Encre Nocturne
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 CC n°52

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La Lapine Cornue
Divine cerfette et ses lapins multicolores
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MessageSujet: CC n°52   Sam 22 Avr 2017 - 21:34

HOP HOP HOP !!


Vous avez de 21h35 à 22h35 très exactement !


Voici les thèmes au choix sur lesquels vous devez pondre un texte court, poème, chanson, nouvelle etc :la:


Abysses

ou


crédits ici


ou



crédits ici



BONNE CHANCE.

------------------------------------------------------------------------------------------------
Je sais ce que je suis. Et je sais ce que je ne suis pas.
:corn3:
Je suis un chaos de rêves et de couleurs,
je suis un Cerf divin chimérique,
je suis une lapine en chocolat aux larmes caramel.
Et toi, qui es-tu ?

Fais un pas vers moi, j'en ferai un vers toi. Et peut-être un jour serons-nous face à face...

***
Cap' d'aller lire ?

→ Venez fouiller dans mes écrits... Y'en a pour tous les goûts ! :corn2:

.[/center]
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Ouppo
Fou du roi
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MessageSujet: Re: CC n°52   Sam 22 Avr 2017 - 22:08

Abysse :

Tréfonds
Les lumières vivantes
Dévore "Son" cadavre
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Auseymo
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MessageSujet: Re: CC n°52   Sam 22 Avr 2017 - 22:23

Thème N°3: image du mec avec des trucs qui lui sortent du dos:


C’était le mois dernier. Je me promenais avec ma famille en montagne, comme tous les dimanches, et il y avait beaucoup de neige. Tout se passait bien, malgré le froid et le vent glacial, nous arrivions à avancer lentement mais sans trop de problèmes. Nous décidâmes de faire une pause dans un petit buron pour pique-niquer, de façon à être à l’abri du vent. Pendant que ma mère sortait le pain de son gros sac à dos de randonnée, mon grand frère, très influencé par les émissions de survie, tentait d’allumer un feu sans grand succès. Mon père, quant à lui, faisait le tour du buron. C’était plutôt spacieux et la neige n’était pas trop rentrée à l’intérieur, il n’y avait qu’une petite flaque de boue à l’entrée. Soudain, une envie pressante me prit. J’avertis alors ma mère et sortis dans le froid. Je me décalais vers le mur de la maison pour uriner quand j’aperçus une sorte de petit trou dans la neige. Il y avait un livre posé là. L’ouvrage n’était recouvert que d’une très fine pellicule de neige, il ne devait être là que depuis peu. Qui aurait bien pu poser un livre ici ? Le volume avait l’air ancien et sa couverture de cuir ne donnait aucun indice sur ce qu’il pouvait contenir. Je le pris avant de retourner dans le buron, ma vessie satisfaite. Sur le peu de chemin séparant mes toilettes de la vieille bâtisse, j’avais décidé de montrer le livre à mon père et ma mère, peut-être en sauraient-ils plus que moi. À l’intérieur, tout le monde mangeait. Je me fis un sandwich avant d’évoquer l’ouvrage.

« -Un livre dans la neige ? demanda mon père, dubitatif.
-Oui, il n’avait pas l’air d’être ici depuis longtemps. répondis-je.
-Et tu l’as ouvert ?  questionna ma mère.
-Eh bien non… Je n’ai aucune idée de ce qu’il peut con-
-Au pire c’est juste un livre, tu t’es déjà fait mordre par un livre ?  coupa mon frère.
-Bon, d’accord. » finis-je.

J’ouvris alors le volume, m’attendant à une sorte de réaction magique ou quelque chose du genre. Mais non, des lettres, des mots, des phrases et aucun signe de sortilège.

« -C’était pas si terrible. dit mon frère.
-Quiconque tenant le volume un souhait formulera, exaucé se verra… lut mon père. Cette phrase se répète à l’infini.
-Wow, vous imaginez la puissance qu’a ce truc ? réagit ma mère.
-Arrêtez de vous imaginer des histoires, c’est un livre, en quoi pourrait-il avoir des pouvoirs ? dis-je.
-Eh bien je me réserve le droit de commencer ! s’exclama mon père, prenant le livre dans sa main.
-Ah non, c’est toujours toi Joseph ! cria ma mère en tirant sur le livre.
-Parce que MADAME croit avoir une quelconque autorité sur moi ? la nargua mon père.
-Arrêtez, c’est peut-être dangereux ! m’exclamai-je, prenant le livre de force à ma mère.
-De toute façon tu n’étais pas voulue ! me cracha mon père en tirant de toutes ses forces sur le livre.
-Joseph ! cria ma mère, abasourdie.
-Et toi, ne prends pas sa défense ! J’avais déjà assez d’une connasse pour ne pas en vouloir une deuxième !   lui cria mon père d’un air dédaigneux.
-ASSEZ ! hurla mon frère en interceptant le livre qui volait vers mon visage. Putain ! Est-ce qu’on pourrait avoir une famille heureuse pour une fois ou c’est trop demander ?
-Souhait accepté. » vrombit le livre.

Tout se passa en quelques secondes. Un éclair nous traversa tous les quatre. Nous nous sentîmes tous heureux d’un coup, une véritable vague de joie. Alors que ma mère, mon père et moi entamions un câlin familial, mon frère se mit à hurler, le cri de douleur le plus puissant qu’il m’ait été donné d’entendre de ma vie. Nous le regardâmes en souriant, heureux. Du sang mêlé à de la sève coulait de sa bouche sur la terre. Il courut à l’extérieur en s’égosillant et en enlevant ses vêtements. Nous l’observions hurler à la mort pendant que de petites pousses sortaient de son corps, heureux. Bientôt, il n’était plus qu’un mélange infâme de chair et d’écorce, gisant dans une mare rouge et gluante de sang et de sève, méconnaissable. Nous nous mirent alors à rire, décidément très joyeux. Mon père alla s’asseoir près de son cadavre, ma mère et moi suivant le mouvement. Une fois en rond autour de lui, mon père dit :

« Je ne me suis jamais aussi bien senti de ma vie ! Bon, qui veut… Un deuxième sandwich ? »

Je ne me souviens plus avoir été malheureuse une seule fois depuis ce jour-là.

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Alton

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MessageSujet: Re: CC n°52   Sam 22 Avr 2017 - 22:33

Theme 3 également ! Yata

Quelle connerie !

Mathias s'élançait déjà enjambant aussi rapidement que possible une souche pourrie. Loin derrière lui son poursuivant s'était probablement lancé à sa poursuite ! Sa voie forte et autoritaire raisonna pourtant aussi clairement que si elle était en face de lui, à porté de griffe.

- N'essaie pas de fuir Guemëal, tu ne pourra te soustraire à tes responsabilités, ai au moins l'honneur de faire face à ta mort !

Il accéléra le pas. Son pied s'enfonça lourdement dans le sol, comme entraîné par une force mauvaise. Aussitôt, il sentit une vie naître sous son pied. Une vie végétale mais parcourue d'une intelligence mauvaise, aussi fourbe que celle de l'Homme. Dans le nid creusé par la terre complice, les racines s’enroulèrent autour du jean de Mathias, l'enroulement cruellement. A mesure que qu'elle se rapprochait, ses liens se refermèrent encore plus, s'enfonçant doucement mais inexorablement dans sa chaire. Il hurla.

- Vous êtes cinglée !

Elle avait prit sa forme la plus terrifiante, une femme au regard dur, aux trait de pierre et au dents de loups. Même si elle était une femme ailée de deux ailes géantes de corbeaux et aux mains transformée en serre avides de sang, c'était bien son visage qui était le plus terrifiant.

- Et toi un traître !

Lâcha t-elle impassible, n'essayant même pas de dissimuler le ton corvin qui envahissait sa voix !

Mathias étai loin de s’imaginer que tout se passerais comme ça. Pour lui les fées étaient ces gentils personnages bienfaisant que les héros des histoires de son enfance rencontraient au détours d'un bosquet ! Elle étaient soit petites, ailée et espiègles, lançant enchantement et sortilège par leurs baquettes magiques, soit de magnifiques femmes dont seule la sagesse rivalisait avec leurs bonté ! Pas ce monstre mi homme mi-oiseau de mauvais augure qui le poursuivait.

Et puis les fées n'étaient pas sensé exister. Alors qu'elle nu fut pas sa surprise quand, une semaine plus tôt, celle qui s’apprêtait à le mettre à mort lui était apparue sous une forme bien plus amicale. Elle avait commencé à lui parler de druidisme, de force de la natures, de pouvoirs incommensurables et de dieux oubliés de tous. Lui qui avait pensé « tiens une originale », passa rapidement au stade « tiens une cinglé » quand elle lui annonça que ce pouvoir coulé dans ses veines. Il la quitta un sourire moqueur aux lèvres, mais le soirs, seul dans sa chambre, ces mots avaient tournées toute la nuit dans sa tête.

Il revint le lendemain auprès de cette Silia, qui commença à révéler ses nombreux pouvoirs. Il pourrait dans un futur proche se transformer en n’importe quel animal, maîtriser les végétaux comme son propre corps et déchaîner les éléments. Silia le trouvait brillant, et lui la trouvait sympathique malgré ses tendances de poseuse mystico-mysterieuse et sa façon de l'appeler Guemëal, en souvenir d'un hypothétique druide ancien, né au même alignement de la lune.

Mais voilà, les contes pour enfants sont sans doute un véritable dangers, voyant en la bonne fée Silia un être mentor et plein de compassion il ne put s’empêcher de trahir sa parole et de faire, de retours à la société en ce vendredi soir, le malin en faisant jaillir sous ses incantations un filet d'eau et une ligne de lumière.

Hélas, les fée peuvent être aussi intransigeantes qu'elles peuvent être patiente, et Mathias en faisait les frais.

- Tu connais le sort des traîtres ?

Il hurla,

- Nooooon,

Son cri n'alla pas au bout de son souffle, soudain une masse tomba sur ses poumons, commençant à l'étouffer.

Il ne pouvait plus rien !

Sa peau se durcissait à vue d’œil ! Emprisonnant ses nerfs, ses veines et ses os dans une prison de bois. Quand sa gorge fut prise par la malédiction, il eut le réflexes de porter sa main à son cou. Bouger son bars lui demanda un effort inhumain il dut abandonner son poignet serré contre son torse, plus proche du chêne que de la chaire. Bientot c'est même ses paupière qui se transmutairent en écorce, garder les yeux ouverts devint un combat.

Presque désolé elle termina,

- Tu savais que notre secret devait le rester …

Son corps n'était plus que douleurs, entre deux hurlement déchirants il comprit, que ceux à qui il avait montré ses nouvelle faculté avait ou allait subir le même sort ! Il les avait mené à leurs mort ignoble par vantardise, jamais cette douleur ne pourrait être assez forte pour ce repentir.

Il regrettas vite cette pensé !

Des branches déchirèrent alors ce qui lui restait de peau, son dos et ses bras devinrent une ramures insupportable. Et il hurla, hurla jusqu’à ce ses cordes vocales elles même se raidirent. Hurla jusqua le sang qui s’échappait de ses plais deviennent une sève collante. Puis plus rien, juste le soupir de Selia. Le soupir de la mort du dernier espoir d'une fée.

Mille en plus tard ce curieux arbres est devenu une source d'histoire toute aussi belles, colorée, fantastique ou épique. Hélas, ou heureusement personne n'a idée de la sombre vérité sur ce chêne bien trop vivace pour être ordinaire.


Dernière édition par Alton le Sam 22 Avr 2017 - 22:36, édité 1 fois
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Yorffeez
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MessageSujet: Re: CC n°52   Sam 22 Avr 2017 - 22:35

Seuls quelques gémissements pitoyables vinrent perturber le silence écrasant qui régnait dans ces bois vêtus du épais manteau immaculé, que la lumière de la demi-lune, toute aussi froide que la neige qui se trouvait en abondance dans les lieux, rendait scintillant et féerique. La grande silhouette à qui appartenaient ces plaintes sourdes était agenouillée là, seule dans ce lieu austère peuplé d'arbres déshabillés par l'hiver.

Plusieurs chaudes larmes chaudes vinrent creuser leurs empreintes difformes dans la neige. Le bûcheron regrettait son acte très amèrement. Ses puissantes mains, avec lesquelles ils avaient coupé tant de bois pour chauffer les êtres qu'ils aimaient, avaient commis l'irréparable : il avait sans le savoir privé une petite fée endormie de sa demeure. Celle-ci, alors désireuse de lui montrer de quel bois elle se chauffait, lui avait alors lancé la malédiction qui sévissait maintenant sur son être. Encore confus par ce qu'il était endurait, il peinait à imaginer ce qu'il deviendrait. Seule la nymphe rancunière savait déjà quel sort attendait cet homme qui détruisait les arbres. Celui qui abattait les maisons des oiseaux pour chauffer celles des hommes allait lui-même devenir la demeure des volatiles.

Ainsi, la créature enchantée observa satisfaite le dos noueux et musclé de sa victime se déformer peu à peu. De longues formes roulèrent d'abord sous sa peau. Plus celles-ci gagnaient en épaisseur et plus le pauvre homme implorait son pardon à la dame des bois. Mais celle-ci avait décidé de rester sourde à ses appels, se contentant d'observer le malheureux trembler comme une feuille et se lamenter. Victimes qui resta un court moment horrifiée quand elle vit tous les pores de sa peau s'élargir pour laisser la place à des minuscules et fines racines qui lui recouvrirent tous d'abord les bras avant de remonter comme agitées par une magie inconnue vers son torse et son cou.

Une seconde peau, comme une fine écorce, s'empressa par la suite de masquer son visage larmoyant et cacher ses yeux horrifiés pour gagner en épaisseur. Les cris de l'infortuné furent ainsi étouffé par cette enveloppe forestières tandis que de son dos émergeraient de longues tiges qui s'élevèrent très rapidement vers les étoiles. Sa colonne vertébrale, quant à elle, se tordit plusieurs fois pour se libérer de ce corps à présent boisé et difforme pour à son tour tenter de chatouiller le ciel sombre et ensuite s'élargir tel un tronc...

Quelques heures plus tard, le matin vint apporter son lot de lumière et de chaleur, ce qui suffit à chasser la neige. Une petite fille, qui avait passé sa nuit au froid en plus de s'inquiéter pour son père longtemps absent, s'émerveilla devant un arbre qu'elle n'avait encore jamais vu. Qui plus est, ce dernier semblait habité par une petite fée.

« Si papa revient, se dit-elle, je lui dirai de ne jamais couper cet arbre, na ! »
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La Lapine Cornue
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MessageSujet: Re: CC n°52   Sam 22 Avr 2017 - 22:39

COUCOU

THEME 1 et 3 Ouf !

FREESTYLE COMPLET et oui je suis en retard de 4 minutes. :( J'ai pas fini par contre u_u





Il était un monde clos, froid, noir,
Un monde que vous n'auriez pas aimé en somme ;
Dans ce monde viraient, au milieu des miroirs,
Des milliers de tournants et d'escaliers atones.  
Dans ces souterrains profonds, ces longs couloirs,
Fleurissaient des corolles et de grands arums.

Dans ces abysses vertes, odorantes et feuillues
Désertes, car chacun se terrait fuyant le labyrinthe,
En ces temps reculés, où on ne sortait plus
De chez soi ni de terre, craignant les bombes peintes
Un homme parut soudain, dans le noir absolu ;
Il quitta son terrier, son village, le front ceint de crainte.

Crainte de se perdre, du monstrueux dédale
De ces abysses froides qui l'avalèrent sans bruit ;
Au creux de ses bras forts, contre son cœur loyal,
Palpitait quelque chose, un jeune être meurtri.
C'était un oiseau bleu, aux notes musicales
Venu de la surface dans la terre de nuit.

L'oiseau était blessé, il avait faim et soif
L'homme courut son village, frappa toutes les portes,
Mais on lui rit au nez, on se moqua du "piaf".
Maintenant l'homme court, il court après une morte
Une morte qui, dit-on, sait joindre la surface.
Mais il est sans plan, sans lumière, sans escorte.

Ah, comme il maudit à présent son bon cœur !
Ah, comme il maudit à présent cet oiseau.
Perdu dans la pénombre, maintenant il pleure.
Cents issues se sont dérobées derrière des arbrisseaux ;
Il en a pris cents autres, il est bien loin de sa demeure.
Il monte un escalier, se perd encore, tombe sur un agneau.  

Mais que fait donc la bête de neige et de miel  
Sous la terre où rampent les lianes et fleurit la poussière ?
Serrant son oiseau, l'homme suit l'agnelle.
Soudain une femme apparaît, une femme de pierre
Sans village, sans porte rouge, au centre d'un tunnel.
Son cœur s'affole, l'homme tombe à genoux, pauvre hère.  

A genoux maintenant, devant l'immobile déesse
Maîtresse des fleurs, de la terre et de la nuit
Jadis née de la guerre, morte dans la détresse,  
Elle qui vit les bombes et connut les abris,
Il s'incline et s'incline, baisant la longue tresse
Qui serpente à ses pieds et se perd dans la nuit.

Elle ne parle pas, il ne fait que bégayer ;
Lui tendant cet oiseau dont il s'est entiché.
Mais elle ne bouge pas, blanche et pétrifiée.
[...]

------------------------------------------------------------------------------------------------
Je sais ce que je suis. Et je sais ce que je ne suis pas.
:corn3:
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Fais un pas vers moi, j'en ferai un vers toi. Et peut-être un jour serons-nous face à face...

***
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MessageSujet: Re: CC n°52   Sam 22 Avr 2017 - 22:48

[Edit : juste la ponctuation, j'étais à la bourre]

J'ai pris le troisième thème



Le froid de l’hiver le consumait,
Ses dix doigts rougissaient,
Par le sang de celle qu’il aimait ;
Elle venait de s’endormir à jamais.

Corps étendu dans la neige :
C’est ainsi qui l’avait vue.
Pour lui elle ne jouera plus
Ses plus beaux arpèges.

Il tenta longuement de la réanimer, en vain,
Avant de cacher son visage, dans ses mains.
Ecarlate, il se mouchetait de taches de vin.
Son corps s’entoura alors d’un halo divin.

Il fut pétrifié par sa propre douleur,
Son âme, elle, se gorgeait de noirceur :
Tant de questions, aucune réponse.
Dans son dos poussèrent des ronces.

Son corps peu à peu se métamorphosait :
Ronces devinrent branches et feuillages,
Mais ce n’était hélas pas un mirage ;
Sa souffrance s’était ainsi matérialisée.

------------------------------------------------------------------------------------------------
Les mercredis, 21h30 environ (heure française), à partir du 1er novembre, j'animerai les CC.
Vous êtes libres de m'envoyer (ou non) vos suggestions par mp (ou sms, ou messenger).


CDF :la:
Mon signe distinctif est ♫
Mes catégories assignées sont : Poésies, Chansons, Chamarrés


-
"Je leur rendrai ce grand service parce qu'on ne me l'a pas rendu à moi." (Philippe Labro - Les cornichons au chocolat)

-
Tous mes sens charmés
Hypnose et divins délices
J'aime les haïkus
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MessageSujet: Re: CC n°52   

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