Encre Nocturne
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 Le Réveil

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Drôld'oizo

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Masculin Bélier Messages : 39
Date d'inscription : 10/12/2016
Localisation : Dans une réalité subjective
Humeur : Bizarre

MessageSujet: Le Réveil   Mer 12 Avr - 1:22

Oye ! J'avais envie d'écrire une petite nouvelle dans le même univers que L'Homme Gadoue même si j'ai pas encore terminé ce dernier ^^ Bref bonne lecture et n'hésité pas à donné votre avis, même si c'est juste pour dire "c'est bien" ou "c'est pas bien", ça permet toujours de voir si ça plaît à un publique, ou pas x)

     C'est arrivé à l'heure du dîner. Nous étions tous attablés autour d'un délicieux repas, il y avait un vaste choix de pilules parfumées à notre disposition, elles étaient sédatives et aphrodisiaques, leur goût enivrant déclenchait une explosion de sensation au bout de notre langue; dans cette ivresse au parfum de jade, de rubis, de saphir et même de diamant, nous nous accouplions, formant une véritable orgie olfactive et stupéfiante dans l'enceinte même de notre salle de réunion.
Pendant que je grignotais quelques dragées, Rita - ma compagne et supérieure hiérarchique, sans qui je n'aurais pu goûter à toute ces pilules, qui sont hors de la portée de mon salaire de postier - me susurra à l'oreille de la rejoindre aux toilettes, elle voulait me dire quelque chose de très important en privé.
Lorsque nous nous sommes levés du matelas qui ornait la table de réunion - après avoir vérifié que tous les autres convives étaient occupés à manger ou à forniquer, ou les deux en même temps - M.Bolleri – notre PDG – m'adressa la parole, il semblait être bien grisé par la drogue mais son ton me révéla qu'il n'en avait que l'aspect et qu'il avait quelque chose de sérieux à me confier :

- Mon cher Arnaud, j'ai besoin de m'entretenir seul à seul avec vous, pouvons nous donc continuer cette discussion naissante aux cabinets ? 

-Mais très certainement monsieur, seulement me permettrez-vous d'y emmener mon épouse ? Elle aussi avait des choses importantes à me dire. Lui répondis-je en respectant les formules de courtoisies impériales établies sur les relations d'employés à employeurs.

-Bougre oui, je n'ai jamais dis que votre ravissante et charmante femme ne pouvais pas venir ! Me dit-il, cette fois d'une voix enjoué.

     Une fois passé le seuil des toilettes, nous nous sommes retrouvés face à cette... cette... excusez moi je ne peux plus, c'est trop dur. Je peux faire une pause s'il vous plaît ?

-Allons là ! Vous n'allez pas vous arrêtez tout suite qu'en même ?! J'ai à peine deux lignes sur une pills party de bureau, sur quoi est-ce que vous voulez que j'enquête avec ça ?? Demanda l'inspecteur Rico, enquêteur au bureau de l'ALID (le département des Affaires Louches et Inter-Dimensionnelles)

-Vous les flics vous êtes tous les mêmes, vous ne respectez personne et vous vous cachez derrière cette salope de vendue de Justice pour vous protéger de votre propre incapacité à faire régner l'ordre et le respect, vous êtes abjectes et me donnez envie de brûler toute cette méga-structure économique de merde qu'est Capital Heaven.

-Ça suffira si je désintègre ta jambe à coup de rayons à annihilation  ou je dois aussi te rappeler que la Justice me permet de le faire si tu ne continues pas ton témoignage ? Répondit-il en pointant son arme sur la botte d'Arnaud.

-D'accord je reprends, mais c'est bien parce que t'es du bon côté du flingue : Une fois entré dans les gogues, on est tombé sur un invalide...

-Quel genre d'invalide ? Physique ou mental ? L'interrompit Rico.

-Et toi, quel genre de personne t'es pour interrompre un récit ? Un connard sans-gènes ou un débile sans éducation ? Dans tous les cas ça revient au même, comme avec mon histoire d'invalide, alors arrête de me couper sinon je vais perdre le fil de mon histoire et la confondre avec d'autres que j'ai écouté et inventé ! Répliqua le postier agacé par cette intempestivité.

-Le respect des conteurs c'est un peu comme la question de la moralité dans les problèmes d'enjeux militaires, j'en ai strictement rien à chier ; par contre si tu me racontes du vent depuis tout à l'heure, là tu vas en avoir des problèmes d'enjeux militaires. Rétorqua l'inspecteur en expirant  la vapeur aigre produite par son vapo-cigare, qu'il venait de sortir de sa poche, au visage d'Arnaud.

-Mais non je ne raconte pas de conneries ! Je disais donc : ce type, qui avait l'air impotent de par son physique grossier et dénaturé, s'est mis à nous parler, sa voix était noble et tout à fait limpide, ce qui m'étonna énormément aux vues de sa face de dégénéré.

-J'en ai rien à cirer que ça t'ai taillé un deuxième trou du cul, la suite bon sang ou le mien va finir par bouillir !

-Tous les trois se sont adressés à moi d'une seule et même voix, comme si un tiers s'était amusé à les synchroniser pour faire d'eux des moulins à paroles débiteurs d'âneries sur la raison de notre présence. Reprit-il l'air de rien.

-Sur la raison de votre présence? Qu'est-ce que tu me chantes encore ? Qu'est-ce qu'ils ont dit exactement ?

-L'invalide – d'ailleurs c'est peut être lui qui s'est amusé à faire ça - a pris la parole en premier, puis à tour de rôle ils le relayaient ; je ne me souviens bien que de quelques détails, mais je me rappelle très bien les avoir
vu flotter en cercle au-dessus de ma tête et qu...

-On s'en contre branle, abrège ! J'ai autre chose à foutre que d'écouter des abrutis qui me font perdre mon temps, alors enchaîne de suite sur la fin si tu veux pas que je te désintègre tout court ! Coupa à bout de nerfs l'inspecteur.

-Bon comme tu veux, mais viens pas te plaindre et dire que ma chute est trop courte après : lorsqu'ils se sont mit à voler ils m'ont soulevé à leur niveau et ont projetés un tas d'images bizarres - à travers leurs yeux et leur bouche – d'espaces abstraits où la vie et l'esprit n'existent pas en soient mais en tant que matière, solide et diffuse, et où il paraissait peu important d'être mais suffisant d'exister; ils m'ont dit :
« Tout ce que tu penses qu'il puisse exister n'est qu'une infime partie de ce qui a, est et va exister; tu n'es rien d'autre qu'un atome au sein d'un organisme bien plus vaste que ce que tu appelles galaxie; tu n'as aucun autre rôle à jouer que celui qui t'a été attribué à ta naissance, exister. » Et puis après j'ai ouvert les yeux sur mon holo-horloge, il faisait nuit.

-Donc ils t'ont dit que la seule raison de notre présence en ce monde, cet univers, c'est pour exister, et puis tu t'es réveillé dans ton plumard, c'est bien ça ? Questionna Rico, soudain redevenu calme.

-Bah ouais, je me suis réveillé et juste après j'ai composé le numéro de l'ALID. Répondit Arnaud en se couchant sur son lit.

-D'accord je comprends mieux maintenant...ZPAM !
Tiens, ça t'empêchera de te réveiller la prochaine fois.

------------------------------------------------------------------------------------------------
"Celui qui se fait bête se débarrasse de la douleur d'être homme" Dr.Johnson

Venez lire mes trucs cheers  :

-http://www.encre-nocturne.com/t4813-l-homme-gadoue-18#55142 (Nouvelle pas encore terminée)
-http://www.encre-nocturne.com/t5033-le-reveil#57492


Dernière édition par Drôld'oizo le Mer 12 Avr - 10:46, édité 3 fois
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Yorffeez
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Masculin Verseau Messages : 163
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MessageSujet: Re: Le Réveil   Mer 12 Avr - 2:01

@Drôld'oizo a écrit:
Oye ! J'avais envie d'écrire une petite nouvelle dans le même univers que L'Homme Gadoue même si j'ai pas encore terminé ce dernier ^^ Bref bonne lecture et n'hésité pas à donné votre avis, même si c'est juste pour dire "c'est bien" ou "c'est pas bien", ça permet toujours de voir si ça plaît à un publique, ou pas x)

     C'est arrivé à l'heure du dîner. Nous étions tous attablés autour d'un délicieux repas, il y avait un vaste choix de pilules parfumées à notre disposition, elles étaient sédatives et aphrodisiaques, leur goût enivrant déclenchait une explosion de sensation au bout de notre langue; dans cette ivresse au parfum de jade, de rubis, de saphir et même de diamant, nous nous accouplions, formant une véritable orgie olfactive et stupéfiante dans l'enceinte même de notre salle de réunion.
Pendant que je grignotais quelques dragées, Rita - ma compagne et supérieure hiérarchique, sans qui je n'aurais pu goûter à toute ces pilules, qui sont hors de la portée de mon salaire de postier - me susurra à l'oreille de la rejoindre aux toilettes, elle voulait me dire quelque chose de très important en privé.
Lorsque nous nous sommes levés du matelas qui ornait la table de réunion - après avoir vérifié que tous les autres convives étaient occupés à manger ou à forniquer, ou les deux en même temps - M.Bolleri – notre PDG – m'adressa la parole, il semblait être bien grisé par la drogue mais son ton me révéla qu'il n'en avait que l'aspect et qu'il avait quelque chose de sérieux à me confier :

- Mon cher Arnaud, j'ai besoin de m'entretenir seul à seul avec vous, pouvons nous donc continuer cette discussion naissante aux cabinets ? 

-Mais très certainement monsieur, seulement me permettrez-vous d'y emmener mon épouse ? Elle aussi avait des choses importantes à me dire. Lui répondis-je en respectant les formules de courtoisies impériales établies sur les relations d'employés à employeurs.

-Bougre oui, je n'ai jamais dis que votre ravissante et charmante femme ne pouvais pas venir ! Me dit-il, cette fois d'une voix enjoué.

     Une fois passé le seuil des toilettes, nous nous sommes retrouvés face à cette... cette... excusez moi je ne peux plus, c'est trop dur. Je peux faire une pause s'il vous plaît ?

-Allons là ! Vous n'allez pas vous arrêtez tout suite qu'en même ?! J'ai à peine deux lignes sur une pills party de bureau, sur quoi est-ce que vous voulez que j'enquête avec ça ?? Demanda l'inspecteur Rico, enquêteur au bureau de l'ALID (le département des Affaires Louches et Inter-Dimensionnelles)

-Vous les flics vous êtes tous les mêmes, vous ne respectez personne et vous vous cachez derrière cette salope de vendue de Justice pour vous protéger de votre propre incapacité à faire régner l'ordre et le respect, vous êtes abjectes et me donnez envie de brûler toute cette méga-structure économique de merde qu'est Capital Heaven.

-Ça suffira si je désintègre ta jambe à coup de rayons à annihilation  ou je dois aussi te rappeler que la Justice me permet de le faire si tu ne continues pas ton témoignage ? Répondit-il en pointant son arme sur la botte d'Arnaud.

-D'accord je reprends, mais c'est bien parce que t'es du bon côté du flingue : Une fois entré dans les gogues, on est tombé sur un invalide...

-Quel genre d'invalide ? Physique ou mental ? L'interrompit Rico.

-Et toi, quel genre de personne t'es pour interrompre un récit ? Un connard sans-gènes ou un débile sans éducation ? Dans tous les cas ça revient au même, comme avec mon histoire d'invalide, alors arrête de me couper sinon je vais perdre le fil de mon histoire et la confondre avec d'autres que j'ai écouté et inventé ! Répliqua le postier agacé par cette intempestivité.

-Le respect des conteurs c'est un peu comme la question de la moralité dans les problèmes d'enjeux militaires, j'en ai strictement rien à chier ; par contre si tu me racontes du vent depuis tout à l'heure, là tu vas en avoir des problèmes d'enjeux militaires. Rétorqua l'inspecteur en expirant  la vapeur aigre produite par son vapo-cigare, qu'il venait de sortir de sa poche, au visage d'Arnaud.

-Mais non je ne raconte pas de conneries ! Je disais donc : ce type, qui avait l'air impotent de par son physique grossier et dénaturé, s'est mis à nous parler, sa voix était noble et tout à fait limpide, ce qui m'étonna énormément aux vues de sa face de dégénéré.

-J'en ai rien à cirer que ça t'ai taillé un deuxième trou du cul, la suite bon sang ou le mien va finir par bouillir !

-Tous les trois se sont adressés à moi d'une seule et même voix, comme si un tiers s'était amusé à les synchroniser pour faire d'eux des moulins à paroles débiteurs d'âneries sur la raison de notre présence. Reprit-il l'air de rien.

-Sur la raison de votre présence? Qu'est-ce que tu me chantes encore ? Qu'est-ce qu'ils ont dit exactement ?

-L'invalide – d'ailleurs c'est peut être lui qui s'est amusé à faire ça - a pris la parole en premier, puis à tour de rôle ils le relayaient ; je ne me souviens bien que de quelques détails, mais je me rappelle très bien les avoir
vu flotter en cercle au-dessus de ma tête et qu...

-On s'en contre branle, abrège ! J'ai autre chose à foutre que d'écouter des abrutis qui me font perdre mon temps, alors enchaîne de suite sur la fin si tu veux pas que je te désintègre tout court ! Coupa à bout de nerfs l'inspecteur.

-Bon comme tu veux, mais viens pas te plaindre et dire que ma chute est trop courte après : lorsqu'ils se sont mit à voler ils m'ont soulevé à leur niveau et ont projetés un tas d'images bizarres - à travers leurs yeux et leur bouche – d'espaces abstraits où la vie et l'esprit n'existent pas en soient mais en tant que matière, solide et diffuse, et où il paraissait peu important d'être mais suffisant d'exister; ils m'ont dit :
« Tout ce que tu penses qu'il puisse exister n'est qu'une infime partie de ce qui a, est et va exister; tu n'es rien d'autre qu'un atome au sein d'un organisme bien plus vaste que ce que tu appelles galaxie; tu n'as aucun autre rôle à jouer que celui qui t'a été attribué à ta naissance, exister. » Et puis après j'ai ouvert les yeux sur mon holo-horloge, il faisait nuit.

-Donc ils t'ont dit que la seule raison de notre présence en ce monde, cet univers, c'est pour exister, et puis tu t'es réveillé dans ton plumard, c'est bien ça ? Questionna Rico, soudain redevenu calme.

-Bah ouais, je me suis réveillé et juste après j'ai composé le numéro de l'ALID. Répondit Arnaud en se couchant sur son lit.

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Héhé ! Que voilà une mission réalisée avec succès par l'inspecteur Rico. Il me plaît bien ce gaillard. J'ai apprécié cette nouvelle. Sympa, fluide et surtout... originale... ^^
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Drôld'oizo

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MessageSujet: Re: Le Réveil   Mer 12 Avr - 10:40

Merci Yorffeez, je suis content que ça te plaises et je vais me servir de ta correction pour que les prochains lecteurs ne se sentent pas agressé par ces fautes d'inattentions ^^

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MessageSujet: Re: Le Réveil   Sam 15 Avr - 12:34

Salut Drôld'oizo, j'avoue avoir lu ta nouvelle plutôt lentement, pour bien saisir le sens, qui ne me paraissait pas toujours évident, je dirais surtout au niveau "qui est en train de parler là?". Je pense que j'aurais eu plus de facilité si tu avais différencié les dialogues internes à ce que raconte Arnaud des dialogues entre l'inspecteur et lui (euh, je ne sais pas si je suis claire) par exemple en mettant en italique ou entre guillemets... C'est juste mon avis ^^ Au final, c'est très bien écrit et bizarre comme il faut Wink La violence de l'inspecteur pour qu'Arnaud raconte plus vite ainsi que les mots employés m'ont fait sourire. Bien joué!

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Drôld'oizo

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MessageSujet: Re: Le Réveil   Mer 19 Avr - 13:22

Merci Flopostrophe, j'avoue avoir fais exprès de semer la confusion entre le récit d'Arnaud et son dialogue avec l'inspecteur, pour être franc l'idée de faire interagir le compteur avec un tiers dans le temps présent m'est venue au bout de la plume mais c'est vrai que j'aurais gagné en compréhension si j'avais davantage travaillé la séparation entre la première et la deuxième partie, je prend donc en compte ton commentaire pour mes prochaines nouvelles, merci encore :D

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