Encre Nocturne
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 CC n° 59

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La Lapine Cornue
Divine cerfette et ses lapins multicolores
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Féminin Balance Messages : 4627
Date d'inscription : 17/05/2014
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Humeur : Lapinesque. (ça veut dire paisible et joyeuse)

MessageSujet: CC n° 59   Sam 1 Juil - 19:27

SALUTATIONS ! (comme dirait l'autre, que je ne nommerai pas)

Les équipes pour ce CC en duo sont les suivantes !

- Nain et moi-même
- Poulpie et Titi
- Flocon et Poulpie
- Dae et Poker
- Hart et Alton
- Art et Ausey


PARFAIT ! Six équipes c'est pas mal :D

Je vous explique le topo ! Vous devez décider entre vous de qui commence, et qui finit le texte.

A 21h30, celui qui commence doit débuter un texte sur le thème de son choix. (Poème, chamarré, nouvelle, écrit court quel qu'il soit.)

A 22h, tous les débuts de textes doivent être postés ci-dessous. Le second coéquipier prend le relais pour écrire une suite/fin au texte.

A 22h30, toutes les fins doivent être postées ci-dessous (en vrac. Je rassemblerai chaque texte après.)


Puis les votes viendront ! :la:


Voici les thèmes au choix ! QUE LES MEILLEURS GAGNENT !


thèmes au choix:
 


------------------------------------------------------------------------------------------------
Je sais ce que je suis. Et je sais ce que je ne suis pas.
:corn3:
Je suis un chaos de rêves et de couleurs,
je suis un Cerf divin chimérique,
je suis une lapine en chocolat aux larmes caramel.
Et toi, qui es-tu ?

Fais un pas vers moi, j'en ferai un vers toi. Et peut-être un jour serons-nous face à face...

***
Cap' d'aller lire ?

→ Venez fouiller dans mes écrits... Y'en a pour tous les goûts ! :corn2:

.[/center]
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Poulpie

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Féminin Poissons Messages : 56
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Humeur : Comme si j'étais un poulpe!

MessageSujet: Re: CC n° 59   Sam 1 Juil - 19:52

avec flo', la deuxième image.

La forêt était plus silencieuse que jamais. Une intrue était entrée dans le royaume des animaux. Les oiseaux ne chantaient plus, discrets sur leurs branches, les cerfs s’étaient immobilisés, les oreilles dressées et sangliers cachaient leurs petits derrière eux. Mais les loups, eux, ne semblaient pas dérangés par l’étrangère. Ils avaient plutôt l’air attentifs.

L’humaine n’avait pas peur, elle approchait rapidement, elle connaissait le chemin. Elle arborait fièrement un masque qu’elle avait relevé sur le dessus de sa tête et sur ses joues étaient tracés deux lignes, symboles de liberté. Ses pas discrets et sa démarche fauve laissaient croire qu’elle aussi appartenait à ce royaume.

Lorsqu’elle arriva au cœur de la forêt, elle regarda tour à tour chaque famille, pénétrant leur âme comme seule elle savait le faire. Ses yeux en amende étaient apaisants, presque même attrayants.

L’humaine leva noblement le menton et parla d’une voix aussi douce que puissante.





Mes amis de la forêt, je viens en mon nom et en celui des miens.

Amis Oiseaux, vous qui avez des ailles pour voler, vous représentez la liberté.
Et c'est cela que je suis venu vous demander.
Amis Loups, vous etes des chasseurs, vous connaissez la joie de poursuivre sa proie, de la pousser dans ses retranchements, le bonheur d'avoir quelque chose à manger.
Mais vous connaissez aussi le besoin les siens. Celui de devoir defendre les plus faibles de la meute contre ceux qui empietent sur son territoire.
Ma meute, mon clan est menacé et c 'est vers vous, vers la foret qui l'a nourri et protégé pendant des decennis qu'il a choisi de se tourner.
Grands Cerfs qui régnez sur la foret je suis venue vous demander de nous sauver.


------------------------------------------------------------------------------------------------
Le bia dominera le mondeeeeeuh!
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Titi

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Féminin Lion Messages : 375
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Humeur : Ça dépend

MessageSujet: Re: CC n° 59   Sam 1 Juil - 19:58

J'ai pris l'image avec l'espèce de mouette.
--

Tout tourne dans ma tête. Plus rien n’a de sens. Mon esprit essaye de se frayer un chemin parmi les obstacles imposants. Je me sens comme cette mouette perchée sur une souche d’arbre. Sur un tout petit, un maigre recoin. Alors que le reste de l’arbre déraciné semble attiré vers le fond, sans volonté. Elle est immobile, ne pouvant s’envoler, retenue par la peur. Tout comme elle, je n’ose bouger. Un rien pourrait me faire basculer, tomber dans les ténèbres aqueuses et mortifères. La peur paralyse, inonde mes plumes de pauvre oisillon sans défense, et à la merci du moindre prédateur.
Et j’attends. Ne sachant ce que la vie me réserve. Et j’attends. Des cieux plus généreux. Des eaux plus clémentes. Et j’attends. Espérant que la dérive me reconduira d’elle-même vers la terre ferme. Et j’attends. Tentant de ne pas sombrer dans la folie. Et j’attends. Alors que mon cerveau brumeux manque de faire une fois de plus naufrage.
J’observe autour de moi, dans mon esprit. Mes espoirs ne sont plus que des souches, elles aussi déracinées. A la dérive. Je me demande comme elles peuvent encore flotter. Presque rien de l’espoir n’est visible à la surface. Il ne tient qu’à un fil, qu’à une maigrelette brindille, déjà imbibée d’effroi et de désespoir.
Il me faut me ressaisir. Je veux pouvoir déployer mes ailes. M’envoler loin. Retrouver la lumière. J’ai besoin d’une formidable tornade. D’un torrent d’amour. D’un soleil puissant, séchant mes plumes, alourdies. Alors seulement, je deviendrai aussi courageux et intrépide qu’Icare. J’irai jusqu’à l’astre solaire. Je devrai maîtriser mes émotions pour ne pas aller là où le puissant gouverneur des cieux me brûlerait, sans once de pitié.
Que me faut-il faire pour me sortir de là. Retrouver goût à la vie. Il me suffit de chercher au plus profond de moi pour trouver une réponse. Je sais qu’elle est là, juste sous mon nez. Mon salut est à portée de pattes.



Alors, avec plus de volonté que jamais, je déploie mes ailes mouillées, je prends un souffle plus puissant, je respire plus fort encore. Je le sens, sous mes pieds, ce passé trop lourd qui me noie dans cet océan de tristesse. Je le sens. Il est bancal, je ne peux pas prendre mon envole d’ici. Un pas, un seul, et je tombe. Alors je me calme, je lève la tête, je regarde le soleil, la destination de mon âme. J’y repense, à toutes ces années trop compliquées, à toutes ces personnes qui m’ont détruit. Je remets tout ça en ordre, je me rends compte que, finalement, j’en suis revenu plus fort que jamais. Et là, les ailes de cette mouette qui symbolise trop bien mon esprit deviennent les miennes. Et, prises d’une volonté propre, en plus de la mienne, elles battent, battent avec force, battent pour me soulever. Le désire de voler plus haut, de faire face à mes émotions plutôt que d’y échapper, est brulant, électrisant. Alors je monte, je monte, je pleure de joie, je crie de soulagement. Cette fois, c’est bon, je suis libre.

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Mes catégories assignées sont : Poésies, Chansons, Chamarrés



"Je leur rendrai ce grand service parce qu'on ne me l'a pas rendu à moi." (Philippe Labro - Les cornichons au chocolat)

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Alton

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MessageSujet: Re: CC n° 59   Sam 1 Juil - 20:00

Allez zou ! La hargne du dernier

Contre le bois mâtiné par des années de luttes âpres l'affrontement prend une tournure des plus inquiétante. Le cavalier blanc, unique pièce d'une armée en déroute, épuisé, cerné, loin du roi auquel il avait promis protection lance ses dernières forces dans une bataille pour l'honneur.

Son imprévisible déplacement en L surprend un fou d'ébène qu'il enjambe pour sortir du guêpier sur le bord droit du plateau.

Sûre de sa victoire l'opposition prend bien peu de risque, une tour s'avance d'un pas, enfonçant encore une dague dans la liberté déjà limitée du monarque.

Un frisson parcours l'échine de l’immuable étalon, prit par son orgueil, prit par la fièvre de l’assaut, les pulsions conquérantes, il s'est éloigné de la couronne. Décimant les défenses ennemies, il n'a pas vu à l’arrière sa court tomber pion après pion. Ça retraite est trop tardive pour donner de l’espace au roi qu'il n'aurait dû quitter. Prenant le risque d'être frappé dans le dos, il charge dans les rangs noirs éparpillés espérant arriver avant la capitulation finale.

Un autre fou s'engage, encore plus intrépide. Le roi n'a que quartes cases, faible portion de damier de plus en plus anxiogène.

Le piège impitoyable se referme doucement, méticuleusement, il ne peut plus qu'être un misérable grain de sable dans la machine. Mais trop concentré sur les monstrueux rouages aux dents destructrices, l'ennemis baisse sa garde, le cavalier en profite pour frapper. Un confrère aux couleurs ennemies est à porté, il charge, profitant d'une liberté qui ne sera bientôt que cendre, il frappe et désarçonne l’ennemi. Pièce sacrifiée aux sur l'autel d'une plan ou il n'est pas nécessaire. Faibles représailles des vaincus, désespérés acheteurs à gage jetant leurs dernières forces pour augmenter le prix de la victoire.

Mais le doute semble envahir l'ennemi, la victime ne devait pas être si anodine. La terrible reine sombre avance lentement dans la mêlé. Risquant un trépas impardonnable, elle était restée en arrière, la voilà dans la lice, entraînant avec elle son cortèges de mort et de chaos. Le désespoir tombe !




*************

La reine, étant en mauvaise position, décida d'envoyer deux terribles fous au milieu du combat. De sorte qu'elle puisse passer et atteindre la tour sans encombres. Hélas, au même moment le duc adverse donna l'ordre aux archers de tirer. Les premières flèches furent décochées, bientôt c'est une pluie de flèches enflammées qui parcourait le plateau. La reine et son cortège avançaient difficilement dans cette pagaille. Plus d'une vingtaine de ses hommes étaient tombés, ainsi que ses deux fous qui étaient un atout incontestable. Après avoir vu ses troupes diminuer de moitié, la reine commençait à laisser paraître le doute sur son visage. Rapidement, elle ordonna à la cavalerie de donner l'assaut. En face, le duc faisait signe à ses archers d'attendre que les cavaliers soient à portée. Quelques secondes s'écoulèrent... De longues secondes.
Les cavaliers avançaient vite, ils n'étaient qu'à trente mètres, puis vingt, puis quinze. Ils étaient tout proche!
Soudain le duc leva la main et s'écria: "Attendez!"
La reine était surprise. Elle stoppa donc ses troupes.
- Vous pouvez encore arrêter ce massacre. Capitulez et nous vous laisserons la vie sauve, persistez et votre peuple sera anéanti. Proposait le duc avec bienveillance

- Jamais nous ne nous rendrons, même s'il faut courir à ma perte pour sauver mon peuple je le ferai. Tel est mon devoir: respecter le souhait de mon défunt mari. Je suis sûre que vous pouvez comprendre!

- Oh oui, je comprends parfaitement, mais je suis dans l'obligation de ne pas vous laisser faire. Je vous promets que les chevaliers noirs fêteront votre mort dignement.

Ainsi, après ce dernier fervent message de leur reine les cavaliers blancs s'élancèrent.
En quelques secondes il n'en restait qu'une poignée. La reine était touchée sur le flanc, elle se mit à ramper jusqu'à son mari, le roi. Elle pouvait au moins avoir son dernier souffle près de son amour.

Puis on s'aperçut qu'un enfant posait la dernière pièce et terminait la partie. "Echec et Mat!" cria-t-il en sursautant. "C'est toi qui payes le goûter!"
Au moins, le père était fier de lui, il n'avait pas sacrifié sa reine pour rien. Il aurait l'occasion de faire plaisir à son fils en lui payant une glace.
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Auseymo
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MessageSujet: Re: CC n° 59   Sam 1 Juil - 20:01

L'image avec la mouette cheloue:


Une alarme retentit. Le laboratoire tout entier était en ébullition. Au milieu de l’agitation générale, des bips et des cris, un petit homme dans une blouse blanche arriva en courant, bousculant tout le monde sur son passage. Le grand homme au milieu de la pièce s’adressa alors à lui.

« -Qu’est-ce qu’on a, Patrick ?
-C’est mauvais monsieur, très mauvais.
-Alors ça y est, nos théories se confirment ?
-Oui.
-Et merde… Il n’y a vraiment rien à faire ?
-Je crains que non monsieur. Nous essayons toujours de drainer l’eau pour la renvoyer dans la mer mais rien n’y fait. Il semblerait que nous soyons condamnés à… Quitter l’île.
-Êtes-vous fou, Patrick ?! Nous ne pouvons pas quitter l’île de Koridai comme ça, en laissant nos familles et nos amis en plan !
-Général, il n’y a de la place que pour deux personnes dans la capsule de secours.
-Putain de volcan à eau… Nous vivons sur une île en forme de cuvette et un désastre comme ça se produit…
-On dirait bien, monsieur, que l’île va se retrouver complètement submergée d’ici quelques minutes, nous devons faire très vite. Le volcan à eau va noyer toute la population de l’île si deux personnes ne s’en vont pas via la capsule de secours. À cause de nos corps composés essentiellement de pierre, nous ne pouvons remonter à la surface sans l’aide matérielle apportée par cette capsule.
-Vous ne pouvez pas me laisser dans cette capsule avec une belle femme, histoire de repeupler l’île après l’éruption…
-Ce n’est pas le moment de plaisanter général, des milliers de vies sont en danger !
-Je ne plaisantais pas, en plus ma femme me boude ces jours-ci, je n’ai même plus le droit à une petite gâterie…
-C’est dégoûtant, général, je ne voulais pas connaître ce détail.
-Bon, écoutez Patrick, vous allez devoir choisir qui monte à bord de cette capsule, pour le futur de notre île. »

Patrick était très pensif. Le général le laissait avec une énorme décision sur ses épaules. Le général le laissait avec le sort de l’île de Koridai entre ses mains. Après une minute de silence, Patrick avait fait son choix.




Le général caressait son épaisse barbe brune soigneusement taillée.
« Hmmm… Que pouvons-nous faire ? se demandait-il. »
A peine eut-il fini de s’interroger à haute voix qu’un extincteur de métal s’abattit sur son crâne, le laissant K.O. sur le sol. Patrick contemplait le corps de son supérieur hiérarchique étendu par terre. Même à terre, le général Harkinian laissait entrevoir son effrayante superbe. Le regard de Patrick se dirigea du corps vers la capsule deux places vide. Puis, comme prenant conscience de la situation, il jeta à terre son arme et se précipita vers l’extérieur.
Il sortit sans encombre du laboratoire. Les scientifiques et autres ouvriers ayant évacués les lieux, on le laissa tranquille. Une fois sortit, il ne put voir que les gigantesques murailles de la citadelle cerclant Goronu, capitale de l’île de Koridaï. Au loin se devinait le château du maître incontestable et (presque) incontesté, le maréchal Gwonam, dont le règne absolu était fort contraignant pour tous les koridaïens.
D’aucuns seraient impressionnés par ce spectacle, mais, pour Patrick, cela faisait partie du décor, d’autant plus qu’il avait quelque chose à faire. Le jeune homme en blouse pressa le pas, et se dirigea vers une paisible maison de la banlieue de Goronu. Une boule se formait dans sa gorge au fur et à mesure qu’il arrivait à sa destination. Mais il fallait le faire.
Une fois arrivé, il toqua à la porte de cette chaumière de campagne. Ce fut Grida qui lui ouvrit. Son cœur fit un bon en la voyant. Douze ans qu’ils ne s’étaient pas vus, et elle lui faisait toujours le même effet. Elle écarquilla les yeux de surprise.
« Patrick ? C’est toi ? Qu’est-ce que tu viens faire ici, sans prévenir ? Ça fait quoi, dix ans ?
-Douze ans et demi en fait, répliqua celui-ci en s’efforçant de ne pas sourire comme un benêt. Knel est là ?
-Oui. Mais entre donc, tu nous expliqueras ce qu’il se passe.
-Et bien en fait… »
Sans entrer, il raconta tout ce qu’il savait, et, un quart d’heures plus tard, le scientifique et son couple d’amis se dirigeaient vers le laboratoire, en silence. Toujours sans dire un mot, ils prirent la direction de la salle où Patrick se trouvait quelque temps plus tôt. Ce fit à ce moment que Grida prit enfin la parole.
« Patrick… pourquoi nous ? »
Il ne savait pas trop quoi répondre, mais avait réfléchi à ce qu’il dirait si on lui posait la question.
« Vous serez capable de reconstruire Koridaï d’une meilleure manière que la tyrannie qu’on nous sert depuis tant d’années et…
-Certes, coupa Knel, mais pourquoi spécifiquement nous ? Il y’a de bien plus républicains sur l’île… »
A ces mots, Patrick se tut quelque temps et éclata en sanglot. Ils se prirent tous trois dans les bras. Longuement. Puis leur étreinte fut séparée violemment pendant que l’alarme ultime retentit de nouveau.
C’était Patrick lui-même qui poussa ses deux vieux amis dans la cabine. Sans leur laisser le temps de réagir, il appuya sur le bouton qui cloisonnât la porte et fit partir la cabine. Patrick jeta un dernier regard aux deux sauvés, pendant qu’une respiration se fit entendre derrière lui. Le général était réveillé. Il prit conscience de l’héroïsme de son adjoint.
« Mon petit… soupira-t‘il, ceci est ce pourquoi luttent tous les vrais scientifiques. »
Puis l’eau engloutit le laboratoire, puis l’île. Patrick mit quelque temps à mourir, mais il était heureux car il savait qu’il avait bien fait.

------------------------------------------------------------------------------------------------
Auseymo-mo-mo!




JEU SUI SHACEUR DÉ FOT É MON CYGNE DICETINKTIFE AIT SET BAILE LAITRE:  ζ





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La Lapine Cornue
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MessageSujet: Re: CC n° 59   Sam 1 Juil - 20:01

NANOUCHE ! A TOI !
(pars en truc comique sur les mouettes si tu veux, osef que y'ai un décalage, ça peut le faire xD)

(J'ai fait les trois thèmes en même temps AHDE )




Les grandes vitres s'illuminèrent soudain, étincelant dans la nuit, traçant les contours délicats de l'ancienne cathédrale.

Leur lueur dorée se reflétait dans la mer, cette mer bleue et vengeresse qui venait clapoter sous les longs arcs de pierre, qui venait danser à leurs pieds antiques ; les étincelles et les feux d'artifices s'y miraient, y dansaient lentement, doucement, s'épanchant sur la vague liquide, avant de renvoyer leurs échos changeants sur la façade sombre.

Çà et là, flottant dans le ressac tels des os de géants, venaient s'écraser des troncs d'arbres millénaires ; noyés, brisés, fendus et mangés d'eau, ils venaient abdiquer devant la gloire de ces Dieux qui avaient détruit le monde, qui avaient détruit la Terre.

Nul ne résistait à l'Apocalypse, pas même ces colosses d'écorce.

Nul n'y résistait, sauf l'humanité.

Encore et toujours, elle s'accrochait aux restes, comme une tique sur le dos d'un cadavre de chien, qui n'a pas encore compris la mort de son hôte.

C'était un soir de fête, c'était un soir de fête comme tous les soirs désormais, comme tous les soirs de ce monde noir et bleu ; c'était un soir où, dansants dans cette Arche à moitié en ruines, les hommes disaient célébrer la vie, mais ne faisaient que camoufler la mort.

Derrière les grandes vitres brisées, par lesquelles s'engouffraient le froid et le vent salé de la mer, des feux brillaient dans les grandes cheminées, et des banderoles déployaient leurs couleurs vieillies. Les autels avaient disparu, détruits, mis à feu et à sang, remplacés par les faux espoirs des nouveaux hommes, ceux qui ne croyaient plus en rien, mis à part en cette Apocalypse qui les torturait.

Des plats circulaient le long des tables riches ; jadis emplis de perdrix, de paons et de sangliers, désormais ils croulaient sous les viscères, les bas morceaux, les cervelles et les os à moitié rongés, les pieds de cochon et les jambons moisis ; et pourtant les belles dames et les beaux messieurs piochaient et s'en régalaient, posant un masque satisfait sur leurs visages tordus ; posant ce masque du passé, celui de la bonne chère et des fêtes élégantes, sur cette agonie nourrie de viande gâtée. Ils cachaient leurs cernes sous le fard, troussaient leurs jolis vêtements afin d'en dissimuler les trous et les déchirures, continuaient de marcher avec leurs chaussures aux talons fendus.

La grâce n'avait pas quitté leurs pas de danse, leurs gestes empreints de noblesse, leurs ports de tête fiers ; mais il n'y avait que les enfants, et les rares chiens que l'on n'avait pas encore mangés, pour s'y tromper et y voir des aristocrates virevoltant, virevoltant dans leurs scintillements de robes et de belles paroles. Il n'y avait qu'eux, pour y voir autre chose qu'une humanité détruite, qui se nourrissait de déchets, et qui surveillait la mer jour après jour en espérant voir un navire venir à elle.

Mais il arrive un moment où l'espoir s'éteint.

Et peut-être le savait-elle, cette enfant portant le costume d'un petit loup, avec son masque de tissu, et ses fourrures riches et mangées de mites. Elle qui regardait la foule avec une calme curiosité ; et qui tendait des os rongés aux mouettes qui venaient se percher de l'autre côté du vitrail cassé.





Soudain, au loin des trompettes sonnent. Des trompettes désordonnées semblant venir à la fois de l'infinité du ciel et des profondeurs de la mer. Des trompettes graves et aiguës qui sonne la fin, la mort et l’accalmie de demain.
Tout le monde cesse de danser. Même la petite fille au masque de loup délaisse ses compagnons les mouettes pour écouter la mort qui approche. Elle sait ce qui l'attend. Elle est née dans ce monde. Mais les autres adultes, eux on vécue dans le monde d'avant, ils n'acceptent pas.
Ils fuient tous vers l'extérieur, avec les trompettes, des cris viennent les accompagné. Mais dans le chaos qui prend naissance, l'enfant au masque de loup est rejoint par d'autres enfants avec des masque différents. Un corbeau, un sanglier, un ours, un serf, un papillon, et d'autres encore.
.
Au loin, le ciel se déchire sous un déluge de flamme, la mer se lève avec lourdeur, la terre se brise avec violence. Le ciel prend une teinte rouge sang. Les dieux sont venu chercher les derniers hommes qui ont refuser de partir avec tout le reste de la création.
Tous ensemble, les enfants de l’Apocalypse tendent leur bras vers la mort tandis que les adultes fuient comme des bêtes sauvages terrorisé.
Dans un dernier souffle, la mer s'écroule en fracassant la cathédrale, le feu du ciel vient consumer le reste et la terre s'effondre sur elle même.
.
.
.
Dans l'au delà, on regarde un astre s'effondrer, finir en poussière dans l'espace...
- Bon, ça c'est fait, fini le problème des humains.
- On fait quoi maintenant ?
- Le patron de la création veut qu'on refasse tout à 0.
- Encore ? Mais c'est la sixième fois qu'on merde avec les humains !
- J'y peux rien, je fais qu'obéir aux ordres. Il veut accorder plus d'essaie aux humains parce qu'il sont drôle qu'il dit.
- Moi je dis qu'on devrait faire des reptiliens plus intelligents. Ça ferait moins de connerie et ça serait plus solide face à la nature.
- Ils ont déjà était autorisé dans la galaxie voisine.
- La chance....
- Bon, on s'y remet, rassemble le tout, je m'occupe de terraformer.
- C'est reparti...

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:corn3:
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Dernière édition par La Lapine Cornue le Sam 1 Juil - 21:25, édité 1 fois
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Poker

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MessageSujet: Re: CC n° 59   Sam 1 Juil - 20:02

Je suis avec Daenerys, j'ai prit :

La hargne du dernier

Ma vie était une succession d'échecs. Déjà à l'école je n’étais pas le plus brillant des élèves. Je me rappelle qu'en sport j’étais toujours dans ceux qui arrivé dernier a la course ou dans toutes les épreuves d’athlétismes. Lorsque l'on constituait des équipes, j'étais toujours choisit en dernier, tellement que j'étais mauvais.

Si en sport j'étais mauvais, en cours je n'étais pas l’élève le plus brillant.

Si un prof me posait une question, je ne savais pas quoi répondre. Non parce que je ne savais pas la réponse, mais simplement que j’étais géne, voir trop timide, pour lui donner. Je sentais le regard du prof et des autres élèves attendant ma réponse. J'étais foudroyé sur place et ne savais plus sortir un mot de ma bouche.

Pourtant j'avais de la volonté et je devais avoir un potentiel comme tout le monde. Je savais que si je m'appliquais et étudiais suffisamment, j'allais progresser et devenir meilleur. Certes par le meilleur sportif de ma classe ni le plus brillant, mais je serais devenu quelqu'un d'autre.

Dans ma situation, je ne pouvais que progresser, car à mon niveau, je ne pouvais plus régresser !

Je savais que si je ne faisais rien, je serais resté dans ma situation ! Celui qui se bat peut perdre, mais celui qui ne se bat pas à déjà tout perdu! J'avais décidé de me battre et d'affronter enfin la vie et d'en finir d'être toujours à la dernière place.



'ai décidé de prendre des cours d'improvisation théâtrale afin de combattre ma timidité. J'ai aussi commencé à faire du sport en-dehors de l'école, pour progresser également dans cette matière.
Ça n'est pas devenu beaucoup plus brillant. Le sport m'a valu une série d'accidents, à tel point que le médecin a fini par m'en dispenser, même à l'école. Quant au théâtre, le jour de la représentation, je me suis littéralement cassé une jambe. Ironique quand on sait que l'expression porte-bonheur avant de monter sur scène est justement "casse-toi une jambe"...
Autant dire que cette blessure ne m'a pas aidé à reprendre confiance sur moi, et que je suis resté dernier de la classe. Ce qui m'a empêché d'entrer dans l'université de mon choix, puis d'avoir le métier que je désirais. Je me suis retrouvé à vendre des frites dans un fast-food. On aurait pu croire que là, au moins, je ne pouvais que monter en grade - l'entreprise se vantait d'ailleurs que tous ses employés montaient dans l'échelle hiérarchique.
Pas moi. Je suis resté au plus bas de l'échelle pendant des années, tandis que d'autres employés avec moins d'ancienneté me passaient devant pour toutes les promotions.
Les échecs ne se sont pas limités à ma scolarité puis ma vie professionnelle, d'ailleurs. C'est en allant au parc que j'ai rencontré l'amour de ma vie ; il m'a fallu cinq ans d'amitié avant d'oser déclarer ma flamme. Elle m'a alors annoncé qu'elle était lesbienne.
Un jour, j'ai décidé que c'en était assez. A défaut de réussir ma vie, j'allais réussir ma mort. J'ai préparé mon suicide de façon méthodique, en étudiant toutes les options. Une pendaison ? Avec ma chance, la corde se briserait sous mon poids. Une balle dans la tête ? C'était un coup à finir vivant et défiguré, ou en légume. Des médicaments ? J'étais prêt à parier qu'on me trouverait avant qu'ils fassent effet, et qu'on me ferait subir un lavement.
Finalement, j'ai décidé de m'inspirer des films de mafia : une grosse pierre attachée aux pieds, j'allais me jeter dans un fleuve. Pour être sûr que personne ne m'en empêcherait, j'ai choisi l'endroit le moins éclairé du coin. J'ai attendu l'heure la plus sombre, et j'ai mis des vêtements noirs pour augmenter mes chances. La corde nouée autour de la pierre, l'autre bout autour de mes chevilles, je suis monté sur la rambarde du pont et j'ai sauté.
Je n'étais pas dans l'eau depuis dix secondes que j'ai senti le poids au bout de la corde s'alléger brusquement. La pierre avait glissé hors du noeud, et mon corps était en train de remonter vers la surface. Au même moment, j'ai aperçu deux lumières identiques balayer la surface de l'eau. Des phares ! Désespéré, j'ai ouvert la bouche pour avaler de l'eau et me noyer - trop tard. J'ai entendu des cris, puis le bruit de quelqu'un qui plongeait dans l'eau. Quelques secondes plus tard, on m'entraînait vers la surface.
Même mon suicide, je n'étais pas foutu de le réussir...
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Poulpie

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MessageSujet: Re: CC n° 59   Sam 1 Juil - 20:17

La première image, avec Titi.

Alors, avec plus de volonté que jamais, je déploie mes ailes mouillées, je prends un souffle plus puissant, je respire plus fort encore. Je le sens, sous mes pieds, ce passé trop lourd qui me noie dans cet océan de tristesse. Je le sens. Il est bancal, je ne peux pas prendre mon envole d’ici. Un pas, un seul, et je tombe. Alors je me calme, je lève la tête, je regarde le soleil, la destination de mon âme. J’y repense, à toutes ces années trop compliquées, à toutes ces personnes qui m’ont détruit. Je remets tout ça en ordre, je me rends compte que, finalement, j’en suis revenu plus fort que jamais. Et là, les ailes de cette mouette qui symbolise trop bien mon esprit deviennent les miennes. Et, prises d’une volonté propre, en plus de la mienne, elles battent, battent avec force, battent pour me soulever. Le désire de voler plus haut, de faire face à mes émotions plutôt que d’y échapper, est brulant, électrisant. Alors je monte, je monte, je pleure de joie, je crie de soulagement. Cette fois, c’est bon, je suis libre.

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MessageSujet: Re: CC n° 59   Sam 1 Juil - 20:29

Avec Ausey, image de la mouette.



Une alarme retentit. Le laboratoire tout entier était en ébullition. Au milieu de l’agitation générale, des bips et des cris, un petit homme dans une blouse blanche arriva en courant, bousculant tout le monde sur son passage. Le grand homme au milieu de la pièce s’adressa alors à lui.
« -Qu’est-ce qu’on a, Patrick ?
-C’est mauvais mon-sieur, très mauvais.
-Alors ça y est, nos théories se confirment ?
-Oui.
-Et merde… Il n’y a vraiment rien à faire ?
-Je crains que non monsieur. Nous essayons toujours de drainer l’eau pour la renvoyer dans la mer mais rien n’y fait. Il semblerait que nous soyons condamnés à… Quitter l’île.
-Êtes-vous fou, Patrick ?! Nous ne pouvons pas quitter l’île de Koridai comme ça, en laissant nos familles et nos amis en plan !
-Général, il n’y a de la place que pour deux personnes dans la capsule de secours.
-Putain de volcan à eau… Nous vivons sur une île en forme de cuvette et un désastre comme ça se produit…
-On dirait bien, monsieur, que l’île va se retrouver complète-ment submergée d’ici quelques minutes, nous devons faire très vite. Le volcan à eau va noyer toute la population de l’île si deux personnes ne s’en vont pas via la capsule de secours. À cause de nos corps composés essentielle-ment de pierre, nous ne pouvons remonter à la surface sans l’aide matérielle apportée par cette capsule.
-Vous ne pouvez pas me laisser dans cette capsule avec une belle femme, histoire de repeupler l’île après l’éruption…
-Ce n’est pas le moment de plaisanter général, des milliers de vies sont en danger !
-Je ne plaisantais pas, en plus ma femme me boude ces jours-ci, je n’ai même plus le droit à une petite gâterie…
-C’est dégoûtant, général, je ne voulais pas connaître ce détail.
-Bon, écoutez Patrick, vous allez devoir choisir qui monte à bord de cette capsule, pour le futur de notre île. »
Patrick était très pensif. Le général le laissait avec une énorme décision sur ses épaules. Le général le laissait avec le sort de l’île de Koridai entre ses mains. Après une minute de silence, Patrick avait fait son choix.
_______________________________________________________________________________________________________

Le général caressait son épaisse barbe brune soigneusement taillée.
« Hmmm… Que pouvons-nous faire ? se demandait-il. »
A peine eut-il fini de s’interroger à haute voix qu’un extincteur de métal s’abattit sur son crâne, le laissant K.O. sur le sol. Patrick contemplait le corps de son supérieur hiérarchique étendu par terre. Même à terre, le général Harkinian laissait entrevoir son effrayante superbe. Le regard de Patrick se dirigea du corps vers la capsule deux places vide. Puis, comme prenant conscience de la situation, il jeta à terre son arme et se précipita vers l’extérieur.
Il sortit sans encombre du laboratoire. Les scientifiques et autres ouvriers ayant évacués les lieux, on le laissa tranquille. Une fois sortit, il ne put voir que les gigantesques murailles de la citadelle cerclant Goronu, capitale de l’île de Koridaï. Au loin se devinait le château du maître incontestable et (presque) incontesté, le maréchal Gwonam, dont le règne absolu était fort contraignant pour tous les koridaïens.
D’aucuns seraient impressionnés par ce spectacle, mais, pour Patrick, cela faisait partie du décor, d’autant plus qu’il avait quelque chose à faire. Le jeune homme en blouse pressa le pas, et se dirigea vers une paisible maison de la banlieue de Goronu. Une boule se formait dans sa gorge au fur et à mesure qu’il arrivait à sa destination. Mais il fallait le faire.
Une fois arrivé, il toqua à la porte de cette chaumière de campagne. Ce fut Grida qui lui ouvrit. Son cœur fit un bon en la voyant. Douze ans qu’ils ne s’étaient pas vus, et elle lui faisait toujours le même effet. Elle écarquilla les yeux de surprise.
 « Patrick ? C’est toi ? Qu’est-ce que tu viens faire ici, sans prévenir ? Ça fait quoi, dix ans ?
-Douze ans et demi en fait, répliqua celui-ci en s’efforçant de ne pas sourire comme un benêt. Knel est là ?
-Oui. Mais entre donc, tu nous expliqueras ce qu’il se passe.
-Et bien en fait… »
Sans entrer, il raconta tout ce qu’il savait, et, un quart d’heures plus tard, le scientifique et son couple d’amis se dirigeaient vers le laboratoire, en silence. Toujours sans dire un mot, ils prirent la direction de la salle où Patrick se trouvait quelque temps plus tôt. Ce fit à ce moment que Grida prit enfin la parole.
 « Patrick… pourquoi nous ? »
Il ne savait pas trop quoi répondre, mais avait réfléchi à ce qu’il dirait si on lui posait la question.
 « Vous serez capable de reconstruire Koridaï d’une meilleure manière que la tyrannie qu’on nous sert depuis tant d’années et…
-Certes, coupa Knel, mais pourquoi spécifiquement nous ? Il y’a de bien plus républicains sur l’île… »
A ces mots, Patrick se tut quelque temps et éclata en sanglot. Ils se prirent tous trois dans les bras. Longuement. Puis leur étreinte fut séparée violemment pendant que l’alarme ultime retentit de nouveau.
C’était Patrick lui-même qui poussa ses deux vieux amis dans la cabine. Sans leur laisser le temps de réagir, il appuya sur le bouton qui cloisonnât la porte et fit partir la cabine. Patrick jeta un dernier regard aux deux sauvés, pendant qu’une respiration se fit entendre derrière lui. Le général était réveillé. Il prit conscience de l’héroïsme de son adjoint.
 « Mon petit… soupira-t‘il, ceci est ce pourquoi luttent tous les vrais scientifiques. »
Puis l’eau engloutit le laboratoire, puis l’île. Patrick mit quelque temps à mourir, mais il était heureux car il savait qu’il avait bien fait.

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Le train de tes injures roule sur le rail de mon indifférence.

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MessageSujet: Re: CC n° 59   Sam 1 Juil - 20:30

Poker a écrit:
Je suis avec Daenerys, j'ai prit :

La hargne du dernier

Ma vie était une succession d'échecs. Déjà à l'école je n’étais pas le plus brillant des élèves. Je me rappelle qu'en sport j’étais toujours dans ceux qui arrivé dernier a la course ou dans toutes les épreuves d’athlétismes. Lorsque l'on constituait des équipes, j'étais toujours choisit en dernier, tellement que j'étais mauvais.

Si en sport j'étais mauvais, en cours je n'étais pas l’élève le plus brillant.

Si un prof me posait une question, je ne savais pas quoi répondre. Non parce que je ne savais pas la réponse, mais simplement que j’étais géne, voir trop timide, pour lui donner. Je sentais le regard du prof et des autres élèves attendant ma réponse. J'étais foudroyé sur place et ne savais plus sortir un mot de ma bouche.

Pourtant j'avais de la volonté et je devais avoir un potentiel comme tout le monde. Je savais que si je m'appliquais et étudiais suffisamment, j'allais progresser et devenir meilleur. Certes par le meilleur sportif de ma classe ni le plus brillant, mais je serais devenu quelqu'un d'autre.

Dans ma situation, je ne pouvais que progresser, car à mon niveau, je ne pouvais plus régresser !

Je savais que si je ne faisais rien, je serais resté dans ma situation ! Celui qui se bat peut perdre, mais celui qui ne se bat pas à déjà tout perdu! J'avais décidé de me battre et d'affronter enfin la vie et d'en finir d'être toujours à la dernière place.
J'ai décidé de prendre des cours d'improvisation théâtrale afin de combattre ma timidité. J'ai aussi commencé à faire du sport en-dehors de l'école, pour progresser également dans cette matière.
Ça n'est pas devenu beaucoup plus brillant. Le sport m'a valu une série d'accidents, à tel point que le médecin a fini par m'en dispenser, même à l'école. Quant au théâtre, le jour de la représentation, je me suis littéralement cassé une jambe. Ironique quand on sait que l'expression porte-bonheur avant de monter sur scène est justement "casse-toi une jambe"...
Autant dire que cette blessure ne m'a pas aidé à reprendre confiance sur moi, et que je suis resté dernier de la classe. Ce qui m'a empêché d'entrer dans l'université de mon choix, puis d'avoir le métier que je désirais. Je me suis retrouvé à vendre des frites dans un fast-food. On aurait pu croire que là, au moins, je ne pouvais que monter en grade - l'entreprise se vantait d'ailleurs que tous ses employés montaient dans l'échelle hiérarchique.
Pas moi. Je suis resté au plus bas de l'échelle pendant des années, tandis que d'autres employés avec moins d'ancienneté me passaient devant pour toutes les promotions.
Les échecs ne se sont pas limités à ma scolarité puis ma vie professionnelle, d'ailleurs. C'est en allant au parc que j'ai rencontré l'amour de ma vie ; il m'a fallu cinq ans d'amitié avant d'oser déclarer ma flamme. Elle m'a alors annoncé qu'elle était lesbienne.
Un jour, j'ai décidé que c'en était assez. A défaut de réussir ma vie, j'allais réussir ma mort. J'ai préparé mon suicide de façon méthodique, en étudiant toutes les options. Une pendaison ? Avec ma chance, la corde se briserait sous mon poids. Une balle dans la tête ? C'était un coup à finir vivant et défiguré, ou en légume. Des médicaments ? J'étais prêt à parier qu'on me trouverait avant qu'ils fassent effet, et qu'on me ferait subir un lavement.
Finalement, j'ai décidé de m'inspirer des films de mafia : une grosse pierre attachée aux pieds, j'allais me jeter dans un fleuve. Pour être sûr que personne ne m'en empêcherait, j'ai choisi l'endroit le moins éclairé du coin. J'ai attendu l'heure la plus sombre, et j'ai mis des vêtements noirs pour augmenter mes chances. La corde nouée autour de la pierre, l'autre bout autour de mes chevilles, je suis monté sur la rambarde du pont et j'ai sauté.
Je n'étais pas dans l'eau depuis dix secondes que j'ai senti le poids au bout de la corde s'alléger brusquement. La pierre avait glissé hors du noeud, et mon corps était en train de remonter vers la surface. Au même moment, j'ai aperçu deux lumières identiques balayer la surface de l'eau. Des phares ! Désespéré, j'ai ouvert la bouche pour avaler de l'eau et me noyer - trop tard. J'ai entendu des cris, puis le bruit de quelqu'un qui plongeait dans l'eau. Quelques secondes plus tard, on m'entraînait vers la surface.
Même mon suicide, je n'étais pas foutu de le réussir...
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MessageSujet: Re: CC n° 59   Sam 1 Juil - 20:31

Bon je prends la suite d'Alton! (je sais pas comment faire xD)

***************

La reine, étant en mauvaise position, décida d'envoyer deux terribles fous au milieu du combat. De sorte qu'elle puisse passer et atteindre la tour sans encombres. Hélas, au même moment le duc adverse donna l'ordre aux archers de tirer. Les premières flèches furent décochées, bientôt c'est une pluie de flèches enflammées qui parcourait le plateau. La reine et son cortège avançaient difficilement dans cette pagaille. Plus d'une vingtaine de ses hommes étaient tombés, ainsi que ses deux fous qui étaient un atout incontestable. Après avoir vu ses troupes diminuer de moitié, la reine commençait à laisser paraître le doute sur son visage. Rapidement, elle ordonna à la cavalerie de donner l'assaut. En face, le duc faisait signe à ses archers d'attendre que les cavaliers soient à portée. Quelques secondes s'écoulèrent... De longues secondes.
Les cavaliers avançaient vite, ils n'étaient qu'à trente mètres, puis vingt, puis quinze. Ils étaient tout proche!
Soudain le duc leva la main et s'écria: "Attendez!"
La reine était surprise. Elle stoppa donc ses troupes.
- Vous pouvez encore arrêter ce massacre. Capitulez et nous vous laisserons la vie sauve, persistez et votre peuple sera anéanti. Proposait le duc avec bienveillance

- Jamais nous ne nous rendrons, même s'il faut courir à ma perte pour sauver mon peuple je le ferai. Tel est mon devoir: respecter le souhait de mon défunt mari. Je suis sûre que vous pouvez comprendre!

- Oh oui, je comprends parfaitement, mais je suis dans l'obligation de ne pas vous laisser faire. Je vous promets que les chevaliers noirs fêteront votre mort dignement.

Ainsi, après ce dernier fervent message de leur reine les cavaliers blancs s'élancèrent.
En quelques secondes il n'en restait qu'une poignée. La reine était touchée sur le flanc, elle se mit à ramper jusqu'à son mari, le roi. Elle pouvait au moins avoir son dernier souffle près de son amour.

Puis on s'aperçut qu'un enfant posait la dernière pièce et terminait la partie. "Echec et Mat!" cria-t-il en sursautant. "C'est toi qui payes le goûter!"
Au moins, le père était fier de lui, il n'avait pas sacrifié sa reine pour rien. Il aurait l'occasion de faire plaisir à son fils en lui payant une glace.

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Hart, le cerf à chaussettes. Pour vous servir

Signe distinctif de chasseur de fautes: µ
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"Dis moi : je t'aime ! Hélas ! Rassure un cœur qui doute,
Dis-le moi ! Car souvent avec ce peu de mots
La bouche d'une femme a guéri bien des maux." VICTOR HUGO

Eh, venez voir ce que j'écris :p
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MessageSujet: Re: CC n° 59   Sam 1 Juil - 20:34

la suite de Poulpie sur la dernière image

Mes amis de la forêt, je viens en mon nom et en celui des miens.

Amis Oiseaux, vous qui avez des ailles pour voler, vous représentez la liberté.
Et c'est cela que je suis venu vous demander.
Amis Loups, vous etes des chasseurs, vous connaissez la joie de poursuivre sa proie, de la pousser dans ses retranchements, le bonheur d'avoir quelque chose à manger.
Mais vous connaissez aussi le besoin les siens. Celui de devoir defendre les plus faibles de la meute contre ceux qui empietent sur son territoire.
Ma meute, mon clan est menacé et c 'est vers vous, vers la foret qui l'a nourri et protégé pendant des decennis qu'il a choisi de se tourner.
Grands Cerfs qui régnez sur la foret je suis venue vous demander de nous sauver.

------------------------------------------------------------------------------------------------
* * * * *
* * * * *

Je suis un flocon de neige solitaire
Délaissé par mes pairs, abandonné
Dans une région où le soleil règne en maître
Sous ce ciel bleu infini qui n'a jamais vu l'hiver
Je vis en espérant voir le jour où virevolteront
dans ce ciel tristement bleu de doux cristaux de glace


*    *    *   *    *
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MessageSujet: Re: CC n° 59   Sam 1 Juil - 20:35

Suite du texte de Korn !


     Soudain, au loin des trompettes sonnent. Des trompettes désordonnées semblant venir à la fois de l'infinité du ciel et des profondeurs de la mer. Des trompettes graves et aiguës qui sonne la fin, la mort et l’accalmie de demain.
     Tout le monde cesse de danser. Même la petite fille au masque de loup délaisse ses compagnons les mouettes pour écouter la mort qui approche. Elle sait ce qui l'attend. Elle est née dans ce monde. Mais les autres adultes, eux on vécue dans le monde d'avant, ils n'acceptent pas.
     Ils fuient tous vers l'extérieur, avec les trompettes, des cris viennent les accompagné. Mais dans le chaos qui prend naissance, l'enfant au masque de loup est rejoint par d'autres enfants avec des masque différents. Un corbeau, un sanglier, un ours, un serf, un papillon, et d'autres encore.
.
     Au loin, le ciel se déchire sous un déluge de flamme, la mer se lève avec lourdeur, la terre se brise avec violence. Le ciel prend une teinte rouge sang. Les dieux sont venu chercher les derniers hommes qui ont refuser de partir avec tout le reste de la création.
    Tous ensemble, les enfants de l’Apocalypse tendent leur bras vers la mort tandis que les adultes fuient comme des bêtes sauvages terrorisé.
     Dans un dernier souffle, la mer s'écroule en fracassant la cathédrale, le feu du ciel vient consumer le reste et la terre s'effondre sur elle même.
.
.
.
     Dans l'au delà, on regarde un astre s'effondrer, finir en poussière dans l'espace...
     - Bon, ça c'est fait, fini le problème des humains.
     - On fait quoi maintenant ?
     - Le patron de la création veut qu'on refasse tout à 0.
     - Encore ? Mais c'est la sixième fois qu'on merde avec les humains !
    - J'y peux rien, je fais qu'obéir aux ordres. Il veut accorder plus d'essaie aux humains parce qu'il sont drôle qu'il dit.
    - Moi je dis qu'on devrait faire des reptiliens plus intelligents. Ça ferait moins de connerie et ça serait plus solide face à la nature.
     - Ils ont déjà était autorisé dans la galaxie voisine.
     - La chance....
     - Bon, on s'y remet, rassemble le tout, je m'occupe de terraformer.
     - C'est reparti...




Dix minutes pour trouvé une suite bordel è-é

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