Encre Nocturne
Bonjour !

Il est conseillé de s'inscrire ou se connecter afin d'avoir accès à l'intégralité des messages du forum.


Entrez dans une dimension littéraire dont le territoire est infini et partagez vos écrits avec les autres internautes !
 
AccueilAccueil  PublicationsPublications  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Chronochallenge n°48

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
La Lapine Cornue
Divine cerfette et ses lapins multicolores
avatar

Féminin Balance Messages : 4815
Date d'inscription : 17/05/2014
Localisation : Endormie dans un terrier de lapins.
Humeur : Lapinesque. (ça veut dire paisible et joyeuse)

MessageSujet: Chronochallenge n°48   Sam 25 Fév 2017 - 22:08

SALUT LES NOUILLES :unjournormal:


Voici les thèmes du CC du jour !

Un grand bonheur qui prend sa place

ou

Au fond à gauche, porte de droite

ou

https://images4.alphacoders.com/649/649507.jpg



Vous avez de 22h10 à 23h10 pour nous pondre un joli texte sur l'un de ces trois thèmes ! Bon courage :unjournormal:

------------------------------------------------------------------------------------------------
Je sais ce que je suis. Et je sais ce que je ne suis pas.
:corn3:
Je suis un chaos de rêves et de couleurs,
je suis un Cerf divin chimérique,
je suis une lapine en chocolat aux larmes caramel.
Et toi, qui es-tu ?

Fais un pas vers moi, j'en ferai un vers toi. Et peut-être un jour serons-nous face à face...

***
Cap' d'aller lire ?

→ Venez fouiller dans mes écrits... Y'en a pour tous les goûts ! :corn2:

.[/center]
Revenir en haut Aller en bas
Titi

avatar

Féminin Lion Messages : 468
Date d'inscription : 29/06/2016
Localisation : Dans la région de la cancoillotte :la:
Humeur : Ça dépend

MessageSujet: Re: Chronochallenge n°48   Sam 25 Fév 2017 - 22:42

Enfer sur les terres

Le paradis terrestre a été remplacé
Par un enfer artificiel, enfumé.
Les champs demeurent grisonnants.
Plus rien désormais ne semble vivant...

Les créatures de fer et de feu dominent les plaines :
Celles animalières ont fui dans les monts,
Chassées progressivement par la race humaine,
Implantant sans cesses leurs métalliques démons.

La misère règne sur ce triste décor,
Où l’industrie est devenue reine.
Tout n’est plus que cendres et mort,
Sous l’action des monstres ébènes.

Une épaisse fumée engloutit les parcelles.
Seuls les montagnes respirent l’air pur,
Dont quelques sources ruissellent,
Jusqu’à la terre, et ses blessures.

------------------------------------------------------------------------------------------------
Les mercredis, 21h30 environ (heure française), à partir du 1er novembre, j'animerai les CC.
Vous êtes libres de m'envoyer (ou non) vos suggestions par mp (ou sms, ou messenger).


CDF :la:
Mon signe distinctif est ♫
Mes catégories assignées sont : Poésies, Chansons, Chamarrés


-
"Je leur rendrai ce grand service parce qu'on ne me l'a pas rendu à moi." (Philippe Labro - Les cornichons au chocolat)

-
Tous mes sens charmés
Hypnose et divins délices
J'aime les haïkus
Revenir en haut Aller en bas
http://je-seme-des-poemes.skyrock.com/3113348789-Index-des-poeme
La Lapine Cornue
Divine cerfette et ses lapins multicolores
avatar

Féminin Balance Messages : 4815
Date d'inscription : 17/05/2014
Localisation : Endormie dans un terrier de lapins.
Humeur : Lapinesque. (ça veut dire paisible et joyeuse)

MessageSujet: Re: Chronochallenge n°48   Sam 25 Fév 2017 - 23:10

Sur l'image :

(C'est pas du tout fini et très mal ficelé, mais bon... C'est la mise en situation, dirons-nous. Le début de l'histoire. scratch scratch )


Citation :




Elle s'appelait 153-326 et elle ne connaissait même pas la couleur du ciel.

Le ciel, de toute manière, à ce qu'on racontait, cela faisait bien longtemps qu'il n'existait plus, surchargé de panaches noirs, de particules de charbon et de pétrole brûlant, de fumées chargées de cendres.

Elle s'appelait 153-326, bien qu'elle savait que ce n'était pas son vrai nom, que ce matricule lui avait été donné par les éleveurs, tatoué sur sa peau meurtrie, incrusté dans son esprit à vif. Elle savait qu'un autre nom, un vrai, un beau, lui avait été donné très longtemps auparavant, par sa mère ; mais c'était si loin dans sa mémoire et elle était si jeune lorsqu'on l'avait arrachée à elle qu'elle ne parvenait pas à s'en souvenir.

De toute manière, sa génitrice était probablement morte, et ce depuis longtemps. Ici, dans l'Usine, personne ne faisait de vieux os.

153-326 était née dans l'Usine et elle y mourrait ; et si elle en croyait l'état de ses mamelles et de ses os, c'était pour bientôt. Cela ne faisait pourtant que trois ans qu'elle était née. En d'autres circonstances, hors des murs de béton et d'acier de l'Usine, elle aurait été considérée comme à peine pubère par les siens ; elle aurait été capable de galoper dans de vertes prairies, de se rouler dans l'herbe puis de se relever sans se casser un jarret.

Mais même si elle rêvait à ce monde qui n'existait plus, même si elle y rêvait aussi fort qu'elle y pouvait, du fond de sa cervelle tourmentée où tournaient en boucle les mêmes souvenirs sinistres depuis sa naissance, 153-326 n'était plus jeune depuis longtemps, la mort lui tendait les bras, et elle n'attendait plus que son étreinte glacée. Le moindre mouvement provoquait de grandes giclées de douleur à travers son corps, de longs élancements douloureux qui lui remontaient les os, ces os qui avaient beaucoup trop souffert de sa stabulation restreinte. La stabulation restreinte, c'est ainsi que les hommes nommaient les trois mètres carrés qui étaient dévolus à chaque individu de l'Usine. 153-326 avait grandi dans ces trois mètres carrés, les sabots à même la grille hygiénique, censée la débarrasser de ses selles ; mais très vite 153-326 s'était rendue compte que cet inconfortable grillage n'était qu'un simulacre destiné à déresponsabiliser les soigneurs, et que la répugnante matière pouvait s'accumuler et s'amonceler jusqu'à ses jarrets, jusqu'à s'effondrer sous son propre poids gluant, sans que personne ne s'occupe de la nettoyer. Mais 153-326 avait depuis longtemps appris à passer outre son linceul brunâtre et puant. Elle avait passé la totalité de sa vie debout, sur ses quatre pattes qui n'avaient que la peau sur les os – comment aurait-elle pu développer un muscle digne de ce nom sans jamais pouvoir faire un seul pas ? – et de mois en mois, alors qu'elle grandissait et voyait ses mamelles s'alourdir de jour en jour, la douleur qui montait à l'assaut de ses membres statufiés n'avait cessé de croître, de gonfler, au rythme de sa prise de poids, jusqu'à devenir brûlante, jusqu'à devenir insupportable, jusqu'à ce que 153-326 ne puisse plus penser à autre chose, dans son cerveau devenu débile sous la souffrance, jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus que prier, à chaque minute de son existence, qu'on lui ouvre enfin ces barrières de fer qui l'emprisonnaient dans son propre cercueil, ou qu'on la laisse enfin mourir en paix.

Heureusement, sous ce sinistre dôme qui était tout son monde, un monde chaud, purulent et âcre, aux effluves de crottin et de lait, elle n'était pas seule, et il y avait parfois suffisamment d'animation autour d'elle pour la distraire de cette agonie qui durait depuis qu'elle était née.

Son propre cercueil, comme elle l'appelait elle-même, n'était qu'une parcelle, qu'une particule, qu'une unité au milieu de centaines, de milliers d'autres de ces stabulations en fer, qui tapissaient les vingt étages – elle les comptait tous les jours depuis trois ans – du dôme. Devant elle, au centre de l'édifice, s'ouvrait le vide circulaire autour duquel était placés, en rang bien numérotés, tous ces "cercueils". De loin, on aurait dit des alvéoles grises, des cocons lardés d'acier qui abritaient les grandes silhouettes blanches et noires de ses sœurs agonisantes. 153-326  était placée au quinzième étage. En levant la tête – ignorant la douleur trépidante qui rongeait alors ses cervicales – ou en plongeant son regard dans les profondeurs du dôme sous ses sabots, elle avait toujours l'impression de se trouver dans l'immense estomac d'une créature, un estomac chaud, humide et lumineux, tapissé de cellules identiques comme la sienne. Elle touchait alors du doigt, s'arrachant à la souffrance qui l'abrutissait, une autre réalité que la sienne, une réalité dans laquelle elle ne serait qu'une petite bête, une petite machine, un élément parmi tant d'autres, sans nom et sans identité, comme un rouage parmi tant d'autres. Alors, dans un éclair de lucidité, elle comprenait soudain pourquoi on la laissait croupir dans ses excréments comme toutes ses sœurs, pourquoi on se souciait d'elle comme d'une guigne et pourquoi personne, jamais, ne prêterait attention à elle ni ne se souviendrait d'elle : elle n'était qu'une cellule dans un organisme entier. C'était, supposait-elle, la vision qu'en avait les hommes.



------------------------------------------------------------------------------------------------
Je sais ce que je suis. Et je sais ce que je ne suis pas.
:corn3:
Je suis un chaos de rêves et de couleurs,
je suis un Cerf divin chimérique,
je suis une lapine en chocolat aux larmes caramel.
Et toi, qui es-tu ?

Fais un pas vers moi, j'en ferai un vers toi. Et peut-être un jour serons-nous face à face...

***
Cap' d'aller lire ?

→ Venez fouiller dans mes écrits... Y'en a pour tous les goûts ! :corn2:

.[/center]
Revenir en haut Aller en bas
Nain Fougère
Créateur Uchronien
Créateur Uchronien
avatar

Masculin Vierge Messages : 435
Date d'inscription : 03/10/2016
Localisation : Quelque part dans un monde nouveau !
Humeur : Subjectivement Suprême.

MessageSujet: Re: Chronochallenge n°48   Dim 26 Fév 2017 - 17:17

Salutations !

J'ai bien aimé les deux textes et je suis dans l'incapacité de tranché Je vote blanc ! .w./

------------------------------------------------------------------------------------------------
~L'Étrange Nain Fougère~
Revenir en haut Aller en bas
https://www.facebook.com/LeRevateur/?ref=aymt_homepage_panel
La Lapine Cornue
Divine cerfette et ses lapins multicolores
avatar

Féminin Balance Messages : 4815
Date d'inscription : 17/05/2014
Localisation : Endormie dans un terrier de lapins.
Humeur : Lapinesque. (ça veut dire paisible et joyeuse)

MessageSujet: Re: Chronochallenge n°48   Dim 26 Fév 2017 - 18:04

Toi tu votes sur le topic des textes... euké xD

------------------------------------------------------------------------------------------------
Je sais ce que je suis. Et je sais ce que je ne suis pas.
:corn3:
Je suis un chaos de rêves et de couleurs,
je suis un Cerf divin chimérique,
je suis une lapine en chocolat aux larmes caramel.
Et toi, qui es-tu ?

Fais un pas vers moi, j'en ferai un vers toi. Et peut-être un jour serons-nous face à face...

***
Cap' d'aller lire ?

→ Venez fouiller dans mes écrits... Y'en a pour tous les goûts ! :corn2:

.[/center]
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Chronochallenge n°48   

Revenir en haut Aller en bas
 
Chronochallenge n°48
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Encre Nocturne :: Écrits :: Compétitions :: Défis :: Les défis Tic-Tac-
Sauter vers: