Encre Nocturne
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 Sujet CC 64

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Le Molosse
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Féminin Vierge Messages : 1589
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MessageSujet: Sujet CC 64   Sam 12 Aoû 2017 - 21:30

Coucou :la: :la:

Pour ce CC 64, voici les sujets. Vous avez une heure à partir de l'heure où le sujet a été posté pour écrire:


1- La lumière.

2- Écrire une lettre à une personne chère sur le thème de votre choix.

3-
Spoiler:
 

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Signe distinctif de chasseresse de fautes: ~ (pour faire honneur à mon surnom :la:)

N'hésitez pas à venir me lire ici: Mes écrits #TexteDeMathilde
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Le Molosse
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Féminin Vierge Messages : 1589
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MessageSujet: Re: Sujet CC 64   Sam 12 Aoû 2017 - 21:41

Je tente un truc avec la lettre ^^
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Mon amour,

Ici les combats font rage. Déjà plus d'un an passé loin de toi, de ton sourire et de ta chaleur. Hier, nous avons fêté Noël. Noël. J'en ris à l'écrire car ce mot n'a plus aucun sens lorsque les bruits des canons se font entendre, que l'odeur de la poudre irrite nos narines et, surtout, que nos camarades meurent au combat. Tu sais quoi ma douce ? Plusieurs fois, je me demande les raisons de cette guerre. C'est sale une guerre. Très sale. Du sang souille les plaines et les prairies habituellement vertes et giboyeuses, les animaux ont déserté pour un combat entre d'autres animaux. Oui, ma douce, c'est ce que nous sommes. Ce que je suis. Un animal qui ne sait pas pourquoi il se bat. Mes lieutenants me disent de me battre pour la paix, les populations etc. Mais au fond, est-ce que ça vaut tout ce sang ? N'est-ce pas plutôt pour l'argent que nous nous battons ? Pour le pétrole et les ressources minières ?

La paix.
N'importe quoi !

Un sauvage. Rien de plus. Rien de moins. Si tu étais avec moi sur ce champ de bataille où la mort règne en maîtresse, tu serais horrifiée. La guerre nous change, mon cœur, souille notre âme, transforme les cœurs d'or en cœurs de pierre, retire tout ce qui a de bon en chacun de nous.

J'ai peur de devenir un robot.
Une machine de guerre dénuée de sentiments.
Seul ton amour me permet de tenir face à cette folie humaine.

Une folie que seuls les gens ayant connu la guerre connaissent.
Une folie qui emporte tout sur son passage et nous entraîne vers le néant.

Un gouffre.

Est ce qu'on peut parler d'humanité lorsqu'on tue des gens ?

Je dois retourner au front, le coeur lourd après une nuit de repos, seulement troublée par des coups de canon, des cris des lieutenants ou des pleurs salés de camarades. Je te laisse ma douce en espérant que cette lettre te parvienne et que je puisse te rejoindre bientôt.

Je t'aime.

Kaisa.

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Amiral Kunkka

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Masculin Taureau Messages : 196
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MessageSujet: Re: Sujet CC 64   Sam 12 Aoû 2017 - 21:59

La lumière je ne l'ai pas. Je suis loin d'être une lumière pour les autres. Comment l'être dans ce monde éteint? J'essaye pourtant, je vous assure.. Je l'avais avant cette lumière, celle qui allume les autres, celle qui les accueilles chaleureusement. Désormais, plus rien n'est comme cela. Ma lanterne s'est éteinte il y a fort longtemps, à force d'être trimbaler partout sans aucun soin ni précaution. Pourtant, les gens croyaient faire attention! De dehors, ma lanterne était parfaite et étincelante les gens adoraient m'emmener avec eux. De l'intérieur, ma flamme s'éteignait sous le poids de l'oxygène, de l'oxygène de ce monde étouffé. Comment j'en suis arrivé là: C'est une bonne question. Mainte fois j'ai accompagné les gens dans leur route, dans leur vie. Mainte fois, j'ai été une lumière j'ai aidé, j'ai accompagné et j'ai baigné les gens de ma luminescence. Malheureusement, je me suis brisé sur la route. À force d'accompagner les gens j'ai parfois illuminé les mauvaises choses. Les gens m'utilisaient comme bouclier, je les comprends j'était le seul à proximité. Même si ils me faisaient mal ils s'excusaient à la fin "Excuse moi petite lanterne je ne voulais point te blesser!" Et moi je souriait malgré la peine leur disant:"C'est pas grave, je vais t'illuminer le restant du chemin tout va bien!" Alors, ils étaient heureux et moi aussi! Mais maintenant je ne le suis plus. À force de m'être fait fracasser par le poids des autres, ce ne sont plus que des marques ce n'est plus seulement l'usure du temps qui me tue. À force de prendre des coups, j'ai du éteindre ma flamme. Si mon successeur lit ceci. Soit une lumière qui ne s'illumine pas trop, pour garder ta flamme plus longtemps. Car malheureusement quand nous sommes une lumière on risque notre bonheur pour celui des autres, prends ton temps, prends du temps pour le tien aussi.

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"This world will always needs more heroes"
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Chaul

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Masculin Capricorne Messages : 4
Date d'inscription : 01/08/2017

MessageSujet: Re: Sujet CC 64   Sam 12 Aoû 2017 - 22:28

Ça fait facilement plus d'un an que j'ai pas écrit donc je ne m'attendais pas à un miracle, ne m'en voulez pas si c'est médiocre. J'essayerai de faire mieux et moins tassé pour les prochains, et au plaisir de pouvoir réécrire !

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SUJET 1 : LA LUMIÈRE

C'est un article de journal pressé entre vos doigts, et il y a écrit en première ligne : "Une bande de mages fous a décanté la lumière et ils en ont fait une source d'énergie stockable – venez chercher dès à présent à la banque des Solaires vos lingots de lumière !"

 C'est trois jours après l'annonce du vol de la lumière. De plus en plus de mages s'affairent dans les rues. Ils s'emmitouflent dans leurs lourdes vestes et montent à bord de leurs grandes machines en spirales qui arrachent au Soleil ses rayons. Les passants peuvent voir les reflets de la lumière qui se brisent sur leurs scaphandres. Personne ne sait encore ce qui va se passer lorsque tout la lumière du monde aura été convertie en lingots.

 C'est une semaine plus tard et le Grand Mage Jensen s'exprime à la télévision. Il dit ceci : "La lumière a toujours échappé aux hommes. Elle a glissé entre nos doigts, filé entre nos cheveux, s'est tordue sous les toits et les planchers, est passée de ville en ville, par halos, reflets, flammes, cercles de lumière dorée, pointes perlées sur la rosée du matin. La lumière éphémère, la lumière volatile."
 Mais plus maintenant, n'est-ce pas ? Dorénavant, la lumière est contenue, stockée, pressurisée. Le monde en sort plus délavé que jamais, il ne se tisse plus qu'en un vague enchevêtrement de nuances de noir et de gris.

 C'est un mois qui suit la Grande Perte Luminifique. Vous errez dans une forêt sous le tumulte d'un jour de pluie. Calme. Serein. Le monde est noir et perdu, mais vous n'avez jamais eu peur du noir, les pieds ne s'en posent pas moins sur le sol. Vous regrettez juste un peu cet uniforme d'un gris implacable qui noie vos vêtements de baroudeur. Les palettes de vos visages n'échappent pas à la mort de la lumière. Où sont passés les plis adorables et le teint frais des jonquilles, les rigoles affectueuses d'une décennie de fêtes et de rires et les méandres sombres et délicats d'une autre décennie de nuits solitaires et de pleurs ? Ont-ils été volés par ces mages encapuchonnés, qui maintenant se tiennent dans leurs antres abandonnés ?

 Oui. Ce qui vous pèse à propos de la lumière, c'est son absence.

 Et puis jaillit cette lueur bleue au fond des bois. Vous pensiez toute source de lumière disparue : vous vous êtiez trompé. Il en restait une, cachée, là, dans le feu crépitant d'une masure, près d'une digue bruyante. Vous admiriez ce feu majestueux dont les flammes rappellaient au monde la présence de la lumière.

 C'est un an et vous ne vous souvenez plus de ce qu'est une lumière. Les jours passent et dépassent et s'entrepassent et carapace ... Les autres éléments s'en donnent à coeur joie dans les rues désertes de villes mortes : les ondées de vent font virevolter les journaux dans les poubelles, et la pluie les impriment contre les pavés, le sable mange les vitrines, les pignons abreuvent les toits, l'herbe drue pousse dans les halls, rien ne change, rien ne se perd, tout se déforme.

 C'est dix ans. La barbe – noire – vous pousse et s'accapare votre costume – noir. Vous vous tenez devant un grand miroir. Vous y voyez le reflet d'un monde altéré, qui s'effeuille. Les couleurs sont en rade, mais on les vend dans les boutiques, et il y a beaucoup de nuances accessibles : préféreriez-vous le gris de commandant, le gris de glaise fondue ou le gris d'usine soviétique désaffectée ? On recherche beaucoup le gris de médaille, il n'en existe que très peu. Et pourquoi ce silence sous votre barbe ? Vous n'êtes ni mort, ni oublié, ne faites donc pas cette mine déplorable.

 Cent ans plus tard, et vous n'êtes même pas mort. Les fantômes de votre vie passée s'accumulent dans les lattes de votre grenier. Peut-être qu'il serait temps de défaire ce vieux parquet ... Vous n'y tenez plus. Vous êtes un magnat du sport. Dans vos caves, on trouve tout ce qui avait de la valeur : cristaux, joyaux, diamants, et vous n'attendez qu'un signe, qu'une lueur de ces babioles pour faire renaître l'espoir dans votre coeur. Quand, quand enfin, reparaîtront les pâles lueurs de la vie dans ce monde photographique ? Quand sortirez-vous de ce songe daguerréotypique ? Vous ne voyez venir que le noir suivant, et vous ne voyez venir que le gris suivant. Pas de filigrane, pas de teinte blanche, pas même de gris d'exil, d'impasse, de retour, d'alentour ou d'ailleurs sans détour. Du gris, du gris, du gris qui s'expie et des gris en harmonie, mille gris invisibles, tant de gris qui se déverse dans les prunelles de chaque femme ...

 Mille ans ont passé. Vous tenez le coup. Votre vie n'a plus de sens. Vous ne respirez plus, ce gris à vau-l'eau vous a étouffé. Las de tirer vos regards sur des toits teinte brume et des rues couleur silence, vous avez rangé vos deux yeux fripés dans la poche d'une chemise. Il n'y a bien que la Lune qui n'ait pas été changée par cette fin du monde. On peut toujours admirer cette étoile insolente qui chante son chant de la fin des temps, là-haut sur le gué des comètes. Et c'est un détail qui n'est pas dénué de sens que vous lisiez ces lettres, noires ou blanches, sur leur lit de papier. Après tout, comment pourriez-vous écrire le gris du silence sans le laisser se déposer de lui-même sur les feuilles ? Vous n'expirez pas non plus. Vieille épave que vous êtes, quelle sirène pourra bien vous faire chavirer. Quel éclat ravivera le souvenir d'une flamme dansante dans un âtre ?

 Cent-mille ans. Plus, plus rien n'a de sens, oh oui, oh oui. A sans-couleur town, la sans-couleur town. Ce n'est pas d'une humeur à rire sur les ponts, ici, mais c'est déjà mieux qu'à sans-espoir town. Et voilà la masse des citoyens, toujours honnie des textes, dont on décrit les frénétiques avancements, vains parfois, vainement toujours, avec des pieds qui se heurtent, des épaules qui se frottent, des malles pliés, journaux fermés, cigarettes écrasées, pas un instant pour s'arrêter, mon train part à quelle heure ? Non, non, ma tante a fermé le commerce, et les nacelles, les balustrades usinées, vous habitez quel appartement, madame, je te tiens par la main, danse, danse, le vent s'immisce, j'en perds mon parapluie, quelle pluie, sur la ville, ou une ville sur la pluie ? Je ne peux pas arrêter de parler, parler, parler à mon téléphone, je lui dis ce que j'ai mangé, tous les plats de grisaille que j'ai cuisiné, mon dressing de costumes noirs et gris, ma grande architecture brutaliste, béton sur béton, formes plates, et du gris, du gris, et des piles, des piles de piles, piles de piles de piles de journaux, news d'hier, mais qui les a recyclés ? Arrêtez de poser des questions, avancez, avancez, sautez dans les fournaises que sont ces tramways – menteurs ! Le Soleil ne les chauffe plus, entre terminateurs et limbes, on se chauffe à l'électrique, j'étouffe, je suis petite dans la foule, manque d'epace, et moi madame, ma chaussure neuve, vous n'y pensez pas, métros, hangars, avions, vrrrrrm, mal aux oreilles, la nuit arrive, je n'ai pas de montres, qui me donne l'heure, oui, quelle heure est-on, quelle heure est-il, chérie, tu ne sais vraiment plus t'exprimer, blabla, brouahaha, ahaha, ah ! Clepsydre, temps sur le sable, parfums de détresse, je dessine toutes ces silhouettes vagabondes, j'aime cette ville, je n'ime pas cette ville, quel bazar de punk vibrations pointes de corsaires maniaques en rouages d'acier, cling clang, je répare cette rame, et moi, j'annonce les départs, ting ting, fureur et métal, passage clouté, non indiqué, pas de toi, pas de moi, pas sans traces de pas, amibes dans le concert sonique et embrasé du coeur rythmique de cette foule dont je fais partie, corps, fraternité, création, nous marchons, à l'unisson, et on se sépare, qui était cette personne ? Amiante dans mes murs, clopes dans les papiers, pas de population ici, ma mine ne fonctionne pas là, je perds du capital, je perds l'intérêt, j'ai perdu mon doudou, une pièce s'il-vous-plaît, dégagez de mon chemin, j'ai pas beaucoup de neurones, briques taguées, ah ces jeunes, monotonie du métro, mort à l'homme, vie à l'entreprise, aliments pourris, sang perle sur machine, ville d'acier assimilée, je pourris sous ces décombres, je m'accomode sous mes meubles, je fonds sur mon trône d'acier, je peux pas crever la gueule ouverte ? Ici, monsieur, pas devant la police, car notre ville a ses gargouilles, elles veillent jusqu'au lointain horizon, machines de la loi cheveux aux vents, de quark et de macadam, courroux de la nuit du vide, des bras en croix, en l'air, sur les jambes, et mes poésies éclatées de machines à éclatement, étalez vos gamètes ailleurs, vos poudres, c'est de la poudre aux yeux, arnaqueur ! Vous voudriez vendre vos mythes à des gamins ? Machines, thorax bombé et alcalins, bains de mercure, jardins hydroponiques, chéri, j'ai oublié l'heure, motor city ou tumeur cité, je fume, abscons, j'ai mal, rentrez, fermez ces portes, tout le monde est passé ?


 Que cette ville peut être bruyante. Qu'ils se taisent tous. Pauvres tarés ! Vous l'avez privé de sa lumière ! Allez tous aux diables. Mourez dans vos sarcophages de tôle tannée. Sacrifiés sur l'autel de Toltek, dieu de vos saints-pêchés.

 Une éternité est là. Le rêve noir d'un passé s'efface. Par-dessus les bâches d'un gris jardin poussent les souvenirs en nuages. Ils se tordent dans le ciel en colonnes torses d'Olympie. Vous avez tout oublié. Plus rien n'existe, c'est fini, c'est noyé. Les humains n'existent même plus, comment pourriez-vous les réprimander ? Le plafond de nuages s'abat en tic-tac sur les gouttières, et planc planc sur les bâches, de calpotis en idéaux. Une goutte se balade sur le creux de votre nuque et entre vos deux épaules jusque dans le bas de votre dos. Êtes-vous homme ? Mémoire ? Assemblage, peut-être ? La raison est devenue un mirage, vous n'avez plus la lumière à aucun étage. Des idées noires, sans cesse, unies, impeccables, sous les fleuves de pluie, dans votre pirogue bringuebalante, et vous allez retourner au limon d'une existence sans couleurs, sans vie, sans souvenirs, vous allez succomber aux tentatrices sirènes qui s'accrochent aux rochers de l'oubli et vous perdre sur ces récifs armoricains. Le théâtre aquatique de vos remords apporte la mousson et les canicules, mais les déserts sans rouge et orange s'en fichent bien. Les jungles sans vert et sans mélodie n'offrent plus de fabuleux palais et de trésors brillants comme l'or. Les éclats ne subsistent plus. Tenez vos poignets, vous aussi, vous êtes prisonnier, menotté, ça y est, tout au fond, et les scintillements ont disparu, et vous dansez seul, encore, mais personne ne viendra vous rejoindre.

 Prince transformé en crapaud ? Cheveux bleus changés en bijoux ? Le temps lui-même s'est bouclé. Vous ne savez plus qui vous êtes, vous avez fini le voyage. Lumière est un bien étrange mot. Il porte en lui une promesse : celle d'un avenir de jours radieux et de nuits pensives. Lumière est un mot parmi d'autres comme : guerre, froid, chaud, amour, sexe, virtuel, imagination, amitié. Lumière, c'était quoi déjà ? Des frères, non ? Peut-être un avion. Ou un grand cheval appartenant à un dieu. Je crois que c'était ... Un écran de cinéma ? Une vision enchantée ? Un combat jusqu'aux dernières extrêmités ? Ou alors, c'était illustré par une aurore, un coucher, un lever, ça fonctionnait comme un automate, oui, et ça régissait ce ben beau monde ... Mais la salle de bal a perdu ses charmes, et la vanité du monde l'a emporté sur ses lumières, la danse joyeuse, l'oeil piqué de curiosité, les formes belles, les jeunes couples enlacés, dansent, dansent avec le prisme oublié.
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MessageSujet: Re: Sujet CC 64   Sam 12 Aoû 2017 - 22:33

J'ai choisi l'image


Y a bien longtemps que je n'étais pas venu. Tout a bien changé.
Sauf peut être le temps, je me souviens que l temps était tout aussi gris ce jour là, lors de mon départ. Des nuages chargés de pluie donnaient un aspect triste à la vie, tous les passants étaient vêtu de noir, on aurait dit que le village entier se rendait à un enterrement.
Profitant d'une accalmie, les parapluie ont été rangé mais l'ambiance demeurait me plongeant dans le passé. Je laisse mes pas me guider et finalement je ne m' aperçois qu'au dernier moment de l'endroit où j'ai atterri. J'ai fini par me rendre devant mon ancienne maison.
J'aurai pu ne pas m'en rendre compte si je n'avais pas marché dans une flaque me ramenant au présent.
Cette maison qui m'avait vu grandir a complétement disparu et le paysage a bien changé. Aujourd'hui un champ à remplacer la maison et la foret, seul un arbre tien encore debout.

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* * * * *
* * * * *

Je suis un flocon de neige solitaire
Délaissé par mes pairs, abandonné
Dans une région où le soleil règne en maître
Sous ce ciel bleu infini qui n'a jamais vu l'hiver
Je vis en espérant voir le jour où virevolteront
dans ce ciel tristement bleu de doux cristaux de glace


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