez en tête ne colle pas avec la musique, écrivez quand même ! Du moment que c'est la musique qui vous l'inspire, ne vous mettez pas de frein, vous êtes libre vous dis-je !
- Poster au plus tard le samedi (à 21h, car il y a le CC juste après) suivant pour procéder aux votes le dimanche (oui, vous avez une semaine pour faire votre texte). Possibilité de poster le lundi comme le mercredi, comme le samedi, etc, à vous de voir selon vos disponibilités et votre temps !
- Pas besoin de s'inscrire, si vous voulez participer, poster un texte suffit.
- Poster son texte ici à la suite du message !
- Garder ses commentaires pour le sujet des votes afin d'éviter les messages entre chaque texte, ça facilitera la lecture.
- Il est déconseillé d'aller voir le clip de la musique sur Youtube pour ne pas biaiser votre imagination, mais si vraiment vous n'avez pas d'inspiration et que vous voulez participer, aller voir le clip.
- Ne pas participer si la musique ne vous inspire rien du tout ! Ce défis reviendra chaque semaine avec deux musiques différentes à chaque fois et qui pourra plaire comme déplaire. Donc, si une musique ne vous inspire pas à telle semaine, gardez à l'esprit que la suivante pourra vous inspirer !




Voici les musiques pour cette semaine :

Ólafur Arnalds - Til Enda :

Record audio or upload mp3 >>

Christophe Beck – Find me when you wake up :

Audio and voice recording >>

A vos marques, prêts... CLAVIER ! è0é/

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Le Molosse
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MessageSujet: Re: Mousikeí Hebdo - Semaine 7   Mar 21 Fév 2017 - 13:32

Avec Christophe Beck – Find me when you wake up :)

----
La nuit venait de tomber sur l'île d'Oristak. Tout le monde était là, tous les chefs des tribus Kayanes. Un grand feu de camp déchirait les ténèbres présentes sur l'île tandis que les peuples échangeaient autour de ce dernier, probablement sur la guerre à venir. Soudain, l'atmosphère se tendit et devint silencieuse. Tous avaient cessé de discuter, les oiseaux ne chantaient plus, même le vent avait cessé de s'immiscer parmi nous. Seules, les vagues, audacieuses, continuaient de vouloir engloutir le sable de la plage où l'assemblée avait lieu.

Puis, les tambours retentirent pour accueillir la nouvelle venue. Les guerriers, dont les visages étaient ornés de peintures rituelles, se mirent à danser en cercle autour du feu. Des cris de guerre et des chants se firent entendre.

Boum, Boum, Boum ! Boum ! Boum ! Bo-Boum !

La femme, de grande taille, dont les cheveux noirs, tressés de perles retombaient sur ses épaules, porta un regard pénétrant autour d'elle. Ses yeux vairons étincelaient.

Boum, Boum, Boum ! Boum ! Boum ! Bo-Boum !

Ses pas se calquaient au rythme du battement des tambours et des chants. Puis, soudain, elle s'arrêta face au feu et je pus la détailler. Elle portait seulement la tenue de cérémonie des chefs de tribus, composée d'une cape de fourrure blanche et d'une jupe de la même couleur, plus légère cependant car elle voletait au rythme du vent.  Une aura de puissance nous écrasait et nous reléguait au rang de fourmis face à cette légende vivante. Sur son corps musclé, des tatouages rituels, mélanges d'arabesques, d'histoire et de fibre artistique, contribuaient au mystère qu'elle laissait planer autour d'elle. Son visage mat, lui, était orné d'étranges peintures de guerre dessinées à l'encre blanche et d'un anneau d'or sur son nez.

Soudain, les tambours cessèrent, le silence reprit ses droits.

Puis, un concert d'acclamations accueillit la femme qui savoura, durant quelques instants, ce moment avant de lever les mains, geste demandant- exigeant correspondrait mieux- le silence. Tout le monde se tut et retenait sa respiration. Une angoisse sourde alourdissait une atmosphère déjà électrique.

Qu'allait-elle annoncer ?

- Mes frères et mes soeurs, commença-t-elle d'une voix forte, les Hijni ont envahi nos terres. Sans aucun scrupules, ils ont massacré tout un village kayan. Les morts se chiffrent par centaines. Mais ce n'est pas tout: Les espions de ma tribu m'ont rapporté qu'ils prévoient une attaque pour demain, dans la nuit.

Des murmures de colère s'élevèrent de l'assemblée. La femme leva les bras une nouvelle fois pour réclamer le silence. J'étais impressionnée par son charisme. Puis, je focalisais à nouveau mon attention sur son discours:

- J'en appelle à tous ceux et celles qui peuvent se battre. Les enfants doivent être évacués au plus vite vers le Sud de l'archipel. Les guerriers, eux, viendront avec moi et tous les autres chefs de tribus, enlever l'envie à ces barbares de revenir.

Un silence accueillit la fin de sa déclaration.
L'heure était grave, tout le monde le savait.
Je regardais Nakoma, un rictus d'appréhension déformant mon visage.

La guerre avait réellement commencé.

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MessageSujet: Re: Mousikeí Hebdo - Semaine 7   Jeu 23 Fév 2017 - 13:55

La deuxième musique également ! :la: :la:

En fait les deux m'ont inspiré un texte, mais j'aurai sans doute pas le temps d'écrire celui sur la 1ère musique d'ici à samedi, alors...

Enfin bref, ce coup-ci c'est u peu particulier puisque "Find me when you wake up" m'a aidée à écrire toute la fin d'un texte, à partir d'un moment où l'ambiance bascule. La musique m'a vraiment inspiré toute la scène ; si je l'avais pas écoutée, je sais absolument pas ce que j'aurais écrit, mais ç'aurait sans doute été nul en plus d'être radicalement différent... AHDE

Enfin bref du coup je n'ai pas écrit toute la nouvelle dessus, juste la fin... Je vais mettre l'extrait concerné ici, avec un lien vers l'histoire complète : http://www.encre-nocturne.com/t4933-comment-dresser-la-mort#56405









Comment dresser la Mort [Fin]




              C'est en rentrant à la maison et en se laissant tomber devant la vieille télé qui crachotait les informations qu'elle prit conscience de deux choses : d'abord qu'elle n'avait pas revu son frère depuis la veille au soir, ensuite que depuis plusieurs jours celui-ci ne faisait que passer dans le salon avant d'aller s'enfermer dans sa chambre.
             
              Or, cela faisait également des jours qu'elle voyait, du jardin, la fenêtre de ladite chambre grande ouverte. Elle entendait son vieux battant pelé claquer dans le vent jusqu'à tard dans la nuit.

              En un instant foudroyant, ces détails cruciaux sautèrent au yeux de Marie désormais convaincue que son frère galopait quelque part dans la campagne nocturne, avant de lui glacer les sangs. L'électrochoc provint de la voix du présentateur qui chevrotait au téléviseur, de son image tressautant sur l'écran, qui déblatérait sur un fait divers pour le moins terrifiant. On avait aperçu un Cerbere nazi dans la région.

              Aux alentours de leur village, pour être précis.

              Vingt ans après la guerre, le cauchemar refaisait surface. Le mal, tel une gangrène éradiquée dans le sang et le sacrifice, réapparaissait.

              Tétanisée devant l'écran, terrifiée comme une petite fille rattrapée par ses mauvais rêves, Marie sentait ses veines charrier des lots de glaçons pointus, acérés. Un millier de pensées brûlantes s'entrechoquèrent sous son crâne l'espace d'un instant ; un grand vide leur succéda ensuite.

              Sans même réfléchir à ce qu'elle allait faire, elle se leva en titubant, attrapa son manteau et poussa la porte de la maison. Le blizzard qui régnait dans la nuit l'avala, l'engloutit dans un cri.






              Perdue dans la glace sifflante de cette nuit d'hiver, giflée par le vent, ses vieilles bottes paysannes emplies de neige jusqu'aux chevilles, Marie se sentait perdre pied alors même qu'elle n'était pas encore sortie du village. Tous les gendarmes du département devaient déjà grouiller dans les alentours ; si ce n'était déjà fait à cause de l'alerte météo, ce serait le cas dès le lendemain aux aurores. Le blizzard et la nuit étaient ses seuls alliés pour retrouver son frère avant eux. C'était lui qui avait réveillé le Cerbere, Marie en était certaine. Cette conviction lui brûlait les entrailles, la terreur lui donnait envie de vomir. Elle savait trop bien, désormais, ce que faisaient subir les Cerbere à leurs proies... Elle sentait presque la bête de métal rôder autour d'elle, la jauger du haut de sa stature, ramper dans la neige en se préparant à la déchiqueter. Elle n'avait aucune défense, aucune aide à attendre.  Un murmure glacé s'enfuit de ses lèvres entrouvertes.

              – Dieu, Père miséricordieux, qui as révélé Ton amour dans ton Fils Jésus-Christ,
et l’as répandu sur nous…

              Les yeux agrandis d'effroi, les lèvres mordues par le froid glacial et le vent de nuit alors qu'elle poursuivait sa litanie sans fin, elle continuait pourtant, s'enfonçant dans les ténèbres blanches, sa petite voix tourmentée par les hurlements des rafales.

              – … nous Te confions aujourd’hui le destin du monde et de chaque homme. Penche-toi sur nos péchés, guéris notre faiblesse, vaincs tout mal, fais que tous les habitants de la Terre…



              Au loin, à l'autre bout de la longue avenue enneigée, quelque chose galopait le long d'une rue. Des éclaboussures de glace scintillaient sous la lumière de la lune, de lourdes empreintes marquaient les congères fragiles, aussi profondément que l'aurait fait une enclume ou une barre de fer, jusqu'à frapper le pavé dur en dessous.
La mort était en marche.




              Faites que je retrouve Lucien. S'il vous plaît faites que je retrouve Lucien…

              – Lucien ! hurlait la jeune fille tous les trois pas, projetée de gauche et de droite comme une poupée sous la puissance de la tempête qui ravageait la vallée. Lucieeeen !

              Il pouvait être n'importe où. Elle eut soudain un éclair de lucidité. Le Cerbere avait peut-être bien quitté la maison abandonnée, mais si son frère avait deux sous de jugeote – et s'il était encore en état de le faire, mais la cerveau de Marie se refusait à formuler cette pensée – il avait dû y rester et s'y cacher, loin du monstre et du mauvais temps qui sévissait à l'extérieur.

              Sans même prendre le temps de plus y réfléchir, s'accrochant à ce fragile espoir, elle bifurqua lentement le long de la bâtisse voisine, courbée comme une vieillarde sous la colère du ciel et du vent ; puis elle se laissa tomber à plat ventre et se traîna sur les coudes sous le grillage, le visage poudré de neige et les dents brûlées par le froid, son petit dos exposé au vent. Si vulnérable ! Une énorme nausée lui souleva le cœur en imaginant le monstre lui tomber dessus et lui ouvrir le dos d'un coup sec, comme on coupe une sardine en deux.

              – …fais que tous les habitants de la terre fassent l’expérience de ta miséricorde, afin qu’en Toi, Dieu Un et Trine, ils trouvent toujours la source de l’espérance… Père éternel…

              Le cœur battant la chamade et sur le point de lâcher, elle se releva difficilement, tituba sous la gifle d'une rafale et se remit à courir, aussi vite que ses jambes gelées et trempées le lui permettaient.




L'ombre noire se rapprochait petit à petit. Elle n'avançait pas vite, tant ses bonds étaient lourds ; ses six pattes puissantes étaient ralenties par les trente centimètres de neige moelleuse qui couvraient le goudron de la rue. La machine avait été conçue pour avaler les kilomètres sur terrain plat et ras, non dans un petit village de montagne isolé dans l'hiver glacial. Un animal véritable aurait depuis longtemps lâché l'affaire, les membres gelés et le pelage trempé ; mais celui-ci, dont les yeux de verre rougeoyaient en transperçant la nuit de leur lueur artificielle, ne possédait ni fourrure ni chair, et nul nerf pour lui transmettre le froid. Chacun de ses bonds, strictement identiques, n'excédaient pas le précédent d'un centimètre ; la bête progressait le long de l'avenue avec une régularité de métronome, sa longue échine tendue sous l'obstination dure et tranchante que possèdent les seules machines. Derrière elle, invisible dans la neige, s'étirait une longue file de fantômes sanglants, ceux qu'elle avait égorgés, torturés par milliers pendant la guerre jadis. Quelle que puisse être la vitesse – toute relative – de sa proie, celle-ci s'épuisait vite et perdait du terrain. Le Cerbere savait qu'il allait l'avoir. Le Cerbere ne manquait jamais sa cible.




              – Lucieeeen ! s'égosilla encore Marie en roulant et glissant à moitié au bas de la pente glaciale du pré.

              Ou de ce qui jadis avait été un pré, et n'était plus à présent qu'un enfer blanc et tourmenté.

              La jeune fille, les poumons en feu, prit enfin pied sur les marches de l'antique maison, se secoua comme un chien mouillé et se jeta dans les escaliers, avant de s'immobiliser.

              – Lucien !

              Silence. Elle se passa une main sur les yeux et bondit sur les marches, dégringolant le long de la rampe jusqu'au sous-sol. Ses sanglots étouffés résonnaient dans le silence glacial de la demeure.

              – … pour la douloureuse Passion et la Résurrection de ton Fils, accorde-nous ta miséricorde…

              Ses mots étaient entrecoupés, hachés par son souffle tremblant. Epuisée, elle s'arrêta avant de franchir le chambranle de la cave, les mains posées sur les genoux, respirant profondément en tentant de se calmer. Les larmes chaudes coulaient le long de ses joues gelées. Il était sûrement là. Il était obligé d'être là…

              Elle eut soudain une sensation étrange, et se retourna dans un frisson de terreur.

              Loin au dessus d'elle, tout en haut de l'escalier, deux billes rouges brillaient dans les ténèbres.

              Marie sut qu'elle allait mourir.

              Elle regarda les mâchoires d'acier briller un bref instant en dessous des lentilles de verre de la machine, avant de claquer ; un aboiement sonore, démesuré, éclata et enfla, abrutissant les tympans de Marie qui mit les mains sur ses oreilles et se mit à hurler. Une fine poussière dégringola sur la scène, du haut des poutres ébranlées.

              Une phrase se mit à défiler devant ses yeux,  des lettres d'encre noire tapées à la machine sur le papier, une seule et même phrase formulée de dix, de vingt manières différentes, tirée des témoignages de tous les livres de cauchemar dont elle s'était abreuvée ces deux dernières semaines.

              Lorsque les Cerbere allemands aboient à la fin de la traque, pour prévenir leurs maîtres, il est trop tard ; leur proie est déjà morte, sans le savoir encore.


              Le monstre se jeta dans l'escalier.
               La gorge en feu et le cœur sur le point de se rompre, ses yeux agrandis d'effroi fixés sur le chien de métal qui dévalait les marches, défonçant leur bois fragile sous ses lourdes pattes, Marie eut une vision grotesque d'elle-même démembrée puis égorgée, et accepta sa mort du fond de son délire.

              – Accorde-nous… ta miséricorde… ainsi qu’au monde entier…

               La pénombre s'obscurcit encore tandis que ses yeux se révulsaient ; elle se sentit basculer doucement.

              – Amen.

              Elle sombra dans une sorte de rêve noir et sanglant, tout en percevant la silhouette haute et trapue du chien des Enfers stopper son lourd galop, puis se dresser au dessus d'elle. Il abaissa son sinistre faciès vers sa gorge, doucement, mâchoires ouvertes comme un piège à loup qui attend de claquer.


              Il y eut soudain une cavalcade, puis une voix résonna bizarrement dans son inconscient brumeux.

              – Oh ! Nein ! Nein nein ! Couché le chien, couché ! Mince, comment on dit déjà ? Leg dich hin Filou ! Allez ! Allez mon beau, voilà c'est bien, couché. Et pas bouger. Je t'avais dit d'aller la chercher, pas de lui flanquer une crise cardiaque ! Filou, und rühr dich  ! Und rürh… Voilà c'est bien. Va vraiment falloir que je t'apprenne le français…

              Du fond de son inconscience tourmentée aux prises avec sa mort imaginaire, Marie, sans parvenir à appréhender pareille situation aussi miraculeuse qu'absurde, pensait stupidement aux réactions des gens si jamais Lucien se mettait à parler ce sabir devant eux. Où avait-il bien pu apprendre cette langue haïe ?

              Elle ne pensa pas une seconde que c'était au molosse de métal chromé qu'il s'adressait ainsi. Ni que devant lui, devant sa bouille angélique de petit Français campagnard, ployait la mort en personne ; ployait le grand cerbère allemand.


Ceci est une phrase longue qui n'a d'autre but que d'élargir le fond blanc afin que vos mirettes ne se fatiguent pas jusqu'à l'usure, que dis-je, jusqu'à la dissolution ! (ça, vous devez le laisser, de toute manière on le verra pas, faites-moi confiance je vous dis !)

------------------------------------------------------------------------------------------------
Je sais ce que je suis. Et je sais ce que je ne suis pas.
:corn3:
Je suis un chaos de rêves et de couleurs,
je suis un Cerf divin chimérique,
je suis une lapine en chocolat aux larmes caramel.
Et toi, qui es-tu ?

Fais un pas vers moi, j'en ferai un vers toi. Et peut-être un jour serons-nous face à face...

***
Cap' d'aller lire ?

→ Venez fouiller dans mes écrits... Y'en a pour tous les goûts ! :corn2:

.[/center]


Dernière édition par Cornedor le Dim 26 Fév 2017 - 17:52, édité 1 fois
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Nain Fougère
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MessageSujet: Re: Mousikeí Hebdo - Semaine 7   Jeu 23 Fév 2017 - 18:22

BON, fini les vacances, je reprend du service -w-
C'est parti pour Til Enda èwé





Juste une balle.




 Y a toujours des moments horribles dans le monde. Mais la plupart du temps c'est loin de nous. On s'en rend pas compte, on a pas envie de s'en préoccuper, on a autre chose à faire. Et puis les puissants pointent du doigt un sois disant ennemi. On nous dis qu'ils sont dangereux, qu'ils n'ont rien à faire chez nous, qu'on doit les chasser. Pourtant, quand on les regarde, dans le fond, ils sont comme nous. Ils ont une vie, une histoire, des problèmes, des bons côtés comme des mauvais. Ils sont juste pas fait comme nous physiquement.
 Tu le sais que tu as tort d'écouter les puissants. Tu le sais que ce n'est qu'une stupide histoire de territoires, de ressources, d'économie voir juste de la jalousie, ou que sais-je encore. Mais presque tout le monde les écoutent comme un troupeau d'animaux stupides. Alors tu fini par te laisser emporter par la masse, même si tu n'es pas d'accord et que tu ne comprends pas. Y en a qui arrivent à résister au courant et qui font face aux puissants. Tu les admirent. Tu aimerais faire comme ces gens là. "C'est plus juste !" te hurle ton cœur. "C'est logique !" te scande ta morale. Mais quand tu veux les rejoindre, tu les vois se faire écraser par le troupeau en colère. Alors tu fais profil-bas et tu fais comme tout le monde...
 Le monde a peur. Tu décide finalement de partir ailleurs. Mais c'est la même chose partout, la haine gangrène tout. On est tous touchés. Les tensions montent. C'est intenable, ça va bientôt céder, ça gronde au loin. Partout ! Dans le pays voisin, chez la voisine d'en face, chez "l'ennemi". Finalement tu te demande si tout cela à un sens ? A quoi ça mène ? Quand tu ose poser ces questions à voix hautes, on te rugi à la face que c'est pour le pays, pour nos enfants, pour nous protéger de "l'ennemi". A force tu ne pose plus les questions, les personnes qui se les posent trop finissent par disparaître une par une. Tu te force à accepter tout ça. Tu t'y habitue. Tu suis le courant et tu garde ce que tu pense pour toi.

 Mais, au loin ça cède. Quelque chose se déclenche. Quelque chose qui n'aurait jamais dû se déclencher. Tu le sais au plus profond de toi, sans savoir d'où du tien ce savoir. Alors tu t'informe. Les puissants on déclarés la guerre à "l'ennemi". Tu refuse de continuer de te mentir à toi-même. Cette comédie a assez durée. Fait quelque chose, bordel ! Mais que faire ?... En désespoir de cause tu tente de fuir, mais on t'attrape.
 Enrôler de force, tu dois faire semblant d'être enthousiasmé par ce dont tu vas bientôt participer. Si les autres s'en rendent compte, c'est l'enfer assuré. Tu ne sais pas à qui faire confiance. Qui cautionne ça et qui le conteste ? Le temps passe et par chance tu trouve des gens comme toi. Un groupe se forme, des discutions se font, des projets pour fuir cette énormité. Avant tu pensais que fuir c'était être lâche. Mais les plus solide on essayés de s'y opposer et sont mort. "Trahisons !" hurlent-ils... Fuir est la meilleure chose à faire pour ne pas être complice.

 Avant même de pouvoir entreprendre quoi que ce soit, on est envoyé au loin. Malgré-nous on doit y faire face. Sauf qu'on a pas à aller bien loin, "l'ennemi" est déjà à nos portes. Il consume tout sur son passage. Soudain, on veut réellement croire que c'est un ennemi. Mais ce cœur, cette morale que tu t'es employé avec tant de hargne à faire taire pour rentrer dans le rang. Ils craquent sous la perte de contrôle dû à la peur. Ils te hurlent que tu ne peux pas leur en vouloir. Toutes les nations les ont pointés du doigt en les accusant de tout les maux du monde. Ils étaient seuls sans comprendre de quoi on les accusait. Pourquoi ? Alors ils ont utilisé leur savoir et leur volonté de vivre pour se défendre. Ils sont comme nous, ils avaient toutes les raisons du monde de nous haïr à leur tour. Maintenant c'est eux qui nous pointent du doigt. Comment leur en vouloir ? Comment ne pas leur donner raison quand toi-même tu les as pointé du doigt par facilité ? Comment ne pas s'en vouloir à sois-même, se sentir responsable de la création de ce monstre ? Très vite ton cœur et ta morale se taisent et c'est un instinct très puissant qui te harcèle pour te mettre à courir, à fuir, à te cacher, à vivre.
 Tout s'effondre, l'ennemi efface tout dans le sang. Les puissants sont en fait impuissants et dans une tentative désespérée, ils commettent l'impardonnable. Ils nous condamnent tous. Pourquoi en est-on arrivé là ? A quoi ça rime ? Est-ce que ça a un putain de sens ?! A quoi bon tout ce carnage, ce concours du plus fort, de celui qui domine, de celui qui possède ? Suis-je trop naïf ? Ai-je trop rêvé d'utopie ? Pourquoi ne peut-on pas tout simplement vivre et espérer des choses meilleures ? Nous avons tout perdu ! Personne n'a rien gagné. Stupide en haut, stupide ici, stupide en face... tous ! La vie est morte, nos terres se meurent, l'air est irrespirable, la faim gronde, la maladie frappe, le désespoir dévore tout. La lutte sans fin pour le peu de vie. A quoi bon se battre ? Pourquoi ne pas abandonner, disparaître, laisser la nature reprendre ses droits avec le temps afin de laisser une chance à d'autres vies ?...
 Le monde est horrible, je lui crache à la figure. Il me reste une balle, juste une seule et tout sera fini.

...



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MessageSujet: Re: Mousikeí Hebdo - Semaine 7   

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Mousikeí Hebdo - Semaine 7
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