Encre Nocturne
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 CC n°62

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Ouppo
Fou du roi
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Masculin Lion Messages : 292
Date d'inscription : 04/01/2016

MessageSujet: CC n°62   Sam 29 Juil 2017 - 21:26

Le sujet du jour est cette image et rien d'autre, CC à l'ancienne, ça fait pas de mal de temps en temps.

Vous avez jusqu'à 22h30 pour écrire sur ce dessin.

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Le Molosse
Habituée de la CB
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Féminin Vierge Messages : 1820
Date d'inscription : 29/12/2015
Localisation : Dans ma chambre
Humeur : Mode Molosse: On

MessageSujet: Re: CC n°62   Sam 29 Juil 2017 - 21:40

Allez go !

------

Un refuge.

Son jardin secret.

La jeune femme ne comptait plus le nombre d'heures passées dans ce lieu apaisant à la lumière tamisée. Seules les horloges, réglées sur les différents fuseaux horaires mondiaux lui donnaient une idée du temps qui passait. Tilde soupira et s'assit sur les marches de bois jouxtant la fenêtre. Elle aimait ce lieu, et ses membres qui le fréquentaient, les plantes revivifiantes et donnant un côté irréel au lieu. Les tapisseries avaient été ajoutées par Cornouille, tandis que Daenerys avait ramené les abats-jours au plafond afin de créer les ambiances dont ils avaient envie. Syta, la pionnière de la famille, avait baptisé ce lieu "Encre Nocturne".

Un lieu secret, un chez-soi pour les gens malheureux ou dans le besoin, un défouloir où se confier et un lieu apaisant. Un équilibre pour certains, un domicile pour d'autres.

Pour Tilde, c'était un tout.

Un domicile.
Un forum d'échanges.
Des gens formidables.
De l'écriture.
Beaucoup d'écriture.

Des confidences et de la bienveillance.

Beaucoup de bienveillance qui avait réchauffé le cœur de la jeune femme, brisé par les vents et les ouragans.

Une chaleur qui a, doucement, recollé les morceaux et redonné l'envie d'y croire. L'envie de croire que le monde est beau, coloré et pas uniquement gris. Tilde regarda les rayons solaires assez audacieux pour passer la frontière entre le ciel et la vitre et sourit. Oui, la vie était belle, oui, ça valait la peine d'y croire malgré les cyclones.

La jeune femme se leva puis alluma son téléphone.

Whenever, Wherever...

Peu à peu, la musique l'envoûta et l'entraîna dans une vague à la puissance inouïe.

Un pas.

La glace laissait doucement la place au soleil.

Deux pas.

Tilde apprit à danser avec la vie. A aimer la vie. A vivre tout simplement.

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Signe distinctif de chasseresse de fautes: ~ (pour faire honneur à mon surnom :la:)

Sections attribuées: Romans et Théâtre


N'hésitez pas à venir me lire ici: Mes écrits #TexteDeMathilde
:unjournormal:

Et sinon Invité , viens voir ma galerie de dessinatrice & celle de photographe :la:


Dernière édition par Le Molosse le Sam 29 Juil 2017 - 22:25, édité 1 fois
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Titi

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Féminin Lion Messages : 417
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Humeur : Ça dépend

MessageSujet: Re: CC n°62   Sam 29 Juil 2017 - 22:19

Un tic. Un tac.
Les aiguilles tournent. Elle craque.
Face à ce décor fait de plantes,
De douloureux souvenirs la hantent.

un plouc. Un plic.
Les gouttes suintent, tombent.
Son esprit cèdant à la panique
N'est plus qu'une grande catacombe.

Une chaise trône au milieu du grenier ;
Et les souvenirs, telles de mauvaises herbes,
S'entêtent à la couvrir d'émotions, acerbes,
Qui la gèlent, de la tête aux pieds.

Premier amour, baiser : tourbillon d'émois.
C'est ici qu'ils se voyaient, en cachette.
Ils allèrent plus loin au fil des mois,
Avant qu'il ne prenne la poudre d'escampette.

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Mon signe distinctif est ♫
Mes catégories assignées sont : Poésies, Chansons, Chamarrés



"Je leur rendrai ce grand service parce qu'on ne me l'a pas rendu à moi." (Philippe Labro - Les cornichons au chocolat)

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Tous mes sens charmés
Hypnose et divins délices
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Féminin Sagittaire Messages : 214
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MessageSujet: Re: CC n°62   Sam 29 Juil 2017 - 22:20

À gauche, on dirait une serre de jardinier. De grands panneaux de verre, des plantes tout le long des vitres, qui absorbent le soleil. Le rêve de tout amoureux de la nature. C'est ce côté qui séduit immédiatement Christine.

À droite, on dirait un atelier d'horloger. Des pendules, des horloges de toutes les tailles et de toutes les formes, avec une caisse à outils pour les réparer. Maurice se voit déjà en train de remonter chacune de ces merveilles, tous les matins et tous les soirs.

Au fond, c'est comme une petite bibliothèque pour une seule personne : des étagères pleines de livres, avec un bon fauteuil dans lequel les lire et une petite table pour y poser un thé ou prendre des notes. Il y a même une mezzanine au-dessus ; Tom se voit déjà y installer un lit de camp pour les soirs où il lira jusque tard dans la nuit.

Si la maison n'est pas différente de toutes celles qu'ils ont visité jusqu'à présent, c'est ce bâtiment adjacent qui fait pencher la balance pour les trois amis. D'un même mouvement, ils se retournent vers l'agent immobilier et annoncent :
« On la prend. »
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Lunny

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Féminin Verseau Messages : 180
Date d'inscription : 16/08/2015
Localisation : IdF

MessageSujet: Re: CC n°62   Sam 29 Juil 2017 - 22:35

Il y avait cet endroit. Ce lieu magique et hors du temps.





La première fois que je pénétrais dans la vieille bâtisse au fond du parc, je ne m'attendais pas à un tel spectacle.
De l'extérieur, ce n'était rien de plus qu'une vieille construction partiellement recouverte par une végétation luxuriante. Le lierre et les ronces recouvraient la façade donnant sur le manoir d'un linceul de liane et d'épines, tandis que diverses plantes poussaient sur son toit, couvrant l'ensemble d'un habile camouflage.

Au début, je n'ai pas oser m'approcher à plus de quelques pas. Je n'ai pas oser toucher ce qui me semblait être une ruine fragile, mais néanmoins gracieuse. Alors je l'ai observé, des heures durant, imaginant qu'elle était autrefois sa fonction. Recréant grâce à mon esprit la vie de ceux qui y vivaient. Ces personnages inventés devinrent mes amis et c'est grâce à eux que je passais le plus bel été de ma vie.
Mais un jour, alors que j'étais sortie et que je rêvais à la vie de mes compagnons fantasmés, une tempête se leva soudain, emplissant le jour de ténèbres et lâchant sur moi un déluge glacé. Je me levais précipitamment et couru vers le seul refuge apte à me protéger des éclairs et de la pluie : cette bâtisse au fond du parc.
Je contournais le bâtiment en courant, une main glissant sur les lierres couvrant sa face tandis que l'autre maintenait mon carnet à dessin au-dessus de am tête, en guise de parapluie. J'avais les yeux à demi-fermé alors je ne vis pas les grandes baies couvrant tout le flanc du bâtiment, ni la lourde porte de bois, que je ne trouvais que grâce à mes doigts sensibles. Frissonnante, je jouais quelques minutes avec le verrou avant de parvenir à l'enclencher et à pénétrer dans une pièce sombre et inquiétante.
Il faisait plus sombre que lors d'une nuit sans lune et je ne voyais pas plus loin que le bout de mon nez, et encore. Aussi ne vis-je pas le coffret qui barrait ma route et sur lequel je m'affalais avec un grognement disgracieux. Je ne pouvais qu'entendre le tambourinement des gouttes de pluies et des grêlons sur le toit et les fenêtres de verres. Tremblotante et effrayée, je ramenais mes bras contre moi et les serrais bien fort autour de mon torse dans l'espoir de me réchauffer. Voyant que cela ne faisait rien sur le froid qui m'avait envahi, j'abandonnais et les étendais pour détecter les obstacles me barrant la route alors que j'avançais droit devant moi, à la recherche d'un endroit où m'asseoir.
J'évitais des plantes et des bibelots avant de finalement atteindre un petit escalier sur lequel je me laissais tomber lourdement. Je m'endormis aussitôt.

Je m'éveillais le lendemain matin avec les premières lueurs de l'aube. Mes vêtements dégoulinants d'eau la veille au soir étaient pratiquement secs et mes tremblements avaient cessés. Une douce chaleur se répandait dans mes muscles endoloris par ma mauvaise position. Je me frottais les yeux des poings pour me réveiller puis jetais un regard autour de moi.
J'en eu le souffle coupé. Ce que je croyais êtres les restes en ruines d'une vieille masure étaient en fait un magnifique atelier en très bon état.
Ce que j'en déduisis être la façade donnant sur le manoir était un grand mur devant lequel et sur lequel s'entassaient horloges et coucous, dont certains étaient d'une grande beauté. Le côté opposé était lui composé d'une grande baie vitrée. Une multitude des plantes et de fleurs communes ou exotiques étaient exposées juste devant, à la lumière directe du jour. Je reconnu le coffret sur lequel j'avais trébuché la vieille; il était fait de vieux bois précieux et sculpté et semblait plus vieux que tout ce que j'avais pu voir jusqu'alors. Le plafond, enfin, était percé d'ouverture fermé par des plaques de verres et permettait d'admirer le ciel - et très certainement les étoiles pas une douce nuit de pleine lune.

J'en restais sans voix durant un moment, incapable de ne serait-ce que cligner d'un œil ou de respirer. Puis mes sens revinrent à la normal et le choc devant tant de beauté et d'élégance s'estompa, laissant place à une admiration et un grand respect pour le constructeur d'un tel endroit. Je parcouru l'endroit d'un mur à l'autre de nombreuses fois puis m'assis dans un fauteuil et ouvris mon carnet de dessin. Je sortis un crayon à papier de ma poche - il était à peine tordu - et commençais à dessiner cet endroit magnifique.

J'y revins chaque jour après cela, y dormant parfois. Malheureusement, l'été s'acheva et je dus rentrer chez moi, retrouver mon horrible famille. Dès lors, dès que je me sentais trop malheureuse pour sourire je m'y rendais en pensées ou contemplais mes dessins.



EDIT : Bon bah, Mat', j'attends mes 5 coups de fouet ! Le chat à neuf queues est posé juste là (et oui, c'est bien la version avec les griffes pour encore plus de dégâts fou) → https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/0/09/Cat-o%27-nine-tails_%28PSF%29.jpg/220px-Cat-o%27-nine-tails_%28PSF%29.jpg


A ne pas lire, juste un mémo pour moi:
 

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juste pour sauter une ligne, que ce soit plus joli !
Et encore un

Books ! Best weapons in the world.

- Doctor Who -
juste pour sauter une ligne, que ce soit plus joli !
Et encore un
Puis encore un
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