Encre Nocturne
Bonjour !

Il est conseillé de s'inscrire ou se connecter afin d'avoir accès à l'intégralité des messages du forum.


Entrez dans une dimension littéraire dont le territoire est infini et partagez vos écrits avec les autres internautes !
 
AccueilAccueil  PublicationsPublications  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Les pérégrinations littéraires peu régulières d'Art van Castel

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
ArtVanCastel

avatar

Masculin Gémeaux Messages : 171
Date d'inscription : 02/08/2016
Localisation : Essonne
Humeur : Tristoune

MessageSujet: Les pérégrinations littéraires peu régulières d'Art van Castel    Lun 3 Avr 2017 - 15:32

Prout à tous.
Comme vous le savez peut-être, j'ai du mal à lire. Ce qui est fort dommage quand on est sur un forum d'écriture. Néanmoins, j'essaye de m'y remettre de plus en plus fréquemment. Ce pourquoi, je vous propose ici de partager mon expérience des livres que j'achève. J’espère que cela vous plaira.

Livre 1: A Clowock Orange d'Anthony Burgess (1962)

Notre Humble Narrateur a écrit:
Arrête, ô gloupp et connard que tu es. Loin de toi ces pensées. Y a la même vie qu'ici, plus que probable, avec des mecs qui reçoivent des coups de couteau et d'autres qui en donnent. Et maintenant, puisque la notché est encore molodoï, allons, en route mes frères.


 Ce roman se passe en Angleterre dans un futur proche où la violence est chose courante. Notamment pour Alex (Votre Humble Narrateur et Martyr), quatorze ans au début du récit, et sa bande (ses drougs) qui, après l'école, s'amusent à coup de vol, de racket, d'humiliations, de viols et de tout ce qui a un lien avec l'ultraviolence.
 Evidemment, plus célèbre que le livre, il y a cette adaptation cinématographique par Stanley Kubrick en 1971, réputé comme une des œuvres les plus horribles jamais réalisée, ce qui est franchement exagéré. Ce n'est qu'après avoir vu le film que je décida de lire le livre (je sais, c'est pas bien !).
 Mais que retenir de ce livre ? Tout d'abord, vous l'aurez sans doute remarqué avec la petite citation, il y a des mots qui ne veulent à priori rien dire. En fait, tout est écrit dans un argot futuriste que le linguiste Anthony Burgess a lui-même inventé à partir, d'après ce que j'ai lu, d'anglais, de russe et de manouche. Le narrateur étant interne à l'histoire, le "parlé nadsat" (nadsat désignant les moins de vingt ans) est donc omniprésent dans le récit est il faut donc se plonger dedans pour ne pas être perdu et revenir au lexique toutes les trois lignes. Cet étrange langage donne une identité propre au livre, en plus d'une dimension plus réaliste puisque nous sommes quasiment que l'argot évoluera dans le futur (n'en déplaise à Hartsock :p ).
 Mais L'Orange Mécanique c'est aussi un discours cru possédant de nombreux niveaux de lecture parlant de la violence. La violence est partout dans ce monde: elle est subie par les citoyens et est donnée par les drougs ou par les forces de l'ordre. Tous tentent pour diverses raison d'imposer sa violence à ses concitoyens. Et il y a aussi un fort message social à travers tout ce qui est dénoncé, mais rejoignant à chaque fois la déshumanisation ordonnée par la société, que ce soit en devenant un animal extrêmement violent ou un homme conditionné pour ne pas pouvoir accomplir quelque mauvais actes que ce soit (le "orange" du titre signifiant ici "homme").
 A Clowock Orange, c'est un excellent livre dont je vous recommande chaudement la lecture si vous n'êtes pas gêné par l'emploi de cette langue fictive et si vous n'êtes pas gêné par la violence suggérée.

------------------------------------------------------------------------------------------------
"On dit que pétrir, c'est modeler. Moi j'dis que péter c'est démolir."
Stupeflip - L.E.C.R.O.U.
Revenir en haut Aller en bas
http://artvancastel.wordpress.com
ArtVanCastel

avatar

Masculin Gémeaux Messages : 171
Date d'inscription : 02/08/2016
Localisation : Essonne
Humeur : Tristoune

MessageSujet: Re: Les pérégrinations littéraires peu régulières d'Art van Castel    Mar 30 Mai 2017 - 19:18

Prout à tous.
Je vous avez dis que je mettais longtemps avant de finir un livre AHDE. Après m'être essayé à différent gros bouquins que je peinais à lire... je suis finalement tombé sur ce classique de la littérature anglaise que j'ai intégralement lu en une demi-semaine.

Livre 2: Animal Farm de George Orwell (anglais, 1945)

Le narrateur a écrit:
Benjamin, pour une fois consentant à rompre avec ces principes, lui lut ce qui était écrit sur le mur. Il n'y avait plus maintenant qu'un seul Commandement. Il énonçait: "Tout les animaux sont égaux, mais certains le sont plus que d'autres".


La Ferme des Animaux est donc un court roman écrit dans lequel des animaux doués de conscience et de parole, lassés des mauvais traitements infligés par l'Homme, vont se rebeller et gérer eux-même la ferme dans lequel ils habitent.  :révolution: Au fur et à mesure, le cochon Napoleon va s'imposer comme un chef aussi mauvais que le fermier.
C'est donc une fable très politisé s'inspirant principalement de la Révolution d'Octobre et de la dictature stalinienne qui s'en suivit, comme le montrent de nombreuses évocations, comme cette manie qu'on les animaux de s'appeler entre eux "camarade", ou encore l'emblème de la ferme "la corne et le sabot". Néanmoins, elle est plus large, racontant comment n'importe quelle révolte peut aboutir sur pire. Beaucoup de personnages y sont évoqués, et le narrateur omniscient passe d'un à l'autre sans entrer vraiment dans leurs pensées, se contentant de décrire leurs actions et leur ressenti global. Autre chose d’intéressant avec ce narrateur: il se place comme au milieu des animaux: à partir du moment où la caste des cochons se sépare d'eux pour se placer en chef, le narrateur ne les suit plus, comme s'il n'était plus parmi eux.
Malgré sa simplicité, l'histoire reste très attachante, on attend la suite et on craint pour les personnages, tous caricaturaux (normal pour une fable) mais empathiques.
Je vous recommande donc ce livre, d'autant qu'il ne fasse qu'une centaine de petites pages. Par contre, la traduction française peut vous gener, notamment dans la traduction des noms propres. Sérieusement, "Squealer" qui devient "Brille-Babil", je m'en suis pas remis.*

Spoiler:
 

------------------------------------------------------------------------------------------------
"On dit que pétrir, c'est modeler. Moi j'dis que péter c'est démolir."
Stupeflip - L.E.C.R.O.U.
Revenir en haut Aller en bas
http://artvancastel.wordpress.com
 
Les pérégrinations littéraires peu régulières d'Art van Castel
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Encre Nocturne :: Autres :: Rétrospections-
Sauter vers: