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 Wendigo [-15]

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Yorffeez
Vélo bourré au fond d'un puits
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MessageSujet: Wendigo [-15]   Lun 20 Fév 2017 - 20:05


Wendigo







Sous un ciel à mi-chemin entre le jour et la nuit marchait un joyeux couple de touristes Européens. Ricardo et Wendy, qui avaient tous les deux dix-neuf ans, se connaissaient depuis plusieurs années déjà et s'aimaient énormément. Ils avaient longuement économisé pour pouvoir s'offrir ce voyage dans l'une des forêts les plus denses des États-Unis.

Cela faisait trois jours qu'ils se promenaient dans ces bois gorgés d'histoire et d'arbres millénaires. Cette pleine communion avec la nature leur convenait parfaitement. Ils ne se lassaient jamais de s'émerveiller devant les fiers cervidés qu'ils croisaient et adoraient nager ensemble, seuls, dans de belles rivières sauvages dont l'eau était aussi claire que rafraîchissante. Lors de ces baignades improvisées, Ricardo s'amusait souvent à saisir Wendy par surprise avant de lui susurrer qu'il tenait dans ses bras une belle pépite d'or. Wendy était toujours flattée par de tels compliments. À raison, car celle que Ricardo appelait « sa petite fleur du Luxembourg » était une délicieuse jeune femme aux jolies rondeurs et au cœur de miel. Ses grands yeux d'un bleu glacial offrait à son visage rond et juvénile un charme certain qui n'avait jamais laissé Ricardo insensible. Il aimait plus que tout sa petite amie. Il la trouvait naturelle, belle et surtout, adorable. Certes, elle avait ses petits défauts, et la gourmandise en faisait partie, mais Wendy avait tout pour plaire.

Les deux amoureux arrivèrent dans une jolie prairie à la tombée de la nuit et décidèrent de s'y arrêter pour camper. Ricardo s'en alla chercher du bois pour le feu tandis que Wendy montait la tente et sortait les provisions. L'endroit où ils se trouvaient était situé non loin d'un ruisseau et Wendy alla y tremper ses pieds une fois sa besogne terminée. Elle se laissa très vite enchanter par la voûte céleste qui se trouvait au dessus d'elle et les petites lucioles qui zigzaguaient dans les airs. Peu après, elle sentit une odeur de bois brûlé venir lui titiller les narines puis Ricardo la rejoignit. Il s'assit à côté d'elle. Wendy laissa les bras de son amoureux s'enrouler autour d'elle.

-Cette forêt est vraiment magnifique, lui susurra-t-elle. Je voudrais y vivre pour toujours !

Ricardo resta quelques instants silencieux, observant comment le vent taquinait les cheveux sombres et mi-long de celle qu'il aimait. Elle continuait de lui sourire. Il lui répondit finalement :

-C'est toi qui est magnifique, Wendy.

Il la coucha lentement sur l'herbe puis l'embrassa avec passion. La jeune femme se laissa faire non sans étouffer un petit rire. Leurs langues se taquinèrent longuement. L'étudiante se releva doucement et lui dit sur un air à la fois désolé et taquin :

-Je crois qu'il est l'heure de manger, Ricardo. J'ai faim, moi !
-Déjà ! Petite gourmande ! lui lança son amoureux.
-Oui, déjà ! répéta gaiement Wendy.

Ricardo la laissa se diriger vers le feu. La lumière de ce dernier dessinait parfaitement les formes de « sa petite fleur du Luxembourg ». Il se leva à son tour et alla manger avec elle quelques bons marshmallows grillés. Ils firent ensuite cuire quelques viandes et terminèrent leur généreux repas par d'appétissantes sucreries et quelques plaisanteries.
Par après, ils rejoignirent leur tente et s'y endormir profondément, en sous-vêtements et blottis l'un contre l'autre.

En plein milieu de la nuit, Wendy fut arrachée de son sommeil par une soif soudaine. Il faisait si chaud dans cette tente... et les bouteilles d'eau se trouvaient à l'extérieur. Elle enfila donc un débardeur et sortit. Une douce brise nocturne vint à elle, ce qui eut pour effet de la rafraîchir. Elle se dirigea ensuite vers l'une des bouteilles qui se trouvaient non loin du feu mourant pour s'en emparer et se permettre de nombreuses gorgées.

Ce fut alors qu'elle entendit des bruits de pas derrière elle. Elle se retourna et laissa échapper un petit cri quand elle vit qu'un inconnu se trouvait là. L'anonyme qui lui faisait face était un vieillard encapuchonné. Il portait un long froc troué et était appuyé sur un étrange bâton au sommet duquel se trouvait un belle pierre qui étincelait à la lumière de la demi-lune.

-I am hungry... lui murmura-t-il d'une voix très faible en tendant vers elle une main tremblante.

Wendy, surprise, ne comprit pas tout de suite ce qu'il lui avait dit.

-Ricardo, au secours ! cria-t-elle.

Dans l'instant, ledit Ricardo surgit de la tente et fut lui aussi surpris de voir quel individu se trouvait là.

-Please... insista le vieillard. I'm hungry !
-Il est affamé, dit Ricardo à Wendy.

L'étranger continuait de tendre sa main implorante vers la jeune femme.

-Please...
-Ricardo, il me fait peur !

Encore mal réveillé, le jeune homme ne savait pas trop quoi faire. Le vieillard ne menaçait pas directement sa petite amie. Non, il voulait juste de la nourriture. Pourtant, il ne lui inspirait pas confiance.

-Wendy, lui dit Ricardo. Je crois qu'il veut juste à manger.

La fille perdit soudainement son sang froid.

-Non ! Personne ne touche à nos provisions ! On est même pas certains d'en avoir jusqu'à la fin de notre séjour. Qu'il s'en aille !

Et elle accompagna ses paroles de gestes brusques, ce qui eut pour effet de surprendre l'individu qui recula de quelques pas. Ce faisant, il trébucha sur une pierre et s'écroula pitoyablement au sol. Il se releva rapidement et jeta un regard incendiaire à Wendy.

-Oh ! Désolée... Je ne voulais pas...

Le vieil homme l'interrompit pour l'invectiver dans un anglais qu'elle était incapable de comprendre. La pierre du bâton se mit à luire intensément et un jet lumineux s'en échappa pour atteindre Wendy en pleine poitrine. Dès l'instant où le faisceau incandescent l'atteignit, elle sentit une soudaine sensation de froid la traverser de la tête aux pieds. Son cœur en avait même raté un bond et elle tituba jusqu'au bras de son amoureux qui hurla :

-Ça suffit, vieux fou ! Tu n'auras rien ! Va-t-en avant que je ne t'en mette une !

Ricardo brandit un poing menaçant pour appuyer ses dires et le vieil homme s'en alla disparaître dans les ténèbres nocturnes de la forêt. Le jeune homme se tourna ensuite vers Wendy, inquiet :

-Tu vas bien ?
-Je crois... j'ai juste un peu froid...

Ricardo se rapprocha d'elle et l'enlaça pour la réconforter. Il constata en effet qu'elle grelottait un peu. Il trouvait cela étrange car il faisait une chaleur estivale...

-Qu'a-t-il dit ? lui demanda Wendy
-Il a parlé d'une malédiction, un truc du genre. Mais ne t'inquiète pas, ce type n'était sans doute rien d'autre qu'un ermite qui n'avait plus toute sa tête à cause de la faim...
-Une... malédiction ?

Ricardo plaça son doigt sur les lèvres pulpeuses de Wendy comme pour lui demander de ne plus en parler.

-Tout va bien, chérie. Il délirait. C'est tout.

Ils entrèrent à nouveau dans la tente et Ricardo, même s'il s'était promis de rester vigilant au cas où l'étrange ermite reviendrait, s'endormit très rapidement, assommé par la chaleur de cette canicule nocturne.

Il se réveilla très tôt le lendemain matin et constata que Wendy n'était plus dans la tente. Inquiet, il se précipita à l'extérieur et la retrouva assise à coté du sac à provisions, occupée à manger... de la viande encore crue !

-Coucou, Ricardo, le salua-t-elle tandis qu'un morceau de chocolat collé à l’extrémité de ses lèvres menaçait de tomber.

Intrigué, Ricardo se dirigea vers le sac de nourriture et ne put contenir un cri de frustration quand il vit qu'il était vide !

-Il n'y a plus rien ! Tu as mangé toute la nuit ou quoi ?
-Mais j'avais faim... tenta de se défendre timidement Wendy.
-Il est sept heures du matin et tu as tout mangé ! Même les viandes ! Ça... ça dépasse l'entendement !

Wendy rougit devant ces reproches et demeura silencieuse. Ricardo, jeta un coup de pied dans le sac qui désormais ne leur servirait plus avant de continuer :

-Nous n'avons plus rien à manger et la ville la plus proche se trouve à plusieurs jours de marche ! Tu te rends compte de ce que tu viens de faire, Wendy ?

Quelques larmes roulèrent sur les joues roses de Wendy. Les voyant, Ricardo s'en voulut d'avoir parlé si brutalement. Il tenta de se ressaisir et s'avança près d'elle :

-Ne pleure pas... on... on va trouver quelque chose. Hier soir, en allant chercher du bois pour le feu, j'ai trouvé un grand lac. Je vais y aller maintenant et tenter d'y attraper un ou deux poissons.

Wendy se releva et Ricardo eut l'impression qu'elle était un peu plus grande que la vieille. Elle lui paraissait également un peu plus amincie... il ne parvint pas à se l'expliquer.
Il pris la jeune femme dans ses bras. Elle continuait de trembler comme une feuille. Visiblement, elle avait encore froid. Étrange, par une chaleur pareille.

-Comment vas-tu faire ? murmura-t-elle. Tu n'as jamais pêché de ta vie...
-Nous n'avons pas d'autre solution, Wendy...

Comme il voyait qu'elle continuait de grelotter dans ses bras, il lui demanda de se couvrir de sa veste en jean et d'un short, ce qu'elle fit.
Tandis qu'elle s'habillait, Ricardo trouva un long bâton et commença par en tailler l'extrémité à l'aide de son couteau de chasse. Quelques minutes plus tard, il possédait un long javelot qui l'aiderait certainement pour ses premières tentatives au lac. Wendy revint vers lui, l'air grave.

-Quelque chose ne va pas ?
-J'ai encore faim... lui avoua-t-elle.

Ricardo n'en crut pas ses oreilles. Il la savait gourmande mais pas vorace à ce point ! L'estomac de la jeune femme se mit alors à gémir longuement. Wendy en fut presque rouge de honte. Sa faim semblait incontrôlable.

-Je vais faire vite, fit Ricardo en se relevant précipitamment.

Il embrassa Wendy sur le front et passa sa main dans ses cheveux ténébreux :

-Je t'attends ici, lui dit son amoureuse.

Sans tarder, Ricardo se dirigea hâtivement vers le lac qu'il avait trouvé la veille, son javelot bien en main.
Wendy, elle, s'en alla s'asseoir près des braises et tenta de rallumer le feu. Elle continuait d'avoir de plus en plus froid. Une idée illumina son esprit affamé lorsqu'elle aperçu un petit rongeur au loin...

Ricardo revint une heure plus tard, tenant fièrement dans sa main une belle et grande truite. Sa toute première prise ! Il s'imaginait déjà être un aventurier redoutable capable de vivre en pleine harmonie avec l'environnement qui l'entourait et ce sans l'aide du monde extérieur. Il avait l'impression d'être une force de la nature et avait déjà hâte de voir le visage de Wendy lorsqu'elle verrait quel beau poisson il lui avait rapporté. Malheureusement pour lui, les choses ne se passèrent pas comme prévues. Il se figea sur place lorsqu'il surprit sa petite amie en train de croquer à pleine dents un écureuil encore vivant ! Wendy ne lui prêta même pas la moindre attention et Ricardo en laissa tomber son poisson quand il vit combien les ongles de sa petite amie possédaient des dimensions inquiétantes. Ils ressemblaient à des griffes !

-Wendy... que t'arrive-t-il ? lui demanda-t-il. Je te trouve vraiment étrange depuis ce matin.

Ladite Wendy termina de manger la chair qui se trouvait autour de la carcasse du rongeur pour se diriger vers Ricardo et s'emparer du poisson qui gisait à ses pieds. À peine eut-elle planté ses dents maintenant aiguisées et pointues dedans que Ricardo lui arracha son met des mains.

-Arrête ton cirque ! cria-t-il. Qu'est-ce qui te prend à la fin ?

Wendy arracha de force le poisson des mains de Ricardo.

-Donne-ça, lui dit-elle. Je t'ai dit que j'avais faim !

Et Ricardo observa avec peine et crainte sa petite amie dévorer le poisson sous ses yeux. Wendy n'en laissa plus qu'une maigre carcasse qu'elle jeta au loin. Elle se rapprocha de Ricardo qui recula avec crainte :

-Merci, Ricardo... mais, est-ce tout ce que tu avais ?
-Oui, oui... murmura le jeune homme non sans peur en voyant que Wendy faisait maintenant la même taille que lui.
-Dommage, fit-elle avec une pointe de déception.

Elle se rapprocha de Ricardo et l'embrassa sur la bouche, tachant de la sorte son visage de sang. Elle se mit ensuite à lui mordiller l'oreille. Et cette oreille lui parut soudainement appétissante.
Sans prévenir, elle croqua dedans et lui en arracha un bout. Ricardo hurla de douleur et la repoussa instinctivement.

-Bon sang, lui hurla-t-il. T'es folle ou quoi ?

Wendy continuait de mâcher le bout sanglant de cartilage et de chair qui se trouvait dans sa bouche. Elle gémit de plaisir. La chair humaine était vraiment excellente. Rien à voir avec de la simple charcuterie, un écureuil ou un poisson. Elle se rapprocha de Ricardo qui continuait de se plaindre tout en frottant son oreille mutilée. Elle lui arracha son javelot des mains et celui-ci, qui commençait à réaliser la dangerosité de la situation, lui hurla :

-Wendy ? Qu'est-ce que tu fous ? Non ! Att...
-Désolé, mais j'ai trop faim !

Impitoyablement, elle enfonça la moitié de l'arme de fortune dans la poitrine du jeune homme qui laissa échapper un long râle avant de s'écrouler au sol. Neutralisé et désormais impuissant, il vit Wendy se pencher sur lui. Elle lui sourit, révélant de la sorte ses grandes dents tranchantes et maquillées de sang. Elle plaça sa main griffue sur sa gorge et lui arracha cette dernière d'un seul coup.

-Chair fraîche, fit-elle ! Encore !

Hors d'elle et guidée par une faim insatiable, Wendy commença donc à manger son défunt petit ami sans le moindre remord. Plus elle avalait de sa chair, et plus son corps se voyait parcouru de spasmes. Tandis qu'elle mangeait, son être s'allongeait doucement et ses os s'étiraient dans des craquements sourds. Cela lui était désagréable mais elle n'y prêta pas attention. Seule sa faim l'obsédait.
La chair de Ricardo lui paraissait si tendre et si délicieuse dans son palais. Dès qu'elle eut terminé de manger ses bras et ses joues, elle déshabilla le cadavre pour s'attaquer à ses pectoraux. Ces derniers étaient assez secs mais Wendy se consola en se disant que les cuisses seraient d'autant plus juteuses. La jeune femme subit à nouveau, et ce malgré elle, une nouvelle poussée de croissance qui la fit atteindre la barre des deux mètres tandis que son cœur battait la chamade dans sa poitrine rétrécissante. Plus elle grandissait et plus elle s'amincissait de sorte que son short et sa culotte glissèrent le long de ses jambes.

-Tout ça c'est parce que j'ai faim ! rugit-elle exaspérée par ce qui lui arrivait.

Elle se rendit compte qu'elle flottait à présent dans son débardeur. Ce dernier, désormais trop petit pour sa nouvelle taille et trop large pour sa nouvelle corpulence, ne cachait même plus la moitié de son ventre. Dans un soupir, elle l'arracha et réalisa combien elle était devenue grande et maigre. Son estomac gronda à nouveau et elle reprit son sinistre repas, indifférente au fait d'être ainsi nue et démesurée au milieu de cette clairière ensoleillée.

Quelques instants plus tard, elle arracha le cœur qui se trouvait encore intact dans la carcasse de Ricardo et s'empressa de le savourer. Dès le moment où elle croqua dedans, elle ressentit dans son palais une explosion de sensations agréables et ses yeux roulèrent dans leurs orbites tant elle trouvait cet organe délicieux.

-Ricardo, tu as vraiment bien fait de m'offrir ton cœur, dit-elle avec cynisme.

Son corps recommença à s'allonger et à maigrir.

-Ouille! Pas encore... se plaignit-elle.

Deux minutes passèrent et voyant qu'il ne restait de Ricardo plus grand chose sinon des os, elle se releva mais trébucha rapidement. Ses jambes étaient beaucoup trop longues. Elle retomba au sol et sentit une nouvelle douleur au niveau de ses pieds qui, petit à petit, se reformaient pour aboutir à une forme digitigrade. Elle commença à haleter difficilement lorsque sa cage thoracique s'élargit et que son dos se arqua.
Par après, ses mains se changèrent douloureusement en pattes.

-Oh... ça fait... mal...

Désormais devenue quadrupède, Wendy commença à réaliser combien elle était monstrueuse. Son corps était celui d'un grande louve maigre, maladive et imberbe. Seule sa tête était restée humaine.

-Non... ce n'est pas possible...

Son estomac gronda de plus belle. La faim commençait à la faire trembler et devint à nouveau sa priorité.

-Manger, fit-elle. D'abord manger ! On verra après...

Ainsi, elle s'enfonça dans la forêt, à l'affût d'une nouvelle proie et se retrouva très vite nez à nez avec un cariacou. Devant la vision d'horreur qui s'offrait à lui, le cerf pris la fuite et Wendy se lança à sa poursuite, l'écume à la bouche. Alors qu'elle poursuivait le fier animal, elle se découvrit une rapidité qu'elle ne se connaissait pas. Ses pattes arrières la propulsaient à une vitesse exceptionnelle et cela lui permit de rattraper sa victime et de la tuer d'un coup de patte placé au niveau du cou. Le cerf s'écroula au sol et Wendy, fière de ce qu'elle venait de faire, émit un long hurlement inhumain qui fit fuir tous les oiseaux présents dans les arbres alentours. Elle s'attaqua ensuite à son nouveau repas.
Elle était devenue tellement vorace qu'elle termina de manger le gibier avec une rapidité incroyable.
Soudain, de nouveaux spasmes l'animèrent et son dos lui fit affreusement mal.

-Oh! Pas... en-core!

Sa colonne vertébrale s'allongea. Une longue queue s'agitait maintenant au-dessus de son maigre fessier.
Ensuite, la pauvre Wendy sentit de désagréables démangeaisons l'irriter. Elle ressentait une irrésistible envie de se gratter. Tous les pores de sa peau s'élargirent et des milliers de poils clairs germèrent sur tout son corps. Recouverte d'une soyeuse fourrure grise, Wendy souffrit ensuite de l'allongement soudain de son visage.

-Oh... pourquoi... tout ça... ne s'arrête pas ? se plaignit-elle d'une voix lugubre qui n'était plus la sienne.

Son nez et sa bouche s'étirèrent ensemble pour former une terrible muselière alors que ses oreilles s'allongèrent et devinrent pointues. Enfin, ses cheveux tombèrent un par un autour d'elle pour être remplacés par ce même pelage clair qui lui couvrait tout le corps tandis que deux grands bois similaires à ceux du cerf qu'elle venait de tuer poussèrent au sommet de son crâne.
Sa terrible transformation terminée, la femelle wendigo qu'elle était devenue émit un long hurlement de douleur. Elle resta ensuite quelques secondes silencieuse, étourdie par cette surprenante métamorphose, puis se mit à cracher d'épais jets de neige sur le sol. La créature semblait incapable de contrôler ces mystérieux « vomissements » et se retrouva très vite face à un important espace glacé qu'elle venait elle-même de produire. Son être entier était glacial, surtout son cœur, mais cela ne semblait nullement la gêner, au contraire. Elle se complaisait dans cet état permanent de froid.
Son estomac émit à nouveau un grondement sourd et la femelle wendigo reprit la chasse, sans se soucier de ce vieil homme encapuchonné qui l'observait de loin, un sourire malicieux aux lèvres.

Il ne faisait jamais bon de refuser de donner à manger à un chaman affamé. Wendy, ou du moins la créature qu'elle était devenue, en était la preuve vivante...





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MessageSujet: Re: Wendigo [-15]   Lun 20 Fév 2017 - 20:50

@Yorffeez a écrit:
cariacou
? Tu veux dire caribou ?

Enfin bref, très creepy comme texte ! Les dialogues ne semblent pas très naturels, mais l'idée est bonne et la transformation est bien décrite ! J'aurai aimé avoir plus de descriptions de la forêt, peut-être une description plus précise du shaman, mais l'histoire dans l'ensemble est pas mal du tout

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"Telle est la force de la passion, - telle en est la limite aussi et c'est pourquoi je ne l'aime pas. La passion est une terrible destructrice. Elle détruit dans la tête de qui la loge tout ce qui n'est pas son idée fixe. Elle fait une effroyable consommation d'impulsions et de concepts dont elle nourrit son insatiable cancer. Et quand, par fortune bonne ou mauvaise, elle vient à disparaître (comblée ou consumée), elle laisse dans la maison de qui l'a nourrie une vacance dévastée, et son hôte privé de désirs, - hormis la soif de devenir esclave de nouveau."

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MessageSujet: Re: Wendigo [-15]   Lun 20 Fév 2017 - 22:00

@DarkWriter a écrit:
? Tu veux dire caribou ?

Non, non... le cariacou existe bel et bien, c'est un cervidé d'Amérique du Nord. :)

Un gros merci pour ta lecture et pour ton commentaire. Content que tu aies apprécié la description de la transformation.

Je n'oublie de noter que, oui, j'aurais pu être plus généreux pour la forêt et le chaman... ^^ Quant aux dialogues... oups :x
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MessageSujet: Re: Wendigo [-15]   Mer 22 Fév 2017 - 18:35

Ta nouvelle est géniale, je l’ai lue d’une traite sans décrocher une seule fois mes yeux de l’écran. Tu décris bien ce que ressentent les deux. D’ailleurs, tu insistes beaucoup sur les sentiments que Ricardo a pour Wendy (j’avais presque envie d’être amoureuse aussi de la fille, haha je rigole) mais moins l’inverse. Pourtant je trouve que cela aurait été intéressant que tu décrives également l’amour de la femme pour l’homme. Comme ça, ça aurait été encore plus choquant qu’elle n’ait aucun remord en mangeant son compagnon. Je ne sais pas si j’explique bien mon idée ^^’

Tu as fort insisté sur la gourmandise de Wendy au début du coup je me souviens m’être dit en lisant « où va-t-il en venir avec ce défaut ? Il va forcément en reparler plus tard… » … J’avais plus ou moins  raison Wink
Tu arrives à nous faire imaginer la scène avec précision (enfin je trouve en tout cas), bon je ne sais pas si c’est très positif de nous faire imaginer pareilles choses mais c’est assez drôle au final :3
Et je suis d’accord avec DarkWriter, t’as bien géré la description de la transformation :O

Bref, bravo Yorffeez pour ce texte original et bien écrit :D

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MessageSujet: Re: Wendigo [-15]   Mer 22 Fév 2017 - 22:22

Merci beaucoup pour la lecture et ce commentaire ! :D Ah oui je comprends bien ce qu tu veux dire : il aurait été intéressant de souligner les sentiments de Wendy également... :)

La gourmandise. Sujet qui me tenait à cœur ! ^^ Content d'avoir placé ces images sanguinaires dans ton imagination. :)

Encore merci ! ^^

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MessageSujet: Re: Wendigo [-15]   Jeu 23 Fév 2017 - 15:28

Bonjour Yorffeez :)
J'ai dévoré ta nouvelle d'une traite et moi qui adore les histoires d'horreur, je peux te dire que celle-ci m'a plus que saisi d'effroi. J'ai aimé la description progressive du wendigo qui malgré le fait qu'il mange beaucoup, sa faim n'est jamais rassasiée car tel est son horrible destin.
Pour finir comme on te la dit plus haut, il aurait été bien que tu parles des sentiments de Wendy, également.
Cordialement Cnslancelot

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MessageSujet: Re: Wendigo [-15]   Sam 25 Fév 2017 - 9:06

@cnslancelot a écrit:
Bonjour Yorffeez :)
J'ai dévoré ta nouvelle d'une traite et moi qui adore les histoires d'horreur, je peux te dire que celle-ci m'a plus que saisi d'effroi. J'ai aimé la description progressive du wendigo qui malgré le fait qu'il mange beaucoup, sa faim n'est jamais rassasiée car tel est son horrible destin.
Pour finir comme on te la dit plus haut, il aurait été bien que tu parles des sentiments de Wendy, également.
Cordialement Cnslancelot

Coucou!

Content que tu aies apprécié cette nouvelle ! D'accord, je note ça dans ma p'tite tête pour les sentiments de Wendy. :D

Encore merci pour ta lecture. :)

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MessageSujet: Re: Wendigo [-15]   Sam 25 Fév 2017 - 10:36

J'ai aussi écrit un recueil de nouvelles fantastiques :)

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MessageSujet: Re: Wendigo [-15]   Sam 4 Mar 2017 - 12:37

Mes salutations les plus clinquantes !

Allez zou on attaque un com détaillé parce que j'ai envie plein de couleur partout mais j'ai plus de feutres Vent comme d'hab', ce que j'annote est simplement mon avis moyennement éclairé de lecteur qui l'est encore moins (j'ai que des ampoules basses consommation, je fais ce que je peux hein ...)

Allez zou !

Yorffez a écrit:


Sous un ciel à mi-chemin entre le jour et la nuit marchait un joyeux couple de touristes Européens. Ricardo et Wendy, qui avaient tous les deux dix-neuf ans, se connaissaient depuis plusieurs années déjà et s'aimaient énormément. Ils avaient longuement économisé pour pouvoir s'offrir ce voyage dans l'une des forêts les plus denses des États-Unis. Ok, on va pas ya aller par quatre chemins, là c'est plié je suis dedans, comme tu va le voir dans le com, j'aime beaucoup tes descriptions, à la fois très simple et très jolies  

Cela faisait trois jours qu'ils se promenaient dans ces bois gorgés d'histoire et d'arbres millénaires. Cette pleine communion avec la nature leur convenait parfaitement. Ils ne se lassaient jamais de s'émerveiller devant les fiers cervidés qu'ils croisaient et adoraient nager ensemble, seuls, dans de belles rivières sauvages dont l'eau était aussi claire que rafraîchissante. Lors de ces baignades improvisées, Ricardo s'amusait souvent à saisir Wendy par surprise avant de lui susurrer qu'il tenait dans ses bras une belle pépite d'or. Wendy était toujours flattée par de tels compliments. À raison, car celle que Ricardo appelait « sa petite fleur du Luxembourg » était une délicieuse jeune femme aux jolies rondeurs et au cœur de miel. Ses grands yeux d'un bleu glacial offrait à son visage rond et juvénile un charme certain qui n'avait jamais laissé Ricardo insensible. Il aimait plus que tout sa petite amie. Il la trouvait naturelle, belle et surtout, adorable. Certes, elle avait ses petits défauts : Comme l'a fait remarquer Flo, ici on te vois venir à des milles à la ronde, d'autant plus que la gourmandise n'est pas un défaut, du moins si dramatique, ça peut gêner ou pas le lecteur, mais on sent que ça va revenir. , et la gourmandise en faisait partie, mais Wendy avait tout pour plaire. A part ça tu retranscris assez bien l'idylle entre les deux persos, c'est beau rien a dire.  

Les deux amoureux arrivèrent dans une jolie prairie à la tombée de la nuit et décidèrent de s'y arrêter pour camper. Ricardo s'en alla chercher du bois pour le feu tandis que Wendy montait la tente et sortait les provisions. L'endroit où ils se trouvaient était situé non loin d'un ruisseau et Wendy alla y tremper ses pieds une fois sa besogne terminée. Elle se laissa très vite enchanter par la voûte céleste qui se trouvait au dessus d'elle et les petites lucioles qui zigzaguaient dans les airs. Tres joli !! Peu après, elle sentit une odeur de bois brûlé venir lui titiller les narines puis Ricardo la rejoignit. Il s'assit à côté d'elle. Wendy laissa les bras de son amoureux s'enrouler autour d'elle.
Si tu te pose la question de cette couleur, c'est simple, je sais que l’enchaînement d'action n'est pas un truc évident, (j'ai du mal également), mais l'accumulation de ces mots en quelques ligne donne un effet assez peu naturel, c'est dommage.
-Cette forêt est vraiment magnifique, lui susurra-t-elle. Je voudrais y vivre pour toujours !

Ricardo resta quelques instants silencieux, observant comment le vent taquinait les cheveux sombres et mi-long de celle qu'il aimait. Elle continuait de lui sourire. Il lui répondit finalement :

-C'est toi qui est magnifique, Wendy.

Il la coucha lentement sur l'herbe puis l'embrassa avec passion. La jeune femme se laissa faire non sans étouffer un petit rire. Leurs langues se taquinèrent longuement. L'étudiante se releva doucement et lui dit sur un air à la fois désolé et taquin :

-Je crois qu'il est l'heure de manger, Ricardo. J'ai faim, moi !
-Déjà ! Petite gourmande ! Même remarque que plus haut, tu prépares un truc ! lui lança son amoureux.
-Oui, déjà ! répéta gaiement Wendy.

Ricardo la laissa se diriger vers le feu. La lumière de ce dernier dessinait parfaitement les formes de « sa petite fleur du Luxembourg ». Il se leva à son tour et alla manger avec elle quelques bons marshmallows grillés. Ils firent ensuite cuire quelques viandes et terminèrent leur généreux repas par d'appétissantes sucreries et quelques plaisanteries.
Par après : c'est sans doute moi, mais je trouve cette formule peut naturelle, ils rejoignirent leur tente et s'y endormir profondément, en sous-vêtements et blottis l'un contre l'autre.

En plein milieu de la nuit, Wendy fut arrachée de son sommeil par une soif soudaine. Il faisait si chaud dans cette tente... et les bouteilles d'eau se trouvaient à l'extérieur. Elle enfila donc un débardeur et sortit. Une douce brise nocturne vint à elle, ce qui eut pour effet de la rafraîchir. Elle se dirigea ensuite vers l'une des bouteilles qui se trouvaient non loin du feu mourant pour s'en emparer et se permettre de nombreuses gorgées. : idem.

Ce fut alors qu'elle entendit des bruits de pas derrière elle. Elle se retourna et laissa échapper un petit cri quand elle vit qu'un inconnu se trouvait là. L'anonyme qui lui faisait face était un vieillard encapuchonné. Il portait un long froc troué et était appuyé sur un étrange bâton au sommet duquel se trouvait un belle pierre qui étincelait à la lumière de la demi-lune.

-I am hungry... lui murmura-t-il d'une voix très faible en tendant vers elle une main tremblante.

Wendy, surprise, ne comprit pas tout de suite ce qu'il lui avait dit.

-Ricardo, au secours ! cria-t-elle.

Dans l'instant, ledit Ricardo surgit de la tente et fut lui aussi surpris de voir quel individu se trouvait là.

-Please... insista le vieillard. I'm hungry !
-Il est affamé, dit Ricardo à Wendy.

L'étranger continuait de tendre sa main implorante vers la jeune femme.

-Please...
-Ricardo, il me fait peur !

Encore mal réveillé, le jeune homme ne savait pas trop quoi faire. Le vieillard ne menaçait pas directement sa petite amie. Non, il voulait juste de la nourriture. Pourtant, il ne lui inspirait pas confiance.

-Wendy, lui dit Ricardo. Je crois qu'il veut juste à manger.

La fille perdit soudainement son sang froid.

-Non ! Personne ne touche à nos provisions ! On est même pas certains d'en avoir jusqu'à la fin de notre séjour. Qu'il s'en aille !

Et elle accompagna ses paroles de gestes brusques, ce qui eut pour effet de surprendre l'individu qui recula de quelques pas. Ce faisant, il trébucha sur une pierre et s'écroula pitoyablement au sol. Il se releva rapidement et jeta un regard incendiaire à Wendy.

-Oh ! Désolée... Je ne voulais pas...

Le vieil homme l'interrompit pour l'invectiver dans un anglais qu'elle était incapable de comprendre. La pierre du bâton se mit à luire intensément et un jet lumineux s'en échappa pour atteindre Wendy en pleine poitrine. Dès l'instant où le faisceau incandescent l'atteignit, elle sentit une soudaine sensation de froid la traverser de la tête aux pieds. Son cœur en avait même raté un bond et elle tituba jusqu'au bras de son amoureux qui hurla :

-Ça suffit, vieux fou ! Tu n'auras rien ! Va-t-en avant que je ne t'en mette une !

C'est à mon sens le principal problème de ton texte, on arrive au moment clef de ton récit et c'est malheureusement le passage qui m'a fait sortir (temporairement) de l'histoire. Pour moi il y'a plusieurs problèmes, tout d'abord les dialogues, qui manquent un peu de naturel et de dynamisme, les gens parlent mais j'ai un peu l’impression qui le font en pilotage automatique. Puis l'arrivé brute de décoffrage de la magie dans un texte qu'on imaginait réaliste, paf bâton qui brille paf jet de lumière paf malédiction ! J'ai relu le paragraphe par deux fois pour être sûr de bien avoir saisie qu'on été passé du coté Harry Potter de la force, et même si coté dure une phrase et on ne le renvoie plus par la suite, il m'a complètement fait sortir du texte. Enfin j'ai du mal à comprendre la réaction des perso, on comprend que Wendi, est agressive car elle a peur, mais sa réaction semble un peu violente, d'autant plus que qu'elle est présenté plus haut avec un cœur de miel, quand a Ricardo, Ok il veut faire fuir le bonhomme et le menace, mais ce n'est pas une réaction qui me serait venue en tête, d'autant plus avec l'éclair de lumière, on peut fuir, poser des questions, charger ce type si on est un sanguin,  après c'est peut être un réaction que d'autre trouveront légitime, ça n'engage que moi  .

Ricardo brandit un poing menaçant pour appuyer ses dires et le vieil homme s'en alla disparaître dans les ténèbres nocturnes de la forêt. Le jeune homme se tourna ensuite vers Wendy, inquiet :

-Tu vas bien ?
-Je crois... j'ai juste un peu froid...

Ricardo se rapprocha d'elle et l'enlaça pour la réconforter. Il constata en effet qu'elle grelottait un peu. Il trouvait cela étrange car il faisait une chaleur estivale...

-Qu'a-t-il dit ? lui demanda Wendy
-Il a parlé d'une malédiction, un truc du genre. Mais ne t'inquiète pas, ce type n'était sans doute rien d'autre qu'un ermite qui n'avait plus toute sa tête à cause de la faim...
-Une... malédiction ? Mouais pas convaincu, je veux bien, mais c'est pas rassurant le type de balanve de la magie qui ta bousculé et t'as froid. On ne sais pas trop si ton perso le pense vraiment ou si il veut se rassurer, du coup on comprend pas trop cette réaction, dommage.  


Ricardo plaça son doigt sur les lèvres pulpeuses de Wendy comme pour lui demander de ne plus en parler.

-Tout va bien, chérie. Il délirait. C'est tout.

Ils entrèrent à nouveau dans la tente et Ricardo, même s'il s'était promis de rester vigilant au cas où l'étrange ermite reviendrait, s'endormit très rapidement, assommé par la chaleur de cette canicule nocturne.

Il se réveilla très tôt le lendemain matin et constata que Wendy n'était plus dans la tente. Inquiet, il se précipita à l'extérieur et la retrouva assise à coté du sac à provisions, occupée à manger... de la viande encore crue !

-Coucou, Ricardo, le salua-t-elle tandis qu'un morceau de chocolat collé à l’extrémité de ses lèvres menaçait de tomber.

Intrigué, Ricardo se dirigea vers le sac de nourriture et ne put contenir un cri de frustration quand il vit qu'il était vide !

-Il n'y a plus rien ! Tu as mangé toute la nuit ou quoi ?
-Mais j'avais faim... tenta de se défendre timidement Wendy.
-Il est sept heures du matin et tu as tout mangé ! Même les viandes ! Ça... ça dépasse l'entendement ! manque un peu de naturel

Wendy rougit devant ces reproches et demeura silencieuse. Ricardo, jeta un coup de pied dans le sac qui désormais ne leur servirait plus avant de continuer :

-Nous n'avons plus rien à manger et la ville la plus proche se trouve à plusieurs jours de marche ! Tu te rends compte de ce que tu viens de faire, Wendy ?

Quelques larmes roulèrent sur les joues roses de Wendy. Les voyant, Ricardo s'en voulut d'avoir parlé si brutalement. Il tenta de se ressaisir et s'avança près d'elle :

-Ne pleure pas... on... on va trouver quelque chose. Hier soir, en allant chercher du bois pour le feu, j'ai trouvé un grand lac. Je vais y aller maintenant et tenter d'y attraper un ou deux poissons.

Wendy se releva et Ricardo eut l'impression qu'elle était un peu plus grande que la vieille. Elle lui paraissait également un peu plus amincie... il ne parvint pas à se l'expliquer.
Il pris la jeune femme dans ses bras. Elle continuait de trembler comme une feuille. Visiblement, elle avait encore froid. Étrange, par une chaleur pareille.

-Comment vas-tu faire ? murmura-t-elle. Tu n'as jamais pêché de ta vie...
-Nous n'avons pas d'autre solution, Wendy...

Comme il voyait qu'elle continuait de grelotter dans ses bras, il lui demanda de se couvrir de sa veste en jean et d'un short, ce qu'elle fit.
Tandis qu'elle s'habillait, Ricardo trouva un long bâton et commença par en tailler l'extrémité à l'aide de son couteau de chasse. Quelques minutes plus tard, il possédait un long javelot qui l'aiderait certainement pour ses premières tentatives au lac. Wendy revint vers lui, l'air grave.

-Quelque chose ne va pas ?
-J'ai encore faim... lui avoua-t-elle.

Ricardo n'en crut pas ses oreilles. Il la savait gourmande mais pas vorace à ce point ! L'estomac de la jeune femme se mit alors à gémir longuement. Wendy en fut presque rouge de honte. Sa faim semblait incontrôlable.

-Je vais faire vite, fit Ricardo en se relevant précipitamment.

Il embrassa Wendy sur le front et passa sa main dans ses cheveux ténébreux :

-Je t'attends ici, lui dit son amoureuse.

Sans tarder, Ricardo se dirigea hâtivement vers le lac qu'il avait trouvé la veille, son javelot bien en main.
Wendy, elle, s'en alla s'asseoir près des braises et tenta de rallumer le feu. Elle continuait d'avoir de plus en plus froid. Une idée illumina son esprit affamé lorsqu'elle aperçu un petit rongeur au loin...

Ricardo revint une heure plus tard, tenant fièrement dans sa main une belle et grande truite. Sa toute première prise ! Il s'imaginait déjà être un aventurier redoutable capable de vivre en pleine harmonie avec l'environnement qui l'entourait et ce sans l'aide du monde extérieur. Il avait l'impression d'être une force de la nature et avait déjà hâte de voir le visage de Wendy lorsqu'elle verrait quel beau poisson il lui avait rapporté. Malheureusement pour lui, les choses ne se passèrent pas comme prévues. Il se figea sur place lorsqu'il surprit sa petite amie en train de croquer à pleine dents un écureuil encore vivant ! Wendy ne lui prêta même pas la moindre attention et Ricardo en laissa tomber son poisson quand il vit combien les ongles de sa petite amie possédaient des dimensions inquiétantes. Ils ressemblaient à des griffes ! La déformation que tu amorces est vraiment chouette, Je suis de retours dans le texte vraiment.

-Wendy... que t'arrive-t-il ? lui demanda-t-il. Je te trouve vraiment étrange depuis ce matin.

Ladite Wendy termina de manger la chair qui se trouvait autour de la carcasse du rongeur pour se diriger vers Ricardo et s'emparer du poisson qui gisait à ses pieds. À peine eut-elle planté ses dents maintenant aiguisées et pointues dedans que Ricardo lui arracha son met des mains.

-Arrête ton cirque ! cria-t-il. Qu'est-ce qui te prend à la fin ?

Wendy arracha de force le poisson des mains de Ricardo.

-Donne-ça, lui dit-elle. Je t'ai dit que j'avais faim !

Et Ricardo observa avec peine et crainte sa petite amie dévorer le poisson sous ses yeux. Wendy n'en laissa plus qu'une maigre carcasse qu'elle jeta au loin. Elle se rapprocha de Ricardo qui recula avec crainte :

-Merci, Ricardo... mais, est-ce tout ce que tu avais ?
-Oui, oui... murmura le jeune homme non sans peur en voyant que Wendy faisait maintenant la même taille que lui.
-Dommage, fit-elle avec une pointe de déception.

Elle se rapprocha de Ricardo et l'embrassa sur la bouche, tachant de la sorte son visage de sang. Elle se mit ensuite à lui mordiller l'oreille. Et cette oreille lui parut soudainement appétissante.
Sans prévenir, elle croqua dedans et lui en arracha un bout. Ricardo hurla de douleur et la repoussa instinctivement.

-Bon sang, lui hurla-t-il. T'es folle ou quoi ?

Wendy continuait de mâcher le bout sanglant de cartilage et de chair qui se trouvait dans sa bouche. Elle gémit de plaisir. La chair humaine était vraiment excellente. Rien à voir avec de la simple charcuterie, un écureuil ou un poisson. Elle se rapprocha de Ricardo qui continuait de se plaindre tout en frottant son oreille mutilée. Elle lui arracha son javelot des mains et celui-ci, qui commençait à réaliser la dangerosité de la situation, lui hurla :

-Wendy ? Qu'est-ce que tu fous ? Non ! Att...
-Désolé, mais j'ai trop faim !

Impitoyablement, elle enfonça la moitié de l'arme de fortune dans la poitrine du jeune homme qui laissa échapper un long râle avant de s'écrouler au sol. Neutralisé et désormais impuissant, il vit Wendy se pencher sur lui. Elle lui sourit, révélant de la sorte ses grandes dents tranchantes et maquillées de sang. Elle plaça sa main griffue sur sa gorge et lui arracha cette dernière d'un seul coup.

-Chair fraîche, fit-elle ! Encore !

Cette violence ! La transformation du comportement et le réveil de la bête en Wendy, est saisissant, vraiment Bravo !

Hors d'elle et guidée par une faim insatiable, Wendy commença donc à manger son défunt petit ami sans le moindre remord. Plus elle avalait de sa chair, et plus son corps se voyait parcouru de spasmes. Tandis qu'elle mangeait, son être s'allongeait doucement et ses os s'étiraient dans des craquements sourds. Cela lui était désagréable mais elle n'y prêta pas attention. Seule sa faim l'obsédait.
La chair de Ricardo lui paraissait si tendre et si délicieuse dans son palais. Dès qu'elle eut terminé de manger ses bras et ses joues, elle déshabilla le cadavre pour s'attaquer à ses pectoraux. Ces derniers étaient assez secs mais Wendy se consola en se disant que les cuisses seraient d'autant plus juteuses. La jeune femme subit à nouveau, et ce malgré elle, une nouvelle poussée de croissance qui la fit atteindre la barre des deux mètres tandis que son cœur battait la chamade dans sa poitrine rétrécissante. Plus elle grandissait et plus elle s'amincissait de sorte que son short et sa culotte glissèrent le long de ses jambes.

-Tout ça c'est parce que j'ai faim ! rugit-elle exaspérée par ce qui lui arrivait.

Elle se rendit compte qu'elle flottait à présent dans son débardeur. Ce dernier, désormais trop petit pour sa nouvelle taille et trop large pour sa nouvelle corpulence, ne cachait même plus la moitié de son ventre. Dans un soupir, elle l'arracha et réalisa combien elle était devenue grande et maigre. Son estomac gronda à nouveau et elle reprit son sinistre repas, indifférente au fait d'être ainsi nue et démesurée au milieu de cette clairière ensoleillée.

Quelques instants plus tard, elle arracha le cœur qui se trouvait encore intact dans la carcasse de Ricardo et s'empressa de le savourer. Dès le moment où elle croqua dedans, elle ressentit dans son palais une explosion de sensations agréables et ses yeux roulèrent dans leurs orbites tant elle trouvait cet organe délicieux.

-Ricardo, tu as vraiment bien fait de m'offrir ton cœur, dit-elle avec cynisme.

Son corps recommença à s'allonger et à maigrir.

-Ouille! Pas encore... se plaignit-elle.

Deux minutes passèrent et voyant qu'il ne restait de Ricardo plus grand chose sinon des os, elle se releva mais trébucha rapidement. Ses jambes étaient beaucoup trop longues. Elle retomba au sol et sentit une nouvelle douleur au niveau de ses pieds qui, petit à petit, se reformaient pour aboutir à une forme digitigrade. Elle commença à haleter difficilement lorsque sa cage thoracique s'élargit et que son dos se arqua.
Par après, ses mains se changèrent douloureusement en pattes.

-Oh... ça fait... mal...

Désormais devenue quadrupède, Wendy commença à réaliser combien elle était monstrueuse. Son corps était celui d'un grande louve maigre, maladive et imberbe. Seule sa tête était restée humaine.

-Non... ce n'est pas possible...

Son estomac gronda de plus belle. La faim commençait à la faire trembler et devint à nouveau sa priorité.

-Manger, fit-elle. D'abord manger ! On verra après...

Ainsi, elle s'enfonça dans la forêt, à l'affût d'une nouvelle proie et se retrouva très vite nez à nez avec un cariacou. Devant la vision d'horreur qui s'offrait à lui, le cerf pris la fuite et Wendy se lança à sa poursuite, l'écume à la bouche. Alors qu'elle poursuivait le fier animal, elle se découvrit une rapidité qu'elle ne se connaissait pas. Ses pattes arrières la propulsaient à une vitesse exceptionnelle et cela lui permit de rattraper sa victime et de la tuer d'un coup de patte placé au niveau du cou. Le cerf s'écroula au sol et Wendy, fière de ce qu'elle venait de faire, émit un long hurlement inhumain qui fit fuir tous les oiseaux présents dans les arbres alentours. Elle s'attaqua ensuite à son nouveau repas.
Elle était devenue tellement vorace qu'elle termina de manger le gibier avec une rapidité incroyable.
Soudain, de nouveaux spasmes l'animèrent et son dos lui fit affreusement mal.

-Oh! Pas... en-core!

Sa colonne vertébrale s'allongea. Une longue queue s'agitait maintenant au-dessus de son maigre fessier.
Ensuite, la pauvre Wendy sentit de désagréables démangeaisons l'irriter. Elle ressentait une irrésistible envie de se gratter. Tous les pores de sa peau s'élargirent et des milliers de poils clairs germèrent sur tout son corps. Recouverte d'une soyeuse fourrure grise, Wendy souffrit ensuite de l'allongement soudain de son visage.

-Oh... pourquoi... tout ça... ne s'arrête pas ? se plaignit-elle d'une voix lugubre qui n'était plus la sienne.

Son nez et sa bouche s'étirèrent ensemble pour former une terrible muselière alors que ses oreilles s'allongèrent et devinrent pointues. Enfin, ses cheveux tombèrent un par un autour d'elle pour être remplacés par ce même pelage clair qui lui couvrait tout le corps tandis que deux grands bois similaires à ceux du cerf qu'elle venait de tuer poussèrent au sommet de son crâne.
Sa terrible transformation terminée, la femelle wendigo qu'elle était devenue émit un long hurlement de douleur. Elle resta ensuite quelques secondes silencieuse, étourdie par cette surprenante métamorphose, puis se mit à cracher d'épais jets de neige sur le sol. La créature semblait incapable de contrôler ces mystérieux « vomissements » et se retrouva très vite face à un important espace glacé qu'elle venait elle-même de produire. Son être entier était glacial, surtout son cœur, mais cela ne semblait nullement la gêner, au contraire. Elle se complaisait dans cet état permanent de froid.
Son estomac émit à nouveau un grondement sourd et la femelle wendigo reprit la chasse, sans se soucier de ce vieil homme encapuchonné qui l'observait de loin, un sourire malicieux aux lèvres.

Il ne faisait jamais bon de refuser de donner à manger à un chaman affamé. Wendy, ou du moins la créature qu'elle était devenue, en était la preuve vivante...

Bon j'ai arréte de commenter pour apprécier le spectacle, la fin est géniale, sombre et désespérée, par tout les dieux ce souffle. On est prit de sentiment contraire envers Wendi, entre haine et pitié, pour autant tu ne tombes pas dans le pathos facile et tu reste dans le domaine de la violence sanglante qui sied si bien à ce monstre. Juste pour râler pour un détail, la phrase "sans se soucier de ce vieil homme encapuchonné qui l'observait de loin, un sourire malicieux aux lèvres." est de trop, le sourire malicieux révèle que ce type est ordure de la pire espèce et on remet l'accent sur lui et ses pouvoirs, dommage j'avais juste envie de l'oublier et de me concentrer sur la malédiction et non ce qu'il a impliqué, (et en fait il était pas à moitié mort de faim ce type ...., t'aurais mieux fait de crever tiens). Oui une phrase sur presque un quart du texte, voilà... la fin est géniale        

Ok, je parle je parle mais il serait de bon ton de conclure.

Globalement j'aime ce texte, comme dit tes descriptions autant physiques que morales alternent entre le macabre et le poétique mais en restant très belles. L'ambiance générale entre la légèreté et la violence de la fin est géniale. Pour moi le plus embêtant, je le répète c'est le passage de la malédiction, qui tanche beaucoup trop (trop vite, trop spectaculaire, pas assez sombre et crasseux)  avec le reste du texte, (en vrai j'ai finit par oublier comment c'était arrivé pour me concentrer sur la transformation, donc c'est pas si gênant mais c'est un peu dommage). Fais également attention à tes dialogues qui manquent parfois de naturel, les répliques semblent parfois un peu figées et atténuent donc les émotions de tes persos.
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TalaStark

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MessageSujet: Re: Wendigo [-15]   Dim 5 Mar 2017 - 11:43

Bonjour Yorffeez. J'ai beaucoup apprécié ta nouvelle. Les descriptions étaient belles, la transformation de Wendy était géniale ! J'avais déjà lu un ou deux texte parlant de Wendigo mais il était  différent de ta version. Aussi, je trouve que le prénom Wendy ressemble à Wendigo, coïncidence ?   Enfin merci pour ce texte et bonne continuation !  pw
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Yorffeez
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MessageSujet: Re: Wendigo [-15]   Jeu 9 Mar 2017 - 20:52

Un tout gros merci pour ta lecture et pour ton commentaire détaillé, @Alton ! Je l'ai lu avec beaucoup de ... gourmandise ! :D Raaah ces dialogues ! Je note que je devrais y être plus attentif, surtout par rapport à leur naturel. Peut-être devrais-je les relire à voix haute pour les prochains textes ou même passer à des dialogues indirectes (la solution facile, je le reconnais ! :D) En tous cas, ton retour sur la transformation me fait énormément plaisir. Elle était l'objet principal du texte (peut-être un peu trop, ce qui a fait que j'ai pu paraître maladroit sur la mise en place de l'élément déclencheur avec le sorcier, cela a pu te paraître anti-climatique si je comprends bien ^^)
En tous cas, un immense merci pour ton commentaire, je le trouve très encourageant ! :)

Les coïncidences n'existent pas avec moi, @TalaStark. C'est chouette d'avoir été attentive à cela ! ^^ Un gros merci pour ton commentaire. Je suis content que tu apprécies ma version ! :)

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